" - I forgive you.

- Don't bother. "

Après qu'Aziraphale soit parti, Crowley n'a pas hurlé. En fait, son corps n'exprimait aucune émotion. Le néant. Il aurait voulu, pourtant, ressentir.

Il ouvre la porte de la Bentley, et monte. Sur le rétroviseur, là, un bout de jaune. Un bout de l'autre. Crowley balance sa chaussure en cuir dessus et le casse. Plus de l'autre maintenant. Plus rien. Le néant.

Il lui faut une église.

C'est là. Dans une petite cuve accrochée au mur, sans surveillance. L'eau bénite brille. Elle scintille, elle l'attire. Crowley regarde autour de lui, mais, non. Aziraphale ne viendra pas le retenir. De toute façon, l'autre s'en fout. De ses sentiments. Et c'est trop douloureux. Ca brûle, ça embrase l'intérieur de ce corps de merde. Un miracle, pour un verre.

Tout doucement, il le remplit. Sans éclaboussures, il ne faudrait pas partir trop tôt. Puis le porte à ses lèvres. Il n'y a pas de je t'aime prononcé comme parole, ou.. des trucs comme ça. Rien à part le silence de l'église et le vide à l'intérieur de Crowley. Il le penche. L'eau glisse, tombe, tornade dans son corps. Il a mal. Mais c'est pas si horrible.

Un aurevoir à la Bentley. D'ailleurs, les plantes peuvent enfin mourir en paix si elles le veulent. Il s'en fout.

Crowley n'est plus là.

Crowley est mort.

C'est inimaginable.

C'est vrai.