Barriss méditait sur une navette T-6. Celle-ci enfouissant ces doutes et questionnement pour se concentrer sur son objectifs actuel. La navette se dirigeait vers Otrosia. Sa maîtresse et elle avaient été envoyées par le Conseil Jedi pour investiguer des rumeurs ou plus précisément le signalement d'un individu.

Normalement, les Jedis ne partait pas écouter n'importe quoi dit par n'importe qui, les polices locales se chargeaient de cela. Mais cette fois-ci le bureau du chancelier avait demandé aux Jedi d'investiguer cette accusation de complot au sein de la République.

La chancellerie devait croire que l'information était valide et de bonne qualité s'il insistait pour envoyer un Jedi ou dans ce cas, l'un et sa Padawan. Cette information devait certainement avoir un lien avec le blocus d'Otrosia puisqu'elle datait de celle-ci, cela s'était passé il y a maintenant quelques semaines.

Barriss était d'accord à propos de l'instinct de sa maîtresse. L'affaire du blocus d'Otrosia paraissait simple en apparence, mais était bien plus complexe et devait cachée des secrets :

Tout commençait avec cette étrange situation sur Tubrone où la République et les Séparatistes se combattaient. En quelques jours ou quelques semaines, des informations avaient été recueilli et déployé à grand échelle dans la Ligue d'Ambrosite quant aux exactions des soldats clones et généraux républicains sur Tubrone. Un mouvement de résistance s'était formé dans la Ligue et avait supporté les rebelles sur Tubrone. Étonnamment ceux-ci réussir à non pas anéantir les troupes séparatistes, mais aussi les troupes républicaines. En fait, ceux-ci s'auraient mutuellement oblitéré. Ajoutant à la surprise, la Ligue avait annoncé sa neutralité les jours suivants la libération de la planète. Les élections suivantes, des pro-neutralités furent élues partout à travers la Ligue. On se demanda alors à qui la Ligue vendraient ses armes qu'elle produisait en masse et celle-ci déclara que la production servirait à remplir les stocks de la Ligue.

Quelques mois plus tard, la chancellerie obtient une information, différente de laquelle investigue les deux chevaliers Jedis, qui indiquerait que l'intendant suprême de la Ligue et d'Otrosia vendraient ses armes aux séparatistes. Rien ne vient corroborer cette information, mais le chancelier instaure un blocus sur la planète ce qui enflamme la scène politique. Au finale le blocus est voté illégal, mais après qu'il est été brisé par une flotte séparatistes clamant la protection des mondes neutres. L'intendant suprême a été confié aux autorités républicaines par les membres du même gouvernement et en guise de bonne foi le complexe militaro-industriel fut vendu à un entrepreneur privé. Et voilà qu'un habitant de cette même planète avouait avoir de l'information sur un complot contre la République.

Quelque chose d'étrange se passait sur cette planète, dans la Ligue d'Ambrosite. Être capable de combattre et détruire deux armées sur une même planète en l'espace d'une journée, être accusé de vendre des armes sans aucune preuve et être désavoué par un même gouvernement pour après confié des armes à un inconnu sans plainte, tout cela après qu'il y ait eu un combat sans vainqueur violant la neutralité du système, cela est étrangement suspect. Qu'il y avait-il de si important dans ces systèmes pour susciter autant de controverse et autant de conflit entre séparatistes et République. Un complot ? C'est ce que Barriss et Luminara tenteraient d'établir.

Les deux chevaliers Jedis se posèrent sur la planète et entreprirent de se rendre au dernier emplacement connu de la prétendue source.

Barriss pensa enfouir un questionnement qu'elle avait, mais décida de l'énoncé à haute voix, alors qu'elles se déplaçaient, espérant retirer un enseignement de sa maîtresse.

- Maîtresse ? Puis-je vous poser une question ?

- Bien sûr, Barriss.

Les tons étaient cordiaux et il y avait peut-être qu'il y avait même une once d'empathie, mais étaient très formelle et peu familier.

- Que pensez-vous de la neutralité de la Ligue d'Ambrosite ?

- Barriss, tu sais bien qu'en tant que Jedi ce n'est pas à nous de débattre des situations politiques au sein de la République.

- Oui je sais, mais… certains Jedis ont des positions sur le sujet de la neutralité des systèmes et je trouve qu'ils font échos à la position du Conseil face à la guerre.

- Hmmm… c'est une observation pertinente. Je vois où tu veux en venir. Nous jurions jusqu'à très récemment de la neutralité de nos affaires en lien avec la politique de la République, mais nous avons joint la guerre. À l'inverse, des mondes comme Otrosia et la Ligue d'Ambrosite décide de devenir neutre pour ne pas participer à la guerre. Qui a tort et qui à raison ?

- Maîtresse, si vous m'avez bien appris une chose c'est que en général nous ne pouvons placé un parti dans le tort et l'autre dans le tort.

- Et je voie que tu as retenu la leçon. Les Jedis ont intervenu dans la guerre à cause de l'apparition d'une menace Sith, le Comte Dooku. La Ligue d'Ambrosite s'est retiré de la guerre pour éviter ces effets destructeurs vécu entre autre sur Tubrone. Dans les deux cas, cela semble être la décision logique à prendre, mais il y a deux choses à prendre en compte. Nos décisions affecte les autres, les décideur ne sont pas les seuls concerné : le désengagement de la Ligue veut peut-être dire moins de mort chez eux, mais cela veut dire peut-être plus de mort chez d'autres. Alors la question de neutralité et donc une question de point de vue. Pour qui est-ce bénéfique ? Les différents points de vue feront diverger la réponse. Du point de vue de la Ligue, leur neutralité est justifié et apprécié, mais du point de vue de d'autres mondes Républicains, ceux-ci, en évitant le conflit ne font que retardé l'issue de la guerre et par le fait même accroître le nombre de mort. Pour ce qui est de l'Ordre, le conseil a cru judicieux notre intervention, car nous devons protéger la galaxie du mal et la mort propager par le Comte Dooku.

- Mais le point de vue de certain sera que nous prenons une position dans une guerre d'indépendance où nous ne devrions pas favoriser aucun cas.

- Exactement, il y a différent point de vues et tous ne s'équivalent pas. Il faut voir l'ensemble des choses pour prendre de bonnes décisions. De cette manière, si on ignore l'existence des Siths ou qu'on ne tient pas en compte la vie des autres que soit, on aura pas une vision d'ensemble et notre point de vue sera flou et imprécis.

- Mais comment pouvons nous savoir si notre point de vue est clair ? Peut-il vraiment y avoir un point de vue objectif, une vision d'ensemble non-brouillé par nos propres intérêts ?

- Oui… certainement.

Une hésitation ? Était-ce dû à la portée de la question ou le fait qu'elle parle de sujet complexe en longeant les rues de la grande ville.

-… Suivre le coté lumineux de la Force et suivre ses apprentissages nous ouvrent à une meilleur compréhension du monde, de la vie. Notre code nous offre une vision clair qui n'est pas assombri par nos sentiments comme l'est le coté obscure. Si nous réussissons à contrôler nos sentiments, attachements et émotions notre point de vue sera claire tandis qu'un encombrer de passions et pulsions sera brumé et voilé et non objectifs.

Le coté obscure a tort, la coté lumineux a raison ? Sa maîtresse venait-elle de faire une erreur de jugement. Devait-elle pointer ce paradoxe ? Après tout, ce genre de raisonnement n'était pas la preuve même que son point de vue n'était pas totalement objectif lui même, qu'il était aveuglé par une croyance en sa propre clarté. Une croyance qui survient peut-être même d'un manque de vision d'ensemble…

Non. Elle ne devait pas radoter dans sa tête. Elle devait se concentrer. Enfouir les sentiments, les doutes et garder son objectif en tête, découvrir la vérité.

- Cela répond-il à ta question de départ ?

- Oui. Merci maîtresse.


Les Jedis arrivèrent à l'appartement de la source et cognèrent à la porte.

Un moment passa, puis la porte s'ouvrit sur une jeune femme humaine souriante.

- Oui bonjour ? Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?

- Bonjour, répondit Luminara, et oui, pouvez-vous nous dire si Fichard Onayek réside ici ?

Le sourire de la jeune femme rétrécit.

- Oui c'est le cas… mais qui êtes-vous au juste ?

- Nous sommes des chevaliers Jedis et nous devons parler à monsieur Onayek est-il présentement ici ?

L'expression de la jeune humaine afficha une surprise mêlé de respect alors qu'elle vu les sabres lasers accrochés aux ceintures des Mirialanes. Pourtant Barriss ne vu pas d'éclair de surprise dans les yeux de la femme ce qui la surpris à son tour.

- Oh… désolé j'ignorais que…

Celle-ci se tourna et monta la voix :

- Mon chéri ! Des Jedis veulent te parler, je les fais entrer.

Il n'y eu pas de réponse, puis la jeune femme se retourna.

- Dites-moi, est-ce que mon Fichard a des problèmes ?

- Nous espérons que non madame, mais c'est lui qui a demandé à nous parlé.

- Ah je l'ignorais, dit la femme avant de faire entrer les deux Jedis.

Celle-ci les mena au salon où Fichard se tenait debout au milieu du salon.

- Euh… bonjour dit l'homme un peu grassouillet.

- Fichard, tu as contacté les Jedis ? Pourquoi tu ne me l'a pas dit, est-ce que tu as des problèmes ?

- Non… non, dit-il rapidement. Je… euh… c'est vraiment stupide, je ne pensais pas que ça marcherais.

- Monsieur Onayek, dit Luminara s'étant arrêté à l'entrée du salon. Préférez vous que nous parlons de vos informations dans un lieu plus priver ou votre partenaire sera…

C'est alors que Barriss fut frappé par un étrange sentiment d'erreur. La jeune humaine se tenait à coté de Fichard ce qui évoqua un fort contraste entre eux. La jeune femme qui est très belle souriante et grande à coté d'un petit grassouillet, quasiment laid, approchant la quarantaine. Était-ce là l'amour, un attachement passant par dessus l'esthétique ? Étrangement, cela n'avait pas l'air de l'amour. Non pas que leurs physiques les rendaient incompatible, mais quelque chose avait l'air détaché… dans l'erreur, comme un tableau pencher. Accordait-elle trop d'importance à leur beauté respective ?

- … Non elle peut rester. Je suis vraiment désolé maîtresse Jedis de vous avoir fait parcourir tout ce chemin pour rien, dit l'homme en s'asseyant sur un fauteuil.

La jeune femme fit un signe à Luminara et Barriss de s'assoir ce que chacune refusât d'un mouvement de tête.

- On nous avait signalé que vous aviez des informations de la plus grandes urgence à nous transmettre, êtes vous la source que nous cherchons ?

- Non… Oui… en fait, j'ai menti. Laissez moi vous expliquer, à toi aussi ma chérie.

Il avait prononcé rapidement ce titre affectueux et n'avait pas regardé dans les yeux celle-ci. La jeune humaine avait son bras autour de l'épaule de Fichard et ne semblait pas trop alarmé. Est-ce que Barriss sur-analysait ? Dans tout les cas elle était aux aguets suivant son instincts comme on lui avait appris à faire.

- … Lors du blocus il y a quelques semaines, j'ai eu peur pour nous. Comme vous le voyez nous ne sommes pas les plus fortuné…

Effectivement, ceux-ci vivaient quasiment dans un taudis. C'était quand même bien mieux que bien des familles dans le besoin, mais suffisait d'une malchance et il pourrait tout perdre.

- … J'avais peur que le blocus nous affecte et qu'on se retrouve dans la rue. Voyez-vous, je travaillais pour le parti des Fils de l'Harmonie et je craignais perdre mon emploi à cause de mes retards. C'est que je n'ai pas assez de crédit pour prendre le train à chaque jour, donc des fois je ne me rends pas assez vite au travail. Donc, avec mon emploi à risque et le blocus nous menaçant, je croyais que si je disais avoir de l'information sur les Fils de l'Harmonie on me ferait sortir du blocus pour me placer quelque part de plus sécuritaire.

- Pourquoi croyez-vous cela ? demanda Luminara.

- Et bien, le blocus… c'était pour mettre de la pression sur l'ancien intendant suprême qui était de facto chef du parti. Je croyais que si je disais des choses terribles sur le parti qu'on m'écouterais et surtout me faire sortir d'Otrosia pour incriminer le parti encore plus. C'était un idée stupide je sais, quand je me suis rendu compte qu'il faudrait que j'invente des histoires sordides sur les Fils de l'Harmonie, j'ai regretté essayé de contacter la République.

- Mon chéri, pourquoi ne m'avoir rien dit ?

- Je ne voulais pas t'alarmer pour rien, dit l'homme en se retournant vers sa bien aimée avant de se retourner vers les Jedis. Je suis encore désolé que vous ayez fait se long voyage pour rien. Mais sachez que les Fils de l'Harmonie n'est qu'un parti normal… il n'y a pas de méchant complot autre que celui que j'ai inventé pour quitter cette planète.

- Fichard ne va pas avoir des problèmes pour cela n'est-ce pas ? C'était une erreur stupide rien qui n'ai fait mal à personne, pas vrai ?

Luminara resta un moment silencieux puis rendit son jugement :

- Non, nous ne vous signalerons pas à la police. Mais sachez qu'inventer des histoires comme ça pourrait vous valoir des accusations de diffamations. Ce n'est pas en mentant qu'on peu se sortir d'une situation précaire.

- Oui, je l'ai appris à mes dépends, merci du rappel.

- Et votre travail ? dit Barriss soudainement.

- … Quoi… Quoi mon travail ?

Voilà, ce qu'elle doutait. L'homme était nerveux. Il avait cachée sa nervosité jusqu'à maintenant, peut-être était-ce simplement parce qu'il était intimidé par les Jedis et son erreur. Mais quelque chose était faux. Son instinct lui disait. Bien que l'histoire soit totalement plausible et même très probable, quelque chose ne tournait pas rond. Peut-être était-ce que l'homme paraisse plus nerveux que la femme.

- Votre travail. Vous dissiez avoir peur de le perdre. Est-ce que ça c'est arrangé ?

- … Oui. Oui, j'ai toujours mon emploi. J'ai euh… pris l'habitude de me lever plus-tôt et je ne suis plus en retard.

Luminara porta son regard sur Barriss qui fit un léger signe de tête signalant qu'elle n'avait plus rien à lui demander.

- Alors, nous nous retirerons monsieur Onayek. Passez une bonne journée.

- Vous deux aussi, dit la jeune femme.


- Je te sens troublé ma Padawan.

- Oui, répondit Barriss en route vers la navette. Quelque chose me semblait faux dans cette discussion.

- Explique toi.

- L'histoire semblait vraie, mais de la façon qu'elle était contée. Je ne sais pas, maîtresse, il semblait nerveux, peut-être voulait-il dissimulé quelque chose. Et puis, il a parlé de son travail au passé au début de la conversation, mais à confirmer qu'il travaillait toujours pour ces Fils de l'Harmonie.

- Tout cela pourrait être expliqué par sa culpabilité de sa bêtise.

- Je sais.

- Barriss, nous t'avons appris à suivre tes instincts, les miens ne m'ont rien fait remarqué d'étrange à propos de cet homme, mais si les tiens te dise qu'il cache quelque chose, n'hésite pas à agir.

Barriss acquiesça de la tête.

- Je suis fatiguée, nous dormirons ici et repartirons demain, la nuit te portera conseil.

- Je l'espère, maîtresse.


Le lendemain matin, Barriss se leva toujours avec le même sentiment, le même instinct. Elle ne voulait pas quitter cette planète avant d'avoir des réponses. La confrontation ferait peut-être sortir des vérités qui étaient camouflés.

Barriss confirma à sa maîtresse que ses soupçons étaient toujours bel et bien ancrés en elle et lui demanda de retourner poser des questions aux couples. Luminara lui permit disant que pendant ce temps elle irait remplir de carburant leur navette.

C'est ainsi que Barriss partit seul vers l'appartement de Fichard, sa maîtresse voulant surement la pousser à agir de son propre chef pour la tester. Quand Barriss arriva devant l'appartement et cogna à la porte personne ne répondit. Avait-elle eu raison ou tort de soupçonner l'homme ?

Elle se rendit compte qu'il devait être parti probablement à son travail. Alors elle chercha dans un terminal les bureaux du parti des Fils de l'Harmonie le plus proche et s'y dirigea. Ceux-ci étaient effectivement loin confirmant l'histoire de Fichard, mais elle ne trouva pas le train qu'il avait mentionné.

À son arrivé au bureau elle remarqua que ceux-ci étaient assez luxueux, du moins en comparaison avec l'appartement de Fichard.

Une réceptionniste se tenait derrière un comptoir en demi-cercle et était au milieu d'une conversation holographique. Celle-ci leva un doigt en l'air en signe d'attente, ne se retournant même pas vers Barriss. Celle-ci décida de patienter en lisant un petit pamphlet explicatif de ce qu'était les Fils de l'Harmonie.

D'après celui-ci, les Fils de l'Harmonie était plus qu'un parti, mais un mouvement pro-neutralité et pro-paix équilatérale, ne supportant aucun camp de la guerre, qui s'étend bien plus loin que la Ligue d'Ambrosite bien que c'est là qu'elle ait née. En effet, le mouvement serait née avec l'oppression sur Tubrone et ses les premiers membres de se parti/mouvement qui aurait aidé les rebelles à reprendre Tubrone.

Barriss lu les actions qu'ils entreprenaient pour respecter leurs principes et entreprendre leur objectif modeste de convaincre les dirigeants de la République et de la Confédération des Systèmes de négocier une paix durable.

Elle trouvait que l'organisation était remarquable et avait un but noble, mais elle craignait que ce ne soit que des mots et peu de réel impact.

La réceptionniste fini finalement son appel holographique et ce tourna vers Barriss.

- Bonjour, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

- Bonjour, je cherche un certain Fichard Onayek, j'ai cru comprendre qu'il travail ici, est-il actuellement présent ?

- Hmmm… laissez-moi regarder dans la base de donnée.

Celle-ci commença à pianoter sur un écran. Attendit un moment, puis releva la tête vers la jeune Jedi.

- Monsieur Onayek est partie en voyage… ah, en lune de miel. Le petit chanceux évite le travail pour les deux prochaines semaines.

- Hein ? Pouvez-vous vérifier, je lui est parlé hier et il ne m'a jamais mentionné une lune de miel.

La réceptionniste roula les yeux et se retourna vers son écran.

- Oui, Fichard Onayek, travail au finance, voyage payé – extra planétaire - lune de miel, départ aujourd'hui. Le voyage était même prévu depuis le mois passé.

Hier, il n'y avait pas de valise chez lui. Hier, il n'a rien dit à propos d'un voyage. Hier, il n'avait même pas assez d'argent pour prendre un train, mais assez pour aller en lune de miel ? En une soirée il disparaissait, nul ne sait où, après avoir parlé à des Jedis.

- Est-ce que je peux faire autre chose pour vous ?

- Non, merci et bonne journée à vous.

Quelque chose ne tournait pas rond. Elle en était sure maintenant. S'il était rongé par la culpabilité, il n'aurait pas oublié de mentionner un voyage étant donné l'incroyable précision de son autre histoire. Il avait quelque chose à dire à propos des Fils de l'Harmonie et peu importe l'importance des secrets qu'ils avaient appris, il fuyait maintenant.

Mais Barriss ne pouvait rien faire sans nouvelle piste. Elle regagna sa maîtresse et reparti vers le temple Jedi.


Ahsoka se tenait au coté de son maître en dehors de la chambre d'assemblée de Henkane. La sénatrice Amidala était à l'intérieur et s'adressait au président de la chambre.

Le duo Jedis avait été détaché comme escorte pour la sénatrice Amidala qui avait été mandatée d'aller convaincre Henkane de renoncer à leur neutralité et rejoindre la République. Padmé connaissait l'ancienne sénatrice d'Henkane et le président de la planète, c'est pourquoi elle était la plus apte à ramener le système dans le giron de la République.

Anakin avait failli empêcher son apprenti de le suivre sur cette mission étant donné le résultat de la dernière fois qu'il avait laissé seul Ahsoka avec Padmé, mais c'était ravisé apprenant qu'il pourrait être appelé d'urgence pour une autre mission.

Il attendait maintenant devant les portes de la chambre d'assemblée, porte qu'il n'avait pas le droit de franchir étant donné son statut de guerrier religieux. Ahsoka aussi avait été empêché d'entrer, les Jedis étant des forces armées était invité à rester hors de la chambre d'assemblée comme garde, ce qu'ils étaient supposés être pour la sénatrice de Naboo. Heureusement qu'il n'y avait qu'une entrée à cette chambre inviolable.

Ahsoka avait ses doutes quant à toute cette mission de persuasion. Cela faisait maintenant des mois que Kairos lui avait parlé de l'importance de la neutralité des mondes et Ahsoka croyait qu'il avait relativement raison. Mais elle était aussi d'avis qu'il fallait que la République gagne. Ainsi, ces croyances pouvait être contradictoire, cela ne la tourmentait pas, mais de temps en temps venait un temps de questionnement interne. Cette fois-ci, c'était son maître qui évoqua ce sujet de discussion interne.

- Argh… à mon avis ces mondes neutres ne devrait même pas avoir le choix d'être neutre. Il faut choisir un camp dans la guerre, la République ou les séparatistes, il ne devrait pas y avoir d'entre deux.

Voilà qu'Anakin recommençait se dit Ahsoka. Elle était tanné d'entendre ses plaintes contre les mondes neutres et comptait bien lui montrer qu'il se trompait.

- Maître, ces mondes n'ont pas demandé à faire partie d'une guerre c'est leur droit de rester neutre.

Anakin pris de cours que sa Padawan le confronte sur un sujet politique pris un peu de temps avant de répondre.

- L'Ordre n'a pas demandé à faire la guerre, c'est Dooku et les séparatistes qui l'ont causé et nous avons été obligé de la joindre, car nous avons tous le devoir de préserver la République.

Le duo était habitué à se chicané entre eux, mais rarement sur une question politique comme celle-ci.

- Ce n'est pas exact maître, l'Ordre Jedi a choisi de se joindre parce que nous avons le devoir de protéger la République. Ce n'est pas le devoir à tout ces citoyens ni à tout les mondes de combattre pour la protéger.

- Et bien, ça le devrait ! Nous devons faire front commun, se tenir unis contre les Séparatistes. Ne me dit pas que c'est un droit que de se défiler devant ses problèmes.

- Ce n'est pas le problèmes des mondes neutres cette guerre, ils veulent tout simplement vivre en paix, ne pas être tuer pour des conflits politiques qui les échappes.

- Wow, Ahsoka, pourquoi cette soudaine envie de protéger les mondes neutres ? J'en reviens pas.

- Je ne les protège pas, c'est seulement que je crois qu'ils ont le droit de choisir de leur propre destin, on ne devrait pas les forcer à se battre. Personne ne devrait être forcer à se battre.

Anakin acquiesça devant la maturité des propos de sa Padawan lui rappelant son propre maître, mais resta en profond désaccord.

- Nous n'avons pas toujours le choix, on peut être forcer à se battre si on ne choisit pas en premier lieu.

- Mais la neutralité est un choix, c'est le choix de favoriser la paix avant la guerre, de la promouvoir en refusant la guerre. Imaginez que 90% des systèmes se déclareraient neutre, cela forcerait les séparatistes et la République à faire la paix. N'est-ce pas pourquoi on se bat en tant que Jedi, rétablit la paix ?

Les portes de la chambre d'assemblée s'ouvrirent et Padmé en sortit.

Anakin jeta un regard à Ahsoka et dit :

- On n'en a pas terminé, on reprendra cette petite conversation plus tard.

Padmé arriva près d'Anakin et Ahsoka, portant un demi sourire.

- Alors, comment ce sont passé les discussions ? demanda Anakin.

- Bien, du moins je crois. Le président a accepté d'écouter ma proposition et semble sérieusement la considéré. Mais, il a demandé d'attendre demain pour tenir une conférence où je présenterais mes arguments contre ceux d'un groupe pro-neutralité nommé les Fils de l'Harmonie.

Les Fils de l'Harmonie, l'organisation de Kairos ? Ahsoka était surprise d'entendre ce nom de la bouche d'une autre personne que son ami. Mais elle ne fut pas surprise que ce soit eux qui viennent représenté la neutralité du monde.

En effet, Kairos lui avait récemment expliqué la double nature de son organisation, c'était un parti politique public présent dans de nombreux systèmes neutres, mais en même temps une organisation d'influence dont plusieurs personnes était membre. Elle n'avait pas complètement comprise cette double nature, mais elle savait qu'un coté des Fils de l'Harmonie était publique et l'autre privé. Toujours d'après ce qu'elle avait compris, il se pouvait que Kairos ne soit même pas au courant de la situation sur cette planète étant donné la grandeur de ces opérations.

- Et puis… tu crois être à la hauteur ? demanda Anakin. Parce que moi je suis sure que tu est la personne la plus qualifié pour défendre les intérêt de la République devant leur chambre d'assemblée.

- Merci de croire en moi Ani… Anakin. Mais il faut me préparer pour la conférence de demain. Je vais…

- Général Skywalker, dit un clone arrivant devant les deux Jedis et la sénatrice. Le Conseil Jedi réclame votre présence pour une mission conjointe avec le général Kenobi.

- Ah… je savais qu'il nous ne laisserait pas le temps.

Il se retourna vers Ahsoka.

- Je n'avais pas l'intention, mais le devoir m'appel… m'appel moi. Ahsoka tu peux rester avec la sénatrice Amidala comme escorte, assure toi que rien ne lui arrive et vous êtes mieux de revenir sur Coruscant dans les jours qui suivent. Est-ce compris ?

- Oui maître.

- Padmé, je te souhaite une bonne journée et un bon débat. J'espère que tu comprends…

- Oui Anakin. Fait attention.

La sénatrice semblait légèrement déçu, mais totalement compréhensive.

Le chevalier Jedi leur lança un dernier sourire avant de courir vers une navette.

- Bon, et bien il semble que nous serons seul ensemble pour le reste du voyage. Si ça ne te dérange pas, Ahsoka, je retournerais bien à nos chambres pour me préparer pour le débat de demain. Si tu veux tu pourras m'aider à pratiquer mes arguments.

Ahsoka ne croisa pas son regard et dit :

- En fait, sénatrice, est-ce que je pourrais vous poser une question ?

- Oui Ahsoka, je tenterais d'y répondre du moins.

- Pourquoi essayez-vous de convaincre les systèmes neutres de s'impliquer dans la guerre ?

La sénatrice fut surprise de la tournure de la question. Est-ce qu'Ahsoka sous entendait ce qu'elle pensait.

- Je… on m'a mandaté de convaincre le président de Henkane de rejoindre la République par la valeur stratégique de la position du système, mais rejoindre la République serait aussi bénéfique pour Henkane. Après tout, il faisait parti de la République jusqu'à très récemment et depuis leur départ le commerce à été lourdement affecté.

- Oui, mais ce ne devrait pas être leur choix ? Est-ce que c'est vraiment mieux de joindre la République alors qu'elle est au milieu d'une guerre. Ces gens, dit Ahsoka en pointant les habitation de la ville dans laquelle elles se trouvaient, n'ont jamais voulu de la guerre, joindre la République, pour eux, veut dire avoir plus de chance de mourir de se faire bombarder… Est-ce que c'est vraiment une bonne idée de convaincre les mondes neutres de rejoindre la République et donc choisir un camp dans la guerre, c'est les convaincre d'y prendre part, de prendre le risque de se faire cibler et attaquer par les séparatistes. Sénatrice, je ne veux pas vous vexer, mais je croyais que vous étiez pour le désengagement et le désarmement de la guerre, pour moins de conflit et plus de négociation et plus de paix. La neutralité des systèmes n'est-elle pas une forme de désengagement valide ?

Si ce n'était pas pour les aptitudes oratoires de la sénatrice, celle-ci serait resté bouche bée devant le discours de la jeune Padawan. Pendant un moment elle se demanda si celle-ci avait tenté de tester ses arguments comme elle lui avait demandé, puis elle vue une flamme dans les yeux de la Togruta. Il y avait un réel intérêt, une réelle prise de position de la part d'Ahsoka.

Padmé fut obligée de prendre quelques secondes pour réfléchir avant de répliquer.

- Je… tu as raison, je suis pour le désengagement et… c'est vrai que dans un sens la neutralité est une sorte de désengagement, mais… il y a tant de variable à prendre en compte. Quitter la République n'est pas une solution à long terme, nous devons resté unis.

- Rester unis revient à faire front commun dans la guerre, non ?

- Oui, mais… ce n'est pas ce genre d'unité. C'est les divisions de la République qui l'a mené vers la guerre, ensemble fort et uni nous avons plus de chance d'atteindre la paix que désassemblé et divisé. Je craint seulement que… et bien… J'ai un travail à faire Ahsoka et je ne peux pas toujours agir selon mes propres principes, je dois faire des compromis, comme les systèmes neutres devraient.

Parfois ce n'est pas de compromis qui sont nécessaire, mais le respect de principes, se dit Ahsoka.

- Je comprends sénatrice, dit Ahsoka ne voulant pas trop antagoniser son amie et ayant la réponse à sa question.

La Padawan et la sénatrice regagnèrent leur chambres et la sénatrice se pratiqua seul cette soirée pour sa conférence, elle même troublé par les propos de son amie Jedi.


Le lendemain, Ahsoka se tenait encore une fois devant les portes de la chambre d'assemblée. Cela faisait un peu plus de deux heures que la conférence avait commencé entre le président, Padmé et un représentant du parti des Fils de l'Harmonie. Elle ne savait toujours pas si elle préférait que Padmé gagne ou que la neutralité l'emporte.

La nuit dernière elle avait rêvé que Kairos expliquait à Padmé ce qu'était les Fils de l'Harmonie, comme il avait fait avec elle-même. Mais Padmé, dans son rêve, n'écoutait pas Kairos et tentait de le convaincre de retourner à l'Ordre Jedi et d'abandonner les Fils de l'Harmonie. Son souvenir était trouble, mais la conversation n'avançait pas et tournait en rond, mais personne ne haussait le ton. Finalement, c'était elle qui avait convaincu que les deux avait raison.

Le rêve ne faisait pas vraiment de sens puisque Kairos, dans son rêve, n'argumentait pas vraiment et faisait simplement expliquer, tandis que Padmé inventait des histoires à propos de comment l'Ordre Jedi était lié au Fils de l'Harmonie et qu'ils étaient la même chose.

Ahsoka avait essayé de tirer une leçon de son rêve, mais tout ce qu'elle comprenait c'est qu'elle était encore confuse à propos de tant de chose.

Et que ce n'était probablement pas grave. Elle vivrait avec ces contradictions. Après tout ces croyances n'étaient pas importantes à son travail de Jedi, elle aurait à attendre d'avoir une vision plus claire des choses avant de trouver de vraie réponse solide.

La porte de la chambre s'ouvrit et encore une fois ce fut la sénatrice Amidala qui sorti la première. Elle affichait la même expression de mi sérénité qu'hier quand elle arriva devant Ahsoka.

- Et puis ? Le président a rendu son verdict ?

- Oui. Il a décidé de préserver sa neutralité. Il faut croire que les arguments du représentant des Fils de l'Harmonie étaient meilleurs que les miens. Et, je ne suis pas tout à fait surprise.

Ahsoka vu dans le regard de la sénatrice le doute. Cela la rassura entièrement.