Barriss marchait silencieusement à coté de sa maîtresse Luminara. Tous deux revenait d'une mission assez épuisante dans la bordure extérieure. Mais Barriss avait attendus assez longtemps, elle cherchait des réponses.
- Maître, puis-je vous poser une question ?
Sa maîtresse se retourna et s'arrêta avec un mince sourire serein au visage.
- Bien sûr Barriss, qu'y a-t-il ?
- Avez-vous déjà entendus le nom de « Kairos » ?
Maîtresse Luminara parut surprise, elle fit un effort pour reconstituer un souvenir.
- … Oui, je crois que c'est un apprenti Jedi, mais son identité m'échappe.
- Ahsoka Tano l'avait mentionné.
Le visage de Luminara s'illumina un instant, puis s'assombrit.
- Oui, je me souviens maintenant, Kairos Ananke, un initié tout juste devenu Padawan qui est mort dans une attaque séparatiste. Je crois que lors de ses funérailles nous étions en mission sur Fellucia. À ce que j'avais compris, il était une bonne amie d'Ahsoka…
Barriss baissa le regard devant cette révélation.
- Merci, cela explique pourquoi Ahsoka l'a mentionné.
Investigatrice, la maîtresse de Barriss fronça les sourcils.
- Dans quelle circonstance son nom est-il venu.
Barriss pris au piège fut forcé de faire une chose dont elle avait horreur : mentir.
- Euh… je crois qu'elle avait vu quelqu'un lui ressemblant lors d'une de nos missions.
Maîtresse Luminara lâcha l'affaire et dit simplement en continuant à marcher :
- La perte de Jedi nous affecte tous, c'est pourquoi nous nous battons dans cette guerre.
Barriss n'était pas certaine de cela. Elle continua à marcher aussi réfléchissant à ce qu'elle venait d'apprendre. Kairos Ananke était un Padawan mort qui était l'ami d'Ahsoka. Ahsoka l'avait mentionné une fois, lorsqu'elle était seule, lui parlant comme s'il n'était pas mort et bien vivant. Elle avait dit quelque chose par rapport à savoir qu'il était là. Cela voulait dire qu'elle croyait qu'il se cachait. Mais lorsqu'elle avait surpris son amie, celle-ci avait fait comme si de rien n'était ne réagissant même pas à son arrivée soudaine. Elle était donc habitué de parler à se Kairos, à un ami. À quelqu'un qui était plus qu'un ami ? Les pièces du casse tête semblaient se mettre en place. Elle se souvenait évidemment de la conversation qu'elle avait eue avec Ahsoka sur l'attachement. Alors que celle-ci avait dit que c'était une distraction, Ahsoka avait dit, rempli d'espoir, que l'attachement en valait la peine comme si elle avait ou aimait quelqu'un. Cette personne pouvait-elle être Kairos ? Et le jeune garçon qu'elle avait vu pendant deux fractions de secondes, elle ne l'avait pas imaginé, Ahsoka avait dit qu'il était son ange gardien… Barriss voyait une ligne conductrice. Peut-être que se Kairos n'était pas si mort que cela et qu'Ahsoka le voyait toujours, et pas seulement dans son imagination.
Barriss devrait poser des questions aux instructeurs Jedis pour savoir si le garçon qu'elle avait vu était bien Kairos. Mais elle était certaine que c'était lui.
Ce même garçon était maintenant devant les 24 chefs-représentants des Fils de l'Harmonie. Leur nombre avait nettement augmenté depuis la dernière réunion. Chacun d'entre eux s'occupait d'un secteur du territoire occupé secrètement par le FDH, ceux-ci organisant et traitant avec les membres de l'organisation des systèmes dont ils s'occupaient. La sphère d'influence des Fils de l'Harmonie dépassait maintenant plus de deux cents systèmes habités dont le trois quart était neutre.
Mais cette taille était devenu un problème, de plus en plus d'espion serait tenter de venir fouiner dans leurs affaires, les membres faisant déjà parti de l'organisation seraient peut-être tentés de la trahir ou de voler de l'argent pour leur propre intérêt. Kairos pouvait s'assurer de la loyauté de ses chefs, grâce à ses pouvoirs, mais pas d'une organisation entière. Mais heureusement, il avait une solution.
- Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, certain de nous sommes inquiets à propos de la gestion des finances de l'organisation.
Kairos, assis à coté de ses deux lieutenants, se tourna vers l'homme qui venait de parler. Mais n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'une femme se leva, elle aussi, à l'autre bout de la table.
- Oui, vous dites que cette rencontre est supposée être une façon de mettre tout le monde sur la même page et d'éclairer nos opérations, mais si on ne sait pas où vont nos crédits comment pouvons-nous être sûr que cette argent n'est pas détourné.
Plusieurs chefs-représentants furent surpris de l'audace de leur collègue, mais celle-ci resta de marbre.
Kairos aussi d'ailleurs. Celui-ci comprenant les inquiétudes de ses collaborateurs, il pris un instant pour que le silence s'installe dans la salle avant de le briser.
- Je comprends vos réserves et j'aimerais vous rassurer sur le fait que je ne reçois pas un seul crédit de cette organisation, je ne veux pas et je n'ai pas besoin d'argent. Pour ce qui est de nos finances, les données vous seront envoyées d'ici la fin de cette réunion. Vous vous demandez surement tous qu'est-ce que l'expansion des derniers mois a pus nous payé. Et bien laissez moi vous présenter Ernik Hof'waje notre nouveau maître-espion.
Un Bothan apparut derrière Kairos. On vit qu'il avait désactiver un dispositif d'invisibilité quelconque.
- Depuis près d'un mois, des espions se sont infiltré dans plusieurs niveaux de notre organisation, nos espions. J'ai fait appel à la cellule d'espion de Hof'waje pour lancé un activité de contre-espionnage massif pour repérer des infiltrés et éliminer les corrompus. Vous vous demandez peut-être si je suis paranoïaque, mais pouvez-vous nous dire combien d'espion vous avez débusqué jusqu'à aujourd'hui ?
Le Bothan se racla la gorge et dit :
- Trois infiltré du chancelier de la République, dont un qui fréquentait le dirigeant de Nemosia, quatre espions des séparatistes dont un qui prévoyait prendre la place du chef-représentant de Galfrey…
Le chef-représentant en question exprima sa surprise, mais Kairos le fit taire ne le blâmant pas. Le Bothan continua :
- … 13 envoyé du Conseil des Systèmes Neutres et des différents mondes neutres, deux chasseurs de primes cherchant leur cible au sein de notre réseaux, le seul espions du clan banquier et quatre autres infiltré travaillant pour des organisations criminels. Nous avons aussi éliminé trois opérations d'envergure de détournement d'argent, 15 membres corrompus volant de l'argent ou vendant de l'informations, huit autre administrateurs divers qui utilisaient le réseau pour vendre de la marchandise inexistante et une organisation criminel se servant du réseau pour blanchir leur argent.
- Merci, Hof'waje.
Kairos se retourna vers ses collaborateurs.
- Comme vous le voyez, une cellule d'espion était nécessaire et elle le sera encore, car la République et les séparatistes vont continuer à envoyé des espions pour prendre contrôle ou détruire l'organisation. Je vous assure que cette menace est maintenant écarté grâce à la cellule d'Hof'waje. J'aimerais vous rassurer aussi sur le fait que j'ai testé la loyauté de chacun de vous grâce à mes… capacités dont vous avez surement entendu parlé et je me suis assuré qu'aucun d'entre vous ait des intentions nuisibles face aux Fils de l'Harmonie.
La salle était complètement silencieuse, nettement impressionné par cette révélation. Katerina ne pouvait s'empêcher de sourire face à une table aussi consternée.
- Et bien, s'il n'y a pas de questions, passons au point suivant de notre rencontre.
Lorsque la réunion fut terminé et que tout les chefs-représentants eurent quitté la salle, Kairos eu une discussion avec ses deux sénateurs préférés ainsi que son nouveau maître-espion.
- Je suis ravi de votre performance Hof'waje, vos espions sont décidément efficace.
Le Bothan gardait un visage sans expression, mais nullement fermé.
- Certainement. Mais, il y a encore beaucoup de travail à faire, vous vous êtes créer une toile bien complexe et étanche qui complexifie l'infiltration de votre organisation, mais qui par le fait même complexifie la tâche de dénicher des espions. Évidemment les espions du chancelier et ceux des séparatistes sont les plus coriaces et bien que vous m'aviez demander de me concentrer sur les espions du chancelier cela va prendre plus de temps de tous les dénicher.
- C'est compréhensible, de toute façon je m'arrange pour qu'aucun des chefs-représentants ne deviennent des traitres.
- À propos, comment tu fais cela déjà ? demanda Nataniel.
Kairos se tourna vers lui, incertain s'il devrait lui dire la vérité ou non.
- Je… c'est quelque chose que j'aimerais éviter d'expliquer…
Mais Nataniel n'abandonnait pas aussi facilement.
- C'est facile de dire « voilà tout le monde est loyal », mais la vie n'est pas aussi simple, il faut de la confiance aussi. Je ne vois pas comment tes pouvoirs peuvent t'assurer de la loyauté d'individu.
Kairos soupira. Ils n'allaient pas aimés.
- J'ai déjà expliquer ma technique à Hof'waje et il m'a assuré que c'était efficace, alors pour cela on est sûr.
- Je n'ai jamais douté de ton efficacité, mais ce qui nous intéresse ici, c'est la manière, dit Katerina.
- Torture, voilà la manière.
Kairos attendit la réaction de ses deux lieutenants, mais ceux-ci ne réagirent que très peu, Katerina parut un peu surpris tandis que Nataniel parut sceptique.
- Avec mes pouvoirs et mon sabre je peux… trancher des membres, puis inverser le flots du temps comme si je n'avait jamais blesser le concerné, puis recommencer jusqu'à ce que j'obtienne la vérité. À chaque fois que je retourne au point avant d'avoir blessé quelqu'un, il se souvient de la douleur et ainsi la peur que ce soit la même chose pour l'éternité gagne toujours. Je t'avais déjà menacé Katerina, lors de notre première rencontre. Et bien ce n'était pas des menaces en l'air, j'ai réellement le pouvoir de faire souffrir quelqu'un éternellement.
Katerina sembla maintenant un peu plus perturber.
- Mais… tu as dit que tu avais tester notre loyauté… je ne me souviens de rien de la sorte…
Kairos qui évitait toujours le regard de ses lieutenants expliqua :
- C'est parce que ce n'est jamais arrivé. Quand j'inverse le flots du temps, c'est comme si j'annulais toute mes actions sur l'univers, donc une fois que j'ai testé les gens, je peut revenir au point avant que je ne les ait testé ce qui fait qu'on ne se rappelle de rien puisque ça s'est littéralement jamais produit. Je suis le seul avec la mémoire de ces moments et je peux dire que… que je ne prends pas du tout plaisir à ce genre d'exercice.
Les deux lieutenants se regardèrent un moment, se consultant comme à chaque fois qu'il croisait le regard. Nataniel qui camouflait bien son ressenti demanda :
- Et tu as fait ça sur… nous.
- Techniquement non comme je viens de l'expliquer. Mais oui, je me suis assuré que vous n'étiez pas des espions… seulement une fois, je sais que vous êtes intelligent et je savais que vous comprendriez que vous ne pouviez me mentir. Je n'ai jamais refait cela sur vous depuis, car comme je l'ai déjà dit je n'aime pas à avoir à surveiller mes arrières constamment, c'est pourquoi vous êtes mes lieutenants.
Nataniel avec un nouveau respect dans les yeux dit simplement :
- Eh bien, maintenant je sais pourquoi il ne faut, vraiment, pas te trahir.
Katerina, elle, avec un mélange de crainte, de respect, de confiance, mais aussi d'empathie parce qu'elle pouvait comprendre par quoi ce jeune avait passé, qu'il détestait faire mal au gens, car il avait un vrai cœur malgré les rôles qu'il jouait. Elle comprenait qu'il avait partagé la souffrance de chacun des individus qu'il avait « testé ».
- J'ai… toujours confiance en tes capacités Kyle et je comprends pourquoi tu as du faire ce que tu as fait…
Nataniel se tourna surpris de comment sa partenaire c'était adoucis un instant.
- … Mais je dois avouer que faire des choses à un homme, pour l'éternité sans qu'il ne s'en souvienne peut être une idée très… satisfaisante.
Nataniel retenu un petit rire, voilà la Katerina qu'il connaissait. Kairos ne fit que rouler les yeux.
Le maître-espion, qui avait rivé ses yeux sur son datapad pendant toute la discussion commença à parler sans même levé ses yeux :
- L'espion que j'ai envoyé sur Mandalore à votre demande me rapporte que le premier ministre est celui qui s'occupe du marché noire. L'information a pus nous être transmis puisque vous faites déjà du commerce avec eux.
- Hmm… voilà une… nouvelle.
Nataniel sauta sur la nouvelle :
- Une bonne nouvelle, nous pourrions approcher le premier ministre pour qu'il rejoigne les Fils de l'Harmonie, avoir un homme avec autant d'influence sur Mandalore dans nos rang est un opportunité inestimable.
Le Bothan leva finalement ses yeux de son datapad et dit :
- Garder en tête qu'il est anormale que mon espion ait pus trouver cette information à propos du premier ministre aussi vite. Cela pourrait indiquer qu'il est inefficace et qu'il laisse des traces. Si j'étais à votre place, je le sonderais avant de l'inviter dans votre organisation.
Kairos réfléchit un moment.
- Et bien c'est ce que je ferais, je part pour Mandalore. Je vais avoir une petite discussion avec le premier ministre.
Mais Hof'waje retenu Kairos.
- J'aimerais vous rappeler, monsieur, que nous avons déjà déniché son espion dans nos rangs et que la conversion a été totale. Celui-ci croiras que les Fils de l'Harmonie sont une organisation chaotique inefficace, je vous recommande de mentionner comment vous avez manipuler son espion pour qu'il vous prenne au sérieux. Je vous envoie les données sur l'espion et le dossier du premier ministre mandaloriens.
Kairos s'arrêta pour féliciter le maître-espion.
- Wow, je me demande comment on faisait sans vous avant.
Le Bothan se permit un mince sourire.
- Tant que les crédits rentrent, vous saurez tout sur vos ennemis et ils ne sauront rien.
Kairos se posa sur le dôme de la capitale de Mandalore. À ce qu'il avait compris il aurait pus se poser sur un quai et soudoyer un garde étant donné l'excessive augmentation du commerce illégal sur Mandalore, mais le jeune Jedi avait préféré la discrétion total. Prenant soin de ne pas oublier son masque, il entra dans la capitale en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Dans le palais Mandalorien, Kairos trouva rapidement le bureau du premier ministre. Il était seul et semblait très concentré, le regard rivé sur des écrans. Kairos se révéla. Il était derrière les sièges d'invité devant le bureau du premier ministre. Le premier ministre Almec ne le remarqua même pas. Cela donna l'occasion à Kairos de le surprendre.
- Premier ministre Almec, heureux de faire enfin votre connaissance.
- Que… quoi ?
Almec recula son visage de l'écran et fit face à l'homme qui venait apparaitre de nul part. Une expression de stupéfaction se manifesta sur son visage un instant. Puis lentement, il repris contrôle de son expression. Il reconnu l'homme au masque, on lui avait montré des images des affiches circulant dans des mondes neutres comme Mandalore, mais il n'avait jamais cru se retrouver devant celui qui portait se masque, maintenant symbole des Fils de l'Harmonie.
- Hmmm… vous êtes un membre des Fils de l'Harmonie, je dois avouer être impressionné par votre habileté à passer outre tous nos gardes.
- Ce n'était rien. Et je ne suis pas un simple membre des Fils, monsieur le premier ministre. Je suis leur porte parole…
Kairos tourna son regard invisible vers un point invisible dans l'espace.
- Et leur chef, dit-il en retournant son attention vers Almec.
- Vous êtes donc celui qui se fait appelé le Libérateur… ou l'Harmonie… dans tout les cas deux titre très prétentieux pour une organisation aussi mineur que la votre.
Kairos souri derrière son masque et inexplicablement Almec eu cette impression.
- Je vois que votre espion, Hectol Gautt, a accompli la nouvelle mission que nous lui avons donnée. Effectivement, celui-ci nous a avoué qui l'avait envoyé, dans ce cas vous. Celui-ci vous a remis un rapport il y a deux semaines disant que les Fils de l'Harmonie était une pseudo-organisation chaotique mené par un imposteur qui se faisait passé pour une figure pseudo-religieuse aux allure de gourou. Évidemment, tout cela est faux, ce sont des mots de ma pure invention pour tourner l'attention de ceux qui tentent d'infiltrer mon organisation. Oh, mais rassurez vous, vous n'êtes pas le seul à avoir échoué dans ces pathétiques opération d'espionnage et vous ne serez pas le dernier.
Le premier ministre tenta d'évaluer si l'homme disait la vérité. Et malheureusement, la seule conclusion rationnelle était qu'il disait vrai, les mots qu'il avait reçu de Gautt était les mêmes que ceux que le mystérieux dirigeants des Fils de l'Harmonie venait de prononcé. Un léger vent de crainte souffla sur le premier ministre un instant.
- Si vous êtes plus… puissant que vous ne le paraissiez et que vous avez… corrompu… mon agent, qu'elle est la raison de votre visite ?
- C'est très simple, je suis venu voir si vous vouliez rejoindre notre organisation. Vous auriez accès à notre réseau de contact et d'influence s'étendant à plus de 300 systèmes, à notre réseau d'échange et de contrebande et à la protection de notre flotte.
Le premier ministre fit semblant de réfléchir à l'offre, bien qu'il voyait que ce serait une excellente opportunité pour ses plans.
- Je vois, cela semble…
- Évidemment, il faudra que vous prouviez votre valeur à l'organisation. Chose que je demande très rarement de mes collaborateurs, mais vous avez montré des signes de faiblesse, mes espions ont pus vous identifié comme celui qui dirige le marché noir de Mandalore en l'espace de quelques jours. Je crains que vous soyez négligent et je ne fais pas affaire avec ce genre d'individu.
Le premier ministre voyant que son adversaire avait joué toutes ses cartes décida de faire de même, il avait peu à perdre et beaucoup a gagné.
- Je dois avouer que l'espionnage n'est pas ma force et que vous agents sont bien plus efficace dans se domaine que les miens. Je vous l'accorde. Cependant, je crois que vous serez heureux d'apprendre que d'ici une semaine je ne serais plus juste le dirigeant du marché noire, mais de tout Mandalore.
Ce fut le tour de Kairos d'être surpris… et intéressé.
- Voilà une prédiction audacieuse. Soit. Nous nous reverrons dans une semaine pour voir si vous aviez raison. Bonne chance.
Et sur ce il disparut, laissant le premier ministre bouche bée. Qu'est-ce qu'il venait de faire ?
- …La corruption c'est quand des individus aux pouvoirs se concentrent sur leur propre gain personnels au lieu de l'intérêt des personnes qu'ils représentent…
Ahsoka était au milieu d'une classe sur Mandalore en train de faire un cours sur la corruption à des jeunes appartenant à l'élite mandalorienne.
- … un leader sacrifie son intégrité morale pour de l'argent ou du pouvoir. Des systèmes solaires entiers sont tombées dans le chaos parce que leurs politiciens cupides se sont enfermés dans un cycle de pot-de-vin et de chantage pendant que leur peuple souffrait.
- Est-ce que ça veut dire que la majorité des représentants du gouvernement sont corrompus, demanda une élève.
- Et bien… Non, mais le point est que la tentation est toujours présente et que les citoyens doivent toujours être vigilant pour que la corruption ne prenne pas racine. L'ennemi le plus mortel d'une société réside en son cœur. Et c'est de ces menaces intérieurs que les gens doivent être protéger.
- Mais si vous ne faite pas confiance à vos chefs, se ne serait pas de la trahison ? questionna un autre étudiant.
- C'est le devoir de chaque citoyen de remettre en question leur chefs, de les garder honnêtes. Et de les tenir responsable s'ils ne le sont pas.
- Comment faites-vous cela ?
- En exposant des autorités corrompues pour ce qu'elles sont réellement. Un changement durable ne peut venir que de l'intérieur, conclut Ahsoka avec une emphase calme, mais marquante.
Les étudiants se regardèrent entre eux, quand une nouvelle voix se fit entendre dans la salle.
- Mais, comment exposer les autorités corrompues, ce n'est pas quelque chose qui est vu aux yeux de tous. De simple citoyen comme moi, nous, ne peuvent enquêter sur nos chefs.
Le petit salaud. Le petit…
La classe ainsi qu'Ahsoka s'était tourné vers un élève, en tenu de l'académie, caché à l'arrière de la classe. Les étudiants se retournèrent vers Ahsoka attendant sa réponse, mais celle-ci c'était comme figée. Certains virent une certaine surprise dans son visage, d'autre une colère, et d'autre de l'incertitude.
- Que… Et bien, vous ne pouvez peut-être pas toujours agir directement, mais c'est le devoir des citoyens de former des associations militantes pour pousser la police et les autorités locales à agir.
- Mais qu'est-ce qui arrive quand c'est la police qui est corrompu ? Et si des individus aux pouvoirs croient que nous fouinons trop, ils ont le pouvoir de discréditer, d'emprisonner ou même d'éliminer des citoyens.
Ahsoka lança un mauvais regard au cadet qui gardait son stupide sourire narquois, puis se retourna vers le reste de la classe.
- Évidemment, on espère ne jamais atteindre un tel niveau de corruption. Et cela est seulement possible avec une population avertie qui surveille ses chefs et qui suivent la politique de leur gouvernement tout en condamnant toute corruptions qu'ils voient.
- Ouais, c'est beau tout ça, mais ce n'est pas vraiment nous qui avons le pouvoir de stopper cette corruption. De la vrai corruption, comme il y en a sur Mandalore, ne peut qu'être éliminé par un gouvernement compétant qui a vraiment le bien de son peuple à cœur.
Ahsoka perça d'un regard aussi tranchant qu'un sabre laser le jeune homme, tandis que le reste de la classe était consterné par l'effronterie de leur camarade. Ahsoka s'apprêtait à répliquer, mais un autre cadet pris la parole :
- Je ne sais pas ce que tu insinues, mais tu sauras que certain de nous et que certain de nos dirigeants ont réellement l'intérêt de Mandalore comme première priorité, pas comme d'autres qui sont exagérément cynique…
Le cadet montra que ça lui était égal.
- Je dis juste que la corruption n'est pas si facile à faire disparaître, qu'il faut beaucoup de temps et de pouvoir pour l'éliminer parce que, comme la dit notre chère professeure, la tentation est toujours présente dans chacun d'entre nous, même dans nos si bons dirigeants. Après tout, le plus difficile est de résisté à nos propre désir. Qui ici pourrait me refuser si je lui offrait 1000 crédits en échange des réponses d'un examens, qui a des principes tellement noble et pure qu'il refuserait de l'argent contre des réponses à un examen, après tout vous ne perdriez rien dans cette échange. Rien à part un sens morale vague, comme tant de politiciens de la République et de Mandalore ont perdu au profit d'avantage commercial.
La classe tomba dans un certain silence. Quelques cadets se rendirent compte qu'il ferait bien cela pour 1000 crédits, d'autres détournèrent leur attention devant ces spéculations ennuyante. Mais la plus part crurent qu'ils étaient au dessus de piège si visible, ceux-là avait de vrai principes et croyait qu'il ne tricherait jamais même pas pour un millions de crédits.
Ahsoka elle, son malaise et sa frustration fusionné en une mince colère après le jeune effronté, ne savait aussi pas croit répondre, coincé.
Heureusement, la cloche sonna ce qui marqua la fin du cours. La plus part des élèves se tournèrent vers Ahsoka.
- Le cours est levé, vous pouvez disposer. Mais pas pour vous, monsieur tout-le-monde-est-corrompu, j'aimerais avoir deux trois petits mot avec vous et votre avenir dans cette classe…
Les autres étudiants se regardèrent dissimulant leurs rires et leur satisfaction à voir leur compère se faire menacer par leur professeur Jedi.
- Avec plaisir madame Tano, dit Kairos en habit de cadet, souriant et faisant la révérence.
Ahsoka gifla Kairos, celui-ci n'avait pas tenté de ce défendre sachant bien que cela ferai tu bien à son amie.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici ? Tu voulais me faire passer pour une folle, pour une incapable, c'est ça ? Et d'abord où a tu trouver cet uniforme ? Tu ne devrais pas rester discret ? Après tout c'est toi qui n'arrêtes pas de me répéter…
Kairos qui était resté souriant tout le long de la bouffée de colère de son ami tenta de mettre sa main sur son épaule en lui disant :
- Ça va, ce n'est rien de grave…
Mais Ahsoka ne se laissa pas faire, elle poussa la main de Kairos de son ami et réprimant sa légère joie de le voir et son mince amusement, elle éclata de plus belle.
- Le Conseil m'envoie enseigner une classe sur la corruption alors que je devrais être sur le front et toi tu as l'audace de venir tout foutre en l'air, comme tu le fait si bien d'ailleurs, en apportant ton cynisme et tes belles paroles pour me ridiculiser devant ma classe.
Kairos savait que ce n'était pas bien, mais il ne pouvait s'empêcher de l'admirer quand elle se retrouvait dans cet état. Elle était coriace, avait une force de caractère si grande. Il savait qu'elle n'était pas vraiment fâchée. Ok, peut-être un peu, mais ces sauts d'humeurs en particulier servait tout d'abord à la faire ventilée. En effet, elle n'était pas juste fâché après lui, elle en voulait aussi au Conseil de l'éloigner de l'action, elle était aussi rempli d'incertitude face à son cours qu'elle donnait, d'où sa colère devant les interventions de Kairos. Celui-ci savait que derrière son aura de confiance se cachait ses plus grandes peur et incertitude, elle avait toujours été ainsi. Et elle ne permettait à qu'une seule personne de voir ces incertitudes et faiblesse, bien que ce ne soit pas consciemment, et cette personne était évidemment Kairos.
- Ne t'en fait pas tu as fait très bien et je sais que ça va paraitre bizarre, mais je t'ai aider en fait…
Ahsoka resta bouche bé, comme elle restait tant de fois devant Kairos. Lui qui la surprenait toujours peu importe le sujet, peu importe le moment, il était imprévisible et le ridicule qu'il apportait avec lui la clouait à tout coup.
- Écoute, tu avais déjà emmené ton point et j'ai voulu apporter quelques correction disant que c'était plus difficile que ça en avait l'air et que c'était principalement le devoir du gouvernement de s'occuper de la corruption en son sein, tout ce que j'ai dit à propos que tous peuvent être corrompus c'était pour convaincre tes élèves du contraire…
Ahsoka le regarda incrédule.
- Kairos… tu va pas me faire croire que tu as le pouvoir de tordre l'esprit des gens pour qu'ils fassent le contraire de ce que tu dit. Même ça c'est plus illogique que tes pouvoirs temporels.
Kairos rit légèrement, mais Ahsoka resta de marbre, pas convaincu par les intentions de son ami.
- Écoute, c'est une technique de… d'influence basique. Quand quelqu'un a des principes ou qu'il est certain d'une chose, ce n'est pas quelques commentaire comme les miens qui vont le faire changer d'avis, en fait ça va renforcir ses principes. Laisse moi te donner un exemple : Si je dit que je suis bien meilleur au sabre que toi, qu'elle sera ta réaction ?
Ahsoka ayant bien vus que Kairos était assez loin de son niveau dit :
- Viens le prouver que je te botte le cul.
Kairos parut satisfait et continua.
- Voilà, tu réagis défensivement. Ainsi, si on s'attaque au principes ou croyances d'une personne, la seule réaction de cette personne sera de défendre ses principes et de renforcer ses croyances. Ainsi, en attaquant les croyances de tes élèves, je les aie forcé à défendre leur idée ce qui les ont intériorisé et ce qui a fait mieux passé ta leçon.
Ahsoka s'arrêta un instant pour réfléchir. C'était vrai qu'elle avait réagit défensivement, comme son élève, Korkie, en classe après l'intervention de Kairos. Et maintenant qu'elle y pensait ses élèves n'avaient pas eu l'air convaincu par Kairos, bien le contraire.
Lentement, le corps d'Ahsoka se déraidit, sa mine fâchée laissant place à une expression plus légère.
- Tu as donc manipuler ma classe, dit-elle maintenant un regard mauvais, mais joueur dans les yeux.
Kairos devenu nerveux sur le fait, pris de court.
- Euh… non… ok oui, mais c'est de la bonne manipulation…
- De la bonne manipulation ?
- Euh… oui de la bonne manipulation je n'avais que de bonne intentions pour eux.
- De bonnes intentions ? répéta Ahsoka toujours le regard sceptique et perçant. Et ce ne t'ai pas rentré dans l'esprit de m'avertir avant de t'adonner à tes expériences de remise en question de l'autorité…
- Eh bien, je n'ai jamais dit que j'avais de bonne intention pour toi…
Ahsoka se permit de sourire finalement, donnant un coup à l'épaule de Kairos qui encaissa.
- Aïe… je t'est déjà dit que je n'étais pas ton punching bag portatif…
Ahsoka d'un mouvement attrapa le bras de Kairos et le colla dans son dos, menaçant de le tordre. Rapproché des quelques centimètres qui les séparaient, celle-ci approcha sa tête de son oreille, l'accotant sur son épaule, et dit :
- Non, non. C'est moi qui décide ici. Après tout, avec tout ce que tu me fait subir, j'ai bien le droit de m'amuser un peu. Pas vrai, jeune garçon ?
- O… oui m'dame.
Ahsoka qui venait juste de remarquer la proximité qu'elle partageait avec Kairos, relâcha son bras et recula d'un sursaut. Kairos se retourna légèrement surpris. Les deux restèrent dans un silence gênant.
Au bout d'un long moment Ahsoka releva son regard du sol et dit :
- Eh, tu n'es pas venu à notre dernière session…
Elle avait l'air déçu.
- Désolé, j'étais au milieu d'une réunion importante, je ne pouvais pas vraiment venir. Et après, j'ai simplement oublié ton appel.
- Et moi qui pensait que t'avait toujours le temps… tes nouveaux amis étaient trop important pour venir me voir ?
Kairos mi-embarrassé, mi-sérieux répondit :
- Non, je n'ai pas toujours le temps, j'aimerais te rappeler que venir te trouver me prends des fois des journées complètes juste pour le voyage… des journées que je doit passer seul, dans le silence…
Il y avait une étrange mélancolie dans sa voix. Ahsoka s'adoucit et s'autorisa à venir passer son bras autour de ses épaules.
- C'est vrai que j'oubli que tu ne te téléporte pas vraiment… j'aimerais bien faire le voyage des fois à ta place, mais tu dois rester camoufler et moi je dois écouter le Conseil…
Ils restèrent encore en silence un moment, ne s'étant pas entendu à cette tournure de discussion.
- Ahsoka, dit Kairos le regard baissé et Ahsoka fixant le mur, tu sais que j'aimerais plus que tout au monde ne plus avoir à me cacher… mais je dois le faire pour la galaxie, pour la paix.
Ahsoka comprenait que c'était difficile pour tout deux, il lui avait explique ce qu'ils faisaient pour tenter de mettre fin à la guerre, celui-ci se battant sur un front différent du sien, tout deux croyant qu'ils s'approchaient lentement mais surement de la fin de la guerre. Ahsoka échappa un gloussement.
- Et moi qui avais cru que tu étais devenu cynique… Aller vient me montrer comment je suis meilleur que toi.
Katerina sortait de son bain et entreprit de se sécher et de se rhabiller. Elle n'était pas sûr qu'elle pouvait l'appeler « son » bain, mais ça revenait au même. Elle quitta la chambre de bain et y rejoindre Nataniel sur le divan. Ils étaient sur Raxus Prime, la capital séparatiste, dans l'une des demeures de Nataniel. Katerina se coucha sur Nataniel, fermant les yeux, et celui-ci commença à caresser ses cheveux de sa main gauche, la droite se promenant sur les restes de son corps.
- Oh… j'aimerais tant avoir une semaine de vacance, juste une.
Nataniel ricana.
- Tu savais dans quoi tu t'es embarqué et tu sais bien que nous en auront seulement quand nous serons vieux et sur notre lit de mort. Pas avant…
Katerina l'ignora et continua dans sa rêverie.
- J'aimerais pouvoir passer une semaine sur une belle au sable rouge, loin de la politique, loin de la galaxie. Juste toi et moi et rien d'autre…
- Il ne faudrait quand même pas oublier le petit Kyle, qui sait dans quel pétrin il pourrait se mettre une semaine sans nous.
Katerina gloussa un peu, toujours les yeux fermés, mais un sourire formé. Le tableau que Nataniel peignait était drôle, mais étonnamment naturel. Nataniel ne se l'était pas avoué, mais Katerina l'avait. Tous deux étaient devenu plus que de simple subordonné, que de simple lieutenant pour le jeune leader des Fils de l'Harmonie. Devant leur différence d'âge qui était devenu de plus en plus apparente au fil du temps où ils se côtoyaient tout trois, Katerina et Nataniel avaient formé une réel affection pour le jeune garçon. Bien que cette affection ne soit jamais montré, Katerina savait qu'elle était devenu une sorte de grande sœur et Nataniel une sorte de grand frère pour ce petit Kyle ou quel qu'était son vrai nom. Bien qu'il témoignait d'une maturité et d'une sagesse vénérable pour son âge, il restait un adolescent. Elle et Nataniel avaient compris qu'il avait grandi dans l'Ordre Jedi qui interdisait tout lien familial et qu'il l'avait quitté lorsqu'il avait découvert ses pouvoirs mystérieux. C'était donc normal que ses rôles de grand frère et grande sœur s'étaient formé naturellement, celui-ci avait manqué de modèle familiale toute sa vie et Katerina admirait son idéalisme complémenté de son réalisme pragmatique. Pour ce qui était de Nataniel, celui-ci préférait mourir que manifester de l'affection verbalement, mais Katerina doutait bien que celui-ci appréciait Kyle au fin fond de lui et qu'il ne faisait pas que l'aider par « professionnalisme », mais parce qu'il se retrouvait un peu dans ce jeune prodige.
- Il est assez grand pour ne pas avoir de nounou, et d'ailleurs maintenant que j'y pense assez puissant pour exaucer mon vœu dit Katerina se relevant et rouvrant les yeux, délaissant l'étreinte de Nataniel.
Nataniel, comme s'il venait d'attraper une idée en plein vol s'exclama :
- Tant de potentiel, tant de pouvoir… c'est fou comment ce jeune se retrouve avec tant de puissance, mais ne prends ni le chemin des Jedis, ni des Siths… il fait le contraire de ce que toute les histoires, les mythes, les légendes de l'ancienne république et de ses guerres entre les Jedis et les Siths. Ce qui m'emmène toujours à une question que je suis sûr que tu t'es posé…
- Ah… Nataniel, j'ai pas la tête pour de la…
- Quels sont ses plans ?
Katerina fut coupé et forcé de s'arrêter. Quels sont ses plans ?
- Quels sont ses ambitions, ce qu'il a planifié pour nous, pour les Fils, pour la galaxie… Il y a des motivations derrières ses actions et bien que je croie en son projet de paix, pourquoi veut-il la paix ? Qui sortira vainqueur de cette guerre ? Que viendra après celle-ci ? Nous avons ce jeune, très jeune homme semblant avoir un pouvoir sans limites, notre patron qui plus est et nous n'avons aucune idée de ses réelles intentions, si ils entrent en conflit ou non avec nos intérêt…
Évidemment Katerina c'était posé les mêmes questions. Et elle aussi n'avait aucune réponse.
- Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais nous nous sommes approché d'un homme qui fera l'Histoire, l'héro de notre génération, une légende vivante, et nous ne pouvons plus reculé… nous sommes coincé dans se vaisseau peu importe où il ira. N'est-ce pas palpitant ?
Katerina sourit devant le magnanisme de Nataniel.
- J'avoue que me retrouver au coté de l'homme le plus puissant de la galaxie m'enchante. Surtout qu'il est encore jeune, lui…
Nataniel ignora les provocations de Katerina, pris dans son monologue intérieur.
- Mais la question demeure… quels sont ses plans, ses motivations, ses ambitions. Nous avons le « quoi », le « qui » et le « où », mais il nous reste le « quand », le « pourquoi », le « comment » et surtout le « et après ? ».
Il sorti de son monologue et se tourna vers Katerina la regardant pour la première fois depuis qu'ils s'étaient élancé sur son cheminement de pensée.
- Katerina, il faut savoir ! C'est essentiel. Après nous pourrons nous préparé et nous adapter. Le suivre dans son ascension ou être prêt à nous retirer s'il s'efface…
- D'accord, nous le confronterons, mais tu sais tout bien comme moi que nous ne pourrons lui tourner le dos.
Nataniel sourit envisageant l'aventure dans lequel il s'étaient embarqué, fasciné par tant de retournement et de jeu de pouvoirs. Ses yeux se reposèrent sur Katerina, tout d'un coup, oubliant sa rêverie et il commença à la dévorer.
