Kairos se réveilla dans une pièce sombre. Trop sombre. Ce n'était pas son dortoir. Où était-il… que c'était-il passé. Un mal de crâne le faisait terriblement souffrir, tout était confus. Il essaya de se rappeler… L'Académie Jedi, son entrainement, son départ en tant que Padawan. Ahsoka… Oui, ils avaient passé les derniers jours sur la frégate avec Ahsoka et alors qu'il allait lui avouer son amour, tout avait été de travers. Ils avaient été attaqués et elle s'était enfuie. Ensuite, il avait combattu Grievous et puis… plus rien. Il n'était pas mort. Mais il n'avait pas gagner contre Grievous… à moins que…

Une porte s'ouvrit et soudainement une lumière s'alluma dans la salle. Il fut aveuglé un court moment et il entendit des pas. Sa vision se rajustant à la lumière il leva les yeux et ils se rendit compte qu'il était dans une cellule.

Et devant la porte de sa cellule se tenait un quelqu'un. Un homme d'âge respectable portant une cape.

Il leva les yeux vers lui et, toujours sonnés, demanda :

- Qui êtes vous ?

- Oh, cela n'a pas d'importance pour l'instant. Je ne suis qu'un messager…

- Est-ce que… est-ce que les autres se sont échappés, dit-il essayant de reconstitué les évènements.

- J'ai bien peur qu'ils ne soient tous mort.

- Quoi… comment ? dit-il le souffle coupé.

Kairos avait de la difficulté à se tenir debout et s'assit sur son matelas. Qui s'était échappé déjà ?

- La navette a été détruite dans l'espace et aucun survivant n'a été retrouvé.

Un silence suivi.

- Non… non, AHSOKA !

Kairos cria malgré lui, il n'était pas près à se genre de révélation. Son mal de tête empirait… tout était si confus. Mais, jamais plus que maintenant, son amour pour Ahsoka n'avait été aussi plus claire.

- Je crains qu'elle ne soit morte, comme tout les autres dans la navette, détruite par un croiseur de la République.

- Quoi… Impossible. Nous… nous sommes de la République.

Tout redevenait brouillon dans sa tête… il était un Jedi, il servait sous la République… Pas vrai ?

- Et, la tragédie est bien là. En temps de guerre des erreurs sont possibles. Le croiseur a ouvert le feu sur la navette croyant que celle-ci était leur ennemi. Le temps qu'ils ne s'en rendent compte, la navette était déjà détruite, avec tout ceux à son bord.

- Vous… vous mentez. VOUS MENTEZ.

Mentait-il vraiment, qui était-il… ? La navette… avait été détruite... impossible, pas par la République.

- J'ai l'hologramme pour vous le prouver.

L'homme se pencha et sorti un engin de sa poche. Un hologramme s'illumina au dessus de celui-ci. Il montrait une navette volant dans l'espace, seul. Était-ce la navette… celle d'Ahsoka ?

Kairos se ferma les yeux et prit sa tête dans ses mains sous l'effet de la douleur de sa migraine. Il avait peine a resté conscient, encore plus à se concentrer sur l'hologramme.

Il vit un croiseur de la République sortir de l'hyperespace devant la navette spatiale. Pendant un instant, Kairos fut soulagé. La navette… Ahsoka avait été sauvé. Soudainement, le croiseur ouvrit le feu sur la navette.

- NON… CE SONT LES NÔTRES… cria Kairos, comme s'il vivait le moment lui-même.

Il vit la navette essuyer des dégâts et après quelques secondes, la vit exploser.

- Non… dit-il dans un murmure… NON !

Il était agité, presque enragé… Il ne comprenait pas. Ahsoka était dans cette navette ? Elle était morte ? Non, il était resté pour se sacrifié… pas elle…

Kairos sentait sa tête sonnée, sous le point d'exploser. Il se coucha ayant du mal à se tenir en équilibre. Un croiseur… de la République. La République, avait détruit la navette. Tué Ahsoka. Non, elle ne pouvait pas être morte…

Et il retomba inconscient.

Par la suite ce fut des mauvais rêves qui l'habitèrent. Beaucoup de cauchemar, aussi pire les uns que l'est autre. À chaque fois, il tentait de sauver Ahsoka… à chaque fois, celle-ci mourrait, des mains des droïdes, des Séparatistes… mais aussi des clones, des républicains… des Jedis. Pourquoi le monde semblait être contre lui, contre Ahsoka, contre eux. Pourquoi le monde ne voulait-il pas qu'ils soient ensemble, on l'avait arraché d'elle. Les Jedis l'avait éloigné de lui, les Séparatistes les avaient séparé et la République l'avait arraché. Tout était noir, sans elle… si obscure.


...

- Faites attention, Comte Dooku, il est bien plus dangereux, bien plus puissant qu'il n'y paraît.

- Je vous crois, général Grievous. Il ne reste plus qu'à s'assurer de sa loyauté et développé ses pouvoirs pour notre cause.

...


Les mois qui suivirent l'attaque, ne furent pas faciles pour Ahsoka qui dut faire son deuil, et qui dut s'adapter à la dure réalité de la guerre. Pourtant, avec son nouveau maître, elle surmonta sa perte et plongea dans l'action pour continuer son entrainement. Elle sentait qu'elle faisait réellement ce qui était juste, combattant les forces séparatistes au côté de son maître Anakin Skywalker. Elle sentait que c'était la bonne chose à faire, pour la République et pour Kairos.

Elle ne parla pas du sujet à son maître et tentait de ne pas trop y penser. Son maître sembla ne lui offrir aucun traitement spécial et la jeune Togruta en fut ravie.

Même si ces mois avaient été difficile pour Ahsoka, cela avait été une toute autre histoire pour Kairos, sa vie est devenu un véritable enfer.

Celui-ci, maintenus sous l'effet d'une drogue, resta enfermé dans sa cellule et dans des cauchemars interminables. Le Comte Dooku voulait s'assurer que le jeune Jedi était incapable d'utiliser les pouvoirs que le général Grievous avait si bien décrits. Il aurait eu de la difficulté à le croire si ce n'aurait été de la bouche du général Séparatiste, il n'avait pus halluciné aussi précisément les évènements qu'il lui avait décrit et s'il épargnait un Jedi, ce devait être pour une bonne raison.

Voyant des opportunités se dessiner avec ce Jedi, il envisagea de le faire joindre son camp et de l'entraîner pour devenir un Sith.

Kairos avait peu de moment où il se retrouvait complètement lucide. Lors de ces moments, il arrêtait pour penser à Ahsoka et sur sa situation. Et elle semblait sans espoir. Peut-être s'il aurait eu la motivation de retrouver Ahsoka, alors peut-être aurait-il été plus actif dans un plan d'évasion, mais il n'avait plus le cœur à rien sans Ahsoka. Il croyait avoir échoué avec la mort de sa jeune amie, et il se maudissait pour ses décisions. Ses cauchemars le hantaient nuit et jour et avec si peu de chose à faire dans une cellule, il ne restait qu'à ressasser les mauvais moments de sa vie.

Il se souvenait du combat avec le général Grievous, mais avait complètement oublié comment celui-ci c'était dénoué.

Un jour, il remarqua que sa nourriture était droguée et il n'avala rien pendant plusieurs jours, préférant mourir que de continuer à vivre comme un mort-vivant. Il constata que sans la drogue il avait bien moins d'idée noire et qu'il faisait moins de mauvais rêves, mais ses nuits restaient toujours agitées.

Après sa grève de la faim… et de la soif, on daigna enfin se présenter à lui. L'homme à la cape que Kairos avait vu lors de son réveil en prison était entré dans la salle de sa cellule.

Kairos savait qu'il avait été capturé, surement par les Séparatistes, mais il ne comprenait toujours pas comment il était encore en vie, seul dans une prison où il semblait être le seul prisonnier. Il avait joué des centaines de scénario dans sa tête, mais il n'était toujours pas plus avancé sur sa situation. Il aurait enfin des réponses.

- Mes salutations messager, vous daigner enfin vous présenter à votre inviter ?

La gorge de Kairos était affreusement sèche, il n'avait pas osé boire tout ce qu'on lui offrait. Il n'ingurgitait que de petite quantité d'eau régulièrement, espérant que se faisant, il n'avalerait pas trop de poison.

- Je suis désolé de vous avoir fait attendre, j'ai été retenu par mon travail.

Il parlait d'un ton calme et mesuré. L'homme regarda les nombreux plateaux de nourriture que le droïde de maintenance avait apporté au Jedi.

- Je vois que vous avez arrêté de manger et de boire. Pourquoi ?

- Vous m'empoisonner, je préfère mourir que de rester dans l'état que ces drogues me mettent…

- Je suis encore désolé, pour ce… contre temps. Je voulais m'assurer que vous ne tenteriez pas de vous échapper pendant mon absence. Maintenant que je suis, présent, cette mesure ne sera plus nécessaire.

- Qui êtes-vous ? dit Kairos avide de réponse.

- Je suis Comte Dooku, un seigneur Sith.

- Comment ? s'exclama Kairos, surpris.

- Oh, bien sûr les Jedis mentent encore à leurs apprentis sur le retour des Siths… Nous pourrons parler de ce sujet une autre fois après avoir regagné vos forces. Pour l'instant j'aimerais seulement savoir qui vous êtes.

Surpris sur le fait Kairos répondit :

- Vous ne savez pas qui je suis… ?

- Hmm… non, dit le Comte hésitant et surpris de la réaction étrange du Jedi. Je sais que vous êtes un Padawan de l'Ordre Jedi, mais j'aurais aimé connaître votre nom…

Kairos regarda longuement l'homme, il est vrai qu'il réfléchissait plus lentement du au manque de nutriment de sa diète, mais il se demanda pourquoi il avait posé cette question… Il avait eu le sentiment que le Comte Dooku le connaissait, il ne savait pourquoi. Mais lui, par contre, connaissait le Comte. Mais en fait, le connaissait-il vraiment ? Il avait seulement entendus ces instructeurs Jedi l'identifié comme le dirigeants des Séparatistes.

Kairos jugea le pour et le contre de dévoiler son nom et il arriva à la conclusion que son nom n'était d'aucune utilité stratégique et que plus vite il coopèrerait, plus vite il pourrait manger et boire.

- Je suis Kairos Ananke.

- Heureux de faire votre connaissance Kairos Ananke, dit-il en se dirigeant vers la porte.

Il s'arrêta un moment et étudia la cellule un instant.

- La drogue est dans la nourriture, vous pouvez boire sans crainte.

Et il sorti de la salle.

Dès qu'il fut seul, Kairos se précipita vers l'eau et but goulument trop heureux de pouvoir enfin boire.


Plus tard dans la journée, il reçu un vrai festin, qu'il dévora affamé. Il arriva à la conclusion logique que le Comte avait dit la vérité et qu'il avait arrêté de le droguer. Cette nuit là fut la première sans cauchemar pour Kairos à son grand étonnement le lendemain matin. C'était peut-être dû au hasard ou au fait qu'il avait repris des forces, ou dû au fait qu'il avait finalement une piste sur sa capture. Et bien, ce n'était pas vraiment une piste, car Kairos, bien qu'intrigué, n'avait aucune idée de pourquoi le chef des Séparatistes, un Sith l'avait gardé en vie. Les questions se bousculèrent dans sa tête jusqu'à ce que le Comte Dooku se manifeste le lendemain de sa visite.


- Je vois que vous avez repris de vos couleurs, commença le Compte de son stoïcisme habituel. Laissez-moi vous assurer encore une fois que la nourriture n'était pas empoisonnée. On m'a rapporté que la drogue avait des effets…extrêmes sur votre organisme.

- N'était-ce pas le bus ? répondit Kairos avec mépris. De me torturer, de me donner un avant gout de ce que vous allez me faire subir ?

- Non, bien sûr que non. Un Padawan Jedi n'a pas d'information qui nous intéresse, il serait inutile de vous torturer.

- Alors pourquoi me gardez-vous ? Pourquoi suis-je encore en vie ?

- Je crains ne pas pouvoir répondre à cette question à ce moment. Mais lorsque le temps sera venu tu sauras.

Kairos réagit au tutoiement du Comte Dooku. Si ce tutoiement avait été involontaire, le seigneur Sith n'en laissa rien paraître.

Pendant un moment, le silence s'installa et l'attention de Kairos commença à dériver. Le Comte reprit :

- Les Jedis vous croit mort, ils pensaient que vous étiez dans la navette avec l'autre Padawan.

- Son nom est Ahsoka coupa Kairos froidement.

La douleur émotionnelle refit son apparition, Kairos la trouvait si insupportable et ne comprenait pas comme elle pouvait être si tangible. Ahsoka était morte… et il n'y avait plus que la douleur qui remplaçait l'amour qu'il avait eu jadis.

- Je suis terriblement désolé… commença le Comte avec de la sincérité dans sa voix.

- Non vous ne l'êtes pas ! C'est vous qui avez attaqué notre vaisseau ! s'exclame maintenant Kairos en colère. S'il n'y avait pas eu des barreaux entre lui et Dooku, il l'aurait certainement attaquée.

- …Je suis terriblement désolé que cette guerre vous ait enlevé cet être cher.

- Mais vous êtes la cause de cette guerre ! C'est vous qui apporter la destruction ! C'est de votre faute si Ahsoka est morte !

Le Comte Dooku fut surpris devant tant de haine et tant de douleur de la part d'un si jeune homme. Normalement, il aurait été fasciné par tant d'émotion qui pouvait être utilisé avec la Force, mais cette fois-ci, cela ne faisait que lui rappeler sa propre expérience. Il réussi à contenir son attitude calme.

- Les Jedis sont ceux qui ont vraiment déclenché cette guerre contrairement à ce qu'on vous a appris au Temple. Sur Geonosis, ce sont eux qui furent les premiers a attaqué, qui ont espionné les discussions de mes collègues Séparatistes et qui ont envoyé une armée de clones à nos portes. Mais je dois l'avouer, je ne peux les blâmer pour cette guerre.

Le Comte fit une pause pour être sûr que le Padawan le suivait.

- Les troubles dans la République étaient énormes au moment du déclenchement du conflit. Et c'est à cause des politiciens et des sénateurs que ce schisme est survenu.

- Ce sont les Séparatistes qui ont construit une armée de droïde pour attaquer la République, commenta Kairos, incertain.

- Oui, mais la République avait une armée de clone. Et il semble que je dois vous rappeler que la guerre que nous vivons en ce moment est une guerre d'indépendance…

Kairos fut pris au dépourvus. Il le savait bien sûr. Mais en disant cela, le Comte venait de mettre un nom à ce que Kairos avait toujours trouvé malsain dans cette guerre.

- … J'ai décidé d'aider les Séparatistes, la Confédération des Systèmes Indépendants, car leur droit était brimé. Des milliards de gens voulaient quitter une République corrompus qui n'écoutait pas leurs demandes et cette même République n'a pas voulu leur accorder leur indépendance. Qu'ont-il été forcé de faire ? Construire une armée pour pouvoir se défendre contre leur oppresseur ! Les Séparatistes, comme tout les habitants de la République ne sont pas à blâmer pour le déclenchement de cette guerre. Ce sont des politiciens, des sénateurs qui ont poussé à bout les dirigeants séparatistes. Les Jedis, eux, peuvent bien se vanter d'être des gardiens de la paix, mais ce sont eux les principales acteurs de cette guerre. Ce n'est pas une guerre entre le bien et le mal, entre la lumière et l'obscurité comme les Jedis voudraient bien le voir. C'est une guerre pour la liberté.

Le silence retomba sur la pièce. Kairos était essoufflé devant cette explication du Compte Dooku. Il se demandait bien pourquoi il écoutait ce seigneur Sith… Mais ce qu'il disait n'était que logique et vrai. Il n'avait jamais réellement compris cette guerre et ses instructeurs ne lui avaient jamais présenté la situation sous cet angle. Bien qu'il doutait de l'innocence des Séparatiste et du Comte Dooku, il comprenait que tout n'était pas complètement noir ou blanc.

- Je suis désolé que votre amie, Ahsoka, soit morte. Elle est une autre victime inutile de cette guerre inutile. Et le réel fautif, n'est ni la République, ni les Séparatistes… Cette guerre, et toute ses tragédies, est l'œuvre d'une seule et même personne, un homme qui a manipulé tant d'autre pour accroître son propre pouvoir et pour un jour régner sur la galaxie. Cet homme est le chancelier Palpatine. C'est lui qui a liguer les Républicains contre les Séparatistes, qui les a poussé à guerroyer. Et Jedi, comme Sith, vous, comme moi, somme pris au milieu de cette guerre, à essayer de faire ce qui est juste.

Le Comte Dooku déposa un objet dans la cellule de Kairos et dit :

- Ne rester pas bornée à la vision qu'on vous a inculquer. Apprenez à ouvrir vos yeux aux possibilités. Et demandez-vous quelle est vraiment la bonne chose à faire.

Sur ce, il quitta la salle. Laissant Kairos à ses réflexions.


Le Comte Dooku venait de bouleverser toute sa vision du monde… Qui était coupable… qui était le réel coupable de la mort d'Ahsoka ? Il devait savoir. Kairos fut plongé dans ses réflexions pendant quelques jours, essayant de trouver une harmonie dans ses croyances et dans son esprit confus.

Le soir suivant les révélations du Comte, Kairos se renferma dans ses pensés et lorsqu'il eu finalement remarqué l'appareil que le Comte Dooku lui avait laissé, il remarqua que c'était un projecteur d'hologramme. Lorsqu'il il l'ouvrit, un hologramme de la destruction de la navette d'Ahsoka fut projeté. Kairos regarda encore et encore la projection pour être sûr que la navette était bien celle d'Ahsoka et quand il en fut certain, il ne put réprimer ses larmes.

Il pleura, se damnant d'avoir été incapable de la sauvé, mais sachant aussi qu'il n'était pas la cause de sa mort. Il pleura d'incompréhension, ne sachant plus qui blâmer, ne sachant plus ou donné de la tête après ses derniers jours.

Au bout de deux jours, ils réussi finalement à éclaircir ces idées.

Il pouvait bien croire une chose de ce que disait le Comte, que c'était des politiciens corrompus de la République qui avait organisé cette guerre, et il tendait même à croire ce que le Comte Dooku lui avait dit sur le chancelier. Les Jedis lui avait expliquer que la vie d'un Séparatiste valait autant que celle d'un Républicain, que la plus part était civil et voulait simplement retourné à leur vie d'avant guerre et bien qu'il ne connaissent peu sur la politique, il n'avait jamais entendu les Jedis en parlé avec fierté. Il croyait en le bon vouloir des Jedis et en le bon vouloir des différents systèmes peuplant la République, qui participait à la guerre. Il croyait que les Séparatistes était innocent eux aussi, puisqu'il souhaitait seulement leur indépendance et il ne croyait pas qu'ils étaient les seuls à commettre des actes horribles dans cette guerre, la République devait en faire comme eux, la différence c'est qu'il n'en avait pas entendus parler. Des actes horribles, comme le meurtre d'Ahsoka…

Malgré tout cela, il gardait ces méfiances envers le Comte. Celui-ci lui avait bien appris une chose dans son discours, c'est qu'il ne fallait pas faire croire aveuglément un groupe ou un autre…

Kairos se surprit à accorder autant, sinon plus de confiance aux dires du Comte qu'aux instructions des Jedis, il n'arrivait pas à se l'expliquer. Il avait appris que les Siths étaient des être maléfique utilisant le coté obscure de la Force pour leur propre pouvoir, mais cela était peut-être exagéré finalement, si le Comte combattait pour une cause. Le discours du Comte Dooku semblait plus croyable et plus logique que celui de ses instructeurs et il était irrésistiblement attiré par cette logique en ces temps difficile. Il ne savait plus où donner de la tête.


Quelques jours après sa précédente discussion il revint visiter Kairos. Et celui-ci l'attendait de pied ferme. En entrant dans la salle le Comte Dooku salua son captif :

- Bonjour, jeune Kairos.

- Comment avez vous eu cet hologramme ? demanda froidement Kairos en tenant dans ses mains le projecteur que le Comte lui avait remis quelques jours plus tôt.

- Les Jedis ne vous ont donc pas apprit les bonnes manières ?

- Au diables les bonnes manières ! Je suis votre prisonniers et… je-je veux des réponses !

- Normalement un prisonnier se tait et attends son sort, dit Dooku d'un ton menaçant.

- Mais, je ne suis pas un prisonnier normal pas vrai ? commença Kairos contant de pouvoir enfin répliquer au Comte. Je suis un Jedi capturé, non pas exécuté, qui n'a pas d'information digne d'intérêt selon vous. Je semble aussi avoir un traitement spécial ; drogue, visite du leader des Séparatistes. Vous savez, enfermé, on a tout le temps du monde pour réfléchir. J'ai plus de valeur qu'un simple prisonnier, je le sais. Alors pourquoi suis-je ici ?

Le Comte arrêta un instant puis répondit calmement au jeune Padawan.

- Très perspicace, mais cela ne change en rien votre position, vous ne pouvez rien exiger…

- Je sais que ma vie a une valeur pour vous et… j'ai le pouvoir de vous l'enlever, dit-il d'un ton déterminer. Je n'ai plus rien à perdre.

Le Comte soutenu le regard du jeune Kairos un moment, puis échappa un très léger rire.

- Pour répondre à votre question initiale, nos vaisseaux poursuivaient la navette et ont filmé la scène.

- Et comment puis-je savoir que ce n'est pas vos vaisseaux qui ont abattu la navette ?

- Vous n'avez pas compris ce que je vous aie dit, déclara le Comte, frustré. Peu importe qui a fait feu, que ce soit un droïde ou un clone, ce sont tout deux des marionnettes dans les mains de forces plus grandes…

- Comme vous !

- Oui comme moi. J'ai décidé de ne pas laissé les Séparatistes se faire contrôlé comme la République pour ne pas que la même erreur se reproduise. La Confédération des Systèmes Indépendants ont une réelle chambre d'assemblé ou il y a une réel démocratie non corrompu. Du moins pour l'instant. Mais je m'assure que les Séparatistes reste bien indépendant à l'écart de la République.

- Vous ne semblez mieux que le chancelier dans ce cas.

- Lui, manipule pour le pouvoir, moi je combat pour la liberté, n'est-ce pas une différence à prendre en compte ?

- Peut-être bien…

Ne sachant plus quoi répliquer Kairos se renfrogna en silence, tandis que le Comte observait le Jedi.

- Écoutez, vous aurez les réponses à toutes vos questions en temps et en heures, mais pour l'instant…

Kairos n'en pouvez plus, tout ce calme et cette rationalité. Tous ses questionnements, ses idées et sensations qui se bousculaient dans son crâne. Et le visage d'Ahsoka, son visage qui le hantait…

- Vous avez une réponse à la mort d'Ahsoka ? Savez-vous pourquoi notre galaxie est aussi corrompue et rempli de violence ? Pourquoi les gens doivent souffrir et mourir à cause de cette guerre ? Savez-vous pourquoi je ressens cette douleur déchirante, pourquoi je ne peux arrêter de penser à elle…

Kairos versa une larme, il se retint de pleurer. Malgré tout, il ne voulait pas paraître faible après cette explosion de sincérité. Quelques secondes plus tard, Kairos n'entendait que le bruit de sa respiration, il venait de se dévoiler devant le Comte et regrettait cette erreur. Il attendu un moment, puis un autre. Après une minute, il leva le regard en direction du Comte Dooku qui affichait une mine sombre.

- Je comprends ce que vous vivez, croyez moi, mais des fois, il n'y a tout simplement pas de réponses à nos questions.

Kairos fut surpris d'entendre le Comte sur un ton compatissant, mais il n'y vit qu'une ruse pour se faire amadouer.

- Non vous ne comprenez pas, vous ne savez pas ce que ça fait d'être incapable… incapable…

- … incapable de sauver celle qu'on aime…

La méfiance de Kairos s'envola, comprenant la sincérité du Comte.

- … Je comprends, car la même chose m'est arrivée. Mon amour… est morte sans que je ne puisse rien faire. Et j'en voudrais toujours aux Jedis, même si ce ne sont pas eux qui ont pressé la détente. Lorsque j'étais Jedi, il y a très longtemps, j'étais tombé amoureux de cette jeune femme, … mais le Conseil proscrivait l'attachement. Voyant notre rapprochement, ils nous séparèrent, nous envoyant pour différente mission aux deux extrémités de la galaxie. Un jour, je me proposai pour l'accompagner lors d'une mission dangereuse, mais le Conseil des Jedis refusa et envoya quelqu'un d'autre à ma place. Le résultat fut catastrophique, celle que j'aimais… perdit la vie. J'en voulu au Jedi qui l'avait accompagné, en fait, à tout l'Ordre à cause de leur règles stupides et aveugles… Ce jour là, je fus sûr d'une chose, j'étais sûr que si je l'avais accompagné, elle serait encore vivante aujourd'hui.

Le Comte Dooku fit une pause après cette introspection dans son passé. Il remarqua que le jeune Padawan l'écoutait attentivement.

- Je comprends ce que vous vivez, la perte, la douleur, et je ne peut être que désolé que vous ayez à vivre ce que j'ai du endurer.

Kairos fut bouleversé par le court récit du Comte. Bien sûr qu'il devait comprendre, sa situation lui ressemblait tellement… Mais ce que Kairos retenait de tout ça, c'est que c'est cette stupide règle sur l'attachement qui avait tué sa bien aimé, comme celle de Dooku.

- Vous… vous étiez un Jedi ?

- Oui, vos instructeurs ont surement oublié de vous le préciser, j'étais Jedi il y a longtemps, et j'ai quitté l'Ordre de mon plein gré. Voyant la corruption au sein du Sénat, au sein de la République, j'ai essayé d'avertir les Jedis et essayé d'instruire les Initiés sur les dangers qui planaient sur la République. Mais j'étais incapable de faire un changement, les Jedis n'appréciait pas mon point de vue et mes instructions. J'ai décidé de quitter l'Ordre pour aller chercher le pouvoir, le pouvoir de sauver la République, mais j'ai appris que le Sénat était contrôlé par un Seigneur Sith très puissant. Je ne pouvais faire face à ce Sith avec seulement le coté lumineux de la Force, c'est pourquoi je les joint en ayant le but de l'éliminer un jour quand je serait assez fort.

- Mais pourquoi ne pas avoir averti les Jedis ?

- Ils ne me croyaient pas, ils étaient trop aveugles dans leur tradition et leur arrogance de maître… Ils ne voulaient pas croire que des Sith étaient encore en vie. J'ai appris de leur ignorance et de leurs erreurs. Le coté obscure ne devrait pas être interdit, tout les Jedis, tout ceux qui contrôle la Force devrait apprendre autant du coté lumineux, que du coté obscure sans toutefois se laissé contrôlé par celui-ci. Apprendre autant de l'histoire des Jedi, que de l'histoire des Sith. Tous devraient trouver une balance dans la Force, car c'est en ayant tout les pouvoirs et toute les connaissance que la Force peut-être réellement en équilibre, non pas en créant un monopole de la Force comme l'Ordre des Jedis. Aujourd'hui, je suis encore un Jedi même si j'ai décidé de quitter l'Ordre. Je suis un Jedi, car je me bats pour les habitants de la République, si les Séparatistes réussissent à créer une alliance galactique où il n'y a plus de corruption, je pourrais enfin faire face à mon maître Sith et l'éliminer et rapporter la paix et l'harmonie à la galaxie.

Le Comte était satisfait de son explication, il avait toute suite ressenti en le jeune Kairos une graine de rébellion contre l'Ordre Jedi. Il espérait pouvoir le convaincre de ces intentions et le rallier à sa cause, car ensemble ils pourraient affronter et triompher de Sidious. Et ensuite, ils pourraient régner, apporter de l'ordre, la stabilité et la paix à l'ensemble sur la galaxie.

- Je reviendrais demain, rectifié l'enseignement des Jedis et je vais vous apprendre l'histoire des Sith, seulement là, vous pourrez enfin voir clairement le monde sans préjugés.

Et sur ces derniers mots, il quitta la cellule de Kairos le laissant à ses pensés encore une fois.


Kairos n'avait jamais réellement pensé à sa place dans l'univers, à sa raison d'être. Il avait toujours suivit son entrainement Jedi dans le but de devenir chevalier Jedi un jour, mais il n'avait jamais pensé à pourquoi il voulait être un Jedi, que ferait-il une fois Jedi. Ça vie semblait si simple avant qu'il ne deviennent Padawan, mais que voulait-il vraiment ? Tout ces questions l'assaillaient, mais il était fatigué, fatigué mentalement, après tant d'émotion et tant de temps pour réfléchir. Il souhaitait tant s'endormir. S'endormir pour l'éternité et ne plus avoir à faire face à sa vie, aux problèmes de la galaxie, à la mort d'Ahsoka.


- Non.

Non, il ne s'enlèverait pas la vie et il continuerait à vivre. Il voyait maintenant que ça vie pouvait avoir un sens, le sens qu'il lui donnerait. Il vivrait pour rétablir la paix dans la galaxie et apporter une harmonie que ce soit en rétablissant une démocratie non corrompu à la République, ou en s'assurant que la Confédération des Systèmes Indépendant reste indépendant. S'il mourrait cela ne lui importerait guère, car il sait qu'il se battra pour la bonne cause. Non pas pour lui, pour le pouvoir ou l'argent, non pas pour la galaxie, mais pour Ahsoka. Ça vie n'aura pas été perdus en vain, il vivrait pour elle et essaierait coûte que coûte de mettre un terme à cette guerre.


Kairos ayant finalement trouvé un but, un objectif, il devenait pressant de regagner sa liberté. Peut-être que le Comte Dooku voulait justement qu'il se joigne à lui. Les mots de Dooku avaient été révélateurs pour lui et il ne pouvait qu'éprouver du respect pour celui-ci. Tout ce qu'il disait faisait tant de sens maintenant et il était peiné que les Jedis ne lui ait montré qu'un coté de la médaille. Il croyait vraiment en la philosophie du Comte, qu'il fallait avoir un aperçu de l'ensemble pour prendre des décisions. Après tout, avant sa capture, il n'allait que devenir un autre Jedi parmi tant d'autre, combattant dans une guerre, pourquoi ? Ramener la paix et par le fait même réintroduire par la force des centaines de systèmes dans la République les soumettant au vainqueur… Mais le Comte lui, voulait réellement changé les choses et bien qu'il savait qu'il ne pouvait plus porter de confiance aveugle à quiconque, il croyait le Comte quand il lui disait que le Sénat était corrompu, que ce soit par des politiciens ou par un Sith.

Le Comte Dooku teint sa promesse et le lendemain, il revint parler avec Kairos. Il remarqua bien le changement d'habitude du jeune homme. Il semblait plus en paix avec lui même, il avait pris une décision. Mais le Comte sentait toujours du trouble en lui et espérait le dissiper d'ici la fin de la journée. Si tout ce passait bien, il serait peut-être même prêt…

Ainsi, Kairos manifesta clairement son désir d'apprendre l'histoire des Siths, mais aussi de l'histoire de la Confédération des Systèmes Indépendant et du déclenchement de la guerre. Et le Comte fut ravi de lui enseigner tout ce qu'il savait sur le sujet.

Après quelques heures, il se senti comme lors de ses lectures aux Temple Jedi, il y a si longtemps.

- … Voilà ce qu'il faut retenir des Siths, ils utilisaient leurs haines, leurs émotions, et ne les enfouissaient pas contrairement aux Jedi, ils les utilisaient contre leurs ennemis et c'est pourquoi ils étaient si puissants. « Où il y a la passion, il y a la paix. À travers la passion, nous gagnons la connaissance. À travers la connaissance, nous gagnons le pouvoir. À travers le pouvoir, nous gagnons l'harmonie. À travers harmonie et émotion, mes faiblesses ne sont plus. » Voilà mon crédo qui s'inspire des Jedis comme des Siths. Les Siths ont raison d'utiliser leur émotion et leur passion pour accroitre leur pouvoir, mais ils sont sots d'utiliser leur pouvoir pour leur propre intérêt. Les Jedis eux ont raison d'utiliser leur pouvoir pour apporter la paix et l'harmonie à la galaxie, mais ils ont tort d'avoir peur d'utiliser leurs émotions.

- Ils n'ont peut-être pas complètement tort à propos de l'attachement… dit Kairos dans un murmure.

- Non, ils ont tort Kairos ! dit Dooku avec émotion. L'attachement est normal, c'est ce qui fait de nous des hommes. L'attachement c'est l'amour et l'amour est l'émotion la plus forte. Peut-être même plus forte que la haine. Et la douleur que tu ressent, c'est ce qui te rend fort, survivre à cette douleur c'est ce qui te rend puissant, car cela veut dire que tu contrôle tes sentiments et celui qui contrôle ces sentiments contrôle ses peurs. Et lorsque nous sommes sans peur, tout devient possible. Les Jedis sont des sots pour avoir interdit l'attachement, car qu'y a-t-il de plus puissant que deux Jedis joint par l'amitié ou l'amour ? Absolument rien.

Le Comte finit, laissant planer le silence dans la salle. Après un moment, Kairos se redressa et dit :

- Merci, Comte Dooku, pour votre sagesse.

- Maintenant que vous connaissez le revers de la médaille à propos des Jedis, des Siths, de cette guerre, et à propos de mes intentions et croyance, je vais vous dire pourquoi vous avez été gardé comme prisonnier au lieu d'être exécuté. Dès que je vous aie vu, j'ai sentis que vous seriez ouvert à un changement de perspective, que vous étiez différent.

Il ouvrit d'un mouvement de main, la porte de la cellule de Kairos.

- Et c'est pour ça qu'aujourd'hui que je vous demande de me rejoindre, de m'aider dans ma quête pour la liberté et dans ma quête de rédemption pour la République. Kairos Ananke, je vous demande de m'aider à restaurer la paix et l'harmonie dans la galaxie comme mon apprenti. En vous enseignant les manières des Siths et comment maitrisé les pouvoirs du coté obscure de la Force, vous aurez le pouvoir de changer les choses, nous pourrons restaurer l'équilibre dans la Force, restaurer l'équilibre de la galaxie.

Kairos douta une seconde. Mais, il vit devant lui une occasion de faire le bien et de réellement avoir un impact sur la galaxie. Il vit l'occasion de faire une différence, mais plus que tout, de se racheter auprès d'Ahsoka.

- Oui, j'accepte. Ce serait un honneur d'être votre apprenti.

Kairos s'inclina devant le Comte Dooku et celui-ci sourit.

- Excellent.