Chapitre 10 :

Decimo

Le combat de la Pluie terminé, rien ne put empêcher Gioleo de rester collé à Takeshi, inquiet pour lui. Il le ramena lui même au manoir, le soutenant jusqu'à l'installer à l'infirmerie qui s'y trouvait, servant régulièrement pour tous aussi bien pour les petits problèmes du quotidien que pour les gros dégâts souvent dus aux entraînement ou aux disputes. Il le fit asseoir lui même, sa médecin recrutée pour veiller sur tous déjà là comme chaque soir cette semaine au cas où. Et il resta tout au long des soins sous le regard touché de Takeshi sentant son inquiétude pour lui. Il resta jusqu'à ce que son ami soit dans une chambre, sur un futon, profondément endormi après les émotions de la soirée. Et même alors, il resta encore un peu près de lui, terminant de se rassurer. Takeshi avait quelques côtes fêlées, plusieurs plaies et un florilège d'hématomes mais tout était superficiel, son entraînement avec Squalo lui ayant visiblement déjà donné de bons réflexes d'esquive et de parade. Cela l'avait protégé et il put se rassurer. Son ami serait vite remis et il pouvait être très fier de lui. Lorsqu'il fut rassuré, il le laissa se reposer pour retourner auprès des autres, aucun n'étant surpris par son attitude loin de là. Et aucun ne fit de remarque, sachant parfaitement qu'il s'inquiéterait toujours autant pour eux, pour n'importe lequel d'entre eux.

Une nouvelle fois, ils firent la fête, Gioleo imposant néanmoins plus de calme aux alentours de la chambre de sa pluie dormant profondément. Le lendemain, après s'être couché excessivement tard, tous dormirent une bonne partie de la journée, seul Gioleo se levant en milieu de matinée. Il profita alors du calme de sa maison où les domestique s'affairaient pour tout ranger. Cette fois, il ne s'imposa pas pour les aider, partant plutôt pour sa terrasse préférée, s'isolant pour méditer tranquillement et penser à la soirée à venir. Le combat ne l'inquiétait pas du tout, loin de là. Mais il se demandait toujours s'il serait réellement à la hauteur de Giotto, s'il pourrait lui faire honneur et tenir ses promesses. Tout le monde autour de lui disait qu'il dépasserait son ancêtre et qu'il avait simplement besoin d'occuper réellement sa place pour prendre confiance. Si objectivement, il savait qu'ils avaient raison, son hyper-intuition ne cessant de lui répéter, il avait toujours un léger doute.

- Gio ? appela une voix qui le fit sursauter.

Il tourna le regard pour trouver son grand-frère l'air encore un peu débraillé et qui venait vers lui. Il lui sourit largement, le regardant le rejoindre et s'affaler près de lui au bord de l'étang. Le tigre fut bien vite étalé au sol, ses mains croisées sous sa tête. Ils restèrent ainsi en silence un moment, la présence Xanxus apaisant efficacement son cadet, comme toujours.

- Tu seras un très grand boss, assura finalement l'aîné.

Il ne bougea pas, faisant mine de dormir et il n'ajouta rien d'autre. Pourtant, cela suffit amplement à regonfler la confiance de son petit-frère qui se détendit totalement, cessant de cogiter pour simplement profiter du moment. Ce soir là, tous étaient prêt tôt, pressés d'y aller, pressés de voir Gioleo exploser les illusions d'Iemitsu, de Timothéo et ses gardiens, les illusions que tout ceux qui ne le connaissaient pas se faisaient sur lui. Et ce soir là, tout ses soutiens vinrent chez lui bien avant l'heure. On vit donc arriver Aria et son bras droit Ganma, Byakuran et ses gardiens ainsi que Dino et Romario. Et aucun, aucun ne doutait qu'il réussirait ce soir, cette confiance lui faisant un bien fou. Il fut le seul à ne pas être surpris en voyant Kyoya les rejoindre discrètement, se trouvant un coin tranquille où Gioleo lui fit servir le thé. Il était presque l'heure du départ lorsque son dernier soutien arriva, le ravissant :

- Talbot jii-chan, sourit-il en venant l'accueillir. Bonsoir.

- Bonsoir Decimo, rendit-il joyeusement. J'étais impatiens d'être à ce soir. J'ai entendu que tes gardiens ont fait le spectacle cette semaine, s'amusa-t-il alors qu'il prenait le chemin d'un petit salon avec lui.

- Pas vraiment, s'amusa-t-il. Ils n'ont pas eu le temps de s'échauffer, dit-il en le faisant rire. Mais ils ont tous été remarquables, dit-il plus sérieusement.

- Et tu le seras tout autant j'en suis sûr.

- Merci Jii-chan, répondit-il en s'asseyant avec lui dans une pièce tranquille.

- J'ai hâte d'assister à ça et je suis certain que Giotto n'en manque pas une miette non plus. Comme ses gardiens maintenant que leurs anneaux ont été repris par de nouveaux gardiens.

- J'espère être à la hauteur.

- Tu les as déjà dépassé Decimo, assura-t-il sérieusement. Tu as juste besoin de prendre vraiment ta place.

- Tout le monde dis ça, s'amusa-t-il.

- Parce que c'est le cas. Tout ira bien j'en suis certain. Et si tu as besoin de mes services, tu n'auras qu'à demander.

- Merci, répondit-il avec gratitude.

Il était rare que Talbot offre ouvertement ses précieux dons ainsi et il le savait. Habituellement, il ne venait que lorsque lui même le jugeait nécessaire.

- Cela étant dis, tu m'avais déjà demandé quelque chose, sourit-il. Le jour de notre rencontre, poursuivit-il en sortant un belle et grosse boîte de sa cape, tu m'avais demandé si je n'avais pas des chaussures.

- C'est vrai, se souvint-il avec attendrissement.

- Les voilà, annonça-t-il en lui tendant la boîte. Vois cela comme un cadeau pour ton accession au titre d'héritier.

Gioleo sourit, très touché qu'il se souvienne de cela, encore plus qu'il parle en considérant qu'il était déjà l'héritier en titre, prouvant sa confiance. Avec révérence, il prit la boîte, l'ouvrant pour découvrir ce qui avait tout d'une magnifique paire de soulier italien de merveilleuse facture. Un emblème des Vongola fait de pièces d'or les couvrait en grande partie. Ils étaient magnifiques. Il les passa sur le champs, constatant qu'ils lui allaient à merveille et lorsqu'il activa son hyper mode, les souliers réagirent aussitôt, changeant un peu. La semelle, la pointe et l'arrière du talon semblèrent se faire de cristal couleur des flammes du ciel, reluisant comme s'il était habité par les flammes.

- Avec une hyper-intuition comme la tienne, il ne te faudra qu'un instant pour t'y faire, s'amusa Talbot.

- Merci Jii-chan, merci beaucoup.

- Avec plaisir Decimo. Juste une chose : montre leur pour moi ce soir et pour Giotto. Montre leur à quel point ils se sont trompés en détournant les yeux de toi. Tu devrais être Decimo pour tous depuis longtemps.

- Promis, sourit-il.

Il resta encore un peu avec lui avant qu'ils ne rejoignent les autres pour passer le temps qu'il restait avant le départ. Et ce fut peu avant qu'ils ne se décident à prendre la route que l'on vit Coyote arriver, demandant à voir Gioleo et ses gardiens très solennellement. Très vite, il fut isolé avec eux dans un salon.

- Félicitation à tous pour cette semaine, commença-t-il sincèrement. Ce soir est évidemment plus particulier, poursuivit-il avec un regard intéressé pour Gioleo. Vous avez remporté tout vos affrontements et vous gagnez donc un avantage pour ce soir.

- Pas besoin, grommela Xanxus.

- C'est à votre ciel d'en décider, répondit-il simplement. Gioleo, tes gardiens ont tous remporté leurs anneaux, ils ont donc leur place à tes côtés ce soir. Le combat du ciel n'engage pas que le ciel mais toute sa famille. Tous ont gagné le droit de t'accompagner.

- Et les autres candidats ? demanda Reborn.

- Ils auront aussi la possibilité de faire participer leurs gardiens mais sous des conditions très différentes, répondit Coyote en sortant un coffret.

Il l'ouvrit, montrant sept bracelets électroniques aux différentes couleurs des flammes.

- Tu as un choix à faire Gioleo. Nous activerons ces bracelets avant le coup d'envoi du combat du ciel. Ils contiennent un poison, le Death Heather. Une toxine très puissante qui inflige de puissantes douleurs et paralyse jusqu'à l'administration de l'antidote. Et même après ça, la récupération est lente et difficile. Pour qu'ils délivrent l'antidote, il te faudra soit l'anneau correspondant à l'élément du bracelet, soit l'anneau du ciel. Et bien sûr, pour le bracelet du ciel, seul l'anneau du ciel convient. En sachant que tu as déjà les six anneaux secondaires dans ta famille, le choix sera simple.

- Quel choix ? demanda Dante.

- Gioleo doit choisir entre s'infliger ce poison à lui même ou vous l'infliger à vous, ses gardiens.

- C'est quoi le choix des autres candidats ? demanda Fran.

- Ils doivent choisir entre se passer de leurs gardiens pour cet affrontement ou leur infliger ce poison en sachant qu'il faudra récupérer les anneaux pour les soigner, répondit Coyote en déposant la boîte sur la petite table se trouvant là. Tu as jusqu'au coup d'envoi pour faire ton choix Gioleo. Si tu choisis de te l'infliger, met le bracelet. Si ce sont tes gardiens, ils doivent mettre les bracelets des éléments. On vous demandera de les montrer pour le combat. À tout à l'heure.

Il s'en alla alors, raccompagné par le majordome et autour de Gioleo, personne ne dit rien, grimaçant, son choix évident. Quelques minutes plus tard, ils étaient tous en route pour le lieu de l'épreuve, un long cortège de voiture sortant de la demeure. Ils arrivèrent rapidement à destination, bons derniers comme chaque soir, pile à l'heure. Tous quittèrent les voitures pour venir entourer celle de Gioleo et même les trois boss qui le soutenaient vinrent pour l'entourer à sa sortie, affichant un impressionnant tableau autour de lui. On les regarda d'ailleurs venir, plusieurs très impressionnés par le charisme et l'image que Gioleo affichait alors, vêtue d'une tenu semblable au soir de l'ouverture du test avec son tribly, ses ornements et son manteau au blason des Vongola sur les épaules. Il s'avança, droit et fier, allant comme chaque soir saluer le Nono et les autres boss de l'Alliance ainsi que le seul Arcobaleno qui n'avait pas pris partie mais qui était bien là, Verde. L'ambiance était bien différente ce soir, plus électrique et Gioleo voyaient déjà Masamune et Ryoichi le regarder avec une évidente envie de le tuer, Hanabusa bien plus froid et maîtrisé.

Timothéo demanda à tout le monde de prendre place et aux quatre familles candidates de descendre sur le terrain et de leur faire face. Cette fois, les lieutenants de la Varia, Fon, Talbot, Byakuran et ses gardiens ainsi que Aria, Ganma, Romario et Dino, s'approprièrent l'étage inférieur, voulant visiblement voir ça au plus près possible, certains sûr excités.

- Ce soir, l'épreuve ultime, commença Timothéo debout sur le second étage, l'affrontement du ciel. Il déterminera qui est digne ou nous d'être le prochain boss des Vongola. Les gardiens de Gioleo ayant remporté tout les combats des épreuves, ils ont gagné leur place auprès de leur boss ce soir pour combattre. Cependant, lui comme les autres ont eu un choix à faire ce soir.

Il expliqua alors en quoi consistait ce choix, différent pour Gioleo et pour ses aînés.

- Montrez votre choix, demanda le Nono.

Immédiatement, tout les gardiens des trois plus âgé levèrent leur main, tous portant le bracelet empoisonné. Ce qui stupéfia en revanche tout le monde fut de voir le choix de Gioleo qui arborait lui même le dit bracelet. C'était insensé. Il avait tout les anneaux secondaires. Il aurait donc pu soigner ses gardiens immédiatement après le début du combat et avoir sa famille en pleine forme avec lui tout aussi sain. Mais il avait choisi de s'infliger le poison à lui même avec la difficulté de devoir récupérer l'anneau du ciel pour se soigner. Beaucoup pensèrent alors qu'il comptait sur ses puissants gardiens pour réussir l'épreuve. Pourtant, ce choix finit par faire sourire la Neuvième génération qui ne fit pourtant pas la moindre remarque, les proches et soutiens de Gioleo ne semblant pas du tout surpris par son choix, grimaçant tout de même face à cela. Parce que cela impliquait que Gioleo allait être gravement empoisonné.

- Maintenant, vous devez l'assumer, posa le Nono.

Les bracelets bipèrent alors et immédiatement, tout les gardiens des aînés s'effondrèrent, gémissant, souffrant visiblement. La surprise fut pourtant de retour en voyant que Gioleo ne bougeait pas du tout, comme s'il n'avait pas été empoisonné, détendu.

- Hey ! Et lui alors ?! s'écria Masamune furieux.

- Pas de poison ? s'étonna Gioleo en regardant son bracelet. Oh je vois.

- Pourquoi il est pas empoisonné ?! s'exclama Ryoichi. C'est pas juste.

- C'est vrai, nous avons menti, avoua Timothéo. Il n'y a aucun poison dans le bracelet du ciel de Gioleo.

- Pourquoi ?! cria Masamuna. C'était pas les conditions.

- Quelles conditions ? railla Gioleo. Mes gardiens ont remporté leurs match. Ils ont le droit d'être avec moi sans que je n'ai à subir un handicap. Mais ce n'est pas la question, dit-il en se retournant vers Timothéo qui lui souriait avec douceur. Une épreuve dans l'épreuve ? s'amusa-t-il.

Le Nono approuva, certains comprenant immédiatement, ce qui ne fut pas le cas des autres candidats.

- Quelle épreuve dans l'épreuve ? demanda Hanabusa.

- Gioleo ? Veux-tu répondre ? demanda son grand-père.

- Avec plaisir, dit-il en se tournant vers eux. Nous sommes là pour trouver le prochain ciel des Vongola. Celui qui sera le plus digne de l'être. Et un ciel digne de ce nom ne laisserait jamais ses gardiens souffrir pour lui ne serait-ce qu'une seconde, même s'il doit prendre cette souffrance sur lui à la place. N'importe quel ciel aurait fait ce choix. Si j'avais infligé le poison à mes gardiens, ils auraient été empoisonné mais j'ai choisi de le prendre sur moi pour les épargner.

- Ce faisant, tu as prouvé que tu avais ta place auprès d'eux pour combattre, termina Timothéo. Pas de poison. C'était un piège pour te tester, voir comment tu réagirais malgré ta position de force.

L'entourage de Gioleo en parût profondément soulagé, souriant à ce dénouement.

- Cela ne change pas le reste des règles, reprit le Nono en désignant l'immense pilonne central. Prenez l'anneau et passez le pour gagner. Tout les coups sont permis et tout les gardiens peuvent participer. À la fusée orange ! dit-il en levant un pistolet.

Immédiatement, tous virent les trois fils d'Iemitsu se préparer à bondir vers l'anneau, sortant leurs armes. Un katana pour Masamune, un nagamaki pour Hanabusa et une masse d'arme pour Ryoichi. Ils les enflammèrent de flammes du ciel sans attendre, impressionnant un peu les spectateurs en dehors de l'entourage de Gioleo. Pour eux, c'était une blague. Oui, ils avaient des flammes du ciel et ils savaient les activer avec leurs armes. Cependant, ils étaient faibles. Leurs flammes avaient une certaine force mais elles n'étaient pas extraordinaire et très loin d'être pures. De son côté, Gioleo ne fit rien du tout, calme, détendu, immobile entre ses gardiens, percevant l'intention de ses rivaux de tenter de prendre ses gardiens de vitesse pour l'anneau du ciel. Et ils n'avaient pas un regard pour leur propre gardien souffrant derrière eux, déjà en mauvais état en plus des blessures accumulées les jours précédents. Puis Timothéo tira, la fusée explosa et Masamune, Hanabusa et Ryoichi bondirent vers le pilonne. Tous furent surpris de voir Gioleo et ses gardiens rester immobiles, le brun soupirant devant ce spectacle. Il se tourna vers ses gardiens, leur souriant et ils semblèrent comprendre. Dante s'avança, sortant une étrange chaîne où se trouvait six petits cubes. Tous comprirent en le voyant retirer son anneau de la foudre pour le placer dans l'un d'entre eux. La chaîne passa de main en main, chaque gardien en faisant de même alors que les trois frères se battaient au pied du pilonne pour être le seul à y monter. Xanxus termina et il vint lui même accrocher la chaîne à la ceinture de son ciel, la laissant prendre sur sa cuisse. Leur ciel leur sourit une nouvelle fois :

- Retirez vous, demanda-t-il doucement.

Et sans discuter, les six gardiens regagnèrent le gradin le plus bas, s'excluant d'office du combat sans pouvoir y retourner au risque d'éliminer leur ciel. Tout les observateurs extérieurs restèrent stupéfaits, ne s'attendant pas une seconde à ça.

- Qu'est-ce que tu fais ?! claqua Iemitsu aussi perdu que les autres.

- Mes gardiens ont fait leur part cette semaine. C'est à mon tour, répondit simplement Gioleo en se dirigeant vers les gardiens de ses rivaux.

Il surprit une nouvelle fois tout ceux qui ne le connaissaient pas lorsqu'il se mit à utiliser les anneaux pour les soigner, les stupéfiant totalement. Il se pressa pour les soigner rapidement dans un silence assourdissant sur les gradins.

- Pourquoi vous faîte ça ? demanda Gokudera quand vint son tour. C'est stupide, nous sommes vos ennemis.

- Bien sûr que non, répondit-il en lui souriant et en figeant une fois de plus tout le monde. Je serai le Decimo, affirma-t-il. Et vous êtes des Vongola en tant que gardien de ces trois là, dit-il avec un vague geste pour le trio se battant plus loin. Vos ciels ont beau être de jeunes imbéciles qui ont encore tout à apprendre, vous êtes des Vongola et en conséquence, comme je l'ai dit il y a un instant, il est de mon devoir de vous protéger, dit-il en ahurissant tout ceux qu'il venait de soigner. Faîtes ce que vous voulez, dit-il en se redressant. Battez vous pour eux si vous pensez qu'ils le méritent mais si vous vous mettez sur mon chemin, je serai sans pitié, prévint-il.

Il se retourna ensuite, son manteau volant autour de lui, ce qu'il venait de se produire et son charisme, son assurance impressionnant tout le monde, faisant sourire les siens, le silence planant sur les spectateurs. Les anneaux de retour sur sa chaîne, Gioleo daigna enfin s'avancer tranquillement vers l'affrontement des trois autres, aucun des gardiens qu'il venait de soigner ne bougeant, se remettant péniblement sans savoir que faire, observant. On vit le lion de la Varia sortir les deux pistolets dorés que tous avaient vu dans ses holster d'aisselle et que certains avaient cru être là pour la frime. Il les pointa sur ses rivaux et si Iemitsu cria pour les avertir, ils ne l'entendirent pas. Gioleo tira et ce ne furent pas des flammes qui sortirent de ses armes mais de véritables balles qui allèrent se ficher au sol entre les pieds de ses ennemis, attirant efficacement leur attention sur lui :

- Vous m'oubliez ? s'amusa-t-il sa voix retransmise dans les gradins comme celle des autres. Je croyais que vous vouliez me tuer ?

Ils le regardèrent, cherchant quelque chose autour de lui.

- Mes gardiens sont dans les gradins, les informa-t-il alors. Ils ne participeront pas à ce combat.

Ils restèrent surpris un instant avant que Masamune n'explose de rire :

- Pauvre crétin. Tu t'es privé de ta seule chance de gagner ! rit-il. Tu n'as aucune chance sans eux. Nous ne sommes pas ces minables, dit-il avec un geste pour leurs gardiens qui serrèrent les dents.

- C'est vous les pauvres crétins, rétorqua-t-il froidement. Vous n'êtes pas des ciel. Vous ne méritez pas vos gardiens. Ils valent bien plus que vous pour être resté avec des imbéciles pareil malgré tout. Vous n'avez rien compris à ce qu'est être un ciel. Vous n'êtes qu'une seule chose pour les Vongola pour l'instant : une honte sans mesure.

Furieux, Ryoichi lui bondit dessus et ce fut sans mal que Gioleo l'esquiva, parfaitement calme, lui crochetant les pieds. Son assaillant tomba alors pitoyablement, faisant rire quelques spectateurs. La seconde suivante, les deux autres attaquaient à leur tour, toutes flammes dehors, vite rejoins par leur cadets. Mais il n'y en eut toujours pas du côté de Gioleo qui démontra pourtant une grande maîtrise du combat en les esquivant facilement, se contentant de les pousser, de les renvoyer les uns sur les autres ou de les faire trébucher. Il semblait danser autour d'eux comme un courant d'air, ses pistolets dans ses mains gantés, ses bracelets de force de la Varia et des Vongola brillant dans l'éclairage artificiel. Sans aucun doute, il maîtrisait l'art de l'esquive et du retournement de coup. Ses ennemis avaient l'air de parfait débutants face à lui. Tant et si bien qu'ils finirent par se percuter violemment alors qu'il reculait d'un petit bon, serein contrairement à ses aînés.

- Il se débrouille très bien, remarqua Timothéo aussi surpris que les autres.

- Tu n'as rien vu le vieux, claqua Xanxus.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? interrogea son père.

- Tch.

- Je te l'ai dit à la soirée d'ouverture Timothéo, reprit Reborn amusé. Gioleo n'a besoin d'aucun d'entre nous pour remporter ce test haut la main. Ils n'ont aucune chance face à lui. Il ne fait que s'amuser avec eux.

- Il ne combat même pas et il n'a pas de flamme ! claqua Iemitsu.

Il ne fit que s'attirer des sourires moqueurs ou des expressions exaspérés de la part de l'entourage de Gioleo.

- Alors ? fit Gioleo plus loin sur le terrain. Vous qui me tuez, j'attends, nargua-t-il. C'est peut-être trop dur pour vous ? Je vais vous faciliter les choses.

Dans une évidente provocation, il alla croiser ses bras dans son dos, tenant toujours ses armes mais affichant clairement la volonté de ne plus se servir de ses mains. Cela fit enrager un peu plus les autres qui se jetèrent à nouveau sur lui, sans plus de succès. Les attaques de flammes commencèrent à défoncer le terrain sans que cela n'impressionne Gioleo, bougeant toujours avec aisance, rapidité et précision.

- Allons, allons, s'amusa-t-il sans cesser ses esquives. Trois contre un qui n'utilise pas ses mains. Vous pouvez faire mieux que ça.

- Enfoiré ! s'exclama Masamune.

Cela lui valut un puissant coup pied retourné qui l'envoya s'écraser au loin, ses frères le rejoignant bien vite.

- Tch ! Gioleo ne peut même pas s'échauffer avec eux, grommela Xanxus. Et tu oses présenter de tels déchets au test de succession des Vongola ? dit-il pour Iemitsu. C'est une honte. Une insulte.

- Cela ne change rien, gronda l'homme. Sans flammes, il est la honte de cette lignée.

- Je me demande ce que Giotto répondrait à cela, fit pensivement Talbot en figeant ceux qui reconnurent le prénom.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là grand-père Talbot ? demanda Timothéo.

- Ce que j'ai dit : je me demande ce que Giotto penserait de l'affirmation de la honte que serait Gioleo pour sa lignée. Je ne peux pas répondre à sa place.

Un fort éclat oranger attira leur attention sur le combat, Masamune, Hanabusa et Ryoichi intensifiant leurs flammes autant qu'ils le pouvaient face à Gioleo posté au pied du pilonne, toujours aussi tranquille les mains dans le dos. Le trio semblait s'être ligué contre lui pour le moment mais cela ne le dérangeait visiblement pas.

- On va te griller cloporte, grogna Ryoichi hors de lui. Tu n'as même pas de flammes. Tu vois ça, dit-il en montrant son arme. C'est la puissance d'un boss Vongola et…

Gioleo explosa de rire à cette annonce, comme plusieurs des siens, tous ricanant ou ayant au moins un sourire moqueur au visage.

- Ça ? La puissance d'un boss Vongola ? railla-t-il. Vous ne savez strictement rien des Vongola. Vous ne connaissez pas la famille ni son histoire et encore moins ses idées et son âme, accusa-t-il. C'est évident. Iemitsu vous a élevé dans votre petite bulle de fils pourris gâtés avec l'assurance que l'un d'entre vous serait le Decimo. Il vous a dit que vous étiez puissants et vous l'avez cru comme les imbéciles que vous êtes. Vous l'avez cru sans rien savoir du monde, des autres et des Vongola, de leur histoire. Je paris que vous n'avez jamais vu d'autres ciel que vous trois en action et très, très peu de flammes. Vous n'avez même pas su reconnaître celles de mes gardiens. Vous n'êtes que des débutants sans véritable volonté. Vous ne savez même pas ce qui fait la force des flammes. Ce que vous appelez « la puissance d'un boss Vongola » est une insulte à ce titre et à tout les boss qui m'ont précédé. Ces étincelles ternes et sans force ne sont qu'une blague insultante. Il n'y a aucune chance que l'Anneau du Ciel vous accepte.

- Et tu penses pouvoir faire mieux ! s'exclama Masamune.

- On va voir ça tout de suite, sourit-il.

Lentement, il vint ranger ses pistolets, personne ne comprenant pourquoi il rangeait ses armes. Personne, sauf les siens dont certains s'étaient mis à hurler d'enthousiasme, l'encourageant, Squalo donnant de la voix.

- Qu'est-ce qu'il fait ? demanda Coyote.

- Ses pistolets sont loin d'être ses armes favorites, sourit Reborn. Même si nous en avons fait un excellent tireur, fit-il avec fierté.

- Nous ?

- Moi et Xanxus, répondit-il l'air follement amusé.

- Tu lui as enseigné Reborn ? fit Timothéo.

- C'est toi qui me l'a demandé, fit-il innocemment. Il y a des années.

- Mais tu avais dit que tu ne pouvais pas lui apprendre, rappela le Nono.

- J'ai dit que je ne pouvais pas lui apprendre ce que tu m'avais demandé : les bases de la Mafia et un peu d'autodéfense. Tu en as déduis qu'il était trop faible et innocent même pour ça mais c'était ton interprétation. Si tu m'avais demandé la raison, je t'aurais dit : il sait déjà tout ça.

- Quoi ? Mais il avait huit ans.

- Oui et il apprend à se battre depuis qu'il en a quatre ou cinq, sourit l'Arcobaleno en le laissant sans voix.

- Xanxus ? interpella le père.

- Je ne suis pas aussi con que toi, répondit son fils. Tu voulais le laisser dans l'ignorance tout en lui donnant le nom des Vongola. Contrairement à toi, jamais je ne l'aurais envoyé à l'abbatoire de la sorte. Je lui avais parlé de la mafia bien avant que tu t'y opposes, directement au Japon quand je l'ai rencontré. Je ne lui ai jamais rien caché.

- Et tu l'a entraîné alors qu'il n'était qu'un enfant, fit-il sévère.

- C'est Gio qui le voulait et qui l'a demandé, répondit-il. Et vu sa position, lui apprendre à se défendre était un minimum. Gioleo est extrêmement doué pour le combat. Alors quand tu as envoyé Reborn, il savait déjà tout ce que tu t'étais enfin décidé à lui enseigner.

- Moi, je l'ai regardé, reprit Reborn. Et j'ai su rapidement à quel point il serait un grand ciel. Alors je suis resté près de lui, je lui ai appris tout ce que je sais jusqu'à aujourd'hui. Les pistolets ne sont vraiment pas ses armes préférées même s'il est bon. Mais il y a un domaine où il est encore meilleur.

- Lequel ? demanda Visconti.

- Vous n'avez qu'à regarder, répondit-il.

Sur le terrain, Gioleo terminait de rattacher ses pistolets pour qu'ils ne bougent pas de leur holster. Puis on le vit réajuster ses gants, souriant devant ses adversaires agacés.

- Je vais vous montrer à quoi doit ressembler un véritable boss Vongola, assura-t-il.

Une seconde plus tard, ses gants et ses chaussures brillèrent, se métamorphosant pour prendre leur forme active, ses bracelets de forces fusionnant avec ses gantelets qui s'étalèrent sur ses avants bras.

- C'est quoi ces trucs ? fit Ryoichi.

- Mes armes, répondit-il.

- N'importe quoi, pouffa Masamune. Un boss Vongola ne se battrait jamais avec ces trucs !

- Je me demande ce que Giotto dirait de ça, soupira-t-il en écho à Talbot qui sourit largement.

Une fois encore, Timothéo, le CEDEF et les autres restèrent surpris qu'il connaisse ce nom.

- Giotto ? releva Hanabusa.

- C'est qui celui-là ? gronda Ryoichi.

- Vous ne savez pas qui est Giotto ? releva-t-il avant de rire sans retenu. Oh c'est personne, juste notre arrière-arrière-arrière grand-père, le Primo Vongola, dit-il en les surprenant. Et vous savez quoi ? Il utilisait des gants comme ceux là, s'amusa-t-il en faisant rire ses proches parfaitement au courant de l'origine de ses armes. Mais il y autre chose que j'ai en commun avec lui.

- Quoi ?

- Les flammes du ciel, répondit-il.

Une seconde plus tard, ses yeux passaient à l'oranger, sa flammes frontale s'allumant avec puissance. Ses mains et ses pieds se nimbèrent de splendides et puissantes flammes du ciel qui se propagèrent à ses bras et à ses jambes. Il ne s'arrêta pourtant pas là, décidé à leur montrer la différence avec eux. Il fit monter ses flammes en puissance et elles le recouvrirent rapidement, matérialisant très vite un énorme brasier puissant et pur autour de lui, laissant les trois autres aussi pétrifiés que les spectateurs découvrant cela. Encore une seconde de ce déploiement de puissance et l'on vit l'Anneau du Ciel briller avec force sur le piédestal, l'Anneau Mare de Byakuran et la Tétine d'Aria s'illuminant à leur tour, les faisant sourire alors qu'ils le mettaient en évidence.

- L'Anneau Vongola du Ciel a déjà fait son choix, remarqua la boss Giglio Nero.

- Mais… mais…, bégaya Iemitsu mit devant la vérité de manière irréfutable.

- Oui on sait Iemitsu, s'amusa Reborn. Gioleo n'a pas de flammes, dit-il en faisant rire beaucoup de monde.

- Vous avez été tellement bêtes, se moqua Xanxus. C'était pourtant tellement évident. Il suffisait de le regarder vraiment. Ses flammes, je les ai senti quand on était encore au Japon, révéla-t-il. Il les a toujours eu mais vous avez refusé de le voir.

- L'hyper mode, releva Timothéo. Depuis quand ?

- Il l'a déclenché tout seul comme un grand quand il avait six ans, vanta-t-il fièrement.

- Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? demanda le Nono.

- Il te l'aurait dit Timothéo, asséna Reborn. Si seulement tu l'avais regardé, que tu t'étais intéressé un peu à lui et que tu lui avais simplement posé la question. Il me l'a montré dés que je lui ai simplement demandé. Mais vous vous étiez fait votre idée de lui sans vouloir voir la vérité et Gio n'avait rien à vous prouver. Il a attendu tu sais Timothéo, tellement attendu que tu lui poses la question pour qu'il te montre. Seulement, tu n'en n'avais rien à faire.

Le Neuvième afficha un air triste et coupable, son attention retournant finalement sur le combat. Là bas, Gioleo avait ramené ses flammes à la normale sur son front, ses pieds et ses mains.

- C'est quoi ce truc ? bégaya Ryoichi.

Gioleo sourit en réponse avant de disparaître dans un éclat de flammes, si rapide que personne ne put le suivre. Une seconde plus tard, il était derrière Masamune, effectuant un magnifique dérapage dans l'air, volant littéralement au dessus du sol. Il lui asséna un puissant coup de pied chargé de flammes et le jeune homme vola à des dizaines de mètres de là, vite suivis des deux autres, tout trois se retrouvant au pied des gradins près de leurs gardiens qu'ils ne virent même pas. Ils étaient bloqués sur Gioleo qui volait doucement vers eux pour se poser non loin, s'interposant entre eux et l'Anneau sur son piédestal.

- Ça, ce sont de vraies flammes du ciel, remarqua-t-il. Vous êtes très loin du compte. Ne vous approchez pas de cet Anneau. Vous n'en n'êtes pas dignes. Ce serait une honte de vous laisser le toucher et pas à cause de vos flammes mais à cause de qui vous êtes. Vous n'avez rien, rien de véritables ciels.

- Tu devras me passer dessus pour l'avoir ! cria Masamune hors de lui en se relançant sur lui.

- Vous n'avez pas ce qu'il faut pour m'y forcer, répondit Gioleo.

Sa flammes vacilla soudain, élevant encore le niveau de stupeur chez Timothéo qui reconnu immédiatement le phénomène. Masamune n'atteignit jamais sa cible, ses jambes gelant soudain, comme celles de ses deux frères, les immobilisant tout trois.

- Restez sages, ordonna Gioleo. Cette blague à assez durée.

Il fit demi tour pour retourner tranquillement vers le pilonne, ses rivaux se débattant furieusement.

- Inutile, fit Fran au dessus d'eux.

- C'est quoi cette putain de glace ?! fit Ryoichi.

- Une technique traditionnelle des Vongola, répondit Reborn. Vous serez prisonniers tant que Gioleo le voudra et vous pouvez tenter ce que vous voulez, même Timothéo et Iemitsu ne pourraient se libérer de cette glace, comme aucun d'entre nous, ricana-t-il. Gio serait le seul à pouvoir s'en débarrasser.

On vit d'ailleurs celui-ci s'envoler pour aller récupérer l'Anneau du Ciel, redescendant ensuite, observant le bijou qui brillait déjà puissamment dans sa main, le faisant sourire avec douceur. Le silence fut total lorsqu'il le passa lentement, lui faisant rejoindre la chevalière de son ancêtre, lui permettant de réunir son âme entière. Elle brilla encore plus fort une fois en place, vite suivit des autres Anneaux Vongola puis de tout les éléments de la Triniset réunis ici. Puis ils s'éteignirent lentement, démontrant l'acceptation du nouveau ciel de la Triniset. L'épreuve était close, Gioleo vainqueur mais de toute évidence, le Neuvième était trop secoué pour réagir. Le Decimo n'en n'eut pourtant que faire, lançant un regard à ses gardiens qui bondirent sur le champs pour le rejoindre et l'entourer. On regarda leur ciel venir leur passer à nouveau leurs anneaux, l'air très heureux. Lorsque ce fut fait, on vit l'Anneau du Ciel se remettre à briller à son doigt alors qu'il n'avait pas désactivé ses flammes et avec lui, la seconde chevalière qu'il portait en fit de même. Beaucoup eurent du mal à y croire lorsque la silhouette lumineuse du Primo, avec ses flammes actives de la même manière apparut face au Decimo qui lui ressemblait tant. Son ancêtre lui ouvrit les bras, souriant et ce fut sans la moindre hésitation qu'il s'y jeta, l'étreignant alors que l'adulte en faisait de même.

- Je suis tellement fier de toi mon enfant, fit le blond. Tu as été absolument parfait. Félicitation et merci d'avoir répondu à ma requête.

- Merci d'avoir cru en moi, répondit-il avec bonheur.

Ils restèrent ainsi un moment avant de se séparer, le Primo prenant un air plus sérieux et solennel.

- Decimo, tu hérites des Vongola aujourd'hui et maintenant que tu as l'Anneau à ton doigt, ils savent.

Gioleo comprit aisément qu'il parlait des consciences de ses gardiens et des précédents boss Vongola présent dans les bijoux.

- Ils savent et ils sont d'accord avec moi, reprit-il. Il n'y a nul besoin d'attendre plus longtemps.

Il leva sa main, enflammant ses gants et sa lumière s'intensifia, comme celle de l'Anneau du Ciel. Un immense blason lumineux apparut alors sous Gioleo, son ancêtre reculant pour le laisser seul au centre. Une seconde plus tard, sept autres flammes apparurent tout au tour, dévoilant peu à peu les silhouettes fantomatiques de tout les précédents boss Vongola. Ils entourèrent leur héritier, lui souriant avec douceur.

- Gioleo Di Vongola, reprit Giotto, ce soir, nous te confions l'avenir des Vongola.

Les flammes des boss s'intensifièrent, tous portant leurs armes et le blason en fit de même. Les flammes de Gioleo répondirent, s'intensifiant, puis ses mains brillèrent avec force. Lorsqu'elles s'éteignirent, le dos de ses gants affichait le même emblème que son anneau, comme s'il avait pris place sur eux. Sa flamme eut une impulsion de puissance avant de s'éteindre en même temps que le blason et les flammes des autres boss qui disparurent. Giotto resta pourtant bien là, rejoignant de nouveau son descendant.

- Cela c'était pour les Vongola mais moi et mes gardiens voulons faire autre chose. Approchez, demanda-t-il aux gardiens de son descendant.

Ils vinrent plus près, s'alignant derrière leur ciel. Giotto leur sourit :

- Merci de rester à ses côtés, dit-il doucement. Mina ? appela-t-il.

Les Anneaux Vongola se mirent à briller et bientôt, d'autres silhouettes fantomatiques apparurent près de chaque gardien, laissant apparaître la Première Génération au complet.

- Sommes nous d'accord ? demanda leur ciel.

- Comment ne pas l'être avec un mini toi, répondit le gardien de la tempête. Ce gosse te ressemble terriblement.

- C'est vrai mais il est aussi très différent, répondit son ciel.

- Ça c'est certain, remarqua Daemon.

- Il est bien meilleur que moi, assura le Primo en posant une main sur l'épaule d'un Gioleo touché. Tu m'as déjà dépassé depuis longtemps. Je suis très fier de toi. Et c'est sans aucune inquiétude que nous te laissons les Vongola aujourd'hui. Avec toi, ces sceaux ne servent à rien. Ils n'ont jamais été levés depuis que je les ai posé mais avec toi, nous pouvons le faire en toute confiance.

Il lui présenta le dos de son poing relevé à la vertical et ce fut avec une expression très touchée que Gioleo vint y accoler le sien. Une fois encore, les flammes explosèrent en provenance des anneaux, un blason Vongola apparaissant entres les poings des deux boss, et lorsqu'elles s'éteignirent, ils avaient changé de forme, portant chacun leurs couleurs, l'Anneau du ciel éclatant les rassemblant tous. Le phénomène s'éteignit progressivement et les gardiens de la Première Génération disparurent avec lui, souriant l'air satisfait. Seul Giotto resta, revenant prendre Gioleo dans ses bras avec une grande affection.

- Je t'aime comme un fils tu sais, dit-il.

- Et moi comme un père, sourit-il contre lui.

- Tu sais où me retrouver si tu en as besoin. Félicitation Decimo Vongola, sourit-il en disparaissant progressivement. Et merci pour tout.

Finalement, il ne fut plus là et Gioleo laissa ses flammes s'éteindre tranquillement. Il se retourna ensuite vers ses gardiens, sautant au cou de Xanxus qui l'accueillit avec un sourire rare pour lui. Il n'en fut pas plus pour faire rappliquer tout ses amis et soutiens, certains lui sautant dessus pour le féliciter avec joie. Au milieu de cette agitation, Gioleo eut un vague claquement doigts dirigé vers ses rivaux et la glace qui les emprisonnait disparut.

- Alors ? interpella Xanxus en regardant son père. Tu te décides le vieux ?!

- Vainqueur, commença-t-il doucement, Gioleo Di Vongola. Félicitation, Decimo.

Les acclamations de l'entourage du Dixième redoublèrent, avant que Xanxus ne charge son petit frère en sac à patate.

- Allez on rentre fêter ça, dit-il.

- À demain, lança joyeusement Gioleo à son grand-père.

Son groupe s'en alla dans un beau brouhaha, tout les autres encore figés devant tout ce qu'il s'était passé. Lorsque le silence retomba, les autres boss se réveillèrent pour venir féliciter Timothéo pour la nomination de son héritier, tous se déclarant très heureux et rassurés par ce dénouement. Ils s'en allèrent ensuite, promettant de le retrouver à la soirée de clôture du test le lendemain. Lorsque le Neuvième, ses gardiens, les autres candidats et le CEDEF se retrouvèrent dans le silence, personne ne le brisa. Timothéo s'en alla avec ses gardiens, ayant bien besoin, comme eux, de réfléchir à tout ce qu'il s'était passé cette semaine et qui était très loin de ce qu'ils avaient imaginés.