Petit mot de l'auteure : un peu de fluff familial car on en a besoin dans la vie !

on va dire que c'est dans un UA où ya pas Akile


Osman n'arrivait pas à détacher son regard de Meleksima. Certes, ce phénomène n'était pas inhabituel ; sa favorite avait toujours eu le don de retenir son attention. Néanmoins, au bout d'un moment, il arrivait toujours à se détourner d'elle – à regret – pour aller assumer ses devoirs. Là, Osman n'y parvenait tout simplement pas.

Car ce n'était pas seulement Meleksima qu'il regardait.

C'était aussi Omer.

Omer...

Osman n'arrivait pas à réaliser qu'il était devenu père. Il avait l'impression que la veille encore, il n'était lui-même qu'un enfant. Et le voilà aujourd'hui, à devoir en assumer un. Cette idée le faisait frémir. Il avait beau être à la tête du monde, être à la tête d'une famille était bien plus inquiétant. Et s'il n'arrivait pas à s'occuper correctement de Omer ? S'il ne parvenait pas à le comprendre, à répondre à ses besoins ? Si son fils était malheureux à cause de lui ? Toutes ces questions tournaient encore et encore dans son esprit.

Elles ne disparurent que lorsqu'il sentit la main de Meleksima dans la sienne.

- Tout ira bien... murmura-t-elle.

En voyant ses lèvres s'étirer, il comprit que, encore une fois, sa douce avait lu dans son cœur. Osman ne put alors que lui rendre son sourire : avec Meleksima à ses côtés, tout ne pourrait en effet que bien se passer. Car s'il n'était peut-être pas sûr d'être le meilleur des pères, il n'avait en revanche aucun doute sur le fait que Meleksima serait la meilleure des mères.

Il posa ainsi une main tremblante sur Omer.

- Bonjour, toi. Je suis ton père.

Quand Omer émit un babillement inintelligible en réponse, Osman sut que l'empire passerait alors toujours après : désormais, sa seule priorité était de voir cet enfant grandir.