Un an plus tôt à l'Ordre Blanc.
Le soleil se leva dans le ciel. Malgré son rayonnement éblouissant. Aucune chaleur n'avait pu atteindre la ville. Le vent souffla dans chaque rue comme s'il poussait des gémissements de plénitudes. Les individus, les lèves tôt marchèrent dans la rue, leur nez était enfui dans le journal. Ils lisaient la une des journaux. Qu'est-ce qui pouvait bien les intéresser au point qu'ils ne levèrent pas les yeux pour regarder ce magnifique ciel bleu ? Ce fut à cause de cette terrible nouvelle. L'un des fils du comte Dumbledor venait de disparaître. Quelle terrible nouvelle ! Lorsqu'ils finirent de lire ils baissèrent la tête en signe de respect et de condoléance.
Cela devait s'être épouvantable pour leur chef de subir cette perte outrageuse. Depuis cet accident le comte ne quitta plus sa forteresse. Il pensait à peine à se nourrir de lui-même. Il engagea des tuteurs pour s'occuper de son dernier fils. Il refusait toutes les visites médicinales. Il laissa la nature s'occuper de son état. Sa jambe blessée fut amputée avant la propagation de la maladie et que l'infection ne soit plus virulente et incontrôlable. Un médecin-mécanicien avait remplacé son membre manquant par une prothèse qui camouflait incontestablement son handicap.
Il pouvait toujours marcher. Malheureusement il ne trouvait pas l'effort de se lever. Les gens du haut ministère du peuple de l'Ordre Blanc qui vinrent lui rendre visite le virent souvent tête en l'air, presque comme s'il était dans un autre monde. Ils ne restèrent pas longtemps. Ils retournèrent à leurs préoccupations en comprenant le malheur de l'homme. L'humeur maussade de leur chef était contingente et contagieuse. Tout le monde qui se sentait concerner abordèrent des expressions attristées.
De son côté Severus ne s'était jamais senti aussi libre… libéré d'un poids. La mort de son frère était sa plus grande victoire. Une victoire qu'il a assumée jusqu'à la fin des temps. Il ne prêtait à peine attention à son propre père qui se laissait guider par la tristesse. Il suivit toujours ses cours. Il écouta ses tuteurs qui l'enseignèrent l'éthique et l'histoire de sa famille. Bien qu'il remarqua l'ambiance tragique qui s'émancipait dans toute la maison. Il décida de garder le silence et de faire semblant d'être aveugle. Il savait parfaitement ce que son père ressentait après la disparition de son frère. Il chassa cette pensée rapidement pour se préoccuper de son second plan d'attaque.
Son père n'était plus adapté pour rester sur le trône. Il s'affaiblissait. Il n'avait plus le droit de se tenir au-dessus de la chaîne alimentaire. Severus s'installa sur son lit en dévorant toutes les informations qu'il avait retranscrites dans son mémoire. Le savoir c'était le pouvoir. Toutefois il savait que la théorie ne servira à rien sans l'expérience. Alors lorsqu'il voyait une opportunité de s'éloigner de ses tuteurs il entra dans la forêt accompagner de son robot personnel qu'il avait construit en utilisant des pièces détachées qu'il avait trouvées dans une poubelle.
C'était un robot aviaire qui volait comme un oiseau qui s'appelait Malabâr. Lorsqu'il dépliait ses ailes les générateurs chargèrent les moteurs qui permettaient au robot de s'élancer dans les airs sans faire de bruit. Bien sûr en fonction de ses goûts Severus avait ajouté des petites modifications. Il avait mis une carte mémoire esthétique en le branchant au serveur qu'il contrôla grâce à sa montre qu'il a gardée sur son poignet. Le robot agissait avec autonomie sans l'approbation de son créateur. Il volait de ses propres ailes. Ce ne fut pas sa seule modification. Severus avait mis des lames de rasoirs sur les ailes de l'oiseau de sorte qu'il ordonna d'attaquer quelque chose, sa cible mourrait longtemps.
Il savait que ce serait plus judicieux de choisir des couteaux à la place des lames de rasoirs. Cependant étant donné qu'il était un enfant sadique il aima voir les autres languir d'agonie avant de mourir vider de leur propre sang. Il ordonna à Malabâr de s'attaquer à des lapins – il voulait tester sa nouvelle machine sur des petites proies avant de s'attaquer à des plus grandes – qui se précipitaient vers leurs terriers.
Les lapins moururent. Severus leva la tête avec satisfaction puis il s'en alla en laissant les cadavres derrière lui, qui pourrissaient. Severus retourna chez lui lorsqu'il fut suffisamment tard. Il profita que la maison soit plongée dans le noir pour s'introduire. Parfois il vit son père pleurer contre la tapisserie à l'opposé de la porte d'entrée. Il entra dans sa chambre, sans dire un mot, puis il se coucha sans attendre un "bonne nuit, mon fils." Les jours passèrent. La situation restait de même.
Quand tout à coup…
Le jour de l'attaque. Un an plus tard et quelques moins…
Les habitants de l'Ordre Blanc commencèrent leur monotonie. Ils lisèrent leur journal et partirent travailler. Et là soudainement ils entendirent, tous et toutes, un cri qui glaçait leur sang. C'était un cri terrorisant qui semait la terreur ! Les gens se bouchèrent les oreilles, ils clignotèrent des yeux. Leur regard s'attarda sur le mur. Un astro-paix courut vers la maison du comte Dumbledor. Il courut comme un dératé vers la maison du chef de l'ordre. Il évita les formalités et bouscula certaines personnes qui eurent la malchance de le croiser.
"Je suis trop lent. Je ne cours pas assez vite ! Plus vite ! Plus vite ! Punaise ! Punaise ! Vite ! Vite !" Pensa avec inquiétude le garde en se précipitant. Un autre garde le suivit, ce dernier était particulièrement angoissé, il ne comprenait pas l'inquiétude de son autre collègue.
"Qu'est-ce qui t'arrive ? Il n'y a pas le feu !"
"Je dois rejoindre la maison."
"Pourquoi ? Ce n'est pas la première fois que le peuple de l'Ordre Noir fait leur intéressant !"
"Tu ne comprends pas je…"
"Alors aide-moi à comprendre !"
"J'ai un mauvais présentiment. Je sens qu'une attaque va se préparer. Il faut prévenir la ville. Il faut enclencher l'alerte pour que tout le monde se prépare à une potentielle attaque."
"Tu penses que les gens vont te croient. Ils penseront tous que c'est un canular. Il n'y a plus eu d'attaque depuis des années !"
"Je sais mais je préfère faire quelque chose que de rester là à ne rien faire ! Il faut faire quelque chose notre maison est en danger. Il faut prévenir James !"
"Es-tu si sûr Sirius ? Parfois tu es tellement imprudent dans tes décisions. L'impulsivité te fera perdre ton poste."
"Je sais Rémus. Je sais." Mais son ami ne l'entendit pas. Sirius continua de courir vers la maison du comte Dumbledor. Il espérait que Rémus sera capable d'enclencher l'alarme avant que le désastre ne s'abatte sur toute la ville. Il entra dans la maison en dépassant les autres astro-paix qui montèrent la garde. Il s'agenouilla devant le comte Dumbledor qui était assis sur son canapé.
Albus avait la tête posée sur le surfa, il ne bougea pas un seul doigt, Sirius ne savait même pas si son chef l'avait vu. Cependant ce n'est pas le moment de poser des questions qui n'avaient ni queue ni tête.
"Comte Dumbledor j'ai besoin de ton aide ! La ville il va être attaquer ! Je le sens. S'il te pllaît j'ai besoin de ta sagesse. Dis-mois quoi faire ! J'ai besoin de ta parole et ton expérience." Supplia Sirius en croisant ses mains sans savoir qu'une certaine petite personne entendit toute la conversation. Sa supplication n'eut pas les effets estampés il baissa les yeux de malheur. Le comte ne semblait pas l'entendre une seule seconde.
"Je suis désolé comte Dumbledor pour cet acte d'insubordination." Sirius leva sa main et l'abattit violemment sur la joue du comte, qui à son contact, réagit subitement.
"Aïe !" Albus cligna faiblement les yeux et se redressa en regardant tout ce qu'il se trouvait autour de lui comme s'il voyait enfin le monde qui l'entoura.
"Comte Dumbledor la situation déplorable je sens que nous sommes en…" Il eut une énorme explosion qui provoqua un tremblement de terre et des secousses dans toute la maison ce fut comme si des énormes pierres venaient de s'écrouler fortement sur le sol. Albus suivit son garde lentement en se tenant sur son bâton, en se rappelant de son état le comte ferma les yeux avec dépression. Il se retint juste à temps de plonger dans la mélancolie lorsqu'il se souvint de la situation. C'était lui le chef. Il devait avoir l'esprit clair et diriger son peuple sans penser égoïstement sur sa faiblesse et ses penchants personnels.
"Conduisez les femmes et les enfants dans la forêt. Dites-les de se cacher pour toujours nous connaissons nos forêts comme notre poche. Rassemblez les hommes et les volontaires pour mettre des pièges dans toute la ville. Puis il faut appeler toutes les troupes militaires pour protéger la capitale." Ordonna le comte avec sa voix farouche qui contredisait la désobéissance. Sirius regarda le comte avec fascination voilà enfin le chef qu'il admirait et qu'il respectait. En hochant la tête avec affirmation Sirius reprit sa course pour donner les nouveaux ordres aux autres.
Albus se retrouva tout seul. Alors qu'il s'apprêtait à plonger dans la mélancolie et la nostalgie. Il se rappela qu'il n'était pas le seul dans la maison. "Mon fils ! Severus ! Oh ! Non ! Comme j'étais hypocrite de penser uniquement qu'à moi. J'ai perdu Tom. Je ne dois pas perdre Severus au profile de ma faiblesse. Je dois garder la tête froide et me décider. J'ai qu'un seul fils et il est encore jeune. Il a encore besoin de moi." Même dans son état dégradant c'en était presque gênant. "Je suis faible. Je ne peux pas baisser les bras." Enhardi par cette pensée encourageante Albus boita jusqu'à la chambre de Severus.
De l'autre côté de la porte il entendit des sanglots étouffés. Il ouvrit prudemment la porte et son cœur se serra violemment. Son fils avait dix ans maintenant. Dans sa tristesse il avait complètement négligé son rôle de père faisant uniquement attention à sa folie personnelle. Son fils avait dix ! Dix ans ! Il avait perdu un an sans se rendre compte. Il se sentait tellement coupable qu'il ferma les yeux. Comment avait-il pu se relâcher de cette manière.
"Severus…"
"Laisse-moi tranquille !"
"Mon fils ! Je sais que je suis un homme égoïste. Je sais que mon pardon ne peut pas arranger les choses."
"C'est juste maintenant que tu t'inquiète !" Dit l'enfant avec un air renfrogné. Il essuya férocement ses joues qui étaient souillés de larmes. Avec hardiesse le père s'assit sur le lit de son fils. Il baissa la tête. "Severus écoute-moi."
"Non ! Toi ! Tu dois m'écouter. Depuis un an tu es dépressif, papa ! Tu ne m'écoutes pas. Tu ne vois pas. Je suis devenu invisible. La seule chose qui te préoccupe c'est Tom. Tom n'est pas là ! Je ne veux pas être cruel mais je reste réaliste. Il ne reviendra pas. Je suis désolé père. Mon frère ne reviendra pas à la maison." Ajouta-t-il en faisant sa plus façade de gentil garçon tout aussi innocent alors qu'en vérité un lion vorace grognait pour montrer sa férocité !
En remarquant la mine déboussolée Severus afficha un petit sourire sur son petit visage enfantin. Il prit son père dans ses bras en chuchotant " tout va bien je suis là" il regarda avec une grande joie son père pleurer faiblement. Très bientôt il pourra enfin montrer son vrai visage. Pour le moment il devait continuer de faire semblant d'être un jeune enfant naïf. Il avait hâte que ce jour commença pour faire montrer à tous ces faiblards qui était le chef ici !
Entre temps les astro-paix déboulonnaient dans la ville. C'était la panique. Après que le caporal James Potter déclencha la sonnette les femmes se regroupèrent avec leurs enfants vers la forêt. Ils suivirent les indications et les ordres du comte. Les hommes prirent des couteaux électriques, des râteaux à ressors et des pistolets lasers programmés en mode tuer après tout c'était une guerre il ne faut pas faire preuve de pitié.
Albus conduisit son fils en sûreté en le guidant vers le groupe de femmes et d'enfants. Puis il rejoignit ses soldats dans la bataille pour les donner les ordres et les consignes à suivre correctement. Il grippa sur l'immeuble le plus grand lorsqu'il vit un missile se diriger vers la centrale électrique.
"Couchez-vous tout de suite !" L'explosion fut si violente que les débris éclatèrent dans le ciel et se fracassèrent sur les meubles qui se trouvaient à proximité. Toutefois ce ne fut pas la pire chose qui puisse se provoquer. Car le courant se coupa dans toute la ville laissant un peuple sans défense. Les couteaux ne devinrent qu'une barre en métal, les râteaux ne servirent à rien, et les pistolets étaient vide.
Albus regarda avec impuissance son peuple se faire emprisonner et tuer. Un Maître le repéra et le poursuivit sans relâche. Albus n'allait pas si loin. Sa prothèse lui permettait de marcher mais pas de courir. Le Maître le rattrapa rapidement. La dernière chose qu'il vit avant de sombrer dans l'inconscience fut la capture de son autre fils.
