Après quelques semaines, la tension au Sénat retomba. La Ligue d'Ambrosite avait réduit considérablement son approvisionnement en arme à la République et avait même entamer des discussions avec les séparatistes pour ouvrir de nouvelle ligne commerciale. La libération de Tubrone avait été largement médiatisée partout dans la galaxie, mais les vidéos des actions répréhensibles des clones avaient été discréditées par l'appareil de presse Républicains. Tel était la propagande en temps de guerre.

Ahsoka ignorait la raison de la déclaration de neutralité de Tubrone et avait de la difficulté à croire que les clones avaient été aussi abusifs que ce que les dirigeant de Tubrone disait.

On avait reporté au Jedis que la libération de Tubrone avait été orchestrée par le Libérateur, ou le général inconnu, comme Anakin l'appelait. Cela voudrait dire que tout avait été un plan des séparatistes.

Elle essaya de se dire que tout n'était pas nécessairement blanc ou noire, comme l'avait dit Kairos, qu'il y avait peut-être une part de vrai dans les allégations de Tubrone et que leur neutralité n'est peut-être pas pour le pire.

-Eh Snips ? Tu m'entends.

Ahsoka se retourna vers son maître sortant de sa rêverie.

- Oui maître, désolé, que disiez-vous ?

- Maître Windu et maître Yoda veulent te voir. En privé… je ne sais pas ce que tu as fait, mais ils avaient l'air très sérieux… dit-il blagueur.

Ahsoka, surprise, entreprit de traverser le temple pour aller à leur rencontre. Elle se demanda qu'est-ce qui pouvait la concerner seulement elle et non pas son maître ? Avait-elle fait quelque chose de mal ? Rien de nouveau à ce qu'elle sache. Voulaient-ils la nommé Chevaliers Jedis ? Impossible, cela faisait moins qu'un an qu'elle était Padawan. Que savait-elle que son maître ne sache pas ? Kairos ? Non impossible qu'il y est un quelconque rapport.

Ahsoka essaya encore et encore d'imaginer une raison pour cet entretien sérieux, mais ne trouvait rien.


- Je dois vous féliciter Kairos, avec la neutralité de la Ligue d'Ambrosite, vous avez porté un dur coup à la République.

- J'ai surtout empêché plus de mort inutile.

Le Comte Dooku regarda son jeune apprenti avec un regard quasi réprobateur.

- Je croyais que vous aviez compris la réalité de cette guerre, tant que le chancelier contrôlera la République des innocents mourront.

- Oui, je l'ai compris. Mais pourquoi ne pouvons nous pas seulement l'exposer au grand jour pour ce qu'il est ?

- Croyez-moi, j'ai imaginé une centaine de scénario où nous pouvions attaqué le seigneur Sidious, mais aucune ne finirait bien. Il a le réel contrôle des clones, la seul armé pouvant rivaliser avec les clones est celles des Séparatistes et encore là nous ne pourront gagner avec les Jedis du coté de l'ennemie. Il faut faire confiance en le plan que nous…

Kairos n'écoutait plus, il sentait une vibration dans sa poche. Il mit la main sur l'engin et reconnu le communicateur.

- … Désolé, maître, une urgence.

Et il disparu.


Ahsoka entra dans la salle du Conseil. La porte automatique se referma derrière elle.

Il n'y avait que maître Windu et maître Yoda, assis à l'autre extrémité de la pièce.

- Vous me demandiez maîtres ?

- Oui, merci de nous avoir rejoint. Approche jeune Ahsoka, nous voulions te demander ton aide, dit maître Windu.

Ahsoka incertaine s'avança.

- Je crois que tu te souviens du jeune Kairos ?

Surprise, suivi de peur. Ahsoka entendit ses mots et ressenti comme un coup de poing dans l'estomac. Que voulaient-ils ?

- Euh… o… oui. Kairos est… mort.

Elle dit cela avec difficulté, pris de surprise et forcé de mentir, son cœur battait la chamade.

Les deux maître Jedis se regardèrent un instant, puis Windu continua.

- Oui, du moins c'est ce que nous croyions.

- L'avoir vu, tu m'a confié, continua maître Yoda. En savoir plus, nous voulons.

Ahsoka qui avait de la difficulté à garder son calme répondit :

- Mais vous m'aviez dit que je l'avais imaginé, maître.

- De tes souvenirs, le jeune Kairos pouvait venir. Mais, d'un autre origine, tes visions peuvent être.

- Des indices nous porte à croire qu'il est toujours vivant, trancha maître Windu.

Ahsoka commença à paniquer, que devait-elle dire ? Elle n'aurais jamais pensé qu'elle se retrouverait dans une situation comme celle-ci où elle devrait choisir entre sa loyauté pour Kairos ou pour l'Ordre Jedi.

- Qu… qu'est-ce qui vous fait dire qu'il est toujours en vie ?

Elle savait qu'ils savaient. Elle savait qu'elle ne pouvait mentir à ces deux maîtres Jedis.

Maître Windu, se tourna vers maître Yoda qui acquiesça de la tête.

- Il y a quelques mois, un croiseur clone nous a appelé à l'aide. Il nous a aussi envoyé cette vidéo de surveillance, dit Windu en tendant un DataPad à Ahsoka.

Elle prit le DataPad, réprimant ses tremblements.

Et ce qu'elle vit la remplie d'horreur. Elle voyait un homme, massacrant des clones avec son sabre laser. Ce ne pouvait être lui.

- Nous croyons que ce Sith pourrait être Kairos.

- Non.

Les deux Jedis ignorèrent la détresse de la jeune Padawan.

- Ahsoka, il est entré en contact avec toi n'est-ce pas ?

- Lui parlez, nous voulions. Le sauver du coté obscure, nous pouvons.

- Mais… mais… vous… vous ne comprenez pas.

Quelques larmes perlèrent des yeux d'Ahsoka, elle était accablée. Ce ne pouvait pas être lui, non, pas lui. Elle continuait à regarder la vidéo en boucle et tentait de ce convaincre du contraire.

- Aurais-tu un moyen de le contacter ? De le convaincre de revenir, d'au moins parlé avec nous ?

Soudainement, Ahsoka se souvenu.


C'était un doux paysage. Le soleil couché et un mince vent se levaient. La prairie était paisible et illuminé d'une lumière orange. La température était assez chaude malgré le vent qui soufflait tranquillement sur l'herbe. À une centaine de pas du vaisseaux, sur une colline au milieu de la prairie, se tenait un Genévrier solitaire, il commençait à fleurir, bien que la saison soit encore loin.

Elle était accoté à l'unique arbre et l'attendait.

Il s'approcha mais ne pouvait voir son visage, elle avait le regard baissé. Elle ne le remarquait pas malgré le fait qu'il prenne tout son temps pour s'approcher d'elle. Mais elle restait silencieuse. Il attendit sa réaction, pourquoi l'avait-il appelé ?

Ahsoka monta finalement son regard vers Kairos. Il pris une grande respiration.

Il y avait quelques larmes séchées sur le visage de la Togruta, elle avait un regard dure et hostile, mais sans haine et sans colère, éveillé, mais las.

- Est-ce que c'est vrai ? dit-elle en se levant.

Kairos ne dit rien, comprenant que quelque chose n'allait pas.

- Est-ce que c'est vrai… tu les a tué, comme ça, comme un Sith sans aucun remords.

Qu'avait-elle appris, que lui avait-on montré pour qu'elle se retourne contre lui, il ne savait pas.

- TU VAS ME RÉPONDRE ! cria Ahsoka. Je ne sais plus quoi croire ! Tu as vraiment massacré tous ses clones sur ce vaisseau.

Il comprenait, elle savait. Il l'avait pourtant averti.

- Oui. Je l'ai fait, dit-il en s'asseyant dans l'herbe.

Ahsoka, horrifié un instant baissa son regard vers Kairos. Il évitait son regard.

- Je… je pensais que tu n'étais pas comme lui… que tu étais meilleur.

- Ahsoka, je t'ai dit que cela n'avait pas été facile pour moi. Je t'ai dit que j'avais fait des choses horribles.

C'est vrai qu'il lui avait dit. Mais, elle n'y avait pas vraiment pensé, elle ne voulait pas savoir.

- Tu… tu les as tous tué ! Tu…

- Oui, je sais Ahsoka. Et je le regrette à chaque jour. C'était de la violence inutile, de la barbarie, c'était le Comte qui m'a poussé à faire cela, c'est lui qui m'a manipulé, qui ma forcer à les tuer.

Kairos commençait à se fâcher, et quand Ahsoka remarqua que celui-ci était aussi déstabilisé, aussi brisé qu'elle, elle compris.

- Il m'a fait connaître le coté obscure et j'ai du m'y abandonner pour pouvoir le maîtrisé finalement. Voilà pourquoi je te demandais pardon, pour tout ce que j'ai fait au nom du coté obscur, du Comte Dooku et de l'harmonie que je cherchais.

Elle comprenais maintenant, ce qui lui était réellement arriver. Elle ne pouvait lui en vouloir, du moins pas complètement. Il avait essayé de la prévenir, il avait essayé de lui expliquer et elle se souvenait avoir partagé sa douleur, pour un moment.

Elle s'assit à ses cotés, inexplicablement attiré. Il l'avait toujours protégé, il avait toujours veillé sur elle, mais Ahsoka aussi. S'était elle qui l'avait supporté dans ses moments difficiles. Ils avaient toujours été là l'un pour l'autre, quand il en avait vraiment besoin.

Réprimant sa tristesse et sa colère, Kairos continua d'une voix plus dure :

- C'est Dooku qui m'a fait croire que tu était morte, qui m'a ordonné de tuer ces clones, qui m'a poussé à la rage, au coté obscure. Je suis désolé Ahsoka, mais il m'avait dit que c'était eux qui t'avaient tué. Et il a utilisé le coté obscure pour réveiller ma colère et les tuer. Le coté obscure que j'ai accepté.

Bien que les paroles étaient blessantes, Ahsoka se sentait incapable de l'abandonner, pas après tout ce qu'ils avaient traversé, ce qu'il avait fait pour elle. Il ne lui avait pas caché la vérité, c'était elle qui avait refusé de la voir.

Elle se demanda comment elle pouvait être aussi indulgente, compréhensive. Mais n'était-ce pas ce qu'elle avait toujours fait avec le seul et unique jeune garçon qui lui importait dans sa jeunesse.

Elle pris la main de son ami et celui-ci releva son regard pour se perdre dans celui d'Ahsoka.

Comment-ce faisait-il qu'elle le pardonne ? Comment-ce faisait-il qu'elle ne lui en voulait plus se demanda Kairos ? Son acte était inexcusable…

Le vent souffla sur leur deux visage illuminé du soleil irradiant. Un court moment passa et Kairos redonna la main de son amie.

- Je n'ai jamais voulu te cacher quoique ce soit, mais j'avais peur qu'après tout ce que j'ai fait, que je te perde encore. Je voulais te dire la vérité sans te faire peur. J'aimerais me racheter Ahsoka, vraiment.

Ahsoka réfléchit une seconde puis dit :

- Tu le peux, reviens au temple Jedi, parle à maître Yoda.

- Ahsoka tu sais que…

- Si tu ne le fait pas pour eux, fait le pour moi.

Kairos fixa Ahsoka un moment. Il fit un léger signe de tête et se leva. Ahsoka se leva elle aussi et s'approcha de Kairos. Si il y avait bien une personne qui pourrait le pardonner c'était maître Yoda… il comprendrait.

- J'aimerais te montrer quelque chose avant.

- Quoi ?

- Tu verras, répondit Kairos.

Il se tourna vers Ahsoka et lui demanda :

- Tu me fais confiance ?

Elle le fixa, puis dit :

- Oui.

Elle n'avait pas hésité, elle avait simplement appréhendé l'étendue de ce que cela voulait dire.

- Ferme tes yeux.

Elle s'exécuta.


Soudainement, elle n'entendait plus la douce brise, mais le brouhaha d'un village.

- Tu peux ouvrir les yeux maintenant.

Elle ouvrit les yeux et se retrouva sur une autre planète. Le soleil, plus jaune qu'orange, était haut dans le ciel et elle se retrouvait dans un village rempli de vie.

- Qu'est-ce que tu as fait ? Où sommes-nous ?

- J'ai ralenti le temps et je t'ai emmené dans ce village sans que tu ne t'en rendes compte.

- Tu peux faire ça ? demanda-t-elle curieuse.

- Oui, dit-il gentiment.

Ahsoka fut embarrassé une seconde, pensant au fait que Kairos pouvait arrêter le temps sans qu'elle le sache.

- Nous sommes sur Tubrone, je suis sûr que tu en a entendu parlé.

Surprise, Ahsoka regarda autour d'elle. Plusieurs Tubronois du petit village s'afférait à rebâtir des maisons, des enfants jouaient en courant dans les rues.

- Je voulais te montrer que j'ai faite de bonnes choses aussi.

- Hein, comment ça des bonnes choses ?

- Quel est ton avis sur la neutralité de Tubrone et de la Ligue d'Ambrosite ?

- Eh bien… commença Ahsoka en regardant autour d'elle. Je crois que ce n'est pas aussi mal que ça ne le paraît, dans la République. Ils ont droit à leur neutralité.

- Et à propos de la libération de Tubrone ?

Ahsoka s'arrêta un moment pour savoir où Kairos allait avec ces questions.

- Les Jedis croit que c'est un acte commandité par les Séparatistes.

- Mais toi ? Qu'en pense tu ? Quelle aurait été la meilleure alternative pour Tubrone ? Le fait que Tubrone soit libre ou sous contrôle des clones ?

- … j'ai entendu les rumeurs à propos des clones, mais je ne suis pas sur que ce soit la vérité.

Kairos regarda Ahsoka un moment puis dit :

- J'ai libéré Tubrone, du moins j'ai aidé.

- Quoi ?! s'exclama Ahsoka.

- Oui, j'ai repoussé les clones envahisseurs de la planète et détruit tout les droïdes séparatistes pour rendre la liberté au peuple de Tubrone, pour les sauver de la guerre dévastatrice.

- Comment ? dit Ahsoka, toujours éberlué.

- J'aimerais que tu rencontres quelqu'un.

Un homme dans la quarantaine s'approcha des deux jeunes Jedis.

- Voici, Hu-Yin, ancien chef de la Force de Libération de Tubrone dans la zone sous contrôle clone. Hu-Yin, voici Ahsoka, une amie.

- Heureux de faire votre connaissance, dit l'homme en faisant la révérence.

- WOW, Kairos ralenti un peu ! Tu sais, tu n'est vraiment pas doué pour me parlé… il y a cinq minutes on parlais de… tu sais quoi et maintenant tu me largue sur Tubrone et m'avoue que tu as libérer la planète avec l'aide d'un rebelle ? T'es fou ou quoi, tu veux que je fasse une crise cardiaque ?

Kairos s'excusa auprès de Hu-Yin et dit à Ahsoka qu'il voulait lui expliquer et lui montrer ce qu'il avait fait de bien. Il lui expliqua comment il avait appris la situation à Tubrone, comment le peuple était opprimé et par les droïdes et par les clones.

Ahsoka répéta à Kairos qu'elle avait de la difficulté à croire que les clones soient aussi cruel, qu'elle travaillait avec eux tout les jours et qu'il n'était pas comme certain les avaient décrit.

Kairos laissa Hu-Yin expliqué à Ahsoka ce qu'il avait vécut, la vérité.

- Tout ce qu'on dit était vraie, malheureusement, madame. Au début, il restait en orbite s'assurant qu'aucun séparatiste ne tente d'invasion, mais par après, ils ont descendu dans les villes, ils ont tassé du pouvoir nos dirigeant déclarant la loi martiale, ils ont commencé à punir tout ceux qui ne répondait pas à leur ordres…

Plus qu'Ahsoka écoutait Hu-Yin, plus elle était convaincue, mais aussi inconfortable. Comment ces clones pouvaient être aussi différent de ceux qu'elle connaissait.

- … Les clones ne font qu'obéir aux ordres, leur attitude est dictée par leur commandant, sur Tubrone, leur général était un homme nommé Romil, un officier de la Garde Républicaine, et il était un vrai tyran.

- Pourquoi n'avez vous pas contacter la République ou le Conseil Jedi, on auraient pus arrêter l'occupation…

- Nous avons essayé, croyez-moi, mais bien que nos messages se soient rendus à la République, aucune réponse n'est venue. Il a fallu l'aide de notre ami commun, pour que la vérité se rende au reste de la Ligue d'Ambrosite. Nous lui devons notre liberté.


Ahsoka et Kairos s'assirent sur un banc après une courte marche à travers le village. Ahsoka était accablé par toutes les révélations de son ami. Leurs vies s'étaient complètement séparé et avait pris des chemins totalement opposés. Elle avait l'impression de ne plus connaître Kairos, mais, en même temps, le comprendre plus que jamais.

Il avait libéré une planète de l'oppression de mauvaise troupe, de la guerre. Elle avait entendu, en marchant dans les rues, des citoyens Tubronois dire combien ils étaient heureux que la guerre se soit achevé pour eux, que les clones soient parti, qu'ils puissent afin reconstruire.

Oui, Kairos était responsable de la mort de plusieurs de ses clones à ce qu'il paraissait, mais il avait détruit encore plus de droïde selon la version de Hu-Yin.

Les rebelles n'avaient pas chassé les clones pour le pouvoir, la preuve, leur chef n'était qu'un simple maire d'un village. Ils avaient tous souffert et Kairos avait vraiment fait la bonne chose, il les avait aidé.

Ahsoka comprenait finalement le dilemme dans lequel était Kairos. Il n'était pas du coté de la République comme elle. Elle avait détruit des centaines de droïdes, mais elle n'avait aucun remord, car aucunes de ses victimes n'étaient vivants, mais Kairos lui, devait se battre contre des êtres en chaires et en os, cette guerre était bien plus difficile pour lui que pour elle.

Elle ne savait plus si elle devait être fâché contre Kairos parce qu'il avait tué des clones ou être heureuse qu'il ait sauvé la population d'une planète entière.

- Kairos, je ne sais pas quoi pensé… tout ça, tu as le don de me mettre sens dessus dessous. Tu sembles avoir sauvé tant de vie, mais en avoir enlevé autant.

- Je comprends, mais tu sais, je n'ai jamais connu de clone, pour moi comme pour les Tubronois, comme pour les séparatistes et d'autres, ils sont l'équivalent des droïdes. Des soldats sans cœur. Je ne dis pas que je ne regrette pas d'avoir du les combattre, mais ils sont des soldats saccarifiable pour la République et je crois que la vie des Tubronois vaut bien plus que la leur.

- Ils ne sont pas toute les mêmes, tu le saurais si tu les connaîtrais. Ils ne sont pas que de simple machine. Ils sont des hommes…

Kairos pris un moment de réflexion, il n'était pas sûr de ce que disait Ahsoka, mais il était prêt à la croie après tout ce qu'elle avait fait pour lui.

- … Je te crois.

Un nouveau silence s'installa chez les deux jeunes Jedis. Ahsoka tentait de faire le tri dans ses sentiments et ses pensées et après un moment elle put enfin articulé.

- Je… Tu disais vouloir te racheter. Je crois que ce tu as fait, ici, est très brave et très honorable. Je n'aurais peut-être pas fait la même chose, mais c'est parce que je combats au coté de la République, avec les autres Jedis. Kairos, reviens au Temple Jedi, je suis certain que maître Yoda comprendra tout et tout rentrera dans l'ordre.

Kairos regarda Ahsoka avec une mine sombre. Voilà où elle se trompait, mais encore une fois, il ferait ce qu'elle demandera.

- Je te suivrais, même si je suis convaincu du contraire.


Les deux jeunes amies retournèrent en un instant, grâce au pouvoir de Kairos, à la planète de leur rencontrent, prirent le vaisseau d'Ahsoka et se dirigèrent vers Coruscant. Le trajet se fit principalement dans le silence après que Kairos ait tenté d'expliquer à Ahsoka, sans succès, pourquoi il pensait que les Jedis ne l'accepterait pas. Elle l'avait peut-être pardonné pour ce qu'il avait fait, mais les Jedis ne seraient pas du même avis selon lui.

Le vaisseau se posa devant le Temple et Kairos suivit Ahsoka de prêt. C'était vraiment étrange de revoir le Temple Jedi après tout ce temps, on dirait que ça faisait une éternité qui l'avait quitté.

Il entra à la suite de son amie et la suivit dans le grand couloir qui les mènerait à la tour de la salle du Conseil. Il vu des Jedis posé des yeux interrogateurs sur lui, mais les ignora. Il n'avait certainement pas le style vestimentaire des Jedis, mais au moins il n'avait pas celui des Siths.

Pendant qu'ils se dirigeaient vers la salle du Conseil, Ahsoka et Kairos croisèrent Anakin Skywalker qui arrêta sa Padawan, souriant.

- Hey, Snips ! Tu vas me dire ce que maître Windu et Yoda te voulaient ? Ils ne m'ont rien dit jusqu'à maintenant… Ça à rapport avec ton ami ici, dit-il en portant son attention vers Kairos.

Anakin dévisagea Kairos sentant un étrange lien avec ce jeune garçon, il ignorait que celui-ci ressentait le même lien.

Ahsoka voulant en finir tenta de presser le pas.

- Oh, maître. Euh oui, maître Windu veut nous voir d'urgence, vous pourriez lui parler plus tard…

Anakin qui n'avait pas cessé de dévisager Kairos ne répondit qu'un simple « Ok » et reparti en direction opposé, lançant un dernier regard vers Kairos. Il n'avait pas du tout apprécié l'étrange lien avec Kairos, il se sentait menacé et repoussé par ce jeune garçon tout en sentant une certaine synergie. Plus vite il serait loin du garçon, plus vite il se sentirait mieux.

Kairos qui avait vécut une expérience similaire ne s'était pas senti menacé, mais avait ressenti une certaine rivalité. Il se promit de se renseigner sur le célèbre Jedi et sur l'étrange lien qu'il ressentait.

Ils arrivèrent finalement devant la salle du Conseil.

Les deux jeunes Jedis s'échangèrent un dernier regard avant d'entrer dans la salle. Aucun des deux ne savaient à quoi s'attendre.


Ahsoka entra la première, suivit de Kairos.

La salle du Conseil était remplie, plusieurs maîtres Jedis y étaient assis ainsi que quelques hologrammes. Maître Yoda les accueillit.

- Avoir mené Kairos à nous, te remercions Ahsoka. La bienvenue, nous te souhaitons, Kairos.

- Merci, maître Yoda, dit Kairos voulant paraître amicale.

- Padawan Tano, nous nous occuperons de Kairos à partir d'ici, tu peux quitter la salle du Conseil, dit maître Windu.

- Mais…

- Ahsoka, commença Obi-Wan, s'il te plait, nous devons lui parler seul.

Hésitante, Ahsoka sorti de la salle se demandant ce qu'il allait advenir de Kairos. La porte se referma derrière elle et alors qu'elle allait rejoindre son maître elle entendit une voix familière.

- Je veux que tu sois là Ahsoka, que tu voies ce qu'ils vont faire. Ne panique pas, je vais te déplacer dans la salle du Conseil et te placer dans une bulle d'invisibilité. Ne bouge pas et reste silencieuse.

L'instant d'après elle se retrouvait dans la salle du Conseil, en retrait dans un coin où aucun maître Jedi n'était assis. Elle retenu un petit cris de surprise.

- Kairos Ananke, nous te pensions mort, dit maître Windu.

- Et je croyais que vous m'aviez laissé pour mort. Je vois que j'avais raison.

- Nous ignorions complètement ce qui était advenu de vous, dans le Pelta, nous pensions que le général Grievous avait détruit la navette et tout le personnel à son bord.

- Eh bien, vous vous êtes trompez, un vaisseau contenant Ahsoka et d'autre clones c'est échappé grâce à notre intervention. Et j'ai été fait prisonnier par le général Grievous.

Des murmures de surprises fustigèrent de la part de certains maîtres Jedis.

- Avec tout le respect que je te dois, Kairos, je connais le général Grievous et il ne fait jamais de prisonniers, s'exclama Obi-Wan Kenobi. C'est pourquoi nous t'avons cru mort.

- Il semble avoir fait une exception, répondit Kairos.

Il se retourna devant Windu et Yoda.

- Grievous m'a livré au Comte Dooku, qui après m'avoir gardé captif, drogué, menti, m'a aussi expliquer des vérités que vous nous aviez cachez. Par exemple, qu'il était autrefois un Jedi.

- Un bon élève, Dooku était, mais aveuglé il est devenu, dit maître Yoda.

- Qui êtes vous pour dire que quelqu'un est aveuglé ? répondit Kairos cinglant. Peut-être est-ce nous tous qui sommes aveuglé, qui ne voyons pas le tableau dans son ensemble ? Peu importe, je suis devenu son apprenti, pour survivre, mais aussi pour apprendre la vérité, parce que je croyais pouvoir faire un réel changement. La suite vous la connaissez.

Maître Windu lança un regard à maître Yoda et dit :

- Alors, c'est toi qui as massacré les clones du Black Raven ?

- Oui, répondit Kairos. Et je le regrette, le Comte m'a manipulé et m'a poussé à les tuer.

- Et qu'a tu fait quand tu as appris qu'il te manipulait ? demanda maître Windu.

- Je lui ai dit que je ne tuerais plus pour lui.

- Mais tu es resté son apprenti ?

- Oui.

Les maîtres Jedis semblaient consternés.

- J'avais besoin d'un maître ouvert d'esprit, qui ne se limite pas à enseigner un des coté de la Force, mais les deux. Qui ne s'arrêtait pas pour dire que les Républicains étaient le mal incarné, qui expliquait les deux réalité, République et Confédération des Systèmes indépendant. Car vous semblez avoir oublier que cette guerre est une guerre d'indépendance, une oppression d'une minorité sécessionniste.

Les maîtres commençaient à murmurer entre eux.

- Vous le sentez maître ? demanda Windu à Yoda.

- Oui, grand est le coté obscure en lui… la perturbation, tous nous l'avons senti.

Kairos regarda éberlué les deux maître Jedis.

- Mais qu'en est-il du coté lumineux maître Yoda ? Ne pouvez-vous pas voir plus loin qu'un coté ou l'autre ! Le Comte m'a appris à maîtriser le coté obscure et à faire l'harmonie avec les deux cotés de la Force.

- Je vois que l'idéologie du Comte s'est imprégnée sur toi, dit Windu.

- Te Corrompre, le Comte a réussi.

- Que vous êtes bornés ! s'exclama Kairos qui perdait patience. Au lieu d'accuser tenté de comprendre…

- Nous avons compris depuis longtemps que le Comte essaye de se faire une armée de Sith, Kairos. Tu n'es qu'un autre pion dans son jeu.

Ahsoka, tétanisé par la scène ne pouvait bouger, tout se passait si vite. Elle vu maître Windu faire signe de tête.

Deux maîtres Jedis se levèrent derrière Kairos et en un éclair lui mirent les menottes et lui prirent son sabre. Mais Kairos restait de marbre, pas le moindre surpris par la tentative.

- Que comptez-vous faire, m'arrêter ? Pourquoi ?

- Tu as tués plusieurs clones, Kairos. Tu es devenu un Sith, tu es devenu dangereux.

Kairos échappa un rire forcé.

- VOUS m'accuser de meurtre ? Au plein milieu d'une guerre où on doit se battre pour survivre. N'oubliez-vous pas que c'est VOUS, maîtres Jedis, qui utilisez les clones comme chaire à canon, n'oubliez-vous pas que vous envoyé des milliers si ce n'est pas des millions de clones se faire tué au combat, dans une guerre qui n'est pas la votre, pour écraser une rébellion, une confédération de système qui veulent quitté la République…

- Ce… Nous ne parlons pas de la guerre, mais de ce que tu as fait, dit maître Windu, pourtant convaincu.

- Ok bien, vous pouvez avoir votre opinion, vous pouvez vous tromper et tuer encore plus de clones dans une guerre inutile qui ne menace que la liberté d'innocents. Mais ce n'est pas moi qui aurai la mort des peuples et des armées de clones sur la conscience. Mon fardeau est suffisant. Oui j'ai tué ces clones par erreurs, mais de soldats à soldats, maître Windu, car oui, vous êtes tous devenu soldats, maîtres Jedis, si vous auriez été dans ma situation vous aurez fait la même chose.

Aucun Jedis ne parla, certain semblait en réflexion, deux se tenait proche de Kairos pour l'empêcher de faire quoique ce soit et maître Yoda semblait méditer.

- Alors ? Qu'allez-vous faire de moi. Vous m'avez enchaîner, mais vous n'aller pas me tué, c'est contraire au code, donc quoi, vous allez m'enfermer ?

Maître Windu dit durement :

- Nous allons juger tes actes. Que ceux qui croient que Kairos Ananke, ici présent, soit coupable du massacre des clones du Black Raven, de coopération avec l'ennemi et d'avoir choisi la voie des Siths lèvent la main. Que les autres s'abstiennent.

Un à un, les maîtres Jedis levèrent leur mains, d'autre plus hésitant, d'autre décisif, sous le regard interrogateur, méprisant et trahis de Kairos. Quelques uns s'abstenir, mais la majorité avait parlé.

- Kairos Ananke, au nom du Conseil des Jedis, je te déclare coupable.

- Et que comptez-vous faire. Dites le moi…

- Tu seras enfermé, où tu ne pourras blessé personne…

- Combien de temps hein ? Combien de temps me garderez-vous enfermer ? Jusqu'à ma mort ? Vous allez cacher mon existence et me laissez pour mort à nouveau ?

- … Tu sera placé sous bonne garde le temps nécessaire…

- Le temps nécessaire ! Vous n'osez pas le dire avec vos propres mots, car vous savez que m'enfermer revient à détruire une autre vie.

- Emmenez-le, dit Windu au deux maîtres Jedis proche de Kairos.

Ahsoka voyait devant elle se dérouler des évènements qu'elle ne comprenait pas, comme pouvait-ils tous êtres aussi dure.

Mais les deux Jedis ne bougeaient pas. Kairos reprit son sabre laser des mains de l'un, ses menottes disparu, évaporé.

Il avait accéléré le temps autour de ces menottes jusqu'à ce qu'elle ne soit plus que des cendres et avait ralenti le temps pour les deux Jedis.

- Non, maître Windu, je refuse d'être enfermé pour toute ma vie, pas tant que je pourrais arrêter cette guerre.

Des maîtres Jedis se levèrent indigné.

- Écoutez-moi, je ne suis pas votre ennemi. Le chancelier l'est, il est un seigneur Sith et il est celui qui a causé cette guerre avec le Comte Dooku. Avec mes pouvoirs, je peux l'arrêter.

Confusions au sein des maîtres Jedis, certain essayèrent d'aider leur collègues figés, d'autre restait abasourdi, d'autre écoutait Kairos, comme Obi-Wan à qui on disait pour la deuxième fois que le chancelier était un Sith. Maître Yoda semblait vouloir calmé les choses, mais ne faisait rien et maître Windu ne croyait pas Kairos.

- Le Comte te manipule Kairos ! Qu'as-tu fait ?

- Je contrôle le temps, j'ai le pouvoir d'arrêter cette guerre si vous m'aider…

Des maîtres Jedis ouvrirent leur sabre laser, mais Kairos les figea eux aussi dans le temps.

Ahsoka ne savait pas quoi faire. Rien ne se passait comme prévu… Elle peinait à rester debout, à choisir entre Kairos et les Jedis. Devait-elle intervenir, qui devait-elle aider…

- Relâche les tout de suite, cria maître Windu.

- Bien, dit Kairos, raisonnable, voulant prouver à tout prix au Jedis qu'il n'était pas une menace.

Et il s'exécuta, mais certains Jedis affolé devant les pouvoirs de Kairos ne baissèrent pas leur garde.

Kairos senti son sabre laser se faire enlever par un maître Jedi derrière lui, il se tourna par réflexe et le poussa avec la Force. Un autre Jedi, sabre en main s'avança vers Kairos et celui-ci le figea avec le temps. Encerclé, Kairos ne savait où donner de la tête. Il se retourna et vu deux Jedis, sabre laser activé, il ne les quitta pas des yeux s'assurant qu'il ne ferait aucun geste brusque.

- KAIROS, DERRIÈRE TOI.

Kairos se tourna en direction de la voix d'Ahsoka, devant lui. Coup à la tête par derrière, il s'évanouit.

Ahsoka vient d'apparaître dans la salle pour les maîtres Jedis. Elle n'a pas agis à temps. Maître Windu est derrière Kairos, sabre fermé à la main, ayant fait perdre connaissance à Kairos.

- QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FAIT ? cria Ahsoka.

Surpris, maître Windu se défendit.

- Il était trop puissant. Il a attaqué…

Des maîtres Jedis essayait de réveiller ceux qui étaient déjà ralenti par le temps, tout à fait perdu devant un pouvoir qu'il n'avait jamais vu.

- Il… il a dit qu'il contrôle le temps.

- C'est impossible, aucun Jedi, ni aucun Sith ne pourrait avoir d'aussi grands pouvoirs.

- Écoutez-moi, je crois qu'il a raison à propos du chancelier.

C'est le chaos, les Jedis ne s'écoutaient même plus. Ahsoka ne comprenait pas comment les maîtres pouvaient être tout aussi indiscipliné et déstabilisé, cela ne faisait aucun sens.

- La perturbation, plus forte nous la ressentons, dit maître Yoda. Son pouvoir, anormal, voilà la cause. Jamais vu, un tel pouvoir a été. Trop dangereux, pour nous, pour l'univers il est.

- Quoi, s'exclama Ahsoka, non il n'est pas dangereux.

- Déstabilisé la Force, son pouvoir a.

Maître Windu, jeta un regard à Yoda qui acquiesça de la tête.

Il activa son sabre laser et s'approcha de Kairos. Il dit en ne s'adressant à personne en particulier, toujours surpris d'avoir frappé un jeune garçon.

- Désolé, mais c'est trop dangereux, rien ne pourrait l'arrêter, l'enfermer…

Il leva son sabre s'apprêtant à porté le coup de grâce.

- NON !

Ahsoka poussa maître Windu avec la Force et il trébucha, manquant d'achever Kairos.

Des yeux s'ouvrir.


Le temps se figea.


Kairos regarda autour de lui, Ahsoka poussant maître Windu, des Jedis, sabre en main qui s'apprêtait à l'attaquer, d'autre aidant leur confrère. Maître Yoda qui semblait déstabilisé pour la première fois de sa vie. Il s'approcha d'Ahsoka qui venait de le sauver.

Il la regarda, reconnaissant, mais aussi attristé… Elle ne l'avait pas cru et voilà ce que ça donnait. Certains Jedis étaient trop fermé d'esprit. Si enfermé dans leur doctrine qu'il ne pouvait envisagé de se trompé, de faire des erreurs. Incapable de faire face à l'inconnu, prêt à sacrifier leur code devant ce qu'il ne comprenait pas.

Il ne leur en voulait pas, ils avaient été victime d'un endoctrinement millénaire, lui aussi. Il ne pouvait faire confiance ni aux Jedis, ni au Comte. Peut-être même qu'il ne pouvait se faire confiance. S'il avait fait un faux pas, il aurait pus tous les tués ou se faire tué en s'abandonnant au coté obscure.

Personne n'avait la vérité absolue et s'étaient si difficile de partager son point de vue avec d'autre.

Il n'y avait peut-être qu'une seule personne en lequel il pouvait avoir confiance.

Ahsoka.


Le vent soufflait, sur l'herbe. La lumière illuminait le genévrier renaissant. Ahsoka trébucha.

- Aïe… Quoi ? Que… que…

Elle remarqua Kairos assis dans l'herbe, à coté d'elle. Il dit calmement.

- Tout va bien maintenant. Reprends ton souffle.

Les maîtres Jedis n'étaient plus, là. Elle n'était plus dans la salle du Conseil. Elle était sur la planète où elle avait appelé Kairos. Elle remarqua pour la première fois le magnifique panorama. La première fois qu'elle était arrivée sur la planète, elle n'y avait pas fait attention. Maintenant qu'elle reprenait son souffle et détendait ses muscles tendus, elle regarda Kairos. Il semblait paisible ce qui calma Ahsoka aussitôt.

- Que s'est-il passé ? Qu'as-tu fait ?

- Tout est terminé…

Toujours sur l'adrénaline, Ahsoka s'exclama :

- Tu n'a pas…

- …Non, je veux dire que rien ne s'est passé. Laisse moi t'expliquer.

Ayant de la difficulté à contenir ses émotions, Ahsoka échappa dans un murmure :

- Tout est allé trop vite… Pourquoi…

Kairos mis sa main sur l'épaule de son ami. Et soutenu son regard. Ahsoka soutenu le siens. Petit à petit, elle se calma, jusqu'à ce qu'elle dise :

- Désolé de m'avoir emporté, mais… mais… je ne comprends pas.

- Nous sommes retourné dans le temps. Tout ce que tu as vu, entendu, c'était réel, mais après que maître Windu m'ait blessé et que tu m'as sauvé, je suis revenu ici et j'ai renversé le cours du temps pour retourner dans le passé, jusqu'au moment où je suis arrivé ici.

Il s'arrêta, observant le paysage. Ahsoka encaissait la nouvelle. Après un autre long moment elle reprit la parole :

- Je crois que je m'habitue à tes surprises finalement. Kairos… depuis qu'on s'est revu… tout semble être devenu… impossible. Toi, enlevé par le Comte, pouvant contrôlé le temps, qui m'a sauvé la vie je ne sais plus combien de fois, qui ait devenu un hybride entre Jedi et Sith tout en te battant pour une planète entière, toi, qui a… éliminé… ces clones et qui reviens dans le temps après… après les Jedis et tout ça…

Un autre moment de silence passa, Kairos ne sachant pas trop s'il devait laisser du temps à Ahsoka ou faire quelque chose.

- Je crois devenir folle, mais je sais que tout cela est bien réel. Je sais que tu es réel… mais… c'est trop. Je croyais comprendre… Je croyais que les maîtres Jedis comprendraient, pas qu'ils iraient jusqu'à te… t'enfermer et d'essayer de… de…

- Merci Ahsoka.

Kairos prit soudainement Ahsoka dans ses bras.

- Hein ? Quoi ?

Elle ne le repoussa pas, mais trouva un léger réconfort dans ses bras, bien qu'il semble que ce soit lui qui en ait le plus besoin qu'elle.

- Merci, j'ai compris que c'est dure pour toi tout ceci et je te remercie du fond de mon cœur pour avoir gardé confiance en moi. Pour… m'avoir compris. Tu n'as pas idée de ce que c'est de vivre cette… folie que tu as décrit, mais tu es là… et tu la partages avec moi. Merci.

Ahsoka serra Kairos. Trop fatigué pour laissé sortir ses émotions, mais assez pour supporter son ami. Elle ne pouvait plus s'empêcher de penser que si tout cela avait été dur pour elle que cela l'avait été encore plus difficile pour lui. La jeune Togruta ne put s'empêcher de se sentir coupable.

Une minute passa, une minute pour l'univers, une minute pour Kairos, une pour Ahsoka.

Le temps était étrange des fois.

Ils se séparèrent.

- Donc… Rien ne s'est produit, les Jedis ne savent pas que tu as des pouvoirs ?

- Ils ne sauront même pas que j'ai été sur le Black Raven, la vidéo n'existe plus.

- Mais comment puis-je me souvenir de tout si eux on tout oublier.

- Cela marche comme avec la bulle d'invisibilité que je t'ai expliqué. J'ai fait revenir le temps de l'univers, du moins de la galaxie, jusqu'à maintenant, avant que tout ne se passe, mais j'ai laissé le temps intact pour moi et toi.

Ahsoka eu un flash soudainement, quelque chose qui venait de se placer dans son esprit, quelque chose qui faisait enfin du sens.

- Kairos, ton pouvoir…

- Je sais… ils l'ont dit… c'est incommensurable, anormal, dangereux… compléta Kairos dégouté par lui même.

- Non. Non Kairos. C'est un vrai don. Ce contrôle du temps… cela va au delà du coté lumineux ou obscure de la Force… c'est un don qui t'a été accordé. Je refuse de croire qu'il est dangereux, je sais que tu peux faire le bien avec, que tu vas le faire. Si mon erreur est de trop croire en toi, soit ! Mais je ne veux plus douter, j'ai et j'ai toujours eu confiance en toi. Les Jedis sont sage, mais ils ne te connaissent pas comme je te connais. Je sais que tu sauveras beaucoup de gens grâce à tes pouvoirs, comme tu m'as déjà sauvé.

Ahsoka avait parlé avec son cœur et elle comprenait maintenant. Elle comprenait qu'elle aimait Kairos. Et que son don, son pouvoir ne faisait pas de lui une abomination. Que ce soit ses craintes, les manipulations du Comtes ou les menaces des Jedis, rien, absolument rien ne changera son Kairos, le protecteur, l'idéaliste, rien ne lui arriverait, elle s'en assurerait.

Celui-ci réprima vite quelques sanglots et essuya quelques larmes perlant sur son visage.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Oh… Ahsoka… sa voix était tremblante. Une autre fois… une autre fois Ahsoka.

Il s'accota sur le genévrier. Regardant le paysage illuminé par le soleil couchant.

Ahsoka s'assit à coté de lui.

Elle accota sa tête sur son épaule.

Sans un mot, ils contemplèrent l'horizon. On entendait que le sifflement du vent et le battement de leurs cœurs.

Le soleil se coucha, petit à petit, laissant les deux jeunes devant un spectacle éblouissant.

Kairos ne voulait pas se relever et Ahsoka ne semblait pas vouloir non plus. Il devrait pourtant se lever un jour… ou simplement apprécié le moment qui passait.

L'instant d'un instant, que ce soit une éternité pour lui ou pour l'univers il saisirait ce moment de calme avec la seule qui comptait à ses yeux.

L'instant d'un instant, ils vivraient l'éternité d'un moment.