Bonjour à toutes et à tous ^^

Avez-vous passé trois bonnes semaines ? Moi, ça peut aller. Je retourne dans les examens de fin de semestre qui sont un peu plus étalés sur les prochaines semaines qu'avant les vacances de la Toussaint où tout était concentré sur deux semaines.

Merci pour votre fidélité (même si on n'a toujours pas accès aux vues) et les reviews *-*

mimibou: Merci pour ta review :) Heureux que la tournure que ça a pris te plaise, à la base il ne devait y avoir qu'un livre mais des personnes m'ont "harcelé" pour sauver Sirius et je ne pouvais pas laisser ça comme ça XD Alors oui, le train serait la meilleure solution pour un nourrisson de deux mois mais avec le nombre d'élèves qui passent dans le train, un compartiment qui risque de ne pas être vide, le bruit alentour, à moins de faire subir les pleurs aux autres élèves pendant plus de dix heures... Je pense que je préférerai à la rigueur faire un trajet en Magicobus XD Je te comprends pour ton moyen de transport que tu détesterais XD Alors si je me rappelle bien de ce qui est dit dans le 4ème tome (si mes souvenirs sont bons et flemme d'aller chercher la réponse XD), je crois qu'ils ont été interdits car il y avait trop de contrefaçons ou qu'il y avait des accidents ou un truc du genre. J'avoue que les portoloins sont pratiques mais demander sans cesse des autorisations... ça devient chiant à force XD Pour la fin du chapitre précédent, j'ai éclaté de rire en lisant la fin de ta review XD C'est une super idée XD

Petite-Licorne: ouaaaah, ça fait longtemps que je n'avais pas lu une de tes reviews et ça me fait trop plaisir de voir que tu me suis toujours *-* *-* Pour Ginny et Ron, la réponse arrive tout de suite et pour Dobby, il faudra attendre le prochain chapitre pour connaître la raison et je l'annonce, il y aura une petite intrigue autour de Dobby pour l'été *-* J'avais envie de le mettre un peu plus en avant :)

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre ;)

Bonne lecture ;)


Chapitre 2 : Blessure et mise en œuvre d'un plan

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12 juin

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Harry et Susan venaient de rentrer chez eux et s'apprêtaient à dîner.

- Racontez-nous la fin de l'année depuis vos dernières vacances, dit soudainement Amélia.

À ce moment-là, ils entendirent un transplanage. Sirius fronça les sourcils, ne s'attendant pas à de la visite tardive. Au même moment où il sortit, il entendit un hurlement :

- GINNY !

- Non, s'écrièrent d'une même voix Harry et Susan qui se trouvaient sur le seuil de la maison.

- Restez ici, ordonna sèchement Sirius. Si j'ai besoin de vous, je vous ferai signe.

Sirius fonça vers la plage d'où provenait le hurlement tandis que les deux adolescents restèrent sur le perron, Harry enlaçant sa sœur de ses bras. Au fur et à mesure qu'il se rapprochait, il vit deux personnes aux cheveux roux. La première était une jeune fille de seize ans inanimée sur le sable, le bras en sang. La seconde était un jeune homme de dix-sept ans, qui tenait sa sœur dans ses bras, tout en pleurant.

- Ron ! Que... s'est-il... passé ? demanda Sirius, essoufflé, en arrivant rapidement.

- Nous... Nous nous sommes... disputés avec maman... Nous sommes... partis et... je ne sais... pas... ce qu'il... s'est... passé...

- Ne t'inquiète pas, nous allons la soigner.

Sirius sortit sa baguette et un chien argenté se dirigea vers la maison. Il examina le bras de la jeune fille. Il y avait une large entaille au niveau de l'épaule et du bras.

- Vulnera Sanentur, murmura Sirius. Vulnera Sanentur, Vulnera Sanentur.

- Papa ! Ron !

Sirius tourna la tête et vit Harry venir vers eux en courant. Il se figea quand il vit les blessures de son amie.

- Harry, as-tu le dictame ?

- Oui, tiens. Maman a fait appeler un Médicomage.

- Très bien. Harry, emmène Ron à la maison. Je m'occupe de Ginny.

Harry prit les deux malles et Ron le suivit tout en regardant de temps en temps derrière lui. Sirius déposa des gouttes de dictame sur le bras et l'épaule, soignant partiellement les blessures. Alors qu'il s'apprêtait à bander les plaies, un transplanage le fit sursauter. Sirius se releva et pointa sa baguette vers un sorcier qui leva les bras.

- Je suis le médicomage, j'ai reçu un Patronus de Mrs Black m'informant qu'il y avait une blessée désartibulée, se présenta l'homme tandis que Sirius abaissait sa baguette.

- En effet. Elle s'appelle Ginny, elle va avoir seize ans. Je vous rassure, ce n'est pas elle qui a transplané. Elle était avec son frère.

Le médicomage s'avança et observa les blessures.

- Premier transplanage d'escorte ?

- Je pense le deuxième en quelques heures.

- Il n'a pas froid aux yeux. Bien, je vois que vous avez apporté les premiers soins.

- J'ai utilisé le sortilège de guérison couplé à du dictame. C'est tout ce que je connais de médicomagie en terme de désartibulage. Mais je sais que c'est efficace sur ces blessures-là, répondit Sirius.

- En effet. Je vais les refermer entièrement mais elle aura besoin de beaucoup de repos. Je viendrais demain pour voir s'il y a des complications.

Le médicomage sortit une bouteille de dictame et en versa sur le bras et l'épaule de Ginny qui était toujours inconsciente. Cinq minutes plus tard, il se releva.

- Emmenons-la à l'intérieur, recommanda-t-il.

Sirius la prit dans ses bras précautionneusement et tous trois se dirigèrent vers la maison. Quand ils franchirent la porte, Susan annonça à son père que Ginny pouvait prendre son lit et qu'elle dormirait sur le canapé pour la nuit. Sirius emmena son invitée dans la chambre de sa fille et la déposa sur le lit avant de redescendre.

- Voici des anti-douleurs et des fioles de potions de sommeil sans rêves, dit le médicomage. Donnez-lui une fiole d'anti-douleurs matin, midi et soir. Je reviendrai dans l'après-midi m'assurer de son état. À qui dois-je envoyer la facture des soins ?

- Je vais régler, déclara Sirius. Ron et Ginny sont sous notre responsabilité. Combien vous dois-je ?

- Deux Gallions et huit Mornilles.

Sirius prit une bourse et déposa les pièces d'or et d'argent dans la main du sorcier.

- Comment va ma sœur ? demanda timidement Ron.

- Elle va s'en sortir. Elle a perdu une certaine quantité de sang mais grâce aux soins de Mr Black, les dégâts ont été limités. Je ne peux pas encore dire si elle gardera des séquelles. Mais dis-moi, Mr Black a laissé entendre que c'était tes premiers transplanages ?

- Nous sommes rentrés chez nous mais nous nous sommes disputés avec nos parents. Alors j'ai pris Ginny et nos valises et j'ai transplané ici. Mais je ne comprends pas comment c'est arrivé. J'ai fait tout ce qu'il fallait pourtant, répondit Ron, inquiet.

- Vous n'êtes pas le premier ni le dernier à vivre pleinement son premier été en liberté. Mais déjà que deux transplanages en peu de temps est assez éprouvant alors deux transplanages d'escorte, cela s'apprend.

- Je n'ai pas eu le choix.

- Ne vous lamentez pas, votre sœur va s'en sortir. Si demain matin, elle ne se réveille toujours pas, appelez-moi d'urgence. Je pense qu'elle se réveillera dans la nuit, je vous conseille de garder un œil sur elle cette nuit. Sur ce, je vais vous laisser. Messieurs, Madame, Miss, bonne soirée.

Sirius accompagna le médicomage à l'extérieur tandis que Harry, Susan et Ron soupiraient de soulagement.

- Je resterai avec Ginny cette nuit, c'est de ma faute si elle est dans cet état, dit Ron. Je m'en veux de vous causer des ennuis...

- Non, c'est moi qui vais la veiller, déclara Susan. Et pas de discussions. Tu m'as l'air un peu trop éprouvé pour veiller sur Ginny toute une nuit.

- Et si nous mangions un peu ? lança Amélia. Les explications attendront demain.

Alors que les trois adolescents s'assirent, Sirius entra et se posta devant la table, visiblement irrité.

- Maintenant que Ginny est hors de danger, si tu nous expliquais pourquoi vous êtes venus ici ?

- Je viens de lui dire qu'on attendra demain...

- Amélia, tu es la Directrice de la Justice Magique. Imagine si Arthur et Molly Weasley vont au Ministère signaler la disparition de leurs enfants. Si Ron ne risque rien, Ginny sera recherchée, elle est mineure ! Déjà que Fudge nous a dans le collimateur, crois-tu que c'est raisonnable de garder Ron et Ginny sous notre toit ?

- Et crois-tu que Ginny est en état de voyager ? Nous ne pouvons pas faire autrement, répliqua Amélia. Maintenant, veux-tu t'asseoir avant que ces enfants meurent de faim ?

- Tu y vas fort mais allons-y, dînons, rétorqua Sirius.

- Mieux vaut que je vous explique maintenant, annonça Ron. Nous venions de nous mettre à table quand maman s'est mise en tête qu'Alice était un danger et que Ginny aurait dû rester aussi loin d'elle que possible. Nous avons essayé de lui faire entendre raison mais cela ne servait à rien. Alors nous avons mis au point notre plan.

Il regarda Harry et Susan qui s'étaient assis en face de lui.

- Avec les élèves venant de familles de sorciers, nous nous sommes mis d'accord sur le fait que si les parents n'entendaient pas raison, ils iraient se réfugier chez leurs amis ou au Chaudron Baveur ou dans les familles de nés-moldus, du moins pour ceux qui sont majeurs. Pour les mineurs, cela dépendra de la situation, expliqua Susan.

- Comment ça ? s'inquiéta Amélia. Je veux bien héberger deux adolescents mais pas une vingtaine voire plus.

- Non, ne t'inquiète pas, la rassura Harry. Disons que nous allons servir de médiateurs entre les parents et les élèves. Jusqu'au procès, nous restons des élèves de Poudlard, sous la responsabilité des professeurs. Sauf qu'avec quatre directeurs de maison et plus d'une cinquantaine de familles par maison, c'est impossible de tout faire à eux quatre. Et ils ont le droit à des vacances aussi. C'est pour ça que nous avons demandé à les assister. S'il y a besoin, Hermione viendra me chercher. Nous nous battons à la fois pour Alice et pour notre école. Ni le Ministère ni Fudge ne pourront nous empêcher de garder notre école ouverte.

- Très bien, nous vous garderons ici tant que Molly ne sera pas revenue à la raison. Je m'en occuperai demain, dit Sirius.

- Comment allez-vous faire ? Maman est devenue complètement folle.

- Elle est morte d'inquiétude, ce n'est pas pareil, contredit Sirius. C'est une mère, Ron. Elle aurait pu comprendre, elle a très bien accepté Remus quand elle l'a connu. Mais il n'y avait aucun de ses enfants qui étaient dans la promotion de Remus.

- Mais Ginny est dans la même année qu'Alice, termina Ron. Mais pourquoi ne veut-elle rien entendre alors ?

- Vous vous attendiez à une confrontation alors vous êtes montés dans les tours rapidement et cela a dégénéré, déclara Amélia.

- Demain, j'amènerai Molly chez Narcissa où loge Alice cet été. Elle verra qu'elle n'a aucune raison de s'en faire pour sa fille.

- Mais quand elle saura que Ginny est blessée, elle va devenir dingue, elle ne vous suivra pas, riposta Ron.

- Je vais jouer avec la vérité. Et si vous voulez de l'aide pour les parents récalcitrants, je peux vous aider, suggéra Sirius.

- Merci pour ton aide, ce ne sera pas de refus, songea Susan. C'est moi où il y a eu du bruit à l'étage ?

Tous se turent et levèrent la tête vers l'escalier. Ils tendirent l'oreille et entendirent un gémissement suivi d'un verre brisé.

- J'y vais, dit Sirius. Ne t'inquiète pas, ta sœur est en sécurité.

Sirius se leva et monta à l'étage. Il s'approcha doucement de la chambre de sa fille et vit Ginny qui remuait faiblement. Il y avait des débris de verre sur le sol. Sirius sortit sa baguette et évapora les débris.

- Ginny ? murmura-t-il.

- Où suis-je ? chuchota-t-elle. Où est Ron ?

Sirius s'avança et s'assit sur le bord du lit.

- Calme-toi, tu es chez Harry et Susan. Ron est en bas, en train de dîner.

- Pourquoi suis-je aussi faible ?

- Ton frère vous a fait transplaner ici mais il y a eu des... perturbations. Tu as été blessée au bras et à l'épaule durant le transplanage. Tu as perdu du sang, expliqua Sirius. Tu seras faible pendant quelques jours mais tu es à l'abri ici. Surtout n'utilise pas ton bras droit, le médicomage t'a mis le bras en écharpe en attendant que tu puisses l'utiliser correctement. Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas à appeler quelqu'un. Susan montera d'ici un quart d'heure pour te veiller cette nuit. Et nous nous relaierons à ton chevet jusqu'à ce que tu puisses te lever.

- Vous n'êtes pas obligés...

- Tu verras, c'est horrible d'être désartibulé. Au moins, tu n'auras pas de cicatrices mais ça va mettre du temps pour te remettre sur pied. Nous te descendrons par magie dans le salon le matin et nous te monterons le soir. Et ne t'inquiète pas, cela ne nous pose aucun problème. Repose-toi. Tu veux peut-être dîner ou boire quelque chose ?

- Du jus de citrouille bien frais, demanda la jeune fille en souriant.

- Susan va te le monter dans un instant avec tes anti-douleurs et une potion de sommeil sans rêves.

Sirius déposa un baiser sur son front et s'apprêta à sortir quand Ginny le retint.

- Merci pour tout ce que vous faîtes.

- Ron est le meilleur ami de Harry et le petit-ami de Susan. Et tu as été la petite-amie de Harry avant de devenir une de ses meilleures amies. Je n'ai pas vraiment de raisons de douter de vous.

Sirius esquissa un sourire et sortit de la chambre puis descendit. Il prépara un verre de jus de citrouille puis deux fioles que le médicomage avait laissé sur un plateau.

- Je vais les lui apporter, dit Susan. J'ai fini de dîner.

- Est-ce que je peux aller la voir cinq minutes ? demanda Ron.

- Pas plus, elle est faible, elle a besoin de repos, accorda Sirius en souriant.

Ron et Susan montèrent. Susan déposa les fioles et le verre de jus de citrouille sur la table de chevet puis laissa les deux Weasley ensemble.

Pendant ce temps, Sirius prit son Miroir et appela Narcissa.

- Mon cousin adoré, que puis-je pour toi ? Tu ne profites pas de ta soirée avec tes enfants ?

- Disons qu'il y a eu des perturbations. J'ai dû recueillir en urgence Ron et Ginny Weasley chez moi et je voulais savoir s'il était possible que j'emmène avec moi Molly Weasley pour rencontrer Alice.

- Je vois. Draco m'a prévenu que je risquais d'avoir de la visite. L'été va être long, déclara Narcissa.

- J'en ai bien l'impression. Nous passerons dans la matinée. Au fait comment va la petite ?

- Plutôt bien. C'était un peu tendu avec Draco mais maintenant tout va bien, un peu trop même.

- Je vois. En même temps, c'est la première fois que Draco va vivre un été avec une adolescente de son âge donc il se lâche un peu. Et à dix-sept ans, c'est préférable. Même si je pense qu'une fois son permis en poche, il passera son temps avec Harry.

- Je le sais bien, c'est difficile de voir son enfant unique grandir. Tu lui en as parlé ?

- Pas encore, on a été un peu interrompu. Nous n'avons même pas annoncé la grossesse d'Amélia.

- Amélia est enceinte ?

- Maman est enceinte ?

Sirius leva les yeux et vit Harry surpris.

- Désolé, nous en discuterons demain, dit Sirius avant de poser le Miroir sur la table. Je ne savais pas que tu écoutais les conversations des autres ?

- Excuse-moi mais tu es en plein salon, rétorqua Amélia. Maintenant qu'il est au courant, il faut le dire à Susan.

- Je m'en occupe.

Amélia se dirigea vers les escaliers et monta à l'étage.

- Vous comptiez nous le dire ce soir ? supposa Harry.

- Oui, mais tes amis nous ont volé la vedette.

- Je me souviens à quel point maman était souffrante quand elle attendait Manon, et encore c'était vers la fin de sa grossesse.

- Cette fois, elle prend les choses plus tôt. Elle s'occupe uniquement du dossier concernant Poudlard et elle se met en congé ensuite. Et puisque nous sommes tous les deux, je voulais te parler de quelque chose.

- De quoi ?

- De Draco et toi.

Sirius vit le visage de son fils se fermer.

- Il n'y a rien à dire. Nous nous sommes réconciliés, tout va bien et nous prenons notre temps.

- Oui et d'ici quelques jours, Draco aura son permis de transplanage, vous vous verrez plus souvent qu'habituellement en été et ce serait normal que vous vouliez rester seuls. Severus et Remus ont Matthéo et même s'ils seraient heureux de vous accueillir, les intimités de chacun ne seront pas maximales. Chez Draco ou ici, vous n'en aurez pas vraiment aussi. Comme tu le sais, j'ai hérité de plusieurs biens de mes parents que j'ai divisé en deux quand mon cher frère a révélé qu'il était encore en vie. Donc avec les accords de Narcissa, Regulus, Sarah et le mien évidemment, nous... nous vous prêtons un des appartements à Londres pour l'été. Et si à la fin de l'été, il est toujours en bon état et que vous n'avez pas fait parler de vous, nous vous l'offrirons pour vos études.

- Donc vous nous offrez un appartement pour que nous ayons de l'intimité ?

- C'est ça. Et comme tu es encore mineur, c'est moi qui garderait les clés. Vous les aurez du vendredi soir au lundi matin et si Ron et Susan avancent dans leur relation, je ne vois pas pourquoi je leur refuserais de l'intimité aussi. Mais à la base, c'est pour vous.

- Et je comprends parfaitement. Dis-moi, Regulus et Sarah habitent toujours au Square Grimmaurd ? demanda Harry.

Le square Grimmaurd était la maison familiale des Black, celle dans laquelle Sirius et son frère Regulus avaient grandi. Ne partageant pas les idées familiales, Sirius avait quitté sa famille après sa cinquième année et s'était réfugié chez les Potter qui l'avaient accueilli comme leur fils. Quand Voldemort était revenu à la vie deux ans auparavant, Sirius avait décidé d'emménager dans son ancienne maison familiale.

- Pourquoi ?

- Parce que le Square est assez grand pour abriter des adolescents qui pourraient être en froid avec leurs parents comme Ron et Ginny, songea Harry.

- D'accord, je vois. Et si le Square est libre, qui va les surveiller ? Car si j'ai une entière confiance en Ron et Ginny, ils ont quand-même dix-sept et seize ans et sont un minimum responsable ce qui ne sera pas le cas de tous les élèves que vous allez tenter d'aider.

- Non mais nous pouvons nous relayer avec les autres Préfets, il faut juste que je puisse les prévenir. Nous sommes quasiment tous majeurs et s'il y a des problèmes, nous pouvons toujours faire appel à un professeur.

- C'est une idée. Je vais voir avec Regulus et je te tiens au courant.

- Merci. Et... merci pour l'appartement.

- Pas de quoi, dit Sirius en souriant. Même pas cinq heures que vous êtes revenus et je sens que l'été va être affreusement chargé.

- Il faut au moins cela pour garder Poudlard ouvert.

- Je suis fier de toi et de ta sœur et je suis certains que vos parents biologiques l'auraient été également.

Harry détourna le regard, gêné.

- Je sais que tu les as connus, que ce soit mes parents ou ceux de Susan. Mais aujourd'hui, mes parents sont maman et toi, j'ai deux sœurs et peut-être un frère ou une sœur en préparation. J'ai mis du temps à l'admettre mais maintenant, aujourd'hui, je suis heureux et c'est tout ce que tu souhaitais quand tu as obtenu ma garde. Alors, si tu veux bien, je préfère qu'on ne parle plus d'eux. Et puis, ce serait compliqué pour Manon de comprendre si on en parle devant elle, elle va arriver à un âge où elle poserait des questions et...

- Et tu es un grand frère très attentionné, lança Amélia en enlaçant son fils. Susan est très enthousiaste et j'ai installé un lit de camp pour celui qui ne prendra pas le lit.

- Et tout le monde va aller dans sa chambre car il se fait tard et trois d'entre nous a eu une journée très longue, déclara Sirius. Je vais coucher la petite demoiselle qui s'est endormie sur le canapé.

- Eh bien, allons-y, dit Harry.

Ron et Harry montèrent à l'étage et entrèrent dans la chambre du sorcier brun. Harry prit le lit de camp installé par Amélia.

- C'est idiot que tu prennes le lit de camp, tu es dans ta chambre quand-même !

- Ron, je te jure que pour une nuit, je survivrai. Et déjà que ton sommeil sera perturbé car tu t'inquiètes pour Ginny, autant que tu dormes sur un véritable lit.

Ron pouffa de rire et s'assit sur le lit.

- Je suis vraiment désolé d'avoir débarqué comme ça ce soir...

- Eh, tout va bien. C'était un de nos plans, donc tu as bien fait. Et ta mère n'est pas méchante, elle est juste inquiète. Je suis sûr qu'avec Alice et mon père, tu seras de retour chez toi dès demain soir.

- Je ne pars pas sans Ginny, s'écria Ron.

- Ginny ne risque rien ici et un voyage dans son état serait contre-indiqué. Et puis, tu pourras venir la voir tous les jours, surtout que tu auras un autre motif valable...

Ron se mit à rougir.

- Fini de parler de moi, parle-moi de Draco et toi.

- Il n'y a rien de plus à dire, répondit Harry en se couchant.

- Pour quelqu'un qui dit s'être réconcilié avec son petit-ami, tu fais une drôle de tête.

Harry soupira.

- Je ne m'attendais pas à ça.

- De quoi ?

- Mon père, son frère Regulus et la mère de Draco nous offrent un appartement pour que nous ayons un peu d'intimité. Appartement que vous pourrez aussi utiliser.

- C'est gentil mais nous n'en sommes pas encore à là, avoua Ron.

- Même un dîner en amoureux, c'est toujours agréable, proposa Harry en souriant.

- Pourquoi tu n'aimes pas cette idée alors que tu pourrais faire un dîner en amoureux avec Draco ?

- Parce que tout semble déjà acté. Si nous respectons le lieu, ils nous l'offrent pour nos études l'année prochaine. C'est comme s'ils prévoyaient déjà un mariage entre nous !

- Tu en as parlé avec Sirius ?

- Je n'ai pas voulu le froisser. Mais j'essaierai de lui en parler.

- Surtout parles-en avec Draco, c'est lui qui est concerné également.

- S'il n'y avait pas eu toutes ces histoires entre nous au début du mois, je serai plus que ravi de cette offre. Mais là, je trouve que c'est beaucoup trop tôt, avoua Harry. Bon, je vais prendre ma douche maintenant. Tu y vas après ?

- Non, je la prendrais demain.

Harry ouvrit sa malle, prit ses affaires de toilette et son pyjama puis se rendit dans la salle de bains.

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Le lendemain, Sirius s'apprêtait à partir quand Harry vint le voir.

- Il y a un problème ?

- Non, je voulais juste t'accompagner si tu es d'accord. Ginny et Manon sont avec Susan et Ron et nous n'en avons pas pour toute la journée. Et s'il y a un problème, ils nous enverront un Patronus ou demanderont à Dobby de faire passer un message.

- Tout est bien ficelé, à ce que je vois, remarqua Sirius. Allez viens.

Harry esquissa un sourire et prit le bras de son père avant de se faire aspirer quelques secondes avant d'apparaître devant le Terrier. Harry se sentit soudainement nauséeux.

- Tu t'y feras mais j'avoue que les premières fois ne sont pas très agréables.

- Je sais. Allons-y.

Harry et Sirius s'avancèrent vers le Terrier quand ils virent Molly sortir de la maison.

- Harry ! Harry, sais-tu où sont Ron et Ginny ? Ils sont partis hier soir et..., s'écria-t-elle en secouant le jeune homme.

- Calmez-vous, Molly, si vous ne voulez pas qu'il vomisse son petit-déjeuner, suggéra Sirius. Quant à vos enfants, ils sont chez moi et ne sont pas encore prêts à rentrer.

- J'aurais dû y penser, je vais les chercher tout de suite, répliqua-t-elle.

- Ils ne veulent pas rentrer pour le moment, répondit Sirius. Mais j'ai une solution pour qu'ils rentrent rapidement mais il faut me faire confiance.

Molly le regarda avec méfiance.

- Mrs Weasley, faîtes confiance à mon père. Il veut que tout s'arrange, croyez-moi.

- Très bien. Je vous suis mais je n'ai pas...

Sirius attrapa Molly et Harry et transplana aussitôt. Ils réapparurent devant le cottage des Malefoy.

- Cette fois-ci, je vais être vraiment malade, murmura Harry.

- Tiens, je me doutais que tu ne résisterais pas à un deuxième transplanage. Je l'avais pris par précaution, lança Sirius en sortant une fiole.

Harry la prit sans se poser de questions et la but d'une traite, il se sentit rapidement mieux.

- Où sommes-nous ? s'exclama Molly. Et comment vais-je rentrer chez moi si je n'ai pas ma baguette ?

- Molly, j'étais presque sûr que vous n'auriez pas votre baguette sur vous et je ne voulais pas prendre de risques. Ron est chez Narcissa Malefoy, il voulait un endroit neutre pour discuter.

- De toute façon, je n'ai pas le choix, répliqua la mère de Ron en frappant à la porte.

Un elfe de maison leur ouvrit et les fit entrer. Il les emmena dans le salon où se trouvaient quatre personnes. Narcissa et Gary se levèrent, Draco et Alice également. Quand Molly vit Alice, elle se figea.

- Où est Ron ? Que fais-tu ici, Alice ?

- Nous sommes désolés de vous avoir menti, dit Alice en s'avançant vers elle. Mais il n'y avait pas d'autres solutions pour que vous vous rendiez compte que je suis toujours la même. Et la raison pour laquelle je suis ici est la cause du danger qui pèse sur Poudlard. Tant de personnes se battent pour moi, pour Poudlard que je ne peux pas laisser des familles se briser comme la vôtre. Et cela me fait d'autant plus mal que vous êtes la mère de Ginny, l'une des premières élèves de ma promotion à m'avoir fait confiance ! Si Ginny n'avait pas été à mes côtés, jamais je n'aurais tenu cette année. Sans les professeurs, sans mes camarades, sans les Préfets, je ne serai pas celle que je suis aujourd'hui. Regardez-moi et dîtes-moi si vous voyez une différence avec celle que vous connaissez.

Molly la regarda un moment.

- Je ne comprends pas.

- Parce que vous n'avez pas laissé Ron et Ginny vous expliquer ce qu'il s'est passé, répondit Harry. J'ai discuté avec Ron hier soir, il m'a expliqué en détails ce qu'il s'était passé. Si vous aviez au moins écouté Ginny, nous ne serions pas ici en ce moment-même. Pourquoi croire la Gazette concernant Alice et ne pas la croire quand elle me décrivait comme un fou de dire que Voldemort était revenu ? Vous m'avez cru tout de suite. Je serai Ron ou Ginny, je le prendrais mal. Laissez-nous vous expliquer, s'il vous plaît.

- J'avoue que je ne crois pas spécialement la Gazette mais entendre qu'un vampire se trouve à Poudlard, il y a de quoi effrayer les parents ! s'exclama Molly. Sirius, toi qui est père, comment as-tu réagi ?

- Je vais être honnête, j'étais au courant depuis le début et du travail merveilleux qu'ont fait Severus et Remus.

- Ils ont vraiment été extra avec moi, poursuivit Alice. Sans eux, je serai cloîtrée dans la cave chez mon grand-père et je serai devenue sauvage. Grâce aux professeurs Lupin et Rogue, j'ai pu continuer à vivre ma vie à Poudlard. Certes, je fais attention suivant ma faim mais je vous assure qu'il ne s'est jamais rien passé. J'ai été mise à l'écart pendant trois semaines en début d'année pour m'habituer à toutes les odeurs. Et j'ai eu des amis merveilleux. Colin... Luna... Ginny et même Susan et Harry. J'ai habité près des appartements des professeurs Lupin et Rogue durant toute l'année ainsi que ceux de Théodore Nott et Dean Thomas. Matthéo est né en février, Ellen en avril et pourtant, ils sont en pleine forme. Et jamais je ne me serai attaqué à eux !

- Et qu'en est-il pour l'incident avec le professeur Rogue le mois dernier ?

- Lors des vacances, j'ai annoncé à mes parents que j'étais en couple avec Colin. Je ne pensais pas que ma mère réagirait hyper mal. Elle ne voulait pas que je reparte mais mon père ne lui a pas laissé le choix. Et plus les jours passaient, plus j'étais fébrile. Et j'ai reçu une lettre de ma mère qui m'a mise dans tous mes états. Le professeur Rogue est venu car il a été alerté et a pris les choses en main. Il voulait simplement discuter avec ma mère et tout a dérapé. Du coup pour éviter que ça dégénère cet été, le professeur Rogue et Mr Birdman ont réussi à faire en sorte que je sois hébergée chez Mrs Malefoy durant tout l'été. Ne croyez pas que cela m'amuse de risquer la vie de tout le monde, ils prennent tous des risques pour moi, et moi je ne leur cause que des problèmes.

- Ne dis pas ça, répliqua Draco. Tout le monde a droit de s'instruire. Si personne ne leur donne une chance, c'est normal que les vampires soient devenus les parias du monde magique au même titre que les loups-garous. Certes, ils ont une certaine dangerosité, je ne le nie pas mais même nous, de simples sorciers, nous sommes dangereux. Un sortilège mal lancé peut provoquer des dégâts, personne n'est à l'abri. Donc oui, Alice est un vampire mais regardez-la, elle n'en a pas du tout l'air. Et je t'entends encore une fois dire que tu nous causes des ennuis, c'est moi qui vais t'en causer. J'ai des petits sortilèges familiaux qui te dissuaderont rapidement.

- Vous voyez, c'était toute l'année comme ça. Il y a un an, je devais rester sur mes gardes quand je rencontrais une nouvelle personne car chaque sorcier a une odeur particulière. Je ne vous ai jamais vu ni Mr Black. Et j'ai pu remarquer que quand je sentais une odeur un peu désagréable, la personne l'était envers moi. Pourtant, ce sont deux odeurs réconfortantes que j'ai senti quand vous êtes arrivés. Je ne pense pas que ce sera toujours le cas.

- Comment ça ? demanda Molly.

- Vous ne serez pas le seul parent à avoir peur, expliqua Narcissa. Nos enfants ont pris les choses en main et je vais rencontrer pas mal de parents d'élèves. Mais si c'est le prix à payer pour que les sorciers changent de mentalité envers les vampires, je ne suis pas contre. Mrs Weasley, peu importe les conflits qu'il y a pu avoir entre mon ex-mari et votre mari, je peux vous affirmer que tous ces élèves, qu'ils aient douze ou dix-huit ans, se battront jusqu'au bout pour aider cette jeune fille et garder l'école ouverte. Je suis en couple avec l'avocamage d'Alice et de Poudlard. Jamais je n'ai vu une telle solidarité entre les élèves de toutes maisons confondues. Déjà, rien que dans cette pièce, les quatre maisons sont réunies : mon fils et moi à Serpentard, mon compagnon était à Serdaigle, Mr Black, Harry et vous à Gryffondor et Alice à Poufsouffle. Alors imaginez tous les élèves de Poudlard ainsi que tous les professeurs... Et si en plus les parents d'élèves peuvent appuyer le dossier, le Ministère n'aurait rien à redire.

Molly détourna le regard et s'avança vers Alice.

- Ginny n'a jamais arrêté de me dire que du bien de toi. Mais comme tous les enfants issus de vieilles familles sorcières, nous avons tous des préjugés. Certains sont plus faciles que d'autres à oublier, certains sorciers resteront fermés à toute discussion. Mais tu es une jeune fille remarquable et courageuse, j'espère vraiment que tout se passera bien. Et si Mrs Malefoy est d'accord, Ginny pourra venir te voir de temps en temps.

- Vraiment ? demanda Alice, le sourire aux lèvres.

- Vraiment, confirma Molly en souriant. Mais il faut d'abord que je convaincs mes enfants de rentrer chez moi.

- D'ailleurs à ce propos... Ron doit déjà avoir déposé les affaires chez vous, admit Sirius. Il vous connaît, il sait que vous changeriez d'avis. Quant à Ginny, ça va être une autre affaire.

- Pourquoi ? demanda Molly.

- Pardonnez-moi si je vous l'ai caché mais le plus important était que vous entendiez et que vous voyiez Alice de vous-même. Et ne vous en prenez pas à moi, ce sont les enfants qui ont monté ces plans. Quand Ron a transplané hier avec Ginny, c'était encore trop novice pour lui. Votre fille a été désartibulée.

Alice mit ses mains devant sa bouche tandis que Molly semblait en état de choc. Narcissa et Gary l'aidèrent à s'asseoir tandis que Draco filait à la cuisine pour chercher un verre d'eau.

- Je vous rassure, Ginny va bien. Je l'ai soignée aussitôt, un médicomage est venu et l'a soigné entièrement. Elle reste cependant encore assez faible. Elle rentrera dès que son état le permettra. Mais rien ne vous empêche de venir à la maison pour la voir, ni toi Alice. Tu seras la bienvenue. Je mettrais les sortilèges dès que je rentrerai, pour éviter que tu deviennes une torche humaine dans le salon.

Alice pouffa de rire.

- Merci, Mr Black, mais je vais attendre quelques jours. Je préviendrai Susan quand je viendrai.

- Très bien. Molly, si vous voulez venir avec moi...

- Je n'ai pas trop le choix, lança Molly. À bientôt, Alice. Mrs Malefoy, j'ai été ravie de vous connaître.

- Et je pense que nous aurons des occasions de nous revoir.

- Narcissa, est-ce que je peux utiliser la Poudre de Cheminette ? demanda Harry.

Narcissa regarda son cousin avec surprise.

- Le transplanage ne lui réussit pas trop.

- Il faut juste que je m'y habitue, marmonna Harry. Et ose me dire que tu aimais ça à mon âge.

- Je m'incline, déclara Sirius. Si tu veux et si Narcissa est d'accord, tu peux rester la matinée ici. Si jamais il devait y avoir d'autres visites...

- Merci papa mais si tu as une urgence, Susan sera seule avec Ginny et Manon donc je vais rentrer.

Harry s'approcha de son petit-ami.

- Je te promets de t'appeler rapidement et de venir te voir dans la semaine, dit-il en l'embrassant.

- Je t'aime.

- Moi aussi.

Alors que Sirius et Molly sortaient pour transplaner, Harry prit une pincée de poudre de Cheminette avant de disparaître dans des flammes vertes. Quand il apparut dans le salon, Harry vit Molly et Sirius entrer. Ce dernier épousseta Harry de la suie sur ses vêtements à l'aide d'un sortilège et mena Molly à la chambre de Susan.

- Maman ? Que fais-tu ici ? demanda Ginny, surprise et méfiante.

- Je ne pensais pas que mes enfants avaient un côté Serpentard en eux, répondit Molly en souriant. Je m'excuse pour m'être emportée ainsi. J'avoue que ce n'était pas très malin de vous enfuir mais cela m'a permis de rencontrer ton amie qui m'a fait relativiser les choses. Sirius m'a dit qu'il l'inviterait ici, elle pourra venir te voir dans quelques jours. Comment vas-tu ? Tu es pâle.

- C'est normal. Le médicomage doit venir dans la journée vérifier mon bras. J'espère juste que je serais remise pour la rentrée. Une capitaine qui doit démissionner car elle a été blessée... Enfin, si Poudlard reste ouvert...

- Je suis sûre que tu seras remise à temps. Et la saison ne commence qu'en octobre, tu as trois mois pour t'en remettre complètement. Je vais te laisser te reposer. Je reviendrais demain te voir.

- Tu n'es pas obligée de venir tous les jours. Mais prends soin de Ron plutôt. Ici je suis très bien gardée.

- Pourquoi Ron ?

- Il s'en veut de m'avoir blessée. Mais je ne lui en veux pas. Dis-le-lui, il ne veut pas me croire.

- C'est promis, repose-toi maintenant, dit Molly en déposant un baiser sur le front de sa fille.

Puis elle sortit. Elle descendit au moment où Sirius déposait une théière et des tasses sur la table.

- Qui veut du thé ?

- Moi, je veux bien, dit Susan en venant.

- Moi, dit une petite voix.

- Tu n'as pas encore l'âge d'en prendre, ma petite fille chérie, pouffa Sirius en prenant Manon dans ses bras.

- Dîtes-moi que je rêve, qu'est-ce qu'elle a grandi, s'exclama Molly.

- Le temps passe trop vite, soupira Harry. Vu que nous sommes à Poudlard, nous ne la voyons pas grandir et j'avoue que c'est frustrant.

- Je comprends. Bill et Charlie avaient les mêmes réactions quand ils rentraient et qu'ils voyaient que Ron et Ginny avaient grandi de quelques centimètres en quelques mois, pouffa Molly. Quand on parle du loup...

Ron venait d'entrer.

- Tiens, je t'ai ramené ta baguette, dit-il en déposant la baguette de sa mère sur la table. Comment va Ginny ?

- Elle se repose mais elle va bien, répondit Molly. Tu sais que tu peux aussi profiter de tes vacances ? Si tu veux, on peut se relayer un jour sur deux ou trois si ton père s'y mêle aussi.

- Ce serait bien, oui, marmonna son fils.

- Allez, ne fais pas la tête. Si ça se trouve, on aura besoin de toi pour aider des parents à entendre raison, lança Susan en souriant. Et puis, on pourrait passer du temps ensemble.

- Peu importe ce que je ferai, je me sens respon...

- Non, répliqua sèchement Sirius. Tu n'as pas à t'en vouloir. Cela peut arriver à tout le monde. Il suffit d'une minute d'inattention. Même pour ceux qui transplanent régulièrement. Alors, tu n'as pas à t'en vouloir. Bien, maintenant que Harry est là, j'ai des petites choses à faire. Je reviens rapidement.

- Sinon, je peux rester le temps que tu rentres, suggéra Molly.

- Si cela ne te dérange pas, c'est comme tu veux. J'y vais. Harry, Susan, si le médicomage arrive, la bourse se trouve dans mon bureau.

Les deux adolescents hochèrent la tête puis Sirius sortit. Quelques minutes plus tard, le médicomage apparut.

- Bonjour, Mr Black n'est pas là ? demanda-t-il en voyant les sorciers.

- Il avait quelques petites courses à faire, expliqua Molly. Je suis Mrs Weasley, la mère de Ginny. Je vous accompagne.

Harry, Ron et Susan s'assirent et discutèrent pendant que le médicomage auscultait Ginny.

- Attends, ils sont vraiment sérieux ? lança Susan après que Harry lui ait parlé de la proposition de leur père.

- Apparemment, confirma Harry. Et du coup, cela m'a fait penser à quelque chose. Si Regulus n'habite pas le Square, on pourrait l'utiliser comme refuge. Mais il faudrait que nous fassions une ronde pour surveiller, surtout les plus jeunes. C'est pourquoi il faudrait réunir les Préfets.

- Où ? Quand ? demanda Ron

- Ici. Je peux demander à nos parents si on peut faire ça dans la semaine. Cela nous laissera le temps d'envoyer des Miroirs aux Préfets, ce sera plus facile pour communiquer, lança Susan.

- Bonne idée, dit Harry. Je sais que Hermione en a déjà un, Draco aussi. Ron en a un, même s'il n'est pas Préfet, il peut nous aider. Il ne manque plus que Daphné, Anthony, Lisa et Ernie.

- Cela devrait se faire assez facilement, songea Susan. Je sais où habite Ernie et Draco doit savoir pour Daphné. Il ne reste que les préfets de Serdaigle.

- Cela ne fait que deux envois à faire, ce sera plutôt rapide, dit Ron. Mais il faudrait que nous puissions réunir tous les élèves de notre promotion mais je ne sais pas où ils habitent.

- Mais Severus si, dit soudainement Harry. Si on lui explique la situation, cela devrait le faire.

Il se leva et alla prendre un Miroir dans un meuble. Il prononça le nom de Severus. Quelques secondes plus tard, le visage du Directeur adjoint apparut.

- Harry ? Que fais-tu avec le Miroir de ton père ?

- J'ai fait au plus pressé. Dis-moi, est-ce que tu pourrais envoyer une lettre aux élèves de notre promo pour organiser une réunion ?

- Attends, quoi ? Je n'ai rien compris.

Harry lui expliqua le plan que les Préfets avaient mis en place peu avant la fin de l'année.

- Sauf qu'à sept, on n'avancera pas énormément. Mais la quasi-totalité de notre promo ont leur permis de transplanage, ce sera facile de venir porter secours aux élèves. Et ce ne sera que provisoire, le temps que nous amenions les parents à rencontrer Alice.

- J'avoue que c'est une bonne idée mais vous rendez-vous compte de la charge que vous aurez ? De plus, la majorité des élèves est mineure, vous n'avez pas le droit de les enlever de chez eux, même pour quelques heures, rétorqua Severus. Et où iront-ils ?

- Nous avons une piste, dit Harry. Je te demande juste d'envoyer une lettre à notre promo. Nous verrons ensuite.

- Non, ne faîtes rien pour le moment, je vais venir cet après-midi vous voir. Qui est chez toi ?

- Ron et Susan, répondit Harry.

- Bien, je serais chez toi en début d'après-midi. Passe le bonjour à tes parents.

Puis Severus raccrocha.

- J'ai été trop optimiste, grimaça Harry.

- On arrivera à le convaincre, j'en suis persuadée, dit Susan.

- Je vais appeler Draco, autant le mettre au courant également. S'il peut être là pour convaincre Severus...

Harry monta dans sa chambre et appela son petit-ami.

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Qu'avez-vous pensé de ce chapitre ?

Je vous donne rendez-vous le samedi 23 décembre avec un nouveau chapitre. N'ayant pas du tout eu le temps d'écrire depuis la parution du chapitre précédent, je ne peux pas encore vous donner un titre exact. J'essaierais d'actualiser le chapitre quand j'aurai écrit le chapitre, sûrement courant la semaine du 11 décembre, deux de mes plus gros partiels ayant lieu le vendredi 8.

Je vous souhaite un bon week-end, prenez soin de vous et de vos proches ;)