Hello ! :)

Juste pour un information, j'ai entamé la correction et la réécriture de ma FanFiction "La Quête de Toi" (crossover TwilightxUmbrella Academy). Je la republie au fur et à mesure sur Wattpad, mais je la republierai une fois terminée ici.

J'ai aussi, comme vous pourrez le constater, changé la ponctuation dans cette histoire (le fameux tiret cadratin !). J'ai pour but de réécrire et corriger les Tome 1 et 2, j'effectuerai les modifications à la fin de la fic j'imagine. Je suis actuellement en train de réécrire et corriger le début du Tome 4 pour espérer me remettre dans le chaudron ! Bref.

Sinon TRES IMPORTANT :

CW : Relation toxique, et scène de viol. Pour votre bien à tou-tes : J'ai précisé quand débute la scène choquante et je précise quand elle se termine. Vous pouvez donc lire le chapitre et éviter cette scène. S'IL VOUS PLAIT : PRENEZ SOIN DE VOUS !


CHAPITRE 12 - Silencio

12, SQUARE GRIMMAURD

Au matin de Noël, Olivier et Violet visitèrent le cimetière de Godric's Hollow. Contrairement à la dernière fois où ils étaient venus, la tombe des Potter était couverte de neige. Violet la dégagea de sa main afin d'enlever toute trace de poudre blanche. Elle sortit sa baguette magique et après de légers murmures des lys et des violettes apparurent.

— Tu ne crois pas qu'il fait trop froid pour qu'elles tiennent le choc ?

— Je suis vexée que tu doutes de moi Dubois, déclara-t-elle en se relevant avec une moue boudeuse. Je connais mes formules de Botanique pour les faire survivre le plus longtemps possible.

Évidemment. Elle tremblota de froid malgré sa cape et son écharpe. Olivier passa son bras autour de ses épaules pour la coller contre lui. Ils observèrent longuement la pierre tombale devant eux. Pour la première fois, il se demanda quelle aurait été sa relation avec Elizabeth Potter. Il se demanda ce que pouvaient bien penser Lily et James Potter de sa manière d'agir avec leur fille.

Comme si elle avait entendu ses pensées, Violet leva la tête vers lui et lui adressa un beau sourire. Il avait la réponse, s'il parvenait à rendre leur fille heureuse rien ne pouvait plus compter à leurs yeux.

— Merci d'accepter de venir avec moi, chuchota-t-elle.

-Avec plaisir ma Violet, répondit-il avant d'ajouter en espérant qu'elle le prendrait bien. Après tout, ils sont quand même mes futurs beaux-parents.

— C'est vrai.

Son visage s'illumina, Olivier sut qu'il avait marqué un point supplémentaire. Il ne savait pas si son geste avait sa place dans un tel lieu, mais il posa ses paumes de main sur les joues de sa petite-amie et murmura :

— On fera tout pour les rendre plus fiers de jour en jour.

Ces mots avaient une importance dans le cœur de Violet. Elle approuva d'un hochement de tête et il posa ses lèvres sur les siennes dans un tendre baiser qui les réchauffa tous les deux.


Après avoir déposé des violettes sur la tombe de Lyall, ils passèrent la porte du 12, Square Grimmaurd des cadeaux pleins les mains. Olivier lui avait demandé s'il était nécessaire d'avoir autant de paquets, mais elle avait insisté, tout le monde aurait le droit à son cadeau : l'esprit de Noël. C'est pourquoi ses parents avaient reçu le même type de pendule que chez les Weasley. Ils en avaient été ravis.

Violet évita du mieux qu'elle pouvait le porte-parapluie lorsqu'elle traversa le couloir. Elle refusait que Walburga Black intervienne lors de leur Noël. Elle passa la porte de la cuisine, surexcitée. Il s'agissait de son premier vrai Noël avec beaucoup de personnes, qu'elle aimait sans exception. Il s'agissait de son premier Noël depuis le retour de Sirius, mais surtout de son premier Noël avec Harry.

— C'est nous ! s'exclama-t-elle plus que joyeuse. JOYEUX NOEL !

Sa bonne humeur s'éclipsa quand elle vit Madame Weasley effondrée. Elle posa les cadeaux sur la table et interrogea du regard son père, mais il ne lui apporta aucune information. Elle s'approcha de la mère de ses amis et s'agenouilla pour être à sa hauteur. Elle posa une main sur son épaule et son père se décala.

— Oh Molly... Que se passe-t-il ?

— Percy...

Ce fut le seul mot qu'elle fut capable de produire avant d'échapper un nouveau sanglot qui fit beaucoup de peine à Violet. Molly Weasley désigna un pull posé sur le plan de travail. Son troisième fils lui avait renvoyé le traditionnel pull de Noël, cela avait tout pour briser le cœur d'une mère.

Violet et Olivier ne pouvaient rien faire pour ramener Percy à la raison. Violet aurait bien pu essayer de contacter Pénélope Deauclaire, Roger l'avait informée que le couple ne s'était pas séparé depuis Poudlard, mais elle trouvait cela déplaçait.

Il y avait bien une chose qu'elle pouvait faire. Elle se releva et enleva sa cape en invitant Olivier à faire de même.

— Je suis vraiment désolée, Molly, dit-elle de sa voix la plus douce. Mais regardez...

Fièrement, ils exposèrent leurs pulls qu'ils avaient reçus le matin même. Ils n'avaient pas hésité une seule seconde avant de les enfiler. C'était une évidence pour eux.

Quand elle réalisa ce qu'ils lui montraient, Molly sauta de sa chaise et les attrapa par le cou. Elle les embrassa sur chaque joue en ne cessant de répéter :

— Oh mes enfants ! Merci, merci.

Pas de doute, ils avaient réussi leur coup. Violet remarqua le sourire de son père, lui aussi paraissait fier de ce geste. Ils se tournèrent quand la porte s'ouvrit, laissant passer un Sirius Black aux allures plus aristocrates que les autres jours. Noël lui allait bien.

— Et bien Beth ! On ne souhaite pas un joyeux Noël à son oncle préféré ?

Elle n'hésita pas une seule seconde et serra dans ses bras celui qu'elle considérait comme tel. Il s'agissait de son premier vrai Noël depuis quatorze ans, elle comptait bien lui faire plaisir autant que possible. Elle ne pouvait effacer ses années d'horreur à Azkaban, mais elle pouvait participer à ses années de bonheur.


Le Square Grimmaurd se remplit au fil des heures. Bill et, même Charlie, les rejoignirent, tout comme Maugrey et Tonks. Cette dernière fut heureuse de la revoir, elle l'étreignit avec beaucoup d'enthousiasme. Il ne manquait que Fred et George. Violet s'impatientait.

Après un long moment à se faire désirer, les jumeaux leur firent l'honneur de leur présence. L'agacement de Violet s'éclipsa dès qu'elle constata qu'ils étaient heureux de les retrouver. Les quatre amis se séparèrent du reste du groupe et s'assirent dans les petits fauteuils dans le coin de la cuisine.

— Des nouvelles d'Erine ? demandèrent les deux frères.

— Non... répondit Violet, aussi inquiète qu'eux. Je n'ai toujours pas eu de réponse... Holly m'a envoyé un hibou pour me dire qu'elle en avait reçu. Apparemment, Erine va bien, mais ses lettres restent concises, pas de détail. On a envoyé ses cadeaux, peut-être qu'elle répondra.

— On a envoyé les nôtres hier, remarqua George. Mais rien de sa part.

— Elle a encore toute la journée, relativisa Olivier.

Personne n'était convaincu. Erine n'avait jamais agi ainsi. Violet était celle qui ne parvenait plus à espérer. Elle fuit les regards de son groupe d'amis et joua avec une mèche de ses cheveux. La situation était critique et il était impossible de la gérer.

Elle fut sauvée par Madame Weasley qui les pria de prendre place à table. Ils se retrouvèrent tous les quatre entre les cinquième année et Ginny ainsi que Bill et Charlie. Harry avait retroussé ses manches et un resplendissant sourire se dessina sur le visage de Violet :

— Tu portes la montre de Papa ! s'exclama-t-elle.

Harry releva la tête. Il passa ses yeux émeraude entre la montre et sa sœur. Son humeur acariâtre disparut le temps de cet échange. Violet était persuadée qu'évoquer ce bien qui les liait lui procurait grand bien, surtout après les récents événements.

— Depuis que je me suis réveillé à l'infirmerie et que je l'ai trouvée sur ma table de chevet.

— Je suis contente qu'elle te plaise !

Ils s'échangèrent un nouveau sourire, avant d'être interrompus par les plats qui apparurent sur la table. Ce n'était pas Poudlard, mais il n'y avait aucun doute sur le fait que ce repas s'en rapprochait. Ils dévorèrent les différents mets préparés par Molly dans une ambiance conviviale et familiale.

Les échanges étaient passionnés et attentionnés, seule la bienveillance dominée ce jour. Violet se focalisa sur Olivier, il était beaucoup plus à l'aise que la veille. Il n'était pas crispé. Il n'avait pas ses élans protecteurs. Il ne pesait pas ce qu'il pouvait dire ou non. Il était spontané. Olivier était lui-même.

Violet réalisa qu'il avait eu tort la veille. Ce n'était pas elle qui méritait un Noël chaleureux, c'était lui.

Elle ne le quitta pas des yeux quand elle se fit une promesse.

Dès que Sirius pourrait se révéler au monde, dès que ses liens avec Harry ne seraient plus un secret, dès que la lumière aurait remplacé l'obscurité : leur Noël serait différent. Elle se promit d'organiser un Noël avec toutes ces personnes ici présentes, sans oublier Ruth et Sebastian, Erine et Holly.

Ils seraient tous ensemble, comme la vraie famille qu'ils étaient.


Après le repas, l'heure des cadeaux sonna. En plus du pull que Molly leur avait fait, Violet reçut un grimoire La Noblesse des Patronus de la part de Sirius et de son père. Tonks lui offrit une belle statuette en verre de Jocelyn Wadcock. Même Harry lui avait préparé un cadeau, elle en avait été surprise. Il était simple, mais émouvant. Harry avait encadré une des photos d'eux et de leurs parents découverte quelques mois plus tôt. Violet ne pourrait l'emporter à Poudlard, mais Olivier avait accepté de l'accrocher à son appartement.

L'ouverture des cadeaux passée, tous les monde partit rendre visite à Arthur Weasley à Sainte-Mangouste. Seuls Violet, Olivier et Sirius restèrent au quartier général. Ils étaient déjà beaucoup à se déplacer, il n'y avait pas besoin d'attirer encore plus l'attention sur eux.

Et Violet ne souhaitait pas laisser seul Sirius ce jour-ci. Il l'avait bien trop souvent été.

Ils restèrent tous les trois dans la cuisine à discuter. Il n'y eut aucun malaise, aucun silence. Sirius s'intéressa à elle, à ce début d'année catastrophique. Il avait promis que s'il avait su, il serait intervenu. Violet n'en doutait pas, c'était ce qu'elle avait craint.

Ce qui lui avait fait le plus plaisir était l'intérêt de Sirius envers Olivier. Il avait posé les mêmes questions que l'oncle d'Olivier, mais il y avait un réel échange sans aucun jugement. Sirius respectait Olivier. Il prenait plaisir à le découvrir. C'était ce dont Olivier avait besoin, être apprécié à sa juste valeur.

Sirius évoqua son avant Azkaban : ses années Poudlard et post-Poudlard avant l'Enfer. Il prit plaisir à raconter cette relation fraternelle qui les avait liés lui et James dès le premier jour où ils s'étaient rencontrés alors que tout les séparait. Il raconta leurs plaisanteries qui n'étaient pas sans rappeler celles des jumeaux. Il décrivit les personnalités, défauts comme qualités, de Lily et James Potter. Olivier réalisa à quel point sa petite-amie ressemblait à ses parents.

D'après la description que donnait Sirius, il sut que ce sourire empli de douceur qu'avait eu Violet la veille provenait de sa mère.


En fin d'après-midi, les jumeaux revinrent et les informèrent que leur père se portait de mieux en mieux. Sainte-Mangouste envisageait de le faire sortir dans les jours à venir ce qui rassura tout le quartier général.

Tous les quatre se retrouvèrent dans la chambre des jumeaux, toujours sans aucune nouvelle du cinquième membre de leur quintet. Plus la journée s'écoulait, plus Violet s'inquiétait. Aucun des garçons n'était capable de changer les idées. Ce comportement n'avait rien de celui d'Erine.

Ils s'échangèrent leurs cadeaux, profitant de ce moment de calme entre amis. Les jumeaux reçurent de nouvelles farces et attrapes de Zonko et des confiseries. Violet reçut des confiseries de la part des jumeaux, ainsi qu'une belle plume d'Oiseau-Tonnerre, ce qui était très rare, de la part d'Olivier. Elle ne l'utiliserait jamais, c'était un bien trop précieux. Olivier reçut un nouveau nécessaire à balai de la part des jumeaux et de nouveaux gants de Quidditch de la part de Violet.

Des claquements de bec les interrompirent. A la fenêtre, Riddle et Quid étaient revenus. Cette fois-ci, leurs pattes n'étaient pas vides. Le cœur de Violet palpita, il s'agissait, sans l'ombre d'un doute, d'Erine. Elle craignait ce qu'elle allait découvrir.

Elle récupéra les petits paquets entre les serres des deux rapaces, puis l'enveloppe que Quid gardait dans son bec. Sans surprise, elle reconnut l'écriture de sa meilleure amie.

Violet, Olivier, Fred et George

Une accumulation d'étonnement la parcourut. Tout d'abord, Erine avait fait un seul et même courrier pour eux quatre. Violet aurait pu penser qu'il s'agissait d'économie de parchemin, ce qui était compréhensible. Mais ce qui la perturba fut qu'Erine les avait dissociés Olivier et elle alors qu'elle les appelait toujours « Violivier ». De plus les jumeaux n'avaient pas eu le droit à leur habituel « Jumeaux préférés ».

Ils s'observèrent un à un. Violet ouvrit l'enveloppe. Elle déplia la lettre de sa meilleure amie et commença à la lire à haute voix, la découvrant avec ses amis.

Joyeux Noël à vous quatre.

J'espère que vous passez de très bons moments ensemble. Mes vacances se passent très bien et je passe un excellent Noël.

J'espère que vos cadeaux vous plairont. Merci pour les vôtres.

A très bientôt.

Erine.

PS : Violet, Tu n'es pas obligée de m'envoyer une lettre par jour. Je vais très bien peu importe ce que tu penses croire.

Au point final, Violet s'arrêta. Une puissante envie de déchirer le parchemin la saisit. Il s'agissait de l'écriture d'Erine, mais le fond ne correspondait pas à sa meilleure amie. Jamais, elle ne s'était exprimée ainsi et sûrement pas envers eux. Les larmes montaient, de culpabilité ou de tristesse, peu importait, Violet ne parvenait pas à poser des mots sur ses sentiments.

Un malaise domina la pièce, même Fred et George n'eurent aucune plaisanterie. Violet leur transmit les paquets qui leur étaient destinés. Elle se laissa tomber sur le lit de George en soufflant. Elle leva les yeux pour voir ses amis ouvrir leurs cadeaux : un sachet provenant de chez Zonko pour les jumeaux et un du magasin de Quidditch pour Olivier.

Sans enthousiasme, elle déballa le sien. Contrairement à son habitude, elle déchira le papier cadeau – à défaut de le faire avec le parchemin. Elle y découvrit un livre britannique Lord of The Flies de William Golding, un parfait livre sur les formes de pouvoir pour l'anarchie que commençait à être le Gouvernement Magique Britannique.

— Que voulait-elle dire par son PS ? l'interrogea Olivier.

Trois paires d'yeux la fixèrent, car elle était la seule à avoir des réponses. Elle ne pouvait pas révéler le secret d'Erine, mais elle n'avait plus le choix de leur apprendre le présent.

— Erine sort avec Flavius Lim mais elle fréquente à nouveau Taylor aussi. Il est à Poudlard avec elle.

Les trois garçons assimilèrent cette nouvelle information. Comme elle, ils ne savaient pas ce qu'ils étaient censés penser des nouveaux comportements de leur amie. Rien ne leur rappelait Erine.

— Et bien, elle ne s'en fait pas ! Deux pour le prix d'un, c'est sacrément malin, tenta de plaisanter Fred, cela tomba à plat.

— Ce n'est pas... très drôle, murmura Violet.

Elle attrapa une mèche de cheveux qu'elle entortilla autour de son index, songeant à la manière dont elle avait le droit de développer ou non. Elle ne pouvait trop en dire sans attiser les soupçons. Olivier avait une part de l'histoire, si elle en disait trop il saurait et il ne pouvait pas savoir. Le comportement de Fred et George démontrait qu'ils avaient déjà des doutes. Elle devait peser ses mots si elle ne voulait pas que Luke subisse plus qu'un cognard. L'idée ne lui déplaisait pas, mais cela n'aiderait pas Erine.

Violet n'avait qu'une seule manière d'aborder ses inquiétudes. Elle ne répéterait que les mots dont avait été témoin Hermione. Elle ne leur partagerait que la conversation qu'elle avait eue Connor. Cela suffirait.

Elle n'osa qu'à peine les regarder. Elle ne souhaitait pas apercevoir les reflets de culpabilité dans leurs yeux. La sienne était bien assez. Au fil de ses mots, elle prenait pleinement conscience de ce qu'ils avaient manqué et le piège dans lequel était tombé Erine. Sa voix diminuait à chaque phrase, préférant le silence. Celui-ci avait bien assez duré.

Erine avait besoin d'eux. Tous les cinq ou rien.

Ni Fred, ni George n'eurent le mot pour rire, que pouvaient-il dire ? Eux aussi avaient échoué. Aussi doués étaient-ils, ils n'étaient pas parvenus à la maintenir dans le rire. Ou bien cela n'était pas toujours la solution, mais cela ils refusaient de, ne serait-ce que, l'envisager.

— Montre-moi l'enveloppe.

Elle la tendit à Olivier en le questionnant d'une œillade, mais il ne dit rien. Olivier tourna l'enveloppe et remarqua qu'elle avait été fermée normalement. Il doutait des mots de sa meilleure amie. Leurs cadeaux n'avaient pas été ouverts.

Un étau se forma dans sa gorge. Elle allait mal. Il lui avait promis d'être présent.

— Je suis disponible le prochain week-end de Pré-au-Lard, déclara-t-il. On s'y retrouvera car nous avons un autre cadeau pour vous. Mais surtout, on lui parlera. Elle doit savoir que nous sommes là. C'est tout ce dont elle a besoin.

Olivier n'était pas dupe. Les liens s'étaient tissés d'eux-mêmes. Ce garçon dont Erine lui avait parlé ne pouvait qu'être Luke Taylor. Il contint toute la colère qui se frayait un passage parmi le calme. Il ne devait pas laisser les émotions gagner. Erine n'avait pas besoin d'éclats négatifs supplémentaires. L'histoire était délicate, elle ne supporterait pas qu'ils essaient de vivre ce qu'elle ressentait car aucun d'eux ne pouvait l'imaginer.

Personne ne pouvait le savoir à moins de l'avoir vécu.


POUDLARD

Les rondes de préfet n'avaient jamais été aussi longues. Elles étaient bien plus attrayantes quand elle était accompagnée de Connor. Seule, les couloirs vides de Poudlard n'étaient dotés d'aucun intérêt. Erine avait pris du temps pour discuter avec Helena Serdaigle en chemin. Elle passa devant un tableau d'une prison moyenâgeuse. Elle sursauta quand une dame, au visage creusé, se dévoila derrière les barreaux :

— LIBERE-TOI DE SES CHAINES ! hurla-t-elle.

Erine accéléra le pas, terrifiée. Elle poursuivit sa route, les pas claquants contre la pierre de Poudlard.

Quelquefois, elle se réfugiait dans la Salle-Sur-Demande. Elle tentait de fuir le fléau que représentait toutes ses pensées. Elles étaient trop nombreuses, perturbées et inconstantes. Elles n'avaient aucun sens. Elles n'étaient plus elles-mêmes. Elles doutaient. Elles n'avaient pas confiance.

Deux jours après le début des vacances, elle avait rompu avec Flavius. Il était gentil. Il avait toujours fait attention à elle. Ces quelques semaines avec lui avaient été agréables, il l'avait souvent faire rire. Mais Luke lui avait expliqué qu'il n'était jamais sain de faire son deuil avec une personne qui faisait le même. Il n'avait pas tort. L'ombre de Cedric planait sur eux. Il s'agissait sûrement du seul lien qui les unissait, Flavius et elle.

Dans la Salle-Sur-Demande, elle se libérait des lettres de Violet qu'elle lisait trop souvent – dès qu'elle les avait sous les yeux pour être honnête. Sa meilleure amie était inquiète. Elle ne supportait pas la savoir seule. Violet se préoccupait d'elle. Un écho dans son âme résonnait en elle, lui criant de donner raison à son amie et d'attraper le balai qu'elle lui tendait, mais ce n'était pas si simple.

Elle pressentait que Violet voulait monopoliser toute son attention. Violet ne supportait pas ne pas l'avoir rien que pour elle. Luke lui avait ouvert les yeux à ce sujet. Erine n'avait jamais envisagé cette possibilité, pourtant évidente. Depuis, elle était étouffée par Riddle et par l'écriture de sa meilleure amie.

Erine avait reçu son cadeau, ainsi que ceux des garçons, mais elle ne les avait pas encore ouverts. Elle ne souhaitait pas que Luke les voit. Il aurait soufflé et sera impatienté. Elle voulait lui épargner cela.

L'éternité de la ronde trouva sa fin. Erine parvint au heurtoir de l'aigle et pria Merlin pour que l'énigme ne soit pas difficile. En plus d'être perdues, ses pensées étaient moins réfléchies.

— Nombre de gardiens j'ai, en danger je suis. Entouré d'un seul, protégé je suis.

Ce soir, l'aigle interprétait Maître Yoda. Cette pensée la fit sourire. Elle songea à la partager avec Luke. Elle se ravisa, effaçant ce qui la faisait rayonner. Luke ne portait pas d'intérêt aux références Moldues. Il les trouvait superficielles.

— Le secret.

La porte s'ouvrit. La réponse était juste.

Pourtant, les Potter n'auraient probablement pas été d'accord. Elle imaginait Violet soupirer, car autrement, ses parents auraient été sauvés. Une seule personne avait suffi à les tuer. Elle ferma les yeux. Luke avait raison. Violet était le centre de son attention.

Elle n'eut pas le temps de voir la statue de Rowena Serdaigle, pourtant dans son champ de vision, que Luke se trouva devant elle. Ses yeux bleu foncé la détaillaient, elle ne sut pas quoi y lire. Ils mêlaient déception et fascination.

— Laisse donc tes cheveux détachés, rappela-t-il, en enlevant de lui-même le nœud qui maintenait cheveux en une queue de cheval. Je t'ai déjà dit que tu étais bien plus jolie tes longs cheveux charbon détachés.

Elle sourit à l'annonce de ce compliment. Luke était doué pour lui dire ce qu'il préférait chez elle, il n'hésitait jamais à la couvrir d'éloges. Elle avait l'impression d'être le Diadème Perdu de Rowena Serdaigle à ses yeux.

— Voilà. Ainsi, tu es magnifique.

Ses cheveux tombèrent dans son dos, guidés par les mains de Luke. Il la contempla, de la même manière qu'Olivier lorsqu'un nouveau balai était exposé dans une vitrine. Et voilà. Ses amis reprenaient le contrôle de ses pensées. Elle ferma à nouveau les yeux. Luke le prit pour une invitation, il déposa des baisers dans son cou.

Les mêmes baisers qu'il avait déposés un an plus tôt, mais elle refusait d'y songer. Cela ravivait des frissons désagréables. Il glissa ses mains jusqu'à sa taille pour l'attirer contre lui. Elle passa ses bras autour de son cou. Elle appréciait ses attentions.

Il prit sa main. Son souffle se coupa la propulsant au Bal de Noël. Mais cette fois-ci était différente, il souhaitait juste l'inviter à rejoindre les dortoirs. Ce n'était pas la première fois qu'ils retrouvaient le dortoir des garçons pour se couvrir de baiser. Celui lui plaisait.

Mais le chemin fut différent. Il se dirigea vers la porte d'en face, celle qui les conduirait à son dortoir. Il eut la gentillesse de lui demander si elle acceptait de changer leurs habitudes. Elle hésita. Que penserait Violet de cela ? Elle retint son envie de claquer sa tête contre le mur. Elle devait arrêter de penser à son amie. D'autant plus que celle-ci ne s'était pas posé la question quand elle avait invité Olivier.

Erine posa la main sur la poignée, seule possibilité pour que la porte s'ouvre. Luke scruta les lieux de ses yeux bleus, il analysait tout au peigne fin. Elle lui désigna son lit, mais il ne fit qu'à peine attention à elle. Surprenant. Son cœur rata un battement quand il se dirigea vers le lit de Violet. Il ne devait toucher à rien. Rien. Sinon Violet le remarquerait.

Il s'arrêta et fixa longuement la photo de leur quintet et Holly dans la tente lors de la semaine chez elle, celle qui avait mis un terme à leur relation. Le regard de Luke s'assombrit. Elle craignit ce qu'il allait se passer. Elle s'avança et remarqua à quel point, ils étaient tous proches. Les bras des jumeaux entouraient ses épaules. Elle n'eut aucun doute qu'il s'agissait de l'effet déclencheur de l'obscurité de Luke. Elle devait agir avant qu'il n'arrache la photo.

Elle se plaça derrière lui et enroula ses bras autour de sa taille pour le coller contre elle. A son grand soulagement, il accepta cette approche. Elle put l'inviter à rejoindre son lit, l'éloignant de celui de Violet.

Tout comme les autres soirées, ils s'embrassèrent jusqu'à avoir les lèvres rouges. Les baisers se firent plus avides et plus sauvages comme toujours. Ses mains parcouraient les cheveux de Luke alors que les siennes étaient plus baladeuses.

[DEBUT CW !]

— J'ai envie de toi, murmura-t-il.

Cette phrase n'avait qu'un sens possible, un seul qu'elle n'était pas prête à franchir. Pas maintenant. Pas ici. Pas avec lui. Elle crut entendre la voix de Violet, mais elle rêvait. Sa meilleure amie n'était pas là et quand bien même, cela ne la concernait pas.

— Je préférerais qu'on attende encore un peu.

Luke se décrocha violemment de ses lèvres, pourtant accrochées tel un Botruc depuis plusieurs minutes. Son regard avait encore perdu de sa brillance. Pourtant couleur océan, ses yeux étaient désormais plongés dans les abysses. Erine se mordit la joue jusqu'à sentir le goût du sang. Qu'avait-elle dit de mal ?

— C'est normal de craindre ce moment, finit-il par dire plus calmement, il lui caressa la joue avec tendresse. Tu peux me faire confiance, tu es plus prête que tu ne peux l'imaginer. Tout se passera bien.

Le sang domina ses papilles. Inconsciemment ses dents avaient retrouvé sa joue. Erine n'était pas sûre d'elle. Une foule de questions se bouscula alors que Luke avait déjà enlevé sa chemise et qu'il déboutonnait la sienne.

Il n'avait peut-être pas tort. De son dortoir, Anna et elle étaient les seules à n'être encore jamais passées à l'acte. Elle ne pouvait le repousser indéfiniment.

Ses mains trouvèrent sa nuque et l'embrassa. Il la récompensa d'un sourire. Sa poitrine était désormais découverte, mais il n'y fit qu'à peine attention. Elle l'embrassa encore et encore. Son cœur s'accélérait. Son ventre se retournait. Pour le moment, elle n'éprouvait aucun plaisir. L'appréhension, probablement.

Ils étaient désormais entièrement nus, mais ses yeux peinaient à rester ouverts. Elle suffoquait comme si des cordes se serraient autour de son cou. Elle devait oublier cette pensée. Tout le monde passait par là. Il lui avait dit : tout se passerait bien.

— Tu es vraiment exceptionnelle, Erine.

Encore un compliment. Il ne cessait jamais de voir le plus beau en elle. Elle l'embrassa à nouveau mêlant sa langue à la sienne, ce qu'il parut apprécier tant le mouvement de ses lèvres se fit plus sauvage.

Elle réalisa que ses jambes étaient restées collées entre elles quand il se fraya un passage à l'aide de ses mains. Ses muscles des jambes n'avaient jamais été aussi contractés, même lors d'un match de Quidditch. Il força un peu plus jusqu'à pouvoir trouver la place qu'il espérait.

Une douleur déchirante la tirailla. Elle comprit qu'il était entré en elle. Surprise, elle mit fin au baiser. Mais, comme un an plus tôt, Luke ne détacha pas ses lèvres pour autant. Il poursuivit l'échange langoureux. Il n'avait pas bougé, mais la souffrance ne partait pas. Elle crut qu'il s'agissait d'une question d'adaptation. Quand il commença un va-et-vient rapide et brutal elle ne supporta pas plus longuement la douleur. C'en était paralysant.

Son cœur était prêt à rompre. Elle tenta de le repousser délicatement. Elle ne pouvait pas continuer. Elle tourna la tête et poussa ses épaules.

— Luke. Arrête. J'ai mal

— C'est normal au début, je comprends. Ca va passer, murmura-t-il à son oreille, le ton aurait pu être froid, mais il était surtout un écho de son envie et de son plaisir à lui.

Il saisit à nouveau ses lèvres reprenant le rythme qu'elle lui avait fait perdre. Il avait probablement raison. Violet, Emily et Sara leur avaient raconté que ce n'était pas agréable au début, mais elles n'avaient pas précisé que cela était aussi insoutenable. Elles avaient préféré enjoliver ce moment, plutôt qu'établir la vérité.

Elle choisit de caresser les cheveux de Luke, tout en écartant un peu plus les jambes. Cela allait s'atténuer. Tout se passerait bien. Il lui avait dit.

Mais c'était pire.

A chacun de ses mouvements violents, la douleur augmentait. Comment était-elle censée trouver son plaisir ?

— Non, j'ai trop mal. Arrête, dit-elle en tournant la tête.

Il ne chercha pas à retrouver ses lèvres, mais il ne s'arrêta pas. Il posa une main sur sa cuisse et poursuivit chacun de ses mouvements. Elle lâcha ses cheveux et essaya de le faire basculer. Il résista.

— Je te promets qu'on recommencera mais...

Silencio.

Elle n'avait pas eu le temps de terminer sa phrase. Luke avait roulé des yeux dès son premier mot. Il avait cherché sa baguette pour lui jeter un sortilège. Elle préféra arrêter de se débattre.

Pour la première fois de sa vie, elle détesta la magie.

Elle resta tétanisée, totalement confuse. A trop parler, elle s'était fait prendre dans des filets plus robustes. Elle croyait ressentir de la peur, mais il était impossible d'avoir peur dans un moment pareil. Où était l'envie ? Où était la passion ?

Il la dévisageait. Il la menaçait d'un regard. Luke s'assurait qu'elle avait compris ce qu'il désirait. Elle échappa à son regard. Il lui faisait peur quand il réagissait de cette manière. Comment pouvait-il être à la fois doux et agressif ?

Son estomac se retournait. La voix qu'elle ne pouvait utiliser s'accumulait dans sa gorge pour former un nœud. Elle ravala les larmes qui tentaient de trouver leur chemin. Erine ne voulait pas qu'il la voit pleurer. Sa respiration était plus rapide et précipitée. Elle retrouva les esprits perdus et constata que Luke n'avait plus ses yeux posés sur elle. Au contraire.

Il ne s'occupait plus d'elle. Il avait posé sa tête sur son épaule et ralentit ses va-et-vient pour les rendre plus intenses. Elle regretta presque l'ancienne manière de faire. Il planta ses ongles dans sa cuisse, alors qu'elle tentait d'échapper à la douleur. Il n'y avait qu'un moyen pour éviter de ressentir le pire.

Elle l'incita à relever la tête pour pouvoir l'embrasser à nouveau. Il accepta cette proposition et elle retrouva ses lèvres. Elle accéléra elle-même le rythme, ainsi elle aurait moins mal. Elle ferma les yeux très fort pour attirer ses pensées sur un autre point.

[FIN CW]

Elle éprouva un soulagement quand il tomba sur elle. Elle n'avait ressenti aucun plaisir mais cela, aucune de ses trois camarades n'avait eu la même expérience à ce sujet. C'était normal.

Luke roula à côté d'elle. Il la prit dans ses bras avec tendresse. Il embrassa le haut de son front et murmura :

— Je t'avais dit que cela passerait. Tu devrais lancer un sortilège.

Sous l'emprise du sortilège de mutisme, elle ne put répondre à sa demande, il n'avait qu'à le faire. Mais Luke l'en délivra. Elle put enfin retrouver l'usage de la parole. Elle saisit sa propre baguette, prise de tremblements pour exécuter le conseil de Luke.

Il la serra un peu plus contre elle avant de se détacher brusquement pour se lever. Il se rhabilla. Il ne la quittait pas des yeux, un regard admiratif et passionné.

— Habille-toi, l'heure du repas a commencé. Je t'aime, Erine Green.

Elle lui sourit, sans bouger.

— Moi aussi, Luke Taylor.

Il était convaincu. Il quitta la pièce, sans emporter avec lui la douleur qu'elle ressentait toujours. Elle jeta un coup d'œil à ses jambes où étaient visibles des légères traces de sang. Cela aucune des filles ne l'avait mentionné, mais qui aurait aimé le partager ?

Sa respiration se saccada et elle étouffa. Il s'était enfui avec toute l'air de la pièce. Elle inspira et expira avec panique, ce qui n'arrangea pas l'état de son souffle. Que lui arrivait-il ?

Elle se leva et arracha les draps. Elle ne pouvait pas dormir dans un lit tâché. Elle rejoignit la salle de bain d'où elle prit une douche froide, ce qu'elle détestait. Elle se sentait si sale. Elle étala le gel douche sur sa peau. Elle frotta longuement. Le jet d'eau nettoya toute la mousse. Elle entreprit ce même procédé à trois reprises.

Tremblotante, elle enfila son pyjama et se blottit dans le lit de Violet. Elle huma l'odeur de cerise qui avait tant de fois apaisé Olivier. Erine n'avait jamais imaginé que cela pourrait avoir le même effet sur elle. L'odeur était familière et rassurante.

Elle s'accrocha au drap blanc, plongeant son visage dans l'oreiller. La cerise s'infiltra dans son corps, échangeant sa place avec les larmes. Elles si étaient douces. L'humidité brûla son visage. Elle renifla, Violet ne serait pas ravie si sa taie était salie.

Erine se releva. Elle déplaça l'oreiller pour s'y adosser. Ses yeux onyx se perdirent dans la chambre, vide et silencieuse. Elle ne s'était jamais sentie aussi seule. Les cadeaux de ses amis l'appelèrent, elle les avait oubliés.

Accio !

Elle n'avait aucune intention de descendre dîner, alors elle déchira le papier du premier cadeau, celui d'Olivier. Dès qu'elle le vit, elle comprit que les mots de sa lettre n'avaient aucun sens. Elle n'aurait pu le prédire. Olivier savait qu'elle avait menti.

Le paquet contenait un sceau, un sceau qu'elle aurait forcément utilisé si elle avait ouvert les cadeaux. Elle l'observa plus minutieusement. Elle reconnut ses initiales entremêlées dans une belle calligraphie. Le sourire qui la caractérisait tant tenta de se frayer un passage sur ses lèvres. Olivier n'avait pas choisi n'importe quelle écriture. C'était celle avec laquelle elle avait signé une de ses lettres un jour « pour essayer ».

Erine,

J'espère que tu passes de bonnes vacances. En tout cas, je te souhaite un très joyeux Noël.

Pour répondre à ton questionnement d'un jour, cette signature est très jolie et te correspond parfaitement. Tu pourras la réutiliser à n'importe quel moment.

Tu nous manques à tous.

Oli.

Dans le deuxième, elle fut heureuse de découvrir un pull rose dragée avec un grand E noir tricoté par Madame Weasley. Elle l'enfila aussitôt, réconfortée par cette étreinte maternelle, avant de lire le parchemin qui l'accompagnait.

Joyeux Noël Aigle Amateur !

Le traditionnel cadeau de notre mère est arrivé ! En ce qui nous concerne, nous avons pris la décision de t'amener à ton magasin fétiche pour que tu choisisses la plus belle plume à tes yeux. Tu mérites bien cela.

Nous passons de très bons moments mais tu manques à notre groupe. Surtout que tenir la chandelle à Violivier, ça va bien deux minutes.

A bientôt.

Tes jumeaux préférés.

Elle reconnut l'écriture de George. Il avait fait l'effort de tout écrire de lui-même alors qu'habituellement ils se partageaient la tâche. Une caresse de plaisir, mais surtout de privilège, la recouvrit. Le sourire fit plus grand encore.

Elle termina par celui de Violet. Il s'agissait d'une petite boîte rouge. Elle était curieuse de découvrir ce que sa meilleure amie avait réussi à dénicher. Erine était persuadée d'être proche de retrouver le sourire qui faisait d'elle ce qu'elle était quand elle vit les petites boucles d'oreilles dorées à l'effigie de la statuette des Oscars.

Joyeux Noël Erine !

La meilleure amie et la merveilleuse personne que tu es mérite bien de toujours porter un tel trophée sur elle. Je ne doute pas qu'elles t'iront à ravir. Les Oscars vont te coller à la peau.

Je suis un peu inquiète de ne pas avoir de tes nouvelles. Je pense à toi.

Tu me manques vraiment beaucoup.

Vio.

Ils tenaient à elle et elle était capable de ressentir l'attention qu'ils lui portaient. Elle en oubliait presque la souffrance des minutes passées. Elle regretta de leur avoir écrit en présence de Luke. Elle avait tenté d'être brève et de rassurer Violet, mais elle craignait désormais leurs réactions.

Elle devait parvenir à réconcilier Luke et ses amis. Elle serait incapable de choisir.

Ses amis étaient tout pour elle, mais elle aimait Luke.


Bon...

Je suis vraiment désolée. Croyez-moi, j'aurais aimé que tout cela n'arrive jamais à Erine. Mais Luke est bien trop toxique, même dans l'écriture...

Ce chapitre vous a-t-il plu, malgré tout ?

Ce petit passage à Godric's Hollow vous a-t-il plu ? Il me semblait important de nous y rendre. Violet n'en avait pas souvent l'occasion à Poudlard, surtout l'année dernière. Ce n'était pas grand chose, mais nécessaire.

Ce Noël au Square Grimmaurd ? J'avais vraiment envie de contraster avec la veille à Dauphy's Sea. Parfois, notre vraie famille n'est pas toujours celle de sang. Je pense que vous l'aurez compris, ce sujet revient beaucoup dans mes fanfic. J'espère avoir passé au mieux le message, notamment par Olivier.

Bon... Et Poudlard ? Vraiment désolée. Cela a été une scène très difficile à écrire pour moi aussi. Je n'avais pas envie de tomber dans du "voyeurisme", ce n'était vraiment pas mon but. C'est bien assez dur et sensible comme cela... C'est pourquoi je voulais me consacrer sur les pensées d'Erine et ce qui a pu traverser son esprit, notamment la complexité de ses sentiments. Prenez de soin de vous par rapport à cela...

Cette année est difficile pour Erine. Elle vit des choses terribles, par ses pensées et par la toxicité de Luke. Soyons clair-es que quitter une relation de ce genre est COMPLIQUE, d'autant que Luke est dans sa vie H24 ! Luke et elle sont de la même année, partagent la même maison, la même école. Il lui est d'autant plus difficile, non pas que je minimise les relations où il y a plus de distance. Toute histoire a son importance et ne devrait pas exister. Erine est un rayon de soleil et n'aime pas partager ses problèmes. Souvenez-vous du tome 1 quand elle ne se sentait plus à Poudlard. Erine avait 15 ans à l'époque. Elle en a désormais 18 ! Elle garde d'autant plus ce qu'elle ressent... Je précise cela, car je vois trop souvent écrit qu'il n'y a qu'à partir ou rompre... C'est loin d'être si évident. Erine est la victime dans cette histoire. Erine a besoin d'aide.

Il est aussi difficile pour ses ami-es de comprendre et d'imaginer ce qu'il se passe. Il est parfois difficile de trouver les mots justes et les actes adaptés. Je ne les excuse pas. Je trouve juste que cela aurait été trop facile s'iels étaient intervenu-es tout de suite. Dites-le-moi si je me trompe, mais je vois rarement cela arriver dans la vraie vie. Malgré toute l'aide qu'on veut apporter aux personnes qu'on aime, nous n'avons parfois pas le choix ou le courage d'agir au mieux. Car quel est le mieux au final ? J'espère, vraiment, retranscrire au mieux cette difficulté malgré l'envie d'aider... Notamment lors des prochains chapitres.

Bref, je ne cherche pas à me justifier. Je voulais juste apporter ma réflexion et mon raisonnement lors de l'écriture. Ce sont des sujets complexes et encore trop tabou à mon sens.

Quoi qu'il en soit, n'oubliez jamais : peu importe ce que vous traversez, vous n'êtes PAS seul-es. Prenez soin de vous. (coeur, coeur).

Au prochain chapitre "Un petit pas vers la victoire" : Se tenir à carreau. Le tourbillon noir. Des explications inattendues. Un dragon de garde. Un plan bien précis. Un éclat de confiance. Obliviate. La troisième est la bonne. Une malédiction brisée.