Oh, oh, tiens, voilà quelqu'un !
Dernier chapitre de cet été ! J'espère sincèrement que celui-ci s'est bien passé pour vous toustes ! Pour ma part, il a été très productif sur le début, il ne me reste que 14 chapitres à écrire pour Basorexie, et l'histoire sera terminée !
Je vous publie ce chapitre pour dire au revoir aux vacances (du moins pour celleux d'entre vous qui le sont !) et pour vous prévenir que le rythme régulier des chapitres va reprendre ! Je posterai un chapitre tous les 10 jours, à compter du 04 septembre ! J'ai hâte d'avoir vos retours sur ceux à venir, on entre dans une phase plus légère, plus "fluffy" !
Bonne lecture, et merci de continuer à me lire !
Drago fixait Hermione sans trop y croire. Son cœur battait la chamade, il débordait d'émotions causées par ce trop plein d'événements. Il avait du mal à réaliser ce qu'il se passait, qu'elle lui proposait d'utiliser les vêtements de son grand-père.
Elle le dévisageait dans l'attente d'une réaction de sa part, mais il en était tout simplement incapable. C'était trop d'un coup. Son cerveau semblait se tordre entre la découverte de cette nouvelle pièce et le pas qu'Hermione faisait vers lui. Il était dépassé par les événements.
Il la fixait comme si elle s'apprêtait à agir à sa place, comme s'il lui suffisait de se laisser porter. Pourtant, elle restait immobile. Elle attendait une réponse qui ne venait pas. Il aurait aimé qu'elle lui dise quoi faire.
L'aurait-elle fait ? Il savait que non. Elle n'était pas eux, elle le traitait comme son égal, aussi bizarre cela puisse paraître. Elle ne le regardait pas avec cette pitié qui hantait les pupilles des autres, elle n'interagissait pas avec lui comme s'il s'apprêtait à se fendre en deux dès l'instant où elle poserait ses yeux sur lui. Elle semblait agir comme elle le pouvait, pas comme il aurait fallu qu'elle le fasse dans l'intérêt de Drago. Elle était elle-même, elle faisait ce qu'elle pouvait.
Parce qu'elle lui semblait tout aussi perdue qu'il l'était. Et c'était rassurant.
Depuis quand quelqu'un ne lui avait-il pas rendu un tel service ? Depuis quand quelqu'un ne lui avait-il pas fait une proposition aussi humaine, aussi simple, aussi attentionnée ?
Bien sûr, ses amis l'avaient sauvé, ils l'avaient sorti d'Azkaban et remis sur pied. Ils l'avaient habillé pendant des mois, ils lui avaient écrit et avaient partagé avec lui toutes leurs aventures.
Néanmoins, alors qu'il regardait Hermione dans les yeux, Drago sut reconnaître au plus profond de lui que les choses étaient différentes. Cette proposition avait une saveur particulière, celle du renouveau, celle du changement.
Elle lui offrait les vêtements de son grand-père, elle lui offrait une partie de son passé, elle lui offrait… sa confiance. Oui, sa confiance. Il avait le sentiment que c'était une première, que jamais personne d'autre qu'elle n'avait mis les pieds ici.
Son cœur était secoué de soubresauts à cette simple pensée. Ce moment était unique. Drago avait l'impression de l'être aussi, en quelque sorte.
Qu'est-ce qui avait changé en sept ans ? Qu'est-ce qui avait changé pour qu'elle lui offre cette confiance qu'il n'aurait jamais pensé mériter ?
Il se revoyait au tout début de leur scolarité, alors qu'il croisait son regard pour la première fois. Lorsque l'innocence entourait leurs âmes et que la peur de l'inconnu faisait battre leurs cœurs. Il la revoyait sourire lorsqu'il l'avait gentiment laissée monter dans le train avant elle. Il se rappelait de cette seule fois de leur scolarité où elle l'avait fait. Cette seule fois où elle avait semblé ne ressentir aucune rancœur envers lui. Cette seule fois où ils n'étaient que deux inconnus l'un pour l'autre.
C'était la seconde fois désormais. Ses iris pétillaient d'une émotion qu'il ne comprenait pas vraiment. Elle semblait presque effrayée qu'il refuse.
Et cela suffit à l'émouvoir, cela suffit à ce qu'il en tremble. Elle était là, il n'était pas seul. Plus seul. Elle était là pour le rattraper s'il tombait, parce qu'elle avait confiance. Il avait confiance aussi, désormais. Il se sentait pousser des ailes à la simple pensée de sa présence. C'était simple, c'était naturel. C'était humain.
Il ne se permit pas de réfléchir plus longtemps, il tenta d'ignorer les tremblements de ses doigts et posa le pied sur la première marche de l'escalier. Ses yeux quittaient ceux d'Hermione uniquement pour vérifier qu'il posait ses orteils au bon endroit.
Une boule d'anxiété prenait place dans son estomac petit à petit alors qu'il réalisait ce qu'il faisait. Il n'avait jamais vu cette pièce, il n'avait pas songé une seule seconde aux dangers qu'elle pourrait cacher. Il n'avait pas réfléchi aux façons d'y entrer, il ne l'avait pas analysée. Il n'avait pas compté les marches de l'escalier, le nombre de cartons ou bien les toiles d'araignées qui semblaient s'être accumulées un peu partout.
Pourquoi s'embêter avec ça quand tout était si simple, si naturel ?
Quelques pas les séparaient désormais. Drago s'accrochait au regard d'Hermione comme s'il était le seul à lui permettre de rester debout, d'avancer. Il y trouvait un réconfort, un soutien, alors même qu'elle ne disait rien, qu'elle ne bougeait pas.
Le temps s'écoula lentement, mais il finit par s'arrêter devant elle. Il avait réussi à traverser la cave sans même se poser de question. Elle détourna les yeux et il crut défaillir. Son point d'ancrage n'était plus. Il se concentra alors sur sa voix lorsqu'elle ouvrit la bouche.
– Je n'ai pas ouvert ces cartons depuis des années, lui confia-t-elle tout bas.
Celle-ci résonna dans la poitrine de Drago alors qu'il fixait ses pensées dessus pour ne pas flancher, ou partir en courant.
– Je me souviens de quelques vieux pulls qui étaient à mon grand-père, mais je n'avais pas tout ouvert. J'ai surtout vidé ceux de ma grand-mère, alors… Il devrait y avoir de quoi faire, au moins pour la fin de l'hiver.
Il hocha la tête pour simple réponse, trop perturbé pour prononcer le moindre mot. Il avait l'impression d'avoir gravi l'Everest tant son cœur tambourinait dans sa poitrine.
Hermione se baissa pour ouvrir un premier carton et il la suivit du regard. Il se laissait aller, il se laissait faire. Il la suivait sans plus de questions, persuadé qu'il faisait le bon choix. Il avait confiance en elle.
La première boîte contenait une large quantité de chemises épaisses et unies, qui semblaient avoir été pliées et repassées avec précaution avant d'être rangées. Il y avait des tas de couleurs différentes, qui allaient du bleu au gris, en passant par le marron ou bien le vert. Il ne pensait pas avoir un jour porté autant de couleurs, même avec les habits de Blaise.
Hermione en attrapa une, bleue marine, et la déplia pour en vérifier la taille. Elle leva ensuite les yeux vers lui et il lui sembla qu'elle comparait son corps au vêtement.
– Je pense que ça ira, dit-elle en baissant les mains. Mais tu… tu devrais l'essayer, pour être sûr.
Sa suggestion fit rougir Drago, sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi. Il sentait son visage chauffer sous le regard presque innocent d'Hermione. N'y voyait-elle donc aucun problème ? Était-ce normal pour elle de lui proposer des vêtements ainsi ?
Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il réagissait ainsi. Était-ce en raison de sa présence ? Ou bien parce que c'était les vêtements d'un inconnu ?
Elle lui tendit la chemise et il la récupéra. Ses doigts frôlèrent les siens au passage et il leva vivement les yeux vers elle, surpris. Son visage avait rosi lui aussi et elle détourna les yeux. Drago songea qu'ils avaient l'air bien idiots à rougir ainsi comme des adolescents. Pourtant, ça lui paraissait normal, adéquat. Il s'imaginait mal agir avec confiance, comme il l'aurait fait plus jeune. Quelle ironie. Ne devait-on pas plutôt prendre confiance en soi avec les années ?
– Je te laisse essayer, bafouilla-t-elle en avançant déjà vers la sortie de la cave. Tu peux regarder les autres cartons, il y a des pantalons et des chaussures, tu…
– Non ! s'exclama-t-il alors en la suivant des yeux.
Il était certain que des rides affreuses étaient apparues sur son front tant il fronçait les sourcils d'inquiétude.
– Reste, murmura-t-il quand elle se tourna vers lui avec confusion. Je…
Il se racla la gorge et détourna les yeux, honteux.
– Je ne veux pas être seul ici.
Merlin, il se trouvait si idiot, si couard. Il était resté seul dans la plus effroyable des cellules de prison pendant sept ans, mais n'était pas capable de le faire dans la cave illuminée et chaleureuse – et ce, malgré les toiles d'araignée – d'Hermione Granger ? Idiot, complètement idiot.
Elle sembla surprise qu'il lui avoue ceci, mais elle ne prononça pas le moindre mot. Elle hocha la tête et resta immobile, le regard braqué dans le sien.
Et soudain, Drago se sentit mal. Allait-elle le fixer pendant qu'il se changeait ? Après tout, c'était ce qu'il lui avait plus ou moins demandé…
Avant qu'il n'ait pu exprimer la moindre gêne, elle lui tourna le dos et tira sur les manches du pull qu'elle portait. Il attendit quelques secondes pour vérifier qu'elle ne comptait pas s'en aller, puis se décida enfin à mettre la chemise qu'elle lui avait tendue. Il était rassuré, mine de rien.
Le tissu n'était en rien aussi doux que ses propres vêtements, ceux qu'il avait achetés dans les meilleures boutiques magiques de Paris avec sa mère lors des vacances qui avaient précédé sa sixième année. C'était l'une des seules fois où il avait pu sortir de chez eux. Il en gardait de merveilleux souvenirs, il se souvenait de ses mots la veille de leur départ.
"Je veux te voir sourire, te voir heureux au moins une fois cet été."
Non, cette chemise bleue était loin d'être d'aussi bonne qualité que la soie de l'Aiguille Ensorcelée. Cela ne l'empêcha pas de l'enfiler et il ne la trouva pas moins belle pour autant. Il était simplement heureux de pouvoir tenir entre ses mains un cadeau de Granger. Car c'était ainsi qu'il considérait ce vêtement, ces vêtements. Elle les lui confiait, elle les lui offrait.
Le tissu rêche glissa le long de ses bras, puis de son dos. La taille était parfaite. Il ne flottait pas dedans comme dans celles de Blaise, qui pourtant avaient été magiquement adaptées. Il ne s'y sentait pas non plus à l'étroit comme dans ses propres chemises qui avaient été taillées pour lui lorsqu'il avait seize ans et le corps maigre d'un garçon torturé par ses peurs. Seulement, maintenant qu'il avait repris du poil de la bête grâce à tous les plats qu'il préparait, il était heureux d'en avoir une à sa taille. Plusieurs, en fait.
Alors qu'il attachait les boutons, il baissa les yeux sur son torse nu. Son cœur s'accéléra dans sa poitrine quand il avisa les marques encore bien visibles qui barraient son corps. Il était si rare qu'il se laisse aller à les contempler.
Il déglutit lorsqu'il songea à la réaction d'Hermione si elle le voyait ainsi. Il réalisa ensuite que c'était déjà le cas, qu'elle l'avait soigné il y avait de cela neuf mois. Elle l'avait vu à moitié nu et avait guéri ses plaies les plus profondes pour le sauver. Il se demanda s'il aurait survécu longtemps au cadeau d'adieu confectionné par les gardes d'Azkaban.
Il ferma les yeux avec douleur. Il n'aurait pas dû laisser son esprit divaguer vers ces souvenirs. C'était trop… trop dur. Il se revoyait assis au centre de leurs quartiers, la tête basse et les genoux serrés l'un contre l'autre. Il se souvenait de la douleur ressentie à chaque impact, de…
– Drago ? Tu as terminé ?
La voix d'Hermione le sortit de ses pensées sombres et il s'y accrocha comme à une bouée de sauvetage. Elle venait de le sauver d'une crise de panique à venir. Il prit une grande respiration, comme s'il sortait d'une longue apnée.
– Oui, répondit-il d'une voix tremblante.
Il laissa tomber ses bras de chaque côté de son corps, la chemise boutonnée jusqu'en haut de son cou. Hermione se tourna vers lui et un sourire étira ses lèvres en le voyant ainsi. Elle ne réalisait pas tout ce qui avait agité les pensées de Drago, seulement quelques secondes auparavant. Il déglutit.
– C'est parfait, annonça-t-elle en s'approchant de lui.
Il ne recula pas. Il avait retrouvé son regard et s'en servait comme d'une ancre dans la réalité.
– Il faudra peut-être recoudre un bouton ou deux, ils semblent assez abîmés, continua-t-elle en levant ses mains jusqu'à son col pour le remettre en place.
Il se figea et ses muscles se tendirent. Elle était si proche de lui tout d'un coup. Elle continuait de parler, de suggérer quelques ajustements, alors qu'il la fixait, incapable de respirer. Son souffle s'était bloqué dans ses poumons. Il avait peur que le moindre mouvement de sa part puisse brusquer cet instant. Tout semblait suspendu alors qu'elle lissait les plis de son col, puis de ses manches.
Il cligna plusieurs fois des yeux, tout en observant son visage et ses lèvres se mouvoir devant lui. Aussi proche l'un de l'autre, elle était bien plus petite que lui, au moins vingt centimètres. Elle était concentrée et ne semblait même pas avoir réalisé ce qu'elle faisait. Elle était maintenant occupée à retrousser les ourlets de ses manches.
Soudain, elle retira ses mains avec précipitation et le regarda les yeux écarquillés. Elle venait de comprendre ce qu'elle faisait. Elle s'écarta vivement de lui, le visage déformé par la culpabilité et les joues rouges de honte.
Elle sembla s'en vouloir d'avoir envahi son espace vital, de l'avoir touché sans demander. Ce n'était pas le cas de Drago. Il avait presque trouvé ça normal, naturel. Il avait d'abord été surpris, puis s'y était conforté. Car c'était agréable.
Il ne la laissa pas s'excuser lorsqu'il comprit qu'elle s'apprêtait à le faire.
– Comment allons-nous remplacer les boutons ? demanda-t-il en feignant de ne pas avoir senti la tension précédente.
Elle ouvrit la bouche pour parler, puis la referma. Il la vit froncer les sourcils, comme lorsqu'ils étaient encore à Poudlard et qu'elle travaillait durant des heures dans la bibliothèque. Son cœur manqua un battement à ce souvenir. Drago se décida à l'écarter de son esprit, peu enclin à en laisser d'autres l'envahir.
– J'ai trouvé des livres de couture dans la bibliothèque, reprit-il dans un élan de confiance, en voyant qu'elle n'arrivait pas à parler. Je pourrais peut-être… hum…. essayer de le faire moi-même ?
Elle écarquilla les yeux à cette proposition et Drago fut aussitôt tenté de la retirer. Après tout, il était peut-être trop présomptueux de sa part de penser qu'elle accepterait une telle chose. Il s'agissait des vêtements de son grand-père, il était peut-être déplacé de proposer qu'il les retouche lui-même. Il s'en voulut. Il était allé trop loin. Elle allait forcément refuser.
– D'accord, chuchota-t-elle alors qu'il s'apprêtait à reprendre la parole.
Elle le surprit pour la troisième fois de suite et il déglutit en hochant la tête. Il n'allait pas tenter de pousser plus loin ou de perdre la chance qu'elle lui donnait.
– Tu devrais essayer un pantalon, suggéra-t-elle, les joues rouges, en se baissant vers un autre carton.
Elle en ouvrit plusieurs avant d'en trouver un qui contenait autre chose que des hauts. Le troisième qu'elle déchira était rempli de paires de chaussettes et de pantalons qui semblaient être en velours pour la plupart.
Elle sortit le premier qui vint et lui tendit, le regard tourné volontairement ailleurs. Le cœur de Drago manqua un autre battement lorsque leurs doigts entrèrent en contact pour la seconde fois.
Hermione se tourna à nouveau dos à lui et il put retirer son pantalon pour enfiler celui qu'elle lui avait donné. Il ne lui alla pas aussi bien que la chemise, pour son plus grand malheur. Le bas tombait jusqu'à ses talons et la ceinture était trop grande. Il dut le tenir pour ne pas qu'il tombe plus bas sur ses cuisses. Ses hanches étaient trop fines, il était trop maigre. Cela lui laissa, malgré lui, un goût amer dans la bouche.
Lorsque Hermione se retourna, elle grimaça en le remarquant. Il sentit son cœur se serrer dans sa poitrine.
– Il faudra plus que des simples boutons, avoua-t-elle sans oser l'approcher.
Elle semblait presque s'en vouloir de l'avoir fait plus tôt et Drago ne sut comment lui expliquer qu'il n'y avait vu aucun inconvénient. Il lui avait presque été agréable de la voir aussi attentionnée, à vrai dire.
– J'apprendrai, se contenta-t-il de répondre avec un haussement d'épaule et un demi-sourire.
Elle le dévisagea pendant quelques secondes et il sembla à Drago qu'elle débattait intérieurement pour savoir quoi lui répondre.
Il prit une nouvelle fois les devants. Parce que c'était simple, parce que c'était naturel.
– Tu as de quoi coudre ? demanda-t-il en ramassant sa chemise et son pantalon, abandonnés sur le sol.
– Dans la buanderie, acquiesça-t-elle en tirant sur les manches de son pull.
Ce n'était pas la première fois qu'il la voyait faire. Il y était habitué, il savait ce que cela voulait dire.
– Viens, reprit-elle aussitôt.
Drago ne se fit pas attendre, peu enclin à l'idée de rester seul dans la cave, et remonta jusqu'au garage en la suivant de près. Il tenait toujours son pantalon d'une main et se sentit rougir en réalisant qu'il lui en faudrait peu pour se retrouver à moitié nu. Il resserra sa prise dessus.
Il jeta un dernier coup d'œil à la nouvelle pièce qu'il avait découverte et se promit d'y retourner. Seul.
Hermione alluma la lumière de la buanderie et il fit face aux gros objets carrés blancs qu'il avait vus lors de ses quelques visites du rez-de-chaussée. Il y retournait de temps à autre, histoire de s'assurer qu'il en était encore capable.
– Normalement, ma grand-mère rangeait son kit complet de couture ici, marmonna Hermione en s'accroupissant devant un meuble de rangement pour en ouvrir le plus bas tiroir.
Elle en sortit une boîte en bois recouverte de fleurs peintes à la main. Il en compta trois.
Lorsqu'elle l'ouvrit sous ses yeux, Drago y distingua plusieurs bobines de fils de différentes tailles et de différentes couleurs, des aiguilles, une sorte de petit cylindre en métal plein de creux pas plus gros que son pouce. Il s'approcha d'elle et le sortit de la boîte pour l'observer de plus près.
– C'est un dé à coudre, lui apprit-elle en levant les yeux vers lui. On l'utilise pour protéger ses doigts de l'aiguille quand on coud.
Il hocha la tête pensivement et l'enfila sur son index. Hermione pouffa et il baissa les yeux vers elle en haussant un sourcil. Avait-il fait une bêtise ?
– En général, on le met plutôt sur le majeur, lui précisa-t-elle. Mais j'ai rarement vu ma grand-mère l'utiliser. Elle se piquait parfois les doigts, mais n'en enfilait pas pour autant.
– Pourquoi pas ? C'est à ça que ça sert, non ?
Elle haussa les épaules et il comprit qu'il n'aurait pas de réponse. Le regard d'Hermione se perdit quelques secondes et il regretta d'avoir demandé à coudre. Peut-être cela lui rappelait-il de mauvais souvenirs ? Peut-être que…
– Je vais laver les vêtements qui sont dans les cartons, lui annonça-t-elle en lui fourrant la boîte dans une main. Tu pourras choisir ceux que tu préfères quand ils seront propres. Je ne suis pas sûre que les porter maintenant soit judicieux, ils sont là depuis des années !
Elle ne le laissa pas répondre et sortit de la buanderie à toute vitesse. Il resta planté au milieu de la pièce, un kit de couture complet dans une main et son nouveau pantalon trop grand dans l'autre.
Il eut un petit rire. Elle continuait de le surprendre chaque jour. Il attendait avec impatience le moment où ils ne seraient plus gênés en la présence de l'autre, l'instant où le naturel serait remplacé par le besoin, par le quotidien, par… l'amitié, peut-être. Oui, l'amitié. C'était bien.
Et voilà pour aujourd'hui ! Merci à Lyra et Damelith pour leur aide et soutien !
On se retrouve le 04 septembre pour la suite !
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