Les plus grands


Base: Saint Seiya (les personnages appartiennent à Kurumada Masami)

Genre: débordement d'amour

Notes: Pour célébrer l'anniversaire de 2 chevaliers extraordinaires, Aiolos et Seiya que j'aime de tout mon cœur les témoignages de leurs proches. Bonne lecture.


« Je ne mérite pas Aiolos. Pourtant il est mon ami, mon amant, mon plus fidèle allié depuis qu'on est apprentis. On était les premiers de notre génération à devenir chevaliers, et des chevaliers d'Or en plus. On avait la responsabilité des plus jeunes. Nous étions leurs modèles. Moi le plus gentil, le plus pur. Lui le plus intelligent, le plus battant... et le plus pédagogique aussi. Son sourire même encore maintenant m'apaise, me fait prendre conscience que la vie est bien plus belle à ses côtés. Alors oui, le temps a passé. On a vécu, on s'est battu, on s'est sacrifiés et on est revenus sur terre. La clémence de notre déesse est infinie. Combien de fois a-t-on dit que mes actes font partie du passé désormais. Pourtant... je regrette. Et je regretterai tout le reste de ma longue vie. Pourquoi ai-je fait tout ça? Pourquoi ai-je cédé à cette part sombre de mon être? Je suis le chevalier des Gémeaux, oui. Ma constellation peut jouer sur mon caractère et mon comportement. C'est un fait. Mais... J'ai passé treize années dans la plus grande solitude, tout en étant à la tête du Sanctuaire. Parce qu'il n'était pas à mes côtés. Parce que je ne compte pas les moments où j'étais désemparé. Qu'aurait- fait Aiolos dans ce cas? Ai-je eu raison d'envoyer ces jeunes guerriers à la mort pour la gloire d'Athéna? Non pour ma propre gloire. J'utilisais notre déesse pour mes ambitions. J'ai si honte. Lui, il m'aurait évité toutes ces erreurs, tous ces sacrifices. Lui, il m'aurait empêché de tuer froidement le Grand Pope. Lui, il avait raison et moi j'avais tort. Lui, Aiolos, il est bien plus grand que moi. Par sa puissance, son cosmos et ses yeux bleu vert qui ont toujours su me ramener vers le droit chemin. Ses yeux dans lesquels j'aime tant me noyer. Ses yeux qui, posés sur moi, me rendent vulnérable. Moi le guerrier capable de faire exploser des galaxies et de perdre mes adversaires dans des dimensions obscures. Il est ma lumière, celui qui me fait décoller vers le ciel étoilé, vers un paradis léger, loin de mon passé de criminel. Je suis si heureux de l'avoir retrouvé. De parler avec lui, de rire de cette naïveté qu'il peut avoir par moments. Et ce n'est pas son absence de treize années qui l'a rendu ainsi. Aiolos. Il est mignon, adorable, puissant, noble... Grand. Le plus grand archer qui existe ici bas. Et sa flèche atteint toujours sa cible. Elle brise en mille morceaux son adversaire tout comme elle remplit de chaleur et d'amour mon cœur. Aiolos, permets-moi de t'aimer de toutes mes forces, car la vie est meilleure lorsque toi, tu es en vie. Je t'aime. »

« Mon grand frère c'est le meilleur. Il n'y a aucune autre alternative. Mon avis est certes très biaisé, mais la vérité est là. J'ai mis du temps à l'admettre, quand on l'avait considéré comme un traitre au Sanctuaire, parce qu'il avait, soi disant attenté à la vie d'Athéna. On m'a mis la misère parce que j'étais de sa famille, alors que... non, je ne veux plus revenir là dessus. Mon frère avait une intuition et a suivi son cœur. Comme chaque chevalier l'aurait fait, en fait. Il n'a jamais pensé à lui. Il a toujours agi pour le bien de notre Sanctuaire. C'était une de ces leçons qu'il m'avait inculquées, quand il s'occupait de moi. Si nos proches sont heureux et en sécurité, alors, nous le sommes également. Et il avait senti le danger pour le petit bébé Athéna. Argh, je m'étais dit de ne plus ressasser tout ça. Parce qu'il y a tellement d'autres choses qui le rendent hors du commun. Tous ces moments partagés avec lui, quand il m'autorisait à dormir dans le temple du Sagittaire alors que normalement je n'en avais pas le droit. Toutes ces histoires de héros, de chevaliers du passé, qu'il m'avait racontées. Ces entrainements difficiles desquels je ressortais tuméfié mais grandi des conseils qu'il me prodiguait. C'est grâce à lui, que je suis devenu le chevalier du Lion. Parce que je mentais à tous ceux qui voulaient que je confirme qu'il était un traitre. Je ne l'ai jamais pensé. Je n'avais prononcé que des paroles qu'ils voulaient entendre pour qu'ils me fichent la paix. J'ai toujours cru en lui. C'est mon frère quand même! On peut rattraper le temps perdu, désormais. On passe du temps ensemble, on s'entraine aussi, mais il sera toujours plus fort que moi. Parce qu'à mes yeux, il est devenu un héros. Comme ceux de la mythologie. Ce genre qu'on admire au delà de tout, qu'on a envie d'égaler, mais dont on arrivera jamais à atteindre le niveau. Ces héros si grands qu'ils peuvent nous pousser à créer des miracles. Et l'un d'eux est vivant à nouveau, et c'est mon frère. Je suis le petit frère d'Aiolos du Sagittaire et j'en suis fier. »

« C'est difficile pour moi de parler d'Aiolos. Non pas par mépris ou dédain. Mais parce qu'il est grand. Aussi grand que la déesse que nous protégeons. Et puis... suis-je légitime de parler de lui? Alors que je lui avais ôté la vie sans le moindre scrupule, à une époque sombre de notre Sanctuaire? Je ne suis pas un grand bavard à l'origine. Et je n'écris pas beaucoup. Aiolos m'a pardonné. J'ai entendu ses mots. Quelque part... non. En vérité, cela m'a fait du bien. J'en suis soulagé. Mais j'avais lancé mon Excalibur sur un ainé, un allié. Mon voisin du dessous dans les escaliers du zodiaque. Pourtant, lorsqu'on se croise sur nos paliers, il me sourit amicalement, me fait des gestes de la main, et me crie à s'en briser les cordes vocales pour savoir si je vais bien. Il peut très bien me transmettre ses salutations via son cosmos, mais non. Il hurle, en priant que le vent emporte sa voix jusqu'au temple du Capricorne. Il aime la vie, vraiment. Tout comme il aime les gens. Notre déesse a eu raison de nous offrir cette seconde chance ici bas. Cependant... j'aurais beau habiter un étage au dessus de lui, je ne cesserai de l'observer en levant les yeux sur lui. Il est grand. Vêtu de son armure, il pourrait s'élever dans les cieux et, décochant sa flèche d'or, laisserait une trainée dorée de son cosmos qui nous mettrait du baume au cœur. Il rassemble les gens autour de lui. Aiolia a toujours cru en lui. Les jeunes Bronze ont appris la vérité avec son testament. Sans même le connaître, ils ont cru en sa vérité. J'aurais du le faire moi aussi. Et je le ferai dorénavant. Parce que je ne peux pas trancher le fil de la vie avec mon épée comme les Moires le font sans pitié. Je veux vivre tout en respectant ceux que j'admire du fond de mon cœur: Athéna et Aiolos. »

« Seiya. Rien qu'en prononçant son prénom, mon corps ne peut s'empêcher de frissonner. Il ne m'a jamais jugée. Il ne s'est pas moqué de moi lorsque mon masque s'était brisé devant lui. Il m'a même dit à demi mot que j'étais jolie. Ses grands yeux couleur chocolat et son sourire sincère sont ses armes les plus redoutables. Ma fierté n'avouera jamais cette défaite à ce moment là, mais j'étais vaincue. Terrassée par la bonté de ce jeune homme. Un gamin, presque insolent, têtu, mais déterminé et jamais corrompu. Je l'ai vu grandir, devenir toujours plus fort. Je l'ai vu s'envoler tel le Pégase vers les étoiles. Je me sentais au fil du temps si minuscule. Pourtant je suis chevalier d'Argent. Je n'hésite pas à sortir mes griffes, quand c'est nécessaire. Mais que faire face à un homme aussi admirable? Je n'ai jamais voulu me laisser abattre. Par mes moyens, je l'accompagne, le soutiens. Je lui offre ma vie s'il le faut. Mais je ne le ralentirai jamais. Je ne le pourrai tout simplement pas. Il est comme ses météores, rapide, lumineux. Il laisse derrière lui une trainée d'étoiles brillantes qu'on veut saisir juste pour sentir entre ses doigts un peu de lui. Mais on laisse ces petites lumières s'en aller. Tout comme lui. On ne peut pas le mettre en cage, on ne peut pas l'emprisonner. Parce qu'il est libre. Et qu'il s'échapperait de toute manière. Seiya s'envole là où il veut, mû par ses idéaux, sa fidélité envers Athéna et l'affection de ses amis. Moi, je lui donne tout l'amour que j'ai et je suis heureuse d'avoir une partie de son être en retour. J'apprends chaque jour à ses côtés. Je suis fière d'aimer Seiya le grand chevalier de Bronze de Pégase. »

« Depuis le début je savais que Seiya n'était pas mon frère. Même si nous étions les ''Japonais'' du Sanctuaire, que, parce qu'il était mon disciple nous étions toujours ensemble, nous n'avons aucun lien de sang. Malgré les rumeurs qui s'amplifiaient, pour semer le doute dans les esprits. Surtout pour causer du tort aux chevaliers de Bronze. Je n'ai jamais eu à me justifier à ce sujet, et je ne le ferai jamais. Cependant, je savais que Seiya tenait à retrouver sa vraie sœur. C'était la seule et vraie récompense qu'il devait recevoir après son armure de Pégase. Je n'étais pas tendre du tout avec lui. Mais en voyant ce qu'il est devenu, en constatant sa puissance presque effrayante, j'ai eu raison de le pousser au delà de ses limites. Le petit garçon insolent, capricieux a grandi. Il cachait bien son jeu quand même. Feignant de ne pas écouter mes leçons, cherchant la moindre excuse pour éviter un exercice physique ou bien se cachant dans le domaine sacré pour ne pas avoir à affronter un autre apprenti. J'avais du le punir sévèrement quand il s'était réfugié dans le temple du Lion. Cela ne l'a pas empêché de recommencer. Mais au final, je dois avouer qu'il m'impressionnait toujours plus. Depuis toujours un cosmos puissant sommeillait en lui. Dès lors qu'il a pu prendre son envol, je n'ai pu le suivre. Pourtant je suis son maitre, protégée par la constellation de l'Aigle. Cependant un aigle ne peut atteindre la vitesse de Pégase. Et ne vole pas dans la même sphère du ciel. Seiya a grandi. Il est un grand homme, un grand guerrier, et je n'ai plus rien à lui enseigner. Je veille sur lui comme s'il était mon petit frère. Comme un maitre qui se souciera toujours de son élève. Telle est ma manière de le suivre. »

« On ne peut pas rattraper toutes ces années où Seiya et moi avions été loin l'un de l'autre. Ni même recoller les souvenirs que j'ai perdus. Mais maintenant, j'ai retrouvé mon petit frère et c'est le plus important. J'apprends à le connaître tel qu'il est. Un chevalier d'Athéna. Et un jeune homme plein de vie toujours souriant, et voyant la vie toujours du bon côté. J'ai entendu tant de choses à son sujet. Il n'est pas du genre à abandonner. Je l'avais ressenti lorsque ce dieu, Thanatos avait essayé de m'attaquer. À l'époque, je ne comprenais pas. Je savais seulement la présence de Seiya à la fois si proche et si éloignée. Mon petit frère que je n'avais pas vu depuis des années n'était pas loin. En tout cas, nos cœurs étaient toujours liés l'un à l'autre. Et puis, le jour où on a pu se serrer dans les bras, des fragments de souvenirs se sont recollés. Je nous ai revus dans les rues de Tôkyô, dans une salle de l'orphelinat où on logeait, dans le parc où il faisait des cascades sur une balançoire, assis sur un banc à manger des gâteaux. Mais je n'avais plus un enfant contre moi. C'était un jeune homme au corps puissant, même meurtri. Seiya avait grandi. Mais ses yeux et son sourire sont restés tels quel. Des étoiles dans ses pupilles, brillant de mille feux. Comme au jour de sa naissance. Ma mère lui avait trouvé ce prénom: parce qu'elle avait vu des étoiles scintillant comme des flèches dans son regard. Tout comme j'avais retrouvé dans mes effets personnels la signification de mon prénom à moi. Seika, une fleur étoilée, comme le premier cadeau de mon père à ma mère. Je n'ai que peu de souvenirs d'eux, mais ils doivent veiller sur nous là haut, au milieu des constellations. Comme je l'ai fait pour mon petit frère. Maintenant c'est lui qui veut me protéger. Et je m'en remets à lui. Je sais qu'on ne sera plus jamais séparés, parce qu'aussi vaste soit le monde, notre lien est bien plus grand. »


notes de fin: Je suis dans les temps! J'ai longtemps réfléchi avant de trouver la manière d'écrire ce texte d'anniversaire pour mes Sagittaires. Cette fois ci, je me suis concentrée seulement sur Seiya et Aiolos. J'aime profondément Sisyphe, mais je ne suis pas arrivée à écrire sur lui. Malgré l'amour que je lui porte. Je me suis inspirée d'une belle chanson des Backstreet Boys dont les paroles me semblaient évidentes pour ces deux personnages que j'adore et admire: Bigger. Et une fois démarrée, je n'ai pu m'arrêter. Et je suis contente d'avoir testé un style différent d'écriture.
Je vous fais des bisous et à la prochaine.