Kairos y chercher son chasseur interstellaire camouflé dans une zone inhabité de la planète. Il quitta Geonosis, se demandant ce que l'avenir lui réservait. Réussirait-il à concilier ses actions avec ses idées. Quelle serait la réaction du Comte après cette journée de défaite pour les séparatistes. Après tout, Kairos avait tant changé depuis l'an dernier. Ses valeurs, ses idéaux, ses plans avaient changé à de multiple reprise. Il espérait arrivé à un point de non retour, où il prendrait une décision et où il prendrait action de façon à respecter le fond de sa conscience une fois pour toute.
Il arriva au sénat séparatiste où il se posa légalement et en vue des forces de la Confédération. Puis, il parti vers le bureau de son maître, espérant le trouvé. Mais un homme le croisa dans les couloirs du sénat.
Il était assez jeune, début trentaine, humain au teint bronzé et assez grand. Celui-ci sourit à Kairos et s'arrêta pour lui parler.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Je crois qu'on c'est déjà rencontré à la soirée d'il y a une semaine, au manoir du Comte… vous êtes son apprenti c'est ça ?
Il mit sa main sur son front, faisant mine d'essayer de se souvenir de quelque chose.
- Pardonnez-moi qu'elle est votre nom ? Je l'ai oublié… Vous savez c'est bien cela le plus difficile au sénat, devoir associer tant de nom avec tant de visage et ne pas les confondre.
Se sentant à l'aise avec l'homme devant lui, Kairos décida de s'arrêter un moment pour voir ce que cet homme voulait. Car Kairos voyait l'intelligence dans ses yeux, il ne s'arrêtait certainement pas pour jaser du beau temps, mais encore, peut-être était-il juste amicale…
- Kyle Aneki. Et je dois avouer comprendre votre problème, cela fait une semaine que je suis au sénat et le Comte veut déjà que j'apprenne la plats favori de tous les sénateurs… ce n'est pas une mince tâche me rappel-t-il. Et vous, comment vous nommez-vous ? Je m'assurerais de ne pas oublier cette fois-ci.
- Nataniel Jaranone, sénateur représentant de Desevro.
Kairos se souvenait maintenant. Le Comte lui avait dit de ne pas s'approcher de cet homme pour une quelconque raison dont il ne se souvenait pas.
Comme si Nataniel avait lu à travers l'expression de Kairos, pourtant stoïque, il dit :
- Oh… j'imagine que le Comte vous a averti à mon égard, mais n'ayez crainte, je ne mords pas.
- Le Comte Dooku m'a effectivement dit quelques mots sur vous… qu'avez-vous donc fait qui le déplaise à ce point ? demanda Kairos curieux.
Nataniel rit légèrement, puis répondit :
- Ce n'est pas ce que j'ai fait qui l'inquiète, c'est que nos manières… sont différente. Voyez-vous, le Comte est… comment dirait-on… traditionnaliste ? Je vois la politique différent de celui-ci, d'une manière plus dynamique, plus… vivante. Et disons que j'ai un petit groupe de sénateur me suivant. Oh, rien de très imposant, mais disons, avec toute modestie, que c'est ma petite association qui fait pencher la balance des votes en la faveur d'un groupe ou d'un autre.
Kairos voyait bien que Nataniel se vendait, mais pourquoi le faisait-il devant un simple apprenti… qu'avait-il remarquer chez lui. Peut-être espérait-il qu'il soit son espion… un allié…
- Quelle belle présentation, dit Kairos sarcastiquement, mais sans sarcasme dans sa voix. Je ne comprends pas pourquoi le Comte semble vous en vouloir…
- Bien sûr que vous le savez, c'est qu'il craint quelqu'un qui peu voir à travers ses petits jeux et ses beaux discours, quelqu'un ayant un capital politique impressionnant, quelqu'un qu'il ne contrôle pas.
- Ah, alors nous avons quelques petites choses en communs, dit Kairos impressionné devant le changement dans le discours de Nataniel, celui-ci passant de la politesse politique à la vérité persuasive.
- C'est bien ce que j'espérais. Ne vous en faites pas vous pourriez tromper n'importe qui d'autre avec les techniques du Comte que vous maîtrisez assez bien. Il vous manque peut-être un peu de son charisme professionnel, mais celui-ci s'acquiert avec le temps, le votre est naturel.
Surpris de se faire complimenter sur son charisme, une caractéristique que les Jedis ignorait et qu'il avec laquelle il ne s'était jamais associé. Ce Nataniel se souvenait définitivement de son nom et des salutations qu'ils s'étaient fait lors de leur rencontre dont Kairos ne se souvenait plus. Et pour porter une attention aussi poussé, il avait du l'observer au cours de la semaine.
- Merci, dit-il simplement.
- Bon, je crains ne devoir y aller. Mais, je vous en pris, si vous avez besoin de quoi que ce soit, de conseils pour vous aider dans votre apprentissage, n'hésiter pas à me contacter. Passez une belle journée.
- Bonne journée à vous aussi.
Kairos continua son chemin vers le bureau du Comte, toujours aussi surpris de cette rencontre. Cet homme était très intelligent et surement tout aussi redoutable. Il espérait pouvoir le revoir un jour et peut-être écouter ce qu'il avait à partager sur la politique.
Pendant ce temps, Ahsoka et Barriss allèrent se faire soigner et prirent du repos bien mérité pendant que les maître Jedis concluaient l'invasion de Geonosis, sécurisant la planète et recherchant Poggle qui se cachait.
Kairos entra dans le bureau du Comte sentant sa présence à travers la Force.
Dooku était bien là, il faisait maintenant nuit sur Raxus, la capital de la Confédération des Systèmes Indépendants et seulement un feu de foyer illuminait le vaste bureau du Comte. Celui-ci faisait dos à la porte et à Kairos. Il restait silencieux. Kairos resta silencieux, un moment, se sentant étrangement coupable. Mais cela ne dura qu'un court moment, il pris son assurance à deux mains et dit ce qu'il avait à dire.
- Je ne peux plus continuer comme ça…
Le Comte resta silencieux un moment, refusant toujours de faire face à son apprenti.
- Pourquoi ne suis-je pas surpris...
- Je ne peux plus être neutre, ni choisir la République, ni choisir les séparatistes…
- Vous ne me décevez jamais, Kairos Ananke, jamais sauf les fois où vous rencontrez votre amie Jedi Ahsoka.
Il se retourna, faisant face à son apprenti. Il réussissait à faire transparaître la déception en restant de marbre.
- Geonosis était un d'une importance capitale pour l'indépendance des séparatistes et vous n'avez rien fait pour la défendre. Laissez-moi devinez, cette chère Ahsoka y était…
La sourde culpabilité de Kairos faisait maintenant place à une silencieuse colère.
- Je n'aime pas comment vous prononcez son nom.
- Ne sois pas ridicule Kairos. Je ne suis pas stupide au point de me retourner contre l'être le plus puissant dans la galaxie…
Kairos fut choqué par ces mots. Il savait que c'était vrai, mais ces mots n'avaient jamais été prononcés à voix haute.
- … ce qui m'emmène à mon point suivant. Il est temps de finir cette guerre une bonne fois pour toute, il est temps de mettre notre plan en action…
Kairos pris au dépourvu, ne savait pas quoi dire. Il balbutia :
- … mais… le chancelier… maintenant ?
- Oui, maintenant, les Jedis sont assez occupé pour qu'on puisse faire notre mouvement maintenant, si on s'occupe du chancelier et de Kamino, nous pourrons…
Manipulation, se dit Kairos. Ce n'était que manipulation de la part du Comte, Kairos n'était pas venu finir la guerre avec le Comte, il était venu lui dire comment il ne pouvait la finir.
- Non, Dooku. Je suis venu vous dire que je ne me battrais plus pour vous, même après notre accord.
- Je ne comprends pas Kairos, je te dis que nous avons la chance d'en finir avec la guerre des Clones, d'en finir avec toute cette violence inutile et tu décides de te retirer !
Le Comte avait peine à retenir sa frustration ou sa colère, Kairos ne savait pas laquelle, mais celui-ci était émotif, donc déstabiliser et donc passionné, alerte.
- Je ne veux pas me retirer, mais, la victoire d'aucun camp n'apportera la vrai paix…
- Je t'assure du contraire ! Si la Confédération devient bel et bien indépendante, la paix pourra régner de nouveau, des systèmes libérer de l'emprise du chancelier.
- Oh arrêter de me prendre pour un idiot Dooku, s'exclama durement Kairos. Je sais à quoi vous jouer, j'ai compris après cette petite semaine de politique… Le jeu que vous jouer, ou plutôt les jeux que vous jouer… D'un bord vous êtes l'apprenti du maître Sith Sidious, du chancelier ! De l'autre vous voulez l'indépendance des séparatistes par pur idéalisme et enfin vous m'avez moi et voulez détruire votre maître. Vous m'avez vous même appris cette technique, jouer sur plusieurs plateaux pour être sur de gagner au moins une fois… Et c'est ce que vous voulez, Comte, gagner et régner sur une partie de la galaxie. Je ne suis pas sot. Je ne le suis plus… Vous voulez qu'on active notre plan maintenant, mais n'en avez vous pas un autre avec le chancelier dans le but de conquérir la galaxie ? Vous savez très bien que si les séparatistes gagnent, cela aura le même effet que si la République gagne. L'une partie de la galaxie sera opprimé et humilié, tandis que l'autre sera victorieuse et dictera ses volontés. La paix sera peut-être rétablit… pour un temps… l'instabilité reviendra dans un cas, l'injustice restera dans l'autre. Et ce qui me dégoute le plus c'est que vous voulez me faire croire que vous faites ça pour la liberté… pour la paix… Mais, vous faites ça pour diriger, pour le pouvoir ! Et vous n'avez même pas le courage de me le dire en pleine face, vous restez hypocrite, sournois, avide de pouvoir et peu importe quelle camp l'emporte dans cette guerre, vous en profiterez quand la galaxie en souffrira. Alors non, Dooku, je ne vous aiderais pas et non, je ne vous laisserais pas faire.
Silence.
Kairos se calma et étudia attentivement la réaction du Comte. Et il ne vit pas ce qu'il aurait cru voir.
Le Comte fixait un point invisible dans la pièce, semblant tout d'un coup mélancolique ou nostalgique. Il restait stoïque sans aucune émotion perceptible, du moins pour quelqu'un de normal. Après un an passé avec Dooku, celui-ci comprenait le fond de son âme comme le sien.
- Je l'avoue, ce que vous avez dit est vrai.
Il n'y avait ni dureté, ni colère, ni amusement dans sa voix. Ni tristesse, ni culpabilité. Il avait un ton de confession et de compréhension humble.
- Je l'avoue, que j'ai prévue chaque coup pour m'assurer une victoire. Je l'avoue, j'ai fait cela pour le pouvoir et je te l'ai caché. Mais je ne t'ai pas jamais mentie sur mes intentions, sur ce que je veux vraiment pour la galaxie. Je t'ai dit, il y a ce qui semble si longtemps, que les Siths faisaient l'erreur de vouloir le pouvoir pour le pouvoir. C'est l'erreur absurde et immorale que le chancelier, que mes autres apprentis comme Ventress font. Mais, je veux le pouvoir, car je crois, car je sais que je peux faire un changement, que je peux réellement apporter la paix, la stabilité et la prospérité à la galaxie, que je peux ouvrir les yeux aux Jedis, les faire comprendre ce que j'ai essayé il y a tant d'année, que je peux faire le bien. C'est ce que j'ai toujours voulu faire, mais lorsque je t'ai rencontré, lorsque que j'ai appris à te connaître, j'ai su que je pourrais le faire avec un autre, avec toi Kairos. Alors oui, le chemin vers cette idéal est ardue et oui je ferais tout pour l'atteindre, quel qu'en soit le prix. Je sais qu'ensemble, on peu en finir et ouvrir la galaxie vers une nouvelle ère de paix avec la Confédération indépendante, j'en suis sur.
Kairos entendu les paroles de Dooku. Il réfléchit sur son honnêteté. Puis en venu à la conclusion.
- La fin ne justifie pas les moyens. Le pouvoir ne doit pas être la seule solution.
Le Comte sourit sincèrement.
- Moi aussi j'ai été jeune Kairos… il y a si longtemps, quand les choses étaient plus simple.
Kairos coupa le cynisme du Comte tentant de le convaincre.
- La galaxie ne pourra trouvé la vrai paix tant quelle sera divisé, pendant la guerre ou après celle-ci. Il y a une autre option je le sens.
- Nous pouvons en finir, Kairos, si les séparatistes gagnent, le chancelier perdra toute son influence sans la guerre et avec la défaite. Et à ce moment, nous pourrons l'affronter et le faire disparaître pour de bon.
Kairos s'arrêta. Puis compris finalement.
- Non… non Dooku, vous n'avez donc pas saisit ce que vous dites… Vous dites avoir prédit chaque mouvement, mais si Sidious est votre maître, c'est lui qui a prédit chacun de vos mouvements. Ne voyez-vous pas qu'il a compris que vous pourriez le trahir, qu'il a anticipé une victoire séparatiste comme républicaine. Si la République gagne, il reste chancelier et garde tout ses pouvoirs. Si la Confédération gagne, un sentiment revanchard restera dans la République et après un, cinq, dix ans, ils reviendront à l'attaque voulant ce venger, car la République ne peu pas perdre, elle n'a pas perdu depuis des centaines, des milliers d'années. Et le chancelier compte là-dessus, il utilisera cet esprit de revanche et replongera la galaxie dans la guerre. Si nous avons un plan, il a un plan pour le déjouer.
Le Comte s'arrêta à son tour. Voyant ce qu'il n'avait vu, ce qu'il n'avait prévu. Comment pouvait-il avoir été aussi aveugle ! Il avait appris la ruse de ce Sith, celui-ci était le vrai maître Sith, lui, n'était qu'un simple Jedi Gris, un Sith manqué.
- Tu… tu as raison. Je n'avais pas vu. Cela veut dire que peu importe qui gagnera, il gagnera. Ce n'est pas moi, c'est lui…
Kairos se voyant proche de la réponse continua :
- Mais, nous ne pouvons le laisser gagner… Alors comment faire pour le contrer ?
Le Comte réfléchit un instant, puis se souvenu d'un ancien ami, d'un ancien maître. Un petit bonhomme vert qui lui avait autre fois enseigner une chose importante :
- Il faut être imprévisible, imprédictible, faire la seule chose que le seigneur Sidious n'a pas prévu.
- Continuer la guerre, dit Kairos dans un éclair.
La chose la plus insensée.
- S'assurer qu'aucuns camps ne remporte victoire, qu'aucuns camps ne prennent l'avantage.
Mais, était-ce vraiment la seule solution ? Kairos avait tant chercher de façon de ne plus faire d'innocent, mais la victoire de la République assoirait le chancelier sur la galaxie et la victoire des séparatistes ne ferait que retardé une autre guerre. Ironique, la meilleure façon de sauver des vies serait de continuer cette guerre jusqu'à ce que plus personne n'ait le gout de la guerre.
- Oui, tu as raison, Dooku semblait avoir regagner confiance, une nouvelle flamme passionné l'habitant dans ce cours moment où son idéalisme et ses espoirs rencontraient ceux de Kairos. Sans victoire, sans avancer dans la guerre, le chancelier perdra inévitablement son soutien, son influence. Les partisans de la paix le supplanteront et alors… une nouvelle option sera possible.
- Laquelle ? demanda Kairos, lui aussi se sentant proche du but.
- La réconciliation, dit le Comte Dooku yeux dans les yeux.
Les deux Jedis Gris passèrent la nuit à créer un nouveau plan, un véritable plan pour arrêter cette guerre, pour empêcher le maître Sith de régner, pour rétablir une nouvelle paix, une vrai paix, une fois pour toute.
- Avant de te rencontrer, je croyais que la guerre serait le seul moyen d'arriver à mes fins, de faire comprendre aux Jedis leurs erreurs et de purger la République. Mais maintenant, je sais que seul notre paix pourra réellement changé les choses.
Un plan dans lequel s'ajoutait bonne idée après bonne idée, tous imprévisibles.
- Et quand la population et les sénateurs se lasseront de la guerre, qu'ils signerons une paix, il n'y en aura plus d'autre, du moins pas avant un siècle.
Un plan, où il y avait d'énorme concession à faire, où des innocents mourront.
- Dans le fond, c'est de votre faute cette guerre.
- Oui. Mais elle était inévitable. Le seigneur Sidious aurait trouvé d'autre façon d'arriver à ses fins. J'ai donné une chance à la galaxie de l'arrêter et tu es arrivé sur mon chemin.
Un plan, qui serait le dernier se dit Kairos. Plus de recul en arrière, plus de changement. C'était le bon. Et Kairos avait sa propre façon d'y parvenir. Le chancelier avait la République, le Comte avait la Confédération des Systèmes Indépendants, Kairos aurait les Fils de l'Harmonie. Il s'assurerait que la galaxie soit réconciliée, après qu'il se soit réconcilié avec son maître.
L'apprentissage de la politique de Kairos devrait attendre. Le Comte devait retourner commander ses armées tandis que Kairos irait rendre visite à la Ligue d'Ambrosite.
Ahsoka et Barriss étaient tous deux prête pour retourner dans l'action, au service des Jedis. Poggle venait d'être capturé et Geonosis était neutralisé. Mais les forces de maître Windu étaient très occupées sur Dantooine. Ils avaient besoin de matériel médical et les Jedis sur place était les plus proche.
Mais, ceux-ci devaient aussi apporter Poggle à Coruscant pour pouvoir commencer son interrogatoire et obtenir des informations sur les séparatistes. Alors, Anakin, voulant démontrer à sa Padawan qu'il avait confiance en elle, proposa d'envoyer les deux Padawan allait cherché le matériel médical dans la station médical de maître Fisto et le guider jusqu'à Dantooine. Les Padawans acceptèrent, heureuses de pouvoir aidé.
Ainsi, Ahsoka et Barriss embarquèrent dans une frégate, se séparant de leur maître Jedi. Après avoir fait le saut en hyperespace, les Padawans s'entendirent pour aller prendre du repos.
Mais Ahsoka n'était pas capable de s'endormir, ni de méditer. Voyant bien qu'elle n'arriverait pas à dormir, elle ouvrit les yeux et regarda son amie. Elle était envieuse de sa sérénité, comment pouvait-elle faire pour rester aussi calme après les derniers jours.
Après un moment, Barriss, toujours les yeux fermé demanda :
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Ahsoka, content qu'on s'intéresse à son sort répondit :
- C'est trop calme, c'est un gros changement de tous les combats des derniers jours…
Un peu irrité, Barriss dit :
- Tu devrais savourer ces moments de paix pendant qu'ils durent.
- Je ne peux pas, allons manger…
Barriss suivit son amie, se disant qu'elle était mieux d'aider Ahsoka que de rester seul dans le noir.
Les deux Padawans continuèrent à discuter allant à la cantine de la frégate. Elles prient une ration chacune et un verre d'eau. C'était Ahsoka qui faisait la majorité de la discussion, Barriss se contentant généralement de répondre aux questions d'Ahsoka.
Une dizaine de minute plus tard, les deux Padawans se retrouvèrent silencieuses, prises dans leur pensés. Barriss réfléchissant à propos de ce qui était arrivé quelque jours plus tôt dans le blindé quand Ahsoka exprima ce à quoi elle réfléchissait :
- Je pensais à ce que tu m'as dit, à propos de savourer la paix pendant qu'elle dure. En tant que Jedi, je ne sais pas si je suis sais comment faire ça.
- Maître Windu a dit que nous sommes des gardiens de la paix, pas des guerriers, dit Barriss avec une certaine confiance dans sa voix. Toutefois, une fois que la guerre sera terminée, ce sera notre travail de maintenir la paix.
- Oui, mais le ferons nous en tant que gardiens de la paix ou en tant que guerriers ? Et… quelle est la différence ?
Ces questions la suivaient depuis un long moment. Comment-ce faisait-il que les Jedis combattent tant, s'ils étaient des gardiens de la paix ? Kairos, lui était dans une situation similaire, il voulait la paix, mais ne savait pas pour qui combattre sachant que combattre était embrassé cette guerre… Sa position morale était peut-être mieux que celle de certains Jedis, mais elle était bien plus compliquée, Ahsoka ne l'enviait pas.
- Je n'ai pas toutes les réponses Ahsoka. Comme toi, je suis une apprentie. Qu'est-ce que t'ont maître te dit ?
- Anakin ? Oh… Euhm…
À propos des croyances d'Anakin… celui-ci était assez loin de celle d'Ahsoka, encore moins de celle de Kairos. Il croyait que les séparatistes devaient être écrasé et qu'il devrait payer pour leur rébellion… que la République ne pouvait se permettre de traiter avec des terroristes.
- … Tu pourrais trouvé ses réflexions à propos du futur… euh… un peu radicale.
- Vraiment, pourquoi ? demanda Barriss surprise, ne connaissant pas Skywalker très bien.
- Disons simplement, que mon maître fera toujours ce qui a besoin d'être fait. Je ne sais même pas comment il fera pour vivre en temps de paix… conclut-elle songeuse.
Barriss elle aussi pensa à la fin de la guerre, elle n'avait jamais été une Padawan pendant un la paix.
- Est-ce que tu crois que la fin justifie les moyens Barriss ?
La jeune Mirialane, surprise de la question, y réfléchit une seconde.
- Oui, parfois il faut faire des sacrifices pour atteindre nos objectifs, dit Barriss. Mais en même temps, sacrifié des innocents est inacceptable, alors en fait certaine fins, justifies certains moyens… dit-elle un peu joyeuse d'avoir trouver une réponse claire.
Ahsoka fut surprise de la réponse de Barriss, peut-être était-ce vrai… C'était un genre d'entre deux, cela lui fit pensé à Kairos et elle se dit qu'il aurait surement répondit quelque chose de similaire.
Les deux Padawans continuèrent à manger en silence.
Kairos, maintenant dans la Ligue d'Ambrosite, demanda à un des chefs des Fils de l'Harmonie de convoquer une réunion avec tous les leaders du mouvement. Dans quelques jours, ils sauraient enfin ce qui advenait de son organisation.
La porte de la cantine s'ouvrit et deux clones se tinrent dans le cadre de porte Ahsoka et Barriss se tournèrent vers les clones.
- Bonsoir Nox, Edge, dit Ahsoka. Aimeriez-vous nous rejoindre ?
Les clones restèrent sans bougé, fixant Ahsoka.
- Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne vas pas soldat ? demanda Ahsoka suspicieuse du comportement étrange des clones.
Ceux-ci entrèrent dans la salle, sortirent leur blaster et firent feu sur les Padawans. Celle-ci réagirent vite et bloquèrent les tirs lasers. Barriss fit basculer la table de métal de façon à ce que celle-ci fasse un couvert pour les deux apprentis Jedis.
- Soldats, lâcher vos armes ! cria Ahsoka voyant la mutinerie.
Un soldat avança et pointa son arme vers Barriss qui le coupa en deux. L'autre s'approcha aussi et Ahsoka le poussa avec la Force contre le mur et les deux tombèrent inconscient.
Deux autres clones armés entrèrent dans la salle, mais les Padawans les menacèrent de leurs sabres. La confusion s'en suivit. Les clones plaidèrent qu'il avait entendu des coups de feu et qu'ils se demandait se qu'il se passait, mais les Jedis ne leur faisait pas confiance, elles leur demanda s'ils avaient essayer de les tuer, ce à quoi ils répondirent que non. Personne ne savait ce qui avait poussé les clones à s'attaquer aux Jedis.
Ahsoka proposa que les clones fussent peut-être des traitres achetés, mais Barriss croyait que c'était trop simple, qu'il y avait une autre réponse. Un des clones proposa alors de s'assurer que le pont était toujours en leur possession. Barriss essaya de communiquer au commandant du vaisseau, mais personne ne répondit.
- Nous devons aller là-haut, nous devons trouver ce qu'il se passe ! dit Ahsoka.
- Ces deux-là pour se réveiller à tout moment, dit-elle à l'intention des deux traître clones.
Un des clones proposa à l'autre de rester surveillé les deux traîtres pendant qu'ils iraient vers le pont et les Padawans acceptèrent.
Les deux Jedis et le clone arrivèrent rapidement devant le pont, mais des boucliers lasers de sécurité furent activé bloquant la route au Padawans. Barriss se dirigea vers la console pensant pouvoir désactiver les boucliers. Mais, le clone ayant suivi les Jedis sorti son blaster et tira sur Barriss. Encore une fois, la réactivité Jedi battait celle des clones, Barriss déflecta les tirs lasers et détruit l'arme du clone. Celui-ci sauta sur la Padawan et approcha sa tête de la sienne. De sa bouche sorti un vers verdâtre, hideux tentant de pénétrer dans Barriss.
- Il est infecté ! cria-t-elle tentant de le repousser.
Elle pris son sabre et le fit traverser le corps du clone. Le vers sauta au cou de Barriss tentant toujours d'entrer en elle.
- Lâche-moi ! cria-t-elle, encore.
Elle le lança dans les air et Ahsoka le découpa en deux.
Ahsoka regarda le vers mourir lentement, se tortillant même après avoir été découpé.
- Oh… dit-elle avec dégout. Qu'est-ce que cette chose ?
- On dirait une sorte de parasite, répondit Barriss. Cela doit contrôler leurs actions.
Les deux apprentis Jedis comprirent bien vite que les vers exerçaient un contrôle mental sur leurs hôtes. Elles agirent rapidement, concluant qu'ils avaient infecté les clones sur Geonosis, qu'il faudrait mettre le vaisseau en quarantaine et qu'elles devraient contacter maître Fisto sur la station médicale, pour l'avertir du danger.
Elles accoururent dans le corridor et un tour plus loin, elles tombèrent sur le hangar où des clones parlaient Geonosiens et s'approchaient en cercle d'un autre clone. Ils approchèrent un genre d'œuf pour les vers avec un vers à l'intérieur. Celui-ci s'infiltra dans le nez du clone immobiliser et le clones fut infecté.
Un autre soldat apparu derrière les Padawans et elles furent forcés d'entrer dans le hangar. Ahsoka ferma la porte pour bloquer le clone et elle se retourna vers la dizaine quelques mètres plus loin.
Un clone pris deux œufs et essaya de s'avancer vers les Jedis, mais celle-ci prirent avec la Force les œufs et les tranchèrent en morceaux.
La porte du hangar se rouvrit et Ahsoka et Barris commencèrent à ce battre pour leur vie. Elles se plaquèrent derrière une caisse. Ne voulant pas tuer les clones inutilement, Ahsoka chercha un moyen de sortir et vu les couloir d'aération.
- Barriss, le couloir d'aération !
Elles sautèrent ensemble, grimpant les caissons du hangar, puis atterrirent dans un couloir d'aération. Elles avancèrent voulant s'éloigner le plus possible des clones. Barris s'arrêta et dit à Ahsoka :
- J'irais à la salle des réacteurs et je désactiverais les propulseurs. Tu te dirige vers la salle des communications, et envoie un avertissement à maitre Fisto, nous devons empêcher le vaisseau d'atteindre le centre médical.
Elles continuèrent à avancer.
- Je ne sais pas Barriss, je crois qu'on devrait rester ensemble.
- Comme je le pense, mais malheureusement, ce n'est pas un luxe qu'on a en ce moment. Une de nous doit réussir Ahsoka. Si il y a besoin, tu fera se qui devra être fait. Je le sais.
- Oui, bien sûr, dit Ahsoka doutant d'elle même, doutant de ce que voulait dire Barriss. Je te reverrais bientôt, dit-elle alors qu'elle se dirigea vers la salle des communications et Barris alla dans la direction inverse
Elle réussi à contacter maître Fisto et l'avertir du danger, mais celui-ci voulait absolument que le vaisseau d'Ahsoka s'amarre à la station médicale pour qu'il puisse pouvoir analyser les parasites. Ahsoka sentait que c'était une mauvaise idée, mais ne réussi pas à convaincre le maître Jedi. Elle accepta de faire ce qu'il demandait. Par la suite, elle réussi à contacter son maître, elle lui expliqua la situation. Celui-ci dit qu'il allait interroger Poggle et qui la recontacterait quand il saurais comment attaquer les vers. Il lui demanda aussi d'attendre avec Barriss en lieu sûr.
Justement Barriss était là, dans la salle. Ahsoka lui demanda si elle avait réussi, mais elle resta sans rien faire.
Elle devait être infecté par un vers, mais Ahsoka ne voulait pas le croire. Elle lui demanda ce qui n'allait pas, puis Barriss, infecté, fit exploser un écran avec la Force.
Ahsoka bloqua les éclats de verre avec la Force et essaya de rappeler Barriss à la raison, mais sans succès.
- Barriss, je suis ton amie, reprends contrôle !
Mais celle-ci, ignora les plaintes d'Ahsoka, elle alluma sons sabre et sauta dans sa direction voulant l'éliminer. Ahsoka bloqua son coup avec son sabre. S'en suivit un duel de force et d'agilité, Ahsoka bloquant les coups de son amie, mais ne l'attaquant pas. Elle essaya d'appeler sa raison, de lui dire de combattre la créature, mais rien ne se produisit. Elle la poussa avec la Force à l'autre bout de la salle.
Ahsoka ne voulait pas blesser son amie, elle ne voulait pas la combattre, ni la tué. Alors elle s'enfuit. À peine sorti du couloir, Barriss était à ses trousses. Elle tenta de la perdre, mais celle-ci poussa Ahsoka avec la Force et l'attaqua.
La jeune Togruta contre-attaqua avec un coup de pieds dans l'omoplate, mais Barriss garda son équilibre. Ahsoka recula tout en bloquant les attaques de son amie possédée attendant le bon moment pour frapper. Barriss attaquaient de plus en plus fort, puis fit une erreur. Ahsoka frappa ses pieds la faisant trébucher et celle-ci s'enfuit profitant du temps que Barriss mettrait à se relever.
Elle tourna un couloir et chercha un endroit où se cacher. La poursuite ne pourrait durer éternellement. Elle vit le couloir d'aération par lequel elle était descendu plutôt et y entra.
Barriss arriva la seconde d'après, Ahsoka retenu son souffle, puis Barriss passa, continuant à courir dans le corridor. Ahsoka ferma le couloir d'aération et parti en direction inverse de Barriss.
Après un moment, elle vit plusieurs troupes clone patrouiller les couloirs, elle commençait à paniquer, ne sachant pas quoi faire. La situation était catastrophique, tout le monde à bord de la frégate devait être contrôlé par les vers Geonosiens, comment ferait-elle pour les sauvé ? Devrait-elle en arriver au pire ? À tuer ?
Le communicateur sur son bras s'alluma :
- C'est Ahsoka, répondez.
- Ahsoka, dit Anakin inquiet, écoute-moi. Les vers sont affectés par le froid.
- Le froid, c'est comme ça qu'on les arrête ? demanda Ahsoka surprise.
Un clone passa juste en dessous d'elle et Ahsoka dut baisser le volume de son communicateur pour ne pas se faire entendre. Le clone resta un instant, puis reparti.
- M'as tu entendu ? Rompt le système de refroidissement !
- Le système de refroidissement, compris, confirma-t-elle.
Elle descendit du couloir d'aération et se précipita vers la salle des réacteurs. Ahsoka le trouva rapidement et commença à appuyer sur différent bouton sur la console commandant au vaisseau de refroidir le vaisseau au maximum.
Les couloirs d'aérations cessèrent de produire et de distribuer la chaleur dans le vaisseau et produisirent un gaz frigorifiant à la place.
Ahsoka quitta la salle se précipitant vers la salle des commandes lorsqu'elle senti le vaisseau sortir d'hyperespace.
Au tournant d'un couloir, Barriss essaya de la chasser. Mais ce n'était pas Barriss, ce n'était pas sa voix, pas sa volonté, s'était les vers qui voulaient attrapé Ahsoka. Celle-ci sauta dans un couloir d'aération et le vers contrôlant Barriss ne pus suivre à cause du trop grand froid.
Le froid mordait la peau d'Ahsoka et celle-ci du sortir du couloir d'aération bien assez vite. Elle trouva par la suite le pont de la frégate vide et entra dans la salle de commande et tenta de communiquer avec la station médicale. Elle lança son message espérant que la station l'entendrait. Alors qu'elle disait qu'ils arrivaient trop vite et qu'elle essaierait de désactiver les propulseurs, Barriss entra dans la salle et frappa les commandes.
Le vaisseau pencha vers la gauche et le reste des commandes s'affolèrent, des tubes tombèrent du plafond et le gaz frigorifiant continua à se déverser dans la salle.
Ahsoka évita un autre coup de son ami, puis alla prendre un tube et le tourna vers Barriss. Le gaz frigorifiant gela son amie et un cri inhumain sorti de Barriss, le cri du vers Geonosiens. Celle-ci tomba par terre, à bout de force, tandis qu'Ahsoka s'effondra sur le sol fatigué elle aussi.
- Tue moi, s'il te plait, implora Barriss ayant regagner conscience pour un bref moment.
Sa voix était faible, comme si la vie s'en allait d'elle se dit Ahsoka horrifié.
- Je ne peux pas, dit Ahsoka apeuré.
Elle ne pouvait tuer Barriss. Ahsoka grimpa sur le siège de commande pour se coller à la fenêtre et voir si la station était proche. Ceux-ci fonçaient à toute vitesse.
Barriss sauta dans le dos d'Ahsoka, celle-ci se retourna, mais Barriss la plaqua, les mains sur son coup. Elle ouvrit la bouche et le vers tenta de sortir criant de douleur. Terrifié Ahsoka frappa Barriss qui retomba un peu plus loin.
Celle-ci tomba à genoux et son propre cri se mêla à celui du vers. Barriss plaquait ses mains sur ses tempes, comme si sa tête allait exploser, le vers tentait toujours de sortir de la bouche de Barriss.
Ahsoka, sabre laser en main, hésita avant de porter son coup. Elle ne voulait pas tuer Barriss, mais ses cris la poussa à frapper. Elle découpa le vers en deux, celui-ci tomba sur le sol de la cabine de pilotage. Le corps de Barriss aussi. Ahsoka ne l'avait pas touché. Le froid était insoutenable.
Ahsoka regarda le corps inerte de son amie. Elle savait qu'elle n'était pas morte, même si elle n'avait aucune preuve. Elle la pris dans ses bras, mas elle était trop fatigué pour vérifier ses signes vitales elle se recroquevilla sur elle même et s'endormis.
Froid. Il n'y avait que le froid.
Elle senti une chaleur sur son visage et vu maître Fisto.
Elle était sauvée. Elles étaient sauvées.
- Allo, maître Fisto, nous sommes prêt pour prendre le matériel.
Elle referma les yeux, grelottante ne voulant qu'une chose… dormir.
Froid. Cauchemars. Peur. Froid. Mort. Barriss contrôler par les vers, tentant de tuer Ahsoka. Celle-ci devant tuer son amie. Mais il y avait aussi Anakin, et les autres Jedis. Elle devait tous les tuer… elle les tua tous. Puis, il y eu un autre, lui aussi contrôlé par les vers. Elle ne pouvait le tuer, mais devait le tuer. Celui-ci offrit un vers à Ahsoka, mais celle-ci ne savait pas quoi faire. Le tuer ou le rejoindre.
Ahsoka se réveilla en sursaut.
- Tout va bien Ahsoka, tout va bien.
C'était son maître, Anakin. Elle oublia ses cauchemars, voyant qu'elle était dans la station médicale.
- Tu es en sécurité, dit-il, la reposant sur son lit et remontant sa couverture.
- Barriss ? demanda Ahsoka.
- Barris va bien, dit Anakin, souriant. Grâce à tes efforts. Les clones aussi.
La jeune Padawan vit Barriss toujours endormis sur le lit à côté d'elle.
- Qu'était-ce ces choses, dit Ahsoka toujours dégouté et horrifié par celle-ci.
- Je pense pouvoir aider à répondre à cette question, dit une voix familière.
Maître Fisto, toujours aussi souriant entra dans la salle et s'approcha d'Ahsoka et Anakin.
- Nous avons les vers parasites analysé. Les mêmes sortes de créature que vous avez trouver sur Geonosis, maître Skywalker.
Anakin, se relevant du lit d'Ahsoka dit à Fisto :
- Nous devrons avertir les troupes sur Geonosis, ces parasites pourraient expliquer comment ils ont recapturés la planète en premier lieu. Je ne veux pas que ça se reproduise.
- Tu as traversé beaucoup, petite, dit-elle à Ahsoka.
- Maître Skywalker, puis-je avoir un mot ?
Il acquiesça et s'approcha d'Ahsoka pendant que maître Fisto quitta la chambre.
- Maître, sur le vaisseau, Barriss était… parti… et elle voulait que je la tue… elle m'a dit…
- Mais tu ne pouvais pas le faire, compléta Anakin sachant où sa Padawan s'en allait.
- Non, dit-elle heureuse que son maître la comprenait. Non, répéta-t-elle honteuse. Je ne pouvais pas le faire. Mais aurais-je du le faire ? Je veux dire, ça a fonctionné maintenant, mais si on aurait échoué, si le vaisseau s'aurait amarré et si les vers s'auraient propagé… dit-elle incertaine d'avoir fait la bonne chose.
- Ahsoka, dit Anakin, prenant un ton doux, c'est ton devoir de sauver le plus de vie que tu peux. Barriss savait que tu pouvais sauver des milliers de vies si les vers étaient détruits, ce qu'elle croyait vouloir dire être détruite aussi. Mais tu as fait la bonne chose, tu savais que le froid tuerait les vers, dit-il en se relevant et regardant Barriss. Laisser tomber notre attachement est une lutte difficile pour chacun de nous.
Ahsoka regarda de coté, trouvant que les paroles de son maître était drôle vis à vis le fait qu'il soit avec Padmé.
- Tu as suivi tes instincts, conclut-il. Je suis sur qu'elle aurait été d'accord que tu aies fait ce choix, dit-il en partant.
Ahsoka regarda Barriss. Oui, elle avait fait le bon choix, elle l'avait sauvé. Elle compris les mots de son maître, suivre ses instincts lorsqu'il y a question d'attachement est la bonne chose à faire. Elle savait qu'il ne suivait pas la règle de l'attachement par cœur, elle savait qu'il aurait fait la même chose s'il aurait été dans la même situation.
Il fallait faire confiance à ses instincts, pas à la rationalité quand il était question de vie ou de mort, la vie ou la mort d'un être cher.
Elle tourna son regard vers la baie vitré, vers les étoiles.
Kairos devait faire la même chose, il l'avait tant de fois sauvé, ce devait être instinctif pour lui, peu importe les conséquences se devaient être la bonne chose à faire pour lui.
Elle comprenait mieux que jamais ce que son maître lui avait dit, un jour, qu'il ferait tout ce qu'il faut pour rétablir la paix, il ferait tout sauf sacrifier son attachement. Barriss, elle, ferait tout ce qu'il faut, tant que cela sauvera plus de vie que c'en en coutera.
Mais qu'en était-il d'elle ? Elle n'avait pus tuer son ami et elle ne le ferait jamais. Mais où était-ce ses limites ? Elle l'ignorait, mais étrangement, elle ne se sentait plus coupable, car elle savait qu'elle n'aurait jamais à combattre Kairos… rien ne pourrait le justifier…
