Il est des décisions difficiles à prendre... même lorsqu'on a plusieurs siècles d'existence.
Chapitre 340 : Bury me face down
"Ceci implique... de voir le monde dans une résolution atomique. Mais tout ça doit vous paraître bien abstrait !... Alors... place à la pratique !..." envisageant son auditoire avec curiosité.
Satoru a toujours eu une curieuse façon d'enseigner.
Au moment de tomber le rideau - lui qui était toujours réfractaire à la pratique permettant aux exorcistes de faire discrètement leur job - il leur enjoint de ne pas mourir.
Il se pose alors contre le véhicule sombre - une Hyundai Infinity, haha ! Bel humour !... - et m'affiche un sourire.
"Plus j'ai enterré des morts, plus je les voyais..." me posant de la même façon que lui.
"C'est fréquent. La mort demeure une expérience unique et très particulière."
Il est peut-être le plus puissant... mais il demeure brisé.
Brisé par le revirement de son plus proche ami et amant. Même quelqu'un comme Satoru est incapable de sortir indemne d'un tel trauma.
Ses blessures, je les connais. Et il connaît les miennes.
Lui a choisi de fanfaronner, donnant ainsi le change. Tandis que je suis devenue plus cruelle et ai choisi d'offrir ma loyauté à Hadès.
Nous avons tous les deux été abîmés d'une horrible façon et demeurons défigurés à tout jamais par ces coups du sort.
Satoru, sous son mime de clown, a toujours su comment plaire et séduire. Mais il n'a jamais su garder ni fonder quoi que ce soit de sérieux avec n'importe laquelle de ses conquêtes.
Moi aussi, j'ai enchaîné. Je souffre de la même, putain de faille !...
Nous sommes... si semblables !...
Ma main se fraye un passage dans son dos et je m'en rapproche, levant l'autre main pour la glisser dans sa nuque dégagée, l'appelant au baiser.
Il me l'accorde, hésitant encore à l'approfondir, se calant sur mon rythme.
Je lance les premières vagues dans son corps et il en geint de délice à trois reprises dans le baiser.
On ne s'embrasse jamais ainsi en pleine rue au Japon !... Fort heureusement le coin est peu passant.
Satoru se libère lentement de mon emprise. "Comme ça, toi ?..." glissant une langue d'une commissure à l'autre, régalé jusqu'au fond des reins. "Pourquoi ne pas nous inviter sur la banquette arrière et en faire profiter Ijichi ?"
L'art de la provoc', Satoru a toujours maîtrisé !...
"T'es con." riais-je.
Un joyau à regarder ; outre ses orbes d'un bleu incomparable... le visage de Satoru est plaisant. Cette cupid-bow admirablement dessinée... des lèvres n'appelant qu'aux baisers, une langue... aussi agile qu'attentionnée. Un corps... à se damner !...
Nous reprenons nos distances et je le laisse récupérer ses élèves une fois l'exercice terminé. Ils sont dans un sale état mais ont accompli leur mission.
Satoru les charge sur ses épaules.
Je ris. "Honnêtement... que tu n'aies jamais eu les parents d'élèves sur le dos..."
"C'est pour ça que je kiffe les orphelins." sur un sourire de pure fripouille, levant le pouce.
Il sort de la douche, enfilant un bas de jogging et un t-shirt clair, choisissant de se laisser choir sur le canapé avec une bonne lecture.
Je frappe. Il sourit. "Entre, c'est ouvert."
J'entre, quittant mes sneakers dans l'entrée, à côté de sa pointure.
Puis je m'avance, le trouvant allongé là.
"Le repos du guerrier ?" préparant le thé dans la cuisine ouverte.
"Tout dépend. Suffit de le secouer un peu pour en obtenir ce que tu es venue chercher."
"Ça va faire un moment. Tu as vu quelqu'un d'autre entre temps ?"
Il se redresse, jambe sur l'assise, l'autre au sol. "Qu'est-ce qui te plairait d'entendre ? Que j'ai tenté ma chance à droite et à gauche ? Avec Suguru ? Ou que je me sois adonné à l'abstinence ?..."
"Hmm... retour de question à la question..."
"J'ai plus le temps. Entre les attaques que m'adresse Suguru... le recrutement de nouveaux éléments et les comptes à rendre auprès des croulants d'en haut..."
"Et si tu en disposais ?..."
"Tu sais, aujourd'hui c'est assez simple avec les applis. Une photo avantageuse, un profil qui donne au minimum envie... et l'affaire est pliée."
"Dis tout de suite que ça manque de charme."
Il hausse les épaules. "Pour se raconter quoi au réveil ?... Ciao, j'ai quelques fléaux à plier !..."
A mon tour de hausser les épaules. "Tu t'en fiches, comme tu ne la reverras plus."
"Touché."
Je sers nos thés, faisant monter les notes parfumés dans la pièce ouverte.
Il vient de se lever, attiré tel un aimant par ma silhouette ma foi fort appétissante.
Ses paumes échouent sur mes hanches, m'acculant contre le meuble. Ses baisers se font pleins dans mon cou, remontant joliment.
Son corps s'anime.
"Tu me donnes... le tournis, Rachel..."
Ma bouche s'entrouvre de délice face au brasier qui couve derrière moi.
Son timbre de voix est terriblement chaud. Il pourrait me baiser à la voix, sérieux !...
Il me retourne pour me hisser sur le meuble, se plaçant entre mes jambes, sexe déjà haut.
Son accélération cardiaque m'est parfaitement consciente.
"Abstinence donc ?..."
"J'ai plus le temps... pour d'autres. J'ai appris à me montrer... patient."
"Donne-moi envie, Satoru."
"OK." glissant les pouces sous la mâchoire, avisant mes lèvres avant de les prendre pour le même baiser que celui offert le matin même.
"Tu me fais... véritablement... pulser..."
Je me saisis de ses avant-bras, descendant jusqu'aux poignets.
"Encore... Satoru..."
"L'impression... d'imploser... you know ?..." suffoquant à mon oreille, y glissant une langue.
J'ai la sensation que mon cœur vient frapper dans ma tête.
La tension entre nous est phénoménale !...
S'il s'accorde à me prendre ici c'est que Megumi ne risque pas de nous y trouver.
"Fais-moi... grimper encore... Satoru..."
Sa langue navigue le long de ma joue, m'offrant un nouveau baiser, ouvrant sur moi ses orbes en pleine dérive. Nos langues se saluent sensuellement dans et hors cavités.
Ses mains maintiennent toujours ma mâchoire.
Je ferme les jambes autour de lui, paume allant le chercher, l'y comprimant.
Ce qu'il lâche, proche de mon oreille, n'est qu'une succession d'appréciations indécentes.
"Am I... hard enough for... your taste ?..."
Il ne pourrait l'être davantage !...
Je le presse contre moi, mains sur ses jolies fesses.
Il mordille le lobe de mon oreille, de plus en plus brûlant.
Je descends d'un cran ce qu'il porte, érection se heurtant au large élastique.
Il observe, tête posée contre mon épaule.
Je n'ai jamais osé demander s'il distingue, dans de tels moments, la version atomique de nos corps... sans doute oui.
Je le caresse du bout des doigts, à l'en faire suinter.
"Je dois... cesser ?..."
"Non, non... continue... c'est vraiment... très bon..." riant légèrement contre ma peau.
Ses doigts viennent me chercher, ravi de leur découverte sans réelle surprise - nous avons toujours été extrêmement doués pour nous faire de l'effet.
Sous mon pouce se dessine la hampe en relief, gorgée, au raidissement maximum, mes autres doigts jouent avec ce qui reste de lui.
Il passe sous mes jambes ce que je porte, m'en défaisant.
J'approche le bassin, me penchant légèrement en arrière pour l'inviter.
Il pousse lentement, souffle se détraquant à mesure.
Je lève le menton. "Sat' !..." régalée.
"Oooooh... mmm..."
Ses hanches commencent à se mouvoir, faisant grimper la sensation, ponctuant chaque poussée par un geignement vibrant.
Nous nous embrassons, étouffant nos appels lascifs dans le baiser.
Tout son corps frappe fort !... Il en avait presque oublié à quel point la sensation était exquise !...
Je l'enserre de mes bras tandis qu'il accélère, incapable de retarder davantage l'orgasme qui monte puissamment en lui.
Je ne compte pas exiger de lui davantage de patience.
Il est temps que... ça explose !...
Sa voix roule dans un rauque terriblement chaud.
Nous jouissons à voix fortes, corps secoués sous l'effet.
C'est bon de le retrouver.
"You're... a naughty one... Gojô..." sourit, à son oreille.
"J'aimerai savoir... si tu vois le monde de la même façon lorsque les sensations se font..."
"... percutantes ?... Yep. Le sixième œil, j'ai dû m'y faire... il ne déconnecte jamais. Le plus complexe est de conserver intact le sort d'inversion qui empêche mon cerveau de griller. Après... ça a du bon... je sais si je suis sur la bonne voie lorsque... ça explose un peu partout dans ton corps..." glissant un index le long de mon bas-ventre, remontant jusqu'au nombril.
"Et avec... le bandeau, c'est différent ?..."
"C'est... moins précis. Mais ça reste... comment dire ?... de la haute résolution."
"Ça devait être très perturbant la première fois, non ?..."
"Très."
"C'était bien, quand même ?..."
"Ça s'est... amélioré avec le temps et l'expérience. Tu sais, l'énergie sexuelle demeure une énergie à part entière. Bien plus... difficile à maîtriser en présence de... certaines personnes."
Inutile qu'il nous nomme, Suguru et moi.
Je lui fais face, cherchant sa bouche.
Le baiser est long, lent, sensuel, nous éveillant.
"Kissing... an infinite possibilities of ways..." y retournant une nouvelle fois.
"Tu sais... mmm... y faire..."
"Retour de... mmm... wow... compliment..."
Je me retourne dans le lit, faisant grimper mes jambes le long du mur, l'invitant à un baiser inversé.
Hissé sur ses bras, il se prête à l'exercice. Notre baiser fait naître des sons aussi délicieux que licencieux.
Nous pourrions y passer des heures si nos corps ne réclamaient pas la suite. Davantage. Jeux de mains. Toujours plus explicites.
Avec Satoru, j'ignore toujours combien de fois nous allons remettre le couvert...
Définitivement bon amant. Fait partie du top five lol
"Top five ?..." cligne Lune. "Ah ouais ? Rien que ça ? C'est qui ?"
"Alors il n'y a aucun classement à l'intérieur même du cercle, hein."
"J'ai compris. Alors ? Les noms ?" s'impatientant.
"Ben... Seventeen. Floyd Leech. Suguru. Satoru."
"Laisse-moi deviner le dernier : Undy."
"Gagné !..."
Mon visage rayonnant la fait rire.
"Perso, j'ai pas de classement. Mais en ce moment c'est Reiner. Je ne vois que lui, je ne baise que lui."
"La messe est dite !..." riant.
"Je vous préviens : vous ne vous embrassez pas pendant le film !..." nous avertit Megumi.
"Promis." croisant les doigts.
"T'es pas possible." peste Megumi, retournant à son paquet de pop-corn.
Je ris. A se demander lequel est l'adolescent !...
Je dépose ma veste à l'entrée, me dirigeant jusqu'au comptoir pour en tirer un tablier frappé du sigle d'Octavinelle.
"SHACHIIIIIIIIIIIII !..." se précipitant pour m'étreindre.
"Hey, Floyd !..." ravie de le voir.
Il frotte sa joue contre la mienne comme si j'étais un doudou vivant.
Oui, les prédateurs marins manifestent ainsi leur affection et leur attachement.
"Alors j'ai checké le registre des réservations et... il va y avoir du monde."
"Ah, vous voilà tous les deux." nous lance Jade, se préparant à son tour.
"Ben ouais, où tu veux qu'on soit ?" questionne Floyd.
"Léviathan."
"Seigneur Hadès." ployant un genou, tête courbée.
"Il y a là, sur cette Terre protégée par Athéna, un homme qui prétend que les dieux sont des chimères et que son ego pousse à se croire élu. Ceci me déplaît."
J'ouvre les yeux. "Quel est son nom, Seigneur ? Que je le châtie sur-le-champ !"
Sourire d'Hadès. "Son nom, tu le connais, Léviathan : il s'agit de Geto Suguru."
Je manque de m'étrangler. Mon corps entier vacille. Mes doigts tremblent.
"Eh bien, Léviathan ? N'as-tu point entendu notre Seigneur Hadès ?" aboie Rhadamanthys dans mon dos, connaissant parfaitement la nature de nos relations à Suguru et moi. "Ou préfères-tu que je fasse mander Minos ou Aiacos pour la prise en charge de cette mission ? Voire que je m'en charge moi-même ?!"
"Rhadamanthys, je souhaite que ce soit Léviathan qui s'en charge personnellement." intervient Hadès.
"Pardon, Seigneur."
Ha ! Prends-toi ça, Wyvern !...
Je me redresse. "Je..."
Hadès plisse les yeux. Très au fait. Ose. Ne serait-ce qu'ose...
"Oui, Léviathan ?"
"Non. Non, rien, Seigneur." quittant le vaste palais.
"Rhadamanthys. Je te charge de la suivre afin de t'assurer qu'elle s'acquitte de cette tâche."
"Volontiers, Seigneur Hadès."
Ah... brave toutou !...
Je soupire. Me voilà dans de beaux draps.
"Sors de là."
Wyvern se montre.
"La discrétion, ce n'est pas ton truc, Wyvern." me détournant. "Je n'arrive vraiment pas à croire que nous nous sommes aimés un jour."
"Moi non plus. Tu es la créature la plus vicelarde et changeante qu'il m'eut été donné de connaître, Léviathan. Absolument révulsant d'inconstance."
Je hausse les épaules. "Excuse-moi mais j'ai du pain sur la planche." me détournant.
"Vas-tu vraiment lui régler son compte, uh ?"
"Il est vrai qu'il est temps de rappeler à Suguru sa place."
Fort heureusement, Hadès a été magnanime et a laissé Nanako et Mimiko hors du coup. Par contre, il se peut fort qu'il sévisse une nouvelle fois à leur égard si elles venaient à s'obstiner dans la voie de leur mentor.
"MASTER GETO ! ON NOUS ATT..."
Je le propulse contre le mur.
Suguru lève le regard vers moi. "Léviathan. Tu es sur le pied de guerre, il me semble."
"Ta façon de te comporter ne convient pas à mon Seigneur. Aussi, m'a-t-il sommé de te rappeler que les dieux que tu méprises t'entendent et te voient, Geto Suguru."
Il se lève, réajustant sa robe, s'approchant sans crainte.
"Voici donc l'occasion d'un véritable duel ?..."
"Duel ?" secouant la tête. "Tu n'as donc pas compris ?" levant la main pour le propulser à son tour contre le mur, le frappant durement. "A aucun moment tu n'as été à la hauteur."
Suguru crache du sang. "Ainsi donc... voilà..." me fixant d'un œil, l'autre étant amoché. "... la véritable force de frappe de... Léviathan ?..."
Il rit, dément.
"Je dois dire que... c'est un beau spectacle." libérant quelques uns de ses plus redoutables fléaux.
"Tsk. Worthless." les éliminant sans mal.
"Toi ! Ne touche pas à Maître Geto !..." se préparant à attaquer.
"Tiens, tiens, Manami..." d'un air particulièrement mauvais.
"Ne t'en prends pas à ma famille, tu veux ?! C'est moi que tu es venue chercher !..." me rappelle Geto, sachant que je n'ai jamais pu cadrer la jeune femme.
Je lui adresse un revers. "Silence !"
Je le laisse choir à mes pieds. Un coup de botte et s'en serait terminé... il ne pourrait même pas faire appel à un sort d'inversion car il ne possède aucune énergie qui lui soit propre. Il ne dispose que d'une seule force : celle de maîtriser les fléaux. C'est de leur énergie dont il est nourri - au sens propre comme au figuré, vu son mode de consommation. Il est également extrêmement calé pour comprendre comment fonctionnent les flux énergétiques et les techniques employées.
Je ploie un genou, avant-bras placé dessus, l'attrapant par les cheveux pour lui faire lever la tête. "J'espère que cette leçon aura servi et que je ne trouverai plus de tels blasphèmes dans ta bouche à l'avenir, Geto-Sama."
"Elle a frappé fort..." constate Miguel.
"Elle était très en colère, en effet." sourit Suguru.
"Souhaites-tu que je cherche un exorciste capable de te soigner ?"
"A qui demanderais-tu pareil service, Miguel ?"
"Okkotsu viendrait. Peut-être."
"Okkotsu... non, je ne pense pas. Pas après que je me sois moqué de son sort."
"Suguru. Tu l'as échappé belle, tu sais."
"Oui. Tu aurais dû voir ce flux énergétique immense... je n'en ai vu de semblable que chez un seul être..." évoquant Satoru.
"Tu aurais dû l'achever, Léviathan."
"Hadès ne l'a pas spécifié, que je sache."
"Les traîtres et les blasphémateurs ne méritent qu'une seule chose !" gronde Wyvern avant de disparaître sur un violent battement d'ailes.
Je souffle. Vite ! Le rideau !...
"Un rideau !"
"ON SE FAIT DE NOUVEAU ATTAQUER !"
"Cette fois..."
Rire de Geto, coupé par une quinte de toux sanguinolente.
"STOP !" m'intercepte Miguel, se saisissant des cordes qui garnissent sa ceinture.
"Bouge !"
"MIGUEL !... MASTER GETO EST..." inanimé dans ses bras.
"Bouge, j'ai dit."
"Tu viens terminer ce que tu as commencé tantôt, Spectre ?!..."
"Bouge. A moins que tu souhaites que ton roi aille saluer Hadès en personne, bouge."
Bon. Comme il ne veut rien entendre, je lui fais heurter un mur pour l'assommer.
Je m'approche lorsque Manami se met en travers de mon chemin, invoquant un fléau.
"Tu me fais perdre mon temps." l'anéantissant en quelques secondes à peine.
Elle aussi a droit à une intervention musclée.
Je m'agenouille devant Suguru, lui dispensant un sort d'inversion efficace avant l'ultime battement de cœur.
Il ouvre lentement les yeux, me souriant. "Hey... glad you came..."
"Gomen... Suguru..." lui prodiguant des soins salvateurs.
"Tu n'as... fait aucun mal à... ma famille, n'est-ce pas ?..."
"Non. Ils sont juste... un peu assommés. Où sont Mimiko et Nanako ?"
"En ville."
"S'il te plaît, ne leur dit rien..."
"C'est... promis."
"WOUAH ! Qu'est-ce qui s'est passé ici ?!" s'étonne Nanako devant les dégâts causés par mon attaque.
"J'ai... kof kof... eu un peu de mal à gérer un fléau lors d'un entraînement pour tester mes nouvelles cordes." déclare Miguel.
"J'avoue l'avoir choisi parmi les plus turbulents du lot." sourit Suguru qui ne manifeste plus aucune trace de blessure.
"Bah, Miguel, t'es pas encore au point !..." le taquine Mimiko.
"Mon énergie n'a pas troublé tes fléaux, ça va ?"
"Non, ils s'en accommodent très bien." baissant un instant le regard sur son estomac. "Je me sens comme neuf."
"Je... ça m'a... fait beaucoup de mal de... te tomber dessus avec cette violence..."
"Il le fallait. Pour donner le change."
