Les deux textes se lisent à la suite donc je les publie ensemble. Ils ont été écrits pendant un concours d'écriture sur le site Harry Potter fanfictions (HPf). Le principe est simple : il faut publier 200 mots par jours tous les jours sous peine d'être éliminé et j'étais un peu en retard pour le premier texte (genre pas que un peu).
Pour le deuxième texte ça allait, mais il y avait une petite contrainte au sujet de l'intrigue, elle devait se dérouler à la plage.
Voilà vous savez tout. Bonne lecture !
— Mon cher Destrange, puis-je vous poser une question ? demanda Albus Dumbledore en lissant la barbe.
— Vous venez de le faire Albus, répliqua nerveusement ledit Destrange sans lever le regard.
— Mon garçon, je sais que vous prenez très au sérieux votre concours d'écriture sur le Héron aux Poils Fabuleux.
— Le Combat À Mort, précisa Destrange toujours focalisé sur son écran. Et vous vous êtes encore planté sur le nom du site.
— Un concours très évocateur, commenta le vieil homme désapprobateur.
— Vous comprenez d'autant mieux mon niveau de stress. Il faut que je finisse absolument ce texte avant 23 heures ! Et je n'avance pas. Et j'ai encore plein de travail pour demain. Le mercredi est beaucoup trop chargé.
— Essayons de voir les choses du bon côté, il ne vous arrivera rien de très grave si vous manquez l'échéance.
— Vous rigolez, mais j'ai l'intention de tenir plus d'une semaine quand même. Mon ego n'y survivrait pas.
— Allons allons, mais je viens surtout vous parler de ce texte que vous écrivez encore sur Abelforth.
— Cette fois-ci, il ne sait pas que j'écris sur lui, coupa Destrange agacé. Laissez-moi écrire !
— Est-il vraiment nécessaire d'écrire cet interrogatoire d'Alastor sur ce pauvre Modingus ? Cela va encore attirer des ennuis à mon petit frère.
— Votre frère n'était pas très discret sur ses petits trafics dernièrement.
— C'est quand même vous qui avez écrit les textes compromettants en question.
— Se faire prendre était la suite logique, poursuivit Destrange avec une mauvaise foi évidente. Vous le sortirez de la situation facilement et vous me couvrirez parce que vous êtes gentil. Au pire Ab' mettra juste juste Modingus à la porte de la Tête de Sanglier. S'il vous plaît Albus. Ce concours est vraiment important ! Vous avez quand même vu mes yeux de Dobby battu ?
Modingus Fletcher gémissait sur sa chaise inconfortable, regardant désespérément l'île où il avait été jeté. L'île était globalement circulaire. Il n'y avait que du sable, une chaise et un petit trafiquant déprimé.
Les aurors lui étaient tombés dessus alors qu'il se détendait dans le petit bar glauque de l'allée des embrumes alors qu'il n'avait presque rien fait (en comparaison de ses activités habituelles).
Le délinquant ne savait absolument pas pourquoi il s'était fait prendre. Ni qui les l'avait balancé. Ni depuis combien de temps il se morfondait transpirant au soleil, respirant l'air salé et sentait le sable fin qui s'infiltrait dans ses vêtements à chaque rafale de vent.
Les aurors n'avaient pas été très aimable. Il n'avait laissé ni chapeau, ni gourde pour boire, ni baguette pour en invoquer ou prendre la fuite.
Finalement une lumière bleue apparut et Maugrey très remonté se matérialisa devant la pauvre victime du système judiciaire magique.
« Ding mon vieil ami ! s'exclama l'auror. Comment se passent tes vacances au soleil ? Aux frais du département des aurors !
— J'ai soif, grommela Modingus.
— Et moi j'ai soif d'informations. Nous sommes faits pour nous entendre.
— Que voulez-vous savoir ? capitula aussitôt l'escroc.
— La raison pour laquelle tes cinq dernières pistes n'ont pas abouti.
— C'est pas moi, c'est pas ma faute !
— Alors je vais faire un tour et je reviens dans quelques heures.
— Non pitié !
— Je dirai tout !
— Ah oui ?
— Tout, promit-il.
— Il y a une cargaison que tu as fait passer depuis la France. Elle contenait quoi et pour qui ? »
Modingus hésita et resta silencieux.
Maugrey fulmina aussitôt, il sortit sa baguette, tapota sa montre qui vira au bleu.
« Non ! Ne prends pas le portoloin !
— C'était quoi et pour qui ? répéta Maugrey d'un ton menaçant.
— C'était… c'était une bouture de saule cogneur, mais je ne peux pas dire pour qui.
— Interdit à l'export par la France via la convention de Brocéliande. Tu vas me dire pour qui misérable trafiquant. On peut t'envoyer un an ferme à Azkaban ou te livrer aux Français. Apparemment leur prison est ensorcelée pour sentir le fromage de lait de dragonne jusqu'à rendre les prisonniers fous à lier.
— Non pas les Français, gémit Modingus. Ils sont affreux !
— On est bien d'accord là-dessus. Bon c'était qui le commanditaire ?
— Il va me tuer !
— La chaleur et la soif aussi mon gars.
— C'est la vieux Ab'
— Celui qui tient la Tête de Sanglier ?
— Ouaip c'est lui, mais je ne sais pas pourquoi il voulait un saule cogneur.
— Satanés Dumbledore. Je ne sais pas dans quoi ils se sont encore fourrés, mais ils vont m'entendre. »
Maintenant nous savons pourquoi Modingus est interdit de séjour à la Tête de Sanglier. Modingus l'a balancé et... j'ai un peu ma part de responsabilité. Désolé Ab' ! x)
