Titre : Le pouvoir des mots
Auteur : Lady Zalia
Résumé du chapitre précédent : Suite au meurtre de Lothaire, Harry décide de faire la tête à Voldemort. Alors qu'il est seul, il rencontre une terrifiante créature qui l'incite à devenir cultiste de Cthulhu. Harry parvient à la faire fuir et rejoint un Voldemort désespéré par son absence. Ce dernier lui jure qu'il n'utilisera plus ni Doloris ni sortilège de mort, en échange de quoi Harry restera à ses côtés pour l'éternité. Le lendemain, Harry se fait enlever par Nicolas Flamel, mais celui-ci n'est pas seul.
Réponse aux reviews :
Saylen ! Merci pour toutes tes reviews et encouragements au cours de cette histoire ! 😘 Le chapitre 19 et l'épilogue arrivent tout de suite ! Il va y avoir un certain suspense... 😏 L'histoire se termine mais c'est la porte ouverte à d'autres nouvelles histoires à l'avenir ! ^^ Je ne suis pas prête de m'arrêter d'écrire. XD En tout cas je suis heureuse de voir que je t'ai offert un bon moment ! Bonne lecture ! 😁
Chapitre 19
Harry s'efforça de rester stoïque pour ne rien montrer de la peur qui l'avait envahi, cependant cela n'était pas une chose aisée. Il était rendu aveugle par un maléfice, maintenu au sol et attaché par un Incarcerem, face à un sorcier et une créature de Cthulhu. Avec un peu de chance, il pourrait réitérer son exploit de la dernière fois et faire disparaître le monstre omniscient, cependant il avait besoin de le voir pour cela, et Nicolas Flamel ne semblait pas vouloir le lui permettre. Il tenta de gagner du temps.
- Je n'ai pas tué Lothaire, je vous le jure. Je le considérais comme mon ami. Je pourrais le jurer sous Veritaserum.
- Ce… roi en jaune dit le contraire.
- Je l'ai déjà rencontré et il n'a rien d'humain. Comment pouvez-vous lui faire confiance alors qu'il ressemble à un Détraqueur ? Comment savez-vous que ce n'est pas lui qui a tué Lothaire ?
Silence, impudent ! Tu as joué avec des choses qui te dépassent. Un mot de plus et je dévore ton misérable esprit pour te plonger dans des tourments éternels. Reconnais ta culpabilité, avoue ton crime !
Harry ne répondit rien. Il avait le sentiment que la créature allait attendre qu'il soit au bord de l'échafaud pour lui proposer une nouvelle fois de devenir un cultiste, mais il avait conscience qu'il pouvait aussi perdre patience et le tuer malgré la présence de Nicolas Flamel.
- Lothaire disait qu'il vous faisait confiance. Il pensait que vous étiez digne de rentrer à mon service.
Le libraire tourna son regard vers là où devait se trouver l'alchimiste, à en juger par le son de sa voix. Sans doute que le monstre n'avait proféré ses menaces que dans son esprit.
- Je vous le répète, ce n'est pas moi qui ai tué Lothaire et je regrette sa mort. En revanche, je sais qui l'a tué. Je peux vous mener au vrai coupable ou même l'attirer jusqu'ici.
Voldemort n'aurait aucun mal à défaire Nicolas Flamel et une fois libéré du maléfice, il pourrait s'occuper du monstre de Cthulhu. Cependant, le mage noir ignorait pour l'heure où il se trouvait, et il ne voyait pas comment l'appeler sans sa baguette.
- Vous changez donc de version ? Le meurtrier, c'est cet homme qui vit avec vous, n'est-ce pas ? Si c'est votre ami, c'est que vous êtes aussi coupable que lui. Me croyez-vous vraiment assez stupide pour vous libérer ou vous laisser faire les choses à votre manière ?! Ne vous inquiétez pas. Le tour de votre condisciple viendra bien assez tôt.
Harry remua tant bien que mal, ses poignets engourdis par sa position. Il fallait qu'il trouve une idée, un plan, n'importe quoi… Pour une raison qu'il ignorait, ce fameux "roi en jaune" était resté silencieux depuis sa dernière intervention. Manifestement, malgré sa menace, quelque chose l'empêchait de se jeter sur lui. Peut-être était-ce parce qu'il faisait jour, ou peut-être était-ce du fait de la présence de Nicolas Flamel… Après tout, s'il n'avait jamais entendu parler de ces créatures ou de Cthulhu avant de traduire le grimoire, c'est bien que leur pouvoir était limité… Il ne pouvait donc pas faire tout ce qu'il voulait au mépris de la réalité…
L'alchimiste reprit :
- Quoi qu'il en soit, je vais vous dénoncer et vous remettre aux autorités. Vous serez tous deux pendus haut et court pour le meurtre de mon apprenti. Justice sera rendue. Bien… maintenant que les préparatifs sont terminés… il est temps... Magia circulus inimicum claudit.
Harry sentit une forte aura magique l'entourer, puis les liens autour de lui furent dissipés et sa vue lui fut rendue. Stupéfait, il se releva et regarda autour de lui.
Il se trouvait dans une pièce obscure, sans doute un sous-sol, et face à lui était Nicolas Flamel, l'homme qu'il avait pu brièvement observer dans l'auberge avant qu'il ne l'entraîne grâce à un Portoloin. La monstrueuse créature masquée qu'il avait vu la nuit précédente se trouvait quant à elle tout au fond de la pièce, à moitié dissimulée dans la pénombre.
Le Gryffondor reporta son regard sur l'autre sorcier. Il était quelque peu déstabilisant de voir l'alchimiste bien plus jeune que sur les cartes de Chocogrenouilles, cependant il le reconnaissait néanmoins. Il avait les cheveux blonds mi-longs, des yeux bleus d'une clarté impressionnante et il portait cette tunique sorcière beige si reconnaissable, qu'il n'avait jamais semblé changer malgré les époques. Et pour l'heure, son visage était dépourvu du moindre sourire, sa baguette pointée droit dans sa direction.
C'est alors que Harry vit qu'il se trouvait dans un cercle rituel, et lorsqu'il tenta de bondir pour en sortir, il se rencogna contre une barrière invisible.
- Qu'est-ce que… !
- Inutile de vous agiter, vous n'irez nulle part. Récupérez donc votre baguette qui se trouve à vos pieds, et appelez votre complice. Dites-lui de venir ici.
Harry ramassa immédiatement sa baguette, mais pour la pointer vers son adversaire.
- Quoi ! Mais pourquoi je ferais ça !?
- C'est un ordre ! 51, rue de Montmorency à Paris.
- Et si je refuse ?
- Je ne suis pas un adepte de la violence, mais mon ami ici présent saura je crois vous convaincre, tandis que vous, vous ne pouvez rien faire contre nous. Appelez-le, maintenant si vous ne voulez pas qu'il intervienne.
Le Gryffondor fusilla l'alchimiste du regard en serrant les dents.
- Expecto Patronum !
Immédiatement, une forme lumineuse s'échappa de sa baguette pour apparaître à côté de lui. Mais en lieu et place de son habituel cerf se trouvait une réplique quasi-conforme de Nagini.
Dans sa stupeur, Harry resta figé une demi-seconde avant de se reprendre. Il aurait aimé pouvoir parler fourchelang pour éviter que Nicolas Flamel ne comprenne pas ce qu'il avait à dire, mais il n'avait pas ce luxe. Avec un peu de chance, Flamel ne parlait pas encore anglais…
- Je me trouve avec Nicolas Flamel, au 51 rue de Montmorency, mais il prépare un piège. Sois prudent, une créature du grimoire est avec lui et je suis prisonnier d'un cercle magique.
Derrière son adversaire, la créature de Cthulhu restait immobile et n'avait plus repris la parole. Cependant, même si Harry s'en méfiait, il n'avait d'autre choix que de concentrer toute son attention sur Nicolas Flamel. Même s'il avait sa baguette entre les doigts, il savait qu'il ne pourrait pas faire grand-chose si d'aventure il tentait de l'attaquer. Il n'avait pas assez de place pour esquiver ni même assez d'espace pour se permettre de parer sans risque un sortilège offensif. Étrangement cependant, l'alchimiste ne semblait pas vouloir lui faire de mal.
Sans doute était-il déterminé à le livrer vivant aux autorités, et confiant dans la solidité de son cercle magique, car il restait à l'observer, baguette à la main, comme un policier surveillerait un criminel derrière des barreaux.
Le Gryffondor avait beau réfléchir à la manière de dissiper le sortilège qui le retenait prisonnier, il n'y connaissait pas suffisamment pour savoir comment procéder, et il y avait de grandes chances pour qu'il ne puisse être éliminé que depuis l'extérieur.
Nicolas Flamel reprit la parole.
- J'imagine que vous avez tenté de mettre en garde votre condisciple. Comme je le pensais, vous n'avez donc aucune intention de faire pénitence de votre crime.
- Même si je regrette la mort de Lothaire, je n'ai absolument pas l'intention de sacrifier ma vie pour cela.
Voldemort l'avait sans doute perverti, car il n'avait même jamais voulu que son amant soit jugé pour ses crimes, d'autant qu'il savait pertinemment que cela lui aurait valu la mort. C'était totalement égoïste, mais en l'emmenant avec lui au Moyen-Âge, il avait aussi fait table rase du passé, laissant à jamais toutes ses victimes dans l'injustice. C'était comme s'il avait absous le mage noir de ses péchés et lui avait accordé le droit d'être heureux malgré le sang sur ses mains…
- Quelle ignominie. Vous vous croyez donc au-dessus des lois ? N'avez-vous aucun respect pour la vie humaine ?
Harry fit la moue. Il brûlait d'envie de se justifier, mais il se méfiait toujours de ce "roi en jaune" comme l'avait appelé Flamel. D'autre part, il avait tout de même conscience que sa ligne de défense était difficilement justifiable. Au final, il s'était contenté de provoquer une belle frayeur au mage noir, et de lui faire jurer de ne plus jamais utiliser de Doloris ou d'Avada Kedavra. En soit, ce n'était pas tant l'acte qu'il avait interdit que le sortilège en lui-même… Il avait été ému par sa détresse lorsqu'il l'avait retrouvé au beau milieu de la nuit, et s'était contenté d'une menace en guise de tape sur les doigts, sans même lui faire faire de Serment inviolable…
Le libraire secoua la tête pour chasser ses pensées. Il ne pouvait guère se permettre de douter de lui alors qu'il était menacé par l'alchimiste et un démon venu d'un plan extérieur…
- Je respecte la vie humaine, et je vous garantis qu'il ne recommencera plus. Où m'avez-vous emmené ? Sommes-nous chez vous ?
- En effet, mais je crains de ne pouvoir vous faire faire la visite. Dès que votre ami sera tombé dans notre piège, je vous conduirai tous deux jusqu'au bureau des Justimages.
Le Gryffondor plissa les yeux et regarda tout autour, comme si le fameux "piège" allait se manifester juste devant lui.
- Un piège ?
- Bien entendu. Lorsque le roi en jaune s'est présenté à moi, il m'a averti pour vous deux. Que vous étiez des mages noirs, des voleurs et des assassins. Nous avons mis en place tout ceci pour vous capturer tous les deux. Vous ne pourrez rien faire depuis ce cercle, et dès lors qu'il viendra vous libérer, il sera capturé lui aussi. Le roi en jaune m'avait prévenu que vous utiliseriez ce sortilège pour l'appeler à l'aide. Tout se déroule exactement comme il l'avait prévu. Il ne devrait pas tarder à nous rejoindre…
Harry écarquilla les yeux. Contrairement aux fameux chiens de Tindalos ou aux étranges cultistes morts-vivants encapuchonnés de jaune, le "roi en jaune" semblait capable de raisonnement et de mettre au point une stratégie. Il était autrement plus dangereux que les autres créatures affiliées à Cthulhu.
Pour l'heure, leur principal avantage résidait dans le fait que Nicolas Flamel ignorait tout de Voldemort, tandis que le mage noir connaissait l'alchimiste.
À cette époque, le français n'était encore qu'un jeune érudit tandis que le Serpentard était au sommet de sa puissance et connaissait des sortilèges qui n'existaient même pas encore. Restait cependant ce fameux "roi en jaune", dont il ignorait l'étendue des pouvoirs. Il semblait totalement insensible aux sortilèges mais ne devait pas être tout puissant pour autant…
Ils attendirent en silence, Harry priant pour que son amant ne cède pas à la colère et se montre suffisamment réfléchi pour mener la danse. Puisqu'ils étaient chez Nicolas Flamel, cela signifiait que le livre de Paul de Tudèle était quelque part. Si Voldemort pouvait mettre l'alchimiste hors combat et le libérer, cela leur permettrait de chercher le grimoire… Avec un peu de chance, tout pourrait être terminé ce soir…
Le libraire était sur les nerfs, l'oreille tendue, le regard fixé sur Flamel et sur le démon derrière lui. Le roi en jaune touchait quasiment le plafond de la pièce tant il était grand, et ses haillons voletaient paisiblement autour de lui, comme sous l'effet d'une brise invisible. Ses mouvements étranges attiraient l'œil et Harry s'attendait à le voir foncer sur lui d'un instant à l'autre pour l'étreindre entre ses bras squelettiques.
Soudain, il disparut, alors même qu'aucun bruit n'avait résonné dans la demeure, et le rythme cardiaque du Gryffondor s'accéléra.
Voldemort n'était pas le premier venu. Il était puissant et astucieux, il devait avoir confiance en lui… pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'avoir peur. Il inspira longuement. Puisque le roi en jaune était parti, peut-être pourrait-il en profiter pour convaincre le français ?
- Nicolas Flamel. Vous avez récupéré un livre chez Paul de Tudèle, n'est-ce pas ?
À ces mots, l'alchimiste écarquilla les yeux.
- Mais… Comment savez-vous cela ?
- Écoutez, si Paul de Tudèle est porté disparu, c'est parce qu'il a été absorbé par le grimoire. Cet ouvrage est profondément maléfique et si vous le gardez, il risque de vous arriver malheur. La seule solution est de le détruire, mais ce roi en jaune, il veut nous en empêcher. Je sais que vous ne me faites pas confiance, vous n'avez aucune raison de le faire. Mais reprenez vos esprits, vous êtes un alchimiste brillant. Ne vous êtes-vous pas demandé pourquoi cette créature vous était apparue ? Elle cherche à vous piéger vous-aussi ! J'ignore où vous l'avez rangé mais vous devez le brûler de toute urgence. Le diviser en 4 ne suffira pas.
- Co… Vous m'espionniez, c'est ça ? J'avais l'intention de le séparer pour le rendre inoffensif, mais personne n'était au courant !
- Non, nous vous cherchions à vrai dire. Je voulais vous convaincre de détruire le livre écrit par Paul de Tudèle, mais le roi en jaune nous a devancé.
- Et qu'est-ce que la vie de mon apprenti avait à voir avec cela ?
- Absolument rien ! La mort de Lothaire est un regrettable accident. Écoutez, laissez-moi enfermé ici si vous voulez, mais allez détruire le livre ! Ce n'est pas seulement nous. Le roi en jaune est capable de faire des choses terribles. Si vous ne l'empêchez pas de nuire, d'autres monstres arriveront. Il faut le faire avant la nuit tombée, sinon nous serons tous perdus.
***+/***
Voldemort était en train de se ronger les sangs lorsqu'un Patronus fit son apparition dans la chambre. Par réflexe, il avait immédiatement sorti sa baguette avant de laisser son bras retomber le long de son corps en reconnaissant la lumineuse créature… Il s'agissait d'un gigantesque python qui ressemblait traits pour traits à Nagini, et ce seul fait attisa sa curiosité. Il pensa immédiatement au libraire, cependant, la dernière fois qu'il avait utilisé ce sortilège, c'était un cerf qui était apparu…
Il n'eut pas le temps de s'appesantir sur ce mystère que la voix de son amant retentit dans la pièce.
- Je me trouve avec Nicolas Flamel, au 51 rue de Montmorency, mais il prépare un piège. Sois prudent, une créature du grimoire est avec lui et je suis prisonnier d'un cercle magique.
Sans perdre une seule seconde de plus, il quitta la pièce et dévala les marches jusqu'à arriver dans la rue. Il avait passé des heures à chercher des indices pouvant le mener à Nicolas Flamel et voilà que l'alchimiste décidait d'enlever Harry… C'était sans doute en représailles du meurtre de son assistant, et il se serait amusé de cette ironie s'il n'avait été aussi inquiet pour le libraire.
En une seconde, il avait déjà transplané rue de Montmorency. Il ignorait si c'était l'adresse où habitait Nicolas Flamel, mais la demeure n'était qu'à une centaine de mètres de celle de Paul de Tudèle. Une fois sur place, il s'empressa de se désillusionner avant de parcourir à toute vitesse la distance qui le séparait encore de sa destination. Il n'avait pas d'idée sur comment opérer. Harry ne lui avait donné que peu d'informations et il ignorait de quel piège il pouvait bien s'agir.
D'un autre côté, il était Lord Voldemort, et à cette époque, il était bien plus puissant que la majorité des sorciers. Il connaissait un très grand nombre de sortilèges en tous genres et il n'y avait pas beaucoup de situations dont il ne pouvait se sortir.
Lorsqu'il arriva devant la demeure, il en fit rapidement le tour, cependant le seul accès était la porte d'entrée. Il n'y avait aucun balcon, et les fenêtres étaient plutôt petites et toutes pourvues d'un sortilège anti-intrusion…
Harry était ici et il était en danger, il n'avait pas le temps de faire dans la dentelle. Baguette au poing, il ouvrit tout de même la porte d'un Alohomora, débouchant sur une pièce plongée dans les ténèbres, tous ses sens aux aguets.
Malgré ses pouvoirs, il ne parvenait à détecter quoi que ce soit, et il jeta un Finite informulé qui resta sans effet. Il n'avait jamais été du genre à craindre les ténèbres, néanmoins il invoqua une série d'orbes lumineux pour éclairer son environnement immédiat.
Sa magie répondit immédiatement à son appel, cependant il ne vit rien de plus, pas le moindre meuble ni même mur ou sol. Alors que les orbes lumineux flottaient dans le noir à quelques centimètres de son visage, tout était intégralement noir, comme s'il avait plongé au milieu des entrailles de la terre…
Fermant les yeux, il se concentra sur l'aura de son amant. Le libraire était tout proche. Quelque part sous ses pieds. Il pouvait percevoir la trace de sa magie et pourtant il n'entendait rien. Derrière lui, la porte d'entrée se referma dans un claquement brusque, le faisant sursauter.
Harry avait parlé de piège et de cercle magique. Était-il possible que Nicolas Flamel connaisse un rituel qu'il ne pouvait pas dissiper ?
- Qui est là ! Montrez-vous !
Je te connais. Tu as une haute opinion de toi, tu penses que tu es fort, mais en réalité tu es faible.
La voix était étrange et il lui fallut plusieurs secondes pour comprendre qu'elle résonnait dans son esprit uniquement. Son premier réflexe fut de remonter ses barrières d'Occlumancie à leur maximum.
- Qui êtes-vous ? Vous n'êtes pas Nicolas Flamel, n'est-ce pas ?
Il aurait voulu l'obliger à communiquer normalement, cependant l'autre lui répondit à nouveau par télépathie.
En effet. Je vous ai observé. Je ne vous laisserai pas faire.
- Cela fait bien longtemps que je ne laisse plus personne me dire ce que je dois faire ou non. Je suis Lord Voldemort. Je me suis rendu immortel par mes propres moyens.
Tu crois être immortel mais tu ne l'es pas. Ton corps peut être détruit, ton esprit peut être brisé. Dans cet espace-temps, les fragments de ton âme n'existent pas. Tu n'es rien d'autre qu'un humain arrogant qui a trouvé comment se protéger des effets du temps. Et je vais me faire un plaisir de te torturer pendant si longtemps que tu me supplieras pour obtenir le repos de la mort.
Malgré son orgueil, l'assurance de Voldemort commença à s'effriter. L'être près de lui connaissait tout. Ses Horcruxes. Les rituels qu'il avait utilisés… Il avait l'impression d'être mis à nu face à une créature omnisciente. Car ce n'était définitivement pas un être humain.
- Où est Harry ?! C'est lui que vous voulez, n'est-ce pas ? Vous convoitez son pouvoir !
Ton camarade pense qu'il a le choix, mais il finira par nous appartenir. Il sera la porte d'entrée de mon maître dans cette réalité. Je vais le mener au bord du désespoir jusqu'à ce qu'il n'ait d'autre choix que de nous appartenir ou de mourir.
Voldemort serra ses doigts autour de sa baguette. Il avait conscience d'être un parfait outil de chantage pour le libraire, et vice-versa, mais il était hors de question qu'il se laisse faire.
Devenir le seigneur des ténèbres avait été difficile. Il avait longuement étudié, il avait voyagé partout, il avait repoussé les limites de son corps. Mais il n'avait certainement pas usurpé ce titre. Harry lui avait dit que la créature semblait insensible aux sorts, il allait donc devoir agir sur leur environnement, heureusement il en connaissait plus que quiconque. Pour l'heure, il était encore libre de ses mouvements et avait sa baguette en main, il comptait bien en profiter.
Il jeta un Revelio informulé pour détecter la localisation de son adversaire et sursauta alors que le sortilège lui montrait une créature haute de 2 mètres et presque aussi large.
Le monstre était tout proche, mais il en fallait beaucoup pour l'impressionner. D'un nouveau sort, il se désillusionna puis se changea en brume pour détecter les limites de la pièce. Sans doute devait-il se trouver dans un salon, car la salle était vaste et il ne rencontra que peu d'obstacles. Il devait y avoir une cheminée, peut-être une bibliothèque ou une crédence… Son stratagème lui permit de trouver une nouvelle porte, et il reprit sa forme originelle devant celle-ci pour pouvoir l'ouvrir. Cependant, à peine avait-il regagné le monde physique qu'une sorte de tentacule plat s'était enroulé autour de ses jambes pour l'immobiliser.
Il n'eut même pas le temps de lever les bras que deux autres étaient venus s'emparer de ses poignets, et il cria de rage en sentant un mouvement près de lui
Tu n'iras nulle part. Tu ne peux pas m'échapper.
- Vous croyez ? N'est pas né celui qui arrêtera le Seigneur des Ténèbres…
Sans même bouger le poignet, il invoqua un cercle de flammes juste au niveau de ses pieds pour faire reculer son adversaire. Jusqu'à présent, toutes les créatures issues du livres avaient semblé craindre la lumière et même s'il ne pouvait voir les efforts de son sortilège, il pouvait sentir la chaleur qui émanait des flammes, signe que sa magie avait fonctionné.
Effectivement, quelques secondes plus tard, la pression autour de ses chevilles et ses poignets disparut, et le mage noir se permit un soupir de soulagement. Il ignorait ce que le monstre était capable de lui faire, mais il n'était pas pressé de le découvrir.
Tu es stupide. Tu es toujours en mon pouvoir, et sans tes yeux, tu es incapable de me voir venir. Ces faibles flammes ne font que repousser l'inévitable.
Soudain, un projectile l'atteint au niveau de l'épaule, et Voldemort accusa le coup d'un grognement. Cela avait été si rapide qu'il avait été incapable de percevoir le mouvement, mais quelque chose de tranchant avait pénétré profondément dans son muscle avant de se retirer tout aussi vivement. Peut-être était-ce une griffe ou une pointe, quoi qu'il en soit "l'arme" avait été suffisamment pointue pour fissurer l'omoplate au passage, et il pouvait sentir la douleur irradier de sa carotide jusqu'au bout de ses doigts. Le sang s'écoulait aussi doucement, heureusement le risque d'hémorragie était minime.
Le Serpentard ne prit pas la peine de répondre. Il tâtonna le mur près de lui à la recherche d'une poignée de porte et il finit par la trouver. Immédiatement, il tourna la clenche jusqu'à sentir le panneau de bois se dérober sous ses doigts, puis il pénétra dans la nouvelle pièce sans attendre. Il n'y voyait pas plus que précédemment, mais il devait continuer coûte que coûte. Il devait trouver Harry et le libérer…
***/+/***
- Votre ami est entre les mains du roi en jaune, à présent. N'avez-vous pas peur pour lui ?
Harry reporta brièvement son regard en direction du plafond, comme s'il avait pu voir au travers.
- Si, bien sûr. Mais il est plus important de vous convaincre. Je ne peux pas bouger d'ici, vous vous en êtes assuré. Si vous voulez, je vous rends même ma baguette en gage de confiance.
Nicolas Flamel plissa les yeux, tentant sans doute de discerner le vrai du faux dans son discours.
- Si je détruis le livre, le roi en jaune ne risque-t-il pas de m'attaquer ? Et si votre plan était justement de me priver de mon soutien ?
- Le roi en jaune n'est pas humain et brûler le grimoire le fera disparaître. Il n'y a rien de bon en lui, ne le voyez-vous pas à son apparence ? Je vous jure que notre seul et unique objectif est la destruction du livre, et ce pour empêcher des créatures monstrueuses de s'attaquer aux moldus comme aux sorciers. Si vous ne faites rien, des gens mourront chaque nuit !
- Non ! Vous êtes allié à un meurtrier, je ne vous fais pas confiance. Si je vous écoute, je vais me retrouver seul contre votre ami, et je ne me sens pas capable d'affronter un mage noir en combat singulier. J'attendrai que vous soyez tous deux en prison pour le faire. Alors seulement je détruirai ce maudit grimoire.
Au-dessus d'eux, un éclat de voix retentit brièvement, et bien qu'il lui fût impossible d'en comprendre le sens, il reconnut la voix de Voldemort. Sans doute le roi en jaune était-il en train de le tourmenter…
Harry serra les doigts autour de sa baguette, réfléchissant à la meilleure manière de s'en sortir. Nicolas Flamel semblait absolument borné et il ne pouvait se permettre le luxe d'attendre. Le roi en jaune allait probablement s'attaquer à son amant pour le forcer à devenir un cultiste, et il était hors de question qu'il ait à faire un tel choix, car sans doute ne serait-il plus aussi catégorique sur la réponse…
Il devait renvoyer ce monstrueux personnage dans sa dimension d'origine et chasser toutes les créatures de leur monde. Pour cela il n'existait qu'une seule solution : détruire le grimoire écrit par Paul de Tudèle. Et dire qu'il avait fui ce culte horrible pour faire une telle chose par la suite…
Inspirant longuement, le Gryffondor se concentra pour puiser dans sa magie. Le pouvoir des mots lui permettait de plier la réalité à sa volonté, et si ce cercle magique était impossible à détruire de l'intérieur avec une baguette, peut-être y parviendrait-il en le voulant assez fort ? Il devait agir de toute urgence, pour sauver son amant. Il ne pouvait pas se permettre d'hésiter.
Il imagina la barrière exploser comme une fine paroi de verre, et il ferma brièvement les yeux avant de les rouvrir.
- C'est impossible, nous ne pouvons pas attendre. LIBÉREZ-MOI, MAINTENANT !
En même temps, il avait violemment plaqué ses mains contre la cloison magique, et sa magie s'abattit avec la force d'une vague déchaînée. Cette brusque décharge magique le déséquilibra une seconde, heureusement Nicolas Flamel avait été lui aussi balayé et il se trouvait désormais étendu sur le sol à quelques mètres de lui, peinant manifestement à reprendre ses esprits.
Harry se secoua mentalement et pointa immédiatement sa baguette en direction de l'alchimiste.
- Incarcerem ! Dites-moi maintenant où se trouve le grimoire, et il ne vous sera fait aucun mal !
- C'est impossible, comment avez-vous pu…
Le libraire s'approcha pour récupérer la baguette de l'autre sorcier puis s'agenouilla pour pouvoir le regarder dans les yeux.
- Monsieur Flamel, s'il vous plaît. Je vous promets que nous ne ferons rien d'autre, je ne m'intéresse pas à vos recherches. Si vous me guidez jusqu'au livre de Paul de Tudèle, je me contenterai de le détruire puis moi et mon ami disparaîtront. En revanche, si vous refusez de parler, je serais contraint de tout brûler par mesure de sécurité. Vous n'aimeriez pas que tous vos travaux partent en fumée, n'est-ce pas ?
L'alchimiste écarquilla les yeux, partagé entre son désir de justice et l'importance de ses travaux.
- Je… Vous ne comptez pas me tuer, n'est-ce pas ?
- Je vous en fais le serment ! Personne ne vous fera de mal.
- Comment savez-vous qu'il faille détruire ce livre ? Je ne comprends pas. Vous avez dit que Paul avait été… absorbé, c'est bien cela ? C'est invraisemblable… Et pourquoi sa destruction empêcherait-elle des créatures d'attaquer des humains ?
Harry soupira. Flamel ne semblait pas convaincu par ses propos, mais Harry ne pouvait s'empêcher de penser à Voldemort en train de lutter contre le roi en jaune. Chaque seconde pouvait être déterminante.
- Écoutez, je n'ai vraiment pas le temps de vous expliquer, et de toute façon, vous ne me croiriez pas. Impero. Guide-moi jusqu'au grimoire de Paul de Tudèle.
Immédiatement, il ressentit cette étrange sensation le long de son bras, et le regard de Nicolas Flamel se fit vague. Harry dissipa les liens pour lui permettre de marcher et l'alchimiste lui désigna un escalier situé dans un recoin de la pièce. Comme il s'en était douté, ils se trouvaient au sous-sol. Lorsqu'ils arrivèrent au rez-de-chaussée, ils débouchèrent dans un long couloir où toutes les portes étaient fermées. Pas une lumière ne brillait, et Harry lança un Lumos pour les éclairer.
Tout était silencieux, cependant il avait un mauvais pressentiment. Il pressa le pas, faisant signe au français d'en faire de même.
Nicolas Flamel le guida jusqu'à une autre porte un peu plus loin. L'ouverture semblait protégée par une rune, heureusement l'alchimiste traça le bon symbole sans hésiter, leur permettant de pénétrer dans la pièce. Il s'agissait d'une bibliothèque aux étagères surchargées. Chaque mur était recouvert de livres ou de rouleaux de parchemins et Harry résista à l'envie de tous les parcourir. Au milieu, une grande table était elle-aussi surchargée de grimoires, tandis que plusieurs fauteuils avaient été positionnés aux quatre coins.
Flamel se pencha sous la table pour récupérer un coffre lourdement cadenassé, lui aussi protégé par des runes, et Harry loua le sortilège de l'Imperium. S'il avait dû chercher par lui-même dans toute la maison, il y aurait passé des heures…
- Le voici.
L'alchimiste s'était reculé d'un pas pour lui permettre de le saisir et Harry reconnut la couverture qu'il avait tant de fois manipulée. Sans même sortir le grimoire du coffre, il lança un "Incendio" qui projeta une boule de feu directement sur le cuir. Peu à peu, une fumée blanche commença à s'échapper des pages, et le Gryffondor commença à faire les cent pas. C'était si long….
Le livre ne semblait pas protégé, mais il ne pouvait s'empêcher d'angoisser... Il regarda autour de lui. Il n'y avait pas de cheminée dans la pièce mais il serait peut-être plus rapide s'il pouvait mettre le grimoire directement dans un âtre…
- Conduis-moi jusqu'à la cheminée la plus proche ! Wingardium Leviosa !
Il fit léviter le grimoire fumant et suivit Nicolas Flamel. Soudain, alors qu'ils traversaient à nouveau le couloir, un cri de rage résonna dans sa tête, le faisant grimacer de douleur. Devant lui, l'alchimiste s'était aussi agenouillé, les mains sur les oreilles dans un geste à la fois absurde et spontané.
Le cri n'était pas celui de Voldemort, il en était persuadé, c'était donc que le grimoire était bien en train de se consumer, et que cela avait un impact direct sur le roi en jaune.
- Quel est ce cri !?
- Vite, la cheminée la plus proche ! Nicolas !
Il poussa le sorcier français en avant, débouchant dans la cuisine. Une grande cheminée en pierre occupait tout un pan de mur et Harry ne prit pas le temps d'observer les lieux. Il fit voler le grimoire pour le placer directement sur les braises, et jeta un nouvel Incendio pour les raviver.
Mais alors qu'un feu vif se formait dans l'âtre, le roi en jaune apparut, transportant avec lui Voldemort.
Des plaies étaient apparues sur son visage et les manches de sa robe étaient déchirées, laissant deviner d'autres blessures. Son visage était tordu par une grimace de souffrance, cependant il était encore conscient. Un long pan de tissu jaune était enserré autour de sa gorge, comme si le vêtement était doué de vie, et Harry se demanda s'il ne s'agissait pas d'une extension du corps de la créature.
Les haillons continuaient de voleter autour de lui comme autant de tentacules de tissu, et le roi en jaune souleva Voldemort à un mètre du sol, provoquant un halètement de douleur chez sa victime.
Arrête cela immédiatement ou il mourra.
Au-dessus de Voldemort, un pique acéré était suspendu à quelques centimètres de son crâne, et le Gryffondor se figea immédiatement, terrifié par la portée de ses actes. S'il avait sacrifié autant pour le mage noir, c'était parce qu'il l'aimait d'un amour sincère et se savait aimé en retour. Il ne s'imaginait pas une seule seconde revenir dans le présent pour reprendre sa vie d'avant, et encore moins vivre seul à cette époque. Il avait besoin de lui à ses côtés…
Cependant, alors qu'il s'apprêtait à projeter de l'eau sur les braises, Voldemort utilisa ses dernières forces pour pointer sa baguette en direction de la cheminée. Il jeta une formidable boule de feu qui semblait faite de lave incandescente et illumina la pièce comme un soleil miniature.
Le roi en jaune poussa un nouveau hurlement télépathique, si puissant qu'Harry s'écroula en avant. Il avait l'impression que sa tête allait exploser face à l'intensité de l'attaque mentale et sa vue se voila tandis qu'un liquide poisseux commençait à couler depuis son nez.
Il releva la tête, cherchant désespérément son amant, heureusement la créature l'avait relâché. Voldemort était recroquevillé sur le sol, les mains pressées contre ses tempes en un geste instinctif bien que totalement inutile. Lui aussi semblait souffrir du cri qui martelait son crâne, cependant il était bien vivant, et c'était le principal.
À ses côtés, le roi en jaune se tordait lui aussi de douleur, mais pour une tout autre raison. Son corps se consumait à vue d'œil comme un bâton d'encens, sans produire la moindre flamme.
Soudain, les hurlements se turent, mettant fin au supplice des trois sorciers. Le monstre s'était figé une dernière fois, puis ses longs doigts osseux étaient tombés en poussière. Lorsqu'ils se redressèrent pour l'observer, le roi en jaune avait laissé place à une carcasse faite de cendre, désormais incapable de les blesser. Dans la cheminée, le grimoire était lui aussi prêt à tomber en poussière, seule sa couverture de cuir encore vaguement reconnaissable parmi les braises.
Ils soupirèrent de soulagement, et Harry rejoignit le mage noir pour se serrer contre lui.
- Tu as réussi.
- Nous avons réussi. Tous les deux. Je pense que maintenant nous sommes libres. Même si le culte existe toujours, le livre de Paul de Tudèle permettait aux créatures de se manifester ici en puisant dans sa magie.
- Son esprit a été libéré. Par Merlin, ce n'était pas de tout repos. Tu es blessé…
- Ce ne sont que des égratignures.
Harry jeta un regard désabusé à l'épaule qui saignait encore et aux diverses blessures sur son visage. Il secoua la tête. Sans doute que son amant en avait vu des pires…
Les deux anglais se redressèrent péniblement, avisant l'alchimiste encore étendu sur le sol.
- Je lui ai promis qu'on se contenterait de détruire le grimoire donc ne lui fait pas de mal, s'il te plait.
- Il t'a enlevé ! Je ne partirai pas sans avoir au moins fouillé sa bibliothèque.
Harry soupira.
- Tu es intenable. Pourquoi ne pas plutôt lui effacer la mémoire et revenir une fois qu'il aura créé la Pierre philosophale ? Maintenant que nous savons où il réside ?
Voldemort fixa Nicolas Flamel avec un mépris évident avant de faire la moue.
- Bien, je dois reconnaître que tu as raison. Il peut se montrer utile… Mais je ne resterai pas deux jours de plus dans ce pays. Il est trop tard pour prendre un navire maintenant, mais dès demain matin, nous rentrons en Angleterre.
Le Gryffondor bondit sur place avec un large sourire, comme si sa joie lui avait rendue toute son énergie.
- Oui ! Je veux retourner chez nous. J'ai hâte !
- Nous allons avoir beaucoup de choses à faire dans les semaines à venir. Puisque nous sommes condamnés à rester à cette époque, il est hors de question que nous restions dans cette maison minuscule. Je veux que nous nous procurions une demeure au moins aussi spacieuse que mon précédent manoir. Nous aurons chacun notre bureau, une bibliothèque suffisamment vaste pour accueillir nos collections, et tout le confort que la magie peut nous offrir. Il me faut un laboratoire de potion, une salle de bain et un grand parc entouré par une forêt impénétrable. Tout cela, et même plus encore, je compte bien te l'offrir.
Harry hocha la tête avec enthousiasme tout en commençant à effacer les traces de leur présence. Il savait que Voldemort allait continuer à se conduire comme s'il avait tous les droits. Il essaierait sans doute de le modérer… plus tard, mais pour l'instant il n'en avait aucune envie. Après tout, il avait bien failli sacrifier le destin du monde pour garantir sa survie, il aurait été hypocrite de s'en offusquer à présent, d'autant qu'il n'avait plus aucun Mangemort pour le servir.
Le cadavre du roi en jaune supprimé d'un Evanesco, il ordonna à Nicolas Flamel de se rendre dans sa bibliothèque et de s'asseoir dans un fauteuil, comme s'il était en pleine lecture.
- Vous allez oublier ces deux derniers jours. Vous allez oublier qui nous sommes ainsi que le roi en jaune. Vous allez oublier le grimoire d'Eldritch. Et vous allez reprendre vos recherches sur la Pierre Philosophale comme si de rien n'était. Memoria Mutatio.
Immédiatement, l'alchimiste prit un regard lointain, signe que son sortilège avait fonctionné, puis Harry le libéra de l'Imperium avant de quitter la demeure en compagnie de Voldemort.
Accroché au bras du Serpentard, ils transplanèrent jusqu'à la Place Cachée, et le Gryffondor profita de leur proximité pour l'embrasser.
Cthulhu et ses créatures avaient été chassées de leur réalité, et s'il se doutait qu'ils n'étaient pas "morts", son esprit était serein. Il avait à ses côtés le plus grand mage noir de l'histoire, et il se sentait invulnérable, plus confiant dans l'avenir qu'il ne l'avait jamais été.
Fin du chapitre 19
Alors, qu'avez-vous pensé du combat final ? J'ai un peu galéré pour l'écrire mais je suis contente du résultat. ^^
