Bonsoir, bonsoir,
Voilà la suite ;)
Juste le temps de relire ^^
Je suis partie de mes cours de bio pour avoir l'idée. J'ai essayé de simplifier un maximum ;) si vous n'avez pas compris un truc demandez moi j'aisserai d'être plus compréhensible.
Au départ j'ai vraiment hésité à mettre cette partie, elle est lourde pour n'importe qui n'ayant pas fait un minimum de biologie cellulaire. Mais, en même temps elle explique tellement bien mon point de vue sur comment ça fonctionne, et c'est tellement basé sur des vrais faits que moi je m'imagine toujours dans une histoire avec vampire que ça fonctionne comme cela.
Je voulais vous la faire partager ;)
OoOoOoOoOoO
En sortant des vestiaires, Draco prit la main d'Harry dans la sienne et l'emmena dans le parc de Poudlard.
- Une balade au clair de lune, Draco ? Tu me gâtés, ce soir, rigola l'adolescent.
Le roi sourit, resserra sa main sur les petits doigts si fragiles. Ils s'étaient finalement séchés mutuellement tous les deux, et le vampire avait eu l'idée de profiter encore de sa journée d'anniversaire.
C'était plaisant vraiment, de ne pas assommer l'humain sous des assauts de phéromones batailleuses.
Il l'emmena près du lac, loin des fenêtres du château et des potentiels regards curieux. Le vent était doux pour un mois d'avril, les giboulées n'avaient pas l'air de vouloir venir, et il aurait été bête de ne pas en profiter.
Ils s'allongèrent dans l'herbe fraîche. Il n'y avait pas de tondeuse dans le monde magique, alors évidement l'herbe était un peu haute, mais qu'importe, cela leur fit comme un nid.
Un cocon rien que pour eux.
Comme les chats qui tournent pour s'endormir.
Harry se mit entre lui et son bras. Ainsi, il pouvait l'avoir tout contre lui.
La fragilité de l'humain était tangible. Oh, il n'avait pas l'air maladif ou souffreteux, au contraire même, mais Harry était bien plus petit que le vampire, plus frêle aussi. Humain en réalité, tout bonnement. Et maintenant qu'il était adulte et qu'il avait acquis sa pleine puissance, Draco mesurait combien la différence entre eux deux était grande.
Il allait faire encore plus attention, Harry deviendrait la prunelle de ses yeux.
- Comment ça se passe, Draco, la transformation ?
- eh bien, répondit le grand blond, on choisit un humain potentiel, et on lui donne à boire notre sang mélangé à notre venin.
- Pourquoi, demanda Harry.
Draco sourit, et cala un peu plus confortablement Harry contre lui. Les explications promettant d'être longues.
- On utilise notre sang, principalement pour forcer la transformation. Lorsque l'humain boit, cela passe dans son système digestif, puis une fois digéré, au niveau des intestins, directement dans son sang. Le sang doit amener à toutes les cellules du corps de l'oxygène, donc une fois les '' protéines vampires'' dans la circulation sanguine de l' humain, la transformation est rapide. Dès qu'une cellule humaine est touchée par une protéine vampire, elle se transforme.
Pour accélérer le processus, on utilise la magie du clan, ce qui permet à la transformation d'être rapide et avec le moins de douleurs possible. Trop de douleur tuerait le futur vampire.
- Et le venin ? demanda Harry.
- Ça t'intéresse ça, n'est ce pas,? taquina Draco
Harry enfouit sa tête contre le torse du roi, approuvant.
- C'est différent déjà, Harry, parce que toi tu ne le digéreras pas. Toi, tu auras mon venin dans ton sang dans son entièreté.
À l'idée, le cœur d'Harry galopa plus vite, et Draco l'entendait. Il passa sa main dans le dos de celui qu'il voulait pour calice.
- Donc, il sera trop gros pour passer ta membrane cellulaire. Il restera dans ton sang mais c'est tout, est ce que tu comprends ?
Oui fit l'adolescent.
- pour les humains que nous transformons, le problème n'est pas le même, eux l'avalent. Donc le venin est digéré, donc il est en petits morceaux ; 'il passe la membrane cellulaire, il va aller dans le noyau.
À ce stade de son explication, Draco s'arrêta.
C'est un peu technique après, je continue où je m'arrête là ?
- continue, dit Harry sur un sourire. Il avait bien trop envie d'assouvir sa curiosité.
- Bon alors dans le noyau, il faut que tu saches qu'il y a des chromosomes. Dans une cellule lambda de n'importe quel organisme vivant, il y a une protéine, appelons la À, qui est capable de '' dérouler '' un chromosome, pour le lire et créer un ARNmessager qui corresponde à l'ADN lu. Cet ARN messager va être à son tour '' lu'' par une autre protéine, appelons la B, qui, elle en le' 'lisant' ' va lui trouver une correspondance avec un acide aminé.
Les protéines de ton corps sont en fait des chaînes d' acides aminés.
Tu me suis ?
Hum, je crois dit Harry.
-Les protéines sont essentielles dans un organisme vivant, elles te font vivre Harry.
Donc si la lecture de l' ADN, puis de l' ARN est mal faite, les protéines sont mal construites. D'accord ?
-Oui fit Harry.
-La protéine A, est par essence même une protéine. Elle ne réfléchit pas. Elle se pose donc, au hasard, sur les chromosomes. Donc parfois, l'ARN messager qui est créé va commencer pile au bon endroit pour créer une protéine, d'autre fois il va être trop court. Si il est trop long, c'est moins grave, l'information pour créer la protéine est toujours entière.
Pour éviter un maximum les ARN trop courts, les chromosomes, ont acquis au cours de l'évolution un début d'ADN avec une chaîne contenant toujours la même base d'ADN. La protéine A a donc dans une cellule lambda beaucoup plus de chance de démarrer sa lecture sur cette chaise de même base d'ADN.
Donc elle va coder un ARN messager entier, et cet ARN messager entier sera lu par la protéine B, et celle ci pourra créer une protéine complète, suite à sa lecture.
Est ce que ça va toujours ?
-Euh, reflechis Harry, oui, mais je ne vois pas le rapport avec le venin.
-Attend j'y viens.
C'est encore compliqué. Accroche toi, sourit Draco.
Donc, dans une cellule normale, il n'y a pas de problème plus que ça, les erreurs de lecture sont rares, et même si il y en a, elles sont noyés dans la masse, des autres protéines réussies et l'organisme vivant, vit très bien. Le souci se situe dans un organisme âgé.
- a chaque division cellulaire, il faut d'abord que la cellule fasse une copie des chromosomes, une fois qu'elle a le double de chromosomes, elle peut se diviser.
Logique non ?
-Oui, fit Harry, attentif. Sinon évidement de multiplication cellulaire en multiplication cellulaire, il y a moitié moins de chromosomes à chaque fois. Ce n'est pas tenable.
- voilà, approuva Draco. Donc il y a une protéine, appelons là C, qui doit lire un chromosome et en recréer un autre, identique, derrière.
Or cette protéine C a le même défaut que les protéines Précédentes, elle '' lit''en se fixant au hasard.
- mais remarqua Harry, la chaîne contenant toujours la même base d' Adn, peut servir là aussi non ?
- oui, bien sûr qu'elle sert aussi à ce moment là. Mais imagine tu as 100 mêmes bases d'ADN sur tes chromosomes au moment de ta naissance par exemple. , c'est bien plus que cela en réalité, mais un chiffre rond pour comprendre c'est plus facile.
Donc, première division cellulaire pour remplacer une cellule de peau par exemple, la protéine C s'est placée au hasard, sur la base 98. Donc ta nouvelle cellule n'a déjà plus que 98 mêmes bases d'ADN. Lorsqu'elle va se multiplier à nouveau, pour recréer une autre cellule de peau, la protéine C se mettra à 5 bases en arrière. Donc il ne restera que 93 mêmes bases... Et ainsi de suite à chaque division cellulaire.
C'est cela la vieillesse Harry. Au bout d'un moment, le bout rallongé de tes chromosomes devient trop court. Et tes protéines A et C lisent moins d'ADN que ce qu'il faudrait, pour que l'information d'ARN soit complète. Tes protéines sont donc amputées de leur premier acides aminés, donc leur forme n'est plus optimale. Donc elles fonctionnent moins bien.
Draco fit une pause. Laissant à Harry le temps d'assimiler.
Puis il reprit ;
- le venin réduit à sa plus simple expression, par la digestion d'un humain, va aller se positionner dans le noyau des cellules, et rallonger la chaîne des bases d'ADN. De chacune des cellules du vampire. Constamment. Donc, un vampire n'a pas de problème de vieillissement, car ses chromosomes sont entiers, donc la '' Lecture '' par les protéines À, B et C est parfaite. Donc toutes les protéines qui sont crées n'ont pas d'erreur d'assemblage ou d'acides aminés manquants.
Harry hocha la tête, c'était un ingenieux système, il devait bien l'avouer.
- mais, comme moi je ne le digérerai pas ton venin, ça veut dire que je vieillirai ?
Alors, non effectivement le venin sera trop gros pour rentrer dans tes cellules à toi. Mais si tu as des protéines mal fabriquées, lui, il les '' corrigera'', en quelque sorte. Le venin, en taille réelle est un ensemble de protéines. Ton corps n'utilisera pas celle que tu produis pour vivre, mais celles du venin.
Plus le sorcier est un calice depuis longtemps, plus le venin lui devient nécessaire. Je dirai même vital, en fait. Parce que la division cellulaire aura continué normalement dans son cas, donc les chromosomes auront eu le temps de devenir minuscules...
-Et donc, chuchota Harry, les yeux écarquillés sous la révélation, c'est pour ça que lorsque le vampire meurt, le calice ne tarde pas... Parce que son corps soudain, n'a plus accès à des protéines complètes...
- Oui, c'est ça approuva Draco, heureux de constater qu'Harry avait comprit.
Le silence après cela fut réellement plaisant. Ils s'amusèrent à regarder les étoiles et les quelques nuages qui défilaient. Dans le noir cela leur donnaient un aspect ténébreux qu'Harry, comme Draco trouvaient très beau.
Harry se redressa sur un coude.
- Qui peut avoir un calice Draco ?... Il précisa. Au sein du clan, je veux dire. N'importe quel vampire ?
Le roi considéra un instant la question. Il pensait à….
Il sourit, et les fit basculer tous les deux.
Finalement, il n'y avait pas de carrelage ici. Et puis, après son '' cours'' sur le noyau cellulaire, il avait bien le droit de se détendre un peu, non ? Et Harry était déjà allongé. Peut être, avec un peu de chance, que le fait d'avoir obtenu sa puissance complète allait empêcher l'horcruxe de faire s'évanouir Harry.
Il voulait découvrir le corps sous lui….
- Non, juste le roi .
Il fallait y allait doucement, pour ne pas effaroucher le bout d'âme supplémentaire, récalcitrant à l'intérieur de l'humain mais….
Harry hocha la tête, inconscient encore de la déferlante de plaisir qui allait lui tomber dessus.
- Respire par la bouche, murmura Draco.
Si Harry fut étonné de la demande, il ne put faire autrement que d'y obéir tout de suite. C'était une injonction après tout.
- Draco ? À quoi tu joues ? Je croyais que…. Que tu ne voulais pas d'un bébé….
Le vampire sourit.
- A plein temps ? Certainement plus effectivement.
Il posa ses mains sous la robe de sorcier d'Harry.
- Mais… Notre lien est construit ainsi Harry. J'ai besoin de commander et tu as besoin de lâcher prise… Parce qu'on aime cela toi et moi. Alors parfois…
Ses mains dégrafèrent les boutons.
-De temps en temps.
Et firent glisser le vêtement.
-Un peu souvent tout de même…
Harry se retrouva torse nu.
-On va continuer nos petites séances….
-Hum ? Quand dis tu ?
Le sourire était narquois.
La magie d'Harry voulut approuver tout de suite mais lui avait encore une question en tête.
Il leva le bras
- Attend, tant que je m'en rappelle. Je te demande un truc tu me réponds et après….
Il ferma les yeux, incapable de finir sa phrase. Il voulait tellement être mordu. Il espérait tellement être mordu que cela lui en faisait mal.
Draco comprit plus ou moins ce que l'humain désirait et hocha la tête. Harry dégluti.
- Ça veut dire que le calice de ton père, il est ?
Bien, l'amusement allait attendre un peu. Cette curiosité là, Draco pouvait la comprendre. Il choisit de répondre dans le détail.
- Mon père n'avait pas de calice, Harry. En fait, mon grand père en avait un, mais il avait mal effectué le rituel, ou le calice n'était pas un sorcier assez puissant, mais en tout cas, l'humain n'a pas réussi à se lier avec l'ensemble des vampires du clan.
Draco fit une pause, choisissant ses mots.
Du coup, il y eu de la… Jalousie… Entre les vampires. Et mon grand père n'a pas réussi à la gérer correctement. Lorsqu'il est mort, son calice avec lui,- comme toujours dans ces cas là d'ailleurs(maintenant tu sais pourquoi) - mon père s'est juré de ne pas en choisir un. Il devait redresser le clan et il y a mit toute son énergie.
Il était heureux pour moi (bien qu'inquiet) mais ne voyait pas l'utilité de prendre un calice qui ne lui aurait pas correspondu véritablement. Les effets négatifs ont été bien trop importants pour mon grand père pour que lui-même en prenne le risque.
- Ça veut dire que ce n'est pas obligatoire alors ? Pour un roi d'avoir un calice ?
- Non, non, assura Draco, c'est même plutôt rare. Vois tu les humains qui n'ont pas peur des vampires sont peu nombreux…
La probabilité qu'ils croisent un vampire est faible également puisque nous avons nos propres ressources de sang, et que nous ne remontons pas si souvent que cela en surface….
Actuellement, sur la vingtaine de clans vampire que compte le monde, je ne connais que 8 calices.
Harry hocha la tête pour montrer qu'il avait comprit.
- Mais alors comment vous les rencontrez si vous ne sortez pas ?
Draco se mit torse nu lui aussi, la conversation semblait partie pour durer, et il voulait profiter de la peau de l'humain alangui sous lui.
- Souvent, nous avons des contrats. Nous sommes des mercenaires payés pour faire la guerre à la place des autres espèces. Lorsque les guerriers sortent de nos galeries pour honorer leur contrat, ils peuvent parfois tomber sur un sorcier qui n'a pas peur d'eux.
Dans ce cas, ils préviennent leur créateur, qui prévient son créateur et ainsi de suite jusqu'au roi.
Harry se redressa sur ses coudes,
-Alors le fait que l'on se soit rencontré dans une école toi et moi c'est…. ?
-Extraordinaire. Du jamais vu de mémoire de Malfoy, sourit Draco.
- Et le fait que nous ne soyons pas majeur ?
Draco lécha un téton.
- Époustouflant ? Il rigola légèrement, mordillant la peau de l'humain.
Extraordinaire tout autant, et également du jamais vu de mémoire de Malfoy… Dit il plus sérieusement.
Mais tellement, tellement, tellement frustrant…
Les deux soufflèrent de concert, pensant exactement à la même chose au même moment. Et Draco revient à son idée première.
Et cette fois ci, Harry le laissa faire.
Il entrouvrit les lèvres de lui-même. Impatient. Et se laissa porter par la magie « des odeurs de Draco », maintenant qu' il savait que le vampire le laisserait reprendre pied de temps à autre, maintenant qu'il lui avait prouvé que le rapprochement pouvait se faire naturellement, parce qu'il en avait véritablement envie, il n'y avait plus de stress.
Draco ne l'abrutirait pas/Plus constamment ?
Donc, il pouvait profiter de cette magie géniale qui le faisait planer.
Il s'agrippa au cou du vampire blond, nichant son nez sur sa carotide. Eu envie de goûter sa peau… C'était la première fois qu'une idée pareille lui venait, mais désormais, en confiance, tout était possible n'est ce pas ?
Si ça se trouve le fait de lui lécher la peau, ferait entrer plus rapidement les hormones dans son corps.
Avant même de prendre le temps de la réflexion, aussi vite que l'idée lui était venue, la langue d'Harry sortit.
L'humain lécha le bout d'os qui ressortait, ne pensant déjà qu'au vampire au dessus de lui.
Un frisson le parcouru tout entier. La peau de Draco avait un goût divin, un goût d'éternité, de revenez-y.
Harry posa ses lèvres dessus, presque tendrement.
L'herbe le chatouillait légèrement, il n''avait pas froid. Regardant la tête du vampire, il l'observa à la dérobée, curieux de savoir comment son geste serait interprété.
Draco souriait, serein, apaisé.
Il se retenait énormément, voulant savourer les gestes de cet humain si particulier.
Le vampire rappuya sur la tête du petit brun, donnant son autorisation pour bien plus. Et Harry, sur une inspiration délicieuse, qui lui transmit un ordre auquel il n'avait pas encore songé mais auquel il adhérait totalement : mordit.
Il n'y eut pas de choc électrique, pas de tremblement de terre, mais pourtant, tous les deux ressentirent un soubresaut dans leur magie.
Draco comprit que la confiance qu'ils avaient tous les deux l'un envers l'autre venait d'atteindre un nouveau palier.
Les futurs calices, d'habitudes, ne connaissaient pas le roi auxquels ils allaient se lier. A peine une semaine, peut être dix jours. Pas beaucoup plus.
La certitude qu'ils avaient tous les deux, d'aller dans la bonne direction, le sentiment de sécurité total (mental et physique) qu'Harry éprouvait, lui avait permit d'oser « mordre le roi d'un clan vampire ».
Draco inspira longuement cette odeur de béatitude totale qui lui parvenait.
Il aurait pu bercer durant des heures encore le corps qui se trouvait sous lui.
Mais, bien que le moment soit plaisant, Harry léchait et mordillait avidement désormais, jusqu'à lui faire un suçon, il voulait toujours tester sa théorie.
Il voyait bien que l'humain ne souhaitait qu'une chose ; inverser les rôles. Harry tremblait dans ses bras, d'envie inassouvie, n'aspirant qu'à être mordu.
Ce n'était malheureusement toujours pas une envie sexuelle, mais Draco espérait tout de même.
Il bloqua son désir, comme il savait si bien le faire désormais, l'entraînement intensif dont il se serait bien passé l'ayant obligé à faire attention à ne rien laisser arriver jusqu'aux narines de l'humain.
Et commença l'effeuillage du pantalon.
Harry s'attaquait désormais à son second côté, donc Draco ne voyait pas ce qu'il faisait, mais c'était des gestes qu'il avait effectué des centaines de fois déjà, et rapidement le pantalon du plus petit alla rejoindre leur haut.
Dans l'herbe.
L'adolescent haletait. Tremblait.
Via les récepteurs sensoriels que ses hormones saturaient, Draco avait pris un contrôle total de son corps, faisant battre le cœur plus vite, arquant légèrement le dos. Harry ne savait plus si c'était lui qui voulait Draco ou si c'était Draco qui voulait ses bras là.
Le bras du vampire dans son dos étaient comme un ancrage, une dernière retenue, sa bouée de sauvetage.
Il avait fermé les yeux depuis longtemps, incapable de vouloir autre chose que la morsure. Derrière ses yeux clos, il imaginait les crocs luisants et tellement beaux qui transperçaient sa chair.
Un vertige le prit tellement son envie était impressionnante. Il se délectait de ce sentiment de relâchement total, oublieux du monde, oublieux du temps. Ce don de soi n'était pas une faiblesse, ce n'était pas un sacrifice de renoncer à une vie « normale », c'était un aboutissement.
Il avait plongé dans la « magie des odeurs de Draco » de son plein gré. Mais le roi n' avait pas augmenter la cadence tant que cela. C'était lui Harry, qui utilisait les odeurs qu'il percevait pour partir dans son monde.
Comme un fantasme, une égérie.
Les crocs oniriques changeaient de taille et d'angle d'inclinaison et l'humain gémissait.
Les mains du vampire l'effleuraient parcourant son corps désormais entièrement nu et l'humain piaulait.
Le souffle de Draco arpentait sa peau et l'humain bruissait.
C'était intense, et pourtant ce n'était presque rien. Juste un suçon, du léchage.
C'était brûlant, une illusion de tout. Une chimère utopique qui les emmenait tous les deux vers le moment béni où ils pourraient enfin !
Un bout d'infini, d'appartenance, de soumission.
Un morceau de contrôle total et addictif.
Harry haletait.
Ses hanches se mirent à bouger et Draco voulut tellement entrer dans son corps chaud et étroit que….
OoOoOoOoOoO
- PUTAIN DE CASSE-BURNES DE MERDE !
OoOoOoOoOoO
OoOoOoOoOoO
Alors dites moi ? Qu'est ce que vous en avez pensé ?
