Quelques heures plus tard, Kairos se retrouvaient dans ses quartiers à profiter d'un repos bien mérité. D'ailleurs, c'est quartier était plutôt modeste, mais quand même plus luxueux qu'un dortoir Jedi, quelque chose dont c'était assuré Katerina. Ainsi, celui-ci avait accès à un somptueux bureau de travail, des fauteuils confortables, une bibliothèque bien remplie et un lit douillet. Pour l'instant, il était en train de lire une légende sur un seigneur Sith à l'ère de l'Ancienne République, les pouvoirs qu'ils avaient dans ce temps était beaucoup plus puissant que ceux d'aujourd'hui, si l'on se fiait aux légendes des archives. Mais évidemment rien n'approchait les pouvoirs de Kairos. Le jeune Jedi regarda son datapad qui indiqua l'heure de rencontre avec ses lieutenants. Ils devaient être revenu de Raxus après ces cinq derniers jours sur Mandalore.

Ils sorti de ses quartiers et entama de parcourir les corridors de la base lunaire des Fils de l'Harmonie, se dirigeant vers la salle de réunion. Il croisa quelques soldats et membres de l'organisation, les apparitions de Kairos en publique était peu fréquente, mais assez nombreuse pour justifier son leadership. Lors de ces occasions, il gardait le masque que lui avait offert Katerina, mais il désactivait le modulateur de voix. Cela maintenait son anonymat tout en évitant de s'aliéner ses troupes.

Alors que deux gardes se rangeaient de coté et firent un salut militaire à Kairos, celui-ci lâcha un « repos soldats ». Il décida de discuter un peu, d'humeur calme.

- Vous, dites-moi vous venez d'Otrosia, n'est-ce pas ?

Le garde devenu légèrement nerveux et dit :

- Oui, monsieur, j'étais un des volontaires qui a combattu sur Tubrone au coté du Libérateur.

Kairos sourit légèrement derrière son masque et dit d'une voix empathique :

- Oui, je me souviens, vous deviez faire parti des premiers à nous avoir rejoint. Et bien, laissez-moi vous remercier, Pete, lut Kairos sur la plaque de l'uniforme du soldat.

Son coéquipier restait en retrait étonné de cette conversation avec leur chef, si mystérieux.

- Vraiment, sans des gens comme vous, cette organisation n'existerait pas aujourd'hui. Puis-je vous poser une questions, soldat ?

- Oui, certainement monsieur.

Kairos voyait que le soldat était impressionné et était heureux de voir du respect dans ses yeux et non de la froideur professionnelle.

- Pourquoi êtes-vous ici ?

- Je vous demande pardon ?

- Désolé de ne pas être plus précis, mais pourquoi êtes-vous ici aujourd'hui. Pourquoi avez-vous décider de nous rejoindre et de rester, pourquoi choisir les Fils de l'Harmonie ?

Le soldat surpris, pris un moment pour réfléchir à sa réponse.

- Je dois vous avouer, monsieur, que ce n'est pas une question que j'ai besoin de me poser souvent, il y a maintenant plusieurs mois, quand j'ai entendu pour la première fois parlé des Fils… je me suis dit que c'était ma chance de faire le bien, d'aider des gens, à l'époque les pauvres turbonois. Si je peux gagner ma vie, faire vivre ma famille et en plus de cela, m'assurer que d'autre famille n'aient pas besoin de souffrir à cause de cette guerre, je me dis que c'est une sacrée opportunité. J'ai été sur quelques missions et je peux vous dire que voir le sourire des gens qu'on aide, m'aide à dormir la nuit. Et quand j'entends des gens dire que les Fils de l'Harmonie est juste une organisation qui veut accumuler le pouvoir, je me rappelle de ses sourires et je me dit que peu importe… euh… ce que vous planifié avec les autres représentants… que ça des impactes réels et que c'est plus que de la simple politique. Ouais… euhm…

- Merci.

Kairos les dernières heures avait une humeur curieuse et inquisitrice, d'où pourquoi il s'était arrêter pour poser cette question au soldat. Il se l'était soi-même poser et la réponse qui lui était venu, lui avait paru préconçue, étrange… Il avait fondé les Fils de l'Harmonie pour rapporter la paix à la galaxie, du moins c'est ce qu'il se répétait. Mais ce soldat avait répondu différemment, même s'il connaissait le but officiel des Fils, celui-ci n'avait pas dit qu'il volait contribuer à l'arrêt de cette guerre, il avait répondu qu'il voulait aider des gens tout simplement. C'était peut-être cela que Kairos avait manqué, il était tant dans les grands enjeux qu'il en oubliait peut-être l'objectif à un niveau plus humain. Simplement aidé des gens, comme les Jedis. Cela lui procura un certain réconfort et une bonne conclusion à sa remise en question.

- Je suis attendu, désolé. Mais merci à vous deux. Passé une bonne soirée.

Sur ce Kairos y rejoindre la salle de réunion.


Quand il y entra, il vit Katerina et Nataniel en train de l'attendre, l'une lisant un datapad, l'autre le regard porté sur l'écran fermé de la salle.

- Désolé du retard, dit Kairos se dirigeant vers sa chaise. Alors, ça c'est bien passé sur Raxus Prime ?

Kairos n'eut pas le temps de se rendre à sa chaise que ses deux lieutenants se levèrent et vinrent à sa rencontre.

Katerina commença :

- Oui, mais avant d'aborder les rapports, on avait… une questions à te poser…

- En fait, je crois que c'est le temps que nous ayons une discussion, compléta Nataniel.

Kairos s'arrêta et dévisagea ses deux lieutenants, légèrement inquiet par leur allure.

- Euh… ok… de quoi voulez-vous me parler ?

- Quel sont tes plans ?

Kairos croyant avoir mal entendu demanda :

- Quoi ? Qu'est-ce que…

- Quels sont tes plans ? Je crois qu'on est dans le droit de savoir, maintenant en tant que tes deux lieutenants et tes égales comme tu aimes nous le rappeler. C'est bien beau cet idéal de paix galactique et cette expansion dans les systèmes neutres, mais quel est le gros plan qu'on ne voit pas. Je le sais que tu en a un, tu es méthodique et planificateur, tu dois avoir un plan maintenant et des plans pour l'avenir, pour nous, pour les Fils de l'Harmonie et peut-être même pour la galaxie tout entière. Ce ne serait pas surprenant avec tes pouvoirs, on pourrait dire que tu as eu tout le temps d'y penser… Alors, nous aimerions savoir, quels sont tes plans…

Le silence se fit entendre, mais un silence témoignant du passage du temps et non de son arrêt.

Kairos restait là, de marbre, ne sachant quoi dire, ne sachant comment réagir. Son expression était d'une neutralité qu'il aurait enviée quelques mois auparavant, sa confusion silencieuse, mais puissante, ses questionnements raisonnant de plus fort dans sa tête. Il ne savait que dire, que répondre. Quels étaient ses plans ? Quels plans ? Il était supposé avoir un plan à présenter ? Le plan qu'il avait fait avec Dooku, était un bon plan, mais ce n'était qu'une partie de toutes ses planifications, tout ses enjeux entremêlés dans son esprit. Quels étaient ses plans ? Ils les connaissaient, là n'était pas la le problème, mais de les expliquer… de les comprendre. Cette question qui lui montre sa propre folie au visage en était trop. Il y avait le secret, la paix de la galaxie, la paix entre séparatistes et républicains, le piège contre le chancelier, le combat caché contre le seigneur Sith, la baisse du désir de guerre, l'augmentation de l'influence des Fils de l'Harmonie. La stabilisation du sénat après la guerre, la prise du pouvoir au sénat, la réconciliation et en attendant la surveillance des Fils. Et cela ne comptait même pas les Jedis, leur confrontation, le questionnement de leur rôle dans cette guerre et cet après-guerre qui semble si loin. Et puis Ahsoka, Ahsoka faisait aussi parti du plan de Kairos, en fait, elle en était un point central. Il faisait tout cela pour être avec elle au finale, pour en finir avec cette guerre qui les sépare, tous ses plans tournaient autour d'elle et pourtant prenait en compte toute la galaxie. Ces plans, jamais vraiment liés ensemble, élaboré indépendamment, mais compris dans leur ensemble, comment pouvait-il les communiquer ? Il ne pouvait les dévoiler ainsi, ça remettrait en question toute son identité secrète, son identité tout courte. Ses plans, son plan qui avait semblé faire du sens lors de son élaboration, mais qui puait maintenant l'hypocrisie et le doute. Des plans si ambitieux et qui semble si impossible à atteindre que les dires à voix autre ressemblerait à une mauvaise blague. Des plans qui tentaient de maintenir ensemble ses principes, ses idéaux, son objectif et son amour. Maintenant qu'on lui demandaient quels étaient ses plans, ils voyaient comme ils étaient fragile, comment cette union de principes, d'idéaux, d'objectif et d'amour pouvaient s'effondré tout aussi vite qu'un château de cartes, si ce n'était pas déjà le cas. Des pouvoirs fous, des objectifs fous et des plans encore plus fous. Et qui pourtant étaient la seule chose qui le préservait dans ses torrents de doutes et de craintes. Ils étaient son seul espoir, devant une galaxie au bord de la catastrophe.

Et maintenant, on réclamait le dévoilement de ses plans qui étaient la seule chose qui le fasse encore tenir debout, la seule chose qui lui appartenait réellement. Ce qui lui est tout aussi précieux qu'Ahsoka, parce que ces plans contenaient cet avenir radieux dont il rêvait. Ces plans qui, d'une remarque bien placée pouvaient faire volé en éclat toute l'assurance que Kairos avait bâtis au fil des derniers mois, des plans dont ils connaissaient l'existence de failles pouvant tout remettre en question… Il ne pouvait les dévoiler, il voyait que ça mettrait tout son travail en danger… Mais il était fatigué de cette mascarade, il haïssait devoir tout caché ne devoir compté que sur lui même, il détestait ces constantes contradictions, ces hypocrisies qui le hantaient, et il ne voulait pas en ajouter une au lot qu'il supportait déjà.

Trente secondes avait maintenant bientôt passé et Katerina et Nataniel avait pus lire l'illisible dans l'expression de Kairos ne dévoilant rien. L'absence de réaction, de signe était une réaction.

Kairos brisa son expression impénétrable pour faire place à une certaine mélancolie, une fatigue mêlée de léger doute et de légères craintes. Ils s'ouvraient à ses deux lieutenants, pas totalement, mais asses pour ne pas avoir à porter un masque encore.

Alors que Nataniel allait ouvrir la bouche, Kairos baissa ses yeux vers le sol et commença :

- Vous voulez connaitre mes plans, mais vous ne me connaissez pas. Pour les comprendre, il faudrait que je vous raconte ce que j'ai traversé, mais éviter de me dévoiler fait parti de mon plan, alors vous voyez devant quel dilemme je suis posé.

Katerina hocha de la tête, Nataniel s'en allait commenté, mais le jeune Jedi fut plus vite.

- Vous voulez connaitre mes plans, je vais vous dévoilé mes plans, vous raconter mon histoire, je suis fatigué, terriblement fatigué de devoir constamment me caché et je vais prendre le risque de me dévoiler à vous deux. Je ne peux, ni ne veux continuer sans cela.

« Kairos Ananke, voilà mon vrai nom et comme vous vous en douter j'ai grandi au Temple Jedi sur Coruscant. Le jour où je suis devenu Padawan et que j'allais rejoindre mon nouveau maître, mon vaisseau fut attaqué et je fus capturé par le général Grievous. Normalement, Grievous tue tout Jedi qu'il rencontre, mais ce jour là, j'ai usé de mes pouvoirs, inconsciemment, pour me défendre et j'ai survécu. Grievous m'a donc rapporté au Comte Dooku et celui-ci a essayé de me rallier à sa cause. C'est ici que j'appris une vérité qui changea ma perception de la galaxie.

« Le Comte Dooku est un Sith et pas le seul. Il est l'apprenti du seigneur Sith qui s'est autoproclamé Darth Sidious. Et… ce Darth Sidious est le chancelier Palpatine. Oui, je dis la vérité, le chancelier est un seigneur Sith puissant et je sais que vous aurez de la difficulté à me croire, mais je crois qu'on s'entendra de la logique de cette situation. Un Sith assoiffé de pouvoir a réussi à prendre le pouvoir. Rien de plus normal… Et il est maintenant l'homme ayant le plus de pouvoir dans la galaxie que ce soit avec la République sous son commandement ou avec la Force et ses capacités. Mon identité doit rester caché à cause de lui, je ne connais pas l'étendue de ses pouvoirs, mais s'il apprenait mon existence et celle de mes pouvoirs, je crains qu'il puisse me déjouer ou pire. Il se trouve aussi que c'est lui qui a déclenché cette guerre à l'aide de ses machinations et il ne l'arrêtera pas avant d'avoir consolider son pouvoir en tant que chancelier.

« Alors, mon plan, au delà de la paix galactique, est de l'arrêter et ce en empêchant le plus de mort innocente et en empêchant la galaxie de sombrer dans le chaos. J'ai élaboré plusieurs stratégies, plusieurs plans avec le Comte Dooku, duquel j'ai hérité cette mission, car oui, ce seigneur Sith, anciennement Jedi, veut aussi sauver la galaxie du chancelier. Alors pour un temps nous avons travaillé ensemble, j'ai été son apprenti, mais maintenant, même si nous avons le même but, je ne travaille plus avec lui.

« Maintenant que vous savez qui je suis et quel est mon ultime but, vous vous demanderez si je suis fou et si ses théories de complot sur les Siths et le chancelier sont vrai. J'espère que les derniers mois passé ensemble témoigneront de ma franchise et j'espère que vous croirez en moi. Après tout, ce ne peut pas être plus fou que mes pouvoirs temporels…

« Quels sont mes plans donc ? J'ai l'intention de faire croitre les Fils de l'Harmonie le plus possible pour qu'ils deviennent l'organisation la plus influente de la galaxie tout en maintenant le statut quo dans la guerre en la faisant durer. Contradictoire, je sais, mais je ne veux que ni la République, ni les séparatistes gagnent, je veux qu'il soient forcé à signer une paix où ni l'un ni l'autre sera vainqueur. En parallèle, je vais tenter de miner l'influence du chancelier et briser son réseau d'agent, m'assurer que le désir de paix soit si grand que cela détruise tout ses plans de division de la galaxie pour que je puisse l'achever ou pour que le sénat choisisse un nouveau chancelier. Avec la paix a porté de main, j'opterais pour une réconciliation entre la République et les séparatistes sous un chancelier répondant au Fils de l'Harmonie avec l'édification d'un comité anti-corruption composé de membre de l'organisation et présidé par le Comte Dooku.

« Voilà mes plans, pour faire cours, ce que je compte faire, ce que je comptais faire… Vous savez maintenant tout ce que j'ai planifié pour vous et les Fils de l'Harmonie. J'espère que cela à en valu la peine, car cette confession est extrêmement couteuse pour moi… je risque tout.

Et sur ce il finit. D'où avait-il tiré cette force, il l'ignorait, mais il sentait qu'un poids venait de se soulever de ses épaules. Il leva son regard pour la première fois de son monologue pour voir la réaction de ses lieutenants.

Tout deux étaient figé, en train d'enregistrer ce que Kairos venait de dire. Il ne s'était pas attendu à une confession complète et aussi rapide. Katerina voyait bien que cela n'avait pas plus à Kairos et surtout qu'il avait été honnête. Nataniel quant à lui étudiait déjà ces plans, ne prenant même pas le temps de douter de ses dires. Il avait été clair que cela était une transaction, il offrait une confession, Nataniel la prenait et en retour il devait redonner quelque chose.

- Merci de nous avoir accorder ta confiance… Kairos, commença Katerina.

Celle-ci consulta d'un regard Nataniel, qui était encore en train d'analyser. Normalement, il réagissait plus vite, se dit Katerina.

- Si tout ce que tu dis est vrai, ça change beaucoup de chose… Et cela nous place au milieu d'un conflit que je n'avais pas prévu…

- Faux et vrai, Katerina, dit finalement Nataniel. Cela ne change rien à nos opérations et à nos plans, mais il est vrai que les nouvelles sur les identités et les liens du Comte Dooku et du chancelier sont déconcertantes. Cela complexifie les choses et nos objectifs seront bien plus difficiles d'atteinte que je ne le croyais au départ… Quasiment impossible à t'entendre parlé…

Kairos écoutait calmement Nataniel qui semblait être honnête et non manipulateur.

- … mais ils restent néanmoins possible. Il faudrait en discuter plus longuement, mais ton plan, à ce que j'en ai compris, dépend de l'aide du Comte Dooku, ce qui est une des quelques erreurs dans le plan. Désolé, je ne veux pas le juger trop vite, je ne connais pas toutes les variables. Mais globalement la direction est la même et les récompenses sont les mêmes, donc je suis satisfait. Et toi Katerina ?

Nataniel se tourna vers Katerina. Kairos lui aussi attendait ce qu'elle avait à dire :

- Tu as raison, même avec ces nouvelles règles, le jeu reste le même. Nous devrons nous y adapter et revoir en détail ce plan que tu as concocté avec le Comte.

Kairos fut légèrement rassuré, il n'y a pas eu de grand éclat, ses deux lieutenants le croyait et semblait même prêt à l'aider. Peut-être que tout n'augurait pas si mal que ce qu'il avait pensé.

- Merci de m'avoir cru et de ne pas reculer devant la tâche…

Katerina avait bien vu les doutes du jeune Kairos, elle comprenait qu'il s'était mis une énorme tâche sur le dos et qu'il croyait surement que le destin de la galaxie restait sur ses épaules seul. Il avait peut-être raison, ou peut-être il exagérait, ça serait avoir, mais Nataniel avait eu raison, ils s'étaient embarqué dans une aventure, dans un jeu palpitant.

- Alors, et si on s'asseyait pour discuter en détail de ce plan, de comment l'améliorer et surtout nous expliquer comment nous nous retrouvons au milieu du conflit le plus important du millénaire, c'est bien plus intéressant que d'échangé des rapports, dit Nataniel, voulant en savoir plus.

Kairos s'autorisa à sourire.

- Si tu insistes.


- Je cherche Mirta Kurib et Raban Ananke, savez-vous où il vivent ?

L'homme regarda son interlocuteur avec un certain scepticisme. Le jaugeant de la tête au pied.

- Qu'est-ce que vous leur voulez ?

- Leur parlé, je suis une vieille connaissance et je passais dans le coin. Je crois avoir comprendre qu'il habitait sur cette rue.

L'homme resta silencieux finissant son analyse de l'étranger devant ses yeux et jugea qu'il n'était pas dangereux :

- Ils vivent à l'appartement 104, au fond de la rue…

- Merci, pour votre aide. Passer une bonne journée.

Dooku n'avait pas l'habitude de mener se genre de mission seul, mais évidemment, quand il était question de Kairos, tout devait se faire dans l'extrême prudence et discrétion. Et quand on voulait un travail bien fait, on est le mieux servie que par soi-même.

Il arriva devant la porte de l'appartement et cogna de trois coups secs. Un instant passa et puis la porte s'ouvrit.

- Bonjour, je suis un membre de l'Ordre Jedi. Puis-je entrer, pour vous poser quelques questions ? Cela ne prendra qu'un moment.

La femme qui avait ouvert la porte était surprise de cette visite. Elle bredouilla quelque salutation et l'invita à entrer.

Elle était clairement stupéfaite, elle ne s'était pas attendue à revoir un Jedi un jour.

Dooku se dit qu'elle devait avoir dans la trentaine, il remarqua des jouets éparpillés dans le salon, pendant que la femme le menait à la cuisine.

- Vous êtes bien Mirta Kurib ? demanda Dooku en entrant dans la modeste salle à manger.

Évidemment, il savait déjà la réponse, il avait pus trouver des images holographiques de cette Mirta Kurib et de son mari. Cela n'avait pas été facile de les retracer. Mais il était nécessaire de les rencontrer.

- Oui c'est bien moi, je suis surprise de vous revoir… en fait, dites moi, vous êtes nouveau ? Je ne me souviens pas de vous avoir rencontrer…

La femme offrit une chaise à Dooku qui l'accepta. Celle-ci entrepris de lui demander s'il voulait quelque chose à boire, sans le laisser répondre. Dooku refusa poliment.

- … et vous avez raison, je n'étais pas là quand mes confrères sont venus chercher le jeune Kairos il y a toutes ses années.

Dooku resta silencieux attendant les milles questions que la mère lui poserait.

Celle-ci resta silencieuse un moment, ne comprenant pas le silence du Jedi. La situation devenu très inconfortable et donc elle demanda :

- Et… euh… pourquoi êtes vous-donc revenu ?

Étrange. La mère n'avait pas posé de question sur Kairos, elle avait quasiment ignoré le sujet.

- Euhm… et bien je voulais faire un suivi, mais aussi vous apprendre comment votre fils se porte.

La femme gloussa d'un rire mélancolique.

- Mon fils… je ne crois pas pouvoir l'appeler mon fils après que vous l'ayez pris…

Mesurant ses mots la femme se plaça sur la défensive de crainte d'avoir offenser le Jedi.

- … pas que je vous en veux… vos… confrères m'on bien expliqué la situation… c'est juste que je l'ai connu qu'un an, deux tout au plus. Oui je m'étais attaché au petit bonhomme, mais ce n'est pas comme si c'était moi qui l'avais mené au monde… Ça aurait été bien pire. Je ne sais pas si j'aurais accepté de le laisser partir dans ce cas.

Hein ? Elle ne l'a pas mis au monde… il parlait bien de Kairos ?

- Désolé, je crois qu'on m'a mal informé, on m'avait dit que vous étiez la mère de Kairos Ananke ?

La femme le dévisagea ne voyant pas où il voulait en venir.

- Sa mère adoptive… on ne vous a pas dit que nous l'avions recueilli à l'orphelinat ? C'est pourquoi on a été si heureux, moi et mon mari de vous le confié, on se disait que malgré qu'il avait perdu ses parents il aurait une famille qui prendrait bien soin de lui.

Voilà une surprise.

- Et est-ce que cet orphelinat existe toujours ?


La maison de Jonquilla, tel était le nom de l'orphelinat auquel avait appartenu Kairos. Dooku ne s'était pas attendu à un tel développement, il était parti à la recherche des parents de Kairos pour voir s'il aurait des réponses sur l'origine de ses pouvoirs, de son étrange lien avec la Force. Cela complique la tâche.

L'orphelinat était dans un bon état comparé aux autres appartements du quartier, c'était un des seuls établissement à avoir une cour avant avec de l'herbe et un arbre dans cette région aux allures désertique. La propriétaire devait être fortuné pour se permettre de la verdure sur cette planète savaneuse.

Il avança et se plaça devant la porte de l'édifice lorsqu'il senti une perturbation dans la Force. Cela avait été soudain, mais non pas brutale. Était-ce cet endroit duquel émanait cette perturbation. Il ne sentait pourtant aucun lien au coté obscure ou lumineux de la Force en ce lieu. Peut-être obtiendrait-il enfin des réponses…

Il cogna de trois coups secs, encore une fois. Cette fois ce fut, une vieille dame qui ouvrit la porte au seigneur Sith.

- Bonjour, Madame Jonquilla, je présume ? dit Dooku avec élégance.

Celle-ci afficha un mince sourire.

- Bonjour, oui c'est moi, vous venez pour adopter ?

Dooku fit un petit signe de tête.

- Non, désolé, je viens pour vous poser quelques questions à propos d'un de vos anciens protégés.

- Oh… vous savez j'opère en toute légalité, vous pouvez le demander à…

- Je ne doute pas de votre bonté madame, je cherche juste à en apprendre plus sur les parents d'un jeune qui a été adopté il y a autour de quinze années. Vous souvenez-vous du petit Kairos ?

Alors que la vieille dame affichait un air curieux au premier abord, maintenant elle travaillait à chercher sa mémoire.

- Kairos vous-dites ? Oui, ce nom me dit quelque chose… venez, je vais jeter un coup d'œil à mes archives.

Dooku suivi la vieille dame à son bureau proche de la porte. Il aperçu deux jeune enfants jouant autour d'une jeune fille au regard bienveillant avant d'entrer dans le bureau de vieille Jonquilla.

Elle sorti d'un meuble un datapad qui n'avait manifestement pas été touché depuis des mois. Le temps qu'il s'ouvre, la dame demanda :

- Et pourquoi voulez-vous retrouver les parents de ce jeune Kairos ?

- Il a signalé son désir d'en apprendre plus sur ses vrais parents, je venais pour essayer de les rencontrer si possible ou lui apprendre leur sort du moins.

- Et vous êtes son père adoptif, c'est cela ?

- Non, plus comme son oncle adoptif, le frère de Mirta Kurib.

La vieille dame, n'ayant nul doute sur l'honnêteté de l'homme polis qui se tenait devant elle, pianota sur son datapad :

- Kairos… Kairos… Kairos Ananke c'est ça ? Hmmm…

Elle lut quelque chose qui parut la surprendre.

- Ah oui, le petit Kairos Ananke. Évidemment, je ne l'ai pas connu sur ce nom, ce son les parents qui lui ont donné. Je suis désolé de vous apprendre que nous ne savons rien sur les parents du jeune Kairos.

La vieille Jonquilla ne regardait même pas son datapad se rappelant maintenant pourquoi se nom était particulier.

- Je me rappelle de lui quand il était tout petit, il était un bébé vigoureux pour son âge. Votre sœur et son mari l'on recueilli alors qu'il devait avoir entre 6 et 12 mois.

- Vous ne connaissez pas sa date de naissance ?

- Non… figurez vous qu'on a trouvé le petit en plein milieu d'une nuit devant notre porte dans un panier. Drôle d'histoire hein ? En fait vous vous teniez exactement où on l'a trouvé. Venez.

La vieille dame rapporta le Comte devant la porte d'entrée. Elle l'ouvrit et mis un pied dehors. Dooku derrière elle, la contourna alors qu'elle expliqua :

- C'est rare qu'on abandonne des enfants, comme ça, sans aucun avertissement. En fait, c'est même la seule fois que ça s'est produit dans les 20 dernières années. Regarder, ici.

Dooku s'avança et suivi du regard le doigt de la vieille Jonquilla qui pointa le seul sur lequel il se tenait quelques minutes plutôt. C'est alors qu'il remarqua quelque chose d'étrange, un cercle paraissant parfait était dessiné sur le sol. Le cercle, d'un diamètre pouvant entouré une personne, était entouré d'herbe verdoyant et à l'intérieur ne tenait aucune trace d'herbe, seulement un sol rocheux et sablonneux sans vie. C'était comme si l'herbe refusait de pousser dans ce cercle.

Le Jedi Gris se souvenu alors de la perturbation qu'il avait ressenti. Se pourrait-il que…?

Oui. La perturbation ne venait pas de la maison de Jonquilla, mais du cercle en particulier.

- Nous l'avons trouvé juste là, dans un panier comme je vous l'ai dit. On l'a recueilli, comprenant que ses parents avaient du l'abandonné. Mais l'herbe sous le panier était morte. Depuis ce jour, on a essayé de refaire poussé de l'herbe sur ce sol, mais ça n'a jamais marché. Rien de vivant n'a plus jamais poussé là-dedans. Bizarre hein ?

Dooku s'approcha du cercle pour l'examiner de plus près, ignorant la vieille Jonquilla. Il leva sa paume et la plaça au milieu du cercle. Il ressentit la perturbation une nouvelle fois. C'était fort intriguant, le Comte avait l'impression qu'il sortait sa main d'un contenant d'eau. C'était comme si il n'y avait pas de Force à cet endroit précis. Trop petit pour être une déchirure ou une blessure dans la Force, mais une assez grande perturbation pour ressentir l'absence de Force. Un mystère incompréhensible.

Et Kairos c'était retrouvé ici, dans ce cercle où on l'avait abandonné dans un simple orphelinat d'une ville normale sur une planète qui a tout ce qu'il faut pour être qualifié d'incroyablement banale et sans intérêt.

Ce cercle, cette perturbation prouvait bien une chose, Kairos était unique même avant la première utilisation de ses pouvoirs. Son origine est aussi mystérieuse que son don temporel.