James attendit quelques minutes avant de se diriger avec son équipe vers l'ascenseur. Il regarda autour de lui et vit les deux autres équipes se diriger vers le fonds du hangar. Il regarda derrière lui, et constata qu'Anderson et Neuville avaient pris place autour de l'appareil, prêt à le défendre le cas échéant. Il entreprit de faire le tour du hangar, afin de déceler les différents problèmes qu'ils pourraient éventuellement rencontrer. Son instinct de soldat lui disait d'être prudent, et que ce n'était pas parce qu'il n'y avait personne, qu'il n'y avait pas de danger. Il retourna à la navette avec ses coéquipiers et prit des charges explosives, qu'il leur distribua. Ensuite, ils se dirigèrent chacun dans une direction opposée, afin de repérer les endroits où leurs engins feraient le plus de dégâts et qui leur fourniraient une meilleure diversion. Ils placèrent ainsi une dizaine de charges tout autour du hangar, et allèrent donner le détonateur à Anderson. Au cas où.
Ils prirent ensuite le chemin de l'ascenseur, appuyèrent sur le bouton et descendirent au niveau -6, là où se trouvaient les appartements de Petrovsky. Lorsque la porte s'ouvrit, ils se retrouvèrent directement dans son appartement. Celui-ci était plongé dans le noir, n'étant pas pourvu de lumières clignotantes, comme celles qui se trouvaient dans la base. Il occupait l'étage tout entier et faisait penser à l'appartement que le général Anderson avait légué à Shepard sur la Citadelle, avant que celui-ci ne soit pulvérisé par les Moissonneurs. Avec sa lampe torche, James éclaira les murs, et découvrit des dizaines de portraits de Petrovsky, dans des accoutrements et des positions ridicules. Celui-ci semblait s'intéresser aux peintres du 19e siècle et avait demandé à un commanditaire de le représenter à la façon des rois et des grands de ce monde de cette époque. Sa mégalomanie ne faisait plus aucun doute. Pendant qu'il s'attardait sur les peintures, Gavin et Meunier continuaient de passer l'appartement au peigne fin. Au bout de quelques minutes, perdu dans la contemplation d'un tableau, il sursauta et se retourna vivement, empoignant le bras de celui qui venait de toucher son épaule. Gavin poussa un cri de douleur et James le lâcha immédiatement en s'excusant.
- Ça va pas, mec !? cria Gavin, en se massant l'épaule. T'aurais pu me faire super mal !
- Désolée, Amigo. Tu m'as surpris. Et mes réflexes ont fait le reste. Tu as trouvé quelque chose d'intéressant ?
- Un coffre-fort. Encastré dans le mur de sa chambre. À part ça, rien d'intéressant. Des chaussettes sales, du linge en vrac,… c'est un vrai souillon en fait !
- Ok, ok. Shepard sera heureuse de voir ça. C'est moi ou les yeux ont bougé ? demanda-t-il en plissant les yeux.
- Quels yeux ? Ceux du tableau ? Non, je vois rien, désolé. Tu as dû le regarder trop longtemps.
Au moment où James allait répondre, un grand bruit venant de l'ascenseur les fit se retourner en même temps.
- C'était quoi ce bordel ? demanda Gavin.
- On aurait dit une explosion ! On dirait que nos amis ne s'ennuient pas ! Vu la fumée qui en sort, ce truc sera inutilisable maintenant. Il faudrait qu'on trouve une autre sortie. Meunier ? cria James. Y'a une autre sortie dans le coin ?
- Attendez, je regarde. Mon omnitech indique une ouverture dans l'un des murs de la chambre. Mais je ne vois pas de porte. Elle doit être cachée !
- Attends, j'arrive, dit James en le rejoignant.
Il poussa une exclamation de surprise en arrivant dans la pièce où se tenait Meunier. Tous les murs étaient recouverts d'une espèce de tapisserie à motifs, immonde.
- Pas étonnant qu'on ne puisse pas repérer la porte, dit-il. C'est un gigantesque trompe-l'œil. Il va falloir y aller à tâtons. Allez, les gars, tâtez les murs !
Tous les trois se mirent à chercher la porte, en longeant chacun un mur. James laissait échapper un juron à chaque fois qu'il pensait l'avoir trouvé et que ce n'était pas le cas. Il passa devant le coffre-fort et s'arrêta pour l'examiner. Il y avait un clavier sur la droite du coffrage, et un petit écran avec quatre traits pour les chiffres. En plus de trouver la porte, il allait falloir trouver le bon code. Soudain, Meunier éleva la voix pour indiquer qu'il avait trouvé quelque chose. James et Gavin le rejoignirent et examinèrent la portion du mur qu'il montrait du doigt. En passant sa main sur la tapisserie, James remarqua une marque en relief. Il en fit le tour avec son doigt et appuya légèrement là où devait se trouver l'ouverture. Un léger clic se fit entendre et la porte s'entrebâilla.
- Lola ? appela-t-il via son omnitech. On a trouvé quelque chose d'intéressant dans l'appart de Petrov ! Venez vite !
- On a un petit souci, James, lui répondit-elle.
- « Petit souci » ? entendit-il Kaidan râler. Il n'y a pas d'escalier et l'ascenseur est HS ! En plus, Cerberus est en train de prendre le hangar d'assaut.
- Il va avoir une belle surprise, alors ! lui répondit James.
- James ? l'interrogea Shepard d'un ton accusateur. Qu'avez-vous encore fait ?
- Vous le saurez bien assez tôt Lola! Pour l'escalier, on a trouvé un passage secret ici. J'envoie Meunier le remonter, il finira bien par tomber sur vous !
- Bien reçu. Shepard, terminée.
- Allez Meunier ! Au boulot ! Utilise la lampe sur ton arme pour t'éclairer. Ils ne sont qu'à un étage de nous !
À contrecœur, ce dernier élargit le passage en ouvrant grand la porte et s'introduisit dans le conduit. Il faisait vraiment très sombre et le passage n'était pas assez large pour laisser passer deux hommes côte à côte. Il n'y avait pas de marches et le conduit remontait en pente douce. Au bout de quelques minutes, il prit un virage et continua sa montée. Quelques mètres plus loin, sur le côté de son champ de vision, il remarqua un léger rai de lumière. Il poussa légèrement sur le mur et la porte s'ouvrit. Il émergea dans un couloir aux lumières clignotantes et entendit des voix qui provenaient de l'autre bout de l'étage. Il écouta attentivement et lorsqu'il fut sûr de qui il s'agissait, il alla à leur rencontre. Liara le vit la première, puis tous les autres se retournèrent. Ils le suivirent jusque dans le conduit et réapparurent quelques minutes plus tard, dans la chambre de Petrovsky.
- Ha Shepard ! Venez voir ça.
- Qu'est-ce qu'il y a James ?
- Il y a un coffre-fort, là. C'est peut-être là qu'il a mis le téléporteur. J'ai pas encore trouvé le code, par contre.
- Laissez-moi faire, leur dit Liara. J'ai peut-être un moyen de le trouver.
Elle s'approcha du clavier et sortit une petite boîte de la poche de sa combinaison. Elle l'ouvrit et souffla sur la poudre qui se trouvait à l'intérieur. Jaavik la regardait sans comprendre, mais semblait intéressé par la méthode employée. Une fois le clavier recouvert de poudre, elle identifia facilement les touches les plus couramment utilisées. Elle entra les quatre chiffres dans son data pad, et celui-ci lui trouva toutes les combinaisons possibles.
- Bon, dit-elle enfin. Ça fait beaucoup de combinaisons. Il doit y avoir un meilleur moyen de trouver la bonne, que de toutes les essayer.
- Vous proposez quoi ? demanda Garrus.
- Regardez autour de vous. Il doit y avoir des indices qui nous permettraient de trouver la bonne combinaison : sa date de naissance, son entrée à Cerberus, des choses comme ça.
- Il y a des tableaux dans l'entrée, leur expliqua James. Et une légende pour chacun d'entre eux. Il y a peut-être des dates, comme dans les anciens musées.
- Ok, tout le monde, leur intima Shepard ! On se déploie pour ratisser la zone. Il nous faut absolument ce code ! Et bravo pour votre ingéniosité Liara !
- Chacun prit une direction différente. Certains allèrent dans la cuisine, dans le salon, dans l'entrée, tandis que d'autres restaient dans la chambre.
James et Liara observèrent les plaques métalliques qui se trouvaient sous les tableaux. On pouvait y lire le nom du peintre, l'année de sa réalisation et de quoi traitait la peinture. Liara nota les différentes dates et retourna dans la chambre. Shepard et Garrus, quant à eux, examinèrent les photos accrochaient au mur. Elles étaient toutes encadrées à l'ancienne. Garrus en prit une, la retourna et enleva le cadre. Une date y était notée. Il montra sa découverte à Shepard et ils entreprirent de toutes les décrocher. Ils notèrent toutes les informations et les remirent en place. Jaavik et Kaidan, restés dans la chambre, se mirent à la recherche d'informations dans la bibliothèque murale. Ils firent chou blanc. Ils virent revenir les autres et les rejoignirent près du coffre.
- Bon, commença Liara. Voyons si une de ces dates correspond à une combinaison possible. James, quelle est la première ?
- 2160. La peinture représente « le sacre de Napoléon », dit-il en lisant le titre du tableau. Je ne sais pas qui est ce « Napoléon », mais c'est Petrovski sur le tableau. Alors, je présume que c'est l'année où il a rejoint l'Homme Trouble.
- Ok, je rentre « ». (Un bip se fit entendre). Non, c'est pas ça. Une autre date ?
- Il pose sur une photo devant ce complexe, continua Garrus. Et derrière, il est écrit « 2187 ». Peut-être l'année de son arrivée ici.
- Non, ce n'est pas ça non plus. Elle ne fait pas partie des combinaisons possibles.
- Et 2186 ? proposa Gavin. C'est bien la date de la prise d'Oméga par Cerberus, non ?
- Heu, oui, je suppose. En tout cas, elle fait partie des combinaisons possibles. J'essaie.
Le voyant passa au vert et la porte s'ouvrit.
- Bien ! Voyons ce que cache notre ami ! dit Shepard en ouvrant la porte du coffre en grand. Bingo ! L'artéfact ! Et entier avec ça.
- Shepard, on doit aller dans son bureau, dit Kaidan. Il faut qu'on sache ce qu'il a découvert et ce qu'il compte en faire.
- Kaidan, avec moi. Les autres, remontez au hangar. Et n'oubliez pas que Cerberus nous y attend.
- À vos ordres, chef ! dirent-ils ensemble.
- Et maintenant Shepard, quand on va dans son bureau ?
- Comme ça, dit-elle avec un petit sourire en lui montrant l'appareil.
- Je ne veux pas te vexer, dit-il, mais on sait pas comment ça marche.
- Bien sûr que si, lui répondit-elle avec un petit sourire ambitieux. Comment es-tu revenu sur le vaisseau ? Qu'est-ce qu'ils t'ont dit ?
- D'avancer dans un faisceau de lumière.
- Et…
- …De visualiser l'endroit où je voulais aller.
- Voilà !
- Mais je ne sais pas à quoi ressemble son bureau ! On pourrait tout aussi bien se retrouver en dehors de la base !
- Le plan que nous a montré James. Tu l'as mémorisé ? Tu sais à quel niveau se trouve son bureau. Pense à l'étage.
- OK, dit-il en fermant les yeux. Je visualise l'étage…
- … Kaidan ! Rouvre les yeux ! On y est !
- Ho, c'est du rapide. Bien, commençons les recherches. Son ordinateur doit se trouver quelque part par là. Mais on cherche quoi au juste ?
- Tout ce qu'on pourra apprendre sur son nouveau projet. Qu'est-ce qu'il voulait faire de l'artéfact, sur quelles expériences il travaille, ce genre de choses.
- Tali vous serait beaucoup plus utile que moi. Je peux aller la chercher. C'est son dada le piratage, proposa Kaidan.
- Maintenant que tu le dis, ce serait plus pertinent, en effet. Va la chercher et reviens avec elle.
Kaidan disparut quelques minutes, puis revint avec Tali.
- Ouah, c'était…étrange, dit-elle. Kaidan dit que vous avez besoin de moi ? demanda-t-elle, la voix teintée d'excitation.
- Oui, il s'agirait de pirater son ordinateur. Prends toutes les données que tu peux trouver, on les analysera plus tard.
- À vos ordres Shepard, dit-elle, en se mettant au travail.
Tandis que la Quarienne piratait l'ordinateur de Pétrovsky, elle s'approcha d'un terminal de communication, et entreprit de fouiller à l'intérieur. Heureusement pour elle, il n'était pas homme à faire le message dans sa messagerie et elle n'eut aucune difficulté à remarquer plusieurs entrées intéressantes. Certaines avaient un lien avec Aria. Elle sélectionna la première entrée et l'écouta :
"Aria T'loak, bonjour. Oleg Petrovsky. J'ai bien reçu votre message et je pense qu'il serait en effet opportun de faire front commun contre cette empêcheuse de tourner en rond. Quand pourrons-nous nous rencontrer ? Il y a également quelque chose dont je souhaiterai vous parler. Fixez une date et nous parlerons business. »
- Petrovsky s'est allié à Aria ? Mais de qui est-ce qu'il parle ? se demanda Shepard à voix haute.
- De vous, bien sûr, lui répondit une voix féminine.
Tous les trois se tournèrent vers la porte, prêt à en découvre avec cette nouvelle venue. Mais celle-ci n'était pas armée. Tali retourna à son piratage, laissant Shepard et Kaidan gérer cette inconnue.
- Qui êtes-vous, demanda Shepard ? Et comment êtes-vous entrée ici ?
- Du calme, dit la jeune femme, en levant les mains suffisamment haut pour montrer qu'elle n'avait pas d'arme. Je suis le docteur Caitlin, et c'est moi qui vous ai permis d'entrer ici.
- La taupe de James, continua Kaidan.
- En effet, je suis la taupe.
- Bien, reprit Shepard, dans ce cas, vous pouvez peut-être nous expliquer pourquoi des hommes armés nous attendent dans le hangar ?
- Petrovsky a des yeux partout dans cette base. Il semblerait que ma supercherie ait été découverte. Ils savent que la base a été infiltrée. J'ai profité de l'agitation ambiante pour m'éclipser. Je me doutais bien que je vous trouverais ici. Les soldats lui ont sûrement déjà envoyé un message d'alerte. Heureusement pour nous, il est loin, et le temps qu'il revienne, on sera déjà tous partis.
- On ? demanda soudain Tali. Parce que vous venez avec nous ?
- C'était convenu ainsi avec James. Il ne vous a rien dit ? Petrovsky est un homme intelligent. Il aura vite fait de comprendre que je suis à l'origine de cette fausse alerte. Et il n'aime pas les traîtres.
- Oui, vous venez avec nous. Vous pourrez sûrement nous en apprendre plus sur les travaux de recherche de Cerberus, puisque vous avez travaillé dans les laboratoires, lui dit Shepard. Tali, vous avez terminé ? Il faut y aller !
- C'est bon, Shepard. J'ai tout.
- Très bien, Kaidan, combien de personnes pouvez-vous emmener avec vous ?
- Je ne sais pas.
- Au moins cinq, leur expliqua le docteur Caitlin. C'est le nombre de scientifiques que l'on a fait sortir de la pyramide avec cet engin.
- Ok, Kaidan. On y va. Donnez-vous tous la main et à trois, on est parti. Un, deux, trois !
Ils disparurent dans un éclair aveuglant et réapparurent au milieu du hangar, sous le feu ennemi.
James et les autres reprirent le passage secret, et le remontèrent les uns derrière les autres, jusqu'à arriver au niveau du hangar.
- Steve avait raison, expliqua Garrus. Je vois plusieurs points rouges sur le radar de mon omnitech, droit devant nous.
- Super, s'exclama James. Ils ne vont rien voir venir ! On va s'amuser ! Je paris que c'est moi qui en dézingue le plus !
- Dans mon cycle, dit Jaavik, on exterminait nos ennemis, on y prenait pas du plaisir. Enfin, si, un peu, des fois, termina-t-il avec un petit sourire. Et, vous ne me battrez pas à ce petit jeu. J'ai cinquante mille ans d'avance sur vous, primitifs !
- Heu, les gars, quand vous aurez fini de jouer à qui pisse le plus loin, on pourra peut-être y aller, leur lança Liara. Le hangar ne va pas se nettoyer tout seul.
- Ok, reprit Garrus. À mon signal… Hé, Vega, j'ai dit, « à mon signal », cria-t-il pour couvrir le bruit de la fusillade, lorsque James se lança tête baissée dans la bataille.
- Désolé, hurla ce dernier en courant pour se mettre à couvert. Vous êtes trop lents !
- Allez, les autres, go, go, go ! Dispersez-vous !
Shepard poussa violemment la scientifique derrière une caisse, avant de faire feu sur le premier ennemi qui se présentait devant elle. Elle savait que le hangar était rempli d'agents de Cerberus, mais elle ne pensait pas que l'objet les ferait atterrir au beau milieu du champ de bataille. Un peu plus loin, sur sa gauche, elle entendit une explosion. En tournant la tête pour voir ce que c'était, elle vit un soldat ennemi être violemment projeté dans les airs, avant d'atterrir un peu plus loin, gravement blessé.
- James, pensa-t-elle à haute voix. Lui et ses mines. Gaffe où vous marcher, dit-elle à ses coéquipiers. L'endroit en est sûrement truffé.
- Entendu, Shepard, lui répondit Kaidan avant de changer de cachette.
- Caitlin, restez derrière cette caisse, vous y serez en sécurité, lui intima Tali.
- Entendue ! Il ne faut pas me le dire deux fois ! dit-elle en se faisant la plus petite possible.
La tourelle de garde de Shepard ne laissait aucun répit à ses ennemis, de sorte qu'ils pouvaient attaquer sur plusieurs fronts. Tali partit dans la direction opposée, courant de couvert en couvert. Elle fit apparaître son drone, qui se dirigea vers ses ennemis. Kaidan, quant à lui, lança une surcharge sur les boucliers d'un des soldats qui se dirigeait vers lui. Au bout de quelques minutes, le gros des ennemis avait été neutralisé. L'équipe de Garrus arriva à son tour, se dispersant pour être plus efficace et plus difficile à viser.
- Prenez ça, primitifs décérébrés ! s'exclama Jaavik, en lançant une grenade de lévitation sur un groupe de soldats postés près de la porte du hangar.
- Joli tir, amigo ! lui lança James. Mais j'paris que j'peux mieux faire, continua-t-il, en lançant à son tour une grenade à fragmentation. Yes, j'en ai eu cinq ! Dans tes dents, le Prothéen !
- En effet, bien joué. Mais les miennes ne jettent pas des bouts de corps humains un peu partout sur les murs. Je plains le pauvre type qui devra faire le ménage après votre passage, Vega, lui rétorqua-t-il en riant.
- Bon, les rigolos, leur lança Shepard à travers son intercom, et si on finissait pour pouvoir se tirer d'ici ?
- No stress, Lola, lui répondit James. Ils sont à bout de souffle, là. Il reste un petit groupe dans le coin là-bas et après, on aura fini le ménage !
- Alors, allez-y ! Cortez, vous m'entendez ? demanda-t-elle dans son intercom.
- Affirmatif, Shepard ! Je suis juste à la sortie. Prêts pour extraction ?
- Presque ! Encore cinq minutes !
- Ok, je me tiens prêt ! Cortez, terminé.
- À toute l'équipe, on donne tout ce qu'on a ! cria-t-elle haut et fort pour que tout le monde l'entende.
Des quatre coins du hangar, son équipe se réunit pour se diriger vers le groupe de mercenaires restant, acculés près de la sortie. Les malheureux n'eurent pas le temps de les voir venir, et ils disparurent dans un nuage de poussière, soulevé par les violentes explosions de pouvoirs biotiques.
- Beau travail, tout le monde ! les félicita Shepard. Caitlin, vous pouvez nous rejoindre. Cortez, on est prêt !
- Ok, j'arrive.
La navette se posa et tout le monde monta à bord. Après de vives accolades, ils retournèrent au Normandy, où ils purent prendre un repos bien mérité.
