Chapitre 28 : Fraternité
PDV Côme
Je n'avais jamais vu Aria dans un tel état et cela me brisait le cœur. Toutefois, j'avais pris la bonne décision en refusant de la laisser rencontrer cet étranger aujourd'hui. Je n'avais pas plus prévu de la laisser le rencontrer demain, c'était juste une excuse pour gagner du temps et décider de si je devais ou non en informer les parents. J'ouvris l'enveloppe puis commençais à en découvrir le contenu...des coupures de presse, des rapports médicaux, de police un livret...il y avait tout un dossier bien plastifié et protégé de toutes éventuelles attaques extérieures. Il était évident que ces documents étaient importants et que le propriétaire n'avait voulu prendre aucun risque en risquant qu'ils ne soient détériorés.
Je comprenais mieux la raison pour laquelle ma petite sœur était autant bouleversée. Ces documents, s'ils étaient vrais, révélaient certains secrets existants autour de sa naissance. Ils contenaient clairement les souffrances et les moments obscurs qu'avaient vécus Alec et Magnus et donnaient probablement quelques éclaircissements sur les raisons de la relation compliquée qu'existait entre eux et Camille...la mère d'Aria. Je n'avais survolé que brièvement le contenu ne souhaitant pas être intrusif. C'était la vie privée de ma petite sœur après tout.
Je soupirai longuement en remettant le tout dans l'enveloppe.
Qu'étais-je sensé faire maintenant ? Je comprenais Aria. À sa place, après avoir lu vu tout ça, j'aurais moi aussi voulu en savoir plus et sans tarder. J'aurais moi aussi eu besoin de réponses claires et par-dessus tout, j'aurais moi aussi été complètement désemparé.
Elle ne doit plus avoir le cœur à fêter son anniversaire, pensai-je tristement.
Comment allait-elle pouvoir faire face à nos parents et à toute la famille avec ce poids dans l'âme ? Je me demandais comment elle s'était retrouvée en possession de cette enveloppe et depuis quand l'avait-elle. Je devais me montrer responsable, tout ceci était trop grave pour que ça reste caché puis avec tous ces documents comme preuves, Alec, Magnus et Camille seront bien obligés de révéler toute la vérité à Aria, cependant, devais-je faire ça maintenant ? Les invités n'allaient pas tarder...enfin ils étaient attendus à partir de midi.
Quelle heure est-il ? me questionnai-je tout en consultant ma montre.
9h35.
Alec s'était tellement démené pour organiser tout ça...honnêtement, ce n'était pas le bon moment. Ce que je devais faire, c'était convaincre Aria de faire profil bas le temps de cette journée et une fois que tout sera terminé, on fera une réunion de famille et mettra tous les secrets sur la table.
Décidé, je dissimulai l'enveloppe sous mon pull puis repartis à toute vitesse en direction de la maison retrouver ma sœur. J'évitai le patio sachant que Daddy y étais puis arrivai dans le salon. Je m'apprêtai à monter à l'étage quand une voix m'arrêta.
— Hey ! Excusez-moi, pouvez-vous m'indiquer où sera situé le buffet ?
Je pivotai puis me retrouvai face à un jeune homme aux yeux noisette et aux cheveux châtains. Il me regarda avec surprise au début puis intensité une minute plus tard avant de finir par froncer les sourcils et de secouer la tête comme pour s'éclaircir les idées.
Quel était son problème ? me questionnai-je surpris.
Nous restâmes là à nous dévisager mutuellement.
— Alors et ce buffet ? me rappela-t-il finalement
— Le buffet ? répétai-je bêtement.
— Oui...vous savez, une table garnie de mets froids, de rafraîchissements à l'occasion d'une réception ; l'ensemble de ces mets et boissons constitue un buffet m'expliqua-t-il sur ton remplie de condescendances.
Piqué au vif, je me renfrognai aussitôt.
— Merci M. LAROUSSE, je ne suis pas stupide, rétorquai-je...
— Oh...se contenta-t-il de dire.
Mais quel con !
— Alors ? J'ai des installations à faire me dit-il en montrant une grosse caisse située un peu plus loin.
— Je ne sais pas. Vous devriez demander à mon père, il est dans le patio, lançai-je en me retournant près à retourner à mes moutons.
Pourquoi devrai-je l'aider ? Qu'il aille apprendre la courtoisie et la politesse avant ce petit con...
Mon sympathique interlocuteur soupira longuement et bruyamment. Il semblait plus qu'exaspéré. Je m'arrêtai puis me retournai pour le regarder. En l'observant attentivement, il me semblait à peine plus âgé que moi...17 ou 18 ans je dirai. Certaines mèches de ses cheveux lui collaient au front comme s'il avait transpiré. Je jetai un coup d'œil à la caisse derrière lui puis à la tenue de serveur qu'il portait. Chemise à manches longues, veste, cravate, pantalon...tout ceci ne devait pas être pratique pour transporter le matériel.
— Suis-moi, je vais t'y conduire, finis-je par lui proposer.
Après tout, nous étions les hôtes, il nous rendait service en étant présent aujourd'hui, je me devais d'être accueillant et sympathique même si lui ne l'était pas. Il se retourna puis souleva la grosse caisse en grimaçant.
— Encore heureux, grommela-t-il.
Je le regardai d'un air passif agressif puis soupira.
— Je vais t'aider avec ça...
— Inutile, me coupa-t-il. Montrez-moi juste le chemin, me répondit-il sèchement.
Quelle mouche l'avait piqué ?
Sans dire un mot, je pris la direction du patio. Alec était effectivement présent avec Sergio, notre décorateur habituel et Malik notre barman qui nous avait planté la dernière fois.
— Dis, le serveur souhaiterai savoir ou sera situé le buffet, lui expliquai-je d'un air blasé en arrivant à ses côtés.
— Oh bonjour, vous êtes pile à l'heure c'est super. Le buffet sera près de la piscine. Mais vous êtes seul ? Normalement, l'agence nous a dit que vous serez 6 au total, questionna Alec.
— Bonjour. J'ai juste reçu l'ordre d'être à cette adresse à 10h, je n'en sais pas plus M. BANE.
Mon père soupira.
— Je vais contacter l'agence. Côme, accompagne-le près de la piscine en attendant s'il te plaît.
— Rapidement Alec, concernant les cocktails je...commença Malik.
— Donne-moi deux minutes s'il te plaît, dit-il en sortant son téléphone. J'appelle l'agence mais Malik vraiment, tu as carte blanche, toi aussi Sergio. Nous avons l'habitude maintenant. Tu sais ce que les enfants aiment comme cocktails Malik et toi Diego tu connais le thème de la journée alors les gars, faites vous plaisir, dit-il toujours concentré sur son téléphone.
Il essayait de tout garder sous contrôle mais semblait à deux doigts de craquer néanmoins.
— Devrai-je réveiller Magnus pour qu'il vienne t'aider ? lui proposai-je inquiet.
— Surtout pas fils, il a eu une nuit difficile à l'hôpital. Je contrôle la situation...oh mais, où est ta sœur à propos ? Je t'avais demandé de l'appeler, dit-il en lançant enfin son appel.
— Je n'aurai bientôt plus de bras, se plaignit le serveur en faisant en sorte que seul moi puisse l'entendre.
Je levai les yeux au ciel.
« — Pardon ?! Vous avez eu un cafouillage dans le planning ! Et c'est moi qui dois vous appeler pour l'apprendre ? Je n'ai qu'un seul serveur au lieu des six de prévus je vous signale, s'agaça Alec en s'éloignant »
Bon, il a plus important à faire que de se soucier d'Aria dans l'immédiat...pensai-je.
— On y va, dis-je à l'attention de M. Amabilité.
Je le conduisis à l'emplacement du buffet. À bout de force, il déposa la caisse au sol puis s'étira le cou d'un côté puis de l'autre. Je le regardai faire un brin fasciné par sa veine jugulaire. Il ouvrit la caisse puis commença à se mettre au boulot en installant toutes sortes de plateaux de différentes tailles, des serviettes en tissus et autres ustensiles de service. De toute évidence, c'est la caisse en elle-même qui pesait une tonne, plus que ce qu'elle contenait. Il continua à s'activer puis sortit trois seaux à champagne lumineux, il s'arrêta une minute puis me regarda.
— Vous avez l'intention de rester planter-là...Côme ? me questionna-t-il en appuyant sur mon prénom
Je réalisai que je n'avais pas arrêté de l'observer pendant tout ce temps.
— Je...non. Je te laisse, dis-je en tournant les talons.
— Un instant, m'arrêta-t-il. Pourquoi me tutoyez-vous ? Est-ce parce que je ne suis qu'un petit serveur et que je ne mérite pas d'être vouvoyez comme vous...hein Côme.
Je pivotai puis lui lançai un regard rempli d'incrédulité.
Et pourquoi prononçait- il mon prénom de cette façon ? Avec sarcasme...
— C'est ridicule, dis-je. Tu sembles être plus âgé que moi de quelques années seulement, voilà tout M. je transpire l'amabilité.
Il éclata de rire ce qui me surpris.
— Cameron, dit-il. Je m'appelle Cameron, précisa-t-il en me faisant un sourire narquois.
Quelque chose l'amusait de toute évidence.
— Quel âge as-tu ? me demanda-t-il en recommençant à ranger son matériel.
— 14 ans bientôt et toi ?
— 17...
— J'avais donc raison...
— Ouais, dit-il en s'arrêtant pour me dévisager. Sympa ta couleur de cheveux me dit-il avec un petit sourire en coin.
Waouh, éclat de rire et sourire en moins d'une minute, rien à voir avec le mec impoli de tout à l'heure, j'étais complètement pommé par ce changement soudain.
— Oh...merci, répondis-je timidement. Son compliment sorti de nulle part plus son sourire me déstabilisaient vraiment.
Il est canon en fait...remarquai-je. Son sourire était à tomber.
On s'observa un moment sans rien dire, une tension étrange s'était installé entre nous.
— Je pense que je te dois des excuses pour mon comportement de tout à l'heure. C'est juste que tu me rappelles...tu m'as rappelé mon...bref peu importe, je m'excuse. Si ça ne te dérange pas, je vais me remettre au boulot, dit-il rapidement en se refermant comme une huître.
Waouh...ce mec était totalement déstabilisant.
— Euh ouais, je te laisser bosser. Si tu as besoin d'aide, fais-moi signe, lui proposai-je toujours confus.
Je tournai les talons puis montai retrouver Aria. Sur le chemin, je me demandai vaguement si trouver un autre mec canon était considéré comme de l'infidélité mentale...
Je frappai à la porte puis attendis...pas réponse.
— Petite sœur, ouvre la porte, allez ne boude pas d'accord ? dis-je en toquant de nouveau.
Toujours aucune réponse.
— J'entre, la prévins-je en mêlant le geste à la parole.
Je stoppai net en voyant que la pièce était vide de toute présence humaine...pas d'Aria. Je courus dans son dressing en me disant qu'elle y était peut-être...échec...Aria n'était pas là, la pièce brillait par son absence. Un sentiment de panique commença à m'envahir progressivement. Elle était partie retrouver ce type, j'en étais persuadé.
Je sortis mon téléphone précipitamment puis composai son numéro, après 5 tonalités, je tombai sur la messagerie.
— Non mais vraiment petite sœur, qu'est-ce que tu peux être bornée ! m'agaçai-je.
Je tentai de la joindre de nouveau mais sans succès. Je lui rédigeai un message.
De Côme : Aria, je t'en conjure, rentre à la maison immédiatement ! Réalises-tu ce que tu es entrain de faire ? Comment suis-je sensé expliqué ton absence aux parents ? !
Au bout d'une minute, mon téléphone bipa.
D'Aria : Je serai rapide. Je veux juste pouvoir tourner la page...j'en ai besoin. Je serai à la maison dans moins d'une heure. Couvre-moi près des parents.
Je soupirai lourdement.
De Côme : Tu ne sais même pas si tu peux faire confiance à ce type ! Vraiment c'est irresponsable et dangereux Aria !
Je pétais un câble. Aria était connue pour son intelligence, sa maturité, sa capacité d'analyse et de jugement, pourtant à cet instant, elle n'était qu'une gamine de 10 ans...une gamine de 10 ans seule dehors, partie rencontrer un parfait étranger.
Mais était-il réellement un étranger ? Comment avait-il deviné qu'il s'agissait de moi à l'autre bout du fil ? Et comment connaissait-il toutes ces choses sur Alec, Magnus et Camille ? Que devais-je faire ? Couvrir ma sœur ? Retrouver les parents et tout leur raconter ? Elle m'avait dit qu'elle serait de retour rapidement...devais-je attendre ?
Mon téléphone bipa de nouveau.
D'Aria : Fais-moi confiance, je ne suis pas stupide. Je le rencontre au parc juste à côté de la maison. C'est un lieu public, il ne m'arrivera rien. Je serai vite de retour. Je t'en supplie, aide-moi.
J'étais tiraillé. Quelque part, savoir qu'elle n'était qu'à 20 minutes de la maison me rassurait puis effectivement, elle ne risquait pas grand-chose au parc en pleine journée qui plus est. Nous étions samedi, en ce moment même, il devrait y avoir de nombreuses familles qui pique niquent, des enfants qui courent et jouent partout. Le temps se rafraichissait progressivement en cette période mais le soleil brillait haut aujourd'hui, nul doute que tout le monde serait dehors pour en profiter avant d'accueillir officiellement l'hiver. Si j'alertais les parents maintenant, la journée serait définitivement gâchée et Aria, au lieu d'un super anniversaire, allait récolter de sacrés problèmes. Je peux éviter ça, Aria sera de retour très vite, tout ira bien.
De Côme : Tu as 1h sœurette, si tu n'es pas rentré d'ici là, je déballe tout aux parents.
Elle me répondit immédiatement.
D'Aria : Parfait ! David arrive, je te laisse. Merci frangin !
David ? C'était donc le prénom de ce type. Je fermai les yeux un instant en inspirant profondément, j'espérais vraiment avoir pris la bonne décision. Je devais maintenant trouver une excuse à servir à Alec quand il me demanderait où se trouve son entêtée de fille pour la énième fois. Heureusement que Magnus se reposait, je culpabilisais déjà de devoir mentir à Alec, je ne souhaitais pas en faire de même avec lui. Je me creusais rapidement les méninges à la recherche d'une histoire montée de toute pièce mais rien ne me venait à l'esprit. Mentir n'était vraiment pas une seconde nature chez moi.
Et si je restais cacher ici pendant une heure ? pensai-je.
En toute logique, si Alec ne me voit pas, il ne pensera pas à me demander pour Aria et donc, je ne serai pas contraint de mentir...oui...je devrais faire ça. Une heure sera vite passée puis de toutes les façons, c'est tellement le chaos en bas, à mon avis, il a autre chose à penser pour le moment. Je m'installai confortablement sur le lit de ma petite sœur en me questionnant sur comment j'allais pouvoir tuer le temps, observant autour de moi, je réalisai un brin paniquer que je n'avais pas refermé la porte. Je me levai d'un bond afin de corriger mon étourdissement quand j'entendis des pas dans les escaliers. Je refermai la porte doucement.
MERDE ! Je suis foutu, c'était forcément Alec ou Magnus. Réfléchis Côme...réfléchis...une excuse...une excuse...
On toqua à la porte.
C'est la fin, pensai-je alors que je n'avais toujours rien trouver pour justifier l'absence de ma petite sœur.
— Côme ?
Mon cœur eut un raté en reconnaissance la voix derrière la porte. J'ouvris précipitamment puis attrapai le bras de Drew afin de l'attirer à l'intérieur. Je le serai aussitôt contre moi.
— Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux que ce soit toi.
Il rigola.
— Que fais-tu dans la chambre d'Aria ? Je t'ai cherché pratiquement partout, m'expliqua-t-il. Où est-elle d'ailleurs ?
Nous mîmes fin à notre accolade.
— C'est une longue histoire mais...Aria n'est pas là et je la couvre, dis-je en grimaçant.
Drew fronça les sourcils.
— Elle va bien ? Elle est en sécurité n'est-ce pas ?
— Elle devrait...
— Devrait ! Pardon ? Côme tu...
— Je sais, je sais ! Je sais de quoi ça à l'air mais...écoute, tu es son meilleur ami je le sais mais je ne pense que ce soit à moi de t'en dire plus. Nous devons lui faire confiance et nous assurer que les parents ne s'aperçoivent pas de son absence pendant — je regardai ma montre — 35 minutes, conclus-je.
Drew n'aimait pas ça, je ne pouvais que le comprendre. Il soupira lourdement.
— La dernière fois qu'Aria a quitté la maison avec Aaron, elle a fini aux urgences, me rappela-t-il.
— C'est différent cette fois, elle est au parc à côté. Tout ira bien, faisons lui confiance.
— J'imagine que là encore, ça a un rapport avec sa mère...
J'hochai la tête.
— À chaque fois qu'elle agit de manière imprudente et inconsidéré, c'est à cause de sa mère, dit-il en allant s'allonger sur le lit.
Je m'installai à ses côtés.
— J'ai eu du mal à accéder à sa requête mais tu la connais...elle est bornée.
— Très...
Un silence remplit d'inquiétude et de culpabilité s'installa entre nous. Je pivotai sur le flan afin de pouvoir le regarder, il en fit de même.
— Tu ne m'as jamais dit pourquoi tu as eu envie de changer de couleur de cheveux, le dit-il en pointant mes mèches blondes du doigt.
Je remarquai qu'il avait vernis ses ongles en noir brillant.
— Pour être honnête, j'ai juste eu envie de changer d'apparence...
— Généralement les gens font ça après une rupture ou une déception, plaisanta-t-il.
Je me mis à réfléchir une minute à ce qu'il venait de dire.
— Peut-être est-ce le cas...
Il haussa un sourcil interrogateur.
— Je ne t'ai pas rejeté...me dit-il en me regardant droit dans les yeux.
— Je sais bien, répondis-je en souriant. Je parle de moi. Je pense que j'ai rompu avec le moi d'avant, ce gamin renfermé, méfiant, malheureux, tout le temps inquiet que sa mère puisse disparaitre et le laisser seul, ce gamin qui ne savait pas ce qu'il aimait dans la vie, ni qui il appréciait, ajoutai-je en accrochant mon regard au sien.
Drew se mit à rougir mais un large sourire illuminait son visage.
— Cette nouvelle apparence est pour moi un nouveau départ et correspond mieux à qui je suis maintenant, terminai-je.
— Je comprends, me rassura Drew. Cependant, tu ne devrais pas faire totalement une croix sur celui que tu étais car il a contribué à faire de toi, celui que tu es aujourd'hui. Tout ce que tu as vécu, la personne que tu étais, c'est Côme et aujourd'hui, c'est aussi Côme. Tu dois t'accepter toi et toutes tes facettes car elles font de toi une personne extraordinaire et unique. C'est notre histoire qui nous différentie des autres et être différent, c'est hyper cool, dit Drew en m'agitant ses ongles vernis devant les yeux.
J'éclatai de rire puis lui pris la main.
— Tu es la deuxième personne la plus cool que je connaisse, lui dis-je.
— Je ne suis que deuxième !? s'indigna-t-il.
— Oui, tout juste après Magnus, lui dis-je avec un clin d'œil.
— Je m'incline, tu as grave raison, Oncle Magnus est supra cool !
— J'aimerai m'assumer comme il l'a fait...comme Alec l'a fait et comme toi tu le fais déjà. Ça doit être génial de ne pas se soucier du regarde des autres.
— Tu es sur la bonne voie, autrement tu n'aurais pas teint tes cheveux dans une couleur aussi voyante.
— Blond c'est commun quand même.
— Tu es blond platine !
Nous éclatâmes de rire.
— C'est tape à l'œil non ?
— L'aimes-tu ? se contenta de me demander Drew.
— Je l'adore vraiment.
— Alors rien d'autre ne devrait avoir de l'importance, me dit-il en passant ses mains dans mes cheveux.
Drew était vraiment génial, il était peut-être plus jeune que moi...bon d'une année uniquement, mais son coefficient émotionnel était bien plus élevé que le mien. Il s'assumait pleinement et savait qui il était, une telle assurance à un si jeune âge m'époustouflait et m'attirait en même temps.
Mon téléphone bipa m' annonçant un message. Je le sortis immédiatement, ça faisait bientôt une heure, j'espérais que c'était ma sœur qui m'informait qu'elle était en route.
Mon sang se glaça quand je lis ce qui venait de s'afficher sur mon écran. Il s'agissait bien d'un message de ma sœur, un simple message avec trois lettres.
D'Aria : S.O.S
Fin du chapitre
