Titre: Un Noël Inespéré

Disclaimer: Les personnages appartiennent à JKR et je ne fais que les emprunter.

Rated: T

Résumé: [UA] Hermione est sûre d'elle et travailleuse mais ne trouve aucun intérêt aux fêtes de fin d'année. Elle est une femme occupée mais soudainement stoppée par la maladie de sa mère qui l'oblige à revenir auprès des siens dans sa ville natale. Malheureusement, elle se retrouve contrainte de côtoyer régulièrement un certain Draco qui l'agace au plus haut point. [Fanfiction Calendar]

Note de l'auteure: Désolée, je ne vous ai pas oublié, je suis juste tombée de fatigue mercredi soir sans pouvoir finaliser le chapitre et donc impossible de publier dans les temps hier. Cependant, bonne nouvelle, aujourd'hui vous aurez deux chapitres au lieu de un !

Merci à ma Beta !


Un Noël inespéré

Chapitre 7: Le paria

Draco était fatigué mais tout de même de bonne humeur ce matin car il devait aller faire les photos chez Madame Granger et se réjouissait par avance de pouvoir faire avancer ce dossier. Néanmoins, Il espérait ne pas revoir sa fille. Il l'avait trouvé si étrange lors de sa visite à l'agence.

Elle avait commencé par lui hurler dessus; puis s'était enfuie comme une voleuse. Elle était complètement folle et maintenant il en était sûr. Dire qu'il était mis de côté par la société alors qu'il y avait des gens profondément dérangés comme elle.

Enfin, il n'allait pas se laisser perturber par si peu. Après tout, il savait ce qu'il avait à faire et ne pouvait se laisser détourner aussi facilement. Il refusait fermement d'être déconcentré par elle ou par quelqu'un d'autre.

Ainsi, Draco ne passa pas par la boutique ce jour-là et fila directement chez Caroline pour réaliser les clichés comme convenu mais à sa grande surprise ce n'est pas Caroline qui lui ouvrit mais Granger et elle n'avait pas l'air dans son assiette.

Elle avait les traits tirés et traînait encore en pyjama à une heure assez tardive de la matinée.

« Waw » s'écria Draco. « Tu t'es fait rouler dessus par un bus ? »

« Qu'est-ce que tu veux Malfoy ? » soupira-t-elle.

Draco fronça les sourcils, elle avait vraiment une mine affreuse comme si elle n'avait pas dormi depuis des jours. Ses cheveux étaient en désordre et elle était visiblement cernée.

« Et bien je suis venu pour les photos » finit-il par déclarer en se reprenant.

« Je pense que tes photos vont devoir attendre si tu veux mon avis » lui apprit-elle

« Comment ça ? »

Granger soupira de nouveau et lui expliqua que Caroline avait été hospitalisée et que les médecins ne savaient pas encore ce qu'elle avait exactement. Draco était très étonné, car elle ne lui avait jamais semblé malade.

« Qu'est-ce qui me dit que ce n'est pas un stratagème pour ne pas que je fasse le dossier ? »

« Pense ce que tu veux Malfoy, j'en ai rien à faire. »

La jeune femme lui ferma la porte au nez sans apporter plus d'explications et Draco se retrouva devant la porte les bras ballants, ne sachant pas trop quoi faire de sa personne. Elle lui donnait des informations aussi importantes puis elle partait sans rien dire de plus. Comment arrivait-elle à le laisser dans une telle torpeur ?

Très égoïstement, Draco s'inquiéta alors pour sa carrière. S'il n'arrivait pas à conclure cette vente, il ne pourrait pas commencer concrètement sur le marché. Tout allait encore tomber en morceaux. A Londres, il avait une vie des plus trépidante, des plus excitante, il en était fier.

Tous les soirs il faisait la fête, il visitait des lieux d'exception. Il était maintenant la risée de la profession et ses parents le prenaient déjà pour un moins que rien, en particulier son père.

Il ne savait pas encore comment il allait bien pouvoir s'en sortir mais il fallait qu'il trouve un moyen. Il essayait de relativiser car ce n'était qu'une question de jour, il finirait par les avoir ces clichés.

Il savait bien qu'il donnait l'impression de toujours tout gérer, d'avoir parfaitement le contrôle de la situation mais sous les apparences, il était terrorisé. En stationnant sa voiture dans la rue menant à l'agence, il essaya de faire le vide dans son esprit.

Malheureusement, son calme à peine revenu, un pic de stress énorme fit son apparition en apercevant sur la devanture de la boutique un gros tag où il y avait marqué "fuck you".

« Merde » jura-t-il en sortant de son véhicule.

Il se précipita de l'autre côté du trottoir et se prit la tête entre les mains.

« Merde ! » répéta-t-il un peu plus fort.

Le tag était écrit en grosses lettres orange et dégoulinait par endroit. Il aurait bien accusé Granger mais d'une part il venait de la quitter, d'autre part elle n'aurait jamais eu le temps de venir jusqu'au centre-ville avant lui, puis finalement elle n'avait rien d'une délinquante.

Il ne savait pas du tout qui pouvait être l'auteur mais cette personne allait le payer cher. Il était catastrophé, c'était un véritable désastre. En plus, il y avait tellement de personnes qui devaient le détester. C'est sûr, il était foutu avec une publicité comme celle-là.

Draco était déprimé, il pensait que tout était derrière lui mais non, cela le replongea simplement dans les pires erreurs de sa vie. Il s'assit sur le rebord du trottoir et ne faisait même pas attention aux passants qui le regardaient d'un air curieux.

C'était une journée qui ne commençait pas sous les meilleurs auspices. En vérité, c'était une journée merdique et il n'y avait rien à dire de plus. Il ne savait pas comment tout cela allait continuer d'évoluer mais il avait le pressentiment que les choses n'allaient pas aller en s'arrangeant.

Néanmoins, il savait qu'il devait aller au commissariat au plus vite et cela avec des preuves donc il prit le tag en photo et grogna en constatant que la photo était plutôt stylée. Elle avait un côté déstructuré, presque apocalyptique avec cette devanture en briques vieillies par le temps.

Draco se dirigeait vers le commissariat quand il vit que sa mère avait essayé de l'appeler. Il pria intérieurement pour qu'elle ne soit pas déjà au courant de l'affront que l'on venait de lui faire, à lui ainsi qu'à toute sa famille d'ailleurs.

Il ignora l'appel de sa mère et prit la décision de la rappeler plus tard. Elle ne lui en voudrait pas.

Vers 10h45 il était dans l'enceinte du commissariat et attendait qu'on le reçoive pour prendre sa plainte. Le commissariat était situé dans un vieux bâtiment qui était mal isolé phonétiquement et thermiquement. Il entendait tout ce que disait le couple de vieilles personnes venu pour des nuisances de voisinage, en plus il faisait un froid de canard dans les locaux. En plein mois de décembre c'était indécent de faire attendre les gens dans ces conditions.

Il était assis entre un homme venu pour abandon de domicile, de ce qu'il avait entendu quand il s'était présenté à l'accueil ; et une femme qui s'était fait vandaliser sa voiture. Il avait au moins un point en commun avec la dernière personne mais en la regardant de plus près elle était vraiment une pure campagnarde et finalement il ne voulait rien n'avoir en commun avec elle.

Au bout d'une heure, Draco commença à perdre patience. Il avait autre chose à faire et avait l'impression de perdre son temps. Il allait partir quand on l'appela enfin. En entrant dans la pièce, il crut halluciner, Potter était assis derrière le bureau.

Et oui, il connaissait Harry Potter. En même temps, il était difficile de ne pas le connaître. Potter était la star au lycée, le joueur de foot le plus admiré de l'établissement. Draco l'avait toujours trouvé imbu de sa personne et n'était pas trop étonné de le voir assumer aujourd'hui une telle position. Il devait jubiler d'être à cette place où il pouvait être à nouveau adulé.

« Draco Malfoy ! Cela fait longtemps ! » s'exclama Potter en remettant ses lunettes en place.

« Pas assez longtemps à première vue, pas assez longtemps » répondit le blond en s'installant sur le siège en face du brun.

« Alors comme ça tu viens pour des faits de vandalisme m'a dit mon collègue. »

Draco regardait un peu partout dans le bureau, il faisait tout pour ne pas croiser le regard de Potter. Il l'agaçait sans aucune raison réelle mais en voyant écrit "chef de la police" sur l'écriteau du bureau, il décida qu'il valait mieux se le mettre dans la poche.

« Exact, tu sais la haine est souvent proche de l'amour, je pense que dans le fond on m'adore. »

Il ne savait pas pour quelle raison il disait ça mais il se trouvait ridicule rien que de s'entendre parler.

« Je vois...» indiqua Potter en regardant son ordinateur. « Tu as donc une boutique ? »

« Une agence en fait. Je suis agent immobilier » se vanta Draco.

« Oui, j'en ai entendu parler » sourit Potter.

Il lui posa quelques questions et prit sa plainte. Draco crut que tout était bon mais Potter le stoppa net dans son enthousiasme.

« Par contre, comme tu as pu le voir, on n'a pas beaucoup d'effectif donc je suis désolé mais il n'y aura pas d'enquête » lui annonça-t-il tout en rangeant ses affaires. Il avait l'air d'avoir terminé avec lui. « Ce sont des gamineries de toute façon. »

« Des gamineries ? Mais je fais comment moi ? Et s'ils reviennent encore saccager des choses ? Vous allez rester sans rien faire ? C'est une blague ! »

« Doucement Malfoy, tu oublies où tu te trouves là et puis c'était toi le premier voyou. A une époque tu n'en manquais pas une » lui rappela fermement le brun un sourire en coin au bord des lèvres.

Draco ne se sentait pas aidé du tout mais plutôt jugé.

« Ce n'est pas ton travail de juger les honnêtes gens, Potter. JE paye des impôts pour que TU fasses correctement ton travail et ton travail c'est de venir en aide et secourir ! »

« MON travail c'est d'aider les gens qui sont en danger et pas de voir toutes les personnes qui viennent se plaindre pour deux trois traces sur un mur. D'autant qu'on n'en sait rien justement si tu les payes tes fameux impôts. »

Draco était scandalisé de la manière dont Potter osait lui parler. Il était certain maintenant que toute la ville était au courant pour ses ennuis financiers. En colère, le blond prit la fuite sans oublier de claquer violemment la porte du bureau derrière lui. Une autre certitude le frappa, Potter n'avait jamais eu l'intention de l'aider dès la minute où il avait passé la porte du commissariat. Il le savait, il ne serait jamais vu pour l'homme qu'il était mais toujours reconnu pour ses agissements passés. Les fêtes n'aidaient vraiment pas les gens à être plus généreux et ouverts d'esprit. Il en était convaincu, tout ça c'était des conneries. Et dire qu'il devait rappeler sa mère.