Bonjour à tous,
Merci pour votre fidélité. Un petit mot rapide pour vous dire que le traficgraff est déréglé, je n'ai donc d'autre moyen que vos follow, favoris et reviews pour savoir si l'histoire vous plaît alors n'hésitez pas à me faire un signe. Moi j'adore cette fic, j'espère que vous aussi !
Bonne lecture.
Chapitre 3 : Comment rassurer son calice
En redescendant vers les cachots, le professeur des potions fut arrêté par deux Gryffondor bien connus qui souhaitaient lui parler. Si Miss Granger tentait de rester courtoise et polie, il pouvait aisément deviner que le jeune Wealsey n'en pensait pas moins. Il avait la main crispée sur un parchemin et les tempes rouges de colère. Il ne desserra pourtant pas les dents, laissant sa compagne commencer la conversation.
- Professeur, savez-vous où est Harry ?
- Pourquoi le saurais-je ? Cet idiot s'est perdu au détour d'un couloir ? Depuis 7 ans qu'il est à Poudlard il ne sait pas encore retrouver le chemin de son lit ?
- Professeur, s'il vous plaît. Harry était en retenue avec vous hier soir et depuis il n'est pas revenu. Laissez nous le voir.
- Pensez vous que j'ai kidnappé votre ami, Miss Granger ?
Elle se mordit la lèvre alors que son ami s'était mis à trembler de rage. Le ton qu'elle avait employé et les mots qu'elle avait choisis laissaient penser qu'elle savait exactement où était Harry Potter. Elle ne savait pas pourquoi, par contre, et elle s'inquiétait. Il tenta une réponse détournée :
- Il sera sûrement en cours lundi matin, vous lui demanderez à ce moment là ce qu'il a fait de son week-end.
- Enfoiré ! Qu'est-ce que Malfoy et vous lui avez fait ?
- Ron !
Mais Séverus s'était figé. Comment Weasley savait-il que Lucius était à Poudlard ? Seul le directeur, connecté à la magie de l'école, pouvait le savoir. Et visiblement, les tentatives de la jeune femme pour calmer son compagnon étaient inefficaces car il revint à l'attaque :
- Qu'est-ce que Lucius Malfoy est en train de faire à Harry actuellement ?
- Ron, bon sang !
- Ils dorment.
La réponse sonna dans l'air, froide, et figea les deux jeunes. Cette fois, Rogue n'avait pas nié, il était assez intelligent pour voir une défaite. Les deux Gryffondor savaient où et avec qui était actuellement Harry Potter. Par contre, l'énervement du dernier Weasley mettait sa patience au défi, il aurait pu se contenter de mettre fin à la conversation par un retrait de point mais il n'était pas bon pour lui de braquer les amis de son calice. Cela risquait d'avoir des répercutions sur celui-ci et ça lui était intolérable. Il ignora cependant le jeune homme et fixa son regard sur la jeune femme. Après un instant de réflexion, il prit le parti de ne pas insulter son intelligence. Si elle avait deviné en une seule évocation que Lupin était un loup-garou en troisième année, il était fort probable qu'elle ait compris la situation le concernant depuis quelques mois qu'ils étaient rentrés à l'école.
- Miss Granger, Monsieur Potter a compris hier soir comment j'ai survécu ce soir là parce qu'il s'est retrouvé devant une évidence qu'il ne pouvait nier. Je suppose que vous avez trouvé la réponse à cette question depuis longtemps, n'est-ce pas ?
Elle ne répondit pas tout de suite. Sa main était fermement accroché au bras du jeune roux qui, bien que furibond, comprit que la conversation le dépassait et se calma au moins en apparence pour laisser la jeune femme mener la discussion. Elle prit le temps d'observer son professeur et fini par hocher lentement la tête.
- Effectivement, professeur.
- Si je vous dis qu'un acte de magie pure a eu lieu cette nuit et que je ne peux envisager de blesser Monsieur Potter désormais, vous devinez de quoi il retourne, n'est-ce pas ?
Elle pâlit considérablement. Elle avait effectivement compris. Sa main trembla légèrement et elle referma davantage sa prise sur le bras de Ron. Pour se soutenir et non plus pour le retenir. Son cerveau tournait à toute vitesse.
- Harry… Harry a vraiment accepté ça ?
- Il s'est peut-être retrouvé devant le fait accomplis mais Monsieur Potter est un homme d'action et non de palabre. Il aurait été impossible de le convaincre autrement.
- Mais vous… je ne comprends pas… Si il… si vous… pourquoi le laissez vous avez un autre ?
- C'est là que ce trouve votre limite, Miss Granger. Quelque chose qui n'est pas décrit dans les livres n'est pas possible à vos yeux. Et pourtant nous l'avons fait. Et seule la magie de Monsieur Potter a permis cela. S'il n'avait pas pris une part active dans ce rituel pour influer sur la magie elle même, les choses auraient été nettement plus difficiles ce matin.
Elle eut un mouvement de recul, les yeux écarquillés. Ron ne comprenait rien aux sous-entendus entre les deux personnes face à lui mais en voyant le regard d'effroi de son amie, il se redressa.
- Qu'est-ce que vous lui avez fait ?
- Ron… la question n'est pas là… peut-être est-elle de l'ordre de « comment est-ce possible » ou de « Harry est-il vraiment d'accord », mais… Merlin… pourquoi lui avoir fait ça ? N'a-t-il pas assez souffert ?
- Il ne souffrira plus, Miss Granger, soyez assurée que Lucius et moi ne le permettrons plus. Aujourd'hui, vous avez un plus gros pouvoir de nuisance sur lui que moi.
- Comment ça ?
- Regardez les choses en face, Miss Granger, regardez votre ami rouge de colère. Comment réagira Monsieur Potter si ceux qu'il considère comme ses amis les plus proches le jugent et le rejettent ?
Hermione ne dit pas un mot alors que Ron était en train de se demander pourquoi il pourrait rejeter Harry. Malheureusement des images de lui accusant son ami d'avoir mis son nom dans la coupe de feu lui revinrent. Il avait toujours eu tendance à prendre la mouche et à accuser Harry des situations qu'il subissait au lieu de le soutenir. Il déglutit.
- Mione… qu'est-ce qu'il se passe ?
- Je t'expliquerai, Ron.
Elle avait chuchoté mais elle ne quittait pas le professeur des yeux, elle devinait quelle serait la phrase qui allait conclure cette conversation et elle l'attendait avec angoisse. Elle se contenta donc de hocher la tête quand le vampire lança sa menace avant de partir dans un mouvement de cape.
- Par conséquent, si l'un d'entre vous n'accepte pas cette situation, il ferai mieux de se taire ou de partir très loin d'ici.
En regardant l'homme en noir tourner au coin du couloir, Hermione se posait une question insoluble : comment allait-elle expliquer à Ron que Harry était désormais le calice de deux vampires mâles ? Lucius Malfoy et Séverus Rogue.
HPHPSSSSLMLM
Quelques heures plus tard, Harry se réveilla bien au chaud dans le lit de son professeur, enlacé par deux vampires endormis. Il observa les deux hommes et fut surpris de les trouver si beaux et d'éprouver un si fort élan affectif à leur égard. Bien sûr, il avait compris ce qu'il se passait la veille quand il les avaient vu s'embrasser en lui donnant du plaisir mais il ne pensait pas accepter si facilement la situation. Bien sûr, il se savait gay et il avait remarqué que les Malfoy (père comme fils) étaient des hommes magnifiques. Mais de là à les approcher pour autre chose que s'insulter… De plus, Séverus et Lucius avaient deux fois son âge.
Il soupira. Depuis quand étaient-ils devenus Séverus et Lucius dans son esprit ?
Il avait donc saisi, dès son entrée dans la pièce, qu'il était face à deux vampires et, une fois le choc passé, les réminiscences de ses cours de sixième année lui étaient revenus concernant la nature et les besoins de ces créatures. Mais s'il avait quelques notions de ce que pouvait être un calice, il se rendait compte que son savoir était incomplet. Il fallait qu'il parle à Hermione. Elle l'aiderait, c'était sûr. Mais qu'en penserait-elle ? Elle avait accepté sans hésitation son homosexualité, certes, mais la situation était toute autre, maintenant.
Allait-elle le rejeter ? Ou critiquer ses vampires ? Prendre ses distances ? Il senti son cœur se serrer à cette idée. Et Ron ? Là il se mit franchement à paniquer. Ron n'avait pas semblé offusqué par son homosexualité non plus, plaisantant même sur le fait que ça lui faisait une grosse concurrence en moins face à la gente féminine mais il avait crié au scandale quand il avait appris qu'il couchait aussi avec des serpentards. Ron n'allait pas accepter. Peut être verrait-il Harry comme une victime et ne s'en prendrait qu'aux deux vampires mais, justement, l'idée qu'on puisse rejeter ses amants et dire du mal d'eux lui était assez insupportable.
Lucius s'agitait contre son flan et Harry resserra son étreinte. Il avait besoin de sentir la présence de ses deux vampires contre lui, il avait besoin de leur soutient, il avait peur du rejet. Qu'allait dire le directeur ? Et les autres élèves ? La presse se déchaînerait et… sa respiration s'accélérait à mesure que la panique s'emparait de lui.
Réveillé par les angoisses de son calice, Lucius ne prit même pas le temps d'ouvrir les yeux ou d'analyse la situation, il suivi son instinct et planta ses dents dans la gorge de Harry pour se lier à lui et le rassurer par sa présence. Le sang coula mais il se contenta de laper ce qui venait à lui sans aspirer fort, il ne voulait pas l'affaiblir d'avantage, juste le rassurer. Harry gémit, s'abandonnant sans hésitation à la sensation de la morsure. Pourtant les larmes coulaient sur ses joues et il se tourna davantage vers Lucius pour s'accrocher à lui. Les bras du vampire se refermèrent sur lui alors que le corps de Séverus se plaquait plus fortement sur son dos.
Réveillé aussi par les pensées de son calice, le vampire brun le mordit aussi provoquant un cri de surprise mais aussi de bien être au jeune homme qui pleurait toujours et qui irradiait de peur et d'insécurité. Les besoins du calice étaient clairs dans leurs esprits connectés : il lui fallait être possédé par ses vampires pour s'apaiser. Alors, profitant de sa position dans le dos du jeune homme, Séverus le pénétra d'un puissant coup de rein. Bien que non préparé, le corps de son calice s'ouvrit pour lui et Harry se cambra en criant de plaisir, l'encourageant à continuer. Lucius pressa sa propre érection contre celle du jeune homme et se saisit des deux verges pour les masturber ensemble.
Entre les puissants coups de rein, les caresses affolantes et les deux morsures, il ne fallut pas longtemps à Harry pour jouir. Ses vampires en firent de même, transcendés par le plaisir de leur calice et celui-ci retomba, apaisé, entre leurs bras. Les deux hommes se mirent à le caresser abondamment et ouvrirent enfin les yeux pour le couvrir de baisers doux. Lucius commença à murmurer :
- Harry, mon amour… nous serons toujours là pour vous, vous ne serez jamais seul. Nous vous protégerons.
- Vous n'avez plus à porter le poids du monde, Harry, laissez nous gérer ça pour vous. Sachez que tant que nous sommes tous les trois, tant que nous sommes avec vous, nous serons heureux. Quoi qu'en disent les autres.
Harry ouvrit les yeux de surprise. Comment son professeur avait-il deviné ce qu'il pensait ? Avait-il utilisé la légilimencie ? Était-il dans sa tête ? Il avait eu assez de Voldemort pour prendre contrôle de lui et…
- Monsieur Potter… Harry… Je n'ai pas besoin de lire vos pensées pour les connaître. Il me suffit de ressentir vos doutes et vos peurs pour en deviner l'origine.
- Suis-je si transparent ?
- Vous l'être un peu bien que de moins en moins, mais je vous connais depuis sept ans, je vous observe et je vous ai vu grandir. J'en ai trop souvent usé pour vous blesser, je connais vos doutes et vos faiblesses.
- Harry, amour, je ne permettrai pas qu'on dise du mal de vous. J'utiliserai toute la fortune, la puissance et les contacts des Malfoy pour influer les rumeurs. Je ferai en sorte que la presse, si elle vient à se saisir de cette histoire, ce qu'elle ne manquera pas de faire, la raconte comme ce qu'elle est et non comme une aberration.
- Et qu'est-elle ?
- Trois hommes puissants et magnifiques qui ont donné leur vie pour restaurer la paix et amener la victoire et qui ont bien mérité un peu de repos et beaucoup de bonheur.
Harry ferma les yeux et se senti fondre aux paroles du vampire blond, son vampire. S'il avait pu, il aurait ronronné. Séverus reprit la parole, toujours en chuchotant, comme s'il n'était pas possible de faire plus de bruit qu'un murmure :
- J'ai croisé Miss Granger et Monsieur Weasley tout à l'heure. J'ai expliqué la situation à demi-mots et si Monsieur Weasley n'a rien compris, je suis certain que Miss Granger a saisi mon message. Elle semblait plus surprise et inquiète qu'autre chose. Je pense qu'elle sera capable de raisonner Monsieur Weasley.
- Ron a du mal avec les serpentards…
- Comme beaucoup, il a tendance à oublier que vos parents ont été trahit par un gryffondor et que ce sont des serpentards qui vous ont protégé pendant cette guerre… Vous n'y pouvez rien, Harry.
Il y eut un long silence pendant lequel Harry se laissa bercer par les caresses de ses deux vampires. Il sentait que ces contacts nourrissaient le lien et le rassuraient. Il soupira de bonheur mais se força à revenir à la réalité.
- Et maintenant ?
- J'ai déjà discuté avec le professeur Dumbledore, vos affaires vont être transférées dans mes quartiers et…
- Arrêtez de me vouvoyer je… nous sommes… heu… intimes, je… ça me met mal à l'aise, ça met… une distance.
- Une distance que nous ne ressentons pas, Amour, vous êtes une partie de nous. Mais je consens à vous tutoyer si vous en faites de même.
- C'est impossible ! Vous êtes… vous êtes Lord Malfoy et… et mon professeur.
- Dans l'intimité, Harry… en cours il faudra revenir au vouvoiement bien sûr, mais dans l'intimité… tutoyons nous.
- D'accord.
La réponse n'était qu'un souffle mais il sentit par le lien l'immense satisfaction de ses deux vampires face à cette acceptation. Lucius, face à lui, plongea sur ses lèvres et l'embrassa avec passion. Les trois corps nus, toujours collés les uns aux autres, étaient de nouveau excités et Séverus soupira en sentant son sexe frotter contre les fesses de son calice. Celui-ci, d'ailleurs, se tourna pour lui faire face et l'embrassa à son tour, pressant son érection contre son aine. Ils gémirent tous les deux contre les lèvres de l'autre. Les mains de Lucius parcouraient le corps de son calice avec avidité.
- Pour continuer à répondre à ta question, mon amour, la première semaine du lien sera compliquée car nous aurons presque constamment faim les uns des autres. La séparation pendant tes heures de cours sera une torture. Sache que je resterai ici, je travaillerai depuis les appartements de Séverus cette semaine. Tu pourras venir à chaque intercours pour te remplir de mon amour et de mon désir. Pour un baiser, pour une caresse, pour une morsure. Tu es celui qui décide.
- Je ferai en sorte de revenir aussi entre les cours. Nous serons avides de ton corps et toi des nôtres. Je te boosterai aux potions énergisantes s'il le faut. Tu prendras tes repas avec nous et probablement chacun de tes instants libres. Il faudra néanmoins que tu discutes avec tes amis mais ça peut être ici ou, s'il le faut vraiment, je peux juste m'installer pour corriger des copies dans le coin de n'importe quelle salle que vous choisiriez.
- De toutes façons, tu fais parti de notre vie, désormais, Harry, alors tes amis et nous allons devoir trouver un terrain d'entente ou, à défaut, un équilibre neutre.
- Tu es ici chez toi, Harry, tes amis peuvent venir tant qu'ils respectent les lieux. Et dans une semaine, tu arriveras à reprendre une vie normale tant que nous passons nos nuits ensemble. Albus est au courant, tu pourras finir ta scolarité sans problème.
- Après, si tu le veux bien, nous irons vivre chez moi, au Manoir. Ou n'importe où ailleurs, en fait… tant que c'est avec toi, nous irons n'importe où.
Le visage plongé contre le torse du Maître des cachots, Harry pleurait. Il n'avait jamais reçu autant d'amour et de tendresse, jamais il ne s'était autant senti accepté pour lui, pour ce qu'il était et non pour ce qu'on voulait qu'il soit. Les quatre mains des vampires le cajolaient pour l'aider à s'apaiser, il se sentait heureux et ça le bouleversait. Néanmoins, il ne pouvait s'empêcher de douter.
- Vous avez voulu d'un calice commun pour ne pas vous quitter mais… mais ça ne marche pas… votre couple est perturbé par le lien. Vous me touchez, vous m'embrassez, mais entre vous il n'y a plus rien.
- Détrompe toi, amour. Il n'y a rien de plus intime pour des vampires que de partager un calice. Séverus et moi avons un caractère fort mais avec toi pour nous lier, nous ne nous opposerons pas, nous avons le même but, la même envie de te satisfaire, de prendre soin de toi. Notre lien est différent mais assurément plus fort. Mon désir sexuel est peut être davantage tourné vers toi mais mon amour pour lui est passé à un autre stade, c'est une forme de confiance absolue. Une connexion au-delà de l'explicable.
- Ne t'inquiète pas de ça, nous sommes heureux de t'avoir Harry. Nous t'avons choisi et nous savons que désormais nous ne nous déchirerons plus. Et même si notre relation a changé, nous avons aussi l'assurance que jamais nous ne serons séparés.
Il passèrent la fin du week-end à se toucher, se caresser, s'embrasser. Parfois ils refirent l'amour. Parfois ils échangèrent leur sang. Mais jamais ils ne s'habillèrent.
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Le lundi matin quand Harry se réveilla, il était légèrement paniqué. Non seulement il ne sentait pas la présence de ses vampires contre lui ni dans la pièce, même s'il savait qu'ils n'étaient pas loin. Mais en plus c'était le début de la semaine, il allait devoir s'éloigner d'eux, se mêler aux autres et parler à Ron et Hermione. Il se roula en boule et un gémissement plaintif lui échappa. Presque aussitôt, la porte de la salle de bain s'ouvrit, laissant passer un Séverus Rogue aux aguets qui, nu mais sec, vint le prendre dans ses bras. L'eau de la douche coulait encore, signe que l'autre vampire était toujours en train de se laver.
Quand Harry senti le corps de son vampire contre lui, il se retourna aussitôt pour se lover dans l'étreinte rassurante de celui-ci. Ils s'embrassèrent passionnément sans qu'un mot ne soit échangé et rapidement le jeune calice se retrouva à califourchon sur le maître des potions. Il ondulait sur lui, frottant leurs érections ensembles, ses mains perdues dans les cheveux encore doux de l'homme. Il avait un besoin viscéral de se remplir de lui, de le sentir, de savoir qu'il n'était pas seul. Alors entre deux baisers, il ordonna dans un gémissement :
- Prends moi.
Il s'était rendu compte la veille que son corps de calice était toujours prêt et ouvert pour ses vampires. Pas besoin de préparation et jamais aucune douleur, il était même naturellement lubrifié. Alors d'un coup de rein, sans même envisager de se dérober à la demande – l'ordre – de son calice, Rogue s'enfonça en lui jusqu'à la garde. Harry se cambra en criant de plaisir et commença aussitôt un mouvement rapide de va-et-vient sur la verge de son vampire. Rapidement, celui-ci s'empara de ses hanches pour mettre plus de force dans chacun des coups de rein.
Dans les brumes du plaisir, Harry réalisa que son autre vampire les avait rejoint dans la pièce. Il gémit son nom juste avant que celui-ci ne pose ses doigts sur son dos pour le caresser. Il se pencha alors davantage contre le vampire brun et celui-ci dût pousser sur ses jambes pour rester bien profondément en lui alors que le calice n'en pouvait plus de désir.
- Lucius ! Lucius, vient en moi, toi aussi… tous les deux…
- Mon amour…
- Mon corps est capable de vous accueillir ensemble, j'en suis certain… je t'en supplie… j'en ai besoin…
- Qui suis-je pour ne pas obéir au moindre désir de mon calice ?
Le ton de l'aristocrate était moqueur mais il cachait aussi une inquiétude face à ce besoin d'être rassuré du jeune homme. Alors, d'un même geste il détacha la serviette à sa ceinture et monta sur le lit. Il attrapa les fesses de son calice et les écarta pour observer la verge du potionniste s'enfoncer dans l'antre avide. Il échangea ensuite un regard avec son ami de toujours et devina son amour pour lui mais aussi la même inquiétude pour Harry et le même besoin de répondre à toutes ses demandes. Alors, avant que le jeune calice n'ait le temps de renouveler sa supplique, il s'enfonça en lui.
Effectivement, le corps du jeune homme était capable et désireux de les accueillir ensemble. Tout le temps qu'il glissa le long de la verge de l'autre vampire, il n'eut pas le sentiment de forcer un passage, au contraire, c'est comme s'il manquait sa présence pour qu'ils soient enfin tous les trois complets. Il se souvint de la vision qu'il avait eu de leur lien, leurs magies s'imbriquant et se fondant l'une dans l'autre tout en laissant la place pour une troisième puissance. C'était exactement ça, ils étaient imbriqués et fondus les uns dans les autres, entiers. Le calice poussa d'ailleurs un gémissement qui traduisit toute cette complexité et son soulagement d'être enfin avec eux.
- Lucius, bouge… je t'en prie… vite…
Alors, répondant encore à la supplique de son calice, le vampire se mit à le pilonner avec une force et une ardeur que seul un vampire peut développer et que seul un calice peut encaisser. Quand Harry se cambra entre leurs deux corps, magnifique et offert, ils eurent le même réflexe de se coller à lui et d'enfoncer leurs dents dans sa gorge. L'orgasme faucha alors Harry avec violence et il se senti partir dans une autre dimension de plénitude et de bien être. Il ne se rendit pas compte que la puissance de son plaisir avait, comme à chaque fois, provoqué celui de ses vampires qui maintenaient toujours fermement ses hanches pour rester enfoncés profondément en lui.
Lentement, les morsures prirent fin et les deux vampires guidèrent le jeune homme contre le lit. Le sexe de Séverus glissa dans la manœuvre mais celui de Lucius continuait à le remplir. C'est d'ailleurs celui-ci, plus habile de ses mots que le professeur, qui prit la parole d'une voix douce.
- Tout va bien se passer, mon amour, je vais rester ici toute la journée, tu pourras venir me rejoindre à chaque intercours et je te donnerai autant de contact que tu voudras. Tu pourras déjeuner ici avec nous, nous veillerons sur toi, tu le sais.
- Néanmoins, petit chat, tu dois aller déjeuner avec tes amis ce matin.
Harry senti son souffle se couper et son cœur s'accélérer. Il gémit dans l'éteinte du Maître des potions, fondant sous le surnom. Il se doutait bien que lui ne pourrait jamais se permettre une telle chose. Au mieux Lucius deviendrait Luce et Séverus serait Sev… et encore. Si les deux homme s'appelaient ainsi entre eux, il n'était pas certain qu'ils apprécieraient qu'il prenne de telles libertés. Par contre, que eux lui montre leur affection le chamboulait profondément. Lucius l'appelait amour quasiment depuis le début mais Séverus avait eu plus de mal à laisser les monsieur Potter de côté pour se contenter de son prénom alors… un surnom. Il était au comble du bonheur.
Mais à côté de cette euphorie, une panique intérieur faisait rage. Aller dans la grande salle, subir tous les regards, répondre aux questions d'Hermione et aux reproches de Ron. Il avait peur. Néanmoins, leur intense communion l'avait comblé et rassuré. Il n'était pas seul. Il ne serait plus jamais seul. Il devait faire confiance et rester serein. Il souffla alors son assentiment.
- D'accord.
- Amour, je reste ici, tu reviens me voir après le petit déjeuner pour un câlin et prendre tes potions.
- Et toi, Séverus ?
- Je serai dans ma salle, petit chat, je dois la préparer avant l'arrivée des élèves mais vu que mon premier cours est avec toi, tu peux m'y rejoindre par nos appartements.
- Mais… je serai dans la salle avant que tu ne l'ouvres aux autres ?
- Et je pourrais t'embrasser jusqu'à la dernière seconde.
Un soupir passa ses lèvres et il céda. Ils allaient faire ça, d'accord. Lentement, il se laissa glisser hors du lit alors que le sexe de Lucius avait fini de glisser hors de son corps et fila prendre une douche, il en avait bien besoin.
Les deux vampires se serrèrent aussitôt l'un contre l'autre et se mordirent pour échanger leur sang. Ils avaient encore besoin de cette communion entre eux et s'ils l'avaient déjà fait dans la douche un peu plus tôt ils ressentaient le besoin de le faire encore maintenant qu'ils avaient bu à la gorge de leur calice. Cet échange leur permettait presque de communiquer par télépathie, échangeant leur inquiétude pour leur calice et se rassurant sur ce même sujet.
Quand Harry sorti de la douche, la chambre était vide et quand il quitta celle-ci après s'être habillé, il trouva les deux vampires en pleine lecture dans le petit salon. Prenant son courage à deux mains, il déposa un chaste baiser sur leurs lèvres et quitta la pièce. Aussitôt, les deux hommes posèrent leurs livres et Séverus vint s'asseoir sur les genoux de Lucius. Chacun avait le visage dans le cou de l'autre, les yeux clos ils se concentraient sur le lien pour suivre les émotions de leur calice.
