Chapitre 5: 5ème rencontre

Depuis la dernière fois, son mauvais pressentiment n'avait fait que la ronger de plus en plus, jour après jour. Elle avait failli contacter ou au moins essayer de trouver un moyen de s'assurer que la maladie de Parkinson allait bien. Pas qu'elle s'en souciait mais c'était plus fort qu'elle. Elle devait s'en assurer juste pour en être sûre. Alors elle tenta une nouvelle fois ce vendredi soir, à son supermarché le plus proche.

Mon dieu, faite en sorte qu'elle soit là. pria-t-elle.

Elle fut soulagée quand elle l'a vit apparaître quelques minutes plus tard sauf qu'elle n'était pas seule, non, elle était accompagnée d'un enfant en bas âge. Il était en tout point semblable à l'ex serpentard, une touffe de cheveux noir corbeau soigneusement coiffée, un nez retroussée et des yeux persants.

-Ton enfant?

-Pas tes affaires! fut sa réponse sèche.

-Tu es tellement sanglante. Je ne vois même pas pourquoi je me suis inquiétée pour toi.

-Pas que je te l'ai demandé. était-elle prête à repartir, avant de réaliser que l'enfant avait profité de leur bref échange pour s'agripper à la jambe de Granger. Persée. l'appela-t-elle doucement.

-Au moins un qui m'apprécie. lui dit-elle en voyant que l'enfant était désespérément accroché à elle.

-Merlin, Granger! Tais-toi.

-Ce n'est pas moi qui ai demandé à ton gamin de le faire.

-Encore une chose qu'il doit apprendre à ne pas faire. rétorqua-t-elle immédiatement après avoir réussi à le décrocher.

-Toi...toi…fulmina-t-elle.

-Moi? moi? quoi? prit-elle un malin plaisir à détourner ses mots.

-Arg, peux-tu cesser d'être un être abject?

-Pas quand...elle s'arrêta quand elle entendit les pleurs de l'enfant. Merci, Granger! Tu as réussi à le faire pleurer. dénota-t-elle d'une pointe de sarcasme non dissimulée et se retirant de sa vue.