Chapitre 40 : 40ème rencontre

Le cousin Parkinson se déplaçait en peignoir dans le salon quand un corps lourd le percuta et le renversa au sol.

-Aïe! entendit-elle la voix féminine se plaindre en s'étant complètement enchevêtrés avec son corps.

-Granger?! haleta incrédule Pansy, les prenant dans une situation compromettante.

-Je peux expliquer. tenta-t-elle de se justifier en se rendant compte de quoi ils avaient l'air aux yeux de l'autre sorcière. Elle essaya de se lever mais dans sa précipitation, elle déshabilla de façon hasardeuse le jeune homme en peignoir, laissant entrevoir à certains endroits ses abdo parfaitement sculptés et un morceau de son caleçon noir. Oh, mon dieu! Pardon. s'excusa-t-elle prestement après avoir enfin réussi à s'extirper.

-Ce n'est rien. massa-t-il sa tignasse corbeau.

-Donc?! grommela les sourcils froncés une Pansy désabusée.

Hermione se tint droite et déglutit fort.

-C'est un accident. Je n'ai pas…

-Peu importe. se détourna-t-elle de la chose comme si celle-ci lui était égale et se rendit au comptoir pour récupérer une tasse.

-Attends! la poursuivit immédiatement la sorcière intelligente.

-Granger! Que puis-je te servir? lui demanda-t-elle d'un ton poli mais ferme.

-Je-euh…C'est un malentendu. Ce n'est pas…

-Je sais. confirma-t-elle avec un fond d'amertume et de résignation dans sa voix. Tu ne veux rien. conclut-elle après avoir pris l'objet souhaité et s'être versé le liquide parfumé et bouillant avant de se déplacer de nouveau.

-Pansy, attends! l'arrêta-t-elle en entrelaçant leur doigt ensemble. Pansy s'immobilisa et la laissa la contourner et se placer devant elle. Elle la jaugea silencieusement, attendant les prochains mots de l'héroïne de guerre. Je ne voulais pas tomber sur le corps de ton cousin et je suis vraiment désolé que tu aies dû assister à cela. En fait, la raison pour laquelle je suis venue c'est pour te voir. lui avoua-t-elle droit dans les yeux, transperçant la barrière érigée par Pansy.

-Oh! dit-elle en essayant de dissimuler sa honte et ses joues rougissantes.

-Ouep! confirma-t-elle en ne la regardant qu'avec amour et affection.

-Pourquoi? demanda-t-elle faiblement en détonant un certain empressement et engouement à celle-ci.

-As-tu lu le journal? la questionna-t-elle.

-Non! Pourquoi? leva-t-elle un sourcil d'incompréhension et d'intérêt soudain.

-C'est plutôt une bonne chose. dit-elle pour elle-même en même temps qu'elle libérait un souffle de soulagement d'avoir pu venir avant que celle-ci ne put le faire.

-Est-ce qu'il y a une chose… compromettante? eut-elle du mal à l'articuler hors de son esprit en même temps que sa barrière remontée en force.

-Ce n'est pas…

Mais trop tard, Pansy s'était libérée de son emprise et s'était dirigée dans le salon, volant le journal aux mains de son cousin.

-Qu'est-ce que s'est par la barbe de Merlin?! injura-t-elle à l'encontre de l'article en première page.

Elle le lit attentivement et silencieusement avant de replier et de le remettre aux mains de son cousin sans plus de commentaire.

-Pansy? appela-t-elle suppliante, n'aimant pas le visage clos qu'affichait celle-ci.

-Ouais? but-elle une première gorgée pour se donner du temps pour se ressaisir. Es-tu venue ici pour me demander une pause ou une chose dans le genre? ne laissa-t-elle transparaître aucune de ses émotions.

-Non! C'est pour justement…

-Tu sais cela serait logique. lui sourit-elle d'un faux sourire, tirant un grincement à Hermione. Tu risques de perdre un des postes les plus convoités et marquant l'accomplissement de toutes tes années de travail acharné et moi, je ne ferai que te tirer vers le bas et de rendre ton poste indigne aux yeux du public. tempéra-t-elle ses propos.

-Pansy, non. J…

-C'est ce que je ferai! la coupa-t-elle, rendant Hermione de plus en plus frustrée de ne pouvoir expliquer son point de vue. Et puis, je ne suis pas si différente de ce qu'ils décrivent. J'ai vraiment voulu donner l'Elu à Voldemort et je t'ai harcelé durant toute ton enfance à Poudlard. N'est-ce pas la raison pour laquelle tu me détestes? souleva-t-elle ce point sensible en la regardant durement.

-C'est vrai mais je crois que les gens peuvent changer et devenir de meilleures personnes. C'est ce que tu fais.

-Je ne le fais pas! haussa-t-elle le ton avant d'entendre la voix tristounette du petit Persée.

-Tanta P est en colère. vit-elle ses larmes se former sur son joli petit visage bouffi.

-Non, Baby P. lui sourit-elle bienveillante en massant sa petite chevelure en épi. Juste exposé un point. tourna-t-elle son attention à tous sauf la sorcière châtain semblant être l'éléphant dans la pièce. Et si tu me montrais les dessins que tu voulais me montrer hier, Baby P? l'encouragea-t-elle.

-Oui. s'illumina-t-il sautillant sur ses pas et tirant sa tante derrière lui à l'intérieur de sa chambre.

-Je suis désolé pour elle. s'excusa le cousin Parkinson à la disparition de celle-ci.

-Ouais. baissa-t-elle ses épaules en libérant un souffle las en même temps qu'elle passait une main dans ses cheveux.