CYCLE 0 : Présentation

CHAPITRE 1 : Tombée pour un sourire

Je maudis le jour de notre rencontre du plus profond de mon être. Cet homme a provoqué ma chute dans tous les sens du terme.

J'avais à peine 18 ans, le baccalauréat en poche, la tête pleine et bien faite d'une élève studieuse et sûre d'atteindre son objectif. J'étais en première année d'études à l'Institut de formation en travail social rattaché à La Salpêtrière (grand centre hospitalier parisien). J'ajoutai une nouvelle pierre à l'édifice qu'était mon rêve. Il y avait évidemment une majorité de filles dans notre filière mais nous pouvions facilement croiser des étudiants en médecine grâce à la situation de notre école, ce qui représentait une chance inestimable, vous serez d'accord avec moi j'en suis certaine.

Tout commençait bien pour moi, les cours me passionnaient, et rapidement je fis la connaissance d'une timide jeune fille, répondant au nom d'Hinata. Elle avait de long cheveux noirs aux reflets violines, une peau d'une carnation rare et des yeux... ! J'avais l'impression de contempler la plus douce et la plus pure des neiges, comme celle qui recouvre d'ordinaire les plus hautes montagnes.

Sa simplicité et sa gentillesse m'ont d'abord attirée puis j'ai découvert que derrière ces allures de fille très sage, se cachait une femme pleine de convictions, prête à défendre bec et ongles ses amis, une femme comme on en fait peu.

De mes années lycée, j'avais gardé quelques amis, que je vous présenterai à l'occasion. Mais j'affirme sans me tromper que la tendre Hinata est devenue rapidement ma plus chère amie. Notre credo ? Entre nous, on se dit tout ! Je m'explique. Nous avions toutes les deux vécu des déconvenues dans le domaine, et dans le but de ne pas laisser ce genre de choses se reproduire nous avions établi une règle d'or : on a le droit à notre jardin secret, mais si ça concerne un comportement de l'une ou de l'autre que l'on n'accepte pas, une parole malencontreuse qui nous a fait souffrir en fait, tout ce qui pouvait faire naître de la rancoeur et ternir notre amitié devait être exprimé clairement ! Cela vous paraît d'une évidente simplicité? Et bien pour Hinata et moi dont le souci premier était de ne pas blesser les autres, cela représentait l'Everest !

Par notre silence nous avions parfois laissé passer une phrase mesquine, un mot blessant, tu une vérité, et prises dans un engrenage il était souvent difficile d'en sortir sans dommages. Cela amenait des situations malheureuses et nous nous retrouvions fautives d'avoir voulu et pensé bien faire. Alors nous avions dit « stop » à notre bienveillance, quand notre relation était en jeu. Bien sûr à l'époque nous ne nous connaissions pas, mais ce passé semblable a consolidé notre amitié. Pour moi, elle était aussi importante, que l'est un phare pour un radeau pendant une nuit sans lune.

Ce fut donc dans un contexte plus qu'idyllique que je fis la rencontre la plus néfaste qu'il m'ait été donné de faire. Vous voyez le fameux cliché de la fille perdue qui erre dans les couloirs et qui « comme par enchantement » heurte le beau gosse qui va la sortir de sa misère ? Et bien ça s'est passé comme ça...à quelques détails près.

Déjà je n'étais pas perdue mais surexcitée et sautais donc comme un ressort en me précipitant dans les couloirs (Ah ! Voilà le point commun), deuzio je ne l'ai pas heurté, mais percuté serait plus exact, voire taclé, pour les fans de sport.

Mon fessier était fort endolori et j'entendis un cri de douleur très près de mon oreille. Un homme était allongé sous moi, ou plus précisément j'étais étalée de tout mon long sur un homme – c'était une question de point de vue – qui semblait avoir beaucoup de difficulté à reprendre son souffle.

En même temps, vous vous imaginez, vous, recevoir une torpille dans l'estomac ? C'est un peu l'effet que je lui avais fait. Un coup de foudre ? Ça y ressemblait, en tout cas pour moi. Car même si désormais je le craignais plus que tout, je ne pouvais lui retirer le charme qui émanait continuellement de lui, avec ses petites lunettes, ses cheveux mi-longs retenus par un simple élastique au niveau de la nuque, ainsi que ses yeux rieurs, que je qualifierai, avec le recul, de calculateurs, surtout en sachant ce qui m'attendait.

Flashback :

« Je suis vraiment désolée, j'allais rejoindre mon cours et..., balbutiai-je et une pluie de feuilles nous recouvrit bientôt.

- T'es une première année hein ?

- Ça se voit tant que ça ? dis-je en soupirant.

- Vous êtes tous tellement heureux d'être enfin étudiants qu'on ne peut pas vous rater ! »m'expliqua-t-il avec une pointe d'ironie. « Bon c'est pas que tu es lourde mais j'aimerais bien pouvoir me relever maintenant » ajouta-t-il en arquant un sourcil.

J'avais totalement occulté l'étrangeté de notre position mais à bien y regarder plusieurs personnes murmuraient ou ricanaient à notre vue. C'est donc dans la précipitation que je me redressai et permis ainsi à ma « victime » d'en faire autant. Nous nous dépêchâmes ensuite de ramasser nos affaires.

« Encore désolée, tu n'as rien ? bafouillai-je timidement.

- Rien de bien méchant, et ton enthousiasme fait plaisir à voir »dit-il avec franchise.

Ses yeux et son sourire semblaient de connivence et il me regarda de manière insistante, ce qui me mis mal à l'aise mais cette sensation ne dura qu'une fraction de seconde.

« Kabuto, enchanté.Il se servit simultanément d'un des papiers traînant encore sur le sol, et d'un stylo sorti de sa sacoche pour y griffonner quelque chose puis me le tendit.

- Tu me donnes ton numéro ? le regardai-je étonnée, pour quoi faire ? ».

Un arrêt sur image s'impose... Je pense que vous l'aurez compris, le flirt ne fait pas partie de mes domaines de compétence, bien malgré moi j'ai tendance à étouffer la moindre étincelle jaillissant entre ma personne et les représentants du sexe opposé. J'ai toujours été la « bonne copine » et n'ai fait qu'observer les couples qui m'entouraient et prenais ma dose de romantisme par procuration. Feuilletons, romans et confessions entre filles palliaient convenablement ce manque.

« Tu as l'air d'être une chouette fille et je suis sûr que tu meures d'envie de te faire pardonner donc... Je te facilite la vie en te donnant l'opportunité de m'inviter à boire une tasse du fameux café servi à la cafétéria ».

Sans plus d'explications, il agita sa main en se dirigeant vers le secrétariat étudiant de la filière médecine au moins je savais ce qu'il étudiait. J'eus juste le temps de lui crier : « Au fait, moi c'est Sakura ! » avant de le voir disparaître dans le bureau.

Il y a mieux comme premier contact, j'en conviens mais tout s'est enchaîné très vite et je n'ai pu fomenter une attaque dans les règles de l'art. Car, oui, pour moi, l'amour est un combat, et mon professeur attitré, j'ai nommé la pétulante Ino Yamanaka, reine du lycée, ne m'avait point préparée à ce type de rencontre. J'étais plongée dans mes pensées depuis quelques secondes que j'entendis de nouveau une voix me héler : «Je compte sur toi, la tornade», accompagné d'un sourire d'une blancheur éclatante.

Si j'avais été plus attentive, j'aurais reconnu dans ce visage le rictus d'un homme savourant sa victoire avant même que l'arbitre ne siffle le début du match. Mais je n'étais encore que la toute jeune Sakura, ô combien naïve, et je ne vis dans ce sourire que la promesse d'un rendez-vous, la preuve que je pouvais plaire à quelqu'un... Un doux rêve qui se révéla bien amer à l'instar du café que nous allions partager.

Un rendez-vous... Un rendez-vous ! Je fus prise de panique subitement. Que devais-je faire ? Ce soir-là j'étais retournée dans la demeure familiale, ne voulant rester seule dans mon logement universitaire pour le week-end. Ma mère n'était pas encore rentrée, j'entendrai ses talons claqués sur le carrelage du hall bien avant son rituel « Tadaima ! », et mon père ne devait revenir du Mali que dans deux semaines, cela ne pouvait signifier qu'une chose : japonais à emporter servi avec un bon film à l'eau de rose.

Nous n'avons absolument aucune origine asiatique au cas où vous vous poseriez la question. C'est juste une obsession maternelle qui a eu vite fait de trouver sa place dans notre quotidien, on s'y fait vous verrez.

Les lubies de ma mère sont certes envahissantes – elle a voulu transformer une partie du terrain en jardin zen de 8 m2 pour s'imprégner de l'atmosphère nippone à ses heures perdues – mais sont aussi très attachantes, j'en veux pour preuve notre beau bouvier bernois âgé de 3 ans à l'époque, trouvé dans une décharge par l'association dont font partie mes parents. Ce chien est mon plus fervent admirateur, je vois l'amour briller dans ses yeux noisette à chaque fois que j'entre dans une pièce, c'est aussi mon confident préféré, il ne risque pas de répéter quoi que ce soit et cherche toujours à me consoler quand mon humeur est au plus bas. Il s'appelle Yuzu, en l'honneur du citron japonais, à l'odeur sucrée évoquant la mandarine, qu'affectionne tout particulièrement ma mère.

À chacun de ses voyages, nous stockons à la cave des litres de saké de ce fruit singulier. Nous ne sommes pas une famille d'ivrognes non ! Beaucoup de ces bouteilles sont offertes aux amis de mes parents et à des représentants plus éloignés du « clan Haruno », comme aime le dire ma chère maman (son nouveau caprice) je crois qu'elle cherchait à nous faire passer pour des descendants de courageux ninjas, elle le répétait si souvent que le doute commençait à s'insinuer dans la tête de certaines de ses connaissances. Que je lui envie son don de persuasion, et c'est très drôle à voir.

J'admire la femme, l'épouse, l'érudite et la mère j'aurais aimé être plus comme elle. En tout cas, je ne m'ennuie pas une seule seconde avec elle, la soirée promettait d'être pleine de rires et de câlins.

Mais en attendant, j'étais dans ma chambre de jeune fille, recroquevillée sur mon grand lit le traversin entre mes cuisses, tentant de mettre mes idées au clair. N'apercevant toujours pas, au bout d'un laps de temps que je ne pourrai déterminer, la moindre étincelle s'allumer dans mon esprit angoissé, je pris dans un élan désespéré mon téléphone dernier cri pour appeler au secours la référence dans le domaine de mes préoccupations.

Vous vous souvenez d'elle ? J'en ai vaguement parlé. Ino, ma chère et inimitable Ino Yamanaka. Notre amitié ne date que de la classe de première, cependant je la connaissais de réputation à tout âge, les garçons parlaient de cette jeune femme avec des pupilles brillantes de désir. C'est vrai qu'elle affichait, et affiche encore, une assurance à toute épreuve, est dotée d'un corps aux mensurations alléchantes et d'une cervelle très efficace même si elle se plaît à faire croire le contraire. Dans la bouche d'une fille, on vous l'aurait décrite comme « la blondasse de service, qui se croit au-dessus des autres car elle a un beau, euh, un gros cul et une poitrine qui dégouline de son soutif », vous sentez la nuance? Ah, Jalousie quand tu nous tiens...

Je ne saurai dire laquelle s'est intéressée à l'autre en premier mais ce dont je suis certaine, c'est que nous avions dû faire notre projet TPE ensemble, et que malgré nos personnalités diamétralement opposées, nous étions en osmose sur bien des points. Notre collaboration a été un véritable succès, soit dit en passant, nous avons eu la meilleure note de la classe. Très vite, elle a commencé à vouloir m'enseigner les rudiments du métier de lycéenne, pour lequel j'avais accumulé un retard conséquent, d'après son expertise, et elle n'était pas sûre de me rendre opérationnelle pour la terminale, année déterminante. Quelle idée saugrenue ! Croyez-moi, la pauvre s'en mord encore les doigts ! Mais on ne met pas au tapis Ino la Vaillante aisément.

Première étape : Ménage de printemps... dans ma garde-robe ! Je dé-tes-te le shopping ! Oui ! Je hais, j'exècre le fait de piétiner pendant des heures dans des allées bondées à la recherche de la perle rare. De ce fait, je ne prête aucune attention à l'assortiment des couleurs de ma tenue vestimentaire, mélanger les rayures et les pois ne me semblait pas du tout être de mauvais goût.

Mon ami d'enfance et voisin Kiba, aimait à dire que je m'habillais « comme un sac », d'ailleurs je crois bien qu'au fond de mon placard traîne encore un vieux pull de mon père, qui me sert de tunique en hiver, ressemblant à s'y méprendre à un sac en toile de jute. Charmant n'est-ce pas ?

Notre première séance boutique était une phase test qui s'est vite transformée en sermon comme seule sait les faire ma fashionista préférée.

Flashback :

Nous voici devant les galeries Lafayette, à l'heure d'ouverture des grands magasins. Je n'ai qu'une seule envie en ce triste samedi matin : retourner sous ma couette et rêver tout mon saoul au beau brun qui hante mes songes. Ce rêve je le fais de plus en en plus souvent, je ne le vois jamais de face, je n'aperçois que ses larges épaules, qui me gênent la vue, comme si elles me protégeaient d'une vision que je ne pouvais supporter.

« Bon tu es prête, car je ne te lâcherai pas ! me prévint Ino, notre objectif est de te trouver une tenue complète pour le lycée, une petite robe de soirée, un sac assorti et des chaussures. Autant dire que nous devrons être des combattantes, j'ai établi un parcours bien précis en ciblant des boutiques que je qualifierai de « valeurs sûres », afin d'être les plus efficaces possibles ».

Bon sang ! Rien que d'écouter sa tirade, j'étais exténuée. Vous comprenez maintenant pourquoi j'emploie le champ lexical du combat pour parler de l'amour et... de tout en fait. Ino vit à cent à l'heure et sa vision du monde ressemble presque à une version à peine édulcorée d'une partie de Call of Duty, auquel elle joue régulièrement d'ailleurs. Sa raison ? Quand on s'intéresse aux garçons, il faut étudier leur psychologie et les surprendre en ayant les armes nécessaires permettant de se faire apprécier des amis de notre cible (en ce qui concerne Ino, il s'agissait de Kiba ce mois-là) et marquer des points non négligeables. On ne la changera pas !

« Tu m'écoutes ? poursuivit-elle.

- Oui Ino, je t'écoute, ainsi que tous les autres clients alentour. Mais je ne comprends pas pourquoi tu es si sérieuse quand il s'agit de fringues. Ce ne sont que des bouts de tissus colorés qui servent à nous tenir chaud et à préserver notre intimité ».

En me retournant pour la regarder dans les yeux, je compris instantanément que j'avais proféré une grosse ânerie. Ses yeux lançaient des éclairs comme si je venais de l'insulter.

« Qu'as-tu dit ? Je comprends mieux maintenant la raison de ton manque d'implication dans notre mission. Ton discours pourrait avoir été approuvé par Homo Erectus, comme la plus lumineuse révélation de l'époque mais nous, nous sommes au vingt-et-unième siècle et je ne peux tolérer pareille calomnie ».

J'aurais dû me taire, elle était inarrêtable à présent. Je la voyais reprendre son souffle pour continuer de plus belle son laïus sur la corrélation entre l'image de soi et notre relation aux autres, l'impact de mon ignorance sur ma vie sentimentale, qui était inexistante ce qui tendait à la conforter dans ses propos et blablabla patati patata... je me permets d'épargner à vos oreilles – à vos yeux en l'occurrence – la suite de ce long monologue.

Si ça n'avait tenu qu'à moi cette journée se serait terminée en une heure en général, pour aller faire les magasins il fallait déjà que j'admette n'avoir plus rien de convenable à porter (c'était déjà un exploit en soit). Une fois dans le centre commercial, je procédais en regardant la devanture, j'y étais pour trouver quelque chose de précis donc je n'allais pas tergiverser, si ça avait l'air sympa je rentrais, si je trouvais quelque chose qui me plaisait, j'essayais, j'achetais et je rentrais aussi sec. Mais Ino ne me laissa pas faire alors que je me dirigeai vers la caisse de la première boutiquevisitée, je sentis une main m'arracher mon bien et une voix suraiguë hurler un « t'es folle ! » non je ne crois pas, mais en ce qui te concerne en revanche je commence à me poser la question, ne puis-je m'empêcher de penser.

« Écoute bien. J'admets que ce petit top est sympa mais on ne sait jamais, peut-être que dans le prochain magasin tu trouveras encore mieux ! Crois-moi tu le regretteras si ça arrive ! »m'expliqua-t-elle le regard empli de sérieux.

À cet instant je compris que je ne m'en sortirai pas aussi facilement, et notre « mission » nous monopolisa toute la journée. J'étais épuisée et le retour en métro, les bras chargés de paquets fut un véritable calvaire. Je n'avais aucunement l'intention de renouveler l'expérience mais dans le cas présent je n'avais pas le choix : force majeure oblige ! C'était la première fois qu'un garçon m'invitait ou plutôt m'obligeait à l'inviter, ce qui était cocasse. En tout cas ça marquait les esprits, sa méthode était efficace et mes pensées ne pouvaient se détacher de ce souvenir.

Une sonnerie, puis... pas le temps d'entendre résonner la seconde que Ino avait déjà décroché.

« Allô Sakura, ça fait un bail, comment s'est passée la rentrée ? Beaux mecs à l'horizon ?

- Tu ne perds pas le nord hein ? rigolai-je, au moins elle avait réussi à me détendre. Justement... j'ai rencontré quelqu'un et j'aurai besoin de ton aide...

- Ooooooohhh ! Enfin, alléluia ! Je suis si fière de toi ! Où, quand, comment, dis moi tout. Je pouvais l'imaginer en train de sauter sur son lit.

- Ne t'emballe pas surtout ! Je le connais à peine et les circonstances de notre rencontre sont plutôt étranges ».

Je lui racontai donc ce qui s'était passé et elle m'écouta très attentivement.

« Qui dit premier rendez-vous, dit minutieuse préparation. Il t'a proposé la cafétéria mais emmène-le plutôt dans le petit café près de la station Opéra, je retrouverai le nom plus tard. Ce sera plus sympa et surtout plus intime.

- Intime ? » répétai-je un brin sceptique.

Je savais d'ors et déjà qu'elle ne pourrait s'empêcher de venir, comme par hasard dans ledit café, pour s'assurer que je ne gâcherai pas tout. Elle balaya ma remarque de sa gracieuse main et reprit comme si de rien n'était :

« Il va falloir qu'on prenne rendez-vous chez l'esthéticienne gommage, épilation et maquillage... chut ne m'interromps pas ! Pas besoin de courir les magasins, je sais exactement ce que tu vas porter. Demain, rendez-vous chez toi à 10h pour un entrainement intensif de drague. On fera appel à ton voisin pour jouer les cobayes.

- Je crois qu'il n'est pas là ce week-end et je ne suis pas sûre que cela soit une bonne idée...

- C'est une excellente idée ! De toute façon nous n'avons pas le choix si nous voulons passer le cap de la première sortie. Je m'occupe de Kiba, il me doit un service. Prochain objectif : premier baiser ! ».


Cette histoire me tient à cœur et j'espère qu'elle parlera aux vôtres. Quelques mots pour me donner vos impressions?