Bonjour à tous ! On se retrouve déjà pour la suite de l'histoire. Je n'ai pas voulu vous faire attendre plus longtemps, vu que j'ai deux chapitres d'avance (pour moi c'est beaucoup ^^).
Merci à tous ceux qui lisent l'histoire, à ceux qui l'ont ajoutée à leurs favoris et leurs alertes, à ceux qui ont reviewé et écrit un petit mot pour m'encourager. C'est pour vous que je continue à écrire et à publier.
Réponse à la review anonyme d'Aliserre : merci pour ta très gentille review. S'il y a un clin d'œil aux Liaisons dangereuses, non, en tout cas pas volontairement, mais il est toujours possible que ma lecture m'ait influencé inconsciemment. J'espère que la suite te plaira.
Avertissements :
Tout appartient à JK Rowling. Je ne fais évidemment que lui emprunter la trame, les personnages, l'intrigue, etc.
Texte pour lecteurs matures : LEMON, langage cru.
Si ce n'est pas de votre âge… fuyez, pauvres fous !
Si vous êtes encore là, bonne lecture à vous
Fin du chapitre précédent : Quand elle rouvrit les yeux, Malefoy n'était plus là. Mais ses derniers mots résonnaient encore dans sa tête : « Me laisseras-tu t'initier ? »
« Ginny, est-ce que je peux te parler ? Seule à seule, s'il-te-plaît.»
Ginny suivit aussitôt Hermione, intriguée par son air confus. De toute évidence la jeune femme avait des soucis et avait enfin décidé de lui en parler. Les deux amies s'isolèrent dans un coin de la cour où elles pourraient parler à l'abri des oreilles indiscrètes.
Cela faisait maintenant presque une semaine que Malefoy avait fait sa surprenante proposition à la jeune Gryffondor, et depuis elle ne cessait d'y réfléchir, dévorée par le doute. Le serpentard l'avait laissée tranquille jusqu'ici, se doutant sans doute qu'il ne valait mieux pas la brusquer. Mais elle devait prendre une décision.
Elle avait enfin décidé de demander de l'aide. Ginny s'y connaissait beaucoup mieux qu'elle dans le domaine sentimental. La jeune Weasley fixa longuement son amie jusqu'à ce que celle-ci ose enfin prendre la parole et briser le silence qui s'était installé :
« Ginny… Si tout était fini avec Harry, qu'il te quittait, est-ce que tu envisagerais de sortir avec quelqu'un d'autre, si quelqu'un d'autre s'intéressait à toi ? Ne me comprends pas mal : j'aime encore Ron, et je donnerais tout pour qu'il revienne vers moi. Mais… honnêtement je ne crois pas que cela arrivera de sitôt. Et il y a cet autre garçon…
- Qui ? interrogea la jeune rousse toute excitée.
- Je… Je ne peux pas te le dire. Il n'y a encore rien de concret. Mais il me plaît, ajouta-t-elle en rougissant. Evidemment, je ne l'aime pas. Mais il y aurait une possibilité de quelque chose entre nous. Mais j'ai peur de définitivement couper les ponts avec Ron si je m'intéresse à quelqu'un d'autre.
- Je ne crois pas que c'est ainsi que cela marche. Ce n'est pas en attendant Ron désespèrement qu'il reviendra. S'il est un peu jaloux, s'il voit que d'autres s'intéressent à toi, peut-être ouvrira-t-il les yeux sur à quel point tu comptes pour lui. Et puis ce n'est pas parce que mon crétin de frère est trop bête pour voir à quel point tu vaux le coup, que tu dois t'arrêter de vivre. Quand Harry ne s'intéressait pas à moi, je ne l'ai pas attendu passivement. Je suis sortie avec d'autres garçons parce que je voulais découvrir des choses, parce que je ne voulais pas attendre toute ma vie un garçon qui peut-être ne m'aimerait jamais. Nous sommes jeunes, Hermione, nous avons le droit de nous amuser, nous avons le droit de profiter de l'amour, d'explorer nos sentiments et notre sexualité. Si Ron ne veut pas de toi, tant pis pour lui, apparemment un autre est plus lucide. Alors, n'hésite pas, si tu veux tenter l'aventure, fonce !
- Merci, Ginny, c'est ce que j'avais besoin de savoir. Merci pour tes précieux conseils.
- Et je compte sur toi pour me raconter tout ça… Quand tu seras prête bien sûr !
- Ce ne sera pas pour tout de suite, pour le moment je préfère encore garder ça secret. Je ne suis sûre de rien.
La cloche sonna, annonçant la reprise des cours de l'après-midi, et les deux jeunes femmes se dirigèrent vers leur salle de classe. Au milieu du cours de sortilèges, profitant du fait que tous ses camarades étaient absorbés dans leur travail, Hermione se saisit de sa baguette et murmura un sort. Le petit bout de papier qu'elle tenait dans sa main se transforma en un beau dé rouge brillant, aux points dorés. Tout aussi discrètement, elle enchanta ce dé pour voler droit vers Drago Malefoy, devant qui il se posa délicatement.
Le jeune homme blond regarda le petit objet inattendu et sourit d'un air ravi. Il se tourna vers Hermione et, voyant qu'elle maintenait le contact visuel, lui décocha un clin d'œil ravageur. Celle-ci ne put s'empêcher de sentir son cœur s'emballer et rougit violemment. Confuse, elle s'empressa de retourner à son travail.
À la fin du cours, alors qu'Hermione rangeait ses affaires, elle se sentit bousculer et une voix murmura à son oreille « 21h, salle sur demande », alors qu'un souffle chaud faisait frissonner sa peau. Les dés étaient jetés.
Encore une fois, lorsque Hermione rejoignit la salle sur demande, Malefoy l'y attendait déjà. L'agencement de la salle était un peu différent de la veille, puisqu'un grand lit à baldaquin semblait attendre les deux jeunes sorciers. Hermione se sentit frissonner (d'appréhension ou de désir ?) en le voyant.
« Tu as donc choisi de venir, Granger, de te livrer à moi. J'en suis ravi. Même si je m'y attendais un peu : ne suis-je pas complètement irrésistible ? Tu es prête ? As-tu le courage de rentrer dans mon monde ?
- Je n'ai rien à perdre… »
Elle avait à peine fini de parler qu'elle vit Malefoy fondre sur elle et l'entourer de ses bras. Il inclina sa tête en arrière, la forçant à la regarder. Hermione comprit qu'il allait l'embrasser, c'était évident. Et, pire encore, elle désirait ce baiser de tout son corps. Avec une lenteur insupportable, Malefoy abaissa son visage sur elle et posa ses lèvres sur les siennes. Il se mit à l'embrasser passionnément, lui faisant perdre le souffle. Il n'y avait aucune douceur dans ce baiser, mais seulement un pur désir passionné. Ils se mordaient, se cherchaient, se taquinaient, s'affrontaient. Le serpentard introduisit sa langue dans sa bouche, la pénétrant profondément, lui annonçant ses intentions sauvages. Il semblait vouloir la dévorer, la faire succomber sous son désir.
Déjà, il la possédait entièrement. Elle était incapable de lui résister, envahie par des bouffées de plaisir et de désir. Il l'attirait tellement, elle voulait s'offrir à lui, toute entière. Elle avait peur, peur de l'envie qu'elle ressentait, peur de ses désirs à lui, mais la tentation était plus forte que tout.
Elle sentait les mains de Malefoy se promener partout sur son corps, la griffant, la caressant, effleurant ses formes rondes, faisant frissonner la peau nue de son cou, de sa gorge, se perdant dans ses cheveux.
Mais elle voulait plus ! Elle voulait le sentir complètement, elle voulait sentir leurs peaux nues se frotter, elle voulait pouvoir admirer ce corps que toutes les filles de l'école vantaient. À regret, Hermione s'arracha au baiser du serpentard, et, maladroitement, sans oser le regarder, commença à se déshabiller. Si elle avait eu le courage de regarder le jeune homme en face d'elle, elle l'aurait vu hausser les sourcils d'un air surpris, puis sourire d'un air mi-satisfait mi-narquois.
Quand elle ne porta plus que ses sous-vêtements, Hermione s'arrêta et releva le regard. Malefoy n'avait pas bougé d'un pouce et il était encore complétement habillé. Zut, elle qui comptait sur lui pour faire de même ! Elle se sentait si nue et vulnérable désormais.
Elle n'eut cependant pas le temps d'approfondir ses regrets car Malefoy la prit de nouveau dans ses bras, et, tout en recommençant à l'embrasser, la poussa vers le lit. Il l'y fit tomber et l'allongea, puis s'assit à califourchon sur ses hanches. Alors seulement il commença à son tour à se déshabiller, ôtant son pull et sa chemise.
Hermione put enfin admirer le torse nu de son vis-à-vis. Pour avoir parfois aperçu Harry ou les Weasley torses nus lors de ses vacances au Terrier, elle savait déjà que le quidditch était le bon sport pour muscler et entretenir son corps. Mais ils n'avaient rien de comparable avec Malefoy. Le jeune homme possédait un corps parfaitement sculpté, attirant, lisse. Il se dégageait de lui une impression de force, de puissance, de séduction à l'état brut, presque animale. Hermione avait envie de le toucher, et elle ne réfréna pas cette envie, laissant ses mains se promener librement sur son corps, caressant sa peau douce, pendant que de nouveau ils s'embrassaient.
Puis Malefoy s'arracha à son baiser et laissa ses lèvres douces et humides caresser sa peau. Il descendit le long de sa gorge, vint mordiller son cou, suça son oreille. Sa bouche descendait toujours, arriva au niveau de sa poitrine, qu'il effleura à travers le soutien-gorge de la jeune femme. Elle sentit un gémissement sonore lui échapper alors que le plaisir s'emparait peu à peu de son corps.
« Malefoy… Encore ! S'il te plaît… Plus…
Quelque chose te gêne, peut-être ? ricana-t-il. À moins que tu préfères rester habillée ? »
Sans un mot, Hermione secoua la tête, le laissant dégraffer son soutien-gorge et faire apparaître sa poitrine nue. Mais sa respiration se coinça dans sa gorge et elle s'efforça de ne pas croiser le regard du serpentard, fixant obstinément son épaule. Malgré elle, elle se sentait gênée. À part Ron, personne ne l'avait vue ainsi nue et vulnérable. Laisser ainsi son ennemi profiter d'elle lui paraissait tout à coup stupide.
« Granger, arrête tes bêtises, soupira Malefoy comme s'il lisait dans ses pensées. Tu es magnifique et tes seins le sont aussi. J'ai envie de toi, tu peux me croire, je ne me force pas. Alors arrête de te sentir gênée, et accepte-toi telle que tu es : infiniment désirable. »
Il accompagna ses mots d'un frottement significatif de son entrejambe contre le sien, lui faisant sentir son érection déjà bien dure. Oui, il la désirait, il n'y avait pas de doute. Posant une main sur son sein gauche, d'un geste presque délicat, le caressant du bout des doigts et de la paume, il approcha sa bouche de son autre sein. Il embrassa tendrement son têton dressé, faisant tourner sa langue chaude autour du petit morceau de chair si sensible.
« Aaah… Malefoy, continue. » Hermione voguait sur des vagues de plaisir et de volupté. Jamais Ron ne s'était occupé d'elle ainsi, jamais il n'avait pris le temps d'explorer son corps, les endroits qui lui provoquaient du plaisir. Quand il touchait ses seins, il était brutal et vorace, la malaxait comme de la pâte à pain. Avec Ron le sexe était très égoïste, un peu maladroit. C'était son plaisir à lui qui comptait, et si préliminaires il y avait, c'était uniquement une fellation pour lui avant la pénétration. Ron n'avait jamais cherché à allumer ainsi le désir dans son corps comme le faisait Malefoy.
Elle sentit justement le serpentard descendre lentement le long de son ventre, enflammant sa peau à chaque endroit qu'il embrassait. La main d'Hermione était venue s'ancrer fermement dans les cheveux blonds du jeune homme, et elle s'y accrochait désespérément pour ne pas perdre pied face au désir qui menaçait de la submerger à tout instant. Elle sentait son souffle chaud posé tout contre son intimité à travers le tissu fin de sa culotte, elle sentait sa langue tracer les contours de sa chair. Elle voulait le sentir tout contre elle.
Il abaissa lentement sa culotte tout en la regardant avec provocation droit dans les yeux. Malgré sa gêne, Hermione se força à soutenir son regard. Quand elle fut entièrement nue devant lui, la jeune femme vit le regard de Malefoy la détailler entièrement, caresser son corps, et il sourit, apparemment comblé par le tableau qui se trouvait face à lui. Quoiqu'encore un peu crispée, Hermione s'efforça de se détendre. Apparemment Malefoy avait laissé ses moqueries dans son dortoir, pour ce soir.
À son tour le jeune serpentard se déshabilla, ne gardant que son caleçon noir, à travers lequel Hermione devinait déjà sa virilité dressée. Elle réalisa alors que jusqu'ici Malefoy ne s'était occupé que d'elle, apparemment peu pressé de se satisfaire lui-même, et pour lui rendre la pareille elle posa ses mains sur ses cuisses, tentant un peu maladroitement de le caresser. Mais Malefoy repoussa ses mains et murmura : « Laisse-moi faire, d'accord ? »
Il approcha une main de son intimité chaude et déjà humide et la caressa délicatement du bout des doigts. Frôlant son clitoris, il la fit frissonner de plaisir. Elle se sentait brûlante, tenaillée par le plaisir, des vagues de chaleur et d'humidité prenaient d'assaut son bas-ventre. Elle tentait de se contrôler mais elle ne put retenir ses gémissements quand Malefoy ajouta sa langue à ses doigts. De toute évidence le jeune homme connaissait son affaire, et ce n'était pas pour rien s'il était réputé dans toute l'école : il s'y connaissait en plaisir féminin.
Pour la première fois de sa vie, Hermione appréciait vraiment des caresses à cet endroit de son intimité. Même quand il introduisit un doigt en elle, puis un autre, les sensations n'eurent rien de comparable avec celles qu'elle connaissait avec Ron : quand celui-ci la doigtait, c'était sans égard, sans douceur, et maladroitement. Sans être douloureux, la sensation avait toujours été plus désagréable que plaisante. Avec Malefoy au contraire, elle se sentait comblée, tenaillée par le plaisir. Plus encore, ce doigtage vigoureux mais adroit, tendre et exquis, éveillait en elle un autre désir. Elle voulait que Malefoy la possède, elle voulait faire corps avec lui, elle voulait le sentir au plus profond d'elle.
Grâce à ces doigts et cette langue expérimentée, Hermione se sentit rapidement portée de plus en plus haut vers le plaisir. Elle était à deux doigts d'un orgasme qu'elle pressentait ravageur quand Malefoy cessa tout mouvement et retira même ses doigts d'elle. Un gémissement qui ressemblait presque à un sanglot lui échappa et elle porta un regard perdu sur le serpentard.
« Malefoy ! Qu'est-ce que tu fais ? gémit-elle.
- Un problème, Granger ?
- Je… Pourquoi tu t'arrêtes ?
- Pourquoi pas ?
-Parce que…
- Parce que quoi… ?
- Oh, va au diable, Malefoy !
- Non… je veux te l'entendre dire. Que veux-tu Granger ? Que veux-tu de moi ?
- Je… Je veux… Tu sais ce que je veux !
- Je le sais mais je veux t'entendre le dire. Je veux que tu admettes tes désirs.
- Pourquoi es-tu si cruel, Malefoy ? Je ne peux pas le dire, c'est trop gênant. Pourquoi joues-tu avec moi ? »
Au lieu de répondre le Serpentard s'éloigna d'elle et se leva. Avec stupeur Hermione le vit ramasser ses vêtements et commencer à se rhabiller. Ne sachant ce qui se passait, la jeune femme le regarda faire en silence, complètement désorientée. Quand il fut complètement habillé, à croire que rien ne s'était passé entre eux, Malefoy se tourna de nouveau vers elle et lui dit, avec une lueur de défi brillante dans le regard :
« Si tu veux jouer avec moi, il faut accepter mes règles. Première règle : en matière de sexe, si on veut quelque chose on assume ses désirs et on le demande. Rien ne te tombera tout cuit dans le gosier si tu n'arrives pas à mettre des mots sur ce que tu souhaites. Si tu n'es pas capable d'être une grande fille et d'assumer, tu vas rester frustrée longtemps. Tu as accepté de me laisser te libérer, cela passe aussi par le fait d'accepter que tu as tes désirs et de les faire accepter à ton partenaire. Je ne suis pas Weasley, je n'aime pas jouer seul. Tu n'es pas une petite chatte perdue et sans volonté, tu es une lionne fière et enflammée. Tant que tu n'auras pas accepté ta vraie nature, tu ne m'intéresses pas. Je crois que nos jeux s'arrêtent ici, pour le moment. »
Sans lui laisser le temps de répondre, Malefoy quitta la pièce, laissant Hermione à sa frustration dévorante.
Alors alors ? Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Êtes-vous comme Hermione, frustrés au pire moment ^^ ? En attendant la suite, n'hésitez pas à me donner votre avis pour ce chapitre et à écrire une petite review.
