Hello !

Un jour d'avance mais je ne suis pas sûre de pouvoir publier demain !

Merci Psufix pour ton review, cela me fait super plaisir !

Ce chapitre reprend quelques dialogues d'"Harry Potter et l'Ordre du Phénix". Je vous souhaite une bonne lecture :)

CW : Mention des morts et de suicide. Prenez soin de vous !


CHAPITRE 5 – Parrains, marraines et filleuls

Quatre jours plus tôt, Arthur Weasley était revenu paniqué du Ministère de la Magie. Harry venait d'être pris en train de lancer un sortilège du Patronus devant son cousin Moldu. Pour cet acte, le Ministère avait décidé de lui détruire sa baguette magique. Le Professeur avait réussi à demander une audience, malgré tout le Square Grimmaurd était en ébullition.

Les réunions s'étaient accélérées quand Harry avait envoyé une lettre à Violet, à ses deux meilleurs amis et à Sirius leur demandant de l'aide. La situation était devenue urgente et l'Ordre du Phénix s'était concerté afin d'élaborer un plan rapide et efficace. La veille, la décision s'était fixée. Une escorte irait chercher Harry pour le ramener au Quartier Général.

Du premier étage, tous les adolescents tentaient d'écouter le contenu de la réunion à l'aide des Oreilles à rallonge. Malheureusement, depuis que Molly Weasley avait découvert l'existence de l'invention de ses fils, un sort était lancé à la porte et les dialogues étaient peu perceptibles. Autant dire qu'ils n'avaient aucune information qui ne vaille la peine.

Gryffondor et Serdaigle se lançaient des coups d'œil agacés par cette nouvelle manière de les exclure de l'Ordre du Phénix. Leur impatience fut écourtée quand la porte de la cuisine s'ouvrit. Ils sursautèrent un à un. Erine lança un Accio pour récupérer l'Oreille qui pendait et elle disparut avec ses trois amis dans un plop tandis que Hermione, Ginny et Ron se retrouvèrent rapidement dans la chambre des deux filles.

-On va bien se faire prendre un jour, soupira Violet en atterrissant dans la chambre des jumeaux.

-Je suis toujours aussi impressionné par autant de naïveté de ta part, petit oiseau, répondit Fred. Tu crois vraiment qu'ils nous croient sagement assis à notre bureau, un livre de Potions à la main en attendant calmement qu'ils nous appellent ?

-Pas à ce point, leva-t-elle les yeux au ciel. Mais j'imagine qu'ils ne seraient pas très indulgents s'ils apprenaient qu'on essayait encore d'écouter aux portes.

-On aurait juste une légère sanction, rien de bien nouveau, reprit George. Dans le pire des cas, notre bon vieux Sirius prendrait notre défense.

Le grincement des escaliers les fit se taire comme par magie. Un Silencio n'aurait pas été plus efficace. Ils se jetèrent chacun sur un des lits sans réfléchir. Erine saisit le livre plus proche pour faire diversion. Elle vit Violet faire un rond avec son doigt dans la direction du bouquin et elle eut la sensation d'être sacrément bête. Elle serait beaucoup plus crédible auprès de l'adulte avec un livre dans le bon sens.

Remus apparut dans l'encadrement de la porte et les visages des quatre adolescents se levèrent dans sa direction. Si Remus venait les voir, ils allaient très certainement recevoir des informations.

-Nous partons chercher Harry.

Des sourires naquirent sur le visage de chacun. Tous étaient rassurés de savoir que Harry allait les rejoindre. Après les récents événements, il était mieux pour lui qu'il soit au Quartier Général même si d'après Violet il aurait toujours dû y être.

-Vous ne risquez rien ? s'inquiéta-t-elle, plus pour son père que pour les autres membres.

-Rien ma Violet, sourit-il. En mon absence, je te fais confiance pour ne pas questionner Sirius, est-ce compris ?

-Tu n'en sauras jamais rien si c'était le cas, répondit-elle avec provocation même si elle ne comptait pas tenter.

-Il ne se rend pas compte de qui vous êtes, d'accord ? Il a l'impression de récupérer le groupe d'amis qu'il a perdu, expliqua tristement son père lui aussi concerné par cette perte. Donc ne trahis pas ma confiance.

Elle approuva sans rechigner, elle en avait assez fait. Elle observa un à un ses amis les menaçant d'un regard de ne pas essayer non plus, l'avertissement de son père valait aussi pour eux. Son père parut la remercier puis il s'éclipsa pour rejoindre l'escorte. De son côté, Violet se laissa retomber sur le lit. Les jumeaux ne perdirent pas une seconde et allèrent s'affairer à leur commerce naissant.

-Tout va bien se passer, Vio, lui dit Erine. On sera bientôt tous ensemble.

Elle lui sourit, bien heureuse d'avoir sa meilleure amie auprès d'elle. Erine était arrivée quelques jours plus tôt, elle n'avait pas dit un mot sur le pourquoi de toute la soirée. Elle s'était contentée de répéter à quel point elle était soulagée d'être avec eux.

Le lendemain, Erine avait fini par s'ouvrir à eux leur racontant le désastre de ses vacances. Comme souvent quand il s'agissait du mal être de leur amie, tous avaient été bien aveugles.

Depuis, ils étaient bien mieux ensemble et cela personne ne pouvait dire le contraire.


Près de deux heures plus tard, l'escorte de Harry n'était toujours pas revenue. Plus bas, la réunion de l'Ordre du Phénix avait commencé. Ce retard dans le programme angoissait Violet. Elle ne cessait d'entortiller et détortiller ses cheveux autour de ses doigts. La mission n'était pas risquée mais ces quelques années lui avaient démontré que rien ne se passait comme prévu.

Ses pensées furent interrompues quand une voix qu'ils connaissaient tous tonna à la manière d'un gros orage. Ses amis eurent la même réaction qu'elle et les jumeaux la devancèrent :

-On fait la course jusqu'au deuxième étage ?

-Défi relevé ! s'exclama-t-elle sachant très bien qu'elle était la plus rapide des quatre.

Ils débutèrent un décompte à partir de trois. Violet gronda quand au « partez », les jumeaux transplanèrent. Ils auraient mieux fait d'établir les règles avant. Elle était peut-être la plus rapide mais ils étaient de loin les plus malins. Seule Erine semblait rire de la ruse des garçons mais Violet ne perdit pas une seconde supplémentaire et dévala les escaliers pour rejoindre la chambre de Ron. Elle ouvrit la porte à la volée et sa meilleure amie arriva derrière elle les joues rougies.

-Et voilà, petit frère, démontra Fred. Voici la preuve que le temps c'est des Gallions !

En guise de réponse, elle donna une légère tape sur l'épaule des jumeaux qui eurent une réaction des plus théâtrales. Elle reporta ensuite toute son attention sur Harry, il avait paru si énervé qu'elle n'osait qu'à peine l'approcher. Après tout, elle avait dû elle aussi passer un tas d'informations sous silence. Mais le sourire qu'il lui adressa la rassura aussitôt, elle s'approcha de lui et il accepta l'étreinte qu'elle lui proposa. Au moins ici, ils n'avaient rien à cacher.

D'humeur curieuse, Fred leur proposa de tenter d'écouter ce qu'il se passait dans la cuisine. Au plus grand désespoir de tous, Ginny arriva pour les informer qu'un sort d'Impassibilité les en empêcherait. Encore. Elle avait lancé plusieurs Bombabouses sur la porte comme lui avait conseillé Tonks et toutes avaient rebondis, preuve qu'ils n'avaient aucune chance d'entendre un seul mot.

Déçus ils s'installèrent équitablement sur les deux lits présents dans la chambre de Ron. L'histoire de Percy fut une nouvelle fois évoquée et Harry fut aussi agacé qu'elles. Ils en vinrent aux accusations portées sur lui et cela déclencha un nouvel élan de colère chez lui. Hermione essaya de le tempérer avec difficultés. Harry leur demanda sur quoi portait les réunions.

-Les adultes refusent qu'on participe aux réunions, répondit à leur place Ron. Ils exigent que nous soyons majeurs et diplômés.

-Olivier doit savoir alors ? demanda innocemment Harry.

Les quatre amis se regardèrent bien déprimés de ce qu'on leur avait refusé. Violet et les jumeaux soufflèrent se remémorant parfaitement la conversation qu'ils avaient eu avec le père de celle-ci. Harry haussa les sourcils pour les obliger à parler.

-On a bien essayé, soupira Violet. Oli s'est présenté et mon père… enfin Remus, se reprit-elle sachant que Harry avait du mal avec cette dénomination, nous a convoqués les jumeaux et moi. Il avait un air sévère ! J'avais l'impression qu'on avait onze ans et qu'on se faisait gronder par McGo… M'enfin, je m'égare ! Il a dit qu'il nous connaissait bien assez pour savoir qu'Oli nous répéterait le contenu des réunions après. Il a immédiatement ajouté qu'il avait confiance en Oli mais qu'il craignait que je ne le torture pour soutirer des informations. Il voulait je cite « lui épargner cette souffrance », non mais franchement !

Elle hocha la tête toujours peu compréhensive de tels propos en son égard. Mais cette réflexion eut au moins le mérite de faire rire les personnes autour d'eux. Les explications sur l'organisation ne purent être poursuivies quand ils entendirent Madame Weasley monter les escaliers.

-Dans la chambre les filles ! s'exclama Fred avant de s'éclipser dans un plop.

-A tout à l'heure, Harry, sourit Violet avant de transplaner à son tour.


Le repas du soir fut moins mouvementé que ce que Violet avait imaginé. Fred et George avaient renversé la marmite de ragoût et un couteau était passé à un Botruc d'empaler Sirius. Depuis, son père, Bill et Monsieur Weasley tenaient une conversation sur les gobelins qu'elle écoutait d'une oreille. Elle riait de temps en temps aux démonstrations de Métamorphomagie et elle s'exaspérait des affaires que Mondingus Fletcher racontait aux jumeaux – comme s'ils avaient besoin de cela.

Multitâche, elle en profitait pour observer Harry qui semblait prendre ses marques au Quartier Général mais aussi de trouver la place qui lui était due. Mais surtout, elle prenait le temps de discuter avec Erine de l'année à venir à Poudlard. Il s'agirait de leur dernière année et elle devait être leur année.

Alors que le repas touchait à sa fin et que Madame Weasley énonçait à tous qu'il allait être temps d'aller dormir, Sirius avait décidé d'être fidèle à lui-même.

-Pas encore, Molly, dit-il et elle vit dans son regard qu'il était amusé de provoquer le destin. Je suis un peu surpris, je pensais que la première chose qu'Harry ferait en arrivant ici serait de poser des questions sur Voldemort. »

Une tension pesante se fit ressentir dans toute la cuisine du Square Grimmaurd. Tous les regards vacillaient entre Sirius et Harry attendant une quelconque réaction de l'adolescent. Violet remarqua que son père reposait lentement sa coupe de vin alors même qu'il n'en avait pas encore bu une goutte. A l'expression de son visage, il ne faisait aucun doute qu'il restait méfiant face à son ami d'enfance. Qui savait jusqu'où Sirius irait ? Son père dut sentir qu'elle l'analysait car il lui demanda d'un signe de main de se tempérer peu importe l'issue de la conversation.

Il avait plutôt raison de la mettre en garde puisque l'état d'offuscation de Harry face à son parrain prouvait qu'il ne lâcherait pas l'affaire. Elle s'en voulut presque de ne pas avoir été capable de fournir plus d'informations à son frère.

Quand Sirius émit l'idée que Harry méritait de savoir ce qu'il se passait dans le monde sorcier et quel était le but de l'Ordre du Phénix, ses deux meilleurs amis ne tardèrent pas à se révolter. Elle les comprenait parfaitement, eux n'avaient pu rien savoir alors qu'ils étaient majeurs. Concerné ou non, Harry n'avait pas à en savoir plus qu'eux.

-Ce n'est pas ma faute si on ne vous a rien dit de ce que faisait l'Ordre, répondit calmement Sirius un brin orgueilleux. Il s'agit de la décision de vos parents et je n'y suis pour rien si Lily et James t'ont choisi le mauvais parrain.

Elle n'avait aucun doute sur le second degré de la déclaration de Sirius mais voir le visage triste de son père ne lui plaisait guère. Il avait bien assez souvent douté de ses capacités, Sirius n'avait pas à en rajouter une couche.

-Au contraire, ils ont choisi le plus responsable, marmonna-t-elle ce qui lui valut un regard mauvais de la part du parrain de son petit-frère.

-Peu importe, gronda-t-il. En ce qui concerne Harry, j'ai…

-Ce n'est pas à toi de juger ce qui est bon ou pas pour Harry ! le coupa sèchement Molly.

Après un repas des plus banaux, l'ambiance devint pesante et conflictuelle. Personne n'osait prononcer un mot pendant que Madame Weasley et Sirius ne cessaient de répliquer à l'autre. Même son père se tenait à l'écart pourtant très attentif à ce qui se déroulait.

-Personnellement, finit-il par intervenir à mi-voix, je pense préférable que Harry apprenne les faits – pas tous les faits, Molly, mais l'idée générale – de notre bouche plutôt que par d'autres personnes qui lui donneraient une version… déformée.

Il était maintenant préférable qu'elle détourne le regard car il ne faisait aucun doute que cette dernière phrase leur était dédiée. Son père était beaucoup trop perspicace, ce n'était pas toujours un avantage. Un échange de grimaces se fit entre elle et ses meilleurs amis mais cela fut de courte durée car la situation s'envenima.

L'instinct maternel de Madame Weasley prit le dessus et Sirius n'hésita pas à lui rappeler qu'il n'était pas son fils. Un débat sur celui qui faisait le plus partie de la famille d'Harry se déroula devant eux. Le ton devint de plus en plus houleux ainsi que le malaise.

-Papa et Maman auraient préféré qu'il apprenne ce qui l'entoure, déclara-t-elle sans même s'en rendre compte et un silence pesant se fit bien tous surpris de son intervention. On nous cache bien assez de choses depuis quatorze ans…

-Violet ma chérie… tenta de la raisonner Madame Weasley mais elle n'avait pas l'intention de se laisser faire, pas pour Harry.

-Désolée Madame Weasley mais vous vous battez sur celui qui a le plus de droit sur Harry, s'expliqua-t-elle. Et bien que je ne veuille pas parler en son nom, j'estime en avoir le plus le droit que n'importe lequel d'entre vous. Mon père l'a très bien dit, Harry a le droit de savoir sans pour autant avoir des détails.

-Tu ne sais pas tout, ma chérie, dit toujours aussi gentiment Molly mais l'agacement était perceptible. C'est simple pour Sirius de parler maintenant alors qu'il était à Azkaban et toi, tu n'es encore qu'une…

-Molly, tu n'es pas la seule personne autour de cette table qui se soucie de Harry, lança sèchement son père. Violet a entièrement raison. De plus elle l'a très bien dit, personne ne peut pas parler pour Harry. Il est suffisamment grand pour décider par lui-même.

Madame Weasley n'était désormais capable d'émettre que de simples grognements pour démontrer son mécontentement tandis qu'Harry réclamait le savoir. Cette décision déclencha aussi un tonnerre de protestations de la part de tous les élèves de Poudlard quand Madame Weasley réussit à prononcer d'une voix cassée leur renvoi dans leurs chambres. Seules Erine, Hermione et elle n'osaient pas la contrarier. Ces premières pour la bonne raison qu'elles estimaient ne pas avoir à contredire la mère de leurs amis et Violet parce que son père lui avait demandé de lui faire confiance.

-Tu peux rester ma Violet, l'autorisa son père. Si Harry peut rester, tu le peux aussi. Erine, tu as le droit de prendre ta propre décision.

Sa meilleure amie prit son air le plus fier pour signifier son intention de participer à ce qui allait suivre. Violet se contenta de remercier son père d'un sourire tandis que les Weasley, notamment les jumeaux étaient de plus en plus déterminés à avoir gain de cause.

Après maints arguments, les jumeaux eurent l'autorisation de rester. Puis ce fut au tour de Ron et Hermione d'avoir le dernier mot, seule Ginny fut renvoyée et cela était irrévocable. Sa protestation ne fut pas silencieuse. Elle hurla et tempêta contre sa mère tout en montant les marches dans un vacarme impressionnant. A cela s'ajoutèrent les cris de Madame Black, Remus se précipita pour la faire taire.

Quand il fut revenu, Violet préféra changer de place pour se trouver près de lui. Elle savait que sa place était dans l'Ordre du Phénix mais elle restait consciente que tout cela était anxiogène pour elle. Rien de mieux que la présence de son père pour la rassurer.

-Où est Voldemort ? demanda Harry quand on lui laissa la parole. Que fait-il ? J'ai essayé de regarder les informations des Moldus mais on n'a encore rien annoncé qui porte sa marque, pas de morts étranges, rien.

Ses questions étaient plus que précises et elle était curieuse d'avoir des réponses elle aussi. Cependant, les réponses de Sirius et de son père n'étaient pas aussi informatives qu'elle l'avait espéré. Seul le moment où le retour de Voldemort en juin attira son attention :

-C'est toi qui lui as fait rater son retour, dit son père avec un sourire satisfait.

-Comment ça ? demanda Harry avant qu'elle n'ait pu elle aussi poser cette question.

-Tu n'étais pas censé en réchapper ! répondit Sirius. Personne, en dehors de ses Mangemorts, ne devait savoir qu'il était revenu. Mais tu as survécu et témoigné.

-La personne qu'il voulait à tout prix tenir dans l'ignorance de son retour, c'était Dumbledore, poursuivit son père. Or, tu l'as aussitôt prévenu.

La suite de la conversation lui sembla évidente. C'était grâce à Harry si Dumbledore avait pu réunir l'Ordre du Phénix. Des explications furent donner sur les buts de l'Ordre et Harry se trouva déçu que peu de personnes puissent crier haut et fort qu'il n'était pas un menteur. Mais la situation était complexe, elle l'avait bien compris avec les actions du Ministère.

-Voldemort trompe les gens, il les ensorcelle et leur fait du chantage, expliqua Sirius quand Harry demanda à comprendre ses agissements et les buts de l'Ordre. Mais il ne cherche pas seulement à recruter des partisans. Il a d'autres projets qu'il peut mettre en œuvre très discrètement et c'est là-dessus qu'il se concentre pour le moment. Nous, nous essayons d'éviter qu'il y parvienne. Tout comme nous gardons les secrets d'une information cruciale.

-Qu'est-ce qu'il veut ? demanda aussitôt Harry. Et quelle est cette information ?

Elle donna un coup de coude à son père pour lui prier de répondre mais il posa simplement sa main sur la sienne. Elle saisit l'échange de regard entre Sirius et son père, un regard que seuls deux amis de longue date pouvaient comprendre.

-Des choses qu'il ne peut obtenir que dans le plus grand secret, répondit Sirius puis son regard parut ne pas savoir où se fixer entre Harry, son père et elle. Voldemort ne sait pas qu'il ne pourra pas vaincre comme il le souhaite, une…

-Sirius… marmonna son père pour l'empêcher de divulguer plus qu'il ne le devait et elle en fut contrariée.

-Une arme, par exemple, reprit Sirius devant le regard interrogateur de Harry et respectant à contre-cœur la menace de son ami. Une arme nouvelle dont il ne disposait pas la dernière fois.

-Lorsqu'il avait le pouvoir ? demanda Harry.

Malheureusement, Sirius eut à peine le temps de confirmer que Madame Weasley les coupa et Violet ne l'avait jamais vue aussi furieuse. Sans plus attendre, elle leur ordonna de rejoindre leur chambre pour aller dormir. Son ton ne laissait place à aucune négociation malgré la tentative de Fred et George.

-Tu as déjà donné plein d'informations à Harry. Si tu continues, autant le faire entrer directement dans l'Ordre.

-Et pourquoi pas ? s'interposa Harry et Violet eut l'étrange envie de faire de même. Je veux rejoindre les autres, je veux me battre.

-Non.

Elle reconnut la voix ferme de son père, cette voix qu'il utilisait uniquement dans les situations où il ne laisserait rien passer. Elle préféra se tasser sur sa chaise, se doutant très bien de ce qui suivrait.

-L'Ordre ne comprend que des sorciers qui ont atteint ou dépassé la majorité, reprit-il. Des sorciers qui ont fini leurs études, ajouta-t-il en voyant Fred et George ouvrir la bouche ce qui la fit sourire. Il existe des dangers dont vous n'avez aucune idée… Je crois que Molly a raison, Sirius. Nous en avons assez dit.

Sirius eut un vague haussement d'épaules et il ne chercha pas à en dire plus. Madame Weasley en profita pour leur adresser un signe de la main bien significatif. Les enfants Weasley se levèrent un par un, puis ce fut au tour d'Erine et de Hermione. Son père caressa lentement ses cheveux avant de lui murmurer qu'elle en savait bien plus qu'il n'était prévu et elle sut que c'était à son tour de se lever. Elle se tourna vers Harry qui s'avoua lui aussi vaincu, ensemble ils rejoignirent leurs amis.


La veille de l'audience, Violet retrouva Harry assis sur les escaliers. Il paraissait plus que dépité ce qui lui offrait enfin la chance de remplir son rôle de grande sœur. Elle s'installa à ses côtés et elle apprécia le sourire qu'il lui adressa. Le temps de la rancune était définitivement terminé.

-Je trouve aussi que cette histoire de jugement est absurde.

-Malheureusement, je dois tout de même y passer… marmonna-t-il. J'aurais préféré avoir un moyen de me changer les idées aujourd'hui mais c'est tout le contraire.

Un instant, elle regretta presque son intervention mais il n'était pas trop tard pour réaliser la demande de son petit frère. C'était le bon moment pour aborder ce sujet dont ils n'avaient pas eu l'occasion de discuter à la fin de l'année.

-Tu as dit que tu avais vu Papa et Maman, comment est-ce possible ?

-D'après Dumbledore, il s'agit du Sortilège Priori Incantatum, il vit son regard curieux et poursuivit sans attendre. La baguette de Voldemort et la mienne ont la même plume de phénix. En forçant nos baguettes à combattre, la mienne a obligé sa baguette à remonter les derniers sortilèges lancés… Il y a eu un écho à l'envers des personnes victimes de Voldemort. Diggory était là aussi.

-Impressionnant, murmura-t-elle ne sachant pas qu'il était possible que cela se produise.

-J'ai aimé pouvoir entendre leurs voix. Je ne sais rien d'eux.

-Suis-moi.

La spontanéité l'avait saisie. Harry la toisa avec curiosité, elle le rassura d'un sourire. Ils se retrouvèrent dans la chambre qu'elle partageait avec Erine depuis plusieurs jours. Cette dernière aidait les jumeaux dans leurs créations, c'était donc l'occasion de profiter d'un moment calme dans leur chambre.

-Où dort Erine ? demanda Harry, perplexe de ne voir qu'un lit double dans la chambre.

-Avec moi, répondit-elle avec évidence avant d'anticiper les prochaines questions de son frère. Quand Oli est là, nous dormons dans la chambre des jumeaux tous les cinq. Et avant qu'Erine ne soit là, Oli et moi dormions à deux aussi.

-Je croyais que Remus ne voulait pas que tu dormes avec Olivier ?

-C'est vrai. Mais Sirius a dit « Lunard, tu ne vas pas empêcher Beth de vivre, elle est jeune qu'elle profite. Beth, tu es chez moi fais comme tu veux », dit-elle en imitant parfaitement le parrain de son frère ce qui le fit rire. Il est génial parfois mais je crois que Remus n'a pas trop aimé le « qu'elle profite ». M'enfin, on aurait aimé que tu sois là avec nous, tu sais ?

Il haussa les épaules et elle ne sut comment réagir à cela. Tout comme Erine, il avait dû se sentir exclu, d'autant plus qu'il était celui qui avait le plus subi cette année. Il était préférable de se focaliser sur le pourquoi de leur venu ici. Elle se dirigea vers le bureau et saisit la petite boîte que son père avait pris garde à rapporter.

Elle s'assit en s'adossant au lit et plaça la boîte devant elle. Harry s'assit en face d'elle et elle lui dévoila le contenu de l'objet. Le regard de son petit frère s'illumina quand il découvrit les photos. Il était temps pour eux de partager les moments de leur enfance, ceux qu'ils avaient eus la chance de vivre ensemble avant qu'on ne leur vole le reste de leur vie.

Elle était capable de décrypter le bonheur dans les yeux émeraude d'Harry à chaque nouvelle photo, ces yeux émeraude qu'ils retrouvaient sur le visage de leur mère. Elle se délecta de ces instants dont elle rêvait depuis si longtemps. Ils virent quelques photos d'elle-même peu de temps après sa naissance mais les photos se firent plus nombreuses une fois leur famille au complet.

-Qu'est-ce ? demanda Harry en grimaçant.

-Oh ! C'est mon occamy a un œil, expliqua-t-elle devant la photo d'une petite Elizabeth de deux ans. D'après Remus, je ne le quittais jamais.

-Tu l'as toujours ?

-Non, répondit-elle sans avoir pour autant une explication car il n'apparaissait sur aucun cliché depuis sa vie avec son parrain. On l'a sûrement perdu.

Ils se moquèrent de l'autre à nombreuses reprises, de la même manière qu'ils admirèrent leurs parents et le lien qui les unissait tous. Harry prit conscience de la proximité qu'il avait eue avec sa sœur la seule année où ils avaient été ensemble.

-Que faites-vous ?

Plongés dans les souvenirs, ils n'avaient pas perçu l'arrivée de leurs parrains respectifs. Seule la voix de Sirius les interpela.

-Je montrais à Harry les photos de notre enfance, répondit Violet après un sursaut de surprise.

-Je vois, dit Sirius d'une voix embrumée de nostalgie mais un trait narquois était perceptible. Attendez-moi là.

Le frère et la sœur ainsi que Remus s'échangèrent des regards interrogatifs en attendant le propriétaire des lieux. Ce dernier revint quelques minutes plus tard, un coffret en bois entre les mains. Violet distingua un éclat dans les yeux clairs de son père, elle ne doutait pas qu'il en connaissait le contenu voire qu'il y ait participé.

Chacun des parrains prit place à côté du filleul qui lui avait été confié des années plus tôt. Violet sentit le bras de celui qui avait maintenant la place de père autour de ses épaules. Elle observa un à un ceux qui l'entouraient et un lourd sentiment de bonheur envahit tout son corps. Tout semblait parfait tous les quatre réunis.

-Quelques photos de Poudlard, dévoila Sirius un grand sourire aux lèvres. Et bien plus.

Ensemble, ils épluchèrent l'époque des Maraudeurs et l'amitié naissante entre eux. Bien que Violet pensait tout connaître de cette époque. Elle était loin d'imaginer découvrir de nouvelles informations qui pourtant les concernaient son frère et elle.

-Qui sont-elles ?

Sa propre question fusa à la vue d'une photo des Maraudeurs, de leur mère et de trois jeunes filles du même âge.

La première avait de longs cheveux blond foncé parcourus d'ondulations avec de beaux yeux bleu gris, elle avait un sourire resplendissant. Un sourire qui illuminait une pièce, tout comme celui d'Erine.

La deuxième avait la peau noire et de grands yeux de la même couleur. Elle avait la tête haute telle une personne courageuse prête à affronter tous les dangers.

Enfin, la troisième était plus petite, au teint métissé, elle avait des yeux chocolat qui aurait pu réconforter n'importe qui.

Tous formaient un groupe d'amis aux apparences fusionnelles.

-Marlene McKinnon. Dorcas Meadowes et Mary MacDonald, murmura son père nostalgique ou bien triste vu l'aveu qui suivit. Mary était… il regarda Sirius ne sachant pas comment formuler les mots à suivre.

-Mary était ma petite-amie, déclara Sirius et Violet ne l'avait jamais vu aussi perdu mais il enchaîna très vite pour éviter le sujet. Marlene était ta marraine et Dorcas la tienne Harry.

-QUOI ?

La voix de son frère et la sienne s'unirent. Jamais, ils n'avaient entendu ces noms et ils apprenaient qu'ils avaient tous deux une marraine. Une marraine dont il ne savait rien.

-Mais tu ne m'as jamais dit que... tenta-t-elle avant que son père ne la coupe.

-Je trouvais que tu avais bien assez de souffrance, expliqua-t-il brisé. Je n'avais pas envie d'en rajouter. Mais vous pouvez poser toutes vos questions.

Malgré la crainte des réponses, son frère et elle demandèrent ce qu'il était arrivé à leurs marraines ainsi qu'à Mary. Sans surprise, ils apprirent un destin tragique. Toutes avaient perdu la vie lors de cette année 1981, l'année fatale.

Bien trop pensive et touchée, elle fut incapable de trouver d'autres questions. Mais Harry eut cette perspicacité. Elle parvint à trouver l'attention nécessaire quand Sirius et Remus évoquèrent le choix des marraines mais aussi leur présence auprès d'eux.

Marlene était une jeune femme souriante avec un humour incroyable mais elle était aussi très calme. Dorcas était plus froide physiquement mais était toujours présente pour ses amis, les poussant à aller au-delà de leurs limites. Il était évident que Harry et elle avaient chacun des traits de caractères de leurs parrains et marraines.

Remus prononça quelques mots sur Mary tandis que Sirius resta silencieux. Mary était une personne indomptable, ce qui fit sourire Violet. Sirius et Mary ne s'étaient pas trouvés pour rien. Mary n'avait jamais sa langue dans sa poche.

Les voix des deux meilleurs amis de leurs parents reflétaient le bonheur de cette époque mais aussi la tristesse des pertes.

La mort de Marlene peu de temps avant le premier anniversaire de Harry. La mort de Dorcas, tuée des mains de Voldemort, lors des semaines qui ont suivi. La mort de Lily et James, leurs parents. La trahison de Peter Pettigrow. Le suicide de Mary.

Le regard fuyant de Sirius fit comprendre à Violet qu'il s'en sentait coupable, tout comme il se sentait coupable de la mort de leurs parents. Remus et Sirius étaient les derniers survivants d'un groupe maudit. Jamais, Violet ne voudrait ressentir un tel sentiment.

Après Poudlard, ils arrivèrent au mariage de leurs parents. Ils s'étaient mariés l'été de leur diplôme. A entendre Remus, leurs parents avaient été trop impatients pour attendre plus longtemps. Mais s'ils écoutaient Sirius, ils avaient surtout été précipités par l'arrivée de leur premier enfant dans les mois qui suivirent.

-Euphemia et Fleamont Potter, dit Sirius en leur tendant une photo du mariage où les deux personnes âgées posées autour des mariés. Vos grands-paternels. Des personnes exceptionnelles.

-Tu les connaissais bien ? demanda Harry attendant une réponse avant d'observer la photo.

-Lorsque j'avais seize ans, j'en ai eu assez des commentaires de ma chère mère et de la suprématie sang-pure de la famille. Je ne me reconnaissais pas dans leurs soi-disant valeurs. J'ai donc quitté la maison et les Potter m'ont accueilli. J'ai été comme leur deuxième fils.

-Tu lui ressembles beaucoup, Violet ! s'exclama Harry en découvrant celle qui était sa grand-mère.

Violet saisit la photo et ne put qu'approuver cette ressemblance frappante. Elle ne ressemblait à aucun de ses parents en particulier mais elle ne pouvait renier son lien avec les Potter. Elle avait toujours pensé que ses boucles provenaient de sa mère qui les avaient légères mais elle réalisa qu'elles étaient les mêmes que sa grand-mère. Sa couleur blonde était aussi héritée d'elle ainsi que les traits fins de son visage.

Mais tout cela n'était que détail face au plus flagrant. Les mêmes yeux marron clair qu'avaient son père étaient ceux d'Euphemia Potter. Elle ne doutait pas que si une photo de sa grand-mère à son âge existait, elle serait son portrait craché. Cette découverte lui fit chaud au cœur malgré la pensée qu'il s'agissait encore une personne de sa famille dont elle n'avait pu profiter. Ses parents, sa marraine et ses grands-parents cela faisait beaucoup.

-Ils ont attrapé la Dragoncelle quelques jours après la naissance Beth, raconta Sirius. Ils étaient ravis de faire la connaissance de leur petit-enfant et je n'ai aucun doute qu'ils auraient été plus qu'heureux de savoir qu'ils en ont un deuxième.

Les photos défilèrent, chacune apportant son anecdote. Elle découvrit de nouvelles photos de sa naissance, des deux ans qu'elle avait passés en tant que fille unique. Il y avait des photos du groupe d'amis et ils ne purent que prendre conscience à quel point Peter était souvent en retrait, peu intégré. Finalement, l'évidence était peut-être devant eux depuis toujours.

Ils arrivèrent à la naissance d'Harry où leur famille fut au complet, des clichés des parrains, des marraines et de leurs filleuls, des souvenirs du frère et de la sœur soudés comme l'étaient Erine et Holly ou les Weasley. Toutes ces photos exposaient les yeux que chacun avait hérités, leur lien de parenté était plus visible qu'il n'y paraissait.

Un silence s'installa et Violet regarda Harry dans les yeux. Les yeux de leur mère et de leur père s'entrechoquèrent, elle lut dans son regard qu'il avait la même pensée qu'elle. Elle évita de regarder leurs parrains quand elle demanda d'une petite voix :

-Vous pensez qu'on aurait été comment s'ils étaient encore là ? Je veux dire… Si on avait eu la vie qu'on aurait dû avoir.

Le silence s'abattit encore plus sur eux. Elle se mordilla la joue quand elle entendit son père souffler et qu'il la serra un peu plus fort contre lui. Elle regretta sa question, elle aurait probablement dû éviter de remuer le couteau dans la plaie. Peut-être que son père le prenait mal. Quelle erreur, elle culpabilisa. Elle leva discrètement les yeux vers Harry qui paraissait aussi mal à l'aise qu'elle. Mais Sirius vint briser le silence d'une voix chargée d'émotions :

-Nous aurions été la même. Lily et James auraient été aimants avec vous comme ils l'étaient. Ils auraient fait de vous des enfants extraordinaires, tout comme vous l'êtes aujourd'hui. Tu serais peut-être à Gryffondor.

-CERTAINEMENT PAS ! s'écria-t-elle presque horrifiée de se l'imaginer ce qui fit rire les trois personnes autour d'elle.

-Tu m'as toi-même dit que le Choixpeau avait hésité ma Violet, remarqua son père amusé. Tu as toujours eu le petit air omniscient de Serdaigle mais tu avais aussi un sacré caractère de Gryffondor. Je pense que si tu es à Serdaigle maintenant, c'est surtout car tu étais trop discrète et dans ton monde. Pour la simple et bonne raison qu'il te manquait quelque chose. Ce manque, ce sont tes parents. Tu aurais fait une sacrée Gryffondor sinon.

Elle s'agita peu convaincue d'une telle réflexion. Mais il n'avait pas totalement tort, depuis qu'elle prenait confiance elle se rendait compte qu'elle n'aurait pas démérité une place chez les lions. Elle réalisa surtout que sa vie aurait été plus différente qu'elle ne l'aurait imaginée.

Peut-être aurait-elle moins aimé le Quidditch. Peut-être qu'elle n'aurait pas été poursuiveuse. Peut-être aurait-elle été plus dissipée. Peut-être qu'Olivier l'aurait moins remarquée. Peut-être qu'elle n'aurait jamais été amie avec Erine. Elle n'avait pas pensé que la vie de ses parents aurait tout remis en question.

-Et Harry aurait eu beaucoup moins d'ennuis, ajouta son père et des rires s'échappèrent.

-Mais surtout j'aurais pu être un parrain présent, dit Sirius. J'aurais gâté mon filleul et ma nièce. On aurait été des parrains exemplaires.

-Je ne suis pas sûr qu'exemplaire soit adapté dans ton cas, sourit Remus.

-On aurait été la même famille, répéta Violet voulant très bien imaginer cette vie malgré ce que cela aurait coûté.

-Oui, dit Sirius convaincu de ses propos. Mais je vous promets que quand tout cela sera fini, on pourra de nouveau en être une.

L'idée lui fit décrocher un sourire des plus sincères. Il s'agissait là d'un nouvel espoir. Ils pourraient être une famille normale, cette famille réunie dont elle avait toujours rêvé. Le regard émeraude scintillant d'Harry en disait tout autant, elle en était certaine.

-Bon, il va être l'heure du repas ! annonça Sirius.

Il se leva, derrière lui Harry qui appréciait chaque moment disponible avec son parrain. Violet resta quelques secondes au sol pensant à la conversation au sol, au tout dernier moment elle retint son père de sortir. Elle le rejoignit pour se placer devant lui.

-Je… Je ne disais pas cela contre toi… C'était juste…

-Je sais ma Violet, je sais, la coupa-t-il. Et si ? Cette question je me la pose tous les jours depuis le 31 octobre 1981.

Comme toujours, il la rassura en la prenant dans ses bras du geste le plus paternel qu'elle connaisse. Peut-être que leurs parents n'avaient-ils pas mis leur propre vie entre de bonnes mains mais la leur était dans les meilleures.


La journée de l'audience parut une éternité aux yeux de Violet. Les tourbillons de ses cheveux autour de ses doigts n'avaient jamais été aussi nombreux. Elle était bien heureuse qu'Olivier les ait rejoints au matin, leur quintet réuni il était plus simple pour elle d'avoir les esprits occupés. Pour la millième fois, elle souffla d'impatience.

-Ca ira, mon cœur, la rassura Olivier.

-Mais oui ! s'exclama Erine. Dumbledore ne laissera jamais une telle injustice se produire !

-Est-ce vraiment le moment de rappeler tout ce que Dumbledore a laissé passer ces quatre dernières années ? gronda-t-elle.

-Non, admit sa meilleure amie. Mais il aura l'influence nécessaire pour convaincre le Ministère.

Elle haussa les épaules, elle n'avait pas les idées assez claires pour entrer dans un débat pertinent. L'agitation quelques étages plus bas fut son échappatoire, tous les cinq se levèrent d'un bond pour retrouver les adultes.

Dans la cuisine, Hermione, Ron et Ginny étaient déjà présents. Mais surtout Harry était présent et il avait tout l'air d'une personne qui avait gagné. Son exclamation confirma leurs impressions :

-Les charges ont été abandonnées !

Ils crièrent tous de joie alors que Ginny et les jumeaux entamaient ce qui semblait être une danse de la joie en chantant « Il s'en est tiré ! » ce qui agaça Madame Weasley. Harry en profita pour enlacer sa sœur avant qu'Olivier ne lui tende la main.

-Je suis ravi de te revoir Harry.

Malgré la bonne soirée passée la veille, Violet ne pouvait qu'admettre que l'ambiance fut plus festive maintenant l'audience terminée. Harry était innocenté et ils allaient tous pouvoir retrouver Poudlard.


Et voilà ! :D Bon... Je suppose que c'est le moment où je vous annonce une petite surprise ? ;) (pas si surprise que cela si vous avez déjà lu mon profil)

Mais d'abord, ce chapitre vous a-t-il plu ? Tout le monde est désormais au Square Grimmaurd, ce n'est pas trop tôt n'est-ce pas ? Alors... Ce moment entre parrains et filleul-es? Ce petit retour dans la vie des Maraudeurs ? Qu'en avez-vous pensé ?

Et si ? Et si... On se pose souvent cette question... C'est pourquoi, je vous annonce la sortie de " What If - Les fils qui nous unissent" dès la semaine prochaine ! Je vous en parlerai mieux au moment de sa sortie mais c'est quoi ? Ce sera un "What if" de cette saga. Et si Lily et James n'étaient pas morts? Et si Voldemort avait été vaincu bien plus tôt ?

Un What If bien utopiste, bien monde des Bisounours, beaucoup de bonnes vibes. Bref : Lily et James, Harry et Elizabeth (ouaip pas Violet du coup, vous suivez? ahah), Remus, Sirius et Mary, Marlene et Dorcas. L'histoire sera divisée en plusieurs parties (ante-poudlard, années à Poudlard et post-poudlard). Chacune de ces parties aura de courts chapitres (oui, vraiment très courts) mais c'est pour apporter de la bonne humeur ahah. J'espère que cela vous plaira ! :)

Je vais partager la couverture dans ma story Ig donc n'hésitez pas à vous y rendre !

Sinon au prochain chapitre "Dernier banquet de début d'année" : Une liste de livres peu convaincante. Une fête pour les préfets. Une attirance visible. Un départ catastrophique. Des Gallions à foison. Un garçon insistant. La mise en garde du Choixpeau.

Bref, à bientôt ! :D

Blue.