Au matin, car oui c'était toujours le matin sur Coruscant, les deux Jedis se réveillèrent. Ahsoka d'abord et dès quel bougea, Kairos se réveilla lui aussi. Ils n'avaient aucun moyen de s'avoir combien de temps c'était écoulé, mais ils se sentaient bien reposé.
Ahsoka remercia Kairos pour ses leçons et pour son aide dans son étude hier, elle avait appris la théorie sur le commandement qu'elle n'avait jamais reçu et pourrait maintenant l'appliqué dans ses futurs choix et expérience. Ce qu'elle retenait des conseils de son ami c'était qu'elle ne devait pas craindre la retraite, de se retirer. Elle remarqua qu'elle s'engageait souvent trop dans des combats et dans ces moments elle perdaient de vue le tableau d'ensemble, elle devait apprendre à lâcher prise.
Elle retourna à son poste de garde, le temps reprit et Kairos disparu.
Kairos déjà loin de Coruscant ne se doutait pas qu'il devrait rejoindre son ami très bientôt.
Effectivement, quelques heures après son départ, Cad Bane, un chasseur de prime, réussi l'impensable. Il s'introduisit dans le temple Jedi et se faufila dans la voute de la bibliothèque où il déroba un Holocron, une base de donnée Jedi contenant plusieurs secrets.
Après qu'Ahsoka ait mené le complice du chasseur de prime en prison, une idée se forma en elle. Se pouvait-il que Kairos ait un rapport avec ce vol. Il était avec elle, dans la bibliothèque, il y a quelques heures. Était-ce une coïncidence où Kairos l'avait vraiment trahis.
Elle se dit qu'il était ridicule de douter de Kairos. Après tout ce qu'ils avaient traverser, il ne pouvait l'avoir trahis comme ça, non c'était impossible. Bien qu'avec tout son cœur elle croyait Kairos innocent, elle ne put s'empêcher d'allumer la balise qui lui avait donné. Elle ne savait pas pourquoi, elle venait de l'activer, mais elle voulait le voir. Il était le disciple de Dooku après tout… Non, pourquoi doutait-elle, il ne méritait pas cela.
L'instant d'après il était de retour. Le temps c'était arrêté bien évidemment.
- Que se passe-t-il, ça va ?
- Euh… oui, Kairos. Désolé, je n'aurais pas du activer la balise…
- Eh, c'est pas si grave si tu m'appel. Je te signale que ça ne prend qu'un instant me rendre jusqu'à toi.
Ahsoka était sûr de son innocence maintenant, elle se maudissait intérieurement d'avoir douter de Kairos.
- Je ne sais pas pourquoi…
- Ahsoka, dit Kairos un peu inquiet, dit-moi ce qui ne va pas, tu sais bien que tu peux tout me dire. Quoi ? Tu voulais simplement me revoir c'est ça ? demanda-t-il en souriant.
Ahsoka, agacé, avoua finalement :
- Non, c'est pas ça… Écoute, il y a moins d'une heure un chasseur de prime s'est introduit dans la voute de la bibliothèque et a volé un Holocron.
- Hein, mais c'est impossible, personne ne peux s'introduire dans le temple Jedi et en ressortir indemne !
- Toi tu peux.
Elle ne savait pas pourquoi elle avait dit cela. Pourquoi laissait-elle sous entendre…
- Quoi ? Ahsoka, tu ne crois tout de même pas que j'aie un quelconque rapport avec cela…
- Non, dit-elle. Non, mais...
Kairos la regardait avec incompréhension.
- Je suis désolé, je pensais que tu saurais quelque chose, je veux dire, tu étais là il y a quelques heures. Je sais que ce n'est pas toi, mais…
- Tu te demandes si c'est le Comte ? Ahsoka, je ne sais pas quoi te dire… peut-être, je n'étais pas là les dernières heures, mais ça m'étonnerait que ce soit lui.
- Le chasseur de prime, il a l'intention d'aller voler un cristal Kyber. Avec l'Holocron et le cristal réuni, il pourra localiser tous les enfants sensibles à la Force.
Kairos s'arrêta, comprenant la gravité de la situation. Ahsoka le regardait comme si elle attendait quelque chose de lui. Après quelques secondes de réflexion, Kairos lui dit, déterminé :
- Peu importe si c'est le Comte ou quelqu'un d'autre, je ne laisserais pas des enfants entre les mains de ce chasseur de prime.
- Kairos, ne t'en fait pas nous le retrouverons, c'était…
- Je viens avec vous. Camoufler bien sûr. Je m'assurerais du succès de votre mission et que personne n'obtienne les coordonnées de ses enfants.
- Tu n'as pas à venir corriger notre erreur…
Ahsoka remarqua comment elle séparait les Jedis de Kairos, maintenant. C'était logique après leur rencontre qu'ils doivent être séparé. Kairos faisait bande à part désormais, elle croyait jusqu'à tout récemment qu'il était toujours sur l'influence du Comte, mais sa décision d'aujourd'hui de venir avec elle, montrait qu'il respectait sa sorte de neutralité. Et alors qu'elle prononçait les mots, elle en venait à espérer qu'il la suive quand même.
- Ne t'en fait pas Ahsoka je ne serais pas en travers de votre route.
Et sur ce il disparus. Le temps reprit son cours. Elle se disait qu'il devait n'être pas très loin et puisqu'elle était seule, elle dit à voix haute :
- Tu sais que tu es l'homme le plus entêté que je n'ai jamais vu…
Puis elle parti à la rencontre de son maître.
Anakin Skywalker, Ahsoka et un équipage de clone, sans mentionner un passager clandestin, se retrouvèrent sur un destroyer clone chassant le criminel Cad Bane. Ils se retrouvèrent en orbite autour de la planète où le chasseur de prime avait capturé le Jedi gardien du cristal Kiber. Celui-ci aux commandes d'une petite flotte de frégate séparatiste tenta de s'échapper, mais les républicains endommagèrent les réacteurs et se préparèrent à l'abordage.
Le général Skywalker fut ingénieux comme à son habitude. Il décida d'utiliser des hexapodes pour transporter les clones et aborder la frégate de Bane.
C'est ainsi qu'une équipe de clone, les deux Jedis et un Jedi Gris descendirent sur un vaisseau immobilisé. Après un court combat en apesanteur, les Jedis entrèrent dans les vaisseaux et foncèrent vers le centre de commande.
Mais, malheureusement, il ne trouvèrent pas Bane et apprirent que celui-ci avait le cristal et l'Holocron. Et en plus de cela, les réacteurs furent endommagés et ceux-ci menacèrent d'exploser à tout moment. Le temps jouait contre eux. Ils se dirigèrent par la suite vers les cellules où Ahsoka trouva le corps mort du Jedi gardien de cristal. Elle commença à émettre ses doutes à Anakin, lui recommandant de quitter le vaisseau avant que celui-ci n'explose. Mais son maître, à son habitude refusait d'admettre la défaite. Elle en vint à oublier la présence de Kairos dans le feu de l'action.
Ceux-ci continuèrent leur chemin dans les entrailles du vaisseau. À un moment, il virent Bane s'enfuir et le prirent en chasse. Mais c'était un piège, celui-ci les mena dans une baie à canon rempli de droïde. S'en suivi une bataille redoutable entre les clones et Jedis contre Bane et les droïdes.
La baie était remplie de canon pour la frégate, mais aussi rempli d'ogive. Si un laser atteignait une des ogives, cela exploserait cette partie du vaisseau tout le monde dans la salle.
Bane désactiva les générateurs gravitationnels et clones et Jedis se retrouvèrent à flotter en l'air.
Kairos, voyant la folie de la chose, s'assura que rien n'explose. Il réussi à dévier une dizaine de laser qui aurait pus atteindre une ogive, quand l'une d'elle explosa. Il réussi à ralentir le temps juste avant que son souffle ne l'atteigne. Par la suite, il inversa le cours du temps, pour retourner juste avant l'explosion. La scène se présenta à lui comme lorsqu'on recule un film. L'ogive intact, Kairos y déflecter le laser arrivant dans sa direction.
Quelques minutes plus tard pour les combattant et une demi-heure pour Kairos qui avait travailler à empêcher la salle d'exploser, la gravité fut réactivé et tous retombèrent au sol. Bane en profita pour s'enfuir dans un couloir et Ahsoka le suivit. Anakin cria à Ahsoka que c'était un piège, mais trop tard, elle se retrouva devant une porte fermée.
Ahsoka continua à poursuive le chasseur de prime jusqu'au bout du couloir. Il n'avait nul part où aller, mais celui-ci le savait très bien. Il attaqua la Padawan qui contrattaqua à son tour. Après quelques parades, elle mit Bane au tapis. Surprise de la facilité du combat, Ahsoka lâcha un : « Je ne suis pas impressionné. », devant ce qu'elle croyait être un Bane assommé. Mais le chasseur de prime avait plus d'un tour dans son sac. Il agrippa la jambe d'Ahsoka et l'électrocuta, l'assommant à son tour. Elle retomba inconsciente par terre.
Bane mis des menottes à Ahsoka tout en sifflant.
- Ah, les Jedis, si prévisible.
- Éloigne vous d'elle.
Cad Bane, se releva, surpris, pistolet à la main.
Devant lui se trouvait un jeune homme, un Jedi à ce qui paraissait. Il pointa immédiatement son pistolet sur la tête de la Padawan inconsciente.
- Ne fait pas un pas de plus, Jedi.
Continuant à avancer, Kairos dit :
- Ne faites pas de geste brusque.
Bane cria plus fort
- Arrête-toi sinon je la tue.
Cette fois là Kairos s'arrêta et fixa Bane.
Celui-ci se demandait d'ou venait ce troisième Jedi, seulement deux avait abordé et le couloir était scellé par une porte verrouillé, cela ne faisait aucun sens. Malgré l'énigme, les instincts de Bane l'empêchaient d'être déstabilisé.
- Promettez-moi de ne pas la toucher et vous aurez la vie sauve, dit Kairos.
Il afficha un sourire confiant pour provoquer et déstabilisé le chasseur de prime.
Mais Bane ne se laisserait pas faire, il fit feu sur le sol, juste à coté du visage d'Ahsoka, agrippa les menottes de sa prisonnière et la mit à genou. Pendant le même mouvement, Ahsoka se réveillât. Le sourire de Kairos s'effaça laissant une mine sombre. Celle-ci vu son ami devant elle et dit plaintivement :
- Kairos !
Bane dévisagea la Padawan et le jeune homme qui se faisait appelé Kairos et compris vite ce qu'il se passait.
- Oh, quel surprise, le vaillant chevalier est venu sauvé la jeune demoiselle en détresse. N'est-ce pas mignon.
Kairos regarda Ahsoka puis reporta son regard à celui de Bane et lui souri.
- Qu'est-ce qu'il y a de drôle, Jedi ? Enlève moi se sourire toute de suite de ton visage sinon elle va souffrir.
Il tenta de coller son blaster sur la nuque de la jeune Togruta, mais en fut incapable. Il tenta de bougé, mais c'est muscle ne lui obéissait plus.
- Que… Quoi ? dit Bane commençant à paniquer.
- Il aurait fallu m'écouter, cher chasseur de prime. Je dois avouer que vous êtes très bon, dit Kairos s'approchant de Bane.
- Que m'as tu fait Jedi ! dit avec fureur le mercenaire immobile.
Kairos pris le pistolet de la main de Bane et le jeta par terre.
- Oh, je ne sais pas si vous me croiriez, dit Kairos légèrement, tirant sur l'un des bras figés de Bane.
Kairos le déplaça, comme s'il avait le poids d'une plume, de façon à l'écarter d'Ahsoka, elle aussi figé.
- Mais je dois vous avouer que ce vole m'a assez impressionné, dit-il en prenant l'Holocron et le cristal de Bane en les posant sur le sol, proche d'Ahsoka.
- QU'EST-CE QUE TU M'AS FAIT ! cria Bane qui commençait à s'impatienter, à paniquer.
- On se calme, rien de mortel… si vous coopérer.
Kairos fit mine de réfléchir un instant.
- D'accord, vous semblez quelqu'un d'intelligent, donc je vais vous dire ce que j'ai fait, mais en échange vous me dites votre nom.
Bane resta silencieux un moment fixant Kairos avec un regard mauvais.
- Pourquoi resté silencieux, ce n'est pas très poli. Ni très futé, rajouta t-il d'un ton plus menaçant. Je ne crois pas que votre nom ait une grande valeur, je pourrais l'apprendre de mille et une façon, mais je vous le demande gentiment.
Bane soutenue le regard de Kairos pendant un autre moment puis vu ce qu'il avait à voir, il dit :
- Je reconnais ma défaite quand je sais que j'ai perdu, dit-il amèrement. Je suis Cad Bane. Maintenant, dit-moi quel est ce tour de passe-passe. Ce n'est pas habituel des Jedis.
Kairos souris et d'un mouvement de main, Bane fut libérer de sa prison temporel.
- Ne fait aucun geste brusque, je pourrais t'anéantir en moins d'une seconde. Littéralement.
Kairos fit dos à Bane, montrant qu'il ne le craignait pas et fit un pas de coté pour laisser celui-ci voir Ahsoka, figée dans le temps.
- Voyez-vous, Bane, je contrôle le temps, je peux le ralentir, l'accélérer, l'arrêter, quasiment, et inverser son écoulement pour aller dans le passé.
Bane, ne comprenant pas où tout cela en venait, avait de la difficulté à croire le Jedi.
- Et ? Qu'est-ce que ça à affaire avec moi ?
Kairos se retourna pour faire face à Bane.
- Rien, je voulais simplement voir votre réaction face à cette annonce. Ça et, je voulais vous expliquer comment vous ne pouvez rien faire contre moi. Maintenant, vous allez répondre à une question.
Bane dévisagea la Padawan puis le Jedi. Il disait peut-être vrai à propos de ses pouvoirs.
- Qui vous a employé ?
- Oh, je ne dévoile jamais l'identité de mes clients.
Kairos disparut et réapparu devant Bane qui fut de nouveau immobilisé par les pouvoir de Kairos. Celui-ci soupira.
- Bon, j'espérais que vous auriez compris l'étendu de mon pouvoir et que vous n'avez pas le choix. Alors soyons bien claire, vous allez souffrir si vous ne répondez pas maintenant.
Bane ricana.
- Je crois bien que ce soit du bluff, les Jedis ne torture pas leur prisonnier.
Kairos parut surpris.
- Oh, mais je ne suis pas un Jedi.
Il alluma son sabre laser et trancha le bras gauche de Bane. Celui-ci cria d'une atroce douleur. Il tomba à genoux, remarquant à peine qu'il avait de nouveau liberté de mouvement et cria de plus belle tentant de toucher son bras gauche avec sa droite.
- Alors ? On recommence ?
Bane se retrouva soudainement debout, la douleur disparu. Il regarda son bras gauche et il était de nouveau présent.
- Je viens d'inverser l'écoulement du temps de votre corps pour que celui-ci revienne à son état normal avant avoir coupé votre bras.
Kairos ferma son sabre laser.
- Dites-moi, est-ce qu'on recommence ? Vous savez, je peux faire ça pour un très long moment. L'éternité si vous préférer. Mais je peux vous faire souffrir encore et encore et…
- C'est bon le magicien. J'ai compris, je ne suis pas stupide. Non d'un chien, t'aurais pus me prévenir au lieu de faire ça.
- Mais je n'ai rien fait Bane, vous n'avez jamais souffert, votre bras n'a jamais été coupé. La vérité c'est que je craignait que vous auriez oubliez, mais on dirais que si je place le cerveaux hors de la bulle…
- Vous voulez s'avoir qui ma employé ou non.
Kairos se taisait, laissant tomber son rôle d'expérimentateur fou.
- C'est le seigneur Sith Sidious qui m'a employé, je ne connais rien d'autre sur son identité.
Kairos acquiesça de la tête.
- Bon, et bien c'est tout ce que je voulais savoir…
Le jeune Jedi Gris se retourna et commença à marcher en sens inverse, conscient de l'inutilité de la chose. Kairos avait appris beaucoup des techniques de manipulation de son maître.
- Attends ! Qu'est-ce que tu va faire de moi.
Kairos s'arrêta et se retourna.
- Oh, je vais vous livrer à mon amie ici présente et vous allez la suivre jusqu'en prison. Vous trouverez bien une façon de vous évader d'ici là. Ah oui, deux petite chose. Si vous mettez votre main sur mon amie encore une fois, n'importe où, n'importe quand, je me ferais plaisir de vous faire souffrir pour l'éternité et si vous mentionnez mon existence à quiconque, ce sera la même chose. Me suis-je bien fait comprendre ?
Bane regarda Kairos un moment, puis répondit d'un soupir :
- C'est compris.
L'instant d'après, il avait les menottes au poignet et était agenouillé devant la Padawan qui semblait aussi surpris que lui. Elle le dévisagea un instant puis, vu l'Holocron et le cristal à quelque mètre de lui. Elle sourit puis regarda à l'entours d'elle.
- Merci Kairos, dit-elle, espérant que celui-ci se montre, mais il resta invisible.
Pendant que la Padawan prit son sabre et les objets volées, Bane dit simplement :
- Tu es chanceuse d'avoir ton ami pour te protéger.
Celle-ci le dévisagea une seconde, puis une des portes du couloirs s'ouvrit et Anakin arriva en courant. Quand il arriva au niveau d'Ahsoka et Bane, il souri de soulagement et de surprise.
- Je vois que tu es en contrôle de la situation.
Ahsoka, tout aussi surpris qu'Anakin, dit rapidement :
- Oui, comme je le disais, il n'était pas très impressionnant…
Bane comprenant la situation dit simplement :
- C'est ça.
Les deux Jedis le menèrent vers une navette et s'enfuirent avec les clones de la frégate séparatiste se désintégrant. Arrivé au bord du destroyer républicain, Anakin félicita Ahsoka pour la capture de Bane, mais celui-ci, plus futé que les Jedis donna un coup à la tête à Anakin et commença à courir en direction inverse. Les menottes que le jeune Jedi lui avait mis au poignet était les siennes, c'est à dire qui les avaient programmé pour, au contact de son ADN, que celles-ci se désactive. Ahsoka essaya de l'arrêter, mais celui-ci la frappa dans l'estomac avant de sauter dans un chasseur spatial.
- J'avais dit de ne pas la toucher.
Bane regarda autour de lui et vit le manipulateur de temps.
- Désolé, je l'ai à peine égratigné… Tu as toi même dit que je trouverais un moyen de m'échapper…
- Dernière avertissement. Nous nous reverrons Bane.
Le temps reprit son cours et Anakin sauta sur le chasseur de Bane, mais celui-ci le délogea et s'enfui. Il prit un anneau hyper spatiale et sauta en hyperespace.
Ahsoka et son maître retournèrent aux temples Jedi avec l'Holocron et le cristal volé. Bien que Bane se soit échappé. Kairos réapparu et Ahsoka le remercia pour son aide, il lui promit de garder un œil sur Bane si celui-ci réapparaissait et lui dit qu'il devait partir. Ils s'enlacèrent avant de se quitter.
Kairos revenu finalement au palais du Comte, il était en retard de prêt d'une journée sur l'horaire que le Comte lui avait fixé. Lors qu'il entra dans le domaine, il vit son maître méditer à l'autre bout de la salle. Sans ouvrir les yeux, celui-ci dit :
- Ananke, la ponctualité n'est pas un de vos défauts en temps normal, avez-vous eu des difficultés avec la Ligue ?
- Non, pas avec eux, répondit Kairos du même ton neutre. Étiez-vous au courant à propos du vol de l'Holocron ?
Le Comte Dooku, ouvrit ses yeux et dit :
- Non, et j'ai du mal à comprendre ce que vous insinuer, on aurait voler un Holocron des archives Jedi ?
Kairos, sachant bien que le Comte pouvait lui mentir aisément savait qu'il ne fallait pas qu'il se fie à ses propos ou sa voix. Celui-ci était sorti de sa méditation lors de l'annonce du vol et avait donc montrer qu'il avait été déstabiliser. Cela aurait pus être une ruse, mais le Comte ne voulait jamais paraître déstabiliser devant quiconque, il ne l'aurait pas fait volontairement.
- Oui, un chasseur de prime très talentueux c'est introduit dans le temple, à voler un Holocron, puis est parti dérober un cristal Kiber au gardien Jedi. Mais les Jedis l'ont arrêté avant qu'il n'ouvre l'Holocron.
- Intéressant, dit-il en se levant. Si vous croyez que j'ai envoyé ce mercenaire m'obtenir un Holocron, vous faites fausse route. Je n'engage jamais des incapables.
- Je crois qu'il aurait réussi, si je n'aurais pas intervenu.
Le Comte se retourna devant Kairos.
- Ah, voilà donc où vous étiez passez. Comment la possession de cet Holocron pouvait être plus important que notre horaire.
- Il contenait les coordonnées de tous les enfants sensibles à la Force dans la galaxie et je crois que vous devinerez qui était le client du chasseur de prime.
- Hmmm… mon maître, le seigneur Sidious, voulait mettre la main sur de nouveau apprenti à ce que je vois. Et vous avez déjoué ses plans, laissez-moi vous féliciter.
Le Comte pris rapidement son sabre, l'alluma, et l'envoya directement sur Kairos.
Mais l'instant d'après le sabre était de nouveau dans sa main.
- Je vois que vos réflexes son toujours aussi affuté, dit-il laissant place à un mince sourire sur son visage. Voyons, s'ils peuvent tenir le rythme avec le sénat de la Confédération des Système Indépendant.
Ahsoka se retrouvait à couvert dans une jungle aux abords d'un mont rocheux. Les séparatistes avaient pris contrôle de ce secteur depuis peu, mais les rapports indiquaient qu'une grande partie de leurs forces étaient dans la région.
La jeune Togruta était aux commandes d'une escouade de clone, son objectif était d'identifier la position des forces ennemies, les communiquer au centre de commande et d'essayer de libérer le maximum de civil avant l'attaque d'envergure.
Effectivement, des dizaines de camps de travail séparatiste entouraient la montagne où l'on faisait travailler les habitants dans des mines. La jungle entourait le mont et les camps de travail, facilitant le travail de reconnaissance d'Ahsoka.
Un clone parla à la radio.
- Foxtrot-17, pouvait vous nous faire un rapport de la situation ?
Un clone répondit à la place d'Ahsoka, qui scrutait le camp de travail le plus proche des positions républicaines.
- Nous sommes en position aux premiers camps, une trentaine de civil pour une dizaine de droïdes, on pourrait facilement les abattre sans dommages collatéraux.
Le grésillement de la radio se fit entendre pendant quelques secondes, puis une réponse se fit entendre :
- Permission d'engager, Foxtrot-17, vous avez le feu vert.
Le clone ferma la radio, puis tourna son attention à Ahsoka.
- Alors quelle est notre approche madame ?
Ahsoka resta silencieuse avec ses jumelles à scruter le camp.
- Eh… madame ?
- Nous n'allons pas attaquer.
- Quoi ? répondit le clone surpris. Nous avons eu le feu vert du commandement. On peu facilement les battre.
- Je ne crois pas que ce soit sécuritaire, je crois que c'est un piège.
Un autre clone soupira :
- Ah les instincts des Jedis…
Ahsoka se tourna vers le clone, voulant le remettre à sa place, mais elle se souvint de certains conseils d'un jeune Jedi.
- Ce n'est pas de l'instinct soldats. Ne trouver vous pas étrange que seulement une dizaine de droïdes ne surveille se camp ?
- Avec tout le respect que je vous dois, ce ne sont que des civils, madame.
- Oui, mais ils savent que la République est dans la région, le commandant des droïdes sait que nous pouvons attaquer à tout moment, alors expliquer moi, comment ce fait-il que le camp qui est à 6 kilomètre de notre base avancé ne soit gardé que par 13 droïdes quand l'on sait qu'ils disposent d'une armée. C'est un piège, soldat, ils se cachent dans les mines, dit-elle en pointant la montagne.
« Les soldats ne devraient pas avoir à douter en leur commandant » cela avait été les paroles de Kairos. Bien sûr, il y avait des passages entiers de livre parlant du sujet, mais Ahsoka préférait se souvenir de cette leçon sortant de la bouche de son ami.
Le clone ayant critiqué Ahsoka s'excusa promptement :
- Désolé, madame, j'aurais du me la fermer.
Un autre clone dit :
- Alors que faisons nous maintenant ?
- Signaler au commandement que nous nous dirigeons dans le camp arrière, le plus éloigné de notre base avancé et que nous croyons que les droïdes se cachent dans les mines. Leurs forces sont surement stationnées proche de la base, pas à l'arrière de la montagne.
Après avoir relayé l'information, l'escouade se déplaça jusqu'au dernier camp du secteur. Et Ahsoka avait raison, le camp était plus isoler et moins protéger, l'entrée de la mine trop étroite pour contenir une armée. La Padawan ordonna l'attaque et les gardes droïdes furent vite mis hors d'état de nuire. L'escouade s'assura que les civils s'enfuissent dans la jungle et le temps que les séparatistes envoient des renforts, ils étaient tous sains et sauf.
Par la suite, la République lança une attaque massive sur le premier camp préférant prévenir que guérir et il se trouva qu'Ahsoka avait effectivement raison. Celle-ci aurait pus confirmer la présence d'une armée cachée dans la montagne si elle aurait approché du premier camp avec son escouade, mais elle n'avait pas voulu sacrifier ses soldats pour son hypothèse. C'est grâce à la vitesse d'esprit d'Ahsoka que les pertes furent minimales pour la République et les civils, mais c'est aussi, en partie, grâce aux courtes leçons de son ami.
