Bonjour à tous !

Merci pour vos commentaires, vos mises en alerte, favoris, merci de me lire semaine après semaine. Je vous assure que je viens voir tous les jours ;) merci ! Même si je ne réponds pas immédiatement.

Réponse à guest timide ; déjà pardon, parce que j'ai posté le dernier sans avoir répondu... Et je m'en ' suis voulue. Apres les 2 chapitres de la dernière fois je me suis dit que tu allais pas poster tout de suite de nouveau, et donc j'ai arrêté de venir tous les jours et je reviens et il y a de nouveau 2 chapitres :O c'est encore mieux que les chocolats du calendrier de l'avent ! ;) oui je voulais me rattraper un peu de l'attente septembre octobre.. Mieux que des chocolats... Je ne sais pas c'est tellement bon le chocolat ^^
(J'ai beaucoup aimé les 2 derniers chapitres, la relation évolue d'une manière qui me plaît bien !) ouf... Je stress bcp sur l'évolution de la relation... Vraiment bcp. J'ai mon idée évidement, mais je sais que si elle ne plaît pas... Vous allez tous arrêter d'attendre la suite.

Merci en tout cas pour ces gentils mots qui me font chaud au cœur.

J'espère que celui là te plaira ;)

OoOoOoOoOoO

Voilà donc j'avais dit qu'il y aura du changement... Donc il y a du changement. Merci à missflo de m'avoir corrigé tout ça. On se retrouve en bas ?

Bonne lecture !

OoOoOoOoOoO
OoOoOoOoOoO

Nous étions au petit déjeuner, et dans 15 jours à peine les examens de fin d'année allaient commencer.

Scorpius était dans son coin, près de l'estrade des professeurs. Il avait perdu la notion du temps et ne savait même plus la date. Il tenait.

Par on ne sait quel miracle : il tenait. Et ce petit bout de chou de 12 ans maintenant forçait l'admiration de tous.

D'ailleurs durant la scène qui va suivre, il tiendra encore. Vladimir y pensera à un moment donné et le cachera de force sous la table des enseignants et le relèvera deux jours après, quand l'urgence ce sera un peu calmé.

Scorpius ne saura donc rien de ce qu'il va se passer dans les prochaines secondes.

La grande salle avait diablement bien changé. Les vampires en presque un an de temps avaient pris leur aises. Et les humains n'étaient plus que l'ombre d'eux mêmes.

Draco depuis son anniversaire avait décidé de faire de l'école son véritable quartier général, enfin, il ne s'embarrassait plus à faire semblant en tout état de cause.

Il s'était aménagé près des fenêtres, à égale distance des portes et de la table des professeurs, une sorte de bureau. Il adorait les fenêtres de toute façon.

Ils mangeaient là, avec Harry. Lui, travaillait là.

Le fauteuil avait été ensorcelé pour qu'Harry puisse venir se loger sur ses genoux, la tête dans son cou, torse contre torse.

Depuis plusieurs semaines, depuis qu'il avait croisé l'ensemble des vampires présents à Poudlard pour assurer la sécurité du roi, cette position était son nouveau chez lui.

Sa magie était étalée dans tous les couloirs du château, car elle suivait les vampires.

Elle s'assurait qu'ils aillent bien.

Elle s'assurait de ce qu'ils faisaient.

Et cela fatiguait beaucoup Harry.

Draco l'avait prévenu, ce n'était que temporaire. Le lien n'étant pas créé, la magie d'Harry ayant pris l'initiative seule, la magie vampirique n'aidait pas. Une fois que le lien serait créé (il avait pris des pincettes n'en étant pas certain et ne voulant pas mentir à l'humain qui devenait sa vie), ce serait plus facile car la magie du roi soutiendrait celle d'Harry.

Pour le moment, il devait juste tenir.

Il avait la tête remplie de sensations et de sentiments qui n'étaient pas les siens et Harry ne se sentait réellement bien que dans les bras de Draco.

Lui aussi avait arrêté de faire semblant.

Il ne prenait plus la peine d'essayer de parler aux autres élèves.

Il ne rendait pas ses devoirs, n'avait pas révisé pour les examens.

Il ne se tenait même plus à côté de Draco, la plupart du temps on le voyait sur les genoux du blond, le nez dans son cou.

Il ne parlait plus qu'aux vampires, et quasiment exclusivement à Draco seulement. Seuls, Natacha, Vladimir et Talen avaient une chance de lui soutirer une phrase de temps en temps.

Les élèves mangeaient donc, certains essayaient de réviser. Ils ne voyaient toujours que trois vampires en tout et pour tout, mais l'aura des créatures de la nuit était partout dans le château.

Soudain, alors que tout était calme, Harry releva la tête, violemment, en direction de la fenêtre, le regard tourné vers la forêt interdite.

Sa respiration se coupa quelques secondes et Draco sût qu'il y avait un problème.

Les calices étaient des alarmes pour les vampires. Lorsque l'un d'entre eux arrivait à se détacher du lien, c'était qu'il y avait un gros problème. Harry n'en était pas encore un, mais il avait déjà de très bons instincts.

Une seconde après, Harry se mit à paniquer, aggripant les épaules de Draco, il respirait à fond, les yeux écarquillés.

- Draco ! , hurla t'il, il y a des loups à l'orée de la forêt.

Et Draco sut que ce n'était pas, cela ne pouvait pas être de simples loups.

Il essaya de calmer Harry mais cela ne fonctionna pas. Pire, le brun s'énerva :

- Mais, arrête ! Arrête ! Je te dis qu'il y a des loups dans la forêt interdite !

Il y en a plein !

Il s'arrêta.

Comptant dans sa tête, les visualisant.

- Draco...

La voix d'Harry se recrocvilla comme un murmure.

- y'en a plus de mille... Y'en a plus de mille...

Le roi ferma les yeux. Une bataille s'annonçait et il lui fallait protéger les siens.

Ils n'étaient que 200.

Vladimir qui s'était rapproché lui murmura l'évidence.

- C'est la pleine lune ce soir..

À ces mots Harry hurla !

Vladimir avait voulu être prévenant mais c'était pire.

Harry hurla comme un damné, il hurla à s'en casser les cordes vocales ! Il avait peur soudain. Terriblement peur pour celui qui le tenait, terriblement peur pour les vampires qui l'accueillaient dans leur clan.

Il regarda Draco et il comprit immédiatement ce que le blond avait en tête.

Il cria, s'aggrippa, se débatit... Il ne voulait pas... Il en mourrait, c'était certain...

Mais la volonté de fer du roi était farouchement impitoyable.

- Talen, dit Draco en apparence impassible, emmène le dans la chambre des secrets. Il préviendra Usui.

Sous son ordre le vampire ne se cacha plus, faisant crier quelques élèves qui furent surpris par la soudaineté de l'apparition.

Le roi ne le montra pas. Parce qu'une bataille se préparait, parce qu'il était le roi et qu'il devait les guider pour les mener à la victoire, mais donner Harry qui criait comme un taré essayant de le retenir, à son capitaine des gardes fut l'un des moments les plus douloureux de sa vie.

Il glapit.

Il beugla.

Il brailla.

Il s'égosilla.

Mais rien n'y fit.

Talen le tenait gentiment pourtant, sans tenir compte de ses coups de poings et de pieds. Mais c'était juste horrible !

Des loups garoux arrivaient.

Un soir de pleine lune et ils n'étaient que 200...

200 par Merlin !

Ils allaient se faire démolir et Harry ne pourrait même pas être avec Draco.

Putain de merde... Ils n'étaient que 200...

Il voulait mourir avec lui. Être avec lui dans ses bras, dans son odeur.

Il voulait voir. Voir de ses yeux la bataille pour savoir, pour comprendre. Il ne voulait pas attendre claquemuré dans une pièce sans fenêtre avec une statue hideuse.

La descente vers la salle depuis les toilettes du second étage fut atroce. Harry pleura, supplia le capitaine des gardes de le laisser retourner avec Draco dans la grande salle.

Il ne pouvait pas supporter ça. D'être en sécurité en sachant que...

En sachant que dans quelques heures... A la tombée de la nuit se serait un carnage. Une boucherie.

Les milles loups garoux allaient s'abattre sur les vampires. Des vampires qu'il avait appris à apprécier, à aimer, avec lesquels il avait obtenu une magie particulière.

Il sanglotait, baragouinait des mots impossibles. Il voulut faire mal à Talen, le faire souffrir autant que lui souffrait dans son cœur, dans son sang et dans sa tête.

Mais Talen obéissait à son roi, mieux il savait ce que la magie d'Harry ferait une fois arrivée en bas.

Ils avaient besoin de donner l'alerte. Ils avaient besoin de renforts et la détresse d'un calice -futur en l'occurence - servait aussi à cela.

Le capitaine ne faiblit pas devant la détresse tangible de l'humain qu'il transportait comme un trésor. Il était doux et attentionné, comprenant, ne voulant pas le blesser.

La reconnaissance de la magie d'Harry en temps que membre à part entière du clan de Draco, qui avait eu lieu il y'a quelques semaines faisait aussi des siennes. Viscéralement, le capitaine sentait le désarroi du brun.

Leur magie communiquaient entres elles.

Lorsqu'il le déposa presque tendrement sur une chaise près de la statue, Harry s'effondra sur le sol. Il pleurait, pleurait ne reconnaissant rien d'autre que la douleur lancinante dans sa poitrine.

Il devinait les actions de Draco, son intransigeance vis à vis des humains, des élèves.

Ce n'était pas son problème.

C'était un problème d'humain et le roi s'en foutait comme d'une guigne !

Il perçut le moment exact où le vampire donna ses premiers ordres, car ensuite ce fut comme le branle-bas de combat.

Il pouvait les citer.

Tous.

Untel allait chercher une arme, un autre partait vers les cuisines prévenir les elfes, une dizaine s'en allèrent en éclaireurs.

Et Harry hurla encore ! Sa magie les aimait ces dix là. Il ne voulait pas. Lui, les aimait. En éclaireur... Il tapa des poings contre le sol.

Cela signifiait qu'ils avaient de fortes chances de mourir. Et Harry comprit qu'il ne le voulait pas.

Il les accompagna de sa magie et de son ressentit tout le long du chemin. S'inquiétant pour eux comme jamais.

Et lorsqu'ils arrivèrent à l'endroit où attendait la meute de loups garoux, il gémit sans discontinuer. Talen, accroupi, lui massait les épaules et le dos mais Harry ne le sentit même pas.

C'était viscéral, instinctif ; sa magie s'inquiètait ; donc lui aussi. C'était quelque chose d'incontrôlable...

Il sanglota de soulagement lorsqu'il comprit qu'ils revenaient et s'aggripa au vampire derrière lui.

C'était atroce.

Atroce de percevoir les actions comme cela mais d'être cantonné à ne rien faire.

De loin, grâce à sa magie, il assista à tout : la construction des remparts de fortune dans la grande salle, le cloutage des fenêtres pour ne laisser aux loups qu'une seule possibilité de rentrer, l'aiguisage des dagues et poignards.

À tout cela et au reste.

La journée passa comme dans un rêve, il n'avait conscience que de sa douleur et de sa peur.

Son appréhension augmentait d'heure en heure. Son inquiétude pour chacun d'entre eux était de plus en plus forte et tenace, et Harry n'avait pas d'autre choix que de se focaliser dessus. Car sinon c'était son angoisse vis à vis du devenir de Draco qui prenait le dessus et c'était bien pire.

Il n'avala rien de la journée, même pas un verre d'eau pour étancher sa soif. Il n'était plus qu'une boule de nerf, transit d'horreur.

Personne ne lui avait dit que des loup garoux transformés avaient le dessus sur des vampires confirmés de la deuxième génération, mais son instinct le lui disait.

Draco n'allait pas gagner ce combat. Pas à 200 contre un peu plus d'un millier.

Ils avaient désespérément besoin de renforts et Harry ne comprenait pas pourquoi ils ne s'étaient tout simplement pas cachés dans le tunnel.

C'était plus logique, plus facile, plus simple. Il leur suffisait de boucher l'entrée pour la rouvrir ensuite, plus loin, plus tard. Voire même de ne pas la rouvrir du tout.

Finalement cela ne le dérangeait pas de ne plus voir la lumière du soleil, tant qu'il les savait tous en sécurité.

Les préparatifs se terminaient et le soleil venait de se coucher. Il devait être pas loin de 23h. Harry n'avait aucune idée de où était ses camarades de classe et toute façon il n'y avait pas pensé de la journée.

Harry devinait la détermination de Draco, et il ne l'aprouvait absolument pas. Il le savait serein et sûr de gagner mais il ne voyait pas pourquoi. Draco s'était réjoui à plusieurs reprises dans la journée et à chaque fois Harry avait tressailli.

Cela ne lui disait vraiment mais alors vraiment rien qui vaille.

Soudain, alors que les 200 vampires s'étaient rassemblés dans la grande salle, cela Harry en était certain, il discerna quelque chose venir de derrière la grande porte.

Ça y était ! La bagarre avait commencé, les loups s'étaient transformés.

Aussitôt, il eu l'impression que sa magie se coupait en deux ; une partie resta surveiller la grande salle et ses occupants comme curieuse de connaître la bataille, tandis que l'autre s'engouffrait à toute vitesse dans le tunnel derrière lui.

Harry haleta. La sensation d'être déchiré était impressionnante et il avait l'impression que ses veines allaient éclater.

Il comprit que la partie de sa magie dans le tunnel cherchait quelque chose ou quelqu'un mais qu'elle ne le trouvait malheureusement pas.

Elle allait de plus en plus loin, profondément sous terre, n'hésitant pas d'ailleurs à se scinder plusieurs fois dès qu'elle traversait differents tunnels.

C'était atroce et Harry ressentait l'écartellement de sa magie, puis, alors que les loups garoux tapaient avec un bélier sur les portes fermées de Poudlard l'adolescent comprit que ce n'était rien.

Avant, sa magie farfouillait benoîtement. Désormais, elle ressentait l'urgence de la situation et elle allait bien plus vite.

Trop vite.

Talen avait beau le bercer contre son corps, adossé à la statue, à même le sol, Harry soupconna rapidement que sa présence ne suffirait plus.

Son sang bouillouinait, il appelait à la rescousse. Et sa tête tournait déjà.

Lorsque les loups ouvrirent une brèche dans les portes, que le sol trembla, que de la poussière tomba des murs et que les vampires s'avancèrent d'un même élan en hurlant Harry sut qu'il ne tiendrait pas longtemps encore.

Sa magie avait encore accéléré sa course dans les corridors du dédale du clan Malfoy et son cœur tambourinait à cent mille à l'heure dans sa poitrine. Il allait s'arracher tellement il voulait faire tourner son sang dans ses veines.

L'appel.

L'appel d'un calice pour son clan.

Au début du combat, sa magie s'était dédoublée en deux parties à peu près égales, mais devant l'urgence elle finit par décider elle même de ne laisser qu'une infime présence dans le hall de Poudlard et elle donna toutes ses autres forces dans sa recherche souterraine.

Les loups étaient immenses, Harry le savait car les mouvements des vampires étaient larges et amples et plutôt vers le haut.

Les loups étaient vifs et rapides, Harry le savait car déjà dix vampires avaient cessé de vivre.

Les loups étaient plus nombreux, mieux organisés, Harry le savait car ils avaient déjà entouré Draco.

Son cœur fit une embardée !

OoOoOoOoOoO

Au départ, les professeurs furent statufiés. Certes, ils avaient compris les mots du jeune Potter mais de la à les avoir assimilés et à s'en être remis suffisamment pour prendre des décisions éclairées... Il y avait un gouffre.

Ce fut Minerva qui décida qu'il fallait en référer au plus vite au directeur, toujours dans son bureau. Ce fut sybille qui suggéra que l'on confit la défense des élèves aux vampires, il en apparaissait soudain de toute part et les pauvres humains comprirent aussitôt qu'ils avaient sans doute étaient bernes depuis le mois de septembre. Ce fut Filius qui entreprit le premier d'essayer de calmer les élèves survoltés. Enfin, ce fut Severus, Pomona et Pompom qui tinrent une réunion rapide et efficace sur l'organisation de la journée.

L'un voulait faire sortir l'ensemble des élèves du château tant que c'était encore faisable, par cheminé ou en allant à pré au lard, l'autre voulait les retrancher dans les salles communes, tandis que la dernière partait faire un inventaire de ses stocks de potions ; il allait y en avoir besoin !

OoOoOoOoOoO

Draco n'avait pas jeté un seul coup d'œil aux élèves. Ce que ferait les humains pour protéger les leurs ne le concernait pas.

La détresse d'Harry ? Il l'avait claquemuré derrière un gros mur épais et n'y pris plus grande attention une fois celui-ci sorti de la grande salle.

Son plan ? Il l' avait.

Utiliser la magie d'Harry pour faire venir, à temps, les renforts au château. Mais pour que ce plan fonctionne, et qu'il puisse éviscerer l-e-n-t-e-m-e-n-t Fenrir Greyback, il devait tuer l'espoir en Harry.

C'était un plan tangeant, sur la sellette mais c'était le seul à sa disposition.

Il ne pouvait pas enfermer les siens dans le tunnel et en barricader l'entrée, Harry ne pourrait pas l'y suivre et cela était donc hors de question.

Il ne manquait que quelques semaines avant son anniversaire, et il y avait toujours ce problème d'horcruxe de toute façon.

Il avait songé très rapidement à l'option fuite. Mais si les loups les avaient trouvés ici, ils les trouveraient ailleurs. Rester ici lui semblait bien plus défendable qu'une maison au beau milieu de la campagne, où qu'une grotte en montagne.

Il lui fallait des renforts.

Absolument.

Parce qu'à 200 contre mille un soir de pleine lune... S'en serait fini du clan Malfoy.

Les loups avaient vraiment bien joué.

Il n'aurait pas soigné la main d'Harry suite à l'imbécilité d'Ombrage-ses yeux devinrent rouge au souvenir-la magie d'Harry n'aurait pu se manifester à temps.

C'était un élément que les loups n'avaient pas à leur connaissance, un avantage dont il fallait tirer profit. Le fait que son venin court dans les veines d'Harry, même en quantité infime, allait certainement lui sauver la mise cette nuit.

Il ne prit même pas la peine de répondre aux professeurs qui lui demandaient de l'aide pour l'évacuation des élèves. Il se détourna simplement d'eux-ces crétins sans cervelle il les mangeait que diable, il n'allait pas les aider non ? -et commença à envoyer ses ordres.

Il devait montrer aux siens qu'il avait la situation bien en main, qu'il ne se laisserait pas entraîner par la détresse d'Harry et de son envie de le secourir.

Draco décida rapidement qu'il leur fallait s'occuper d'aiguiser leurs lames (poignard, dague, épée, couteau,...) et les enduire si possible d'autant de poison que possible.

Il les aurait bien trempé dans un bain d'argent, mais il n'en avait malheureusement pas le temps.

Les éclaireurs lui apprirent qu'Harry ne s'était pas trompé ni sur la localisation des loups, ni sur leur nombre global. Et qu'il lui fallait donc faire vite.

Vite et bien.

En fin de journée, ses préparatifs étaient terminés et si l'école était toujours prenable, il espérait leur avoir fait gagner une ou deux heures avant la bataille rangée.

Ce qui aurait été génial, c'est que la magie d'Harry se manifeste suffisamment pour lui avoir amener les renforts avant l'arrivée des loups. Mais il n'y croyait pas trop.

Un vrai calice aurait donné l'alarme pour le clan entier, effectivement, mais Harry ne l'était quand même pas et Draco n'avait pas basé ses plans là dessus.

Aussi, alors que les portes de Poudlard cédaient, il su qu'il était définitivement perdu. Il croyait contrôler son attirance pour l'adolescent brun. Et il pris conscience que non.

Il mettait sa vie en jeu, et celle de ses 200 meilleurs gardes, pour rester avec lui...

Pire, aucun n'avait jugé bon de le lui dire ou de lui faire la remarque. Il se connaissait roi, il savait n'être pas un tyran. Ce qui signifiait qu'ils étaient tous d'accord avec son plan...

La confiance qu'ils avaient en les capacités d'Harry le laissait pantois, douloureusement rempli de béatitude heureuse.

Ce n'était pas le bon moment pour tester cela.

Certainement pas.

Lorsque la porte de l'école éclata, il sentit lui aussi la magie d'Harry se mettre en branle et partir à la recherche des autres.

Mais ce ne fut pas suffisant...

Parce qu'Harry n'était jamais descendu chez lui, parce qu'elle cherchait méthodiquement corridor après corridor, rivière après rivière, Draco su que ce serait trop long. Fastidieux.

Il comprit qu'il lui fallait se mettre en danger pour que l'humain donne tout ce qu'il avait.

Il aurait voulu avoir plus de temps.

Quitte ou double.

Une seule déflagration.

Une seule chance.

Il aurait voulu l'avoir dans ses bras, respirer son odeur.

Encore juste une fois.

Il eu peur soudain au milieu de ce groupe de loups, seul.

OoOoOoOoOoO

Voldemort était satisfait.

Très satisfait.

Ce soir les loups feraient le travail à la place de ses serviteurs, et il y avait de fortes chances pour qu'aucun vampire n'en ressorte vivant.

Ensuite, il lui suffirait juste de cueillir Potter à la sortie du train dans quinze jours et il pourrait le tuer tranquillement. Sans avoir lui-même à passer le barrage d'un vampire exclusif. D'ailleurs peut être même qu'il n'aurait même pas à se déplacer... Greyback étant intelligent, il avait forcément compris qu'il voulait Potter mort. Qu'importe que ce soit par lui même ou par un autre... Voldemort n'était plus à ça près.

Son plan pour obtenir l'obéissance de l'alpha s'était fort bien déroulé.

Il n'aurait pas cru qu'un clan sans roi saurait remonter aussi vite son prestige et ses alliances. Faire tuer Abraxas avait finalement été un coup dans l'eau, et n'avait coûté que la vie des loups partis au Japon.

Mais cela lui avait appris à être plus prudent et plus méthodique dans sa stratégie.

L'attaque avait été orchestrée d'une main de maître, d'une main admirable - la sienne.

L'effectuer un soir de pleine lune était un trait de génie - il trouvait.

Et obliger l'ensemble de la meute à combattre pour protéger le fils unique de Greyback rendait les choses si terribles pour les loups.

Sans alpha potentiel, ils n'existaient plus. Ils jouaient leur avenir ce soir. Ce qui les rendraient à coup sûr,- Voldemort n'en doutait pas - plus combatifs et attaquants que jamais.

Il observa le jeune loup de quinze ans que Barty avait attaché et qui se trouvait présentement à ses pieds.

Les seringues d'argent liquide que sa magie déversaient continuellement en lui l'empêchait de se métamorphoser complètement malgré les rayons lunaires qui passaient par la fenêtre.

Voldemort sourit.

Diabolique.

Il n'avait pas de raison d'avoir peur du clan vampire.

Plus maintenant qu'il allait être anéanti en une nuit. En coupant la tête, on coupait le reste.

Les cris du jeune Jonas emplissaient la salle et cela réconforta presque le mage noir. Il n'était pas trop tard.

Il pouvait encore l'emporter dans cette guerre contre un clan entier de vampires.

Son plan était parfait.

Machiavélique.

Il était au sommet de sa puissance et de son art ; utiliser les autres comme il le voulait pour en faire des pions sur un échéquier, apeurés.

Au cri que poussa le loup lorsque son épaule échoua sa transformation, il rigola.

Et il aurait fallu le connaître très bien pour se rendre compte que ce rire était un peu forcé.

Tout irait bien n'est ce pas ?

Son plan ne pouvait pas échouer n'est ce pas ?

OoOoOoOoOoO

Sa magie fut propulsée d'un bon magnifique vers l'avant et elle trouva enfin ceux qu'elle était venue chercher !

Usui n'avait jamais éprouvé un truc pareil, cela le prit d'un coup, d'un seul. Une seconde il était avec les conseillers de son roi décidant de la bonne marche du clan Malfoy, et l'autre une odeur puissante, épicée chargée de terreur s'engouffra dans ses narines.

Ce fut instantané.

À cet appel de détresse catastrophique, il utilisa les ombres sans même y penser.

Et il atterrit trois secondes plus tard, près d'une statue ayant la bouche ouverte et d'un humain qui venait de tomber dans les pommes.

Talen orientait déjà la moitié des quelques vampires qui étaient arrivés avant Usui. Et le reste fut d'une simplicité enfantine.

La fragance du roi et de la garde rapprochée était partout. Les vampires communiquaient par l'odorat bien plus que par la parole.

Il comprit en une respiration ce qu'il se passait et où il devait aller pour aider à capturer l'alpha.

Et les autres vampires qui arrivaient derrière lui découvrir leur rôle tout aussi facilement.

Usui réutilisa les ombres pour arriver rapidement dans les étages du château

L'arrivée du troisième né et des autres changea effectivement la donne sur le déroulement du combat.

La magie d'Harry n'avait pas fait les choses à moitié et elle avait réussi à appeler plus de 6000 vampires., presque 7.

Leurs lames n'étaient pas enduites de poison, certes, mais cela suffit.

Ils pouvaient bloquer les membres des loups à plusieurs tandis que l'un des leur se chargeait du coup fatal.

Comme prévu, les vampires ne s'étaient pas éparpillés dans le château, ils voulaient les loups au même endroit.

Dès que les renforts arrivèrent, ils se postèrent sur les escaliers menant aux étages supérieurs, et au cachots. Ils circonvenirent les loups au rez de chaussé, au premier et au second, arrivant par là ils ne pouvaient pas faire autrement.

Ainsi les combats se concentrèrent essentiellement dans la grande salle et dans le hall.

Et le fait d'avoir libérer deux étages sur 7 permit aussi d'avoir assez de place pour bouger. Près de 8000 créatures de la nuit enragées se battaient après tout. Il fallait bien avoir suffisamment d'aisance dans les mouvements.

Harry ne sentit rien des combats. Son appel à l'aide l'avait pratiquement vidé de toutes ses forces et si Draco avait été déçu de devoir se passer de la fine lame qu'était son capitaine des gardes ; il ne le fut pas très longtemps.

Un loup s'était éclipsé du combat principal et avait réussi à trouver l'entrée du tunnel menant à la salle sur demande.

Talen réorganisa aussitôt le plan d'attaque.

Il rappela les cinq dernières vampires qui venaient d'arriver.

La sécurité d'Harry était primordiale.

Il laissa entrer dans la salle le loup garou aux poils hirsutes. Et envoya comme ordre aux cinq femelles de lui couper la retraite.

Deux se postèrent donc à l'entrée de la salle, lui coupant toute retraite, et les trois autres rentrèrent à l'intérieur pour aider leur capitaine.

Elles étaient de la troisième génération et avait donc des canines légèrement pointues qu'elles ne pouvaient pas cacher.

L'odeur de sang et de bagarre les avait déjà fait passer en mode automatique, mais Talen était confiant.

Elles n'outrepasseraient pas ses ordres et Harry ne risquait rien, il sentait littéralement comme leur roi.

À 4 contre un c'était risqué.

Surtout qu'elles n'étaient pas de la bonne génération, mais il se savait très bon au corps à corps.

Rapidement, il comprit que l'objectif du loup était de mordre Harry.

Pour gagner, finalement il suffisait que le loup ne puisse atteindre Harry. Talen sut que le véritable combat s'engageait là. L'attaque n'avait pas pour but d'avoir Draco uniquement , elle touchait Harry aussi.

Il se mit à faire des cercles et les filles derrière en firent autant. Le loup n'eut d'autre choix que d'avancer aussi pour essayer de les avoir le plus possible dans son champs visuel.

Son erreur, mais en était-ce vraiment une ?, fut d'attaquer le premier.

Aussitôt, la première des vampires se jeta sur lui, sur son dos plus précisément et essaya de lui bloquer les pattes avant.

Le corps du loup n'était pas relativement bien taillé pour se gratter le dos, et c'était la position la moins dangereuse pour eux si ils voulaient les immobiliser.

Aussitôt, Lunard, car c'était lui, tourna la tête de droite à gauche pour tenter de lui faire lâcher prise.

Il faisait des bonds énormes en avant et en arrière, mais la vampire tenait bon. Cela laissa le champs libre aux autres pour se rapprocher et tenter de le mettre à terre.

Lunard les vit toutefois venir, et réussi à se décaler suffisamment pour éviter le croche patte.

Il parvient à cet exploit trois fois, mais la vampire était toujours arrimée à ses pattes, et le quatrieme essai lui fut fatal.

À terre, se fut facile ensuite pour les vampires de lui maintenir les crocs fermés pendant que Talen sortait sa dague.

Il battit des jambes, désespéré, mais la troisième vampire s'assit simplement dessus.

Talen n'eut plus qu'à trancher délicatement et nettement la peau du cou pour régler leur problème.

Harry ne s'était pas réveillé.

OoOoOoOoOoO

Draco avait enfin repéré l'alpha.

Il lui avait fallu du temps pour comprendre leur petit manège mais il avait compris que c'était le loup qui envoyait plusieurs des siens par petits groupes dans les étages.

À la recherche de quelque chose ?

Draco ne savait pas mais il s'en fichait bien.

Il avait confiance en ses troupes et il savait que les loups ne passeraient pas le barrage mis en place pour concentrer les combats dans le bas de Poudlard.

Draco ne voulait pas avoir à chercher des loups récalcitrants par la suite. Pire, il savait qu'il y avait des passages secrets dans ce château, et il ne voulait pas les voir s'enfuir.

Deux fois qu'ils les attaquaient...

Deux fois sans raison apparante.

Deux fois de trop.

Il aurait l'alpha.

Progressivement, il délaissa les combats adjacents. Il y avait de moins en moins de loups de toute façon donc les membres de son clan avaient moins besoin de lui pour les sortir d'une situation périlleuse.

Il s'approchait de l'alpha pas à pas, tranquillement, quand celui-ci le remarqua également.

Il fit alors un mouvement auquel Draco ne s'attendait pas, mais qui le mit dans une rage folle !

Il détourna la tête, comme si attaquer Draco ne l'intéressait pas.

Le loup qui avait créé un appât avec un premier clan vampire pour les affaiblir reléguait Draco au second plan !

Le loup qui avait envoyé les siens tuer son père se fichait de sa poire !

Le loup qui attaquait le clan Malfoy un soir de pleine lune avec mille autres loups derrière lui éludait le combat entre les deux chefs !

C'était inadmissible !

Inconcevable !

Draco chargea aussitôt.

Il déploya ses ailes, pris Fenrir par une cheville ne voulant risquer une morsure et le souleva du sol l'emmenant dans le parc.

Ils allaient régler ça à sa manière, à deux, sans interférence

OoOoOoOoOoO

OoOoOoOoOoO

OoOoOoOoOoO

Alors dites moi ? Lunard voulait il vraiment attaquer Harry pour protéger Jonas ? Les élèves se sont cachés où ? Je n'ai pas encore écrit les passages concernant ces deux questions, alors on va faire un petit sondage et selon ce que vous me direz, j'écrirai ;)

Sinon qu'est ce que vous en avez pensé ?