Bonjour et bienvenue à tous pour ce magnifique OS d'Halloween
...
... quoi ? ...
Oui j'ai du retard... Mais je vous rassure, je le vis très bien... ou presque.
Bref.
Si vous avez cliqué sur cette histoire c'est pour lire les noces funèbres version Harry Potter. Si vous n'avez jamais vu ce magnifique film de Tim Burton, quittez cette histoire sur le champs pour voir ce chef-d'oeuvre !
Maintenant que tout le monde est pret, préparer vous à célébrer les noces funèbres !
PS : Du coup, ni les persos, ni le scénar n'est à moi ! Bisous quand même !
Les noces funèbres
C'était un grand jour dans le village de Pré-au-lard. Deux familles prestigieuses de la cité s'apprêtaient à faire la grande répétition du mariage de leurs enfants uniques : Hermione Granger et Draco Malfoy.
Les Grangers étaient une famille dont la renommée toute récente provenait de l'invention d'une pâte dentifrice révolutionnaire. C'est ainsi que de modestes dentistes, les Grangers étaient passé au plus haut niveau de la bourgeoisie avec la fortune qu'ils avaient amassé. De ce fait, ils rêvaient alors de percer le plafond de verre qui les séparait de la classe supérieure : la noblesse. Et c'est pour cette raison que le mariage à venir de leur fille les réjouissait autant, car le fiancé de leur chère Hermione n'était autre que le lord Draco Malfoy.
Les Malfoy, bien que préparant également ce mariage, n'étaient pourtant pas d'une humeur aussi enthousiaste.
- Quelle terrible journée…
- Lucius, je vous en prie.
- Quelle terrible journée pour la famille Malfoy.
- Il suffit. Je sais que ce n'est pas de gaîté de cœur mais il est nécessaire que ce mariage soit une réussite.
- Il n'est pas de plus grande déchéance que mêler notre sang si pur à une vulgaire famille de nouveaux riches.
- Vous savez bien mon cher que nous n'avons pas le choix. Les coffres n'ont jamais été aussi vides et il ne nous reste que peu de temps avant que ces gobelins de chez Gringotts ne viennent chez nous et nous mettent à la porte de notre manoir. Et ça il en est hors de question.
- Je ne le sais que trop bien Narcissa. Ce n'est pas pour ça que la situation en est moins une déchéance.
- Heureusement que nous avons Draco qui nous empêchera de tomber dans cette disgrâce.
- Bon. Il est presque l'heure. Vérifions que tout est prêt.
Ils quittèrent le salon pour se diriger vers la chambre de leur fils. En arrivant, ils virent que ce dernier n'était pas encore prêt, trop occupé à s'inquiéter pour ce mariage.
- Dobby, penses-tu que nous nous plairons ?
- Par pitié fils, arrêtez de vous préoccuper de ce genre de bêtise ! l'interrompit son père. Pensez-vous réellement que votre mère et moi nous nous aimions lorsque nous nous sommes rencontrez au mariage ?
- Evidemment ! Mais devant leur grimace ajouta : Un peu !
- Balivernes ! dirent-ils en cœur
- Le mariage est un contrat. Si l'amour finit par en naitre tant mieux, mais le plus important ce sont les avantages qu'il apporte pour les deux parties. C'est pourquoi votre responsabilité immédiate ne doit certainement pas tenir compte de cette chose totalement futile qu'est l'amour, poursuit Narcissa. Et replacez votre veston. Tout doit être parfait.
- Oui mère. Dit Draco en baissant la tête.
Dans l'autre famille, les parents avaient d'autres remontrances à faire à leur progéniture. En effet, Hermione boudait fortement dans la calèche les menant au manoir Malfoy.
- Enlève moi cette moue de ton visage jeune fille, râla la mère.
- Je l'enlèverai quand vous renoncerez à ce mariage stupide ! Il est hors de question que je participe à cette tradition passéiste que celui de mariage arrangé.
- Ne soit pas ridicule ! Draco Malfoy est le meilleur parti à des lieux à la ronde. Soit plutôt fière que ton père et moi ayons réussi à négocier ces fiançailles.
- C'est barbare, patriarcal !
- Il suffit ! Tu ne trouveras jamais mieux que lui donc tu vas me faire le plaisir de contrôler ton humeur et faire ce qu'il faut pour que cette répétition se passe sans encombre.
- Oui, mère. Dit-elle en serrant les dents.
Et c'est ainsi que les Granger arrivèrent au Manoir Malfoy. Les maitres des lieux faisaient de leur mieux pour paraître ravi, et les dentistes de faire la conversation du mieux qu'ils le pouvaient. Hermione de son côté trainait les pieds quand Narcissa annonça qu'ils allaient prendre le thé dans le boudoir avant de commencer la répétition, tant et si bien, qu'elle finit par se trouver seule dans le grand hall.
En relevant la tête, elle s'aperçu de l'absence des autres et de la présence d'un piano. Doucement elle s'approcha, ses doigts glissant sur le clavier. Un coup d'œil à gauche, un coup d'œil à droite, elle n'hésita plus et se mit maintenant à jouer. Une mélodie douce et mélancolique au départ, dépeignant son sentiment amer fasse à ce mariage, devint plus passionnée au fur et à mesure que sa colère devenait plus présente. Tellement prise dans sa musique, elle ne se rendit pas compte qu'une personne s'était approchée afin de profiter au mieux de son talent. Et quand enfin elle s'en aperçut, elle ne put s'empêcher de sursauter et un petit cri s'échappa de sa gorge.
- Oh non ne vous arrêtez pas !
Draco, attiré par le son, avait rejoint sa fiancée et était tombé sous le charme de cette jeune fille pleine de vie et de surprise.
- Désolé, je… j'étais trop concentrée. Je ne voulais pas...
- Il n'y a pas de mal. Vous jouez merveilleusement bien.
- Oh merci.
Hermione baissa légèrement la tête pour cacher son rougissement. Toute la colère qu'elle ressentait jusqu'à lors s'évapora d'un coup sous la surprise et son cœur rata un battement. Jamais elle n'avait vu d'homme si élégant et distingué. Mais elle ne devait pas céder à l'appel de ce fils d'Aphrodite.
- Mère n'a jamais voulu que je m'approche de n'importe quel instrument de musique.
- Mais…. Pourquoi ?
- La musique ne sied pas à un noble, trop passionné.
Ses doigts frôlèrent les touches blanches en se rapprochant d'Hermione.
- C'est ridicule.
- Je ne peux vous donner tort, dit-il en soupirant.
Il se redressa et se tourna vers elle avant de reprendre.
- Malheureusement, la bienséance et le devoir envers la famille sont des règles immuables chez les Malfoy. Nous avons désespérément besoin d'un souffle nouveau si vous voulez mon avis.
Hermione rit un peu sous la remarque. Le Lord était manifestement bien plus intéressant qu'elle ne le pensait jusqu'à lors. Peut-être que ce mariage n'était pas une si mauvaise idée finalement.
- Votre rire est la plus douce des musiques.
Draco en profite pour accrocher une petite fleur dans la chevelure de sa promise.
Les deux se regardent dans les yeux et leur cœur se mettent à battre à l'unisson. Un vrai coup de foudre.
- QUELLE INDECENSE !
Les deux tourtereaux sursautèrent violemment et s'éloignèrent d'un bon mètre.
- Parler seul avant le mariage sans chaperon, c'est inacceptable ! Et dépêchez-vous. Le prêtre Severus vous attend pour la répétition des vœux.
Et c'est la tête basse mais avec un regard complice que le couple suivirent la matriarche Malfoy.
Trois heures plus tard, l'ensemble de l'assemblée n'en pouvait plus. A chaque nouvelle tentative, Hermione soupirait et se faisait houspiller par le prête Rogue. La pauvre roturière qu'elle était ne pouvait éviter les impairs et manquement à l'étiquette.
- Non, non, non ! C'est trois pas qu'il faut faire après avoir donné la main de votre fiancé.
- Pardon, c'est vrai. Désolé.
- On reprend.
- Hum hum
L'assemblée se retourna vers la voix. Il s'agissait d'une élégante jeune femme brune, dont le visage était légèrement caché par un éventail luxueux.
- Il me semblait que le mariage était aujourd'hui. Manifestement j'ai dû me tromper d'une journée, dit la nouvelle arrivante.
- Dobby ? fit Narcissa.
- Je vous présente Lady Pansy Parkinson.
Narcissa se pencha vers son époux « Est-ce une de vos invitées ? »
« Aucune idée. Probablement une lointaine relation »
Le prêtre Severus tapa plusieurs reprises sur son pupitre
- S'il vous plait, reprenons. Ces répétitions n'ont que trop durer.
Hermione se concentra. Elle fit un, deux, trois, pas. S'arrête, respire et dit : « par cette alliance »
- NON ! NON ! ET NON !
- Quoi encore ! désespéra-t-elle.
- Vous n'avez pas attrapé sa main ! Et l'alliance ! Qu'est-ce que vous avez fait de l'alliance !
- Je l'ai, je l'ai !
Elle fouille dans sa petite pochette et en ressort finalement l'anneau… qui lui glisse des mains, roule au sol et finis entre les jambes de Lucius.
Elle se mit à genou pour récupérer son bien, mais en relevant la tête, elle se rendit compte de ce qu'elle venait de faire. Elle était là, à genou entre les cuisses de son futur beau-père, qui ne ratait rien de son magnifique décolleté rehaussé par son corset.
Lucius leva un sourcil appréciateur avant de se prendre un coup d'éventail sur la cuisse.
- Relevez-vous prestement jeune gourgandine.
Hermione recula et se redressa, époussetant sa robe.
- Faites un effort Miss Granger ! dit le prêtre. C'est comme si vous ne teniez pas à ce mariage !
- Non !
- Non ? demanda Draco surpris
- Non non ! Ce n'est pas ça ! Je reconnais que je ne suis pas d'accord avec le principe de mariage arrangé, mais le nôtre est une chose que je désire ! Je souhaite véritablement me marier avec vous Draco ! dit-elle en lui prenant les mains.
Ce dernier lui fit un petit sourire.
- Dans ce cas vous devez travailler l'étiquette jeune demoiselle ! Vous avez jusqu'à demain ! C'est terminé pour aujourd'hui.
- Bien mon père dit-elle en quittant la pièce avec tout le calme dont elle était capable.
Mais dès qu'elle quitta la pièce, elle se mit à courir vers la forêt. Hermione finit pas s'essouffler et s'assit sur une souche d'arbre.
Une fois sa respiration redevenue normale, elle se mit à piétiner le sol de colère et crier de frustration.
- Mais pourquoi faut-il qu'il y ait autant de règles absuuuuuuurdes !
Elle souffla pour se calmer. Puis, après s'être tapé sur les genoux, reprit :
- Allez Hermione ! Tu es brillante, tu peux le faire ! C'est comme une dance à apprendre, une pièce de théâtre.
Elle se leva et refit la série de pas.
- Non ! J'ai encore oublié la main ! Ah ! Tout serait tellement plus simple s'il suffisait de dire ce qu'on a sur le cœur !
Elle se tourne vers un arbuste avec un air vaguement humain et lui attrapa deux branches, comme si c'était deux mains avant de déclamer :
- Mon amour, nous sommes de deux mondes différents, mais notre rencontre récente n'a pas empêcher les sentiments d'émerger. Ensemble nous pourrons faire de grandes choses pour changer ce monde. C'est pourquoi je vous le demande : Souhaitez-vous devenir mon époux ?
Et avec sa dernière tirade, elle passa l'anneau sur une des branches. Devant la tristesse de la situation, Hermione se mit à soupirer.
- Oui ça serait tellement plus simple.
Elle se retourna pour regarder la ville au loin. Un frisson l'a parcouru et un bruit derrière elle la fit se retourner.
L'arbre à qui elle avait passé la bague s'était mis à bouger. La neige tomba au sol, révélant un corps à moitié décomposé. Une partie de ses os était apparent. Quand elle fut dans la lumière de la lune, le corps prononça :
- Je le veux.
Hermione hurla à s'en rompre les cordes vocales et s'enfuit. Elle slaloma entre les arbres, trébucha, se coinça entre les branches. Elle vit le cadavre se rapprocher de plus en plus. Elle courut, courut comme si elle avait la mort aux trousses.
Enfin, elle arriva à quitter la forêt, à grimper sur le pont et là-haut, elle se retourna pour voir si la silhouette l'avait suivi.
Elle ne vit rien à l'horizon. Elle se retourna vers la ville quand quelque chose lui attrapa le bras pour la faire se retourner.
Il était près. Si près qu'elle eu le temps de le dévisager. Il portait un costume trois pièces abimé, rehaussé d'un nœud papillon rouge faisant ressortir sa chevelure de feu. Ses grands yeux bleus brillaient sous la Lune.
Hermione, complètement figée le laissa approcher alors que ce dernier lui dit doucement « Vous pouvez embrasser la mariée » et ils se pencha et posa ses lèvres sur les siennes. Un tourbillon se déchaina autour d'elle et elle finit par perdre connaissance.
A son réveil, une musique entrainante résonnait. Quand elle ouvrit les yeux, elle crut avoir une crise cardiaque devant la scène qui se déroulait devant elle. Là, des cadavres, beaucoup de cadavres, plus ou moins décomposé, des squelettes chantaient, dansaient et buvaient. Quand ces derniers se rendirent compte de son éveil, ils la secouèrent en tous sens, lui proposant à boire et la félicitant. La tête lui tournait tant, qu'elle n'en puis plus et cria « STOP ! »
Le silence se fit dans le bar :
- Est-ce que quelqu'un veux bien m'expliquer ce qu'il se passe ici ? Et on est où là d'abord !?
- Eh bien, vous venez de m'épouser et nous célébrons les noces pardi !
Hermione se retourna vers l'homme roux qu'elle avait vu dans la forêt.
- Quoi ?
- Bah oui ! Vos vœux, bien que peu orthodoxes étaient d'une émotion rare !
Hermione se prit la tête dans ses mains et se dit à elle-même.
- Mais c'est pas vrai, Hermione qu'est-ce que tu as fait ?!
- Tu l'as épousé poulette ! dit un tout petit homme avec une moustache. Eh ! Tu as fait un sacrément bon choix !
- Quoi ? Et pourquoi ?
- Laisse Filius Flitwick te raconter toute l'histoire avec une chanson que tu apprécieras :
Un piano commença à jouer et le petit homme à chanter :
« Il était une fois, un jeune homme bien né
Bonne famille, beau physique, un mignon petit nez.
Un jour une lady lui fit la cour
Tant et si bien qu'il était fou d'amour
Très rapidement ils voulurent se marier
Mais maman poule ne le laissa pas s'envoler
Alors nos deux tourtereaux ensemble décidèrent
De s'enfuir au loin avec de précieuses pierres
Il attendit alors dans la forêt
L'apparition de sa bien aimée »
« Et alors ? »
« La nuit était sombre »
« Et alors ? »
« Dans son dos apparu une ombre »
« Et alors ? Et alors ? »*
« Ce fut le noir complet
Et quand il ouvrit les yeux
Il était décédé
Privé de ses vœux
Et de sa bien-aimée.
C'est alors que surgit un nouvel espoir
Une belle demoiselle l'épousant dès ce soir.
C'est pourquoi aujourd'hui
Nous sommes tous réunis
Pour qu'ensemble on célèbre
Ces noooooces funèèèèèèèèbres ! »
Et pendant que la salle s'ambiançait, Hermione prit la poudre d'escampette et tenta de fuir le plus loin possible.
Déambulant à travers les rues, cherchant de l'aide mais ne trouvant que cadavres et squelettes de plus en plus nombreux, Hermione s'éloignait de la voix de son soupirant l'appelant inlassablement.
Arrivée dans une impasse, elle n'eut d'autre choix que d'escalader la paroi devant elle. Quand enfin elle arriva au sommet, le roux était là :
- Vous saviez qu'il y a un escalier ? ça aurait été quand même plus facile !
Il l'a hissa afin qu'elle se puisse se redresser avant de reprendre
- La vue n'est-elle pas magnifique ? C'est à en avoir le souffle coupé ! Enfin… si je pouvais encore respirer haha !
Il l'invita à s'assoir à côté de lui. En désespoir de cause, Hermione soupira et se posa sur le banc.
- Ecoutez… je suis vraiment désolé de ce qu'il vous ait arrivé, et j'aimerai vraiment vous aider, mais je dois rentrer chez moi !
- Vous êtes ici chez vous maintenant !
- Mais je ne suis pas morte !
- La vie n'est qu'un état éphémère, ça ne durera pas. En attendant, je vous ai même ramené un cadeau
- Quoi ?
- Oui un cadeau… de mariage fit-il avec un air conspirateur.
Il déposa une boite sur ses genoux. Délicatement, elle passa ses doigts sur le ruban pour tirer dessus. Mais quand elle vit ce qu'elle contenait, Hermione ne comprit pas vraiment. Dans cette boite, il y avait un tas de petits ossements.
- Et bien…. Merci… je présume.
Soudain, la boite se renversa d'elle-même et tous les os se regroupèrent, s'assemblèrent et finalement une forme familière se dessina. La jeune femme regarda de nouveau dans le paquet, et un petit collier avec une médaille s'y trouvait. En la lisant, elle s'exclama :
- Pattenrond ? Pattenrond ! Oh mon dieu c'est toi ? Mon minou tu m'avais manqué !
Le squelette de chat se redressa et sauta sur les genoux de son ancienne maitresse en miaulant.
- Il est magnifique.
- Et encore si vous l'aviez vu avec sa fourrure, d'une magnifique teinte orange.
- Comme mes cheveux ?
Hermione pouffa.
- Oui, un peu comme vos cheveux. Merci. Vraiment. Mais, je ne sais même pas comment vous vous appelez…
- C'est vrai que nous n'avons pas vraiment fait les choses dans l'ordre. Je m'appelle Ronald Weasley. Mais tout le monde m'appelle Ron.
- Enchanté Ron. Je suis Hermione Granger.
Elle semblait voir son compagnon avec un peu plus de compassion quand Pattenrond vint sur lui pour s'installer.
- Vous semblez l'avoir conquis. Maman détestait quand il grimpait sur elle.
- J'ai donc l'aval d'un membre important. Mais l'avis d'une mère l'est tout autant. J'aurais dû écouter la mienne. Dit-il en soupirant. Pensez-vous que j'aurais eu son approbation ?
- Heureusement vous n'aurez jamais besoin de le savoir
- Pourquoi ? On peut allez la voir si vous le souhaitez ! Dans quel cimetière est-elle enterrée ?
- Oh, elle n'est pas… je veux dire, mes parents sont encore vivants.
- Ah…
- Mais j'y pense… ils vont se faire un sang d'encre en voyant que je ne reviens pas. Il serait plus correct de les prévenir de ne plus s'en faire pour moi et de vous présenter.
- Vraiment ?
- Si vous connaissiez un moyen de remonter à la surface…. Peut-être...
- Moi non, mais le vieux Dumbledore saura nous montrer la voie.
Il lui prit la main et l'entraina vers la plus haute tour du village. Là-bas, des montagnes de livres, sur les murs, le sol, et même jusqu'au plafond. Hermione regardait partout, déchiffrant les titres, curieuse de pouvoir y jeter un coup d'œil.
- Professeur ? appela Ron, Professeur ? Professeur Dumbledore vous êtes là ?
Une pile de livre tomba et un hoquet finit par révéler un squelette avec une immense barbe blanche et des lunettes en demi-lune.
- Ah mon petit Ronald. Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
- Nous aimerions faire un tour à la surface.
- A la surface ? Oui…. Je dois avoir ça dans mon livre de sort. (**)
Le vieux squelette rassembla plein d'ingrédient différent. Des insectes, des larves, un liquide qu'Hermione ne préférait pas connaitre l'origine. Dumbledore mis un peu de l'un, une lichette de l'autre, mélangea jusqu'à une petite explosion. Il attrapa le gobelet, le remua et le bu cul sec. Hermione ne put s'empêcher un petit soupir, elle avait failli croire qu'elle allait devoir avaler cette mixture.
- Alors voilà, j'ai le rituel. Pour revenir il faudra dire « Gryffondor »
- Gryffondor ?
- Oui c'est ça. Est-ce que vous voulez un petit bonbon au citron avant de partir ?
- Non merci.
- Alors c'est parti.
Il cassa un énorme œuf d'où s'échappa un nuage de fumée et quand le couple rouvrit les yeux, ils étaient de retour dans la forêt.
Ron, ouvrit grand les bras et respira à plein poumon – autant que faire ce peux.
- J'ai passé tellement de temps sous terre que j'en avais oublié la fraicheur du grand air !
Il tournoya, profitant de la nuit. Puis, il se tourna vers Hermione, trop heureux d'être là avec elle. Mais Hermione devait maintenant mettre son plan à exécution. Elle était un peu mal d'avoir manipuler ce qui semblait être un garçon très gentil, mais elle devait se sortir de cette situation.
- Ronald ?
- Oui Hermione ?
- Je pense que ce serait bien si je partais en premier… histoire de les préparer à la nouvelle. Ils sont un peu vieux jeu sur les bords et venir comme ça avec un homme risquerait de leur provoquer une crise cardiaque.
- Si vous pensez que c'est pour le mieux alors je vous attendrais ici.
- Merci. Vous ne trichez pas !
Ronald gloussa sous la blague, et Hermione partie aussi vite que possible.
Il rejoignit le manoir Malfoy, où tout le monde était censé être, mais au moment où elle s'apprêtait à y pénétrer elle entendit les parents de Draco discuter et lui promettant de la tuer à l'instant où ils l'a verraient pour la honte dont elle les avait couvert en s'enfuyant avec le premier venu. Elle sut alors, qu'elle n'aurait aucun moyen de les convaincre et d'obtenir de l'aide, et que pour ça, il n'y avait qu'une seule personne en qui elle pouvait avoir confiance.
De son côté, une petite voix raisonnait dans la tête de Ronald.
- Tu ne devrais pas lui faire confiaaaaance !
Ron se tapa la tête et un asticot en sorti, atterrissant dans la neige froide.
- Tu ne devrais pas le prendre comme ça frangin !
- Ginny ! Et toi tu ne devrais pas manquer de respect envers mon épouse.
- Je ne lui fais pas confiance. Ce n'est pas une femme respectable.
- Elle est partie prévenir ses parents, comme elle me l'a promis.
- Et elle a surement toutes les raisons du monde pour prendre tout son temps dit-elle de façon sinique.
- Elle a surement une bonne excuse !
- Tu ferais mieux de lui demander laquelle !
- Je le ferais !
- Vas-y, il suffit de suivre ses traces pour la retrouver de toute façon !
Hermione fit le tour du manoir, avant de trouver ce qu'elle cherchait : un pied de vigne en dessous de la fenêtre de son véritable fiancé. Après tout, si elle avait pu escalader une falaise, ce n'était pas un petit étage qui allait lui faire peur ! Arrivée en haut, elle frappa à la vitre pour qu'on vienne lui ouvrir. (***)
- Hermione ! Dieu merci vous êtes là ! Mais vous êtes glacée ! Venez près du feu pour vous réchauffer !
- Merci. Draco…
Des larmes pointaient au coin de ses yeux.
- Je ne sais même pas par où commencer… Je suis tellement désolé de toute cette situation. Je vous accorde que ce matin, j'étais contre ce mariage arrangé. Mais dès que nous nous sommes parlé, j'ai compris à quel point je souhaitais que ma vie soit liée à la vôtre.
- Hermione, je ressens la même chose que vous ! Jamais je n'aurais pu espérer épouser une personne qui me fasse ressentir autant de passion !
Les deux fiancés se fixaient amoureusement et se rapprochèrent petit à petit. Ils étaient sur le point de s'embrasser quand Hermione vit son époux arriver sur le balcon.
- Draco, fit-elle en lui prenant le visage, je vous conjure de me pardonner, mais je me suis involontairement lié à quelqu'un d'autre.
- Quoi ?!
- Je vous supplie de me croire quand à mes sentiments envers vous.
Un éclair les fit sursauter à l' instant où Ron pénétra dans la demeure
- Chérie ? Je voulais tellement…
Mais quand il l'a vit avec un autre homme… la jalousie monta en lui. Il attrapa Hermione par le bras pour la mettre à ses côtés avant de demander :
- Chérie ? Qui-est-ce ?
- Qui je suis ?! Draco fulminait. Je luis Lord Draco Malfoy
Ron pouffa
- Quoi ? Mon nom te fait rire ? Inutile de demander le tien, tu n'es qu'un moins que rien.
- Je suis l'époux d'Hermione !
- L'époux ?!
- Ce n'est pas ce que vous croyez !
Elle attrapa le bras squelettique et le secoua en disant
- Regardez ! Il est mort !
Ron était rouge de colère. Il resserra Hermione contre lui, et prononça la formule magique pour retourner au monde des morts. Et c'est impuissant que le lord assista au départ de sa fiancée qui hurlait son prénom, comme une supplique pour l'aider.
En arrivant sous terre, Ronald hurla.
- VOUS M'AVEZ MENTI ! TOUT CA POUR REJOINDRE UN AUTRE HOMME !
- Ne comprenez-vous pas ? C'est vous l'autre homme !
- NON, VOUS M'AVEZ EPOUSE ! C'EST LUI L'AUTRE HOMME.
Il se retourna. Il n'arrivait pas à lui faire face devant cette trahison et ses pensées n'étaient plus cohérentes.
- Il n'a pas tout à fait tort, dit le vieux Dumbledore.
- Oh vous, le vieux croûton, on ne vous a pas sonné ! râla la jeune femme.
Il leva les mains en geste d'excuse et se recula.
- Ronald, ne voyez-vous pas que ce mariage est voué à l'échec ?
- Pourquoi… parce que vous me trompez déjà ?
- Non ! Parce que nous sommes trop différents ! Déjà pour commencer, vous êtes mort !
- Ça, il fallait y penser d'abord !
- Mais je ne me rendais pas compte ! Jamais je ne vous aurais épousé volontairement !
En disant ça, Hermione compris que ses mots avaient dépassé sa pensée et étaient trop cru, manquaient trop de tact. Mais il était malheureusement trop tard. Elle vit le visage de Ron se fermer complètement avant qu'il lui dise :
- Je ne suis pas digne d'être aimé… merci, je le savais déjà…
- Ronald…
Mais il n'écoutait plus et quitta la pièce précipitamment. Il avait besoin de s'éloigner d'elle le plus possible. Quand sa colère redescendit, ses pas se ralentirent et il se mit à errer dans les rues, trainant les pieds, puis il finit par s'affaler sur une méridienne en regardant dans le vide.
- Ronny…
- Qu'est-ce que tu veux encore Ginny… tu avais raison et je n'ai pas envie d'en parler.
- Allons frangin… tu vaux bien plus que ce petit lordillon. Qu'est-ce qu'il pourrait avoir de plus que toi ?
- Pfff…. Des cheveux soyeux, une peau sans défaut… un cœur qui bat…
Ron soupira et s'allongea de tout son long, le bras par-dessus ses yeux.
- Ne te dévalorise pas Ronny ! Ton Hermione finira bien par voir à quel point tu es génial ! Il suffit qu'elle te voie tel que je te vois
- Un frangin ? Pas sûr que ça fasse mon affaire.
- Voilà par exemple ! Tu as un excellent sens de l'humour.
- Super… Je n'ai plus qu'à la faire mourir de rire pour qu'elle n'ait plus le choix de rester avec moi…. Allez, laisse tomber Ginny.
Dans le monde des vivants, Draco n'était pas resté sans rien faire. Il n'était pas sûr d'avoir tout compris mais il était certain d'au moins une chose : Hermione avait besoin d'aide. Il était alors parti voir ses parents malheureusement sans succès. La seule conséquence fut d'être consigné dans sa chambre.
Mais il n'allait pas en rester là. De la même manière qu'Hermione avait réussi à grimper par sa fenêtre, il allait faire le chemin inverse. Il noua ses draps, les fixa à son balcon et se laissa glisser jusqu'au sol. Il s'en alla alors vers la seule personne susceptible de lui apporter des réponses : le père Severus.
Malheureusement, ce nouveau plan fut pire que le précédent. Le religieux a été encore plus hermétique que ses parents et était à deux doigts de le faire interner. Il l'avait ramené à ses parents qui l'avaient trainé de nouveau dans sa chambre, privé cette fois de toute échappatoire.
- Qu'allons-nous faire Narcissa
- Je ne sais pas Lucius…
- Déjà que la disparition de la mariée à jeter l'opprobre sur notre famille, si Draco commence à perdre la tête s'en est fini de la famille Malfoy…
- Oh pauvre Draco…
La jeune invitée venait de s'immiscer dans la conversation.
- Lady Parkinson… salua le maitre des lieux
- Je trouve ça juste très triste pour ce cher Draco de s'être laissé embobiner par cette mécréante. Jamais je ne pourrais faire du mal à ce point à une personne.
- Votre époux à bien de la chance commenta Lady Malfoy.
- Malheureusement je ne suis pas mariée. J'ai récupérer mon titre à la mort de mes parents. Je gère maintenant seule mon domaine. La personne qui m'épousera sera à tout jamais à l'abri du besoin. (****) Et je serai ravie que Draco soit cette personne.
Lady Parkinson observait d'un œil satisfait les effets de ses propos sur Lucius et Narcissa Malfoy. Elle était sure que ces derniers n'allaient pas tarder à céder à sa proposition et de lui promettre la main de leur cher fils. Ainsi elle pourra s'accaparer la puissance du nom des Malfoy et leur fortune légendaire. C'est avec joie que le couple finit par accepter le mariage qui allait pouvoir avoir lieu, dès le lendemain.
Alors que Draco essayait tout ce qui était possible pour quitter sa chambre, ces parents vinrent le visiter :
- Draco, demain vous vous marierez.
- Vous avez retrouvé Hermione ? fit-il plein d'espoir ?
- Nous, vous épouserez Lady Parkinson.
- Quoi ? dit-il circonspect, Mais… et Hermione !
- J'ai dit, vous épouserez Lady Parkinson demain. Dit son père avec autorité.
- Mais je ne l'aime pas !
- Il suffit ! Notre famille est au bord du gouffre Draco. L'amour n'a que faire du devoir et votre devoir est de sauvé cette famille de la rue, et seule la fortune des Parkinson peut nous y aider. De plus, c'est une vrai Lady et elle fait donc un bien meilleur partie. Alors vous ne discutez pas et demain vous épouserez Lady Parkinson. Pour le bien de la lignée Malfoy : Sanctimonia Vincet Semper
- La pureté vaincra toujours. Répondit amèrement le fils.
Quand la porte se referma sur lui, Draco de rage envoya voler tout ce qui se trouvait sur son bureau, désespéré par son impuissance et sa résignation.
Ron avait fini par retourner au bar. Il était vide à cette heure et il put tranquillement déprimer. Il ne savait pas trop pourquoi il s'assit au piano et laissa ses doigts distraitement appuyer aléatoirement sur les touches.
- Vous ne savez pas jouer.
Ron se retourna vers Hermione qui venait de prononcer ces mots. Il était déjà assez en colère contre elle et elle se permettait de lui faire une réflexion. Il l'ignora et retourna sur le clavier.
- Je peux vous apprendre.
La jeune femme s'assit à ses côtés et commença à jouer les premières note de la lettre à Elise (*****) Ron tenta maladroitement de les reproduire. A chaque fois, Hermione lui refaisait une démonstration et elle finit par poser sa main sur la sienne pour le guider. Quand Ron se tourna vers elle, cette dernière lui dit.
- Je suis vraiment désolée. Je me suis conduite… comme la dernière des manipulatrices. Je ne voulais pas vous faire du mal. J'avais peur, cette situation… est loin de tout ce que j'avais imaginé.
- C'est en parti de ma faute aussi je suppose…. J'ai tellement attendu l'amour, que lorsque vous m'avez passé la bague au doigt… que j'ai cru à un rêve et j'ai foncé tête baissé.
- Vous êtes un grand romantique… dit-elle avec un sourire.
Ils restèrent ainsi quelques instants à se regarder en souriant, content d'avoir pu faire la paix quand une sonnerie retentit. Les gens se précipitèrent dans le bar en hurlant « Un nouveau venu ! » Tout le monde l'accueillit à grand renfort de pintes et de tapes dans le dos. Il s'agissait d'un grand homme hirsute qu'Hermione reconnu immédiatement et pour cause, c'était l'homme à tout faire de la famille Granger :
- Hagrid !
- Oh Mam'selle Hermione ! Vos parents vous cherchent partout.
- Mais qu'est-ce qu'il vous ait arrivé !
- Oh pas grand-chose, j'ai eu une quinte de toux et je me suis asphyxié mais maintenant je respire comme si mes poumons étaient neuf !
- Condoléances malgré tout. Mais dites-moi, qu'en est-il de là-haut ? Comment vont mes parents ? Et Draco ?
- Vos parents sont désespérés en voyant leur recherche vaine. Les Malfoy ont annulé leur proposition. Draco va épouser Lady Parkinson demain.
- Quoi ?!
- Bah oui… comme vous n'étiez plus là… ils n'ont surement pas voulu gâcher le gâteau !
- Les hommes sont tous les même ! Dis un squelette aviné. Ils fuient à la première difficulté et s'entiche des filles les plus faciles.
Hermione était totalement abasourdie. Draco allait en épouser une autre ? Alors c'était ça, la conclusion qu'il avait tiré de leur entrevue ? L'amour qu'il lui avait déclamé n'était donc que du vent ? Ron essaya bien de la soutenir mais cette fois, c'est elle qui avait besoin d'être seule. Elle imaginait déjà la scène. Cette Lady Parkinson respectant à la lettre le protocole devant l'hôtel, Draco lui promettant l'amour éternel. Hermione retira la petite fleur que Draco lui avait laissée dans les cheveux et la regarda… puis la laissa tomber au sol avant de partir en disant « C'est fini, il est trop tard. »
Alors qu'elle cherchait à retrouver Ron, elle surprit une conversation entre lui et le vieux Dumbledore :
- Mon cher, il y a un problème avec votre mariage
- Quel est-il ?
- Vous êtes lié jusqu'à ce que la mort vous sépare.
- Et ? Je ne comprends pas où vous voulez en venir.
- La mort… vous a déjà séparé.
Ron afficha un air choqué.
- Mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
- Il n'y a malheureusement qu'une seule solution. Que votre promise elle aussi vous rejoigne dans la mort
- NON ! dit-il choqué. Non, je ne peux pas lui faire ça !
Hermione fut touché par la réaction de Ron. Son grand cœur, bien qu'amoureux d'elle, ne lui permettait pas de la laisser mourir. Alors, elle prit une grande inspiration et se révéla aux deux hommes :
- Je vais le faire.
- Non Hermione, je ne peux pas vous laisser faire ça.
- Je suis prête à faire cet ultime sacrifice. Je veux me marier avec vous Ronald Weasley.
- Merci dit-il ému en lui prenant les mains.
- Pour cela, il faut que le mariage soit célébrer à la surface.
- Alors faisons ça en grande pompe !
C'était la fête dans le monde des morts : Un mariage ! C'était le tout premier mariage qu'ils allaient célébrer. Il fallait donc que tout le monde mette la main à la pâte. Aragog le chef des tarentules fit tisser une magnifique robe de mariée de leur soie, Rosmerta la tenancière du bar prépara une magnifique pièce montée tandis que le petit Flitwick s'occupait du groupe pour la musique. Ron de son côté était parti cueillir des fleurs pour le bouquet de la mariée. Il entoura ses fleurs séchées d'un ruban rouge comme son nœud papillon. Quand il revint au village, tout était prêt, en particulier Hermione. En posant ses yeux sur elle, il ne put s'empêcher d'être époustouflé par sa majesté.
- Vous être magnifique Milady, lui dit-il en lui tendant le bouquet
- Merci My Lord, vous n'êtes pas mal non plus.
- Je vous remercie de tout ce que vous faites pour moi.
- Vous méritez le bonheur et j'ai envie de vous l'offrir.
- Votre générosité vous perdra.
Elle lui fit un petit sourire un peu triste avant de se reprendre et de dire joyeusement :
- Allez ! Assez perdu de temps. Allons célébrer ce mariage !
Là-haut, la réception pour le mariage Malfoy – Parkinson se déroulait dans la demeure familiale dans une ambiance des plus maussades. Seule la mariée était ravie de se trouver à cette table et riait en buvant du vin. Au moment où elle voulut faire un discours cependant, un bruit sourd commença à remonter des profondeurs et bientôt les portes de l'enfer s'ouvrirent et un torrent de morts et de squelettes débarqua à la réception.
Les invités commencèrent à fuir en tous sens, le chaos se répandit progressivement dans toute la ville. Lady Parkinson quitta précipitamment la table pour se réfugier en dessous, abandonnant Draco, seul à rester calme et stoïque dans la pièce.
Les habitants de la ville tentèrent de se cacher, de se défendre face à ce phénomène. La doyenne, Augusta Longdubas, se débattait comme si elle n'était âgée d'à peine 80 ans, repoussant les intrus de son sac à main rouge vif.
Mais l'un d'entre eux approchait, malgré la menace et dit simplement
- Augusta ma douce !
- Alphonse ?
- Oui mon Augusta ?
- Mais vous êtes mort il y a plus de 15 ans !
- Cela ne m'importe guère ! Je suis si heureux de vous revoir !
Et le squelette embrassa sa veuve qui lui avait tant manqué.
Bientôt dans la ville d'autres scènes de retrouvaille fleurissaient partout, la peur laissant la place à l'amour. Ensemble ils se dirigeaient tous vers l'église où le père Severus hurlait pour repousser l'invasion.
- Arrière ! Démon de l'enfer ! Retournez dans les limbes dont vous vous êtes échappés ! Je vous interdis d'entrer insupportable fantômes du passé !
- Parlez moins fort on est dans une église ! lui répliqua l'un de ses envahisseurs.
Le père Severus ne sut quoi répondre et ne put que se contenter d'observer la scène : tout le monde, morts et vivants s'installant conjointement sur les bancs.
Pendant ce temps-là, Draco n'avait toujours pas bougé au milieu de ce chaos, jusqu'à ce que son épouse quitte sa cachette et l'enjoint à partir le plus rapidement possible.
- Allons-y, prenons tous l'argent que nous pourrons emporter et allons-nous en!
- L'argent ? Quel argent ?
- Quel argent ?! Mais le vôtre voyons ! Celui de la grande et prestigieuse famille Malfoy !
- Mais il n'y a pas le moindre sou ici ! C'est votre dot qui est sensé sauvé mes parents de l'expulsion !
- L'expulsion ?! Vous mentez ! hurla-t-elle les yeux écarquillés. Dites-moi que vous mentez !
- Les choses ne se déroulent pas selon votre plan Lady Parkinson ? répondit-il sardonique. Au moins maintenant nous serons deux à ne pas avoir obtenu ce qu'il désirait. Sur ce, je vous laisse.
Draco se leva et quitta les lieux avec la prestance de sa condition. Il suivit la foule jusqu'à l'église, attiré par la musique nuptiale qui s'en élevait. Quand il vit les personnes présentes devant l'autel, il sentit son cœur se serrer. Devant lui, Hermione, plus resplendissante que jamais dans sa robe blanche, était là, récitant à la perfection les vœux qu'elle aurait du prononcé pour lui. Il s'était approché par un vaisseau collatéral et pouvait voir toute la scène, dos à son ancienne promise. Seulement, au moment où son rival était en train de prononcer ses vœux, il remarqua la présence du blond et surtout… son désespoir. Il essaya de poursuivre mais il n'y arrivait pas. Hermione voulu poursuivre et s'apprêtait à boire le poison mais Ron l'en empêcha.
- Je ne peux pas faire ça.
- A cause de quoi ?
- A cause de ça, soupira-t-il. Je devais me marier, et on m'a tout enlevé. Et maintenant, c'est moi… C'est moi qui suis en train d'enlever ses rêves et ses espoirs à un autre.
- Ronald
- Je n'aime que vous Hermione. Mais vous n'êtes pas miens…
Puis se tournant vers le blond, il l'invita à les rejoindre. Draco s'avança et Ron lui donna la main de sa bien-aimée. Les deux amoureux se regardaient, heureux.
- Oooh ! Comme c'est touchant !
Toute l'église s'était retournée vers cette voix désagréable qu'était celle de Lady Parkinson.
- Je verse toujours une larme aux mariages. Nos deux amoureux se sont retrouvés près à être heureux et avoir beaucoup d'enfant comme dans les contes de fée. Mais vous oublié une chose… Draco est encore mon mari ! fit-elle en se saisissant de son bras pour l'avoir tout contre lui. Je ne partirai pas sans rien !
- C'est vous ?
Le roux avait reconnu la nouvelle venue. En même temps, comment ne pas reconnaitre la personne qui lui avait brisé le cœur
- Ronald ?
- Pansy….
- Mais… mais je vous ai laissé
- Pour mort…
La colère montait chez tous les habitants de l'autre monde. Au départ, tout le monde avait cru que c'était des malandrins qui s'était attaqué à leur Ronny mais d'apprendre, que la personne responsable de ce désastre n'était autre que sa fiancée qui avait tout manigancé les fit tous rager.
Sentant le danger, Pansy sortie une petite dague dissimulée en pique à chignon et la pointant sur la gorge de Draco, le forçant à reculer avec elle.
Hermione, comme le reste de l'assemblée avait commencé à voir rouge quand elle avait su ce que cette gourgandine avait fait à cette personne qui avait su se faire une place dans son cœur. Mais savoir qu'en plus elle comptait plus ou moins faire la même chose avec son bien-aimé, s'en était trop.
De son aura menaçante, Hermione se rapprocha en grondant de le relâcher. Mais l'indélicate n'avait pas dit son dernier mot :
- Faudra-t'il que je vous tue aussi ? petite idiote !
Lady parkinson s'apprêtait à planter sa rivale quand un petit sac d'os lui sauta dessus toute griffes dehors en feulant comme un tigre. La tueuse repoussa l'assaut et d'un geste latéral tenta de lacérer la mariée. Hermione esquiva et utilisa son propre peigne pour la contrer. Les deux combattantes rendaient coup sur coup. Hermione arriva à plusieurs reprises à égratigner la robe de son adversaire mais cette dernière réussit à lui faire un croche-patte et elle finit par tomber au sol. Pansy fit un sourire mauvais avant de jeter la dague qui se planta dans la chair. Mais ce n'était pas celle d'Hermione. C'était Ron qui s'était interposée entre les deux, et comme on ne peut mourir qu'une fois, ce dernier n'avait pas eu le moindre dommage. Il récupéra la dague dans son cœur et la pointa sur son ex-fiancée désormais désarmée.
- Dehors. Disparais. Tu as fait assez de mal comme ça Pansy.
Reprenant contenance, elle lissa sa robe et finit par dire
- Très bien, très bien. Je vois bien que ma présence n'est pas désirée ici. Comme toi Ronald. Je souhaite avant de partir porter un toast ! fit-elle en attrapant la coupe sur l'autel. A mon rouquin de Ronald ! La preuve vivante qu'il possédait bien une âme ! Enfin vivante… Morte plutôt ! Mais dit-moi, est-ce qu'un cœur qui a cessé de battre peut-il encore se briser en constatant qu'il ne sera jamais marié ?
Les mots acérés de la noble frappèrent à où ça faisait le plus mal et Ron accusa le coup. Ginny et les autres du monde des morts voulurent s'attaquer à elle mais le vieux Dumbledore les en empêcha
- Bravo Miss Parkinson. Vous allez vous en sortir. En tant que mort dans le monde des vivants, nous n'avons pas le droit de vous faire le moindre mal.
- A la bonne heure ! Je vais donc boire à ma victoire !
Elle but le calice cul sec, et avec le visage satisfait du mal qu'elle avait fait, jeta un dernier regard à Ron avant de quitter l'église. Seulement après trois pas, le poison qui était dans la coupe commença à faire effet. Lady Parkinson s'appuya contre la porte et quand elle se redressa, elle ne faisait plus partie du monde des vivants.
- Mon cher professeur, en tant que mort nous ne pouvons pas faire de mal aux vivants mais par contre…
- Pour les morts vous pouvez faire ce que vous voulez !
Pansy cria de peur en voyant que toute l'assemblé de l'autre monde s'avançait vers elle, leurs envies meurtrières visibles sur chacun de leur visage. Elle essaya de s'échapper mais elle fut entrainée avec les autres en enfer.
Bientôt, il ne resta dans l'église qu'Hermione, Draco et Ronald. Mais ce dernier se sentait de trop face au couple parfait qu'ils formaient et commença à partir. Hermione le regarda et après un accord visuel de son bien aimé, accourra pour le rattrapé.
- Ron !
- Hermione ?
- Je ne peux pas vous laissez partir comme ça.
- Je suis en paix maintenant.
Il retira l'alliance et la déposa dans la main de la belle.
- Vous n'avez plus besoin de vous inquiéter pour moi. Soyez heureux tous les deux. Vous le méritez.
- Vous aussi vous le méritez. Vous êtes une personne formidable Ronald Weasley dit-elle en le prenant dans ses bras. Je ne vous oublierais jamais.
- Merci pour tout. Adieu.
Ron s'éloigna de l'étreinte de la brune et après un dernier regard se tourna vers la Lune et disparu dans une lueur magique. Une larme s'échappa des yeux d'Hermione mais elle avait également le sourire aux lèvres quand Draco la rejoignit dans ce dernier adieu pour cet homme rêveur et amoureux.
FIN
(*) Du très vieux titre d'Henry Salvador « Zorro est arrivé» - il m'a toujours fait marrer
(**) Si t'as la ref, tu fais partie des bests. Sinon, file écouter le donjon de Naheulbeuk !
(***) Et cette fois ci c'est l'elfe !
(****) C'est clair que mort on n'a plus de besoin donc elle ne ment techniquement pas XD
(*****) Oui c'est clairement une référence au 7eme film.
Et voilà ! C'est tout pour moi !
J'espère que cette histoire vous aura plus. Perso, bien que j'ai pris le temps pour le faire, j'ai aimer l'écrire.
Bisous à tous et Joyeux Halloween (en retard XD)
