Ici commencent une série de plusieurs chapitres sur un certain démon tourné butler... enjoy it !


Chapitre 364 : Obey or perish !

C'en est assez !... Mains passés derrière mon dos, je dénoue le lien de mon corsage en pestant tout ce que je peux sur le retard de ce démon !...

Une tape sévère fait retomber mes mains. "Tsk. Sont-ce là des manières ?"

"Tu tardais." butée.

"Il va falloir corriger cette impatience qui vous fait diablement ressembler à mon jeune maître, Mademoiselle."

Ses doigts gantés défont le lien et il donne du leste à chaque œillet, attrapant le corset par l'avant pour le déposer sur le lit.

"Tournez-vous."

"Qu'est-ce qui t'a retardé ?" le fixant, furieuse.

"Ah. La jalousie." me dardant d'un regard amusé. "Elle vous va furieusement au teint." ouvrant le devant de mon jupon, glissant les doigts sous la bretelle pour la faire quitter sa place, dévoilant pour partie un sein puis le second, concentré sur ses gestes.

Il me fait basculer sur le lit d'un mouvement maîtrisé de corps, ployant un genou pour se mettre à ma hauteur et défaire patiemment une bottine après l'autre.

"Tu n'as pas répondu à la question."

"Des aléas de service. Je ne me suis en aucun cas attardé en route et j'ai tracé tout droit pour vous rejoindre. Comme commandé." ajoutant un accent particulièrement ironique au terme.

"Tu pratiques le mensonge comme tu respires, démon."

"Tenez-vous vraiment à vous engager dans cette voie querelleuse maintenant que je suis là ?..." penchant la tête sur le côté, m'offrant un sourire de commande comme il le ferait avec son jeune maître.

J'avance la main pour lisser les mèches qui tombent de part et d'autre de ses traits angéliques - une ironie totale pour un démon de cette envergure !...

"Tu commandes au feu pour qu'il ravage les souvenirs. Aux flammes pour qu'elles dévorent les méfaits."

Il attrape délicatement ma main pour en embrasser la paume, puis ma jambe dont il vient placer le pied sur son entrejambe qui commence à renfler.

"Me montreras-tu quelle bête sauvage tu es, Sebastian ?..."

"Without doubt."

Il me prodigue un merveilleux massage de la voûte plantaire et de la cheville.

Puis il me fait quitter les bas de soie, l'un après l'autre. Le jupon pour finir. Nue. Exposée à son regard.

Il se redresse, quittant sa lourde veste doublée, se défaisant devant moi dans des gestes gracieux et délicats.

Son physique est ultra-agréable aux sens. Rien n'y est rude.

Nu, il vient se caler contre moi, nos jambes s'entremêlant, m'observant, tête en appui sur sa main tandis que l'autre parcourt mon corps offert.

"J'ai fait connaître l'enfer à quelques femmes affamées."

"Sous... cette apparence ?..."

"Non. Une autre. Plutôt similaire. Le titre en sus."

Nous échangeons un baiser fou qui signe le départ de la première joute.


"J'ai quelque chose à te demander, démon..."

Petit rire shooté aux endorphines. "Nous allons définitivement finir sous contrat." follement amusé.

"Je voudrai que tu m'accompagnes à Roquevaire, dans ma famille."

Il cligne. "Uh ?... Et quel rôle y jouerais-je ?..." finissant par laisser sa curiosité poindre.

"Celui que tu joues le mieux ; le butler venu tout droit de la très distinguée Angleterre. Doublé d'un démon dont je ne saurai énumérer les diaboliques qualités."

"Ma foi... la proposition m'est tentante. En revanche, il m'est impossible de quitter le domicile de mon jeune maître."

"Je m'occupe de la boucle temporelle qui te permettra de t'éclipser sans que cela ne soit noté par quiconque." le chevauchant pour une nouvelle joute.


Roquevaire. Milieu de l'été.

Sebastian quitte le premier la calèche et ajuste le repose-pied pour me permettre une descente confortable.

"Si Mademoiselle veut bien se donner la peine." me proposant galamment sa main gantée. "Je me charge des bagages."

Je regagne l'intérieur, accueillie par les domestiques.

"Bienvenue, Mademoiselle."

"Cousine !" lance Bernard, se précipitant pour m'éteindre.

"Bernard, un peu de tenue." le reprend ma tante.

"Vous devriez pourtant savoir, mère, que Bernard perd toute décence en présence de notre chère cousine." assène Sarah, acerbe comme à son ordinaire.

"Bien. Rentrons à l'intérieur, l'orage ne va pas tar..." plissant les yeux face à la silhouette avantageuse de Sebastian. "Allons bon." surprise. "Que nous ramènes-tu là ?..."

Sebastian se penche légèrement en avant dans une attitude de respect feint. "Madame."

Ma tante distingue d'emblée que l'homme est plaisant. "Tu es pleine de surprise, ma chère nièce."

Sarah soupire lourdement. Encore un homme qui sera épinglé au tableau de chasse déjà imposant de sa coureuse de mère, songe-t-elle.


Nous prenons place dans le salon. Sebastian vient de me reculer une chaise.

"D'où nous venez-vous, dites-moi ?..." questionne ma tante, curieuse, appétit aiguisé. "D'ailleurs, ma chère nièce, non que je t'en blâme mais ne serait-il pas de bon ton de te faire accompagner par une femme de chambre ?..."

Je ris. "Sebastian s'acquitte parfaitement de cette tâche." posée, avisant le plateau de fruits.

"Poire." dis-je.

"Bien." attrapant délicatement le fruit désigné de sa main gantée ainsi qu'une assiette, pelant et découpant le fruit dans une suggestion présentable. "Souhaitez-vous que je l'agrémente de miel, de sucre, de confiture ?..."

"Non, nature, Sebastian, merci."

"A votre service." se reculant d'un pas.

"Tu vas prendre de très mauvaises habitudes à être ainsi servie, ma chère nièce." me pique ma tante.

"Pour répondre à sa question, tatie..."

"Ah ne me désigne pas ainsi ! C'est très vilain !..." clapit-elle. "Et cela me vieillit !..."

Je ricane. "Sebastian nous arrive tout droit de la victorienne Angleterre. Il a longuement servi dans le manoir d'un Lord renommé, dans la banlieue de Londres."

"Londres... je rêve d'y voyager un jour. Vous pourriez m'y accompagner, attendu que vous connaissez l'endroit, mon petit Sebastian ?"

"Je m'en acquitterai avec grand plaisir, Madame." poli et courtois. "Si Mademoiselle me l'ordonne."

"Les femmes matures ont tant à offrir, Majordome." plaidant pour sa propre paroisse.

"Mère !" s'exclame Sarah, outrée.

Petit rictus de Michaelis. "Je n'en doute pas un seul instant."

"Donc, si j'ai bien suivi, les toilettes des dames ne recèlent plus aucun mystère pour vous ?..."

A mon tour de ricaner. "Tatie..." posant ma main sur la sienne. "... ce qui se passe entre Sebastian et moi une fois la porte de la chambre fermée ne concerne que nous."

"Je vois. Sebastian ne se contente pas de s'occuper uniquement de tes toilettes."

"Mère, la conversation devient malsaine !" s'insurge Sarah.

"Ma petite fille, tu es terriblement prude. Je me demande de qui tu tiens."


"Je viens de ranger tout votre linge dans l'armoire, Mademoiselle."

Je suis allongée sur le lit, sur le ventre, jambes battant dans le vide. "J'aime te voir travailler, Sebastian. Comme si tu étais à mon service."

"N'y prenez pas goût, Mademoiselle."

"Et s'il n'y avait que le service qui soit impeccable..." dessinant des cercles sur le couvre-lit.

"Souhaitez-vous que je vous donne le bain ?"

"Ici le bain c'est dans le jardin. Ce sera toilette à la serviette, ce soir."

"Bien. Je prépare ce qu'il faut." s'y employant.

Je ne me lasse pas de cette silhouette élancée. Le costume de majordome, sombre, souligne parfaitement son corps.

"Ensuite tu me feras l'amour."

"Fufufufu. Aussi vorace que votre bien-aimée... tatie."

"Attends-toi à des assauts de sa part."

"Je saurai m'en défendre ou... les apprécier." me provoquant ouvertement.

"Je te l'interdis !..."

Il fait volte-face. "Quelle petite égoïste vous faites."


Après la toilette, Sebastian me sèche à la serviette. Ses gestes sont précis et doux.

La réaction de mon corps ne fait aucun doute lorsqu'il passe les fibres sur mes zones les plus érogènes.

"Ah... aussi goulue que votre tante."

"N'as-tu point... entendu l'ordre tout à l'heure ?..."

"Mes oreilles y ont été attentives."

"Et ton sexe ?"

Il me fixe. "Il montera dès que vous m'en donnerez le signal."

"Et ma tante ? La trouves-tu à ton goût ?..."

"Ufufufufu !... Malgré ses appâts évidents, que ferais-je de ce seul corps ?... L'amusement en serait de courte durée."

"Embrasse-moi, Sebastian." lèvres enflées de désir pour lui, littéralement accrochée à ses bras.

"Vous allez prendre froid. Nous serons davantage à notre aise dans votre chambre." me soulevant sans mal dans ses bras, prenant la direction désirée.

Une fois arrivés, porte refermée derrière nous, il me dépose sur le lit, récupérant la chemise de nuit de fin lin à dentelle pour me l'enfiler.

"Cela t'amuse de me faire languir, démon..."

"En effet, ceci possède un certain charme."

"Prépare-toi à la revanche ; je vais te faire hurler de plaisir fou tout à l'heure... si bien que toute la maisonnée reconnaîtra l'envolée de ta voix au moment de l'orgasme."

Il me fixe, attrapant mes joues en tenaille. "Quelle petite dépravée tenons-nous là ? Nul doute que le moment sera des plus jouissifs. Et vous me ferez sans doute hurler comme une bête. En attendant, je me dois de vérifier que nos hôtes ne manquent de rien."

"Ils possèdent leurs propres domestiques, je te rappelle." frustrée.

"Il s'agit d'un acte de reconnaissance. Je vais également m'assurer de la sûreté des environs."

"N'agite pas les oies là-dehors. Cacophonie assurée si tu venais à les déranger."

"Soyez sans crainte."


Mon corps me lance si fort que la tentation de me satisfaire devient impérative !

Mon élan est brisé par une main gantée. "T-t-t-t. Allons. Soyez raisonnable. Et laissez-moi me charger de cela."

Il émane de lui la fraîcheur de l'extérieur.

Il retire son gant, main filant directement sous le lin pour caresser mon sexe nu, m'y provoquant une décharge de plaisir que je couvre bien mal.

"Se... bas..."

"Ahhh. N'est-ce pas vous que toute la maisonnée va entendre, Mademoiselle ?..." ramenant à lui un doigt chargé de suc, y goûtant.

Il m'attrape pour me hisser sur ses genoux, assis en bord de lit. Son sexe enfle sur demande.

Le baiser est long, tournoyant, nous arrachant des faveurs.

Ses paumes passent et repassent sur mes cuisses nues. Il passe la chemise de nuit par-dessus ma tête, allant saluer mes seins d'une langue agile.

"Beast !..." lancé au plafond, menton haut.

Il se laisse couler en bas du lit, me faisant pivoter, haut du corps sur le lit, libérant son sexe terriblement haut, jouant à l'entrée, la rendant d'autant plus suintante.

Petit sourire lorsqu'il pousse à l'intérieur, y accédant sans effort. "Myyyy... comme c'est... flatteur..."

"Demon !..."

Petit rire à mon oreille, lové sur moi, attrapant ma main pour y faire glisser ses doigts.

J'enfouis ma bouche tant elle va me trahir !...

Sa poussée est forte ; mes genoux en décollent littéralement de la descente de lit.

A son tour de perdre pieds, sexe coulissant de plus en plus vivement en moi, corps entier pris de tressaillements.

Plusieurs rauques évocateurs lui échappent tant la sensation lui est forte !...

Il cesse un instant, appréciant de me sentir palpiter autour de lui tandis qu'il suinte.

"Con... tinue !... C'est un ordre !..." me raccrochant aux draps.

Ça repart de plus belle, nos sexes arrivant en bout de course.

"GOD ! SEBASTIAN !..."

Je me félicite que ma chambre se trouve en bout de couloir !...

Le rauque vibrant qu'il rend signe la fin fiévreuse de cette manche.

J'accroche le regard au sceau qui garni le dos de sa main.

Je le recouvre de la mienne avant de m'accrocher à son poignet moite.

Il est affaissé sur moi sans pour autant y faire peser tout son poids. "My, my... voilà bien longtemps... que je n'avais pas été à ce point soulevé de plaisir..."

"Le cadre semble... te réussir..." souriante, baignée d'endorphines.

Il caresse l'arrière de ma tête, penchant la sienne sur moi. "Je passe... un très agréable moment."

"Dis-moi, butler... t'est-il déjà arrivé de... devenir femme pour goûter à nos sensations ?..."

"Oui." sans détour. "Et j'avoue ne pas avoir été déçu du voyage." posant sa tête à côté de la mienne, renonçant à me quitter pour l'heure. "Souhaitez-vous que je change d'apparence ?..."

"Nope. Celle-ci me plaît diablement."


"Quelle délicate attention !..." tapant des mains telle une enfant devant la nappe de pique-nique que Sebastian vient d'étendre dans l'herbe. "Ceci dit, nous avons une table d'été, vous savez ?..." la lui désignant du regard.

"Je me suis laissé dire que c'était tellement plus bucolique à même le sol." répond Sebastian, tout à ses préparatifs.

"A qui le dites-vous ?..." battant des cils, mains remontant le long d'une des cuisses repliées du Majordome.

"Mademoiselle vous réprimanderait à coup sûr."

"Je me sens si seule depuis le décès de mon époux, Sebastian..."

"N'existe-t-il aucun homme, dans les environs, susceptible de vous divertir ?..."

"Aucun avec ce charme outre-Manche qui te caractérise." remontant la main toujours plus haut, stoppée par celle, gantée, du Majordome

"Elle est capable de vous arracher la main, vous savez."

"Oh, je pense plutôt qu'elle partagerait."

"Vous me voyez navré de ne pas partager votre opinion."

"C'est une enfant, Sebastian. Je saurai te montrer tant de choses... te donner tant de plaisir..."

"J'en ai déjà plus que mon content."

"Pour peu, je te trouverai vexant."

"Vos enfants arrivent vers nous, Madame. Votre main, je vous prie."

Elle la retire, lèvres pincées à se les en faire rougir.

"Suis-je sot ! J'ai omis l'essentiel !..." se relevant pour entrer dans la demeure, m'y croisant, m'acculant sous l'escalier. "Vous aviez raison : une véritable mante religieuse." à mon oreille.

"Tu lui as résisté, j'ose espérer."

"Sans lui offrir la moindre perspective, soyez sans crainte." souriant, se permettant une caresse de ses doigts gantés. "Vous disposez de l'exclusivité absolue de ma personne, Mademoiselle. Et je n'ai pas l'intention de changer les règles du jeu en cours de route."