Le garage n'était pas bien loin mais il se trouvait au croisement de deux rues particulièrement fréquentées à StoryBrooke, deux rues où notre petite héroïne prenait donc le risque de croiser quelqu'un même si l'heure n'était normalement pas à la balade pour les habitants.
Heureusement, Emma connaissait la bourgade sur le bout des doigts. Elle savait donc que le garage automobile se trouvait à la lisière de la forêt et qu'elle n'avait qu'à faire un tout petit détour pour éviter les zones dangereuses pour sa couverture. Sans attendre, elle redescendit à toute vitesse, vérifia rapidement qu'il n'y avait pas un chat dans la rue et enfourna son vélo pour filer droit dans les bois.
Elle savait que ce qu'elle était en train de faire était à la fois bien et mal, bien parce qu'elle venait en aide à ses amis et mal parce qu'elle était en train de causer de l'inquiétude à sa mère. Rien qu'en repensant au visage terrorisé de la brune, elle sentait la culpabilité naitre au fond de son cœur mais elle ne pouvait s'arrêter en si bon chemin, elle était si proche de l'objectif qu'elle s'était fixé mais ce n'était pas tout à fait la seule raison qui la poussait à continuer, à braver le danger encore un peu plus.
Si la blondinette était tout à fait honnête, elle devait avouer qu'elle s'amusait comme une petite folle. Elle avait l'impression d'être en pleine chasse au trésor mais sans carte, les indices étaient dispersés aux quatre coins de la ville et elle devait résoudre les énigmes pour y arriver. Elle y prenait vraiment beaucoup de plaisir même si elle aurait préféré partager cette drôle d'aventure avec sa mère.
Perdue dans ses pensées, elle ne fit guère attention à l'environnement qui l'entourait et se retrouva à perdre le contrôle de son vélo après que sa roue eut déviée à cause d'une racine qui sortait du sol. Malgré sa vaine tentative de frein, la chute qui devait arriver, arriva. Elle tenta, malgré tout, de protéger son visage en mettant ses mains en avant mais le choc fut tout de même douloureux.
Le pantalon déchiré au niveau du genoux, la paume des mains écorchée et le nez ensanglanté, elle retint tant bien que mal ses larmes. Elle avait mal et voir la terre légèrement boueuse se mélanger à son sang lui faisait tourner la tête, pourtant, après avoir pris une profonde inspiration, elle se releva. S'appuyant légèrement contre un tronc d'arbre, elle épousseta la terre qui se trouvait sur son pantalon – sans doute pour cacher les dégâts.
« Super… » Souffla-t-elle finalement en relevant son vélo qui avait fini sa propre course un peu plus loin.
La chaîne de celui-ci pendouillait et elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'elle devait faire pour la remettre à sa place. Haussant des épaules, elle reprit son chemin tout en poussant son vélo : elle n'aurait qu'à demander un peu d'aide au père de ses amis une fois qu'elle l'aurait trouvé.
Elle ne tarda pas à arriver au niveau de la cours arrière du garage, par chance, elle avait fait le plus gros du trajet avant de tomber. Titubant légèrement à cause de son genoux éraflé, elle contourna la devanture pour se présenter à l'entrée de l'atelier dont le rideau de fer était levé.
« Bonjour ? » Lança-t-elle fortement en regardant dans tous les sens.
« Une minute et je suis à vous ! » Répondit immédiatement une voix d'homme.
Tout en se fiant aveuglément aux bruits qui résonnaient, elle s'avança doucement dans la pièce après avoir laissé son vélo dans un coin. Elle contourna une voiture à la couleur rouge tapante et comprit qu'il s'agissait de celle de Ruby en voyant son porte-clé porte bonheur en forme de loup qui se trouvait à l'intérieur. Curieuse, elle se hissa sur le pointe des pieds pour jeter un coup d'œil à l'homme qui travaillait assidument, la tête sous le capot.
Ce dernier portait la tenue de travail du garage mais ce n'était pas Billy – le mécanicien dont la serveuse était secrètement amoureuse. Cet homme était un peu plus grand et ses cheveux bruns étaient sacrément en pagaille sur le haut de son crâne, sa salopette bleue était toute tachée de traces noirâtre et il sifflotait un air apaisant.
Lorsqu'il releva la tête dans sa direction, la petite fille su. Elle sut qu'elle avait trouvé l'homme qu'elle cherchait, il avait les yeux d'Ava et les cheveux de Nicholas, il avait cet air de famille sur le visage mais elle ne pouvait pas se précipiter, elle voulait d'abord vérifier le nom qui était inscrit sur sa blouse – nom qui était jusqu'à présent caché par le torchon sale qui reposait sur son épaule.
« Emma ? Qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es pas censé être à l'école ? » Interrogea l'homme qui jeta un coup d'œil dans l'atelier à la recherche de la mairesse.
« Il n'y a pas école aujourd'hui. » Assura l'enfant.
« Vraiment ? Tu es sûr de ça ? » Dit-il sur la défensif, persuadé d'avoir vu Mary-Margaret, comme tous les matins, sur le trajet de l'école élémentaire.
« Oui, c'est la vérité. » Fit la blonde en appuyant ses propos par un hochement de tête.
« Je vois… Madame le maire ne va donc pas se mettre en colère si jamais je viens à lui dire que sa précieuse petite fille est avec moi, au garage, plutôt qu'à l'école alors ? » Questionna l'adulte, un sourire sournois au coin des lèvres.
Face à sa question, Emma n'eut rien à répondre. Elle avait passée toute la journée à imaginer ce qu'elle allait bien pouvoir dire à cet inconnu mais à aucun moment elle n'avait pensé que celui-ci voudrait immédiatement prévenir sa mère en la voyant arriver.
« Dis-moi, ça m'a l'air d'être une très vilaine blessure que tu as là ? Tu n'as pas trop mal ? » Demanda l'homme en se baissant pour être à sa hauteur.
« Un peu. » Marmonna-t-elle.
« Viens avec moi, on va aller dans la salle de pause pour trouver de quoi nettoyer tout ça. »
Avec un sourire, il lui prit la main pour l'entrainer à sa suit. Sans un mot, il la souleva pour la faire assoir sur la petite table avant de se mettre à farfouiller dans les divers placards tout en fredonnant calmement. Une fois qu'il eut mis la main sur la petite trousse de secours, il revint à son chevet et s'installa sur une chaise.
« Alors, dis-moi, comment est-ce que tu t'es fait tout ça ? Quelqu'un t'a embêté à l'école ? Si c'est le cas, tu peux me le dire, j'irais leur faire peur avec ma grosse voix. » Lança-t-il en cherchant à attirer son attention sur autre chose que sa paume qui continuait de saigner.
« Non, ce n'est pas ça. Tous les élèves sont très gentils, enfin, ils m'ignorent parce qu'ils ont tous peur de ma mère mais c'est bien comme ça. » Souffla Emma dans une grimace de douleur.
« Qu'est-ce qui t'est arrivé alors ? » Demanda l'homme qui s'appliquait à lui faire un bandage.
« La chaîne de mon vélo à déraillé et je suis tombée dans les bois… » Marmonna l'enfant, les joues rouges.
« Il faut toujours faire très attention quand on roule en forêt. »
Reprenant son petit fredonnement, il continua de désinfecter et panser ses plaies. Il dut même découper un morceau de son pantalon avec ses petits ciseaux d'infirmier pour atteindre sa blessure qui était plutôt superficielle. Par chance, la petite fille n'avait rien de bien grave donc la mairesse ne devrait pas lui arracher la tête lorsqu'il la lui ramènerait.
« Tu n'as même pas pleuré, tu es vraiment très courageuse ! Et si tu me montrais ton vélo maintenant ? Je vais sans doute pouvoir t'aider. » Annonça-t-il en lui ébouriffant légèrement les cheveux.
Emma, qui n'aimait guère cela, lui fit les gros yeux. Regina était bien la seule en ville à pouvoir lui caresser la tête sans que la petite furie n'ait la folle envie de courir loin. Malgré tout, elle se retint de lui dire d'arrêter, après tout, il venait quand même de la soigner et grâce à lui, elle avait bien moins mal alors elle pouvait faire cet effort.
Une fois qu'il eut retiré sa main, elle sauta habilement de la table pour revenir sur ses pas afin de récupérer son vélo. Il était un peu sale à cause de la boue mais ça ne l'empêcha pas de le tirer à bout de bras à travers l'atelier pour le présenter à l'homme qui l'observa longuement avant de sourire.
« La chaîne est cassée ce qui explique pourquoi tu es tombée. Ne bouge pas d'ici, je vais voir si je n'ai pas de quoi te changer ça. » Fit-il avec sérieux.
Il semblait savoir de quoi il parlait alors la fillette le laissa vaquer à son occupation sans poser de question, elle s'assit simplement à même le sol et observa silencieusement ses mouvements. Il disparut quelques instants de l'atelier pour revenir avec l'objet qui lui fallait afin de lui monter une nouvelle chaîne.
« Voilà, c'est comme neuf ! » Annonça-t-il en nettoyant ses mains au torchon sale qui trainait sur son épaule depuis le début.
« Tillman. » Lut Emma sur le badge son tablier avant de sourire. « Vous êtes Michael Tillman ? »
« En chair et en os, pourquoi ? Ne me dis quand même pas que tu parlais avec un inconnu depuis tout à l'heure ! » Dit-il en ricanant.
« Je crois que vous êtes le père de mes amis ! » S'exclama-t-elle en bondissant sur ses pieds.
La mâchoire de l'homme tomba et il resta stoïque un petit moment, les yeux écarquillés, dans le vide, comme s'il venait de voir un fantôme passer juste sous son nez. L'information avait du mal à être analysée par son cerveau, son système interne connaissait une véritable surchauffe.
Il ne savait pas quoi dire. Cette information lui paraissait tellement invraisemblable et pourtant, au fond de lui, une petite voix lui chuchotait que tout était en train de rentrer dans l'ordre.
« Non, tu dois te tromper. »
« Vous devez me croire ! Regardez, Nicholas vous ressemble vraiment ! » Dit-elle en sortant l'acte de naissance des deux enfants de son sac à dos.
Septique, il attrapa les deux feuilles et les observa attentivement. Ava et Nicholas, Nicholas et Ava, il avait beau réfléchir, il n'avait encore jamais entendu leur prénom à StoryBrooke.
En les regardant, il ne put s'empêcher de penser qu'ils étaient tous les deux vraiment mignon, ils avaient de bonnes bouilles d'enfants mais ils ne pouvaient pas être ses enfants. Il le saurait tout de même s'il avait eu des enfants, non ?
« Je suis désolé pour toi mais ce n'est pas possible. »
« Si, justement, c'est possible ! » Argua l'enfant.
« Excuse-moi mais Dory n'était pas ma… Elle n'était pas… Nous n'avons pas été… Je l'ai rencontré en faisant du camping et on a…Non, je suis désolé ma grande mais je ne suis pas la personne que tu sembles chercher. Je n'ai pas de jumeaux. » Dit-il avec difficulté en s'occupant les mains avec une pièce de voiture qui trainait sur un des plans de travail.
Emma soupira, était-ce possible qu'elle se soit trompée depuis le début ? Pourtant tout ce qu'elle avait trouvé l'avait mené jusqu'à lui. Monsieur Gold n'était pas le genre de personne à mentir, il était même la personne la plus droite dans ses chaussures de la ville entière alors s'il disait que la boussole lui appartenait alors elle lui appartenait.
« Dites, est-ce que vous avez déjà vu ça ? D'après Monsieur Gold, c'est un modèle vraiment super rare. » Demanda-t-elle en sortant l'objet de son sac à dos.
Michael s'approcha et se baissa pour être à sa hauteur, il prit la boussole dans ses mains et un sourire nostalgique se dessina sur son visage alors qu'il caressait l'écran de ses doigts.
« Oui, c'est ma boussole, je l'avais perdu. C'est cet escroc de Gold qui l'avait alors ? »
« Non, c'est Ava et Nicholas. Avant de mourir, leur maman leur a donné cette boussole en leur disant d'en prendre soin parce que ça venait de leur père. Leur père c'est vous. Vous avez deux enfants, des jumeaux. Ils ont vécu tous seuls dans une maison abandonnée depuis que leur mère est morte parce qu'ils ne voulaient pas être séparé. Ils ont été obligés de voler dans les magasins pour manger et ils buvaient du lait périmé quand ma mère les a ramené à la maison. Ils vont être envoyé à Boston, loin l'un de l'autre, sauf si vous intervenez ! Ils ont besoin de vous, maintenant. Vous êtes la seule famille qui leur reste et on n'abandonne pas sa famille. » Expliqua la fillette avec sérieux.
« Je suis débordé avec le garage, je ne m'en sortirais jamais avec deux enfants. Être père…je suis sûr que je ne saurais pas faire… » Soupira-t-il sans le vouloir, réfléchissant à voix haute.
« Moi, je trouve que vous ne vous débrouillez pas trop mal. J'aimerais bien avoir un papa qui soigne mes blessures, qui me félicite parce que je n'ai pas pleuré et qui répare mon vélo quand il est cassé – je ne lui en demanderais pas plus. Bon, peut-être bien que je lui demanderais de jouer au ballon avec moi parce que maman déteste courir mais c'est vraiment, vraiment tout. » Répondit-elle tristement.
« Je suis vraiment désolé pour toi mais… Si tu veux vraiment qu'ils aient un bon foyer, ce n'est certainement pas avec moi qu'ils doivent rester. » Souffla Michael comme si les mots lui bruler la gorge avant de reprendre : « Allez, viens. Je vais te ramener à ta maman. »
Emma baissa les bras, défaitiste, et mordilla l'intérieur de sa joue pour retenir les larmes qui menaçaient de couler très prochainement. Elle était en colère : contre sa mère qui n'avait même pas essayé d'aider ses amis, contre cet homme qui refusait l'éventualité même d'être père, contre StoryBrooke qui n'avait pas d'orphelinat pour les accueillir. Elle était en colère contre le monde qui lui semblait si mal fait, comment pouvait-il ignorer le fait qu'il avait des enfants en ayant habité tout ce temps dans la même petite ville qu'eux ? La probabilité pour qu'il ne les ai jamais vu en compagnie de leur mère était impossible, tout simplement impossible.
Sans un mot de plus, elle le suivit et grimpa à l'arrière de sa remorqueuse. L'homme tenta, de nombreuse fois, d'initier la conversation sur l'école pour détendre l'atmosphère mais en vain, elle resta muette comme une tombe. Elle n'avait plus envie de parler, elle se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir dire à ses amis. Comment allait-elle pouvoir leur annoncer que leur père préférait prendre la fuite ? Elle ne pouvait pas faire une chose pareille, elle ferait sans doute mieux de leur mentir en disant que ses recherches n'avaient menées à rien.
« Ce sont eux ? » Lâcha le garagiste, la voix tremblante.
« Oui. La fille c'est Ava et le garçon Nicholas. » Soupira-t-elle en voyant qu'ils étaient à l'arrêt, devant le poste de police où tout un tas d'habitant s'étaient regroupés.
Michael sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, les battements résonnaient dans chaque parcelle de son corps. La petite fille avait raison, Nicholas lui ressemblait énormément même s'il s'en était déjà rendu compte en voyant sa photo et Ava… Ava était la portrait craché de Dory même si elle semblait avoir ses yeux à lui.
Maintenant qu'il leur faisait face, il se sentait tout petit. Il avait l'impression que le ciel était sur le point de lui tomber sur la tête et qu'il devait se précipiter sur les deux enfants pour les protéger. Il était terrifié, vraiment, il n'avait jamais eu aussi peur de toute sa vie mais il voyait dans les yeux des jumeaux que sa peur n'était rien comparé à la leur.
Hésitant, il défit sa ceinture de sécurité pour finalement descendre de la voiture. Il fit quelques pas sur le trottoir sans savoir ce qu'il devait dire, ce qu'il avait le droit de dire. L'émotion fut telle qu'il ne put retenir le sanglot qui explosa dans sa cage thoracique, les larmes se mirent à couler sur son visage et il se laissa tomber à genoux en ouvrant ses bras pour inviter les deux enfants dans une étreinte qu'ils désiraient et acceptèrent sans tarder.
De son côté, Emma n'eut pas le droit au même accueil. Elle se dirigea directement vers sa mère qui pleurait à chaude larme dans l'entrée du commissariat. Lorsque Regina l'aperçu, sa veine de colère fit son apparition sur son front et elle se précipita dans sa direction pour la gifler. La claque fut magistrale, elle résonna bruyamment si bien qu'elle imposa un silence de mort en dehors du léger sifflement qu'elle provoqua dans l'oreille de l'enfant.
La brune regretta immédiatement son geste, encore plus lorsqu'elle vit la trace de sa main apparaitre en une marque rougeâtre sur la joue de sa fille. Elle était tellement triste, en colère, inquiète, qu'elle avait laissé son corps bouger sans réfléchir. A cet instant précis, pendant une seconde, elle eut l'horrible impression d'être devenue comme sa mère et cette simple éventualité lui donna la nausée.
« Tu vas m'attendre bien sagement à l'intérieur, je ne veux ni t'entendre, ni te voir bouger. » Grommela-t-elle entre ses dents.
« D'accord maman. » Accepta la fillette sans relever son geste.
Sans un mot de plus, elle jeta un coup d'œil en arrière pour voir que ses amis étaient en pleine discussion avec leur père puis elle se dirigea simplement vers le commissariat. Elle s'installa sur l'une des chaises mise à disposition dans le couloir et patienta en observant les retrouvailles depuis la porte vitrée.
« Est-ce que ça va ? Tu n'as pas trop mal ? » S'inquiéta Mary-Margaret en lui tendant un sac de glaçon pour sa joue.
« Non, ça va, je n'ai pas mal du tout. » Assura la blonde avec un sourire.
« Tu sais, tu n'as pas besoin de mentir pour protéger ta maman. Ce qu'elle vient de faire est mal, très mal. Est-ce qu'elle le fait souvent ? » Demanda la professeur qui vint s'installer à ses côtés.
« Jamais, c'est la première fois. Ma mère est la meilleure maman du monde, vous n'avez pas à vous en faire Mademoiselle Blanchard. »
« Tu en es certaine ? Si tu le veux, je peux en discuter avec Graham et tu passeras la nuit au couvant avec les sœurs, juste le temps que ta maman se calme. » Tenta la brune.
« Vous savez, je n'ai vraiment pas mal, pas même un tout petit peu. Une gifle donnée avec amour n'est pas douloureuse, maman ne voulait pas me faire mal. D'ailleurs, tenez, je suis vraiment désolée d'avoir volé vos affaires, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop… » Dit-elle en récupérant le téléphone à clapet au fin fond de son sac à dos.
« Tu es vraiment une très gentille fille Emma mais ne te mets plus jamais en danger de cette manière, tu nous as beaucoup inquiété. »
