7 ans :
Regina soupira doucement et salua les hommes qui formaient le conseil de la ville qui sortaient un à un de la salle de réunion mais elle ne prit même pas la peine de se lever pour les raccompagner. Elle était tellement épuisée qu'elle ne savait pas si elle allait avoir la force de se lever pour marcher jusqu'à sa voiture.
Une fois qu'elle fut entièrement seule dans la pièce, elle laissa sa tête tomber dans le creux de ses mains et ferma les yeux pendant quelques minutes.
Elle était à la mairie depuis très tôt ce matin et elle avait passé une journée complètement normale. Elle s'était occupée de nouveau dossier, elle avait jeté un coup d'œil aux rapports que lui avait déposé Graham la veille, elle avait eu un rendez-vous avec Sidney qui avait une fois de plus tenté de lui faire la cour mais aussi un autre avec le comptable de la ville pour s'assurer que tout allait bien.
Elle avait été sur le point de partir pour aller chercher sa fille qu'elle n'avait pas vu depuis le matin même quand les plombs de la mairie avaient sautés sans aucune raison, elle avait tenté de comprendre le problème avec sa secrétaire mais l'une comme l'autre n'avait absolument rien compris donc elles avaient dû appeler un réparateur puisque l'homme d'entretient avait pris sa journée pour s'occuper de son fils qui avait réussi à se casser le bras, le matin même, juste avant d'aller à l'école.
La brune avait passé un rapide coup de fil à l'école d'Emma pour leur dire qu'elle allait avoir un peu de retard à cause d'un important problème. La maitresse avait été très gentille au téléphone en lui assurant qu'il n'y avait pas de mal et elle avait même fait chercher la petite pour que mère et fille puissent échanger rapidement. Elle avait alors expliqué à sa fille qu'elle allait avoir un peu de retard mais que, pour se faire pardonner, elle lui préparerait sa fameuse recette de lasagne.
Le réparateur avait pris un temps fou pour venir régler le problème, la seule excuse qu'il avait trouvée pour justifier son retard était qu'il n'avait pas compris qu'il devait aller à la mairie et non à la maison du maire. Quel imbécile, la mairie et la maison du maire était pourtant deux endroits bien différents l'un de l'autre alors comment avait-il pu confondre alors qu'elle avait été claire au téléphone ?
Regina avait pris sur elle pour ne pas lui hurler dessus, elle n'avait pas eu envie de prolonger son propre retard auprès de sa fille alors elle s'était tut, elle avait gardé ses remarques blessantes et ses piques pour elle en laissant l'homme faire ce pourquoi il était payé à la fin du mois.
Les minutes étaient passées à une lenteur monstre et il avait enfin trouvé la raison du problème, il avait rapidement réglé le tout et était repartie pour le plus grand plaisir des deux jeunes femmes qui voulaient vraiment rentrer, chacune à son domicile, après cette très longue journée.
Malheureusement, les forces de la nature semblaient s'être liguées contre elles puisqu'au moment même où elles sortaient de la mairie, clé en main, le procureur de la ville, Albert Spencer, était sorti de nulle part. Il les avait arrêtés, le sourire aux lèvres, en leur annonçant qu'il avait programmée une réunion du conseil qui risquait de durer jusqu'à très tard.
Cette fois-ci, la mairesse n'avait pas gardé sa langue dans sa poche. L'homme avait certes était un roi mais c'était dans une autre vie, aujourd'hui il n'était personne, il n'était absolument rien alors pour qui se prenait-il pour organiser un conseil ? Il n'avait pas de famille donc il avait énormément de temps à perdre mais ce n'était pas le cas de tout le monde, ce n'était surtout pas le cas de Regina.
Alors qu'elle lui criait dessus, en plein milieu de la rue, les autres membres du conseil arrivèrent avec un encas en main ce qui la fit soupirer d'agacement. S'ils avaient pensé à prendre de quoi manger cela ne voulait dire qu'une seule chose, cette réunion allait durer vraiment très longtemps pour son plus grand malheur.
Elle les avait alors laissé s'installer dans la salle de réunion et s'était tourné vers sa secrétaire qui ne savait plus tellement quoi faire. Elle n'avait eu aucune envie de rester seule pour supporter ses hommes à l'égo surdimensionner mais elle avait décidé de ne pas lui faire subir ça alors elle lui avait simplement dit de s'en aller avant de sortir son téléphone de son sac à main en réfléchissant à la vitesse de la lumière.
Elle était mère célibataire, elle était coincée à la mairie avec des personnes qu'elle ne supportait pas et elle risquait d'en avoir pour un très long moment alors que sa fille l'attendait à la garderie. Elle avait réfléchi pendant de longues minutes sans trouver de solution à ce problème. Elle était simplement venue à la conclusion qu'elle ne pouvait pas gérer les deux situations en même temps ce qui ne l'arrangeait pas.
Alors qu'elle était en train de composer le numéro de l'école de sa fille pour s'excuser de son retard qui allait s'éterniser, sa secrétaire s'était alors raclé la gorge et lui avait fait une proposition plus qu'étrange.
La jeune femme lui avait dit qu'elle aimait vraiment beaucoup Emma, que c'était une gamine agréable et facile, qu'elle était un vrai petit ange tombé du ciel et que ça ne la dérangeait pas de la garder pendant le conseil. Elle lui avait alors proposé d'aller la chercher à l'école et de la ramener à son appartement, elle lui avait promis de ne pas la laisser grignoter trop de sucrerie et de lui faire un vrai repas avec quelques légumes.
Graham était sorti de la pièce à ce moment-là pour lui demander si elle en avait encore pour longtemps où s'ils pouvaient commencer puisqu'ils n'avaient clairement pas toute la nuit, Regina avait alors perdue son calme et lui avait littéralement craché à la figure une merveilleuse tirade pleine de noms d'oiseau.
Tout le monde avait été étonné de sa réaction et de son vocabulaire, la brune la première, elle avait appris qu'elle connaissait tout un tas d'insulte dont elle ignorait pourtant l'existence.
Le sheriff avait alors compris que sa petite provocation – qui avait initialement le but d'être drôle – avait été de trop, il s'était contenté de baisser la tête vers le sol et de rejoindre les autres hommes à l'intérieurs de la pièce sans ne rien ajouter de plus, sans essayer de se défendre ni même de s'excuser.
La brune avait longuement soupiré puis avait pesé le pour et le contre, elle n'avait pas été très rassurée de devoir laisser sa petite fille seule avec sa secrétaire mais elle n'avait pas vraiment d'autre choix pour le moment, elle ne faisait confiance à personne dans cette ville mais au fond, elle savait que sa secrétaire s'occuperait bien de sa fille pendant la soirée alors, elle avait fini par accepter sa proposition en la remerciant.
Elle avait alors pris une profonde inspiration pour se donner du courage – courage dont elle allait clairement avoir besoin pendant les prochaines heures – et elle était entré dans la salle dédiée aux réunions pour les entendre se plaindre les uns des autres, les entendre se disputer parce qu'ils étaient tout bonnement incapable de tomber d'accord en général sauf quand il s'agissait de lui demander des comptes. En tant qu'hommes, ils étaient tous persuadé de diriger la ville d'une bien meilleure manière qu'elle et Regina en avait plus qu'assez de voir tout son travail être réduit à sa condition de femme.
Sous prétexte qu'elle possédait un vagin et non un pénis, elle était moins apte à diriger un peuple ? Elle avait, à chaque fois, l'horrible impression d'être revenue à la forêt enchantée, lorsqu'elle était encore mariée au roi Leopold et qu'elle se devait de l'écouter se vanter en rabaissant toutes les femmes qu'il croisait.
Elle avait tenté de se concentrer et de les écouter, du moins au début, puis contre toute sa secrétaire était revenu dans la pièce, sans prendre la peine de toquer à la porte. Elle s'était rapidement excusée et était venue déposer une boite de salade composée devant la mairesse qui l'avait remerciée, réellement émue par son attention, avant de la renvoyer en lui ordonnant de bien s'occuper de sa fille.
Regina soupira doucement en se disant que sans sa secrétaire, elle n'avait réellement aucune idée de comment elle aurait pu gérer cette situation qui tombait vraiment très mal.
Elle se laissa aller pendant encore quelques minutes puis, finalement, elle posa ses deux mains à plat sur le bureau pour se redresser. Elle grimaça de douleur en se mettant debout sur sa paire de talon aiguille, elle avait tellement hâte de rentre chez elle pour enfin pouvoir les retirer et ainsi libérer ses pieds.
Elle jeta rapidement son plat en plastique à la poubelle et récupéra son sac à main, elle ferma la porte de la salle à clé, vérifia que son bureau était bien fermé puis elle quitta le bâtiment en enclenchant le système d'alarme avant de verrouiller la porte.
Elle resserra son manteau autour de son corps pour combattre le froid glacial de ce début de nuit puis grimpa dans sa voiture pour conduire jusqu'à l'immeuble dans lequel vivait sa secrétaire, elle se gara juste en face et traversa rapidement la route pour aller sonner à l'interphone collectif.
« Oui ? » Entendit-elle rapidement.
« Bonsoir, c'est madame… c'est Regina. » Fit-elle en s'approchant du micro pour être certaine de bien être entendue.
« Entrez ! Je descends tout de suite avec Emma ! » Répondit la jeune femme.
L'ouverture de la porte s'enclencha et elle entra à l'intérieur pour se mettre au chaud, elle n'eut pas à attendre bien longtemps avant d'entendre l'ascenseur arriver à son étage. Elle se tourna vers la porte qui s'ouvrit doucement puis elle sourit grandement en voyant sa fille qui sortit en courant pour venir lui sauter dans les bras.
« Mon bébé, je suis désole d'être en retard. » Souffla-t-elle tendrement en lui caressant les cheveux.
« Emma est vraiment adorable, je vous la garde quand vous voulez. » Assura la secrétaire avec un grand sourire.
« Merci beaucoup, je ne sais pas comment j'aurais fait sans vous. » Fit la brune en relevant le visage pour la regarder.
« Tout le plaisir est pour moi madame Mills. » Sourit la jeune femme.
« Regina. Appelez-moi Regina. » Rectifia la mairesse.
« Regina. » Répéta-t-elle avec un fin sourire sur les lèvres.
Mère et fille saluèrent rapidement la jeune secrétaire – qui remonta dans son appartement – et elles grimpèrent dans la voiture pour rejoindre leur manoir. La brune se gara dans l'allée et ouvrit la portière de la voiture pour laisser Emma qui commençait à bailler de fatigue sortir à son tour.
Alors qu'elle déverrouillait la porte de leur maison, des bruits étranges se firent entendre. Elle n'était pas du tout rassurée, il faisait horriblement noir et elle ne pouvait pas voire d'où provenait ses bruits ni même qui les faisait puisque les lampadaires de sa rue n'éclairaient pratiquement rien. Elle se nota mentalement de les changer, le plus rapidement possible, et de faire vérifier ceux de toute la ville.
Elle détourna le regard de sa fille pendant un quart de seconde pour ouvrir la porte mais cela fut amplement suffisant pour la petite fille qui suivit les bruitages comme si de rien n'était, comme si elle ne risquait pas d'être en danger.
Regina paniqua vraiment en la voyant ouvrir le portail et sortir de la maison, elle lui courut après malgré la douleur qu'elle ressentait au niveau de ses talons et de ses chevilles et elle lui attrapa le bras pour la retenir, pour l'empêcher de s'éloigner un peu plus.
« Maman ! C'est un petit chien regarde ! » S'exclama-t-elle les yeux pétillants de joie.
La brune fronça des sourcils et jeta un coup d'œil dans la direction que pointait Emma du doigt, elle n'eut le temps de dire quoi que ce soit que sa fille se défit de sa prise pour venir prendre dans ses bras le petit chiot qui tremblait horriblement dans une flaque d'eau sur le coin du trottoir.
La petite blonde retira son manteau et l'entoura autour de l'animal pour le réchauffer puis elle revint vers sa mère qui la regardait de haut en bas sans ne rien dire.
« Regarde, c'est encore qu'un bébé. » Souffla la blonde.
« Je vois ça. » Fit Regina en se demandant à qui appartenait l'animal.
« Il est mort de froid. » Ajouta la petite fille en resserrant sa prise autour du corps du chien.
« Viens, on va le réchauffer à l'intérieur. » S'exclama la brune en l'entrainant à l'intérieur.
Elle abandonna son manteau et ses talons haut dans l'entrée et tira sa fille par la main pour la faire monter à l'étage où elle l'entraina jusqu'à la salle de bain, elle fit couler un peu d'eau chaude dans la baignoire et attrapa délicatement le chiot qui tenta d'échapper à sa prise pour venir le poser à l'intérieur.
Emma regarda la boule de poil et se mit à sourire de toutes ses dents avant de s'agenouiller et de venir jouer avec l'eau tiède pour montrer à leur invité que ce n'était pas un danger, que tout allait bien et qu'il n'avait pas à avoir peur.
Les minutes passèrent et finalement, elles le sortirent de l'eau une fois qu'il fut réchauffé et propre, elles l'enroulèrent dans une douce serviette qui sentait la pomme et le séchèrent avant de redescendre au rez-de-chaussée.
L'animal avait sans doute faim alors Regina fouilla dans ses placards pour essayer de trouver quelque chose à lui donner mais elle n'avait aucune idée de ce que pouvait bien manger un chien puisqu'elle n'en avait jamais eu de toute sa vie et puis, elle n'avait aucune idée de l'âge qu'il avait donc pouvait-elle vraiment lui donner quelque chose de solide ?
Elle n'en avait aucune idée et vu l'heure, elle ne pouvait demander conseil à personne donc elle devait se débrouiller seule.
Elle attrapa un petit morceau de poulet qui se trouvait au frigo, elle le découpa en tout petit morceau et la réchauffa très rapidement grâce au micro-onde avant de poser l'assiette au sol. Elle attrapa une deuxième assiette, creuse, et la remplit d'eau puis elle la posa à côté de la première.
« On peut le garder avec nous maman ? » Demanda Emma en regardant le chiot qui mangeait tout doucement.
« Oh… mon bébé, il a peut-être déjà une famille… » Souffla Regina qui n'avait aucune envie de lui donner de faux espoirs.
« Qu'est-ce qu'il faisait dehors s'il a une famille ? Moi je crois que c'est un signe, il était devant notre maison parce qu'il a envie de devenir un Mills ! » Assura-t-elle avec conviction.
Pour le coup, sa fille marquait un point. Pourquoi l'animal se trouvait dans la rue, en plein milieu de la nuit, mort de froid dans une flaque d'eau ? Peut-être s'était-il échappé de chez lui ? Pourquoi n'avait-il pas de collier alors ? Comment allait-elle pouvoir prévenir les propriétaires sans ?
Elle posa son regard sur le petit chien qui lapait doucement l'eau avec sa petite langue et elle ne put retenir ses lèvres de s'étirer en un fin sourire. Lorsqu'elle releva le visage et vit que sa petite tête blonde la regardait avec des étoiles dans les yeux.
Comment pouvait-elle résister ?
« Demain matin, on ira chez le vétérinaire pour voir s'il n'a pas de puce ou une famille qui le cherche, si ce n'est pas le cas, il pourra rester avec nous. » Accepta-t-elle finalement.
Venait-elle vraiment d'accepter l'adoption de ce petit chiot qu'elles venaient tout juste de trouver dans la rue ? Visiblement, oui.
En même temps, elle ferait n'importe quoi pour le sourire qui se trouvait à présent sur le visage de sa fille.
Les minutes passèrent et le petit animal termina son assiette qu'elle déposa dans l'évier, elle lui prépara une couchette confortable sur le canapé et elle demanda à Emma d'aller se coucher pendant qu'elle prenait sa douche.
Elle éteignit alors la lumière derrière elle et monta à l'étage, elle entra dans sa chambre et se déshabilla pour se glisser dans sa salle de bain privée. Elle ne put s'empêcher de soupirer d'aise en sentant l'eau couler le long de son corps tendu, elle aurait pu passer des heures sous son pommeau mais elle était bien trop fatiguée alors elle sortit rapidement et enfila un pyjama propre.
Avant de rejoindre son lit pour une bonne nuit de sommeil qu'elle avait bien mérité, elle revint sur ses pas et s'approcha de la chambre de sa fille pour lui souhaiter une bonne nuit. La porte était entrouverte alors elle tendit l'oreille pour savoir si elle dormait ou si, comme à son habitude, elle lisait un dernier livre mais contre toute attente, elle l'entendit parler.
« J'espère que maman sera d'accord pour te garder, tu verras, c'est la meilleure maman de l'univers. Si tu restes, on va devoir te trouver un prénom d'ailleurs... qu'est-ce que tu dis de Rex ? C'est sympa Rex ? Rex Mills ? Bienvenu dans la famille Rex. » Dit-elle tout doucement.
Regina fronça des sourcils, sa fille était vraiment en train de parler avec le petit chiot qu'elle avait installée pour la nuit dans le salon ? Était-elle en train de rêver ?
Elle ouvrit lentement la porte de la pièce et se rendit compte que le lit était vide mais totalement défait, ce qui n'était pas vraiment normal. Elle jeta un regard circulaire dans la chambre et lâcha un léger soupir en voyant que la petite blonde avait étalée ses oreillers et couvertures sur le sol, sous son tipi bleu. Elle y était allongée avec son doudou et le petit chiot semblait confortablement dormi dans ses bras.
« Il n'était pas censé dormir en bas ? » Demanda rhétoriquement la brune.
« Il avait peur d'être tout seul. » Assura la blonde avec une moue sacrément mignonne.
« Et qu'est-ce que j'ai déjà dit concernant les nuits dans le tipi ? » Rappela-t-elle en s'accroupissant.
« On doit dormir dans le lit et non dans le tipi, le tipi est pour s'amuser la journée et le lit pour dormir la nuit, mais il a peur et comme ça, il voit les étoiles ! Allez… dis oui maman ! » Fit la fillette en liant ses mains pour la supplier.
« C'est bien parce que je t'aime… mais juste ce soir, demain, tu retrouves ton lit et lui le canapé ! » Répondit Regina en lui caressant doucement les cheveux.
Emma sauta presque au plafond tant elle était heureuse de cette réponse.
La brune lui embrassa délicatement le front avant de déposer une légère caresse sur le haut du crâne de l'animal, elle lui ordonna de se coucher et éteignit la lumière derrière elle pour enfin rejoindre son lit qui lui avait tant manqué aujourd'hui.
Comme convenu, dès le lendemain matin, elles allèrent chez le vétérinaire. L'homme leur annonça que la boule de poil était un Alaskan Kee Kai, une version miniature du Husky Sibérien en quelques sortes. Il vérifia et ne trouva absolument aucune puce électronique puis il fit quelques rapides recherches et se rendit compte que personne en ville n'avait déposé un message quant à la disparition d'un petit chien qui n'avait que quelque jour.
Finalement, elles ressortirent du cabinet avec l'animal qui faisait à présent partie de leur petite famille.
