Bonsoir, voici le pénultième chapitre.
Attention : lemon assez "hard", langage cru. Si ce n'est pas de votre âge, fuyez pauvres fous !
Pour les autres, bonne lecture !
Fin du chapitre précédent :
Voulant éviter toute conversation, Hermione transplana aussitôt, sans trop savoir où. Quand elle reprit ses esprits et jeta un regard autour d'elle, elle fut stupéfaite. Elle se trouvait devant la porte du Manoir Malefoy...
La première réaction d'Hermione fut l'effroi. Elle n'avait pas conservé de bons souvenirs de l'endroit. Elle devait partir tout de suite.
Mais en même temps, si son instinct l'avait conduite là, ce n'était pas pour rien. La chaleur des bras de Malefoy serait sans doute d'un réconfort certain dans cette terrible situation, à laquelle elle ne voulait pas penser, pas maintenant. Lors de leurs étreintes, Malefoy avait toujours eu ce don de lui vider la tête, de la libérer de toutes ces pensées, les plus néfastes en particulier. C'est cela dont elle avait besoin.
Elle se tenait toujours devant la porte, hésitant sur le parti à prendre, quand celle-ci s'ouvrit à la volée. Un Drago Malefoy stupéfait, le teint pâle et les yeux exorbités, se tenait sur le seuil, n'en croyant de toute évidence pas ses yeux.
« Hermione ! Je veux dire... Granger. Ce n'est pas le genre de cadeaux que je m'attendais à recevoir pour Noël ! Entre donc, ne reste pas dehors dans le froid, tu as l'air mal en point. Je suis seul, mes parents ne sont pas là, ajouta-t-il comme s'il devinait ce qui la retenait toujours sur le seuil. Je t'ai vue par ma fenêtre. »
Hermione se laissa guider sans rien dire à travers le manoir, remarquant à peine que le jeune homme ne la faisait pas entrer dans le salon où elle avait eu le malheur d'affronter Bellatrix Lestrange. Il la conduisit directement à l'étage : « Viens dans ma chambre, j'y ai allumé un feu, ça te fera du bien. »
En pénétrant dans la pièce, Hermione, malgré son désarroi, ne put empêcher sa curiosité de renaître. Elle jeta un regard tout autour d'elle, cherchant à mieux comprendre le Serpentard grâce à son environnement naturel, La pièce était meublée avec bon goût, quoiqu'avec un luxe un peu tapageur. Elle semblait bien sérieuse pour un adolescent, et seul un poster de Quiddich épinglé au mur ajoutait une touche de fantaisie. Une grande bibliothéque bien remplie occupait tout un pan de mur et Hermione apprécia ce détail.
Un bon feu ronflait en effet dans la cheminée, et Hermione s'en approcha vivement, remarquant seulement alors qu'elle était frigorifiée. Malefoy ranima le feu d'un claquement de doigts avant d'ajouter :
« Reste au chaud, je vais te chercher des vêtements secs. »
Sur ces mots, il s'éclipsa discrètement dans la pièce voisine, laissant Hermione seule avec ses pensées. Se pouvait il que Ron avait raison ? Avait elle seulement rêvé leur entrevue de la veille ?
Un toussotement gêné la fit se retourner. Malefoy était de retour, les bras chargés de vêtements.
« Je te laisse t'habiller. Vite, ou tu vas prendre froid. On pourra parler ensuite. Appelle moi si tu as besoin d'aide, je ne serai pas loin. »
Sans un mot de plus ou un regard, il quitta la pièce. Hermione ne bougea pas, gardant le regard plongé dans les flammes ardentes de la cheminée. Après un long moment d'hésitation elle se retourna : elle avait pris sa décision. Elle se déshabilla lentement, ôtant ses habits trempés, mais n'esquissa pas le moindre geste vers ceux que Malefoy avait apportés.
« Malefoy ? Appela-t-elle d'une voix claire. Peux-tu venir ? J'ai besoin de toi. »
Malefoy ne mit que quelques instants avant d'entrer dans la pièce. Comme annoncé, il n'avait pas attendu très loin. Son regard d'acier en fusion parcourut son corps dénudé avec étonnement, mais sans la flamme de désir qu'elle s'était habituée à y voir briller.
« Habille-toi, tu vas attraper froid, déclara-t-il, sérieux et presque froid.
- Arrête ce ton paternel, Malefoy, ça ne te va pas du tout.
- Je n'ai pas très envie d'avoir ta mort sur la conscience, Granger, étonnamment.
- Je suis une grande fille, tu devrais le savoir. Et je ne vais pas mourir d'un coup de froid. Tu dois te douter que je ne suis pas venue ici pour profiter d'un feu de cheminée ou de vêtements secs. Je suis venue ici pour que toi tu me réchauffes.
- Je ne suis pas du genre à abuser des princesses en détresse. Et je ne suis pas ton gigolo. J'en déduis que ça ne s'est pas très bien passé avec Weasley ?
- Ta gueule, Malefoy ! Hermione s'étonna elle-même de la violence de ses propos et reprit sur un ton plus adouci. Fais donc ce que tu sais si bien faire, Malefoy, et change-moi les idées. Baise-moi ! »
Si elle avait été dans son état normal, Hermione n'aurait jamais prononcé de tels mots, ni employé un tel ton. Mais elle n'était pas dans son état normal : elle était si désespérée qu'elle avait l'impression de ne plus être elle-même.
Un éclat dangereux s'était allumé dans le regard de Malefoy, qu'elle ne parvenait pas à interpréter. Sans un mot, il s'approcha d'elle à longs pas félins et s'arrêta à quelques centimètres d'elle. Il la dominait de toute sa hauteur, la fixant d'un regard brûlant. Lentement, il se pencha vers elle et enserra son cou d'une main ferme.
« Personne ne me donne d'ordre, Granger, murmura-t-il avec un sourire dangereux. Tu devrais le savoir depuis le temps. »
Hermione mordilla nerveusement sa lèvre inférieure, se sentant tiraillée par les émotions contradictoires qui l'assaillaient : tristesse, peur, désir... Enfin, sa fierté céda : elle voulait juste tout oublier de cette affreuse soirée, peu importait le reste.
« S'il-te-plaît, Malefoy... gémit-elle, désespérée. S'il-te-plaît, baise-moi. »
La lueur dans les yeux du Serpentard s'enflamma davantage encore et sans attendre il fondit voracement sur la bouche de la jeune femme. Il écrasa violemment ses lèvres, la mordant jusqu'au sang, fouillant sa bouche de sa langue avide.
Les deux jeunes gens se détachèrent l'un de l'autre après un long moment, à bout de souffle. Malefoy relâcha la main qui serrait sa gorge, et seulement alors Hermione se rendit compte qu'elle avait presque arrêté de respirer, à moitié étranglée et tenaillée par ce désir qui lui faisait perdre le souffle.
Malefoy la prit dans ses bras et la porta jusqu'au lit, où il la laissa tomber sans ménagement. Sans même prendre le temps de se déshabiller, il l'écrasa aussitôt de son poids, enserrant ses hanches de ses jambes. Il recommença à l'embrasser, tout aussi férocement, et ses mains parcouraient son corps avec fièvre.
Hermione gémit sourdement entre ses lèvres. C'était ce qu'elle était venue chercher ici, du sexe si bestial, si violent, qu'il lui faisait perdre la tête.
En cet instant, plus rien d'autre n'existaient que ses baisers fiévreux, ses doigts habiles et taquins qui la faisaient frissonner, son désir exigeant. Elle voulait se perdre dans ses bras, dans son plaisir enflammé.
Malefoy fit pénétrer deux doigts en elle, sans préparation préalable, en même temps qu'il lui mordait violemment la lèvre. Hermione hoqueta, de douleur et de plaisir mêlés, mais c'était bien le plaisir qui dominait, submergeait tous ses sens. Elle ferma les yeux, se laissant emporter par le plaisir, au rythme des va-et-viens énergiques que les doigts de Malefoy imposaient à son corps. Elle écartait les jambes, dans une invitation évidente. Elle voulait le sentir en elle, si puissamment.
Le jeune homme avait délaissé ses lèvres, sa bouche étant venue se perdre dans son cou, qu'il mordillait férocement, pendant que son autre main l'enserrait à nouveau, l'étranglant juste ce qu'il fallait pour qu'elle se sente perdre pied.
Soudain tout s'arrêta. Le poids de Malefoy disparut de ses hanches. Hermione rouvrit les yeux, choquée et déjà prête à fulminer. Mais en fait il s'était seulement relevé le temps d'ôter ses vêtements. Déjà sa chemise et son pantalon gisaient à terre.
Soudain, elle ne sut pourquoi, voir Malefoy lui devint insupportable. Elle voulait toujours oublier ses souvenirs dans son désir et son plaisir, mais savoir qu'elle devait ceux-ci à son ennemi de toujours lui était intolérable. Elle voulait qu'il la prenne mais elle ne voulait pas le voir. Sans un mot elle se retourna, se couchant sur le ventre, offrant son dos au Serpentard, si bien qu'elle ne vit pas son froncement de sourcils agacé.
« Tu veux que j'arrête, Granger ?
- Bien sûr que non... continue ce que tu faisais.
- Je n'ai pas l'habitude qu'on me tourne ainsi le dos...Si tu ne veux pas me voir, dis-le. Mais moi j'apprécie de voir le plaisir dans le regard de mes … proies.
- Et moi je ne veux pas voir le tien, Malefoy. Je ne veux pas penser, et te voir me fait bien trop réfléchir. Mais fais de moi ce que tu veux, mon corps est à toi. Je n'attends que cela. »
Comme elle lui tournait obstinément le dos, la jeune femme ne vit pas le regard heurté, peiné et furieux de Malefoy.
Cependant, il l'écrasa de nouveau de son poids, sans un mot de plus. Hermione se sentit trembler d'appréhension et de désir quand il écarta largement ses jambes sans douceur. Elle sentait bien que ce qui s'approchait serait du plaisir à l'état brut, plus une estocade agressive qu'un acte d'amour et de tendresse.
Le jeune homme lui donna raison quand il s'enfonça en elle sans ménagement. Sans attendre un signe de la Gryffondor, il commença de lents et profonds coups de reins, qui la heurtaient au plus profond. Enfouissant la tête dans l'oreiller, Hermione haleta et gémit bruyamment, de douleur d'abord puis de plaisir incandescent. Elle acceptait les deux émotions, avec reconnaissance, ne pensait finalement à plus rien d'autre.
Toute obnubilée par sa propre satisfaction, Hermione ne se rendit pas compte que le comportement du Serpentard était fort différent de celui qu'elle lui avait vu auparavant. Il agissait froidement, violemment, les traits tirés, ne semblant lui-même y prendre que peu de plaisir. Il avait l'air de chercher davantage à lui faire mal qu'à provoquer en elle l'extase. Son regard brûlait de rage à peine contenue et de quelque chose qui ressemblait à du chagrin.
Portée par le rythme violent de Malefoy, Hermione sentit rapidement son orgasme se rapprocher. Elle frissonnait de plaisir et gémissait bruyamment. L'esprit ailleurs, elle ne put empêcher un son de sortir de sa bouche : « Ron... »
Sans rien dire, mais l'expression de son visage plus froide que jamais, Malefoy saisit les cheveux bruns et bouclés à pleine main, les tirant énergiquement et la forçant à se cambrer. De son autre main, il l'étrangla plus fort que jamais, pendant qu'il mordait sauvagement son épaule.
Loin d'être refroidie par ce déchaînement féroce, Hermione fut électrisée par l'énergie rude de son partenaire. Elle jouit fortement, laissant ses gémissements et ses soupirs d'extase s'exhaler librement.
Elle tremblait encore, sous le coup de sa jouissance, quand Malefoy la lâcha et s'extirpa d'elle, encore dur, car lui n'avait pas joui, même s'il semblait n'y accorder aucune importance.
Submergée par tant d'émotions, Hermione sombra aussitôt dans un sommeil plein d'oublis, ignorante des larmes de rage et de chagrin outré que versait Malefoy à ses côtés.
J'espère que vous avez apprécié ce chapitre. A très bientôt pour le dernier.
