Le temps passa et Ahsoka et Kairos retournèrent à leur train de vie normale. Kairos apprenant toujours plus sa maîtrise de la Force, mais il apprit aussi à marchandé et à savoir quand il fallait éliminer un ennemi et quand il fallait le capturer. Ces dernières leçons étaient en rapport direct avec l'enlèvement de Dooku, celui-ci espérait que son apprenti apprenne quelque chose de la situation au lieu de flatter son égo pour avoir sauvé son maître.
Ahsoka quand à elle continua à combattre pour la République, exécutant les ordres sous les directives de son maître. Elle s'était beaucoup attaché avec Anakin ses derniers temps, elle ne s'était peut-être pas aperçu, mais celui-ci remplaçait la présence de Kairos qu'elle avait côtoyé pendant les quatorze premières années de sa vie. Elle lui portait beaucoup de respect en même temps de le voir comme un ami. Et celui-ci semblait la percevoir de même. Anakin, qui n'hésitait pas à rappeler à Ahsoka qu'il était le maître et elle la Padawan, avait aussi une relation amicale, parfois même compétitive avec elle, ce qui était différent de bien des paires maître-élèves habituel. Et les deux remarquèrent qu'ils formaient de l'attachement entre eux, et les deux remettaient en question la règle qui proscrivait l'attachement au sein de l'Ordre Jedi, mais aucun n'avait la détermination de s'y opposer honnêtement.
Anakin Skywalker fut blessé lors d'un affrontement et leur vaisseau s'écrasa sur une planète reculée.
Aux premiers abords, la planète semblait inhabitée, mais Ahsoka appris rapidement qu'une tribu de petit homme-singes habitait la planète. C'était un peuple pacifique qui s'était exilé pour fuir la guerre. Ils ne voulaient pas prendre parti dans la guerre et voulaient simplement vivre en paix. Mais cette paix arriva à un terme lorsque les séparatistes fondèrent une base sur cette même planète. Ils y testèrent une nouvelle arme destructrice qui faisait des ravages, c'est pourquoi Ahsoka et d'autre Jedis détruisirent l'avant-poste séparatiste et empêchèrent ceux-ci d'attaquer le peuple d'homme-singes. Finalement, la République vint récupérer les Jedis et installèrent une nouvelle base pour défendre le peuple pacifique de ce monde.
Mais était-ce vraiment pour le protéger, se demanda Ahsoka, quelques jours plus tard. Était-ce vraiment pour les défendre d'attaques séparatistes où était-ce pour avancer les frontières de la République. Ahsoka croyait jusqu'à maintenant, qu'en temps de guerre il fallait choisir un camp et s'y tenir pour combattre pour ce qui était juste. Que la République se battait pour la liberté et qu'il fallait que tous s'unissent sur la même bannière pour affronter les séparatistes.
Cette petite tribu lui avait donné amplement à réfléchir, ils n'étaient que de simple victime de la guerre qui avait fui les combats, elle ne pouvait les blâmer de rester isolé et neutre. Ce n'était pas un peuple de guerrier, il ne pouvait rivaliser avec les droïdes. Et leur protection n'était pas garanti par les clones, ceux-ci pouvaient bien perdre une bataille ce qui laisserait ces pacifistes vulnérable aux attaques séparatistes.
Alors pouvait-elle condamner l'inaction, la neutralité de certain ? Ahsoka ne le croyait plus, elle comprenait cette neutralité, mais elle savait que c'était un luxe qu'elle ne pouvait pas s'offrir. Elle savait qu'elle se battait pour la liberté et la paix, pour la bonne cause.
Et comme à chaque fois qu'elle avait assez de temps pour réfléchir, ses pensés dérivèrent peu à peu et se rapportèrent à Kairos.
Il était vivant, son ami, son Kairos. Et leur réalité avait complètement changé. Elle était devenue si heureuse depuis qu'elle avait appris que Kairos était en vie et elle s'était souvenue pourquoi il lui manquait tant. Ahsoka ne se l'était pas encore avoué, mais elle aimait Kairos, elle n'avait jamais fit face à la question, car elle avait été complètement ébranlé le jour de leur séparation, un moment il était si rapproché, l'instant d'après séparé. Depuis ce temps elle n'avait jamais réfléchis au véritable sens de l'attachement qu'elle éprouvait pour Kairos. Et maintenant, son esprit rationnalisait son bonheur comme la retrouvaille de son meilleur ami, non pas comme un amour impossible.
Elle avait eu le temps de s'interroger sur tout ce que Kairos lui avait raconté, son enlèvement, son apprentissage… Elle avait senti que ces derniers mois avaient été horribles pour lui. Elle aussi avait été perdus sans lui, elle avait été même jusqu'à croire qu'elle l'hallucinait.
Ahsoka était encore à se demander si le Comte l'avait manipulé pour le faire devenir son apprenti ou si Kairos avait vraiment vu une part de bonté en Dooku, après tout celui-ci avait été un Jedi, elle l'avait lu dans les archives. Elle se demandait aussi s'il avait succombé au coté obscure de la Force ou s'il l'avait maîtrisé comme il prétendait. Mais peut importe les réponses à ses questions, elle croyait en Kairos, elle croyait qu'il faisait ce qu'il croyait juste et cela la contentait amplement. Elle ne lui avait jamais avoué, mais Ahsoka s'était beaucoup inspiré de l'idéalisme de Kairos lorsqu'il était jeune, son désir d'aidé tout le monde et de se battre pour de juste cause. Il avait toujours été bienveillant et avait toujours valorisé une certaine justice.
Elle se souvenu qu'un jour, alors qu'ils n'étaient que de simple initiés, un autre jeune garçon c'était chamaillé avec lui. Il avait prit tout le blâme sur lui, seul, car il ne voulait pas que l'autre garçon aille plus de problème qu'il n'en avait déjà. Il avait reconnu qu'il avait commencé la bagarre et ne s'était pas vengé sur le garçon. C'était un acte bien simple, mais qui avait été très mature pour son âge.
Cela faisait si longtemps.
Ahsoka voulait le croire, et même s'il se trompait, elle ne lui en voulait pas, après tout c'était lui qui s'était fait capturer après avoir vaillamment défendu.
Et aujourd'hui, elle comprenait une chose. Sa neutralité. Elle comprenait finalement ce qu'il avait voulu dire par « Je ne combat plus ». Comme les homme-singes, Kairos ne voulait pas participer à cette guerre et elle n'avait que du respect pour se choix, mais alors… comment ce faisait-il qu'il répondait au Comte Dooku ?
Et il y avait toujours la question de ses pouvoirs, de sa maîtrise du temps. Avec le temps, sa curiosité n'avait que cessé de grandir. Comment avait-il développé cette… capacité ? Pouvait-il vraiment arrêté le temps de toute l'univers sauf l'écoulement du temps pour lui ? Jusqu'où ses pouvoirs pouvait-il allé ? Et que ferait-il avec ceux-ci ? Elle avait aussi cherché cela dans les archives, mais sans surprise, n'avait rien trouvé. Si quelqu'un pouvait contrôler le temps, ça se saurait, non ?
Se dégourdissant les jambes, Ahsoka courrait dans les couloirs du destroyer clone. Celui-ci attendait le reste de la flotte avant de reprendre du service, ce qui laissa beaucoup de temps libre à Ahsoka. Tournant sur sa droite, elle commençait à souffler sur l'effet de la fatigue.
- Attention de ne pas trébucher ! cria une voix trop familière.
Elle trébucha sur un obstacle qu'elle n'avait pas vu dans sa course et s'effondra par terre.
Ahsoka se releva bien vite, son égo blessé plus qu'autre chose.
- Ça va ?
C'était lui.
Ahsoka redressa son regard et vit devant elle, son jeune ami. Celui-ci lui tendait une main pour l'aider à se relever. Elle, couverte de sueur reprit son souffle, premièrement de l'activité physique, deuxièmement de la peur que le jeune homme venait de lui faire.
- Kairos ! dit-elle joyeusement surprise entre deux respirations. Oui… ça va…
- Je ne sais vraiment pas ce que je fais de mal, mais à chaque fois que j'essaye de t'aider tu te retrouves à mordre la poussière…
Ahsoka, n'ayant pas le temps de reprendre son souffle, explosa de rire.
C'était une blague récurrente entre eux, Kairos prévenait souvent Ahsoka d'un danger et, elle, au lieu d'écouté, était surpris et portait son attention sur Kairos au lieu du danger auquel Kairos faisait allusion. Elle finissait toujours étendue à terre.
Elle prit finalement la main de son ami qui la souleva. Ahsoka ne put s'empêcher de le serrer dans ses bras. Mais cette fois, ce ne fut qu'un cours moment.
- Si tu savais comment tes stupides farces m'avaient manqué… confia Ahsoka, souriante.
- Mais, ce ne sont pas des farces… j'essaie seulement de t'aidé.
- C'est ça… tu sais exactement que ton « aide » ne marche pas avec moi… et d'ailleurs comment est-tu atterris ici ?
- Eh bien, je me suis faufilé dans un centre de communication clone en arrêtant le temps, puis invisible, j'ai attendu jusqu'à ce que ton nom soi mentionné, j'ai pris en note le vaisseau sur lequel tu étais et je suis arrivé ici, incognito, et je t'ai cherché.
Ahsoka, qui avait reprit un peu de sérieux, n'en revenait pas.
- Sérieusement ?
- Oui, sérieusement, quoi tu voudrais une autre version ? Comique, dramatique, épique, poétique… qu'est-ce que tu veux ? Épique : Alors que tout espoir semblait perdu, j'ai eu la brillante idée de…
- Arrête, dit-elle en réprimant quelques petits rires.
Son sens de l'humour, bien que piètre, lui avait tant manqué.
- Ok, dit Kairos coupable. C'est juste… que ça me fait plaisir de te voir.
- Eh bien, merci de m'avoir visité… wow… je-je suis juste vraiment impressionné… avec tes pouvoirs…
- Je comprends que cela peut-être beaucoup à encaisser, mais c'est vrai, je ralenti le temps jusqu'à son arrêt et je laisse le temps s'écouler normalement pour moi et les alentours. C'est ce que j'ai fait pour venir ici, j'ai arrêté le temps et j'ai fait volé mon vaisseau pendant des heures pour te chercher et te rejoindre, cela n'a prit que quelques minutes, tout au plus, pour l'univers. Même en ce moment, une minute pour nous est une fraction de seconde pour la galaxie.
- C'est… c'est impressionnant et épeurant en même temps.
- Pourquoi épeurant ?
Ahsoka remarqua que Kairos semblait blessé par cette réaction.
- Désolé… c'est juste accablant… savoir qu'un homme, que tu ais autant de pouvoir, c'est… fou.
- Je comprends, les mots nous manque. C'est pourquoi, dans un sens, je t'ai demandé de garder mon existence secrète, peu de gens pourraient comprendre mes pouvoirs, on pourrait me voir comme une menace ou pire, un ennemi, un monstre. Et je crains que ceux qui comprendraient mes capacités, chercheraient à m'utiliser, me manipuler. Je veux dire, tu te vois dire devant le Conseil Jedi que je suis en vie et que je contrôle le temps…
Ahsoka gloussa nerveusement, à l'idée de paraître folle devant le Conseil. Si maître Yoda n'avait pas parut la croire lorsqu'elle lui avait parlé, comment le reste des Jedis pourrait la croire.
- Je suis simplement heureux que je puisse aider les gens avec ce pouvoir. T'aider toi.
- Merci, encore.
- Ne me remercie plus. S'il te plait.
- En tout cas, je te fait confiance avec ce… contrôle du temps. Je-je comprend mieux ce que tu avais essayé de m'expliquer la dernière fois qu'on s'est vu. Que tu ne voulais plus être pris au milieu de la guerre. Dans un certain sens tu est devenu neutre dans se conflit et… et bien que j'aimerais t'avoir à nos… mes cotés, je comprends que tout à changé depuis qu'on s'est séparé. Je-je voulais simplement te dire que je… je respecte ta position.
Kairos resta un moment à regarder Ahsoka, plein d'amour.
- M-merci, ça veut vraiment tout dire pour moi, que tu comprenne au moins ça.
- Mais, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi… pourquoi tu restes auprès du Comte Dooku, lui qui fait tant de chose horrible… pourquoi tu ne reviens pas au Temple Jedi ?
Kairos soupira. C'était ce qui était difficile à expliquer.
- Quand on voit le Comte sous son bon jour, pas sous son masque de Sith, on s'aperçoit qu'il n'est pas simplement un monstre, il n'est pas bon, ni mauvais, dans un sens, il essaye d'être l'équilibre entre les deux. Il peu être brutal, mais il a aidé et sauvé la vie de plusieurs séparatistes. Et bien que je sois en désaccords avec plusieurs choses qu'il fait, et d'ailleurs, c'est pourquoi je suis devenu neutre comme tu le dis, je le suis redevable pour m'avoir épargné et pour m'avoir enseigné l'art de la Force.
- Mais, pourquoi ne pas revenir au Temple où des maîtres Jedis feront la même chose.
- Non, Ahsoka, ce ne serait pas la même chose. Dooku a une connaissance de la Force étendue, non pas limité par un coté ou l'autre de la Force, et plus que la Force, il est un érudit dans plusieurs autres domaines. Tu peux le voir dans les archives il est l'un des meilleurs Jedis qui soit encore vivant… Tu comprends pourquoi je ne peut pas le quitté, même si j'ai le pouvoir de le faire ?
Un moment passa où Ahsoka ne dit rien. Kairos attendait sa réaction, mais était bien conscient que c'était difficile d'expliquer toute sa situation.
- Pour être honnête, non. Mais j'en ai assez compris pour me rassurer. Tout est tellement… brouillé, gâché… Si tu étais parti avec moi ce jour, tout serait normale… tu ne serais pas l'apprenti du Comte et on aurait pas vécut… tout ça.
- Peut-être que ça aurait été plus simple en effet, mais il n'y a pas que du négatif dans tout ça, j'ai développé des pouvoirs aux delà de ce que j'aurais pus imaginé, j'ai trouvé un équilibre dans la Force et j'ai trouvé ma vocation, mon rôle, je dois rapporter la paix avec mon pouvoir, rétablir l'équilibre dans la Force, dans la galaxie. J'ai conscience que je ne pourrais faire cela seul et ce dont je suis sûr, c'est que ce n'est pas en éliminant un « ennemi » que la paix, la liberté et l'équilibre seront restauré. Je comprends que pour toi, mon histoire est très confuse, mais je n'ai jamais vu aussi clairement les choses de mon point de vue. Et j'ai l'intention, que, petit à petit, de te faire voir et comprendre ce que j'ai apprise.
Ahsoka était bouleversé. Bouleversé de voir comment Kairos avait changé, comment tout avait changé. Mais, elle était aussi pleine d'amour devant Kairos qui disait avoir trouvé son rôle, un but admirable qui était le même que ceux des Jedis, mais comment Kairos le disait, ça avait l'air d'être une toute autre histoire. C'était bien lui, le jeune garçon idéaliste et plein de bonté, seulement que maintenant il avait les moyens d'aider le monde comme il le voulait.
Kairos s'approcha d'elle et serra Ahsoka, qui avait larmes à l'œil, dans ses bras.
Ahsoka sentait un mélange d'incertitude, de fierté et de bonheur. Elle serait heureuse de combattre un jour au coté de Kairos, mais inexplicablement, elle su que ce ne serait pas avant un long moment. Leur destiné était séparé et ils devraient agir, tout deux, activement pour réunir leurs chemins, leur vies, ensemble.
- Assez parler de moi… je t'ai raconté mon histoire, mais toi tu ne m'a rien dit, alors comment est ton maître ?
Ainsi, Ahsoka commença à raconter son histoire depuis qu'ils avaient été séparés par le général Grievous. Comment elle avait peiné par l'annonce de sa mort, mais aussi comment elle avait su se concentrer sur son apprentissage. Elle lui raconta comment elle avait sauvé le fils de Jabba le Huth avec son maître, comment il était si fougueux, talentueux et ingénieux.
Tout en racontant plusieurs de ces missions, Kairos remarqua que la jeune fille semblait admirer son maître sans toutefois l'avouer. Elle semblait surtout apprécié chez lui le fait qu'il n'hésite pas à briser les règles ou à contredire des ordres pour faire ce qu'il pensai juste. Ahsoka avait encore ce coté rebelle, mais il semblait maintenant, plus que jamais, se manifester dans ses actions.
Ahsoka, elle trouvait cela étrange de raconter ses missions à son ami, car celui-ci avait dit qu'il avait combattu pour les séparatistes, bien qu'il n'en soit pas un. Inconfortable à raconter comment elle avait combattu des Siths ou des séparatistes, Kairos lui fit comprendre que cela ne le dérangeait pas et qu'au contraire il était content que son amie combatte aussi ardemment, elle n'était plus la jeune initié maladroite d'il y a quelques années.
Vint le moment où ils durent se dire au revoir, cela faisait une heure qu'il discutait et Kairos estima que cela avait été assez. Avant de partir, Ahsoka demanda à Kairos pourquoi il ne pouvait pas discuter plus, puisqu'il avait tout le temps du monde.
Celui-ci répondit poétiquement.
- Même si nos rencontres ne dures qu'un instant pour l'univers, elles sont comme l'éternité pour moi.
Et il disparus. Et le temps repris son cours autour d'Ahsoka. Elle souri intérieurement devant le départ mystérieux de son jeune ami.
Kairos revenu quelques heures plus tard au palais du Comte Dooku, celui-ci devait être au commande d'une flotte à l'heure qu'il était ce qui laissait à Kairos le temps de continuer à peaufiné le plan du projet qu'il avait commencé à entreprendre.
Mais à sa surprise, le Comte l'attendait à son arrivé.
- Où étiez-vous Ananke ? demanda-t-il froidement.
Celui-ci avait donc remarqué son absence… Kairos ne voyant pas son absence comme un problème dit simplement :
- Je rendais visite à une amie.
- Quoi ? dit Dooku en se retournant surpris.
- Je rendais visite à une amie. C'est à dire que j'ai quitté cette planète pour aller discuter avec une amie.
- Je suis déçu Kairos, je vous ait mainte fois prévenu qu'il fallait gardé votre identité secrète. Voilà que vous allez vous présenter à…
- Oh, nous nous sommes déjà rencontré, moi et Ahsoka, vous vous souvenez ? Vous m'aviez menti sur le fait qu'elle était vivante.
- Je vous l'ai expliqué… c'était pour…
- J'ai compris votre point maître, dit Kairos ne redoutant plus le Comte. Les faits reste qu'elle est vivante et que nous nous sommes rencontré et avons discuté, deux fois déjà. Cela pose-t-il un problème ?
- Je ne comprends pas pourquoi vous mettez votre identité à risque. Si le Conseil Jedi apprenait l'existence de vos pouvoirs, vous seriez chassé par ceux-ci, pire même, le chancelier pour en entendre parler ce qui mettrait en péril tout notre plan.
- J'ai bien confiance en mon amie, maître. Elle ne me trahirait pas, elle n'a pas appris les arts du coté obscurs, dit Kairos, cinglant.
- Justement, vous parler du coté obscure, mon apprenti. Vos actions semblent être le fruit de vos émotions et de vos pulsions, c'est en se laissant contrôlé par ses émotions que vous tombé du coté obscure, que vous perdez le contrôle.
- Ne vous inquiéter pas, ce n'est pas en vivant la joie que je me laisserais au coté obscure. De plus, n'est-ce pas vous qui avez dit que l'attachement rend plus fort ?
Kairos avait de bon point, se dit le Comte. Il avait privé celui-ci de sa seule amie, de tout amour qu'il pouvait avoir. Il était normal que Kairos essaie de la revoir et il semble que leur retrouvaille se soit bien déroulée. Dooku ne pouvait pas contrôlé entièrement Kairos, après tout, il était peut-être l'être le plus puissant dans toute la galaxie, mais il pouvait l'avertir.
D'un ton plus conciliant il dit :
- Je vous demande simplement de faire attention Kairos, cet attachement, cet amour est une arme à double tranchant. Vous ne pouvez pas veillé sur elle à tout moment.
- Peut-être que non, mais elle est bien plus en sécurité avec moi, que sans moi.
Des semaines plus tard, Ahsoka se retrouvait en mission sur Naboo. Elle, maître Kenobi et Skywalker avaient été envoyés pour aider la sénatrice Amidala à localiser un laboratoire séparatiste dans lequel on développait un virus.
Ils apprirent sur place que le virus n'était nul autre que l'Ombre Bleu, un virus depuis longtemps disparu extrêmement dévastateur.
Ahsoka fut envoyé en reconnaissance au dessus du labo souterrain. Bien vite les Jedis lancèrent une attaque pour neutraliser les droïdes et le scientifique fou qui avaient conçu le virus.
Une fois dans le labo, Ahsoka dû détruire tout les droïdes qu'elle croisait pour les occuper, et, pendant ce temps, Obi-Wan et Skywalker s'occupait de désactiver les bombes et de rattraper le scientifique. Mais une bombe était manquante à l'arsenal et un droïde c'était enfui avec celle-ci.
Ahsoka et Padmé cherchèrent et trouvèrent la bombe, tandis qu'Anakin et Obi-Wan arrêtèrent le scientifique.
La journée semblait sauvé, toute les bombes avaient été désactivé et le scientifique fou arrêté.
On ordonna à l'escouade d'Ahsoka de chercher les derniers droïdes du complexe et de les éliminer.
Mais tout ne se déroula pas comme prévue. Le petit droïde qui avait la dernière bombe avaient gardé le dernier flacon du virus. Celui-ci réussit à placé le flacon de l'Ombre Bleu dans une bombe et la fit explosé.
Le virus se rependu dans l'air et se propagea dans le complexe. La situation était critique. Des portes d'urgences se fermaient de partout pour contenir la dissémination du virus. Ahsoka qui était dans un couloir proche de l'explosion vit le gaz empoisonné se dirigé vers elle et les clones. Ceux-ci accoururent vers une salle protégée, mais la porte de celle-ci se fermait. Avec la Force, Ahsoka retenu les portes ce qui laissa le temps aux clones et à elle-même de ce faufilé à l'intérieur de la salle.
Mais, le virus avait eu le temps de se faufiler dans la salle et, par le fait même, empoisonna Ahsoka et tout les occupants.
Anakin Skywalker, ayant appris la nouvelle, partit avec Obi-Wan chercher un antidote.
Pendant ce temps, Ahsoka et la sénatrice Amidala s'occupèrent de chasser et détruire les derniers droïdes du complexe. Le virus ne devait pas sortir du laboratoire, sinon il se propagerait sur tout Naboo faisant des milliards de victimes.
De concert, Ahsoka et Padmé réussirent à éliminer tout les droïdes, mais lors d'une escarmouche, la combinaison de Padmé fut abimé et elle fut contaminée.
Elles retournèrent dans la salle la plus hermétique et contactèrent Anakin. Celui-ci ne pouvait répondre, mais elles savaient qu'il recevait le message.
- Maître, pouvez vous m'entendre ? …
Anakin ordonna à R2D2 d'amplifier le signal.
- … détruit tout les droïdes de combat dans le complexe, maître…
Elles n'avaient pas l'air bien, elles avaient les traces d'un stage avancé de l'Ombre Bleu.
- … Je répète, Naboo est sauve.
Ahsoka fut prise soudainement d'une grosse toux. Elles vont mourir, pensa Anakin. Padmé prit la parole :
- Promet moi que personne ne va jamais ouvrir ce bunker. Adieu Anakin… Je…
Padmé toussota puis la transmission fut coupée.
- … je t'aime.
Padmé venait de le dire. Voilà.
La vérité était qu'Ahsoka, Padmé et tous les clones n'allaient survivre que quelques heures. Ils allaient mourir, c'était certain. Anakin n'arriverait pas à temps avec un antidote. Padmé avait accepté l'inévitable. Elle n'avait plus rien à cacher si elle allait mourir, c'était pourquoi elle avait avoué son amour à voix haute devant les clones et Ahsoka.
La sénatrice tourna son regard vers la jeune Ahsoka, malade. Elle aussi avait accepté la situation, qu'elle allait peut-être mourir, mais elle gardait espoir. Si jeune, se dit-elle. C'était vraiment horrible d'en être arrivé là, au moins elle trouvait du réconfort en pensant qu'elle avait sauvé tout Naboo.
- Alors… Ahsoka toussota. … Vous aimez maître Skywalker ? Je savais… qu'il y avait un petit quelque chose entre vous deux…
Padmé sourit à la jeune Padawan.
- Nous nous sommes mariés, en secret, il y a quelques années, avant que tu ne deviennes sa Padawan… Nous avons… Padmé toussota à son tour. … Nous avons du caché notre amour, parce que l'Ordre Jedi l'interdisait et parce que je ne pouvais avoir de relation avec un Jedi étant donné… ma carrière politique.
Ce fut au tour d'Ahsoka de sourire à Padmé. Les deux, accotés à une caisse, attendait l'inéluctable.
- C'est… tellement stupide cette règle de l'Ordre, dit Ahsoka. Vous… vous auriez dû pouvoir vivre ensemble, vous et Anakin, ne pas être obligé de vous cacher…
La sénatrice, surprise par cette opinion de la part de la jeune Padawan malade demanda :
- Tu dis ça… parce que tu… parce que tu aime quelqu'un, comme moi et Anakin ?
Ahsoka surprise, pensa à Kairos. L'aimait-elle ? Bien sûr… Mais comme Anakin et la sénatrice ? Un vrai amour ? Elle ne savait pas quoi pensé, son mal de tête résonnait dans son crâne. Peut-être…
La toxine faisait bien effet et Ahsoka comme Padmé commençait à perdre leurs moyens.
- Oui… dans un certain sens. Il y avait… il y a, ce jeune garçon… Si l'Ordre Jedi ne proscrivait pas l'attachement, nous serions peut-être ensemble aujourd'hui.
- Je suis contente pour toi, dit Padmé. Au moins, tu aura ressenti l'amour avant de…
Padmé se rendit compte de ces dures paroles… Cela ne la ressemblait pas. Peut-être était-ce dû à son affaiblissement. Ou bien, c'était qu'après tant de temps en politique, qu'elle savait quand reconnaître la défaite, qu'elle savait reconnaître l'inévitable.
- Vous dites ça… comme si vous ne croyez pas qu'ils reviendront avec l'antidote, comme si vous aviez perdu espoir.
Comme pour souligné l'ironie de ces dernières paroles, Ahsoka commença à tousser jusqu'à s'étouffé, Padmé la prit pour l'aider à rester debout.
- Je suis sûr qu'ils reviendront avec l'antidote, dit la sénatrice Amidala, mais j'espère seulement que ce sera à temps.
Ahsoka, à peine remit de son toussotement, murmura :
- Il viendra nous sauvé…
Mais, la fin de sa phrase fut couverte par les toussotements d'un clone qui avaient l'air sur le bord de la mort.
Instinctivement, Padmé prit un tissu, le mouilla et y épongé le visage brulant du clone.
- Quel gâchis, dit-elle en voyant qu'un autre clone venait de mourir.
- Avec tout votre respect madame, c'était pourquoi c'est hommes sont né, dit le Capitaine Rex.
- J'espère que leur sacrifice nous rapprochera plus de la paix.
Ahsoka toussota et répondit à Padmé :
- Ça le sera Padmé…
Ahsoka était chancelante, elle semblait sur le point de s'évanouir.
- Vous… devez… croire en… Kai…
Les dernières syllabes inaudibles, Ahsoka tomba dans les bras de Rex.
Et elle ferma ses yeux, pour ce qui serait la dernière fois. Pour ce qui était supposé être la dernière fois.
...
Il y avait de la lumière, une forte lumière. Des gens parlaient, criaient. La lumière était de plus en plus forte. Rester couché, garder les yeux fermer. « NON ! ».
Ahsoka ouvrit les yeux, elle était entourée par des clones qui étaient en train de la placer sur une civière. Elle se sentait faible, très faible.
- Madame, on vous a injecté l'antidote, tout va bien allé.
Les clones la menèrent jusqu'aux vaisseaux ou son maître l'attendait.
- Tu as fait un travail magnifique aujourd'hui, Snips.
- C'est grâce à votre entrainement maître…
- Oui, tu as raison, c'est vrai que je mérite la majorité des honneurs.
Ahsoka, contente d'être en vie, roula des yeux devant l'attitude de son maître.
- Mais je ne suis pas seul à les mérités, dit-il à Ahsoka.
- C'est une bonne chose que je ne croit pas à tout ce que vous dites. Merci, maître.
Et elle referma les yeux à cause de la douleur qu'elle ressentait dans tout son corps.
La suite était brumeuse, elle faisait des cauchemars atroces où elle sentait son corps s'asphyxier, où elle se noyait, où elle mourrait. En plus de ressentir la douleur dans ses cauchemars, la jeune Ahsoka rêvait des stress intenses, des scénarios catastrophique.
Elle rêvait de la mort de Kairos, de sa mort, de Kairos qui la trahissait, d'elle qui trahissait Kairos, d'Anakin et Kairos combattant, rien que des cauchemars, aussi terrifiant les uns que les autres.
Un soir elle s'éveilla en sueur tremblant de fièvre. Elle vit à ses cotés un jeune homme. Celui-ci lui prit sa main. Il marmonnait des choses incompréhensibles et Ahsoka ne le reconnaissait pas. Mais ces quelques moments de quasi lucidité n'étaient que passagers, elle se rendormit, cette fois d'un sommeil plus réparateur, mais tout aussi agité.
C'était une nuit étoilée, le ciel était complètement dégagé. Le vent soufflait tranquillement sur les feuilles des arbres de l'immense forêt verdoyante illuminé par comme par enchantement.
Ahsoka quitta sa demeure et monta un pic. Il y avait un escalier qui avait été taillé à même la pierre de la montagne et un petit ruisseau coulait juste à coté. Lorsqu'elle arriva au sommet, elle vit un homme dos à elle qui contemplait la forêt devant eux.
Elle approcha lentement, jusqu'à ce qu'elle soit à son niveau. Ses yeux ne quittaient pas un instant la magnifique vue devant elle. Après un moment elle se tourna vers l'homme et elle s'accrocha à son cou le regardant dans les yeux. Il murmura ; « Tout va changer maintenant ». Elle baissa son regard vers son ventre puis y posa sa main. Une autre main se posa sur la sienne et elle réentendu la même phrase ; « Tout va changer maintenant, pour le mieux ».
Elle ne se réveilla que quelques jours après s'être endormis pour la première fois, dans un hôpital sur Naboo. C'est sur ce rêve et ses paroles apaisantes qu'elle se réveilla. Elle se sentait réconforté, comme allégé. Mais bien vite ses souvenirs et les sentiments qui venaient avec s'estompèrent de son esprit.
Elle ressentait plus tôt la soif, la faim et une immense fatigue.
- Ahsoka ?
Elle se retourna dans son lit d'hôpital et vit Kairos à son chevet.
- Kairos, dit-elle faiblement, mais souriante.
Elle remarqua que celui-ci caressait un de ses Lekku. Elle tourna les yeux vers sa main et celui-ci remarquant ce qu'il faisait enleva rapidement sa main.
- Ahsoka, je-j'ai tellement eu peur pour toi. Ça va mieux ?
- Oui, dit-elle calmement. J'ai la gorge toute sèche.
- Oh, attends, je vais te verser un verre d'eau.
Ce qu'il fit précipitamment avant de l'aider à boire. Il souleva sa tête un peu et porta le verre à ses lèvres. Celle-ci fit des mouvements lents et porta ses mains au verre et but tranquillement, mais goulument.
- Où… où suis-je ? demanda-t-elle après avoir fini de boire son eau.
- Un hôpital sur Naboo, répondu Kairos. Ton corps est en train de guérir et d'éliminer le virus.
- Est-ce que…
- Oui, vous avez réussi à contenir l'Ombre Bleu, personne n'a été infecté, répondu Kairos, lisant dans ses pensés.
Ahsoka essaya de se redresser pour s'assoir sur son lit, mais en fut incapable.
- Ouh-là, fait attention, tu es encore très faible, dit le jeune garçon en s'approchant d'Ahsoka.
- Combien de temps suis-je resté ici ?
- Ça fait quatre jours que tu es dans le coma. J'ai veillé sur toi. Tu sais, ce n'était vraiment pas beau à voir, tu as fait de nombreux cauchemars, j'ai… j'ai eu très peur pour toi.
- Merci, mais c'est passé… je me sens mieux, vraiment. Et je ne peux pas dire que je me souvienne des cauchemars que j'ai faits… dit-elle honnêtement. Tu… tu est vraiment resté tout ce temps ?
- Oui… dit-il désabuser, je n'avais pas mieux à faire que m'assurer du bon rétablissement de ma meilleure amie.
Celle-ci lui sourit tendrement.
Kairos resta au coté d'Ahsoka pendant les trois jours suivant. Celle-ci reprenait lentement des forces, même si elle se sentait déjà prête pour retourner sur le champ de bataille. Lorsqu'un docteur ou un droïde infirmier entrait dans la salle, Kairos devenait devenir invisible et les laissé s'occupé d'Ahsoka.
La jeune Togruta fut bien heureuse que Kairos passe le clair de sa journée avec elle, ils purent enfin discuter de tout et de rien, sans avoir de discussion sérieuse. Ils jouèrent même à des jeux, aux cartes ou au Dejarik par exemple.
À la surprise d'Ahsoka, Anakin vint la voir qu'une seule fois, et pour une très courte période. Elle ne l'avoua pas à Kairos, mais elle était un peu déçue que celui-ci n'ait pas passé plus de temps avec elle. Cependant, elle comprenait que son maître devait passer plus de temps avec une certaine sénatrice.
- Non ! dit Kairos plaisamment surpris. Même des maîtres Jedis ne respectent pas leurs propres règles… Kairos rit en s'imaginant le maître d'Ahsoka avec la sénatrice, après que sa jeune amie ait dévoilé leur secret à Kairos. Tu sais ce qu'on dit ; « les règles sont fait pour être enfreintes ».
Ahsoka rit un moment, puis dit :
- Tu sais, je pense que c'est la devise de mon maître. Il est devenu un expert en terme de contourner les règles du Conseil.
- Tu ne me croirais pas si je te disais que le Comte Dooku avait été dans une situation très similaire lorsqu'il était un Jedi, lui aussi est tombé en amour.
En riant de plus belle, Ahsoka confia à Kairos.
- Il n'est peut-être pas aussi inhumains que je le pensais finalement.
Les deux jeunes amis ne s'en étaient pas aperçus, mais ils avaient réussi à regagner une complicité aussi forte qu'avant leur séparation, et peut-être même plus grande. Le fait que Kairos est pus mentionné le Comte sans même qu'elle ne change d'attitude, pire, elle avait même dit quelque chose de positive à son sujet. Ils étaient dans un tel état de camaraderie qu'ils enfermaient derrière eux leur point de vue sur la guerre et leur dissension.
Du moins pour un temps.
À un moment, Ahsoka demanda à Kairos de lui expliqué, sérieusement, comment il avait fait pour maîtrisé le coté obscure. Elle partagea ses craintes, mais Kairos la rassura rapidement.
- Tu sais, les instructeurs Jedis ne nous ont pas dit toute la vérité à propos du coté obscure de la Force. On pourrait dire qu'il nous ont montré que le revers de la médaille. Le Comte Dooku, lui, m'a montré l'ensemble du tableau. Tu vois, le coté obscure est comme un sabre à double tranchant… comme un…
- Ça suffit avec les analogies..., dit Ahsoka incapable de garder son sérieux.
- Désolé. Le coté obscure, est effectivement dangereux, comme les Jedis le disent. Le coté obscure tire sont pouvoir de toutes les émotions, non pas simplement de la haine et de la peur. Oui, il est vrai que des gens peuvent devenir dépendant des pouvoirs du coté obscurs et qu'ils peuvent s'abandonné à celui-ci, mais certain réussisse à le contrôlé. Tant que l'on réussi à contrôler ses émotions tout en tirant le pouvoir de ceux-ci, il n'y a aucun danger.
- Mais, j'utilise aussi mes émotions avec le coté lumineux de la Force…
- Oui, mais le coté obscure, comme le Comte Dooku me l'a enseigné, ce qui est bien différent que l'apprentissage d'un Sith ordinaire, c'est l'apprentissage d'utiliser tout le pouvoir de la Force, tout le pouvoir qui vienne de nos émotions. Tiré l'énergie de nos sentiments. C'est apprendre à contrôler ce pouvoir. Et bien que cela sonne comme une soif de pouvoir destructrice comme les Jedis nous l'ont appris, ce ne l'est pas pour tous, pas pour moi en tout cas. Je n'ai aucune ambition d'accroitre mon pouvoir et de détruire tout les Jedis. Je suis même la preuve vivante que le coté obscure ne transforme pas en Sith n'importe qui.
- Et ce n'est pas dangereux, de… de maîtrisé ces pouvoirs… ?
Kairos acquiesça de la tête.
- Elle est là l'attrape. Effectivement, c'est dangereux. Il faut que je fasse constamment attention de ne pas me laissé emporter par mes sentiments et émotions, il faut que je me contrôle avant de maîtriser le coté obscure. L'enseignement des Jedis m'a grandement aidé ironiquement. Si je m'abandonne à mes émotions, je m'abandonne au coté obscure. Mais je t'assure que cela n'arrivera pas… pas tant que tu seras là.
Ahsoka ne comprit pas le sens de sa dernière phrase, mais la trouva néanmoins charmante.
- Le Comte m'a expliqué une chose que j'aimerais que tu comprennes, réellement. Tu vois, aujourd'hui on divise toujours les choses en deux, entre le coté lumineux et obscure, Jedis et Sith, République et Séparatiste, Bien et Mal. Tu ne trouves pas ça… simpliste de se ranger derrière un camp ou l'autre. Les choses ne sont pas aussi simples que le bien ou le mal. J'essaye moi, tout comme le Comte, de faire l'équilibre entre les deux plateaux de la balance. Les Sith eux, utilisent les émotions pour accroitre leur pouvoir, ils font l'erreur de n'utiliser que les émotions négatives et destructrice, les Jedis eux, proscrivent toute émotion, ils proscrivent l'attachement et encourage la méditation. N'y a-t-il pas un juste milieu ? Aucun des deux ne détient la vérité puisque tout deux ont une partie de la réponse. Non, il ne faut pas se laissé abandonné à nos émotions, mais on peut utilisé ses émotions, il ne faut pas les enfouir en nous comme certain Jedi. Le juste milieu se trouve quand on utilise le pouvoir de toutes nos émotions, modérément et pas seulement le négatif, mais aussi les positives. Ni les Jedis, ni les Siths, n'ont pensé à utiliser le pouvoir de la camaraderie, l'amitié, la joie, l'affection, la curiosité, l'amour…
Kairos laissa plané le dernier mot, sans même se rendre compte de son importance. Après un moment de réflexion de la part des deux jeunes amies, Ahsoka confia :
- Le coté obscure n'a vraiment pas l'air si mal quand tu l'explique, mais je ne peux m'enlever de la tête que c'est… mauvais, en quelque sorte.
- C'est ce qu'on nous as répété tout notre enfance, c'est normal qu'on voit le coté obscure ainsi. Et je dois t'avouer qu'en réalité ce n'est pas très beau. Oui c'est un peu mauvais au fond. L'entraînement du Comte Dooku… m'a poussé à bout, c'était horrible ce qu'il m'a fait certaine fois pour me poussé à me déchainé. Apprendre la voie du coté obscure c'est loin d'être une partie de plaisir. Mais une fois fini, tout est plus clair. Avec le coté lumineux et le coté obscure de la Force, j'ai appris à ne pas limité mon esprit à une vision, un camp ou un autre, un bien ou un mal. J'ai appris à faire l'harmonie, l'équilibre entre deux réalités pour prendre les points positifs de chacun. Tant que je ne laisse pas le coté obscure me débalancer, son apprentissage peut-être utiliser pour faire le bien. C'est à quoi j'aspire Ahsoka, apporter la même harmonie que j'ai trouvé en moi à la galaxie et apporter une nouvelle ère de compréhension, non pas basé sur les préjugés de bien et de mal, mais sur l'ouverture d'esprit.
Ahsoka resta un moment abasourdi par le petit discours de son ami. Elle voyait bien en lui son idéalisme et sa passion, elle pouvait être sûr que celui-ci est réellement trouvé l'équilibre dont il parlait tant. Il semblait avoir compris des choses qu'Ahsoka n'avait même pas imaginé. Elle sentit soudainement comme une fierté pour son ami et un réel désir de faire comme lui.
- Wow, Kairos… c'est vraiment… motivant. Cette histoire d'équilibre, elle semble bien plus intéressante sorti de ta bouche que de celles des instructeurs. Mais, où as tu trouvé toute ces… explications ? Je ne peux pas croire qu'un enseignement aussi… sage, vienne du Comte Dooku…
- Et pourtant, ça vient de lui. Je te rappelle qu'il a déjà été un Jedi. Il se dit Jedi encore aujourd'hui d'ailleurs…
Ahsoka, maintenant plus colérique face à la prétention du Comte répliqua :
- Comment peut-il se dire Jedi après avoir enfreint tous les codes de l'Ordre… après avoir…
- Il est convaincu d'agir pour le bien commun, rappelle toi qu'il y a aussi des innocents du coté des séparatistes… Et bien que je ne sois pas d'accord avec ses manières d'atteindre ses objectifs, je crois en sa mission de rétablir la paix à la galaxie. S'il te plait Ahsoka, quand je te dit que tout n'est pas que bien et que mal, c'est la même chose pour le Comte Dooku.
- Il reste un Sith qui apporte la destruction, dit Ahsoka durement. Est-tu sûr que tu ne te fait pas manipulé par Dooku ?
Ahsoka détourna le regard de Kairos un moment. Comment pouvait-il suivre le Comte après tout ce qu'il avait fait, tout les meurtres, toutes les atrocités ? Et il prétendait que celui-ci veuille la paix ! N'importe quoi, se dit-elle. Elle comprenait que le Comte n'était peut-être pas le mal incarné, mais il était bien assez méchant à ses yeux.
La jeune fille s'aperçu que sa colère n'était pas dirigé contre Kairos, mais contre le Comte. S'il pouvait ressortir que le positif des enseignements de Dooku sans suivre son chemin, c'était déjà bien assez. Elle n'avait pas à faire vivre sa colère à Kairos. Elle devait contrôler ses sentiments, comme celui-ci avait dit qu'il faisait.
- Désolé, mais je crois que peu importe ce que tu me diras, je ne pourrais jamais me faire à l'idée que le Comte à du bon en lui, que tu suive les enseignement… de ce Sith. Mais… toi, Kairos… je sais que tu es différent de lui. Tout ce que tu m'as expliqué… ça ne fait pas de toi un Sith. Tu es sûr de vouloir rester son apprenti ? Tu es encore un Jedi, tu peux retourner au Temple.
- Oui, Ahsoka, mais ma décision est prise. Je suis un… Jedi Gris en fait.
- Un Jedi Gris ? s'exclama la jeune Padawan surprise.
- Oui un Jedi Gris, un Jedi qui a appris à faire l'équilibre entre le coté lumineux et le coté obscure de la Force sans toute fois suivre les Jedi ou les Sith. Un entre deux en quelques sortes.
- Ça existe vraiment ou c'est un terme que tu vient d'inventer ? demanda Ahsoka blagueuse.
- Je t'assure que ça existe, le Comte me l'a affirmé. Tu pourras peut-être le confirmer en regardant des les archives Jedis.
Au bout de ces trois jours de repos, les médecins acceptèrent finalement de laissé Ahsoka retourner au front, bien qu'ils conseillèrent à Ahsoka d'éviter les combats. Ce qu'Ahsoka se ferra un plaisir d'ignorer. Elle remercia Kairos qui lui avait fait passé plus qu'un bon temps lors de son séjour hospitalier, mais celle-ci lui était vraiment reconnaissant de lui avoir expliquer son histoire d'équilibre entre le coté obscure et lumineux. Cela l'avait vraiment inspiré.
Juste avant de partir, Kairos pris la main d'Ahsoka et y plaça un engin.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda la jeune Togruta.
- C'est une sorte de balise de détresse. Je les reconfigurer spécialement pour que son signal n'atteigne que moi. Si tu as des problèmes, si il y a quoi que ce soit… tu peux m'appeler et j'apparaîtrais au bout de quelques minutes.
Reconnaissante, Ahsoka rangea le communicateur en lieu sûr. Les deux jeunes amis purent se quitté sur un simple « à la prochaine », maintenant qu'il assumais qu'il se reverrais.
