Ahsoka et Kairos retournèrent à son vaisseau et commencèrent à faire le voyage vers le Foyer. Ahsoka posa encore des questions sur les auras que Kairos convoquait autour de lui et se demanda si utiliser le côté obscur pour de telles manipulations était vraiment justifié, mais Kairos lui assura que ça l'était étant donné la réussite de ses deux conversations.
Kairos expliqua aussi à Ahsoka comment la conversation qu'il avait eue avec la matriarche de Kuat garantissait la sécurité de Danu tout en garantissant que le chancelier et l'Ordre ne seraient pas au courant de sa participation.
Ils discutèrent ainsi pendant des heures jusqu'à ce qu'Ahsoka réalise qu'elle était fatiguée. Mais quelque chose venu la troublé encore davantage.
- Kairos… cela fait déjà 14h depuis que tu es venu sur Coruscant.
- Je te l'avais dit que mes journées étaient longues.
- Longue ? Kairos, c'est ton premier rendez-vous de la journée, tu m'as montré ton agenda…
- Et bien c'est une journée plus occupé que d'autres étant donné que j'ai planifié faire un peu de tout pour te montrer…
- Oui… mais c'est fou Kairos… tes journées ne sont pas des 32h… c'est beaucoup plus long… ça… ça n'a pas d'allure de vivre comme cela. Avant aujourd'hui j'étais consciente que tu faisais de longs voyages pour venir me voir lorsque tu figes le temps… mais je ne pensais pas que tu le faisais aussi souvent. Si on est rendu à la 4e ou 5e heure de ta journée « normale » alors tu fais trois fois plus que ce qu'un homme normal peut faire. Je n'imagine même pas comment cela peut être fatigant pour toi.
Kairos sourit tristement devant l'énervement de son amie.
- Et bien… je ne suis pas un homme normal n'est-ce pas ? J'ai le pouvoir de manipuler le temps… sans limites. Il me permet de tenir à flot une organisation secrète qui ne devrait pas exister, qui n'est pas sensée tenir sans mon intervention. Si le prix à payer pour rétablir la paix est mon temps et mon énergie alors je le paye volontiers.
Ahsoka prit la main de Kairos.
- Tu m'impressionnes Kairos. Vraiment. Mais même si tu as des pouvoirs et que tu essaies de mettre fin à la guerre avec ton organisation, tu restes quelqu'un de normal. Je vois tes cernes et je vois que tu es fatigué… je le vois constamment. Depuis la première fois qu'on s'est retrouvé, ton regard avait changé. Maintenant que j'ai une idée de c'est quoi une journée normale pour toi je sais pourquoi tu as l'air tout le temps aussi fatigué.
- Pourtant je dors bien et quand je le souhaite…
- Tu sais très bien que ce n'est pas cette sorte de fatigue dont je parle. C'est le fait que tu fasses tout par toi-même…
- Crois-moi Ahsoka, si j'aurais une alternative je la prendrais.
Ahsoka regarda Kairos dans les yeux.
- J'aimerais pouvoir retirer ce poids de tes épaules, pouvoir t'aider… même si ce n'est pour qu'un instant.
Elle ferma ses yeux et mis l'avant de sa tête sur celui de Kairos. Celui-ci ferma les yeux aussi, elle le sentit.
Inexplicablement, naturellement, intuitivement, Ahsoka puisa dans une force très vieille qui les unissait. Un lien. Un lien d'amitié, mais qui était tellement plus. Elle puisa dans ce lien et y rencontra Kairos qui lui aussi y puisait. Ils se rencontrèrent au centre de ce lien, se virent, se sentirent, se ressentirent. Pendant un moment, ils se partagèrent tout ce qu'ils pouvaient donner.
Une myriade de sentiments formant une tempête au milieu du temps perdu. Du temps qu'ils avaient perdu. Pendant un instant, Ahsoka sentit réellement le poids que Kairos avait sous ses épaules, cette stupide idée d'être le seul à pouvoir sauver la galaxie, mais la douloureuse vérité qui l'entourait, l'incompréhension, l'abandon, les craintes et les espoirs, même cet amour si familier. Ahsoka savait que Kairos vivait aussi à travers elle, ses espoirs, ses craintes, sa propre fatigue, son incompréhension, le fait qu'elle combat telle une machine de guerre alors qu'elle n'était qu'une enfant à qui on avait promis la paix.
Et après la tempête, seul le lien restait. Ils avaient réussi à partager leur vécu pour un instant.
Ils rouvrirent les yeux et la connexion se coupa. De nouveau ils furent lointains, séparés, entre soldat de la République et leader des Fils de l'Harmonie.
- Va te reposer, dit Ahsoka doucement en tournant son regard, je m'occupe de garder un œil sur le vaisseau.
- Ça va, je suis habitué. Toi vas-y, la journée va être encore longue.
- Kairos, dit elle légèrement frustré, tu es vraiment borné. Tu as déjà la galaxie sur laquelle veiller, tu n'as pas besoin de veiller sur moi. Allez, je te réveillerais quand on arrivera.
Kairos grommela, mais se laissa convaincre, comprenant ce que voulait dire Ahsoka.
Ahsoka regarda dans le vide stellaire, alors que Kairos quittait le cockpit.
Tous les deux essuyèrent leurs larmes.
Ahsoka et Kairos, de retour au Foyer des Fils de l'Harmonie, se retrouvaient dans la salle de rencontre ultra sécuritaire où Kairos commençait à étendre divers plans de la galaxie.
Kairos expliquait avec plus de détail la sphère d'influence des Fils et Ahsoka réalisait que ceux-ci avaient vraiment des agents partout. L'organisation de Kairos, bien qu'elle soit assez marginale publiquement, était un réel réseau intergalactique à ce stade.
Mais le sujet de la prochaine rencontre était la défaite à Umbara. Du moins, défaite était un grand mot, les Fils de l'Harmonie n'avaient jamais rencontré de réelle défaite, simplement des revers temporaires, car Kairos pouvait simplement éliminer les défaites avec ses pouvoirs temporels.
Kairos expliqua à Ahoksa qu'il souhaitait changer le narratif quant à la bataille d'Umbara pour qu'elle ne soit pas exploitée comme une victoire militaire, mais comme un bain de sang inutile et qu'il en parlerait avec son lieutenant, un sénateur de la Confédération des Systèmes Indépendants.
L'hologramme s'ouvrit et Ahsoka y vit le visage d'un homme au trait ouvert et amical.
- Bonjour Kairos, mon temps est limité en ce moment étant donné que le Comte à demander une session pour utiliser Umbara contre la coalition pacifique. Si nous n'avons pas fini d'ici 45 minutes tu peux utiliser tes pouvoirs pour qu'on ait plus de temps.
Soudainement le visage se tourna vers Ahsoka.
- Et à qui avons-nous affaire en ce moment ?
- Ahsoka, voici Nataniel Jaranone, représentant de Desevro et Nataniel voici Ahsoka Tano, une amie. Je lui montre comment fonctionne l'organisation aujourd'hui. Inutile de dire que tu ne te souviendras pas de l'avoir rencontré lorsque je recommencerai cette journée.
- Enchanté mademoiselle. Heureux de faire votre connaissance.
- Moi de même.
- Attention, Ahsoka, Nataniel peut te paraître un politicien sympathique, mais c'est grâce à sa ruse et son mépris des conventions diplomatiques que les Fils de l'Harmonie ont atteint leur place.
Ahsoka regarda l'hologramme de l'homme devant elle et celui-ci lui évoquait davantage un Bail Organa qu'un Comte Dooku.
- Une amie Jedi… tu as le don de choisir les combats difficiles Kairos…
- Quoi… comment…
- Il est aussi très railleur quand qu'il se le permet, dit Kairos d'un ton dur.
- Comment avez-vous deviné que je suis une Jedi ? demanda Ahsoka impressionné.
- Votre humilité et votre légère gêne en me répondant, ça et le fait que Kairos n'a pas le temps de se faire des amis depuis qu'il dirige les Fils de l'Harmonie.
- Nataniel a continué ma formation politique quand j'ai cessé de m'affilier au Comte Dooku et il aide les Fils de l'Harmonie depuis leur début quasiment.
L'hologramme sourit et Ahsoka éprouva un respect pour cet homme qui semblait être l'allié sinon l'ami de Kairos.
- Alors si j'ai bien compris, tu va recommencer la journée pour pas qu'on ne se souvienne de ta chère Ahsoka est-ce bien exact Kairos ?
- Oui, mais est-ce que…
D'un coup Ahsoka vu le sourire courtois et amical du sénateur se changé en un sourire railleur et carnassier alors que celui-ci parla au-dessus de Kairos.
- Donc mes actions sont sans conséquence… alors est-ce que nos deux amants secrets couchent souvent ensemble… ?
Le silence ne dura qu'une seconde.
- QUOI !?
- QU'EST-CE QUE…
Kairos et Ahsoka, après avoir manqué de s'étouffé, complètement rougi, crièrent d'indignation en même temps.
- VA TE FAIRE FOUTRE NATANIEL.
- Ça va ne jouez pas les vier…
- Un seul autre mot Nataniel et je te jure que je donnerai tout ton salaire à Katerina.
Cela sembla fermer la bouche du sénateur. Ahsoka évitait le regard des deux hommes, celle-ci complètement gêné. Apparament ce Nataniel était taquin, mais bon il touchait un sujet très sensible chez eux, et le manque de tact de celui-ci irritait énormément Ahsoka sur le moment.
- Je suis désolé Ahsoka, je ne m'attendais pas à ce que Nataniel soit aussi stupide aujourd'hui.
- D'accord j'ai eu ma réponse, je ne vous importunerais plus.
Ahsoka n'était pas sûr d'apprécié ce sénateur et cette fois ce n'était pas simplement, car il était de la Confédération.
- Un politicien qui ne sait pas tenir sa langue, c'est ça ton lieutenant Kairos ? dit Ahsoka tentant de reprendre la face avec une remarque sarcastique.
- Vous saurez mademoiselle, que savoir briser le confort argumentaire de ses opposants est un des meilleurs atouts contre les politiciens. Dans un monde où tout le monde parle bien et tient sa langue dans le but de garder les apparences, savoir faire preuve de franchise et dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas est une habileté des plus désarmants pour des vieux politiciens comme le Comte Dooku.
- Vous avez déjà humilié le Comte ?
- Plusieurs fois et à jamais je me souviendrais de son regard furieux.
Ahsoka sourit. Peut-être n'était-il pas si pire finalement.
Kairos qui semblait s'être calmé dit à Nataniel :
- Si l'on pourrait discuter des choses urgentes Nataniel…
- Bien sûr.
Ahsoka remarqua que le sénateur rangea son sourire narquois pour revenir à une expression plus neutre.
Les deux hommes commencèrent à parler à propos de la situation d'Umbara, ceux-ci s'échangeant des informations et commençant à s'échanger des idées et planifier différents projets. Ahsoka suivait sur le fond ce que dont Kairos et Nataniel discutaient, ceux-ci tentaient de prédire les impacts médiatiques de la guerre et comment les contrôlé pour faire passé un message pacifique et de neutralité.
- … Voilà l'idée, nous avons déjà toutes les preuves qu'Umbara était censé annoncé leur neutralité et que c'est la Confédération et la République qui ont apporté leur guerre sur leur monde sans qu'Umbara n'ait le choix de leur liberté. Présenté ainsi, Umbara aura l'air d'une tragédie de guerre au lieu d'une bataille épique. Nos agents sur Mandalore peuvent rapporter le tout à la Duchesse et celle-ci jouera son rôle.
- Tu crois que la Duchesse va faire un coup d'éclat avec nos informations demanda Kairos à Nataniel ?
- Pas nécessairement, mais elle devrait utiliser l'information si elle souhaite gagner de l'influence politique pour elle et son Conseil. On lui offre une opportunité en or, je ne vois pas pourquoi elle n'utiliserait pas les outils qu'on lui donne.
- C'est vrai, j'espère juste qu'elle sera assez convaincante pour changer le narratif.
- Nous parlons quand même d'une mandalorienne pacifiste, je suis certain qu'elle saura être persuasive si elle se décide à agir.
Ahsoka toussota et prit la parole pour la première fois depuis une trentaine de minutes.
- De ce que je comprends, vous allez donner les preuves que les Umbariens allaient annoncer leur neutralité à la Duchesse Satine qui est celle qui préside le Conseil des Systèmes Neutres. Mais qu'est-ce qu'elle va faire concrètement pour aider votre cause ? Elle ne peut quand même pas à elle seule déclarer la neutralité d'Umbara.
Kairos resta silencieux et Nataniel comprit que c'était à lui de répondre.
- Umbara ne peut redevenir neutre, car si on la traitait comme tel le Conseil des Systèmes Neutres devrait agir. Hors la meilleure carte des mondes neutres est de ne pas agir en promettant de supporter le côté opposé à celui qui briserait la neutralité d'un monde sous leur protection. Déclarer la neutralité d'Umbara serait essentiellement prendre le côté de la Confédération ce qu'aucun dirigeant neutre ne souhaite. Ce que va faire la Duchesse, concrètement, sera probablement un discours dépeignant les Umbariens comme des victimes de la guerre, de préférence un discours qu'elle ferait devant le sénat, mais cela risque d'être difficile pour être. Un seul discours, si adéquatement retransmis, peut faire des ravages et changer la perception médiatique de la bataille d'Umbara. Un assaut illégitime pour la République et une défense puant la corruption pour la Confédération. Suivant ce changement de paradigme, la Confédération devra changer le narratif à son tour et dire qu'elle défendait Umbara de la République qui violait sa neutralité tandis que la République dira qu'elle intervenait à cause que la Confédération avait violé la neutralité d'Umbara. Avec des mots bien placés, nous pouvons faire de la neutralité le principal enjeu de la bataille d'Umbara si tout se passe bien.
- Ok… je comprends. D'ailleurs, pourquoi vous planifiez les choses comme s'il n'y aurait pas de problème en cours de route.
Kairos répondit.
- Perdre du temps sur ce que l'on ne peut prédire ne sert à rien. Notre réseau d'information est grand Ahsoka, si un problème, un imprévu s'annoncent nous le saurons et nous répondrons une fois que nous avons l'information, d'où pourquoi je dois toujours courir d'une urgence à l'autre.
- D'accord, merci dit Ahsoka satisfaite.
Les deux hommes politiques finirent de discuter des détails de l'exécution de leur plan et finirent leur discussion.
Kairos s'excusa encore une fois, mais rapidement, des commentaires déplacés de Nataniel, puis ils passèrent à autre chose.
Chave arriva dans le bureau de Kairos pour lui faire signer quelques autorisations et pour planifier les différentes opérations et missions qui avaient besoin de son approbation. Celui-ci lui montra les différentes décisions qu'ils avaient à prendre, il y en avait des simples comme rechercher la technologie Umbarienne ou envoyer la flotte défensive pour protéger des convois humanitaires, alors que d'autres étaient plus difficiles comme envoyé des espions essayé de discréditer des gouvernements ou bien autoriser le support de groupe rebelle sur des mondes en guerre.
Ahsoka eu une bonne aperçue des actions qu'entreprenait les Fils de l'Harmonie et vue, qu'encore une fois bien que leur méthode pouvait être violente ou insidieuse, tout semblait être axé sur l'accroissement de la neutralité et du pacifisme. Il y avait quelques opérations que Kairos expliquât qu'elles servaient à « sécuriser des alliés » et qu'Ahsoka avait l'impression de servir les intérêts personnels de certaines personnes puissantes ou fortunées, mais Kairos semblait lui assurer que c'était des genres de choses nécessaires pour une organisation telle celle de Kairos et que celui-ci ne pouvait combattre un système politique vieux depuis plusieurs millénaire en même temps de tenter d'arrêter la guerre.
Comme à son habitude, Ahsoka lui offra le bénéfice du doute et s'en remit à sa confiance.
Par la suite, Kairos et Ahsoka fit le tour des centres de recherches où on lui expliqua la valeur de la technologie Umbarienne et où Kairos réexpliqua l'importance de garder secrète cette technologie. Ahsoka vue aussi que les chercheurs des Fils de l'Harmonie semblaient travailler sur des technologies de communications et de camouflage dernier cri.
Par la suite, Kairos y superviser ses troupes qui apprenait à utiliser le matériel militaire Umbariens, celui-ci faisant un tour des soldats des Fils de l'Harmonie et allant même parler à certain d'entre eux directement.
De ce que Kairos lui expliquait, Ahsoka comprenait qu'il était important pour lui de garder le moral de ses troupes haut et de bien faire sentir sa présence pour éviter qu'ils se dissocient de leurs leaders. Kairos expliquait que celui-ci n'avait pas le privilège de se battre par l'avant comme un Jedi et qu'il devait être un commandant par l'arrière ce qui rendait difficile de maintenir le respect de ses troupes si des combats prenaient vraiment place.
Au bout de quelques heures, Kairos annonça à Ahsoka que ceux-ci iraient sur des convois commerciaux pour assurer leur sécurité. Ahsoka pensant avoir droit à de l'action fut déçu d'apprendre que ceci était simplement un « au cas où » et que les chances que des pirates attaque le convoi étaient très minimal. Apparament, Kairos ne faisait qu'être présent puisque ce convoi utiliserait une nouvelle voie commerciale et que Kairos voulait s'assurer qu'il n'y est aucun pépin et qu'il soit présent si des évènements importuns survenaient.
Kairos recommanda à Ahsoka d'aller dormir ce qu'elle fit puisque cela faisait plus de 18h qu'elle était éveillée.
À son réveil, Kairos ne signala aucune attaque pirate ou rencontre avec des patrouilles républicaines et avec Ahsoka fit le chemin inverse pour retourner au Foyer qui cette fois fut plus rapide.
Kairos en profita pour expliquer à Ahsoka la situation avec les pirates et les groupes criminels. Celui-ci avoua que les Fils de l'Harmonie faisaient affaire avec quelques groupes pour avoir un accès à différents marchés noirs. Il expliqua aussi que ceux-ci attaquaient plusieurs groupes pirates et criminels en contrepartie, les Fils de l'Harmonie s'opposant plus ou moins ouvertement à Black Sun par exemple. Bien qu'Ahsoka questionna pourquoi Kairos semblait toléré certains criminels au profit d'autres, celui-ci ne réussit pas à lui donner de réponse satisfaisante, celui-ci semblait simplement dire qu'il y avait des criminels et pirates qui étaient pires que d'autres et d'autres qui étaient moins violents et moralement répréhensibles et que celui-ci croyait que marchandez avec ces « meilleurs » criminels en valait la peine. Celui-ci lui expliqua aussi son plan à long terme d'éliminer les grands conglomérats criminels ou du moins planifier leur destruction. Ahsoka lui demanda si ce n'était pas davantage un travail pour la République ce à quoi Kairos lui répondit que la République n'avait jamais agit. Bien qu'Ahsoka soit surprise des ambitions de Kairos, celle-ci les appréciait.
De retour au Foyer, Kairos annonça à Ahsoka qu'il était temps qu'elle fasse la rencontre de son maître-espion et qu'il lui présente ses activités de surveillance.
En marchant dans les corridors, Ahsoka remarqua que d'un coup, la partie de la base que celle-ci traversait était beaucoup plus occupée que le reste du Foyer. Ceux-ci croisèrent beaucoup d'hommes et de femmes qui circulaient de pièce en pièce, ceux-ci ne s'arrêtant même pas pour jeter un œil sur Kairos ou elle. Aucun d'entre eux ne portait d'uniforme militaire, comme les membres des Fils qu'elle avait rencontrés plutôt.
En marchant, Kairos commença son tour.
- Voici la partie de la base consacrée aux opérations de surveillance et d'espionnage, comme tu peux le voir, nous avons beaucoup d'effectifs.
- Pourquoi ils ne te font pas des saluts comme les autres… demanda Ahsoka curieuse.
- Une réponse simple est que ce n'est pas dans leur contrat. Ils ne sont pas des membres des Fils en tant que tels, ils sont davantage similaires à des mercenaires dans un sens. Tout ce personnel est affilié à des cellules d'espions indépendantes que nous payons pour travailler pour nous. Les Fils de l'Harmonie étaient loin d'avoir assez de techniciens et d'espions à ses débuts, donc nous avons engagé une cellule d'espion en les payant contractuellement. Quand nos ressources se sont diversifiées, nous en avons acheté trois autres, créant aujourd'hui notre système d'espionnage.
Kairos mena Ahsoka à une grande tour où celle-ci vis des centaines de personnes travailler à des postes informatiques, tous devant des écrans et des hologrammes être en train de géré de l'information.
Étrangement, le lieu semblait très calme même avec le brouhaha ambiant venant de centaines de discussions longue distance. Les deux jeunes Jedis arrivèrent au centre de la salle et entrèrent dans un petit bureau séparé du reste du centre de communication.
Ahsoka en y entrant vit un imposant Bothan assis en train de fixer de multiple datapads.
- Hof'waje, dit simplement Kairos.
Pendant environ cinq secondes, le Bothan ne sembla pas réagir lorsque celui-ci finit par lever la tête en direction de Kairos et d'Ahsoka. Celle-ci eu l'impression que celui-ci n'avait pas l'habitude de délaisser ses datapads du regard.
- Voici Ahsoka Tano, mon amie à qui je fais le tour de nos opérations aujourd'hui.
Le Bothan fit une légère révérence.
- Salutation madame Tano, je suis Ernik Hof'waje.
- Enchanté.
- De même, dit le Bothan en se tournant vers Kairos. Je suppose que vous allez recommencer cette journée.
- En effet.
Le Bothan sourit.
- Je me retrouve donc avec du temps libre.
Il fit signe à Kairos et Ahsoka de s'asseoir devant son bureau, ce qu'ils firent.
- Je tente de montrer à quoi une journée normale pour moi ressemble à mon amie Ahsoka aujourd'hui, donc elle rencontre les figures importantes de l'organisation. J'imagine que vous pourrez répondre à ses questions ?
- Bien sûr, dit le Bothan qui, bien qu'il semblait regarder ses invités, semblait se concentrer sur sa vue périphérique de ses datapads.
Ahsoka bien qu'elle ne croit pas apprendre quelque chose de nouveau posa une question immédiatement.
- Comment avez-vous su que Kairos utiliserait ses pouvoirs lorsque vous m'avez vu ? Tout le monde que j'ai rencontré semble comprendre ses pouvoirs, mais en quoi me voir signifie qu'il a les utiliser ?
Répondant immédiatement, le Bothan posa un de ses datapads sur son bureau.
- Je suis le maître-espion de Monsieur Ananke, je sais quasiment tout ce qu'i savoir sur sa vie, du moins tout ce qui est des informations pertinentes. Je suis au courant que celui-ci a des proches en dehors des Fils de l'Harmonie et celui s'efforce de garder secret cette partie de sa vie, signifiant qu'il vous gardera secrète.
Ahsoka fut légèrement surprise.
- Donc vous me connaissiez ?
- Non, mais le nom d'Ahsoka Tano est associé à l'un de nos traqueurs.
Ahsoka se tourna vers Kairos abasourdi.
- Tu as un traqueur sur moi ?
Kairos sourit nullement effrayé de la réaction d'Ahsoka.
- Certainement. Ahsoka comment pense tu que je te trouve à chaque fois que tu actives ton communicateur ? C'est une balise pour que je sache où te trouver.
Ahsoka réalisa que c'était évident.
- Merde… je n'y avais pas pensé comme ça… que tu sais où je suis en tout temps.
- Si cela peut vous consoler madame, nous avons des yeux et des oreilles dans toute la galaxie en ce moment.
Hof'waje commença à montrer des images à l'imposant écran qui servait de mur à son bureau.
- Nous avons 14376 enregistreurs répartir sur différents lieux d'intérêt au travers la galaxie. 379 personnes d'intérêt traqué de différentes manières et 2832 agents actifs dans la République, la Confédération et les systèmes neutres. Notre réseau d'informations n'est peut-être pas aussi grand que celui de la République ou de la Confédération, mais nous avons une couverture certainement aussi grande que ces deux gouvernements.
- Vous êtes en train de dire que… tous ces gens… sont en train d'écouter des gens partout dans la galaxie ?
- Pas exactement, mais tout mes agents sont soit en train de visionner des enregistrements, soit en train de coordonner des espions sur le terrain, soit en train d'infiltrer différents réseaux informatiques afin d'acquérir plus d'intelligence. Mais oui, nous sommes en train d'écouter des gens partout dans la galaxie.
Ahsoka prit un instant pour bien appréhender l'étendue du réseau d'information de Kairos, celle-ci avait compris qu'il en avait un, mais elle n'avait jamais réfléchi à ce qu'était vraiment un réseau d'information.
Elle se tourna vers lui, puis vers ce Hof'waje.
- Et qu'elle est votre rôle exactement… dans ce processus ? Vous dites que vous étiez un maître-espion ?
- Je gère l'information et je notifie, Monsieur Ananké de tout ce que je juge important d'obtenir son attention.
- Vous gérez toutes l'information ? Ne venez-vous pas de dire que vous avez quelque chose comme 3000 espions et agents ?
- C'est exact.
Ahsoka fut légèrement décontenancé devant le Bothan. Elle le regarda avec un certain respect ou du moins clairement impressionné par son travail. Elle n'aimait peut-être pas le monde de l'espionnage, mais elle avait appris au cours de sa carrière de commandante de la République que les services d'intelligence étaient essentiels à toute opération d'envergure. Et disons que l'opération de Kairos était celle d'une d'envergure.
- Je vois que tu t'entoures de gens aussi maniaques que toi Kairos, dit-elle à la blague.
Kairos rigola légèrement tandis que le Bothan afficha un sourire.
Pendant quelques heures, Ahsoka écouta Hof'waje et Kairos discuter de certains rapports. Plusieurs noms, plusieurs planètes, plusieurs systèmes étaient mentionnés dans leur discussion, une quantité très importante de détails, de pièces d'information cruciale que Kairos semblait tous comprendre. Elle comprenait maintenant que Kairos avait un œil sur toute la galaxie et que celui-ci devait gérer différents cas, différentes situations complètement différentes à la fois ce qui expliquait sa surcharge mentale.
Lorsque Kairos fut finalement mis au courant des dernières nouvelles par son maître-espion et que le réassignement de différentes équipes fut terminé, Ahsoka, qui avait assisté avec attention les échanges entre son ami et le Bothan, se tourna vers Kairos pour lui poser une question sur quelque chose qui l'agaçait.
- Kairos ?
- Oui ?
- Il y a quelque chose que vous avez mentionné tout à l'heure. À propos d'un espion du chancelier, je crois… Tu as dit quelque chose comme « Avez-vous assuré sa loyauté ? » Qu'est-ce que ça veut dire.
Kairos hésita. Ahsoka comprit que son instinct avait été juste, il y avait des sous-entendus à cette phrase. Mais Kairos fut franc, tel, elle lui avait demandé.
- Les cellules d'Hof'waje ont des techniques pour nous assurer de la loyauté de certains espions que l'on capture. Ces techniques impliquent souvent de la torture et de la manipulation mentale. C'est ce qui nous permet d'éviter que des espions s'introduisent trop profondément dans notre réseau.
Ahsoka ne répondit pas. Elle n'était pas surprise. Elle le savait déjà un peu quand elle avait posé la question. Maintenant qu'elle apprenait à connaître l'organisation de Kairos, elle reconnaissait que celui-ci ne suivait quasiment pas le code Jedi lorsqu'il prenait la position du dirigeant des Fils de l'Harmonie. Bien que son objectif soit noble, ses méthodes restaient de façon générale dans une zone sombre de l'éthique. Elle dit simplement et rapidement.
- D'accord.
Ce fut au tour de Kairos d'être surpris.
- J'aurais cru que tu serais… je ne sais pas… fâché.
Ahsoka regarda Kairos dans les yeux.
- Est-ce que c'est toi qui le fais, demanda-t-elle simplement encore une fois.
Kairos baissa ses yeux pour un instant, mais les remonta.
- Non… mais j'ai déjà… fait des choses semblables à de la torture. Pour m'assurer de la loyauté de certaines personnes.
Ahsoka prit une longue respiration.
- Je n'apprécie pas. Mais je ne sais pas… je n'ai pas envie de te blâmer. J'ai l'impression que tu es une autre personne quand tu es le chef des Fils de l'Harmonie, que tu n'es pas vraiment un Jedi. Je pense comprendre ce que tu veux dire quand tu dis être un Jedi gris… tu suis les percepts fondamentaux, mais tu les suis à ta manière. J'ai une partie de moi qui trouve horrible l'idée que tu es torturé des gens Kairos… mais depuis que tu m'as raconté que tu étais l'apprenti du Comte Dooku comment puis-je être surprise ? Mais surtout, je ne me sens pas capable de te jugé… Nos apprentissages nous disent que la violence n'est pas une voie à suivre, mais qu'est-ce qui arrive quand c'est la seule voie à suivre ? Même Anakin m'a déjà parlé de cette idée… Donc je comprends pourquoi tu fais ce que tu as à faire, même si je souhaiterais que tu n'aies pas à le faire dans un monde idéal.
- Si nous étions dans un monde idéal, je n'aurais pas à faire ce genre de choses.
- Je sais.
Kairos se leva du siège, Ahsoka réalisa qu'ils avaient parlé devant le Bothan sans que cela ne les dérange. Ahsoka se dit qu'il était logique qu'elle en oublie la présence d'un maître-espion, c'était bien un des talents du travail.
- Sache Ahsoka, que bien que cela ne parait pas toujours évident, que nous travaillons activement à mettre fin à la guerre. J'aimerais te montrer un projet surlequels nous travaillons depuis plusieurs mois. Hof'waje, si vous pouviez montrer le bureau du Comte.
Soudainement, l'écran afficha un lien vidéo montrant la pièce d'un large manoir avec un homme assis à un bureau semblant réfléchir. Ahsoka le reconnut. C'était le Comte Dooku.
- Qu'est-ce que… dit Ahsoka surprise.
- C'est une des salles que nous observons, le bureau du Compte dans son manoir sur Serenno.
- C'est… c'est en direct ?
- Oui. Depuis plusieurs mois, j'ai élaboré un plan d'écoute pour recueillir de multiples preuves de l'implication de Dooku et du chancelier dans la guerre, de comment ceux-ci tirent les ficelles. Nous compilons des heures et des heures de preuves de collusion, de preuves des crimes de guerre commis, de preuves quant à quel point le réseau de Darth Sidious est profondément incrustré dans la galaxie. Tout ce que nous avons n'est qu'une infime partie du tout que représente la corruption des Siths dans la galaxie, mais c'est ce que nous nous efforçons de déterrer.
Ahsoka regarda l'écran saisissant ce qu'était en train de faire Kairos.
- Le Comte… est-il au courant que vous l'espionnez ?
- Je ne le sais pas… mais s'il l'est il joue le jeu. Bien que ses méthodes et son rôle soient différents du mien, au fond je sais que je partage un seul et même objectif avec Dooku.
Hof'waje interjeta, ce qu'il faisait rarement.
- À vrai dire, suspecte que le Comte laisse parfois certaines fuites d'informations pour nous alerter de certains évènements ce qui semble prouver votre hypothèse monsieur.
- Cela ne m'étonnerait pas, conclut Kairos.
Ahsoka regarda Kairos qui regardait l'écran devant lui.
- Tu m'as déjà expliqué à tant de reprises que le Comte n'a pas succombé au côté obscur et je peux te donner le bénéfice du doute là-dessus. Tout ce que je veux c'est que tu fasses attention de ne pas devenir comme lui.
- C'est ce que je souhaite aussi Ahsoka, dit Kairos en continuant à fixer le Comte sur l'écran.
Kairos et Ahsoka retournèrent à son bureau où celui-ci expliqua plus en détail son plan d'écoute et comment il utiliserait les enregistrements qu'il collecte à long terme et Ahsoka fut heureuse d'entendre Kairos parler avec tant de confiance du jour où il présentera au reste de la galaxie la trahison du chancelier et du Comte Dooku.
Le prochain point sur l'agenda de Kairos fut une négociation avec Mon Cala par hologramme. Ahsoka se réjouit de voir le prince Lee-Char, accompagné de conseillers, parlé directement à Kairos.
Ceux-ci négocièrent des prix, des échanges d'influences et de ressources, un contrat commercial en bonne et due forme concernant les Fils de l'Harmonie commandant la création de vaisseaux de guerre secrète. D'abord surprise, Ahsoka se souvint que Kairos avait besoin d'une flotte pour assurer la protection des systèmes neutres en cas d'attaques.
De ce qu'elle vue, le prince Lee-Char était assez ferme dans ses négociations sans pour autant être complètement déraisonnable. Celui-ci ne voulait pas apporter la guerre à Mon Cala et Kairos lui assurait que sa commande de vaisseau de guerre ne ferait rien de tel.
Au bout d'une heure et demie, ils finirent leur communication et Kairos expliqua plus en détail ce qu'il comptait faire avec la flotte. Ahsoka comprenant que les Fils de l'Harmonie avaient besoin d'une flotte défensive ne voya pas vraiment de raison d'être inquiète. Ce sujet lui fit remarque que Kairos avait été un amiral séparatiste dans le passé et qu'il avait de l'expérience de commandement de flottes.
Justement, le prochain point sur l'agenda de Kairos était allé aider la défense d'un monde nouvellement neutre qui se faisait attaquer par des rebelles séparatistes.
Les deux jeunes amies se retrouvèrent dans le même vaisseau encore une fois. Cette fois-ci, Kairos en profita pour expliquer ces tactiques, comment il combattait avec ses pouvoirs.
Comme Ahsoka le savait, Kairos pouvait littéralement décider de quel camp remporterait la victoire. Pouvoir arrêter le temps lui permettait d'éliminer tous ces ennemis avant même que le premier tir fût tiré, son pouvoir de revenir dans le temps lui permettait aussi d'effacer des erreurs, de sauver des gens. Ahsoka était pleinement consciente du pouvoir de Kairos, mais avait de la difficulté à réaliser sa portée et surtout l'impact sur son ami.
Kairos lui expliquait que bien que celui-ci ne pouvait pas perdre de combat volontairement, cela lui léguait la difficile responsabilité de décider des vainqueurs à chaque fois. Il était le seul juge des combats, celui-ci pouvant faire gagner un homme seul devant une armée s'il le souhaitait.
Ahsoka écouta son ami parlé de sa « philosophie » de combat. Celui-ci dans des combats comme où ils se dirigeaient n'employait pas de force excessive. Celui-ci sabotait, semait la confusion dans les rangs ennemis, les désarmaient ou simplement les rendaient inconscient. Il tentait de sauver le plus de vie qu'il pouvait, parfois toutes les vies sur son front. Il avoua à Ahsoka qu'il redoutait ses combats, car s'il marchait au milieu de ce genre de guerre idéologique insensé, il avait tendance à vouloir sauver tout le monde, car c'était vraiment à lui de décider qui vivait et mourrait sur un champ de bataille.
- … Voilà pourquoi je ne pourrais jamais considérer les clones comme des individus normaux Ahsoka. Tu le peux, mais je ne le peux pas. Parce que si c'était vraiment le cas, sur tous les champs de bataille où j'aurais été présent j'aurais été responsable de leur mort.
- Kairos ! Ce n'est pas vrai et tu le sais très bien ! Quelle horrible chose a pensé…
- … Mais ce n'est pas vrai dans le fond. Si je vois quelqu'un mourir… j'ai le pouvoir de les sauver. Donc, si je ne le fais pas c'est que je les laisse mourir. Je ne les tue peut-être pas, mais je suis du moins en partie responsable de leur mort. Mais bon… cela ne m'affecte plus autant qu'au début.
- Qu'est-ce que tu veux dire, demanda Ahsoka d'un ton conciliant.
- J'ai accepté de ne pas pouvoir sauver tout le monde, de ne pas être une sorte de dieu qui juge de la vie des gens. Je me concentre seulement sur les gens autour de moi, les gens que je vois et entends directement, ceux dont je connais le nom. Sur un champ de bataille, je protégerais la vie de tous ceux dans mon champ de vision, car si je ne le faisais pas je m'en voudrais.
Il continua à expliquer sa difficulté sur ses champs de bataille de contrôler le flot du combat, des fois, il faisait le choix conscient de ne pas utiliser ses pouvoirs et de rester regardé de loin, car il savait que son intervention serait une anomalie. En effet, après avoir complète responsabilité sur un champ de bataille, Kairos avait pour contrainte de gardé ses pouvoirs secrets. Jamais, personne ne devrait réellement comprendre à ce quoi ils avaient à faire, jamais une victoire ne devait paraître trop mystérieuse, trop glorieuse, trop hors-norme. Si des rumeurs de pouvoirs et de puissance cachée commençaient à courir, cela signifierait que tôt ou tard le chancelier pourrait décider d'investiguer et apprendre son existence.
Mais Kairos fut totalement honnête avec Ahsoka. Il était brutal contre les pires criminels, les esclavagistes ou les meurtriers sanguinaires, les gens dont il était certain qu'il n'emmènerait que la souffrance et la mort d'autre vie autour d'eux. Dans ces cas-là, il n'hésitait pas à tuer. Il confia qu'il l'avait tué beaucoup de gens au cours des dernières années, plus qu'il ne pouvait en compter.
- … Et je ne parle pas de quand j'étais l'apprenti du Comte. Tu le sais déjà, mais tu m'as demandé d'être totalement honnête Ahsoka, donc je te le dis. Je ne peux suivre le code Jedi sur ce point… ne pas tuer des ennemis sans défense… il n'existe quasiment personne qui aient une défense contre moi, donc n'importe qui est sans défense contre moi. Je choisis consciemment de tuer des gens si je crois que cela permettra à davantage de vivre.
Ahsoka soupira.
- Je le sais déjà Kairos. Je… c'est juste que je ne pensais pas que c'était autant… il me serait facile de te jugé si je ne te connaîtrais pas. Je dirais que tu ne respectes pas toute vie, peut-être même que tu es un meurtrier… mais bon… je le suis aussi… j'ai tué des Umbariens, j'ai tué des séparatistes qui n'était pas de simple soldat droïde. J'en ai perdu le compte aussi. J'y ai pensé Kairos… longuement, et je ne peux simplement pas te voir sous les mêmes standards que d'autres Jedis. Tu contrôle le temps… tu la dis toi-même dans un sens tu décides de qui vie et qui meurt…
- Parfois cela semble plus une malédiction qu'autre chose… dit Kairos douloureusement.
- Kairos ! dit-elle en prenant sa main. Rappelle-toi ce que je t'ai dit la première fois que j'ai vraiment compris ce dont quoi tu étais capable. Je pense sincèrement que c'est un don… tu peux sauver tellement plus de vie avec tes pouvoirs. Et c'est ce que tu fais Kairos ? Pas vrai ? Il y a quelques années j'aurais rejeté l'idée qu'on pouvait… tuer pour le plus grand bien… mais si c'était vraiment le cas cela voudrait dire que l'Ordre entier aurait brisé le code Jedi un jour ou un autre pendant la guerre… en commençant par Umbara.
Ahsoka essuya une larme.
- Merde ! Avec tout ce que j'ai vu aujourd'hui… comment tu disais que les Umbariens voulaient devenir neutres… avec ce que Barriss m'a dit à propos de l'attaque… Nous, des Jedis avons attaqué une planète et tuer des soldats qui voulaient simplement défendre leur monde ! Qui ne voulait pas participer à la guerre… qui voulait se retirer… Je ne sais pas pourquoi je viens de le réaliser aussi profondément, mais nous avons tous du sang sur les mains après Umbara… c'est facile quand on se bat contre des droïdes, mais quand c'est des vrais êtres vivants…
Ahsoka releva son regard et le plongea dans celui de Kairos.
- Ce que j'essaie de dire Kairos, c'est que tu n'es pas le seul à avoir cette stupide responsabilité de décider qui vit et qui meurt. L'Ordre aussi à le choix, nous sommes les commandants de l'armée de la République, nous les Jedis, nous qui promettons de respecter toute vie. Quand on s'arrête pour y penser on se rend compte comment il n'y a rien de noble à cette guerre, c'est juste un bain de sang. Je crois encore qu'on se bat pour la bonne raison, que l'Ordre le fait parce que c'était la seule solution que nous le faisons pour préserver la République et sauver des vies innocentes… mais… cette guerre est remplie de preuve de l'échec de l'Ordre. Et je ne peux vraiment blâmé l'Ordre comme je ne peux te blâmé toi.
- Si seulement les maîtres Jedis pouvaient s'arrêter et réfléchir pour réaliser qu'est-ce que cette guerre est en train de faire à l'Ordre, conclut Kairos.
Celui-ci, rassuré qu'Ahsoka le comprenne, comme celle-ci lui avait promis, fini par expliqué la situation sur la planète qui était leur situation.
Ahsoka vu celui-ci élaborer des stratégies avec la milice du monde neutre, ceux-ci établir une attaque contre l'armée de séparatistes et leur base. Ahsoka vu comment l'état major de cette milice respectait l'Harmonie, l'écoutait parfaitement, celui-ci ayant probablement déjà fait ses preuves ici.
Une offensive fut lancée et Ahsoka et Kairos désarmèrent les blasters ennemis, sabotèrent leurs armes lourdes, reflétèrent leurs tires et emmenèrent les soldats du gouvernement neutre à la victoire, écrasant l'insurrection avec le moins de perte de vie possible.
Ce ne fut pas un combat pour Ahsoka, celle-ci se contentait de suivre Kairos au travers du temps et de l'aider à protéger la vie des combattants. Ce fut une expérience vraiment étrange pour elle. Elle comprenait maintenant ce que Kairos voulait dire, quand un champ de bataille était figé dans le temps, existait-il vraiment un combat ou simplement une série de choix quant à qui laisser vivre ou mourir.
Ahsoka remarqua aussi qu'en temps normal un tel assault aurait été catastrophique, un combat sanglant étant donné que ni clone, ni droide n'étaient sur cette planète. Mais grâce à Kairos et elle, ils avaient rapidement mené le camp adverse à se rendre et la bataille s'était terminée en moins d'une heure pour les soldats. Pourtant le temps fut beaucoup plus long pour Kairos et Ahsoka.
Sur le chemin du retour, Kairos et Ahsoka dormirent quelques heures étant donné que la journée commençait à se faire longue. Ils avaient passé la moitié de la journée de Kairos, mais cela faisait déjà plus de 24h que Kairos avait été cherché Ahsoka sur Coruscant.
De retour au Foyer, Kairos et Ahsoka firent une courte session d'entraînement avant qu'ils ne se dirigent vers la salle de rencontre pour qu'ils puissent parler à une autre lieutenante de Kairos. Ahsoka remarquant que son ami devenait de moins à moins à l'aise lui demanda qu'est-ce qui le troublait.
- … C'est juste que… ma lieutenante à tendance… disons…
Ahsoka voyait clairement que Kairos cherchait ses mots, celui-ci semblant embarrassé par quelque chose.
- Disons qu'elle peut être provocatrice…
- Provocatrice ? demanda Ahsoka encore plus curieuse ne comprenant pas où voulait en venir Kairos, celui-ci commençant à rougir.
- Ce que je veux dire… c'est qu'elle joue un jeu… des fois…
Celui-ci détournait son regard du sien, Kairos semblait vouloir qu'elle lâche l'affaire, mais il semblait mal s'y prendre.
- Un jeu ? Qu'est-ce qu'il y a Kairos… crache le morceau !
- Et bien… comment dire pour que…
Soudainement la porte automatique se fit ouvrir et une femme chiquement habillée entra dans la pièce. Toute couleur disparut du visage de Kairos et Ahsoka se retourna quelque peu surprise.
Devant elle se trouvait quelqu'un de familier. Ahsoka fit un effort pour se souvenir et trouva pourquoi cette femme était si familière, elle l'avait vu lorsqu'elle avait accompagné Padmé à la jeunesse Républicaine. C'était elle qui avait proposé le plan pour une coalition pro-paix au sein du sénat. D'ailleurs, Kairos lui avait dit qu'il y avait eu plusieurs sénateurs à cette rencontre qui faisait partie de son organisation.
- Et bien et bien… qu'avons-nous là ?
Kairos d'un ton calme et mesuré, toute gêne disparue, introduit la sénatrice à son ami Padawan.
- Ahsoka, voici Katerina Oktivoye, sénatrice de la Ligue d'Ambrosite.
La sénatrice fit une courte révérence et s'approcha des deux jeunes Jedis.
- Je suis enchanté que je puisse finalement te rencontrer, dit la sénatrice républicaine en regardant directement Ahsoka.
- Finalement demanda Ahsoka intrigué ?
Ahsoka vit le regard de la sénatrice sur elle et d'un coup elle se sentit comme un livre ouvert, lorsque celle-ci afficha un sourire étrange.
- Tu es l'amie Jedi de Kairos n'est-ce pas ? Sa vieille amie…
- O… oui… Ahsoka commença en donnant un coup d'œil à Kairos qui lui fit signe qu'il ne lui avait rien dit. Nous nous connaissons depuis que nous sommes initiés.
Katerina tourna son regard vers Kairos un instant, puis retourna sur celui d'Ahsoka, son sourire quasiment carnassier se retransforma en sourire modeste et plaisant. La sénatrice se dit à elle-même :
- J'avais bel et bien deviné. Que je suis bonne.
- Quoi ? dit Kairos et Ahsoka en même temps n'ayant pas entendu le murmure de la sénatrice.
- Oubliez… sache que j'ai déjà tout deviné Kairos. Tu vas me dire que tu vas revenir dans le temps après cette rencontre n'est-ce pas ?
Kairos acquiesca de la tête.
Ahsoka se tourna encore une fois vers lui.
- Comment ça se fait que tous les gens autour de toi sont des télépathes ? Qu'est-ce qui se passe je ne comprends pas… d'abord ton ami de la confédération, puis ton maître-espion, puis elle, vous… je commence à me sentir lente…
La sénatrice Oktivoye fit une mine compatissante avec Ahsoka.
- Je m'excuse en le nom des deux hommes que tu viens de nommer Ahsoka, c'est ça ? J'imagine que tu as rencontré Nataniel et Hof'waje. Je ne sais pas ce que Nataniel a dit, mais j'imagine qu'il a manqué de tact comme toujours, donc je m'excuse en son nom. Pour Hof'waje, celui-ci autant qu'il peut être poli aime donner l'apparence d'être omniscient ce qui peut être inutilement irritant pour quelqu'un qui ne fait pas partie de nos cercles, donc je m'excuse aussi en son nom.
- Euh… ce n'était pas vraiment un problème… pas la peine de s'excuser dit Ahsoka modeste.
Elle appréciait davantage cette sénatrice que le sénateur de la Confédération.
- Je montre à Ahsoka ce qu'est une de mes journées normales, dit Kairos à Katerina.
- Ah, voilà pourquoi tu as rencontré les autres… sache Ahsoka, que moi et mes collègues sommes spécialistes dans les relations interpersonnelles, après tout nous sommes politiciens ou espions, tout ce que nous faisons c'est déduire avec les informations que nous avons.
- Oui… oui… je comprends c'est un tour de passe-passe de politiciens, c'est seulement que je n'y suis pas habitué et que cela à l'air un tour de magie pour moi. Le fait que vous me voyez pour la première fois et comprenez tout instinctivement…
Katerina rigola légèrement.
- Mais ce n'est pas la première fois qu'on s'est rencontré.
- C'est vrai…
- Que quoi ? Vous vous êtes déjà croisé dit Kairos consterné.
Ahsoka rigola légèrmenet surprise de voir Kairos soudainement prise au dépourvu.
- Oui… j'étais présente quand les sénateurs ont parlé de leur coalition sur Corellia, tu ne te rappelles pas Kairos?
Kairos fit signe de réfléchir.
- Effectivement, dit-il tournant son attention d'Ahsoka à Katerina. Mais tu n'avais aucun moyen de savoir qui était Ahsoka à moins que…
Kairos fît une figure signifiant qu'elle comprenait. Ce fut au tour d'Ahoska d'être consterné.
- Mais là ne t'y met pas Kairos. Qu'est-ce que je ne comprends pas ?
Katerina s'assit et fit signe Ahsoka.
- Je peux t'expliquer comment nos esprits de politiciens fonctionnent si tu le souhaites.
- J'aimerais bien.
Katerina ravi, commença ses explications.
- Je suis entré dans la salle, je vous ai surpris au milieu d'une discussion semblant assez familière; déduction, vous vous connaissez familièrement. Je te regarde, je te reconnais et je me souviens de t'avoir vu accompagné de la sénatrice Amidala. Je te reconnais comme une Jedi et je me souviens de la première impression que j'ai eue de toi. « Elle a le même âge que Kairos », voilà ce que je m'étais dit en te voyant la première fois. Mais ce n'est pas tout. Kairos m'avait dit qu'à cette rencontre sur Corellia, qu'une Padawan Jedi humaine qu'il connaissait serait présente. Kalifa. Hors, lors de la rencontre, vous étiez deux jeunes Padawan, ce qui était une surprise, déduction Kairos n'avait pas prévu ta présence là. Je ne me serais pas davantage intéressé à toi ce jour-là, si je n'avais pas vu les regards que tu lançais à ta consoeur Jedi. Éventuellement, je vous ai vu parlé en privé, j'ai suivi de loin votre discussion et j'ai remarqué que vous vous connaissiez et que vous sembliez parler de sujet plus profond que la pluie et le beau temps. Or je sais que les Jedis ne forment que peu de relation d'amitié et qu'entre Padawan vous n'êtes pas sensé vous rencontrer souvent étant donné que vous êtes toujours sur le front. Déduction, tu avais une relation particulière avec Kalifa, pas simplement une collègue, une véritable amie. Ce qui m'a donné la puce à l'oreille était votre attitude de conspiration. Kalifa n'avait probablement qu'un seul sujet à vouloir caché en tant que Jedi et c'était bien notre cher Kairos, mais tu faisais partie de sa conspiration, signifiant que tu partageais ce qu'elle essayait de caché. J'en déduisis qu'il y avait d'assez grandes chances que tu sois mêlé à Kairos et j'eus l'intuition d'avoir raison. Les intuitions n'étant simplement qu'un type de raisonnements rapide du cerveau, mon hypothèse était justifiée. Je suis donc allé le confirmer en parlant à Kalifa. Celle-ci à refuser de me dire qui tu étais pour Kairos, signifiant que Kairos te connaissait, mais qu'elle n'était pas à l'aise à le révélé, celle-ci me disant de demandé à Kairos lui-même. Évidemment, je savais déjà que notre cher Kairos avait une amie de longue date étant donné que je le fréquente depuis quasiment deux ans maintenant et qu'autant qu'il veuille garder secrète sa vie il fait parfois des erreurs. Tout n'était qu'hypothèse à ce point si, mais te voir parlé à Kairos familièrement, ici, au Foyer alors que je sais très bien que Kairos ne ferait jamais une telle chose sans m'avertir avant, semblait m'indiquer que notre rencontre est spéciale et temporaire. Ainsi, si elle est temporaire, cela signifie que Kairos veut garder secret son lien à toi, ce qui signifiait que tu étais fort probablement l'amie qui habite ses pensées.
Kairos regarda Ahsoka curieux de sa réaction.
Celle si s'esclaffa après cinq secondes de silence.
- Vous êtes tous fous, dit Ahsoka à l'adresse des deux politiciens. Vous avez vraiment tout fait ces liens-là en entrant dans la salle.
- C'est le cas.
Ahsoka se tourna vers Kairos.
- C'est comme ça que tu penses aussi ? C'est pour ça que tu as réalisé quelque chose il y a une minute.
- Oui… c'est comme ça, dit Kairos avec un mince sourire. J'ai appris à penser comme un politicien comme tu as pu le voir aujourd'hui.
- Vos déductions sont beaucoup plus justes que celle de comment s'appelle-t-il déjà… Nataniel ? dit Ahsoka souhaitant plaisanter.
- Quoi, qu'est-ce qu'il a dit au juste ? demanda la sénatrice innocemment.
Ahsoka et Kairos échangèrent un regard, tous les deux commençants à rougir. Ahsoka regretta sa plaisanterie. Kairos aussi d'ailleurs. Ceux-ci restèrent en silence un long moment, ceux-ci sachant qu'il ne pouvait pas prononcer les mots de Nataniel sans rendre la situation plus gênante. Kairos finit par toussoter et dit simplement :
- Des choses… déplacées…
Ahsoka vit le regard de la sénatrice passé de l'amusement à la colère.
- Oh, mais qu'il est insensible vraiment !
La sénatrice se tourna vers Ahsoka et prit ses mains la regardant dans les yeux.
- Encore une fois j'aimerais vraiment m'excuser de l'inconduite de Nataniel, vous n'auriez pas dû avoir à endurer son manque de jugement, j'en suis vraiment désolé.
Ahsoka surprise de l'attitude de la lieutenante de Kairos, mais reconnaissante, tenta de la rassurer :
- Ce n'est rien, vraiment vous n'avez pas besoin de vous excuser pour lui. C'était juste des mots, ce n'est pas comme s'il m'avait traumatisé ou quelque chose d'autre.
- Bien, mais c'est quand même ma responsabilité de tenir en laisse mon mari.
- Que… quoi ?!
Ahsoka et Katerina continuèrent à discuter pendant une demi-heure et pendant la majorité du temps Kairos n'intervint pas. Celui-ci était surpris de l'attitude de Katerina. Normalement provocatrice et taquineuse, celle-ci était assez honnête et amicale avec Ahsoka. Elle n'essayait nullement de rendre la situation gênante pour lui, malgré qu'il savait qu'elle avait deviné que lui et Ahsoka étaient davantage que de simple ami. Kairos fut extrêmement reconnaissante à Katerina et son impression d'elle changea. Son attitude si amicale avec Ahsoka témoignait qu'elle considérait vraiment lui, Kairos, comme un ami. Mais peut-être cette amabilité qu'elle montrait à Ahsoka n'était qu'une façon de gagné des points auprès de lui, plaire à son patron… Kairos ne pouvait vraiment savoir, mais celui-ci préférait opter pour sa première hypothèse.
Après qu'Ahsoka est fini de questionné Katerina sur sa relation avec Nataniel, puis son rôle dans l'organisation, puis sa relation à Kairos, puis quelques anecdotes quelque peu embarrassantes pour Kairos, Ahsoka laissa les deux dirigeant de l'organisation avoir leur rendez-vous.
Ahsoka écouta les nombreux rapports que la sénatrice rapporta à Kairos et écouta ses nombreux ordres que la sénatrice prit en compte. Ils discutèrent de divers sujets rapidement, mais tournèrent vers l'essentiel de leur rencontre; les sénateurs devenaient nerveux à propos d'Umbara.
Apparament, une réunion était prévue pour calmer les sénateurs, Ahsoka vue Katerina donnait des conseils à Kairos sur lequel dire et comment le dire pour rassurer et rallier les troupes. Celui-ci, malgré qu'il semble arrivé aux mêmes conclusions que sa lieutenante, ne semblait pas être contrarié de ses conseils et les recevait avec reconnaissance. Kairos suivit en expliquant en détail à Katerina sa rencontre avec le sénateur Danu aujourd'hui. Lorsqu'il fit le tour de ses explications, Katerina leva un sourcil et se tourna vers Ahsoka.
- Apparament, tu réfléchis plus vite que tu ne le prétends selon les dires de Kairos. Ton aide serait très utile pour les Fils.
Ahsoka ne sut pas quoi répondre à la sénatrice avant que Kairos n'intervienne.
- Ahsoka fait partie de l'Ordre elle n'est pas vraiment en mesure de rejoindre l'organisation malheureusement.
Ahsoka ne s'opposa pas, car c'était vrai, mais elle fut irritée que Kairos réponde à sa place et qu'il soit autant catégorique. Tous les deux savaient que ce ne pouvait pas être le cas maintenant, mais Ahsoka commençait à considérer que cela ne tenait pas de l'impossible absolu.
Après leur discussion, les deux politiciens enchainèrent immédiatement leur rencontre avec les sénateurs de la République par hologramme. Évidemment, Ahsoka resta dernière pour que Kairos n'ait pas besoin d'expliquer la présence d'Ahsoka.
Celle-ci fut légèrement surprise lorsqu'elle vue son amie Riyo, mais elle se souvenait que Kairos lui avait mentionné que celle-ci faisait partie des Fils de l'Harmonie… comme Lux d'ailleurs. Pendant quelques minutes son esprit s'affaira à pensé à Lux, mais celui-ci commençant à avoir des réflexions malaisante à propos de leur dernière « rencontre » donc elle les enfoui rapidement se retournant à la discussion devant elle.
Kairos se voulut rassurant, mais ferme. Il ne parlait avec aucun doute, comme quelqu'un qui était certain du futur qui dictait ce qui se passerait comme si ces mots avaient la force de rendre vrai ce qu'il disait. Ahsoka remarqua que le jeu qu'il jouait… son rôle d'Harmonie lui donnait vraiment un aura mystique qui menait au respect et à avoir foi en ce qu'il disait. Il était davantage confiant sous ce masque que lorsqu'il lui parlait à elle, son amie. Ahsoka ne savait pas si elle devait trouver cela drôle ou triste que son ami soit plus confiant devant des sénateurs que devant elle.
Ahsoka remarqua que ce fut son amie Riyo qui questionna le plus Kairos, celle-ci demanda des résultats et des preuves de ce que disait Kairos, mais celui-ci semblait à chaque fois préparé à ses interventions ne se laissant jamais déstabiliser. Ahsoka fut surpris du talent de Kairos et pendant un instant trouva que cela ne faisait aucun sens. Que ce soit Padmé ou Riyo, ces deux amies politiciennes lui avaient expliqué que cela leur avait pris des années d'expérience pour devenir sénatrice, alors que Kairos lui n'avait que deux ou trois ans d'expérience maximum. Comment pouvait-il rivaliser aussi aisément se demanda-t-elle. Quelques instants plus tard, alors que Kairos fit une pause dans le temps pour réfléchir elle réalisa qu'encore une fois les pouvoirs de Kairos lui permettaient l'impossible. Avec ses pouvoirs ils pouvaient simplement recommencer des conversations jusqu'à ce qu'il soit satisfait, il pouvait trouver les mots justes pour convaincre ses interlocuteurs et s'arrêter pour penser à quoi dire ensuite. Dans ce cas, combien d'années d'expérience avait-il vraiment ? Beaucoup plus que deux ans se disent Ahsoka.
La rencontre se termina finalement après que les sénateurs furent rassurés de la tournure des évènements et du succès de leurs plans. Ahsoka se demanda comment Kairos gardait un tel réseau secret et fut impressionné des résultats malgré qu'elle ne comprenne pas le comment. Katerina fit ses adieux à Ahsoka et lui fit promettre qu'elle lui devait une conversation une fois la guerre terminée ou une fois que Kairos ne la garderait plus « que pour lui », promesse qu'Ahsoka lui fit trouvant vraiment sympathique la sénatrice.
Ahsoka et Kairos retournèrent à son bureau où celui-ci commença à faire du travail de gestion assez ennuyant et qui ne demandait ni vraiment l'attention ni l'aide d'Ahsoka.
