Ah, les fanarts... source inépuisable d'inspiration !... Ah retour d'un affreux, Lune. Be careful ! Ça reste lisible cela dit XD je me suis tenue lol
Chapitre 372 : ... and I'll be a good demon
Jin m'avoua un jour à demi-mots qu'il s'ignorait capable de jouir aussi violemment, surpris par les élans de son propre corps. Il faut dire que lorsqu'on passe une grande partie de sa journée à chercher à se nourrir et un endroit où dormir à l'abri des éléments, le désir sexuel est relégué au second plan.
Je me félicite de ce que je suis parvenue à éveiller chez Jin !...
"N'empêche, tu sais, j'en rêve parfois, d'une vie rangée avec elle." annonce Floyd à Jade.
Ce dernier abaisse ses paupières. "Nul t'interdit d'y rêver, Floyd."
"Tu crois que ça enlèverait beaucoup au charme, toi ?"
"Ooooh oui. Je maintiens que cette femelle n'est pas faite pour cela."
Floyd passe les mains derrière sa tête. "T'as raison. Bon, c'est pas tout ça, j'ai répète avec la fanfare." sautant sur ses jambes, sourire aux lèvres, regard pétillant, ravi de s'être trouvé une nouvelle occupation.
"Tu as une idée d'où est passé Tsum, Jade ?" questionnais-je, au comptoir.
"Voilà un moment que je ne l'ai plus vu, en effet. Il a dû partir tel qu'il est arrivé."
"Dommage. J'avais fini par m'y habituer. Et puis... il ressemblait tellement à Floyd !..." riant.
"Il réapparaîtra peut-être un jour, qui sait."
"Je suis heureuse que ça se soit apaisé entre Floyd et Hunt."
"Certes. Et ce n'est pas grâce à toi." BAM !
Je grimace. "Merci, Jade." reniflant.
Petit sourire de l'intéressé. "Par contre, il est à craindre que ça ne s'arrange jamais avec Leona."
"En même temps, Leona est détestable."
Là-bas, dans la Savane, le roi a les oreilles qui émettent un étrange sifflement.
Au piano, j'entame quelques mélodies, enchaînant les douces avec les énergiques.
Jade apprécie m'écouter, tout en s'activant derrière le comptoir.
Même le boss finit par quitter sa tanière. "Ah, Léviathan... je me disais bien que je reconnaissais ce doigté sur mes touches d'ivoire." s'installant pour m'écouter.
"S'il est un talent que je te concède volontiers c'est bien celui-là, Sugar Cake." annonce Jade, toujours aussi pinçant, depuis l'arrière du comptoir.
J'en grimace vaguement.
"Jade." ponctue le boss, tempérant l'assaut de son bras droit qu'il sait féroce à ses heures.
"J'en possède d'autres que visiblement seul Floyd demeure capable d'apprécier."
Petit rire de Jade. "Il n'y a pas de quoi se flatter de tenir ainsi mon frère en laisse."
Je sors le gratin du four.
"Miam ! Ça a l'air bon !..." s'en frottant les mains.
Je retrouve cette domesticité avec Floyd. J'aime y goûter de temps en temps, tout comme j'apprécie celle qui anime les appartements de la boutique du Lys.
Mais vous me connaissez à présent... j'aime papillonner. Et mon kiff ultime ce sont les bad boys !...
J'attrape mon portable, ventre déjà agité par le délit que je m'apprête à commettre.
"Envie de sexe..."
Mon text survole l'Atlantique, direction L.A.
Au fond de son pieu, en bonne compagnie, B. chope son portable à l'aveugle, affichant le SMS, sourire se faisant plus carnassier que jamais.
Petit déjeuner. Solide. Protéiné. Alors que le soleil se lève sur L.A.
Text en retour : "Tu soupires après ma bite, Girl ?"
"Ta gueule, B."
"T'as d'la chance : j'suis en congé une semaine."
Il finit par m'appeler. "Dis-le, Girl."
Je grommelle en retour.
"Dis-le que t'en crèves pour ma queue."
"Vas te faire foutre, B."
Petit rire excité en face. "J'ai checké les vols. Tu pourrais prendre celui de 14h50, sans escale. J'te cueille à LAX(*)."
Il attend, mains dans les poches - m'aider à récupérer mon bagage, laissez-moi rire !... - sweet sombre doublé de gris clair, capuche sur la tête, haut sombre à col V laissant filtrer son tattoo.
Il abaisse ses solaires à mon approche. "Bah alors, Girl, tu retrouvais plus ton bagage ?"
"Ta gueule."
Je sens le regard de quelques filles peser sur lui.
Je note un nouveau bijou qui orne son annuaire gauche ; une chevalière frappée des initiales B.B.
"Toujours aussi égocentrique." grimacé.
"On s'refait plus, Girl."
Nous passons à côté des flammes de l'immense brasier qui ravage L.A. et ses environs.
"La Californie brûle, B..." dis-je.
"Ouais. Il est temps pour moi de déguerpir. J'cherche un nouvel horizon."
"C'est la merde partout, B."
"C'est pour ça que tu veux être baisée ? Avant qu'il soit trop tard ?"
"Tsk. T'es con."
Il gare son véhicule devant la villa, en marche arrière, d'une main de maître, se détache.
"J'espère que tu feras pas ta chieuse parce que j'te renverrai par le premier vol, sans aucun état d'âme." penché sur moi, laissant ses solaires dans la boîte à gants. "D'ailleurs, t'as épuisé tous tes mecs pour rappliquer comme ça ?"
"T'es définitivement con." me détachant à mon tour.
Petit sourire. "J'me renseigne ; pourquoi t'es venue réclamer un coup de bite de ma part, hein, Girl ?"
"B. Donne-moi ce que je suis venue chercher et ne te casse pas la tête avec le reste." ouvrant la portière. Il la referme derechef pour me garder à l'intérieur.
"Crache, Girl."
"OK. Personne ne me baise comme toi tu sais le faire. Personne ne me parle comme tu le fais. Le cru, j'y ai droit qu'avec toi."
Il m'affiche un sourire explicite. "Et... t'en as besoin de temps en temps. C'est ça, Girl ?"
"Il arrive que ça me manque, oui."
"Normal. Tu te tapes que des branleurs."
"Garde tes réflexions débiles pour toi."
Il se redresse, libérant la portière. "Ah, Girl. T'es tellement prévisible."
Son regard m'avise avec beaucoup d'amusement, doublé de mépris. "En avez-vous terminé avec votre errance ?" me toisant de haut à mesure que je m'en approche, bras croisés.
Je lève les yeux sur lui. "Pas maintenant, Sebastian."
Il hausse le sourcil. Petit rire menaçant.
La matière sombre qui commence à se dégager de lui n'augure aucun traitement de faveur. Elle m'emprisonne chevilles et poignets, m'élevant contre le mur, écartelant à la façon d'un X.
"SEBASTIAN !" furieuse.
"Vous faites preuve d'une mollesse que je ne vous connaissais guère. J'exige que vous vous repreniez sans plus tarder."
"LIBÈRE MOI IMMÉDIATEMENT !"
"Oh. Il semblerait que vous ayez encore la force de protester."
Il fait passer un bras de matière sombre sous ma jupe, allant flatter mon sexe telle une main.
J'en suffoque. Plaisir mêlé à la douleur. Voilà bien l'œuvre du diable !...
"Amusez-moi encore un moment." affichant clairement ses ambitions. "Ou vous perdrez tout intérêt."
"ESPÈCE DE..." lui adressant une salve d'énergie telle qu'elle le propulse contre le mur, heurtant son dos - s'il était humain, sa colonne entière aurait cédé sous la violence du choc !... Fort heureusement, le démon offre une résistance hors du commun.
Il me libère, sonné, agitant la tête.
Je place mon pied sur son épaule tandis qu'il gît dos au mur, affaissé, sur son séant.
"Où t'es-tu cru, Sebastian ?..." le dominant à mon tour.
J'exerce une telle pression que son épaule cède, se déboîtant dans un craquement sourd.
Il m'affiche un regard hargneux.
L'affrontement visuel dure un moment.
"Lequel d'entre nous demeure le plus pitoyable en ce moment même, dis-moi, démon ?"
Sa mâchoire contracte sous l'effet de l'humiliation - la douleur lui est secondaire.
"Auriez-vous enfin repris vos esprits ?" se libérant de mon emprise pour faire claquer son épaule démise et la replacer dans sa cavité dans un son creux. "En arriver à une telle démonstration de force..." faisant quelques moulinets du bras, se relevant, réajustant sa veste. "Sommes-nous quittes, à présent ?"
"Pas totalement." l'attrapant par le pans de sa veste pour l'attirer à moi et dévorer sa bouche.
"Tu en as mis, du temps !..." furieuse de devoir attendre sa venue.
Petit rire. "J'avais un service à honorer dans la maison que je sers. Veuillez m'en excuser." légère courbette en avant, paume sur sa poitrine.
"Satisfais-moi, Michaelis."
Il m'observe, circonspect, montant la main devant ses lèvres qui s'écartent pour lui dessiner ce sourire en crocs.
"Diable !... Nous ne sommes pas encore sous contrat que déjà vous prenez plaisir à me commander ?..."
"N'est-ce pas la place que tu t'es toi-même assignée ?" haussant un sourcil.
"Je pourrai très bien revoir ma qualification lorsque nous en serons au pacte."
"En quel honneur, je te prie ? Je suis de la noblesse. Allemande, certes." reniflant.
Il esquisse ce sourire joueur. "Une noblesse dont le favori passe-temps est de se mettre au lit avec le domestique ?..."
"Tu veux jouer ? Très bien. Le terme majordome, de l'italien maggiordom , lui-même issu du latin « maior domus », chef de la maison, du domaine. N'est-ce pas déjà signifier à tous ta supériorité, Michaelis ?"
Sous sourire s'élargit. "Votre âme est un véritable régal pour les sens avertis, croyez-le."
"C'est mon corps dont tu es censé prendre soin, démon."
"Je n'émettrai aucune objection." attrapant mes mains pour les glisser entre les pans ouverts de sa veste, remontant jusqu'aux épaules, l'embrassant, langues se donnant mutuellement la chasse, affamés.
Nous nous faisons monter rapidement, échouant dans la chambre pour davantage de confort, sexes avides de se rencontrer.
Quel délice de l'entendre soupirer et grogner son plaisir à mon oreille !...
"Qu'arrive-t-il aux âmes que tu dévores, Sebastian ?..."
"Quelque chose qui ne plaît pas au maître que vous servez actuellement." sur un petit sourire, détendu après l'amour.
"Vraiment ?"
"Quelque chose qui nuit fort à son entreprise de domination. La même, fâcheuse raison qui lui a valu de condamner fermement la caste des Shinigamis. Et je ne parle même pas du plus retors d'entre eux." évoquant Undertaker.
Je demeure suspendue à ses lèvres.
"On m'a récemment comparé à un trou noir qui égare les étoiles... le fait est que si je dévore une âme elle va faire partie de moi et ne passera pas en jugement."
"Tu... l'empêches de se présenter devant les Juges d'Hadès ?..."
"Absolument. On ne peut pas reprendre un démon parce que c'est sa nature intrinsèque qui le pousse à agir de la sorte."
"Qu'a de particulier mon âme, Sebastian ?..."
"Une saveur peu commune. J'en ai... l'eau à la bouche." langue voyageant d'une commissure à l'autre. "Votre... tout premier pas vers les enfers a été de la livrer en gage à son souverain. Depuis... vous n'avez cessé d'avancer vers les ténèbres. Et maintenant... vous avez mis un diable au fond de votre lit... aaah... la vertigineuse chute que voilà..." laissant sa main marquée du sceau de l'infamie vagabonder sur mon corps à sa guise, en flattant les zones érogènes, aussitôt appelée en renfort par sa bouche, enveloppante à souhait.
"Seb... as... tian..." dodelinant de la tête sous l'afflux de sensations qu'il sait habilement appeler et déchaîner.
Ses mains... sa bouche... la tête m'en tourne !...
Il sait parfaitement de quelle manière me faire sombrer dans le piège de la luxure.
"Sa... lope... rie !..." crispant dans ses cheveux sombres.
Sa bouche s'ouvre sur ses crocs, savourant le velouté de ma peau tandis qu'il me pénètre d'un mouvement vif des hanches, donnant sans tarder, nous menant au comble du plaisir avant de nous laisser redescendre. La reprise ne fait qu'attiser nos sensations puis c'est à nouveau le déclin. Cette torture l'amuse beaucoup. Mener nos sexes en bout de course - le sien est tant sollicité qu'il arbore une couleur criarde, terminaisons nerveuses n'en pouvant plus de sensations, le mien étant gorgé à outrance, ouvert pour accueillir plus qu'il n'en faut.
"Tu ne vas pas... haaaah... nous empêcher de jouir... tout de même..." effarée. "Regarde-toi..." lui désignant son état.
"Vous pouvez... mmm... parler !..." me rappelant mon état d'un coup de hanches.
"Haaaaah ! Démon !..." m'attachant à ses épaules.
Ricanement à mon oreille. "A quoi d'autre pensiez-vous avoir affaire ?..."
Je tente par tous les moyens d'obtenir mon dû mais l'animal est du genre têtu autant que résistant !...
"Michaelis... bordel !..." fâchée autant que frustrée.
"True lust is bound to unlust." à mon oreille.
Je le fais basculer assis pour conclure moi-même l'affaire. Il en exulte. Me pousser à bout, c'est le grand kiff de son existence millénaire !...
Je lui arrache cette jouissance avec laquelle il s'est amusé aussi férocement !...
"Ahhh... Mademoiselle..." posant le front contre mon épaule, moite de la joute, après avoir tout donné. "... je passe... un excellent moment en votre compagnie..."
Il peut certes m'offrir ses nuits - lorsqu'il demeurait au manoir, il utilisait ce temps libre pour s'instruire - mais rarement ses journées. Lorsqu'il parvient à obtenir un rare congé, nous pique-niquons à l'extérieur, sur les berges, dans la campagne anglaise.
A l'époque victorienne, la chose est peu commune de trouver une femme en compagnie d'un majordome. Généralement, les sexes vont de paire.
Les murmures, nous les entendons. Pourtant nous nous en fichons éperdument !...
"Que diraient-ils s'ils venaient à apprendre que mon démon préféré a un net penchant pour les talons vertigineux ?..."
Petit rire. "Vous tenez vraiment à secouer leur bienséance ?..." pliant la couverture pour la ranger dans le panier à rabats.
"Ils sont pourris pour la plupart." méprisante.
"Nous sommes d'accord sur ce point. Cependant... leurs agissements ne cessent de m'intriguer."
"Ce sont tes jouets, Sebastian. You're pretty much catlike, you know ?"
Nous nous rendons jusqu'à ma demeure, franchissant le parc, accueillis par Patou.
Il pose le panier dans l'entrée et nous nous rendons jusqu'à la chambre, appétits animés.
Là, je me pose en bas de lit tandis qu'il retire sa veste et s'y installe, haut de mon corps entre ses jambes ouvertes, ses mains, débarrassées de leurs gants, passant dans ma chevelure.
Je caresse les mollets, notant la différence soudaine de matière ; passant du tissu de laine au latex. Ses jambes viennent de revêtir ces cuissardes à talons ouvragés.
Je renverse la tête pour le regarder. Son regard est carmin. "Magnifique..."
"Vous me flattez." appréciant sincèrement la démarche.
"Et... les vierges ?... Est-ce vraiment un penchant de démon ?..."
Petit rire. "Du folklore. Les seules fois où j'ai eu recours à ce stratagème était pour damer le pion au futur époux."
"Vous, les démons, appréciez l'innocence. Souillée, de préférence."
"L'innocence n'est pas l'apanage des vierges." caressant mon visage, observant chaque trait. "Je m'amuse davantage avec quelqu'un d'expérimenté. Et surtout qui ne possède aucun tabou. Le tabou m'ennuie... En ce monde, vous êtes la seule, avec mon Maître, à connaître mon origine. Les autres... la devinent sans doute un peu... mais ne cherchent pas à creuser. Vous, par contre... en êtes pleinement consciente."
"J'ai très envie de te faire l'amour, Sebastian..." brûlante.
"Aaah... comme l'intention est touchante." laissant ce sourire carnassier se dessiner. "Come then."
Je me relève et soulève mes jupons pour venir le chevaucher, à califourchon, défaisant son nœud de cravate, la laissant pendre autour de sa nuque, ouvrant les boutons de son gilet puis sa chemise, caressant ce torse remarquable, m'attardant sur les roses de ses seins pales, lui faisant lever le menton sur un geignement délecté.
Ses mains ne demeurent pas en place et s'emploient à me défaire.
La chair nous appelle dans son lit.
Nous nous y mélangeons et il nous fait monter puis redescendre comme à son habitude, lui-même pris dans un tourbillon de voluptés.
Il est particulièrement vocal ce soir, ponctuant ses poussées par des grognements accomplis qui roulent dans sa gorge ouverte. Son corps entier en est tendu à l'extrême, rendant ses poussées d'autant plus efficaces, variant les rythmes jusqu'à l'accélération finale et cette jouissance saluée à hautes voix.
"Be a good master and I'll be a good demon."
(*) Code IATA de l'aéroport de L.A.
