21 chapitres…déjà ! Les mots glissent sur le papier, parfois difficiles à coucher, comme s'il fallait gravir le flanc d'une colline, et parfois en s'enchainant à toute vitesse, comme en dévalant la pente opposée.
Arrivés à une petite moitié de l'histoire que je souhaitais raconter et qui évolue presque d'elle-même, je voulais dire un mot à ceux qui la suivent, parfois depuis le début, et remercier tout particulièrement ceux qui me font chaque fois le plaisir et l'honneur d'un commentaire.
Bonne lecture à toutes et tous, et je le rappelle : cette histoire traite, entre autres, de wincest. A bientôt !
Chapitre 21
Sam écarquilla les yeux et pâlit, son cœur manquant un battement.
- Q… Quoi ? fit-il dans un hoquet étouffé.
Contraint de se répéter, Dean releva le menton en tâchant de conserver sa contenance et, tout en avançant d'un pas, il lâcha en regardant son frère au fond des yeux :
- Je viens de te demander… si tu avais envie de baiser. Avec moi.
Sam fut comme pris de panique. Il sentit son cœur s'emballer, la sueur affleurer à la racine du moindre de ses cheveux, et son visage changea de physionomie.
- Je… Je… Attends, tu… Y'a pas vingt minutes, tu disais… Tu disais que…
- Je sais ce que j'ai dit, affirma Dean avec une sérénité de façade, sans cesser de fixer Sam droit dans les yeux. Faut croire que… j'ai mis moins de temps que prévu à décider ce que je voulais.
Dean semblait si sûr de lui que Sam en blêmit. Il sentit des torrents d'excitation affluer dans ses veines en même temps que tous les signaux d'alerte que pouvait lui envoyer son corps se mirent à sonner, et l'érection phénoménale qui le prit, particulièrement difficile à dissimuler sous le tissu lâche de son pantalon de survêtement, fut impossible à ignorer. Face au mutisme, et presque à la paralysie qui s'empara de Sam, Dean avança encore un peu, en baissant un instant le regard, cette fois, et si près de son frère qu'il put entendre et sentir son souffle rapide passer sur son visage, il fit à nouveau se croiser leurs yeux pour affirmer calmement à mi-voix :
- J'ai pas besoin de plus de temps, Sam… J'y ai déjà trop réfléchi. Je sais ce que je veux, et c'est la même chose que toi.
Un rictus crispé sembla étirer la commissure des lèvres de Sam. Pris de vertige, il eut l'air tout à la fois de hocher et de secouer la tête, comme s'il n'était soudain plus capable d'ordonner rationnellement ses pensées face à la déclaration inattendue de Dean et de l'émoi colossal qu'elle suscitait. Il avait envie de consentir sans réserve et sans délai mais, il avait fini par croire que ses désirs relevaient tant de l'impossible que du déraisonnable aux yeux de son frère, que voir celui-ci lui revenir pour les embrasser de lui-même le laissait groggy.
- Dean, tu… On est crevés, bredouilla-t-il sans réussir à couvrir les multiples signes de sa fébrilité, cherchant désespérément à ne pas prêter attention à l'odeur de son aîné qui lui montait aux narines. Tu devrais aller te reposer… T'auras les idées plus claires demain…
Dean se rapprocha. Encore. La pointe de ses chaussures aurait presque pu toucher celle des pieds de Sam, s'ils avaient été alignés, et moins de trente centimètres séparaient à présent le visage des deux frères.
- Si c'est ce que tu veux…, prononça-t-il en balayant longuement du regard le torse de Sam, dont le volume et la physionomie transparaissaient clairement sous le tissu humide. Je te laisse, si vraiment c'est pas par peur de ma réaction plus tard que tu me le demandes.
Sam se mordit la lèvre, soumis à une tentation insoutenable. Son frère était là, s'offrant à lui de son plein gré, et l'envie de plonger était si forte qu'elle lui en donna la nausée. Sa respiration s'affola, son érection atteignit son point culminant, et il frémit violemment, une fraction de seconde quand, consciemment ou non, l'air hagard, Dean posa sur son cœur le goulot frais de la bouteille qu'il tenait dans sa main.
- Moi aussi j'ai envie d'être près de toi, Sam, dit-il pudiquement d'une voix lointaine, fasciné par la lente course du goulot qu'il commença à faire glisser le long du pectoral gauche de son frère. Mais, si vraiment tu veux que je m'en aille…
Le sommet de la bouteille buta alors contre le téton saillant de Sam, dur comme le bois sous le tissu, et le cadet de la fratrie, pétrifié, s'efforça d'étouffer un gémissement en lançant cet avertissement d'une voix tremblante :
- Je veux pas, mais… si tu restes, je risque de te demander d'aller très loin.
Entre surexcitation et tentative de résistance, Sam lança à Dean un regard bravache auquel ce dernier répondit par un rictus de plaisir, à peine visible sur ses lèvres, telle la fêlure sur l'émail. Il plongea les yeux dans ceux de son cadet et, la gorge serrée par l'intérêt que la menace de celui-ci suscita, il fit mine de ne pas s'en laisser compter en répliquant sur un ton assuré :
- Ah ouais ? Ça va être dur de faire pire que ce qu'on a déjà fait, Sam…
Un sourire crispé étira les lèvres du puîné qui, fébrile et tendu comme jamais, riposta avec aplomb :
- Tu paries ?
Dean parut déstabilisé, l'espace d'un battement de cil, et ce fut le signal qui intima à Sam la pulsion de le saisir férocement au col. Avec une force stupéfiante, le plus jeune des Winchester entraîna son aîné au-delà du seuil de la porte, en le soulevant presque du sol, et Dean ne dut qu'au mur du couloir en face, où il se retrouva plaqué sans ménagement, de ne pas tomber à la renverse sous le poids du corps de son frère. Sam, alors, lui planta un rude baiser sur les lèvres, envoyant immédiatement sa langue à la recherche de celle de Dean, et tandis qu'ils s'unirent ainsi la bouche grande ouverte, occupés à se dévorer mutuellement dans un élan de passion extraordinaire, le premier-né lâcha sa bière qui partit rouler sur le dallage. Les bras contractés au possible, il crocha ses mains dans le dos de Sam pour le serrer contre lui de toutes ses forces, se sentit lui-même violemment agrippé par son cadet qui manqua de peu le mordre, et au travers d'un baiser sans fin d'une ardeur volcanique ils goûtèrent au plaisir suprême d'étancher un peu leur soif de chair.
- Sammy, poussa bientôt Dean dans un râle haletant, en rompant leur étreinte le temps de prendre le visage de son frère entre ses deux mains et de lui adresser un regard ardent.
Les lèvres humides, Sam lui sourit comme s'il venait de s'injecter quelque drogue et repartit à l'assaut. Ils se léchèrent copieusement la bouche et se sucèrent intensément la langue plus qu'ils ne s'embrassèrent, ouvrant en grand les vannes de leur libido, et puis Dean, comme s'il prenait feu soudain, empoigna le t-shirt de son frère en sommant :
- Retire ça, enlève-le !
Pris du besoin frénétique de dénuder le torse de Sam, Dean tira en tous sens sur le tissu que le plus jeune des deux hommes ôta lui-même, s'en défaisant avec fougue et en toute hâte d'un geste preste pour aussitôt exhiber son poitrail luisant et les veines qui striaient les muscles de ses bras. Les yeux écarquillés, Dean posa les deux mains sur la peau moite et odorante des puissantes épaules de son frère, visant déjà ses pectoraux bombés qu'il lui démangeait de palper, mais les lèvres de Sam furent trop promptes à s'abattre de nouveau sur son visage, lui croquant dans un grognement le menton et la joue, pour lui laisser loisir de parcourir le corps de son cadet.
- Va doucement, tempéra Dean d'un sourire confus, paupières closes, en griffant le dos de Sam tout en s'offrant avec délice à ses appétits voraces. Mollo, frangin, j'ai connu des vampires moins gourmands…
- J'ai envie de toi ! sembla s'excuser Sam comme dans une plainte, sans parvenir à cesser de harceler les lèvres de son frère.
Dean frissonna de pied en cap, grisé par cette effervescence inexplicable qui lui chamboulait les sens au contact de Sam plus qu'auprès de n'importe quelle femme dans son existence, et en épousant de la main le côté gauche de la tête de son frère, il reprit un peu l'ascendant en le forçant à répondre à un baiser moins anarchique mais très profond, qui aida Sam à juguler sa fougue.
- Ta chemise, Dean, fit-il soudain en en écartant les pans avec fièvre.
Dean l'aida en s'en débarrassant sans perdre une seconde mais n'en resta pas là. Sitôt sa chemise jetée au sol, il accompagna le geste de Sam qui lui soulevait déjà le maillot noir qu'il portait, et l'ôta aussi vite qu'il le put, se mettant ainsi torse nu à son tour. Même s'il ne pouvait se targuer d'avoir une musculature aussi dessinée que celle de son frère, il n'avait pas à rougir de sa plastique athlétique. Sam, qui ne s'y trompa guère, sourit de plaisir en contemplant sa semi-nudité et, collant son poitrail moite et velu aux pectoraux glabres de Dean, ils se réunirent à nouveau dans un baiser torride, ponctué de soupirs et de bruits de bouche.
Sans se détacher de son frère, Dean poussa en avant et tous deux retournèrent dans la chambre de Sam, fonçant droit vers le lit où ils se jetèrent de tout leur poids. Là, enlacés, ils continuèrent de s'embrasser fougueusement, puisant un intense bien-être dans leur brûlante étreinte, se caressant l'un l'autre en faisant passionnément glisser leurs mains et leurs bras partout sur le buste nu de l'autre. Le fait qu'ils fussent du même sang n'était même plus une donnée présente à leur esprit. Ils n'avaient en tête que leur volonté conjointe de satisfaire le désir que chacun éprouvait pour l'autre, et ils semblaient définitivement résolus à s'abandonner sans réserve à cette tâche.
- C'est bon, gémit Sam entre deux baisers langoureux, sa main droite posée sur la nuque de Dean.
- Ça te plaît ? s'enquit Dean pour la forme, légèrement penché au-dessus de son frère dont il baisa encore deux fois les lèvres avant de faire se toucher la pointe de leurs langues.
Empêchant Sam de répondre, il introduisit la langue dans sa bouche et l'embrassa avec zèle, avide de se lier le plus étroitement possible avec lui. Parallèlement, il se servit de sa main gauche pour presser contre le pectoral droit de Sam dont il jaugea la fermeté, et ne résista pas à l'envie de lui pincer délicatement le téton, dont il avait découvert à quel point c'était pour son frère une zone sensible. Au cœur de leur baiser, Sam gémit en se crispant brusquement, et Dean laissa descendre sa main le long de son buste interminable, dévalant le ventre de Sam jusqu'à plonger les doigts à l'intérieur de son pantalon. Là, l'aîné des deux hommes se saisit du véritable barreau de prison qu'il y débusqua et coupa court au baiser qu'ils échangeaient pour se redresser et verser des yeux incrédules sur le bas-ventre de son frère : il ne se souvenait pas que le pénis de celui-ci ait auparavant été si raide, si dur et si chaud.
- T'as une trique d'enfer, Sammy, nota-t-il avec une lueur de convoitise dans le regard. C'est une tente pour dix, que t'as dressée là…
La bosse que provoquait l'érection de Sam avait davantage des airs de pyramide que de simple renflement, c'était indéniable. L'élasticité du tissu aidait à ne pas entraver la pleine expression de son excitation, c'était un fait, mais elle n'expliquait pas tout et, avec un fébrile intérêt, étourdi de sentir autour de son sexe la main de son frère, Sam le regarda mettre à nu sa virilité qu'il fit sortir délicatement.
Libéré de l'étoffe que Dean fit descendre un peu le long des cuisses de Sam, le pénis de ce dernier se dévoila alors dans tout sa splendeur. Droit comme un « I », il pointait vers le plafond, le gland parfaitement dégagé, et il tressautait de toute sa longueur au rythme rapide des battements de cœur de Sam, avec à son sommet entrouvert, une goutte humide qui luisait à la lueur des lampes. Comme s'il venait d'exhumer un trésor trop fragile pour être touché, Dean marqua un temps d'arrêt avant de reposer la main sur le phallus de son frère, avec d'infinies précautions. D'abord juste le bout des doigts, à sa base, entre le pubis aux poils ras et les bourses nues, et ce simple effleurement suffit à faire violemment tressaillir Sam, qui craignit déjà de ne pas pouvoir s'empêcher d'éjaculer tant son excitation était gigantesque.
- Ça va, assura-t-il à Dean qui se figea de crainte d'avoir été malhabile.
- T'es sûr ? demanda l'autre avec une pointe de nervosité.
- T'en fais pas, affirma-t-il en passant le bras autour du cou de son frère. Continue.
Sam se détendit et, couché bien à plat sur le dos, il attira le visage de Dean jusqu'à lui pour l'embrasser à pleine bouche. Alors rasséréné, l'aîné de la fratrie répondit à la ferveur du baiser en s'y abandonnant avec délice, et raffermit son étreinte autour du sexe brûlant de son cadet qu'il commença à faire lentement coulisser entre ses doigts. Les mains de Sam, comme animées d'une volonté propre, se mirent aussitôt à parcourir avec volupté l'entièreté du dos nu et des bras puissants de Dean. Le contact de sa peau lisse et chaude fit monter la fièvre du puîné qui dévala ses dorsaux, plongeant le long de sa colonne vertébrale jusque dans son pantalon pour lui empoigner les fesses sans ménagement, et Sam poussa bientôt un long soupir d'extase lorsqu'au sortir de leur intense baiser, Dean se mit à lui dévorer le cou.
- Oh, putain, oui ! meugla-t-il en griffant rageusement les fesses de Dean qu'il broyait entre ses doigts. Baise-moi, oui, vas-y !
En réponse à l'injonction de son frère, Dean amplifia la force de ses assauts, suçant de plus belle le cou de Sam, baisant sa gorge, mordant son menton. L'aîné des Winchester brûlait d'un feu ardent ; chaque seconde qui passait semblait renforcer le désir irrationnel qui embrasait ses veines, et Sam, qui le percevait parfaitement, vivait un rêve éveillé. Tout en suçant le lob de l'oreille de son cadet, Dean continua de lui caresser le sexe en veillant bien à ne pas lui faire atteindre le point de non-retour, et sentir l'odeur acide de sa sueur dont sa propre peau s'imprégnait de plus en plus le faisait frissonner comme une pucelle au soir de ses noces. Entraîné dans le vertige des sens, Dean voulut faire sien le corps de Sam, cherchant à en explorer les moindres recoins, à en découvrir les plus infimes aspérités, poussant toujours plus loin l'audace chaque fois qu'au son d'un simple soupir ou d'un gémissement, il y était invité et, sa libido crevant le plafond, Sam, qui n'y tint plus, supplia au bout de quelques instants d'une voix vaincue :
- Déshabille-toi, Dean ! Fous-toi à poil et donne-moi ta queue, je veux te sucer !
Le premier-né y consentit d'un râle exalté en se redressant le temps de défaire sa ceinture, et Sam l'y aida avec empressement en même temps qu'il battit des jambes pour se débarrasser lui-même de son bas de survêtement. En un rien de temps, les deux frères se retrouvèrent totalement nus, et quand le pénis de Dean fut à sa portée, Sam prit le temps d'en contempler la beauté et le panache, sa manière de pointer vers lui frisant l'arrogance. Le phallus de Dean présentait des dimensions similaires à celui de Sam. Leurs bourses avaient également la même rotondité, un volume très proche, et seul l'aspect plus sauvage de la pilosité naturelle de l'aîné distinguait vraiment les deux hommes. Le gland de Dean était aussi lisse, aussi libre et aussi bien dessiné que celui de Sam, d'une même carnation entre rose et violet, et le cadet s'en empara dès que son frère fit mine de s'étendre à nouveau sur son flanc, avec la ferme intention de s'en emplir la bouche.
- Attends, lança Dean en position semi-assise et un bras en béquille, alors que Sam se penchait déjà sur son entrejambe. Je vais te rendre la politesse.
Le cœur bondissant dans sa poitrine, Sam le laissa agir à sa guise et Dean se coucha sur le côté, son frère l'imitant sans délai. Tête bêche, ils se retrouvèrent chacun avec le sexe tumescent de l'autre à hauteur de bouche, et le nez immédiatement saturé par l'odeur poivrée des parties de son aîné, Sam fut pris d'une faim vorace. Les pupilles dilatées, il prit dans sa main le pénis de Dean, et sans que rien, à cet instant, n'eût pu l'en empêcher, il y étala copieusement la langue pour le remonter de la base au sommet dans un halètement de pure délectation. Le premier-né, foudroyé par la sensation brutale qui le traversa, gémit longuement en regardant son frère à l'œuvre puis, en posant une main sur sa tête pour l'encourager à ne surtout pas s'arrêter, il se saisit à son tour du phallus de Sam pour l'enfourner goulûment.
Les deux frères s'adonnèrent ainsi sans honte au plaisir de la fellation mutuelle, qu'ils pratiquèrent avec une ardeur nouvelle, libres et en accord avec leurs envies les plus intimes et les plus profondes. Sam, totalement épris du goût musqué du pénis de Dean, le lécha obstinément, labourant ses testicules, parcourant toute la longueur de la hampe, trempant le gland de sa salive. Le plus jeune des Winchester, qui eut la sensation de lécher un pieu de chêne tant le phallus de son frère était dur et pointu, s'obligea à calmer ses ardeurs chaque fois qu'il sentit celui-ci s'approcher trop près de l'orgasme et, guidé par les gémissements tant que par les crispations des muscles de Dean, il troqua alors ses lascives caresses buccales contre des baisers plus doux susceptibles de faire tout doucement redescendre la pression, même si contrôler ses élans alors qu'il subissait lui-même un plaisir extrême était loin d'être une mince affaire.
Car Dean avait beau grogner son plaisir sans retenue et s'être quantitativement moins prêté que Sam à l'exercice lors de leurs derniers ébats, il ne fit pas dans la dentelle pour rendre à son cadet la jouissance qu'il lui procurait. Qu'il fût en train de commettre le péché ultime avec le sang de son sang lui était devenu égal, et puisqu'il leur fallait transgresser les règles il choisit de les transgresser totalement, répondant à l'envie obsessionnelle, frénétique et impérieuse de sucer de la façon la plus débridée qui soit, ce sexe long et dur qui lui emplissait la bouche. Portant ses assauts avec une habileté étonnante en alternance avec une moindre précision, il aspira, opiniâtre, le pénis de Sam pour le faire glisser profondément entre ses lèvres charnues et humides, multipliant ainsi les va-et-vient en gémissant son excitation. Avec constance et application, il harcela du bout de la langue le gland piquant de son frère chaque fois qu'il s'enfonça vers sa gorge, au prix parfois d'un haut-le-cœur lorsqu'il allait buter contre sa luette, mais la maîtrise de Dean pour ces caresses intenses que jamais il n'aurait cru offrir croissait de minute en minute et le plaisir pervers qu'il y prenait n'y était pas étranger. Les Érotes avaient cru leur nuire en éveillant ces désirs insoupçonnés ? C'était raté. Et Chuck, après avoir régenté leurs vies depuis toujours, avait-il jamais envisagé de les voir se livrer ensemble à la luxure ? En suçant le sexe de son frère, en se faisant sucer par lui, l'aîné des Winchester avait presque l'impression de faire un gigantesque doigt d'honneur au Ciel, et plus il agissait salement, plus il en éprouvait de la satisfaction.
- C'est bon, putain, grogna-t-il en recrachant le sexe de Sam dans un bruit de bouchon. C'est dingue ce que t'es doué…
D'une main, il se saisit solidement du pénis du puiné qu'il se mit à agiter, et de l'autre il appuya sur sa tête pour l'inciter à le sucer plus profondément. Sam s'exécuta sans hésiter, s'enfonçant le gland de Dean entre les amygdales dans un violent hoquet, puis ce dernier, dans un gémissement d'extase, ramena sa main pour sucer férocement ses deux plus longs doigts. Il les trempa de salive tout en contemplant son cadet qui aspirait son sexe comme un mort de faim, et sans crier gare, il alla les presser contre l'anus de Sam qui se raidit violemment en poussant un cri étouffé.
- Dean…! s'éleva-t-il en s'ôtant le sexe de son frère de la bouche.
Sourd à sa protestation, si toutefois c'en était une, le premier-né de la fratrie reprit sa fellation de plus belle et, à la façon dont il s'y prit, Sam comprit tout de suite qu'il voulait le faire éjaculer. Dean se mit à l'aspirer avec une intensité extrême, forçant son gland, dont il n'était pas toujours sûr de savoir quoi faire, à glisser sur sa langue jusqu'à la luette, comme sur un tapis roulant, et un doigt s'insinuant soudain dans son anus, Sam poussa un nouveau cri, qui fut un pur cri de plaisir. Transi d'un froid qui le fit suer par tous les pores de la peau, le cadet des Winchester ne fut alors plus en mesure de reprendre sa besogne, et en jetant la tête en arrière il commença à gémir et à haleter, alors que la pression sur son sexe se fit de plus en plus intolérable. Il tenta bien de résister comme il put, mais la succion était bien trop exquise, sans compter les sensations qui enflammaient son rectum sous l'effet de l'index de Dean qui y fouillait obstinément, si bien que lorsque le majeur de son frère le pénétra à son tour, il perdit complètement le contrôle.
- Ah ! Ah, je jouis, putain !
Et ce fut l'explosion. La force avec laquelle l'anus de Sam se contracta donna à Dean l'impression de se faire broyer les doigts, et immédiatement après il sentit le sexe de son frère tressauter violemment dans sa bouche. Une bordée de sperme partit éclabousser le fond de sa gorge, le laissant ébaubi par la force du jet, mais il n'eut même pas le temps de prendre conscience de la puissance des effluves salées et acides qui lui submergèrent la langue que, déjà, une seconde giclée succéda à la première en même temps que Sam poussa un cri de bête blessée. Résolu à ne pas démériter par rapport à ce que son frère lui avait fait en pareille circonstance, et parce qu'il crut stupidement que Sam aurait été déçu s'il avait agi différemment, Dean raffermit sa prise autour du pénis de son cadet et se concentra sur les décharges de semence qui s'accumulèrent dans sa bouche. Son goût féroce devint tellement omniprésent qu'il ne sentit plus rien d'autre, mais il refusa d'en recracher ne fût-ce qu'une goutte et, face à l'afflux de sperme qui parut ne jamais vouloir se tarir, il ne put plus retarder le moment de l'avaler. Ce fut la première fois que Dean alla vraiment si loin dans sa pratique de la fellation, et il ne put complètement réprimer un peu d'appréhension au moment où il déglutit la première gorgée. Pourtant, il s'exécuta sans la moindre difficulté, ouvrant la voie à une ingestion complète du fluide poisseux qui engluait ses dents blanches, et avant même de réaliser que Sam avait fini d'éjaculer, il se surprit à chercher de la langue, sur le bout de son sexe, une goutte de plus à collecter.
Comme au sortir d'un rêve semi-éveillé, Dean relâcha alors le pénis mouillé de Sam et se pourlécha lentement pour se lisser les lèvres, aussi salées que des graines de tournesol. Simultanément, il prit conscience que son frère gisait là, sur le dos, pantelant, et en réaction aux longues expirations sonores qui faisaient désenfler le torse de Sam chaque fois qu'il remplissait ses poumons, Dean vint se placer contre lui, se penchant bientôt légèrement sur son visage pour lui demander :
- Sam…? Sam, ça va ?
L'anxiété dans la voix de son frère fit sourire le cadet de la fratrie, sourire qui n'en fut que plus extatique en raison de l'orgasme qu'il venait d'avoir. Il tourna les yeux vers Dean qui plaça une main délicate sur son torse humide et, en lui caressant la joue, répondit :
- Oh oui, ça va... Bon dieu, c'était… Quel pied...
Se sentant flatté, Dean s'autorisa à sourire timidement pour manifester sa satisfaction, mais également son agréable étonnement. Il posa sa main par-dessus celle de Sam, la toucha d'une bise dont la tendresse étonna son frère, puis s'enquit :
- Content que ça t'ait plu… Tu jouis toujours autant, ou… c'est parce que c'est moi ?
Il eut une drôle de sensation, à s'entendre poser cette question. Comme s'il parlait à travers la bouche de quelqu'un d'autre mais, cela ne le troubla pas outre mesure.
- J'ai adoré ta façon de sucer, si c'est ce que tu veux savoir, assura Sam. Mais t'as pas besoin d'en faire des tonnes, t'as rien à me prouver, tu sais ?
Il tendit le cou pour embrasser Dean qui se laissa faire docilement, et fit descendre sa main le long du torse de ce dernier pour se saisir à nouveau de son sexe, d'une dureté qui semblait inaltérable. L'excitation du puîné remonta d'un coup.
- Mets-la moi, souffla-t-il à l'oreille de son frère entre deux baisers sur sa tempe et sur sa joue. Fourre ta grosse bite dans mon cul, je la veux…
Dean sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine et eut un coup de chaud qui lui fit tourner un brin la tête. L'étreinte que lui réclamait Sam lui fit frissonner les entrailles, et ce fut les yeux brièvement voilés de rouge qu'il le vit se mettre à quatre pattes au milieu du lit, les reins cambrés à la limite de la rupture telle une chatte en chaleur, et ses fesses superbes tendues au possible dans une position aussi aguichante que provocante.
La scène lui donna le tournis.
- Encule-moi, commanda Sam d'un bref coup d'œil en arrière en dardant sans vergogne son postérieur lisse et musclé. Viens planter ta queue, Dean, allez, fais ton job…
La concupiscence émanait du moindre mot, suintait de la plus petite note, et Dean, devant le séant de son frère exposé dans toute son indécente splendeur, se plaça presque par réflexe juste en face. Dressé sur les genoux, le dos droit, son phallus dur comme la pierre pointait orgueilleusement vers l'anus de Sam qui saillait entre ses fesses rondes et charnues, ce même orifice qu'il venait d'élargir en y plongeant vicieusement deux doigts, et son cœur se mit à battre la chamade en même temps que ses pupilles se dilatèrent presque jusqu'à la circonférence de l'iris.
- Sammy…, murmura-t-il d'une voix subjuguée, les yeux écarquillés.
Sam creusa un peu plus les reins et ses fesses se tendirent encore davantage, faisant éclore son anus comme un œil ouvert. Aussitôt, Dean sentit inexplicablement l'eau lui monter à la bouche et, pris d'une pulsion irrépressible, il agrippa furieusement les deux fesses de Sam. Ce dernier sursauta, aussi surpris que formidablement excité, mais le véritable choc vint juste après, quand Dean jeta sa tête contre le postérieur de son frère et qu'au lieu de le sodomiser, il commença à lui lécher l'anus dans une frénésie qui confina à la rage.
- Ah ! cria Sam en dressant la tête, la couverture froissée dans ses poings serrés. Oh, bordel, oui ! OUI ! Bouffe-moi le cul, Dean, oh putain, c'est bon ! Oui, vas-y, enfonce ta langue, oui !
En dépit de l'excitation phénoménale qui lui enflammait le sang, Sam fut honteux de s'abandonner à une telle dépravation mais, c'était plus fort que lui. Il sentait la langue chaude de son frère tourbillonner impitoyablement autour de son orifice badigeonné de salive, sentait ses mains lui écarter rudement les fesses et tout le reste de son visage pressé contre elles, et la honte, en cet instant de pure lubricité, semblait bien être la dernière des préoccupations pour Dean. Respirant comme un bœuf contre le glorieux fessier de son cadet qu'il s'échinait à ouvrir autant qu'il le pouvait, il s'appliquait à lui labourer l'anus en ponctuant ses inspirations de râles voraces, collectant à pleine bouche les parfums et les saveurs inédites qu'il exhumait à chaque passage. Après le goût de son sperme, c'était celui de la suprême intimité de Sam dont il s'imprégnait sans retenue, et il prit un plaisir intense à s'efforcer d'introduire sa langue dans la fente bientôt détrempée qui se contractait et frétillait tel un poisson hors de l'eau. Par ses cris et ses gémissements incessants, Sam ne cessa de l'encourager à toujours plus d'ardeur, plus d'irrévérence, et Dean fut bien en peine de s'interrompre tant les plaintes lascives de son frère constituaient un redoutable stimulant. Mais vint le moment où le désir de se libérer entre les reins de Sam fut trop forte ; alors il se redressa à toute vitesse et vint placer son sexe tumescent face au trou désormais prêt à l'accueillir. Il hésita un instant quant à la nécessité de se servir d'un lubrifiant, comme il l'avait fait les fois précédentes, mais l'épaisse salive dont son sexe était recouvert, conjuguée à celle qu'il avait abondamment déposée entre les fesses de son cadet, lui parut suffisante. Il plaça son gland tumescent contre l'anus brûlant de Sam, grondant d'une voix gutturale qu'il allait entrer, et le plus jeune des deux hommes, n'y tenant plus, cria, éperdu:
- Oui, Dean, vas-y ! Baise-moi, viens ! Viens !
Alors, guidant son pénis en le maintenant à sa base, Dean poussa en avant, et la pénétration commença. Sam, sentant aussitôt le gland de son frère élargir les pourtours de son anus, sourit d'un air béat et frémit en entendant dans son dos l'interminable soupir de Dean qui, infiniment concentré sur sa besogne et sur les sensations vertigineuses qu'elle lui procurait, regarda son sexe s'enfoncer centimètre après centimètre, disparaissant peu à peu dans un abîme de douceur et de chaleur à l'étroitesse étourdissante, comme s'il s'y diluait. L'instant parut fugace, et en même temps durer des heures ; ce lien qu'ils créèrent tous deux, cette union physique à laquelle ils donnèrent corps, prit une dimension spirituelle lorsque leurs battements de cœur semblèrent se synchroniser, quand les pulsations au fond du rectum de Sam suivirent la cadence des tressaillements du sexe qui le remplissait, et Dean contempla, halluciné, son corps dans celui de son frère, dont la cambrure de reins déjà vertigineuse en temps normal semblait irréelle, tant il creusait le dos pour tendre les fesses. D'abord prudemment, Dean reposa les mains sur les deux formidables lobs de chair, redécouvrant l'extrême douceur de leur peau nue, puis il accentua sa prise et, lentement, poussa une dernière fois en avant jusqu'à couvrir les fesses de Sam de sa toison. Ce dernier eut un long soupir aigu, comme une délicieuse lamentation, et en se retirant sur quelques centimètres tout en retenant son souffle, Dean expira à nouveau avec extase lorsqu'il replongea, plus sèchement, au tréfonds des entrailles de son cadet, qui cria.
Les va-et-vient ainsi lancés, la véritable copulation débuta, et ne fit que croître en intensité au cours des quelques minutes pendant lesquelles elle se prolongea. Composant de bonne grâce avec le tison chauffé à blanc qui l'avait envahi, Sam s'abandonna au plaisir le plus total en faisant tout ce qui fut en son pouvoir, par le geste et le verbe, pour galvaniser son frère, et ses à-coups d'abord lents et modérés eurent ainsi tôt fait de se muer en assauts virils au rythme d'ahans de plus en plus audibles. Sam, exalté d'être ainsi possédé, cessa vite de tenir le décompte des coups qu'il reçut, préférant de loin écouter les gémissements de Dean gagner en vigueur à chaque seconde, et le sentir progressivement submergé par le désir et l'excitation fut pour lui une première jouissance. Il sentit la rudesse croissante avec laquelle Dean le prit, perçut sans équivoque la perte de contrôle qui gagna peu à peu, et lorsque l'aîné des Winchester fut proche du point de non-retour, son sexe allant et venant profondément et avec enthousiasme entre les fesses de son frère, il coucha le torse sur son dos. Au comble du bonheur, Sam sentit contre lui la peau moite et chaude de Dean, l'écouta respirer son odeur aussi loin qu'il put pousser son inspiration, le nez au creux de son cou, et le bras droit de son aîné venant lui barrer les pectoraux par-dessous, il fut balayé par un tel sentiment de plénitude qu'il ne fut plus sûr de savoir où il se trouvait.
- Je t'aime, Dean ! Je t'aime tellement !
Tout en forniquant de plus belle, sa libido à des niveaux extrêmes, Dean lécha l'oreille de son frère avant de la lui mordre, grognant le plaisir insensé qu'il prenait à leur étreinte, et malgré ses efforts pour retarder ce moment qu'il tenta de repousser de toutes ses forces, il ne put plus tenir. Sa respiration devint soudain chaotique, ses tempes se mirent tout à coup à vibrer, son ventre se noua, et Sam, en sentant la contracture du corps contre lui, sut avec un regret infini que le moment était arrivé. Il essaya de chasser ces pensées de son esprit pour ne conserver que la joie absolue de sentir son frère labourer ses reins rien qu'un instant supplémentaire, de l'entendre gémir, de capter sa jouissance en train de le noyer, et puis il sentit la contraction extrême du sexe planté en lui, en même temps que le cri de Dean résonna à ses oreilles et qu'un jet brûlant, suivi de beaucoup d'autres, déclencha dans chaque cellule de son corps un véritable feu d'artifice.
