Ahsoka sur le pont avec le capitaine Rex, suivait attentivement la situation. Le croiseur séparatiste était quasiment détruit et son maître venait de prendre en chasse le Compte Dooku. Il devrait attendre un certain temps avant de pouvoir les suivre puisque le destroyer devait faire des réparations d'urgence après la bataille.
Ahsoka appréciait quand on lui laissait des responsabilités comme le contrôle d'un vaisseau de guerre, elle était sure que c'était seulement ainsi, avec des responsabilités qu'elle pourrait faire ses preuves en tant que Jedi.
Le capitaine Rex qui dirigeait les opérations reçu une nouvelle étrange qu'il partagea.
- Madame, nous détectons une nacelle de sauvetages à une centiane de kilomètre du croiseur et nos capteurs indique des signes de vies, un passager à son bord.
- Voilà qui est étrange, dit Ahsoka curieuse, qui cela pourrait-il être si le Comte Dooku, mon maître, et le maître Kenobi ont quitté le vaisseau…
- Devons nous envoyer une équipe pour enquêter ?
- Combien de temps avant qu'on puisse rejoindre maître Skywalker ?
- Une dizaine de minute, madame…
- Donc assez de temps pour allez recueillir notre rescapé.
Ahsoka embarqua dans une navette et alla vers la capsule. Elle conduisait volontairement la navette pour pouvoir pratiquer ses talents de pilotes, il était difficile de superposer deux sas de vaisseau seul dans l'espace et Ahsoka se disait que chaque fois qu'elle pratiquait elle devenait meilleure. Qui sait, peut-être un jour de ses talents de pilotes sauverait des vies ?
Elle passa proche de la vitrine de la capsule, mais ne vit personne au premier abord. Elle entreprit de se placer derrière la nacelle et superposa les sas en un temps record. Elle se félicita mentalement puis alla à l'arrière de la navette accueillir le rescapé. Bien qu'elle doute que celui-ci soit dangereux elle garda son sabre en main, désactivé.
Son sas s'ouvrit, soudainement son cœur commença à battre la chamade, elle ne savait pas pourquoi.
Le sas de la capsule s'ouvrit à son tour.
Devant elle, les contours d'un jeune homme se dessinèrent.
L'impossible, encore une fois.
- Kairos…
...
- Kairos. Répéta Ahsoka abasourdi. Une larme perla.
Kairos lui, resta silencieux, tout aussi surpris qu'Ahsoka.
- Kairos !
Ahsoka courut vers lui et sauta dans ses bras.
- Oh… Kairos !
Elle l'enveloppa de ses bras le serrant fort contre-elle. Elle commença à verser des larmes, à pleurer de joie.
- Ahsoka… dit Kairos plus calme, mais avec la même émotion.
Il la serra à son tour. Il ne voulait plus jamais quitter ses bras, son étreinte.
Ils restèrent ainsi un long moment, enlacé, délivré de tout leur cauchemar, de toute leur crainte. Léger d'amour, libérer de la douleur. Quand Ahsoka finit de sécher ses larmes, elle se redressa pour avoir un meilleur aperçu du jeune homme qu'elle avait devant-elle. Il avait murit, c'était sûr. Au delà de son visage, de ses traits physique, c'était son attitude, l'aura qu'il dégageait qui semblait l'avoir fait grandir et murir. Mais, elle voyait toujours le jeune garçon avec qui elle avait grandi en lui. Et cela la rassura énormément.
De son coté, Kairos pouvait enfin observé Ahsoka sans avoir l'impression d'être un hypocrite et il contemplait chacun de ses traits. Il remarqua, lui aussi, qu'elle avait murit, peut-être pas autant que lui, mais la jeune femme en elle la rendait infiniment plus belle aux yeux de Kairos.
Ahsoka remarqua qu'ils étaient en train de se contempler en silence et cela devenait gênant. Elle brisa donc le silence.
- Tu… tu as grandi… dit-elle simplement.
- Et toi tu es resté petite…
Ahsoka gloussa puis commença à rire. C'était bien Kairos. Il lui avait tant manqué. Ensuite, Ahsoka réalisa des choses plus sérieuses et une mine inquiète se dessina sur son visage.
- Kairos, tu-tu était mort. Et… tu es devant moi… Comment... comment as-tu fait ? Et qu'est-ce que tu faisait sur le vaisseau…
Kairos prit sa main, sentant Ahsoka s'embobiner dans ses questions et émotions.
Cela calma aussitôt Ahsoka, comment pouvait-il être aussi calme, se demanda-t-elle ?
- Moi aussi je te croyais morte, répondu t-il en s'asseyant sur le sol du vaisseau.
Il l'invita à faire de même et celle-ci s'assit devant lui.
- Quoique j'ai appris la vérité plus tôt que toi…
- C'était vraiment toi ? dit Ahsoka, pleine d'espoir.
Kairos acquiesça voyant où voulait en venir Ahsoka.
- Oui, c'était moi. Sur la Sphère de Bataille et dans la salle des réacteurs. C'était moi.
- Mais comment as-tu fait… pourquoi est-tu disparus… où était-tu passé tout ce temps…
Kairos rit légèrement.
- J'aimerais vraiment tout t'expliquer Ahsoka, mais c'est une longue, très longue histoire.
- On a le temps, dit Ahsoka en se rappelant, justement, qu'elle n'avait en fait pas le temps et qu'elle devait retourner rapidement au destroyer clone. À ce moment, elle voulait juste comprendre, avoir des réponses aux questions qui l'avaient tourmenté ses derniers mois.
Kairos rit encore, ce qui fit sourire Ahsoka.
- Oh ça oui, nous avons le temps…
- Pourquoi dit-tu ça…
- Ça fait parti de ma longue histoire, tu verras.
Soudainement, le visage de Kairos se durcit. Ahsoka le remarqua.
- Qu'est-ce qu'il y a…
- Mon… Mon histoire ne va pas être facile à entendre Ahsoka, j'ai dû… faire des choses horribles pour survivre… Ces derniers mois ont été dure pour moi Ahsoka. Très dure, alors je t'en pris, ne me juge pas trop vite…
Ahsoka eu peur en entendant ces mots, mais elle enfoui vite cette peur en elle pour que Kairos ne la voit pas. Elle le croyait et elle s'abstiendrait de le juger comme il avait demandé, elle lui devait bien ça.
- Merci…
- Quoi, dit Kairos surpris.
- Merci, pour m'avoir sauvé la vie. Deux fois.
Kairos sourit, puis commença doucement :
- Après... après que tu soit partie, la journée… de… l'attaque.
Kairos s'arrêta un moment, sentant soudainement le poids des derniers mois, du temps, sur son dos.
- Après que tu sois partie, le général Grievous arriva…
- Kairos, tu n'aurais jamais du te battre seul… on aurait dû ensemble…
- Ahsoka !
Kairos interrompu Ahsoka en criant un peu. Celle-ci prit peur un instant, puis elle vit la douloureuse mine de Kairos.
- Je… tu ne peut pas m'interrompre à chaque fois. On ne peut interrompre cette histoire. Ahsoka, tu doit comprendre que ces difficile pour moi de se rappeler du passé, car je sais aujourd'hui, qu'on ne peut le changer, et… et je regrette beaucoup. S'il te plait, laisse moi te raconter.
- Prends tout le temps que tu as besoin Kairos… répondu Ahsoka supportant son ami.
- Le jour de l'attaque, le général Grievous aborda notre vaisseau et je du me battre contre lui. Mais je n'étais pas assez fort. Je perdit le combat et conscience, mais il ne m'acheva pas, il me captura plus tôt. Il me livra au Comte Dooku, duquel je devenu prisonnier pendant plusieurs jours. Grievous m'avait épargné parce que j'étais différent des autres Jedis et Dooku me laissa en vie pour la même raison. Pendant les semaines qu'il me garda enfermé, il me drogua et je fis des cauchemars, nuit et jours. Il me montra un hologramme de l'explosion de ta navette et je le crus à cause que les drogues obscurcissaient mon jugement. Ma vie devenu un enfer, j'était perdus sans toi, je… je…
Ahsoka voyant visiblement que Kairos était troublé, pris ses deux mains et lui dit, tout aussi émotivement, mais dans un murmure.
- Ça été aussi dure pour moi.
Kairos lui souri, reconnaissait de sa compréhension.
- Bref, un jour je fus assez lucide pour arrêter de manger et ainsi j'arrêtai de consommer la drogue qui me donnait des cauchemars. Et je rencontrai le Comte Dooku. Il… il me convaincu de le joindre, de devenir son apprenti et c'est ce que je devenu. Mais j'appris bien vite qu'il n'était pas un Sith. En apparence, il en était un, oui, mais il était aussi un Jedi, il y a longtemps. Il était un maître Jedi avant, oui, j'ai eu la même réaction que toi au début, je ne le croyais pas, mais c'est vrai, demande à n'importe quel maître Jedi, ils ne pourront te mentir bien qu'ils nous aient caché cette vérité toute notre vie. Et bien vite, en tant que son apprenti, j'appris à maîtriser le coté obscure.
Kairos fit une pause attendant la réaction d'Ahsoka, mais elle resta de marbre. Kairos commença à paniquer un peu, de peur qu'il en ait trop dit.
- Il faut me comprendre Ahsoka… j'était obligé, obligé de suivre sa voie. Mais j'appris que sa voie n'était pas celle du coté obscure, ni celui du coté lumineux. Ahsoka, je ne te demanderais pas de comprendre tout, mais j'ai appris des choses que les Jedis ignoraient, qu'ils nous cachaient, j'ai aussi appris la réelle cruauté du coté obscure et j'ai appris à faire l'équilibre. L'équilibre entre ce que le Comte m'a enseigné et ce que les Jedis nous ont appris, entre le coté lumineux et le coté obscure. Je n'ai pas changé Ahsoka, je suis toujours le Kairos que tu connais et j'espère que tu comprendras que le coté obscure et les séparatistes ne sont pas le mal absolu et que la République et le coté lumineux n'est pas le bien absolu non plus. Voilà ce que j'ai compris et ce que le Comte m'a appris. Mais, il m'a forcé à agir en Sith… et j'ai du combattre pour lui, pour les séparatistes. Et je regrette certaine chose que j'ai fait. Vraiment. Mais aujourd'hui j'ai changé, je suis différent. Je ne combats plus, pour aucun camp. Je ne veux pas être pris au milieu de cette guerre où des innocents meurent. Je ne veux pas tuer ou donner l'ordre de tuer des innocents. Je ne te demande pas de soutenir ma position, seulement de comprendre, comprendre que ma réalité a été bien différente de la tienne et que j'ai du m'adapter.
Soudainement, sur le coup de l'émotion, Kairos commença à sangloter.
- Oh Ahsoka… je suis désolé… pardonne-moi.
Kairos ne savait pas exactement pourquoi il voulait se faire pardonner. Mais il pleurait, parce que il se rendait compte qu'il pouvait perde Ahsoka encore une fois à cause de ses choix et qu'il n'aurait pas de deuxième chance, il l'avait déjà eu.
Un moment passa, un moment qui dura comme une éternité pour Kairos, mais qui pourtant était suspendu dans le temps, ne prenant qu'une seconde de sa vie, une seconde de la vie d'Ahsoka, mais aucune de l'univers. Kairos se sentit à découvert, comme dans une cour divine où il attendait le jugement dernier, il se félicitait et se maudissait d'avoir dit la vérité à Ahsoka, il ne savait pas si c'était parce qu'il était faible, ou parce qu'il était fort.
Ce moment, Ahsoka le vécut aussi, vécut aussi cette éternité. Elle ressenti le poids sur les épaules de Kairos, elle ressenti tout le passage du temps sur lui, ses épreuves, sa douleur. À cette instant elle compris, et bien qu'elle soit horrifié que Kairos soit devenu l'apprenti de Dooku, elle compris que, justement, elle ne pouvait tout comprendre ce qu'il avait endurer, tout ces choix. Mais elle savait que Kairos avait fait le choix qui lui semblait le plus juste, elle ne doutait pas en sa bonté, elle était juste incapable.
Ce moment passa, et Ahsoka le saisit soudainement, sous l'impulsion. Elle enlaça Kairos et murmura, de sa toute petite voix : « Je te pardonne », peu importe ce que tout cela impliquait.
Et un autre moment passa, cette fois-ci bien plus long, où il partagèrent leur peines et leur douleurs passé. Jusqu'à ce qu'elles se dissipent.
- Merci… merci Ahsoka.
- Je ne comprends peut-être pas, pourquoi tu suis… ce… ce… Sith, mais je crois en toi Kairos.
- Merci, vraiment, il reste une chose que je dois te mentionner.
- Je crois avoir eu ma dose d'émotion forte pour la journée Kairos… dit-elle en ricanant
- Attends, tu va voir… c'est plus… joyeux comme révélation.
Ahsoka, remit de ses émotions, se souvenu qu'elle devait repartir pour aller aider son maître.
- Désolé, je dois partir…
- Je contrôle le temps.
Ahsoka, interrompu, ferma sa bouche. Après quelques secondes, elle rouvrit, puis la referma.
- Qu'est-ce que tu as dit ?
- Je. Contrôle. Le. Temps, dit Kairos en s'arrêtant à chaque mot.
Pendant un instant, Ahsoka crut qu'il était devenu fou.
- Laisse moi te montrer, c'est plus simple.
Il prit son sabre laser et le lança en l'air. Ahsoka qui le regardait faire, suivit des yeux le sabre laser et il s'arrêta dans les airs. Suspendu. Ahsoka n'en revenait, elle était comme hypnotisée par l'étrange spectacle.
- C'est toi… qui as fait ça…
- Oui.
Il tendus la main et soudainement, le sabre tomba très rapidement dans sa main.
- En ce moment, nous sommes dans une bulle et en dehors de cette bulle le temps est arrêté, en quelques sortes.
- Quoi, qu'est-ce que tu veux dire… dit Ahsoka qui commençait à paniqué.
- Ahsoka, fait moi confiance, dit Kairos calmement. Tout va bien, nous vivons normalement dans cette bulle, mais en dehors, le temps est figé. Comme ça, quand on aura fini notre discussion, le temps reprendra son cours sans que rien n'ait été modifié. J'ai crus comprendre que tu étais pressé, et bien, ton absence ne sera même pas remarquée quand je ferais reprendre l'écoulement du temps.
- Mais… comment ? articula Ahsoka, toujours abasourdi.
- Je ne sais pas, j'ai développé ce pouvoir sous le coup de l'émotion quand j'ai appris que tu étais en vie, mais il paraît que j'avais ce pouvoir à l'intérieur de moi depuis longtemps. Ces ce pouvoir que j'aie utilisé inconsciemment qui m'a sauvé la vie lors de mon combat avec le général Grievous.
- Et c'est comme ça… comme ça que...
- C'est comme ça que j'ai sauvé ta vie, à deux reprise, et c'est comme ça que j'ai disparu.
- Mais pourquoi tu ne m'as pas parlé à ces moments... j'ai commencé à croire que tu étais un fantôme.
- Eh bien, ce n'était pas très évident de te parler pendant que la Sphère de Bataille se détruisait et dans la salle des réacteurs, je me suis dit que discuter dans un four qui pouvait exploser à tout moment n'était pas une bonne idée.
Ahsoka sourit un instant et prit une grosse inspiration.
- Kairos, c'est… c'est difficile à tout emmagasiné comme information, je-je crois que j'aurais besoin d'un moment.
- Très bien, une dernière chose, personne, je dit bien personne ne doit connaître mon existence, savoir que je suis en vie. J'ai de très grand pouvoir Ahsoka et je ne veux pas être utilisé par quiconque. Ma vie serait en danger si certaine personne savait.
- Ok, c'est claire… mais… reviendras-tu un jour au Temple Jedi.
- Oui, mais je craint que ça en soit pas avant longtemps.
- Mais, est-ce qu'on se reverras ?
Kairos lui sourit.
- C'est certain.
Kairos expliqua par la suite que puisqu'il ne pouvait être vus, il allait devenir invisible. Ahsoka s'abstient de demander comment il faisait, sa tête débordait déjà sous les révélations de son jeune ami. Elle aurait aimé continuer à discuter, mais Kairos lui avait assuré qu'il aurait d'autre occasion et qu'il fallait maintenant reprendre le cours de leur vie respective.
Ahsoka trouva étrange le concept de reprendre leurs vies, mais elle souhaitait bien avoir un moment à elle seul.
Kairos devint invisible et le cours du temps repris. Ahsoka fut surpris de l'invisibilité de Kairos, mais prit les commandes de la navette comme si de rien était. Rex la contacta et lui demanda des nouvelles, Ahsoka dit qu'il n'y avait qu'un droïde qui s'était enfui et que les capteurs avaient dû se tromper. Rex ne posa pas plus de question, croyant la jeune Padawan.
Par la suite, Kairos confia à Ahsoka qu'elle ne le reverrait plus une fois que ceux-ci auraient atteint le destroyer clone. Il se dire donc « à la prochaine », non pas « adieu », et Kairos redevenu invisible.
Une fois sur le pont, Ahsoka ordonna aux clones de suivre la trace de son maître. Celui-ci c'était posé, ou plus vraisemblablement écrasé sur une planète dans le même système où ils étaient. Le destroyer se mit en orbite et Ahsoka descendit avec une escouade de clone à la surface de la planète.
Elle se félicita d'avoir réussi à mettre Kairos de coté et de se concentrer sur la mission. Maintenant qu'elle savait qu'il était en vie, elle n'avait plus besoin de s'en faire. Elle pourrait réfléchir à toute cette histoire plus tard, quand elle aurait la tête reposée.
Une fois sur la planète, Ahsoka inspecta la navette écrasée de ses maîtres ainsi que celle du Comte Dooku, mais elle ne trouva aucune trace d'eux. Avec ses clones elle inspecta rapidement la zone, et elle remarqua tout aussi rapidement une l'entré d'une caverne bloqué par des roches. Un éboulement, pensa-t-elle.
Elle s'en rapprocha rapidement et entendit clairement la voix de son maître. Avec la Force, elle poussa les roches qui bloquaient l'entré de la cave.
Son maître ainsi que maître Kenobi en ressortirent, toussotant, comme s'il était passé proche de la mort. Satisfait d'avoir sauvé la vie des Jedis, elle dit :
- On dirait que je suis arrivé juste à temps.
Son maître tentant de garder les apparences répondit :
- Qu'es-ce que tu veut dire par « juste à temps »
Ahsoka prouva bien vite que les Jedis avaient de gros problèmes, surtout avec le Gundar, derrière eux. Elle ordonna aux clones de bloqué l'entré pour empêcher le Gundar d'attaquer, montrant qu'elle était en commande de la situation, comparé à ses maîtres qui tentaient de sauvé les apparences. Mais Ahsoka était trop amusé et aussi, elle devait l'avouer, fière d'elle pour se fâcher réellement contre son maître. De bonne humeur, elle taquina son maître sur le fait qu'il avait laissé échappé le Comte Dooku, et celui-ci ne trouva rien à dire.
En fait, le Comte ne s'était pas tant échappé, qu'il s'était fait capturer par des pirates, ceux-ci contactèrent vite la République et l'offrirent en échange d'un million de crédit. Le Conseil des Jedis décida d'envoyer Obi-Wan et Anakin sur les lieux afin de confirmer qu'il détenait bien le Comte.
- On ne peux laissé Dooku s'échappé encore. Faites votre rapport quand vous arriverez.
Kairos, qui était derrière Ahsoka, Anakin Skywalker et Obi-Wan Kenobi, comptait bien libérer son maître. Il trouvait le destin bien drôle, le même jour où il revoyait Ahsoka, son maître se faisait capturer pour la première fois en des années. Par des pirates. Kairos trouvait la coïncidence étrange, mais ne pus faire aucun lien entre les deux évènements autres que l'ironique hasard de la journée.
Toujours invisible, Kairos suivit les deux Jedis dans leur navette, après avoir jeté un dernier coup d'œil à Ahsoka.
Il savait qu'elle n'aimerait pas qu'il soit devenu l'apprenti du Comte Dooku et elle ne cautionnerait certainement pas ses actions si elle savait qu'il allait le libérer.
Kairos était satisfait d'avoir pus ouvrir son cœur à Ahsoka, lui avoir dit la vérité… du moins en partie. Il aurait préféré lui dire toute la vérité, mais elle n'aurait pas été prête pour tout ce qu'il avait à dire. Il était juste heureux qu'elle ne l'aie pas rejeté après avoir avoué qu'il avait travaillé avec le Comte Dooku et les séparatistes. En temps et lieux, il espérait pouvoir lui faire comprendre ce qu'il avait appris ainsi que sa nouvelle doctrine de neutralité.
Ainsi, Kairos se retrouva seul dans une navette avec deux maîtres Jedis qui s'apprêtait à débarquer dans un repaire de pirate. L'expérience serait très certainement intéressante se dit le jeune homme.
- Est-ce que tu sens comme une… présence, comme si nous étions observé ? demanda Obi-Wan à Anakin à un moment du voyage.
Celui-ci qui pilotait répondit :
- Je ne vois pas de quoi vous parlé, maître. Le Gundar n'est pas monté dans la navette avec nous, dit-il railleur.
- Très drôle Anakin… répondit laconiquement Obi-Wan. Je ne ressens rien avec la Force, ce doit être seulement la fatigue.
Mais, ce n'était la fatigue. Kairos fut surpris comment sa présence avait été repérée, même s'il était invisible, déphasé dans le temps. Il se dit qu'Obi-Wan avait des sens remarquablement affutés.
Dès que la navette atterrie dans le repaire des pirates, Kairos arrêta le temps et parti faire un tour des lieux. Après ce qui fut pour lui plusieurs minutes de reconnaissance, mais à peine une seconde pour l'univers, Kairos décida qu'il avait fait un tour assez complet. Il connaissait l'emplacement des prisons, des quartiers, des hangars, des bars et de la voûte des pirates. Il n'avait toujours pas localisé le Comte, mais avait confiance que s'il suivait Obi-Wan et Anakin, ils le mèneraient à lui.
Ceux-ci entrèrent dans le bâtiment principal du repaire pirate et rencontrèrent le chef des bandits appelé Hondo. Après une brève discussion, celui-ci promis au Jedis d'organisé une rencontre avec le Comte. Kairos aimait bien ce pirate, il avait entendus des histoires des pirates quand il était plus jeune et bien que se soient les histoires ternes et sans couleurs des Jedis, Kairos avaient toujours imaginé des scénarios impossible dans lequel il était un pirate qui volaient au riche pour donné au pauvre. À bien y penser, Kairos s'interrogea sur sa jeunesse, malgré le strict code morale des Jedis, même enfant, il rêvait d'enfreindre ce code, les règles. Ne sachant pas s'il devait être fier ou dégouté, il se demanda si tout les Jedis avaient déjà été comme lui.
Hondo mena les Jedis à la prison et Kairos les suivit de près. À un moment, le chef des pirates demanda aux Jedis s'ils étaient bien arrivés seul, Kairos ne sut dire si c'était à cause qu'il sentait sa présence où si c'était par simple curiosité. Évidemment, les Jedis répondirent qu'ils étaient seuls.
Bien vite, ils arrivèrent devant la cellule du Comte, et Dooku était belle et bien prisonnier de simple pirate, Kairos se promit de demander aux Comte comment ils avaient pus être aussi imprudent. Les Jedis narguèrent un moment le Comte, celui-ci gardant son calme leur répondit plus subtilement. Il finit par dire :
- J'ai confiance que la situation va se rectifier d'elle-même.
Kairos senti que la phrase lui était adressé, il ne pouvait être complètement sûr de la chose, mais il eu le sentiment que Dooku comptait sur lui pour le libérer. Il rajouta « Bientôt ». Et à ce moment, Kairos compris que le Comte essayait de lui parler, malgré qu'il n'ait aucune preuve que Kairos soit dans la salle. Le jeune Jedi fut touché que le Comte fasse autant confiance en lui.
Dooku les averti à propos des pirates. Il dit qu'ils ne quitteraient pas la planète avec le Comte. Et Kairos le crut. Il avait espionné leur chef Hondo et il semblait que celui-ci soit prêt à capturer deux Jedis de plus. Kairos fut dégouté par ceux-ci, qui dans leur arrogance, ne virent même pas le danger que les pirates représentaient. Ils étaient si confiant dans leur habilité et Kairos avait bien hâte de les voire en cellule, c'est pour ça qu'il attendit le lendemain pour libérer le Comte, de toute façon celui-ci était trop bien gardé.
Il s'occuperait de ce problème demain, ce soir, il participa au banquet des pirates en tant qu'invité invisible. Mais contrairement au Jedis, il ne fut pas assez stupide pour boire leurs boissons. Lors de cette fête il observa les pirates, la plus part, des bêtes rudes sans imagination, ni intelligence. Mais Hondo lui, était différent, bien qu'il soit tout aussi festif que les autres pirates, il transpirait la ruse et l'intelligence d'un dirigeant. Kairos attendrait de voir, ci celui-ci réussirait à capturer les Jedis avant de le juger définitivement.
Le lendemain, les Jedis étaient derrière les barreaux, comme Kairos l'avait deviné. La rançon devait bientôt arriver et Hondo semblait avoir prévue de tripler sa prime. Bien qu'il commençait à apprécier Hondo, il ne pouvait le laisser échanger le Comte à la République, il avait encore besoin d'un maître.
Lorsqu'il arriva à la cellule du Comte, il retrouva les Jedis liés au Comte. Brillant ce Hondo, lié des ennemis ensembles pour les empêcher de s'échappé. Mais Kairos se retrouvait dans une impasse, il ne pouvait pas se dévoiler, ni lui, ni ses pouvoirs, puisque les Jedis étaient avec Dooku.
Il faudrait qu'ils les aident à s'enfuir subtilement.
À coté de la cellule, il y avait un garde, il faudrait attirer son attention pour laisser une opportunité aux trois Jedis de s'enfuir. Mais comment ouvriraient-ils la porte ? Kairos vit un couteau accroché à la ceinture du garde. Il le prit délicatement et le retira. Bien sûr, volé quelqu'un qui était figé dans le temps n'était pas très difficile, mais Kairos avait appris que s'il appliquait une pression sur une personne ralenti, à la reprise du temps, celle-ci sentirait la pression.
Par la suite, il posa le couteau sur une assiette, bien en vue du Compte. Celui-ci pourrait faire léviter le couteau et pourrait l'introduire dans la serrure de la porte pour l'ouvrir.
Kairos se déplaça jusqu'au bout du couloir et fit du bruit pour attirer l'attention du garde. Le temps ayant repris son cours, le pirate, curieux quitta son poste. Le garde, une fois hors du champ de vision des Jedis, disparu subitement. Kairos avait en effet arrêter le temps et avait traîner le corps du pirate en-dehors du repère des pirates ce qui laisseraient amplement le temps aux Jedis de s'enfuir.
Ayant laissé le temps reprendre son cours, le pirate, maintenant au milieu de plaines, commença à paniquer, Kairos lui donna un puissant coup à la tête qui le fit s'évanouir.
Il retourna au repaire bandit pour voir si le Comte avait réussi à s'enfuir. À sa surprise, ce n'était pas le cas, les trois Jedis avaient échoué. Kairos se dit qu'il devrait les surveiller la prochaine fois qu'il tenterait de les faire s'enfuir.
Kairos arriva dans la cellule pendant que les pirates resserraient leurs liens. Hondo y était aussi et expliquait au Jedi qu'il ne voulait pas de problème, qu'il ne fallait pas qu'ils lui en veuillent parce que c'était seulement « les affaires » et qu'il espérait pouvoir resté amis quand ils repartiraient. Un drôle de personnage se dit Kairos, mais il se demandait vraiment si Hondo croyait que les Jedis resteraient sans rien faire.
Il devrait maintenant attendre une nouvelle occasion pour aider les Jedis à s'échapper avec le Comte.
Un peu plus tard, ce fut Obi-Wan Kenobi qui entreprit de s'enfuir. Il manipula avec la Force un pirate pour le faire quitter son poste. La manipulation de la Force était une des techniques que Kairos réussissait le moins et il savait comment ce pouvoir pouvait être utile, il devrait le pratiquer plus souvent avec le Comte Dooku.
Le garde ouvrit la porte et quitta la salle pour aller boire un verre. Le trio Jedis entreprirent de s'échapper, après avoir passé quelques portes, ils furent proche de la sortie de la prison, mais des pirates les remarquèrent. S'en suivit une course effrénée. Kairos les laissa s'occuper de l'évasion, il s'occupait de les garder en vies, il ralenti le temps pour des gardes à plusieurs reprises pour laissé le temps aux Jedis de s'enfuir, il dévia des tirs lasers, déplaça les Jedis de quelques centimètre pour les sauvés. Sans Kairos, ils auraient sans doute été arrêtés avant même d'avoir mis un pied à l'extérieur.
Ceux-ci entreprirent un gigantesque saut pour sortir de l'enceinte de la base et Kairos dû encore dévié quelques tirs lasers. Alors que les Jedis atteignirent le rebord du mur extérieur, Kairos s'apprêta à ralentir le temps pour les aidés, mais il vit Hondo qui les attendaient au dessus d'eux.
Ils ne réussiraient pas cette fois.
Ils se retrouvèrent encore une fois en cellule, cette fois gardé par trois pirates. Kairos commença à croire s'il ne fallait pas attendre le paiement pour libérer le Comte. Il savait que Hondo ne tuerait ni les Jedis, ni le Comte, il ne voulait pas rejoindre la guerre comme un tueur de Jedis, encore moins de Sith. Alors peut-être valait-il mieux attendre… attendre un opportunité du moins. Kairos qui laissa le temps se déroulé alla espionné le chef pirate qui discutait avec un autre pirate. Il apprit par l'un de ces lieutenants que la République avait envoyé un armé libérer les Jedis.
Kairos surpris, commença à douter de la loyauté de ce pirate à Hondo, la République n'était pas du genre à envoyer des soldats sans conflits directe. Et pourquoi aurait-il envoyé une armée pour capturer un seul homme, déjà immobilisé, car la République ne savait rien de la capture des Jedis. Kairos devrait s'assurer de la véracité de ces faits. Il arrêta le temps et y chercher les traces d'une armée aux alentours du repaire pirate.
Sans surprise, aucune traces. Le lieutenant pirate avait dû mentir à Hondo.
Kairos décida de voir où les tanks pirates le mèneraient, faute de mieux. Ceux-ci s'arrêtèrent et devant eux se retrouvait un Gungan, se disant ambassadeur, qui se présenta aux pirates. Les pirates l'invitèrent à monter dans leur blindé pour aller « négocié », mais en fait, ils voulaient le prendre comme nouvel otage. Et l'ambassadeur accepta… Kairos se dit qu'il était stupide d'avoir accepter une tel offre sans escorte armé, le sénat n'envoyait pas ses ambassadeurs les plus brillant dans une telle mission de sauvetage…
Mais en montant dans le tank, le Gungan trébucha et tomba sur les commandes du tank. Celui-ci se dirigea à toute vitesse vers l'autre tank à sa droite et celui-ci fut fracassé contre une ligne électrique. Le choc détruit le pylône électrique et avec, coupa l'alimentation de tout le repaire pirate. Quelle coïncidence parfaite pour aller sauver le Comte Dooku. Kairos y même jusqu'à ce demandé si le Gungan avait volontairement joué l'imbécile, mais il se rendit vite compte qu'on ne pouvait être aussi maladroit volontairement.
Ainsi, Kairos accourut vers la cellule du Comte Dooku pour l'aider à s'échapper, pour, ce qu'il espérait être, une dernière fois.
À sa surprise, le Comte était maintenant seul ce qui lui laissait le champ libre pour utiliser ses pouvoirs.
Le Comte, avec la Force, ouvrit la porte de sa cellule et étrangla le pirate devant lui.
Dans un même temps, Kairos assomma les deux autres pirates. Oui, cela avait était brutal de la part de Dooku, mais Kairos se dit que le Comte devait être exaspéré depuis tout ce temps enchainé.
- Allons-y Kairos, dit-il froidement.
Pourtant, Kairos était toujours invisible. Il fut surpris que le Comte assume sa présence aussi facilement. Soudainement, il ne se sentait pas aussi invisible, c'est comme si tout le monde avait remarqué sa présence les derniers jours…
Ensemble, ils se firent un chemin à travers le repaire de pirates plongé dans l'incertitude à cause de la coupure d'énergie. Ils arrivèrent devant un vaisseau vide vers lequel des pirates se dirigeaient. Dooku tua les deux pirates avec la Force et entra dans la navette pirate. Bien que Kairos voulait éviter la violence inutile, il comprit les gestes de son maître.
- Tu peux te dévoiler Kairos, nous partons.
Avant de suivre le Comte, Kairos arrêta le temps et y voir la situation avec les Jedis. Il les vit dans la cour principale, menaçant Hondo de leur sabre. Sa curiosité étanchée, Kairos rejoignit son maître, se disant que ça prenait du courage de la part d'un simple capitaine pirate de capturer trois Jedis. Il aurait quasiment souhaité voir le capitaine pirate réussir son coup. Il espérait revoir cet Hondo un jour.
Il reparti avec son maître après une courte échange. Bien que Dooku ne l'ait pas directement remercié, Kairos sentit que celui-ci était reconnaissant.
