Chapitre 1 : Voyage en mer

Il y a fort longtemps dans un endroit si vaste telle est l'Océan loin de toutes civilisations, un joli dauphin nageait de toute sa splendeur. L'Océan était un endroit tellement vaste étendue d'eau salé que n'importe quel pêcheur pourrait s'en contenter de récolter du sel à n'importe quelle quantité. Des vagues aquatiques se formèrent sous l'effet du vent maritime. Sous la mer, le petit dauphin continua sa promenade tranquillement jusqu'à ce que tout à coup, une lance pointue arriva en sa direction. Une lance provenant de la surface.

À bord d'un immense navire, des hommes lancèrent plusieurs lances en direction de ce pauvre animal.

-Va t'en d'ici ! Sale créature démoniaque ! Cria un des hommes du navire.

-Crève saleté de monstre des mers ! Cria un autre.

-Hé ! Hé ! Qu'est-ce que vous faîtes enfin ! Cria cette fois une jeune femme.

-Vous ne voyez pas Princesse ! C'est une de ces maudites sirènes sous la mer !

-Sérieusement, vous ne savez même pas faire la différence entre un dauphin et une sirène !? Gronda un autre homme.

Suite à la remarque de leur supérieur, les membres de l'équipage retournèrent leur attention sur leur cible. En effet, c'était vraiment ce pauvre petit dauphin.

-Oups ! Vous avez raison Caporal Chef Livaï. C'était bel et bien un dauphin. Désolé… S'excusa le premier homme gêné.

-Tch, tâchez de reprendre vos postes immédiatement. C'est compris.

-À vos ordres Caporal ! S'exclamèrent tous les hommes en même temps retournant travailler.

Livaï respira un bon coup avant de se diriger à l'avant du navire. Derrière lui, il sentit deux bras féminins entourés sa taille dont un front se posa sur le haut de sa tête.

-Hansi. Grinça le noiraud.

-Quoi ? Qu'est-ce qui ne va pas mon Lili ? Tu n'aimes pas que ta femme te fasses un câlin. Taquina la jeune dénommée Hansi.

-Ce n'est pas le moment pour les câlins amoureux. Désolé ma chérie, mais nous allons reporter les câlins pour plus tard.

-T'es vraiment pas drôle Livaï. Dit elle avant de se desserrer de son époux.

À l'avant du navire, la princesse Mikasa admira le paysage maritime s'offrant à elle. Le vent souffla faisant virevolter ses longs cheveux noirs. Mikasa était une jolie jeune femme de part sa longue chevelure douce et lisse, sa peau blanche comme de la porcelaine, ses yeux noirs onyx ainsi que ses lèvres rosées.

Depuis enfant, la princesse adorait les voyages à bord du navire marin. Par ces voyages, elle rêvait souvent d'aventures et de découvrir de nouveaux pays ainsi que les nouvelles cultures qu'elle ne connaissait pas encore. Sauf que son destin de devenir la future nouvelle reine était déjà tracé depuis bien longtemps, plus précisément le jour de sa naissance. Voilà qu'aujourd'hui même, elle fêtait ses 18 ans.

Mais étant une femme, la jeune princesse devait épouser un jeune homme aristocrate de sang royal afin de pouvoir accéder au trône. Cependant, la jeune femme ne voulait pas devenir reine, ni même épouser un homme qu'elle n'aimerait sûrement pas. Tout ce qui lui importait était son envie d'aventure ainsi que sa passion pour le monde marin. L'épouse de son cousin admira à son tour le paysage maritime.

-N'est-ce pas magnifique, Hansi ? Lui demanda Mikasa.

-Oui, c'est vrai que c'est beau. Et puis d'après Livaï, nous seront de retour au pays demain matin à l'aube.

-Dommage que ce voyage soit terminé. J'aimerais repartir vers une autre expédition et trouver d'autres trésors de la mer.

-Mikasa, je sais que tu adores ça, mais n'oublies pas que tu dois te préparer pour le prochain bal royal. Inverti la brune.

Suite à la phrase de sa belle cousine, Mikasa se crispa. Évidemment, comme tous les mois, ses parents invitaient des princes aristocrates de chaque pays voisins afin qu'elle puisse trouver l'homme idéal. Mais, la princesse refusait toujours les avances de ses prétendants qui l'aimaient juste pour son statut de princesse ainsi que pour sa beauté. Mikasa s'éloigna de sa belle cousine et commença à grimper sur le mât du navire. Sauf que cette action ne plu pas du tout à la brune à lunettes.

-Mikasa ! Descends immédiatement ! Ordonna Hansi.

-Je veux voir ce paysage de plus près ! Ria la princesse continuant à grimper sur le mât.

-Mon dieu ! Ce n'est pas possible ! Mikasa ! Je t'en supplie descends !

-Hé ! Intervint le noiraud. Qu'est-ce qui se passe Hansi ?

-Livaï ! Dieu merci tu es là ! Ta cousine tente l'impossible en ce moment ! S'il te plaît aide moi ! Supplia sa femme.

En toute réponse, Livaï lâcha un simple « tch » comme d'habitudes. Le Caporal se précipita vers le bord du mât afin de ramener à bord sa cousine.

-Hé Mikasa ! Descends de là toute suite ou je te ramène à bord par la peau des fesses !

-C'est bon cousin, je vais très bien. Ce n'est pas comme si, j'allais tomber de si tôt. Ria la princesse.

Mais à peine d'avoir lancé sa tirade, la princesse perdit l'équilibre. Heureusement par chance, elle fut sauvée in extremis par son cousin qui s'était précipité pour la rattraper à temps. Et d'ailleurs, heureusement pour elle que son cher cousin adoré l'ai attrapé le poignet avant la chute fatale en pleine mer. Hansi senti son cœur battre de soulagement voyant son mari tenir le poignet de sa cousine.

-Tch ! Sérieusement Mikasa ! Gronda Livaï tenant toujours le poignet de sa cousine. Tu veux crever ou quoi ?!

-Évidemment que non Livaï. Je voulais juste admirer de plus près ce beau paysage maritime. Lui répondit doucement la jeune fille.

-Pour ensuite perdre l'équilibre et finir par tomber au dessus bord du navire. Tu crois que tes parents vont se réjouir que je leur annonce la nouvelle que leur précieuse fille adorée est tombée par-dessus bord le jour de son dix-huitième anniversaire ?! Et t'as de la chance que je t'ai sauvé à temps.

Suite à sa tirade, le noiraud aida sa cousine à remonter à bord du navire. Une fois remise sur le bateau, Mikasa reprit.

-C'est bon cousin, je ne suis plus une enfant. Ce n'est pas si grave. Rassura Mikasa souriante.

-Si, c'est très grave ! Désapprouva Hansi. Imagine que tu sois tombée dans l'eau et que ces maudites sirènes te capturent pour ensuite te tuer et te dévorer ! Tu crois que ce ne serait pas grave peut-être !

-Hansi ! Pitié pas encore une de tes histoires à dormir debout ! Se plaignit la princesse par les rumeurs sur les sirènes.

-Chérie, ce n'est pas le moment de parler de ces créatures imaginaires. Intervint Livaï , cette fois d'une voix plus douce et calme.

Mais son épouse ne fut pas de cet avis. Depuis plus de 5 ans, la jeune scientifique étudiait beaucoup à la bibliothèque du palais sur des créatures aquatiques appelées les sirènes : une espèce à moitié humaine et moitié poisson.

-Ce ne sont pas des créatures imaginaires, Livaï ! Ces bêtes existent réellement ! La preuve tout est écrit dans les livres que j'ai lu à la bibliothèque. D'après ces auteurs, les sirènes seraient des créatures démoniaques assoiffées de sang. Et que pour chasser leurs proies, elles les attirent rien qu'en utilisant leur chant de sirène. Et c'est pareil pour les tritons.

-Qu'est-ce qu'un triton ? Demanda Mikasa intriguée par ce type de poisson.

-Le triton est le mâle de la sirène, ma chère. Les tritons ressemblent aux sirènes. À la seule différence près, c'est que les tritons possèdent moins d'écailles par rapport aux femelles. Décrit la brune à lunettes. Pour ce qui est de la chasse, les tritons utilisent leur beauté physique ainsi que leur chant afin d'attirer les femmes humaines vers eux pour ensuite les dévorer. C'est pour ça justement que j'avais peur que tu tombes dans l'eau. Si Livaï ne t'aurait pas sauvé rapidement, je pense que tu serais devenue de la pâtée pour triton à l'heure qu'il est.

-Arrête de raconter tous ces bobards Hansi ! Se fâcha son mari. Ces créatures démoniaques comme tu dis n'existent pas. Ce n'est qu'une légende.

-Tu peux croire ce que tu veux mon cher Lili. Mais moi, je suis sûre à cent pour cent qu'ils existent. Si un jour, je réussi à capture l'un d'entre eux, j'aurais l'opportunité de l'étudier dans mon laboratoire avec Moblit.

-Pitié ! Sérieusement ! Qu'est-ce que j'ai fait pour avoir une épouse aussi dingo que toi !? Se plaignit Livaï.

-N'exagère pas mon chéri. Si tu as eu une femme dingo comme moi, c'est parce que je t'aime et que tu m'aimes aussi pour ce que je suis.

-Je dois avouer que tu marques un point. Allez viens là. Dit il attirant son épouse vers lui puis pressa ses lèvres contres celles de la brune.

Mikasa lâcha un gémissement de dégoût par cette scène de bisou entre son cousin et sa femme. Elle préféra retourner admirer le paysage maritime. La princesse sorti de sa petite sacoche une petite longue vue. Elle porta le petit instrument à son œil puis commença à observer les horizons. À travers son instrument, Mikasa put voir les vagues au loin. Elle vit aussi des nuages blancs de différentes formes. Soudain, une des vagues heurta brusquement le navire. Par cette secousse, la petite longue vue glissa des mains de la princesse avant de finir tombée au fond de la mer.

-Oh non ! Génial ma longue vue est tombée à l'eau ! Exaspéra Mikasa.

-Ne vous en faîtes pas votre Altesse, nous vous en offrirons un autre lorsque nous seront de retour au Royaume. Rassura un homme brun caressant l'épaule de la princesse.

-Merci beaucoup, Moblit.

En réponse, Moblit esquissa un sourire à la princesse. Il s'inclina devant elle puis parti reprendre son poste. Mikasa dévia de nouveau son regard charbon vers le ciel bleu à moitié couvert par les nuages blancs. Le vent frais frappa de nouveau son beau visage et fit virevolter sa belle chevelure noire. Par cette sensation, la jeune femme ferma doucement les yeux et inspira profondément afin de sentir mieux l'air que procurait la mer. Honnêtement, elle préférait mille fois passer ses journées à bord du navire plutôt qu'au palais royal. Tout ça du fait que ses parents lui baratinaient tous les jours depuis son enfance qu'elle doit se marier avec un prince pour être la prochaine reine du pays.

Cependant, elle voulait encore profiter de ses voyages avant de prendre la décision de se marier. Étant une femme surtout une princesse, sa vie n'était pas du tout facile par rapport à celle d'un homme princier. Elle voulait être libre et non vivre prisonnière entre les murs du Royaume avec un homme assoiffé de pouvoir et de richesse. Elle n'était pas contre le mariage certes, mais pour choisir son futur mari, elle voulait choisir un homme qui ferait battre son cœur.