Bonjour à tous! C'est la première fois que je m'adresse à vous directement dans un chapitre dites donc!
Pour commencer je vous remercie de prendre le temps de lire cette fiction ça me fait extrêmement plaisir et encore plus si vous me donnez votre avis. Si je me suis lancée dans l'écriture de fictions c'est par amour pour les mangas et la culture japonaise, ainsi que la littérature. Je n'ai aucune prétention dans le domaine mais je souhaite m'améliorer donc j'attends de vous des conseils, des avis honnêtes sur l'histoire, les personnages, la prévisibilité, ce que vous aimez et ce que vous aimez moins. Même si ce n'est que quelques lignes cela ne pourra que m'être utile.
J'en profite aussi pour répondre au commentaire d'un Guest (je ne sais pas vraiment du coup à qui je m'adresse mais la personne se reconnaîtra je pense): Si je ne mets pas POV de untel devant chaque paragraphe c'est par principe, dans un livre ça n'arrive pas et je me refuse à le faire. Maintenant je pense que j'ai fait de mon mieux pour vous laisser dans les premiers mots un indice pour qua vous sachiez l'identité du narrateur, par un accord de participe passé, d'un adjectif etc. Je vais essayer de retravailler sur les prochains pour que cela soit peut-être plus évident mais je ne mettrai pas d'annonce de changement de point de vue.
J'espère que tous comprenez cette exigence que j'ai envers moi-même, si d'autres partagent l'avis de ma Guest n'hésitez pas à me le faire savoir, ça veut tout simplement dire qu'il faut que je progresse dans cet aspect de l'écriture.
Bref! C'est devenu plus long que je ne le pensais ^^ Je vous souhaite une très bonne lecture, j'espère que vous passez un bon moment en ma compagnie et celle des personnages. Ce chapitre est un peu particulier car il se construit autour de Naruto, je ne l'ai donc pas fait de la même manière que les autres.
Je vous bisouille et à bientôt!
CHAPITRE 4 : Marché conclu ?
Six mois qu'il travaillait pour la Uchiha Corporation. Six mois que Naruto tentait par tous les moyens de séduire sa renversante collègue, pour laquelle il avait eu le coup de foudre, il le savait. Six mois qu'elle lui opposait son refus, avec le même prétexte, un peu trop commode à son goût, mais pas assez convaincant pour abandonner. S'il n'y avait comme obstacle à leur romance que son éthique professionnelle et la désapprobation de son patron et cousin, il en faisait son affaire. Cependant sa patience avait été mise à rude épreuve durant ce laps de temps et il commençait à croire que sa tâche serait infiniment plus ardue qu'il ne l'avait d'abord envisagé.
Entrant comme tous les jours de la semaine dans le bâtiment plus qu'impressionnant de l'entreprise qui l'avait embauché, il essaya d'ignorer Ten-Ten, la jolie secrétaire à qui il avait fait plus ou moins du gringue le jour de son entretien, mais cette fois-ci, quelque chose l'en empêcha. Elle était en train de discuter avec Sasuke Uchiha en personne. Hum ! Naruto se frotta le menton. Ils avaient l'air proches ces deux-là, peut-être pourrait-il obtenir une information intéressante en fricotant innocemment avec elle. Ne voulant pas les interrompre, il alla à la salle de repos et tomba nez à nez avec l'objet de son désir.
« Bien le bonjour Hinata ! Tu vas à la réunion ce matin ?
- Bonjour Naruto ! Oui évidemment, et d'ailleurs Shikamaru et toi y êtes conviés, pour ne pas dire obligés d'y participer ». Cette sentence arracha une grimace au nouvel adjoint du service comptable. Hinata se retint in extremis de sourire.
Pour être honnête, elle était tombée sous le charme de cet énergumène. Infatigable bosseur mais ayant besoin d'une bonne motivation, drôle et sérieux quand il le fallait, son tempérament avait eu raison de son cœur tendre. Mais il était hors de question de le lui avouer ! Elle ne pouvait pas lui prêter plus d'attention que le permettait leur relation de travail. Ce serait désobéir à Sasuke et elle ne voulait en aucun cas le décevoir. Elle espérait secrètement que Naruto ne renoncerait pas à sa cour, et qu'un jour ou l'autre, ils puissent ainsi vivre quelque chose ensemble, mais cela semblait appartenir au domaine du rêve.
« Hinata... » l'appela-t-il soudain très sérieux. « Si je t'invite à nouveau au restaurant, tu me repousseras... encore? ». Sa réponse était toute prête, mais ce ton si solennel lui faisait craindre le pire.
« Oui Naruto, ma réponse reste la même ». Voyant se dessiner sur les traits tant aimés de Naruto, le plus triste des sourires, Hinata sentit la panique et le désarroi s'emparer de tout son être.
« J'ai compris. Ne t'inquiète pas, je ne t'embêterai plus. Je crois que je vais accepter le rendez-vous que me propose inlassablement la fille de l'accueil. Peut-être m'aidera-t-elle à tourner la page ? ». Qu'avait-il dit ? La fille de l'accueil ? Ten-Ten ? Elle l'appréciait d'ordinaire mais là, elle n'avait qu'une envie, lui arracher les cheveux. Toute cette violence de lui ressemblait pas, que lui arrivait-il ?
Naruto espérait ne pas commettre d'erreur en essayant de rendre jalouse sa belle, mais ça lui permettrait de faire d'une pierre deux coups. Une fois son café avalé, il retourna au rez-de-chaussée laissant la demoiselle seule, se débattant avec ses sentiments.
Prenant une grande inspiration, il redressa les épaules, bomba le torse et plaça sur sa bouche un discret sourire, qui se voulait aguicheur. Tiens, maintenant que certains souvenirs de son enfance avaient refait surface, c'était Sasuke qui lui avait appris ce truc. Enfin pas personnellement, il avait pu seulement l'observer adopter cette attitude maintes fois et l'avait mise en pratique presque aussitôt. La clé du succès : entretenir le mystère et rester inaccessible tout en montrant à notre cible que l'on apprécie sa compagnie. C'était plus difficile qu'il n'y paraissait. Satisfait de son apparente décontraction, il se dirigea sans hâte vers la secrétaire.
« Bonjour Ten-Ten, comment vas-tu ? ». La jeune fille lui jeta à peine un regard, froissée quelque peu, par l'indifférence qu'il lui avait montrée depuis ses débuts dans la boîte. C'était plutôt mal parti ! songea-t-il. « Je suis désolé de ne pas être venu avant te voir, mais tu sais ce que c'est, quand on est passionné comme moi par son travail... », ou devrais-je dire par ma jolie collègue, rectifia-t-il pour lui-même. « J'aimerais me faire pardonner ! Accorde-moi un dîner... non ! Accorde-moi même juste une heure de ton temps ».
Ten-Ten continuait de faire semblant de pianoter sur son clavier d'ordinateur, écoutant attentivement son plaidoyer. Malgré son manque d'expérience, cette dernière n'était pas dupe. Elle avait vu la façon dont il mangeait des yeux la DRH s'il venait à sa rencontre, c'est qu'il avait besoin d'elle. Légèrement blessée dans son orgueil, elle décida de tirer avantage de la situation.
« Pardon, on se connait ? ». Très mal parti en effet... Elle voulait lui faire comprendre que son charme n'agirait plus sur elle et puis de toute façon, elle avait quelqu'un d'autre en tête depuis... - allez, autant l'admettre – depuis toujours, malgré ses efforts pour l'en extraire.
« Écoutez monsieur, si vous souhaitez m'inviter à sortir, il va falloir faire la queue car en ce moment je croule sous les demandes ! ». Il n'y avait rien de plus faux, mais ça il ne pouvait le savoir. Ten-Ten s'amusait comme une folle. Le regard paumé de Naruto et son sourire de playboy figé sur les lèvres étaient la cerise sur le gâteau.
« Il n'y a aucun moyen d'obtenir un coupe-fil ? » proposa-t-il, récupérant promptement ses moyens.
« Eh bien... Si la personne en question acceptait d'être mon esclave durant une après-midi... je pourrais bien lui rendre la pareille. Intéressé ? ».
Naruto avait senti le traquenard mais ce n'était que justice. Le choix ne lui appartenait plus, il devait donc céder au caprice de la jeune fille.
« Très bien, tu as gagné. Mercredi après-midi, il y a les vœux du maire mais on n'est pas tenus d'y assister donc si ça te convient, les locaux étant fermés...
- Parfait ! Disons à 13h30, devant le Starbuck de la place d'Émile Loiseau. Sois en forme surtout ! ». Naruto tiens-toi bien, car elle va t'en faire voir de toutes les couleurs ! Il retourna rapidement à son poste car il ne s'y était pas encore présenté depuis le début de la matinée, et même si son supérieur direct n'était pas très à cheval sur les horaires, le travail devait être rendu en temps et en heure. Il lui tardait d'être le surlendemain.
Perdue dans ses sombres pensées, la réunion était passée a une vitesse folle pour Hinata. Depuis que Naruto lui avait annoncé qu'il allait certainement sortir avec Ten-Ten, elle ne parvenait pas à se concentrer sur son travail. Elle l'avait ignoré tant bien que mal, et elle était soulagée de pouvoir enfin se détendre seule dans son bureau.
Profitant de la pause déjeuner, elle descendit les étages, bien décidée à discuter avec sa prétendue rivale. Quant à celle-ci, se préparant à confier le standard à un collègue, elle vit Hinata avancer droit sur elle à une vitesse fulgurante, aussi rigide qu'une statue. Elle ne l'avait jamais vue aussi mal à l'aise, à part peut-être en primaire.
Il faut dire que les deux jeunes femmes se connaissaient de longue date à l'instar de Naruto et Sasuke, sauf que celles-ci s'étaient vraiment côtoyées.
D'un an son aînée, Ten-Ten s'était liée d'amitié avec Neji le grand-frère d'Hinata. D'un point de vue extérieur, elle lui avait plutôt imposé sa présence au point que désormais ils ne puissent se passer l'un de l'autre. C'est donc tout naturellement qu'elle fréquentait Hinata, et même si elles n'étaient pas de grandes amies, elles s'appréciaient mutuellement. Qu'est-ce qui pouvait la mettre dans un tel état ? Ça devait être une affaire de la plus haute importance...
« Hey Hinata, qu'est-ce qu'il-
- Il faut qu'on parle », la coupa-t-elle nerveusement. Elle l'exhorta à la suivre dans le cagibi qui servait à stocker les fournitures de bureau de l'accueil. Ses poings étaient tellement serrés que les jointures de ses articulations blanchirent. « Est-ce que... C'est pas facile... Il faut que je sache... Ten-Ten, est-ce que Naruto et toi... êtes..
- Stop ! Je t'arrête tout de suite. Je reconnais que Naruto est très charmant », elle se reprit en voyant le visage d'habitude serein de la jeune fille pâlir à vue d'oeil, « mais il n'arrive pas à la cheville de tu-sais-qui alors,... hé mais... tu en pinces vraiment pour le nouveau alors ! » réalisa-t-elle soudain. En un temps record les joues d'Hinata virèrent de blêmes à cramoisies.
« Nooon, pa-pas du t-t-tout... C'est j-ju-ste par... » qui essayait-elle donc de leurrer ! Elle n'avait jamais su mentir et n'appréciait pas quand les autres le faisaient aussi alors, vaille que vaille, elle assumerait ses sentiments... tant que le principal intéressé restait dans l'obscurité la plus totale. Omettre n'est pas mentir, ...si ?
« Je, euh, je le trouve sympa. Je crois qu'il me plaît... beaucoup ». Heureusement que son interlocutrice était dotée d'une ouïe performante car elle avait presque chuchoté la fin de sa phrase. Alors comme ça leur béguin était réciproque, fabuleux ! Elle avait hâte de voir comment leur petit jeu allait évoluer car il était évident qu'avec Hinata, Naruto allait souffrir avant que leur relation puisse se concrétiser, et tout ça à cause de son sens aigu du devoir. Elle avait été curieuse de connaître la raison du revirement du jeune homme et de son invitation, mais était plus que persuadée désormais, que cela concernait celle qui avait ravi son cœur. Que mijotait-il ?
Éprise de justice, plus que de romantisme, elle n'aimait pas voir la sœur de son confident, ne pas profiter des joies que la vie avait à offrir, parce que son cousin l'avait plus ou moins « sauvée », enfin elle ne connaissait pas les détails.
Ten-Ten appréciait le grand patron, qui sous des airs de porte de prison – une magnifique porte de prison entendons-nous bien – un homme très humain se cachait. Ils partageaient une relation très professionnelle mais quand il émettait des demandes délicates, ou sortant du domaine du travail, c'est elle qu'il chargeait de les satisfaire il avait une grande confiance en elle, et souvent celles-ci requéraient un minimum de tact et de discrétion. Les enjeux étant la plupart du temps de grande envergure.
En y repensant, ce matin, Sasuke l'avait chargée de la mission la plus farfelue qui soit. Elle ne savait pas encore comment la mener à bien, et encore si cela était possible ! Elle serait peut-être obligée de jouer le rôle si elle ne trouvait personne avant le jour fatidique, cela signifiait qu'elle avait un délai de trois jours. Sasuke n'en démordrait pas et son projet serait reporté de toute façon au mois prochain, pour l'occasion du premier vernissage du nouveau musée, dont la Uchiha Corp était le plus gros donateur. Reculer pour mieux sauter, hein ? De plus, son chef n'accepterait pas d'attendre aussi longtemps pour mettre à exécution son plan, il ne laissait rien au hasard et si l'histoire était éventée entre temps, ce serait la catastrophe. Elle réalisa alors que la belle Hinata était toujours devant elle, en train de triturer anxieusement un pan de sa chemise. Devait-elle la rassurer, ou faire comme si elle n'avait pas remarqué le comportement du jeune homme ? Ce n'était pas à elle de révéler ses sentiments mais ne pouvait pas décemment laisser la jeune fille endurer la souffrance de l'incertitude. L'espoir ! C'était ce dont elle avait besoin pour le moment.
« Écoute ma belle, mercredi après-midi je vois Naruto pour évaluer le budget nécessaire à l'organisation de la soirée des anciens, je vais essayer de le sonder un peu, ok ? Tu me connais, je fais tellement garçon manqué, que les hommes se confient à moi très facilement ! Fais moi confiance ».
À travers sa voix perçait la souffrance de n'être jamais que la « bonne copine », et surtout depuis qu'elle avait compris ce qu'elle éprouvait pour un beau brun. Hinata ne voulant pas remuer le couteau dans la plaie, sachant très bien ce qu'il en était, décida d'acquiescer silencieusement, légèrement apaisée par les paroles de sa confidente du moment. Décidément, ce mercredi ne serait pas un jour comme les autres pour l'ensemble de nos protagonistes, tous attendaient avec impatience, l'instant des révélations.
Enfin le jour fût heures ! Trois heures que Ten-Ten l'embarquait d'un magasin à un autre pour parfois en ressortir sans aucun achat, ce qui avait le don de frustrer au plus haut point le pauvre Naruto, esclave du jour. Il savait très bien pourquoi il n'accompagnait jamais Sakura faire les boutiques car une simple balade se transformait en véritable expédition ! Et évidemment dans l'histoire, il jouait le rôle de la mule. Il s'était juré qu'on ne l'y prendrait plus ! Peine perdue ! La secrétaire avait amené la chose tout en finesse, et il n'avait pu refuser. Et surtout il n'avait encore obtenu la moindre bribe d'information pouvant l'aider dans sa quête. Loin d'être idiot et il comprit les intentions de la jeune fille. C'était pour elle une petite revanche quant au comportement quelque peu grossier qu'il avait eu avec elle.
Elle estima une demie-heure plus tard qu'elle lui en avait assez fait baver et l'invita à se restaurer dans un salon de thé réputé et puis elle se rincerait l'oeil au passage. En effet, cette échoppe était tenue par son meilleur ami et grand-frère d'Hinata, Neji. Issus d'une noble famille, dès leur plus jeune âge des maîtres de toutes sortes leur avaient enseignés les arts traditionnels transmis depuis des générations et notamment la cérémonie du thé. Si Hinata avait suivi cet apprentissage par obligation, Neji s'était passionné pour cet art d'une insoupçonnable complexité. Il traitait les thés comme on le ferait d'un grand cru français.
Le baccalauréat en poche, il était parti faire le tour des plus grandes cultures de thé, allant de la Chine au Sri Lanka, avide de connaissances. Après deux ans passés en vadrouille, il était enfin revenu et avait ouvert son premier salon de thé. Il y confectionnait ses propres mélanges, plus subtiles et plus envoûtants les uns que les autres. En l'espace de quelques mois, la réputation de sa boutique n'était plus à faire. Sa famille réticente au début, le soutenait maintenant financièrement et il projetait de construire un véritable laboratoire afin de se consacrer plus amplement à la création, sa véritable passion.
En entrant au Byakugan, Naruto crut un moment avoir remonté le temps. Les palissades en bois, ornées de papier de riz tendu, étaient décorées d'estampes japonaises. Le bruit apaisant produit par le ruissellement de l'eau de la fontaine, constituait le principal fond sonore du salon. Tout n'était que raffinement, délicatesse et paix. Ten-Ten passait beaucoup de temps dans ce lieu exceptionnel qui rappelait les maisons traditionnelles de Kyoto.
Une jeune femme vêtue d'un yukata les invita à se déchausser et les guida ensuite dans une pièce privée. Ici, ils pourraient parler librement sans être dérangés. Elle gloussa devant les yeux émerveillés de son infortuné compagnon.
« Je ne savais pas qu'un tel endroit existait à Konoha », commenta-t-il fébrilement. « C'est une merveille.
- Attends de goûter le thé, tu ne trouveras pas de breuvage plus harmonieux qu'ici.
- Je te fais confiance. À t'entendre, on dirait que tu es tombée amoureuse de ce lieu.
- C'est presque ça », dit-elle gênée par sa perspicacité. « C'est du patron dont je suis entichée, mais c'est un secret. Hinata le sait mais c'est tout alors je compte sur toi.
- Hinata ? » répéta Naruto soudain plein d'entrain. Parfait pensa-t-il, elle amène elle-même le sujet. « Vous êtes proches ?
- Pas spécialement, mais c'est la sœur de mon meilleur ami, et c'est chez lui que je t'ai amené ». Naruto fit rapidement les liens et comprit que le salon appartenait à l'aîné de sa dulcinée, dont était éprise sa collègue. « Elle a très vite vu ce que je m'obstinais à nier c'est elle qui m'a fait comprendre ce que je ressentais pour Neji ». Elle leva la main pour intercepter une serveuse. « Ayumi ! C'est possible de faire venir Neji afin d'avoir ses recommandations ?
- Je suis désolée mademoiselle Ten-Ten, mais Monsieur Hyuuga est en conférence avec des entrepreneurs pour son futur projet et ne se trouve pas à la boutique ». Notre petite brunette ne réprima pas son mécontentement et fit une moue boudeuse, c'était pas de chance.
« Alors je prendrai le thé du jour avec des pâtisseries. Naruto ? ». L'interpellé commanda la même chose n'étant pas un aficionado. Quelques minutes passèrent avant de voir réapparaître la dénommée Ayumi avec une théière en fonte et les précieuses feuilles qui dégageaient déjà un délicieux parfum.
« Mais... c'est... incroyable ! Je n'ai jamais rien bu de pareil !
- Je t'avais prévenu », déclara-t-elle fièrement. « Neji met au point lui-même ces décoctions de plantes, chacune recèle des vertus particulières et des saveurs uniques ». Elle prit une pâte de haricot rouge sucrée, dessert typiquement japonais et décida de rentrer dans le vif du sujet. « Pourquoi voulais-tu tant me parler ? ». Naruto, surpris, faillit se brûler la langue. Prenant le temps de s'essuyer la bouche, il réfléchissait en même temps à la façon d'aborder les choses. Finalement, la franchise lui sembla être la meilleure.
« Voilà, pour tout t'avouer, j'ai un faible pour Hinata et-
- Oui ça je le savais ! Mais encore ». Une fois de plus, Naruto resta sans voix. Comment pouvait-elle le savoir alors qu'ils ne faisaient que se croiser ou s'apercevoir au travail. Percevant sa muette interrogation, elle y répondit. « À chaque fois que vous déambulez dans le hall d'entrée ensemble, je te vois avec des yeux de merlan frit. Et puis... elle m'a plus ou moins dit que tu lui tournais autour depuis ton arrivée. Elle pense que ça te passera et-
- Jamais ! Je n'ai jamais ressenti ça pour qui que ce soit ! Je ne joue pas avec elle si c'est ça qui t'inquiète ». Son honnêteté était évidente pour sa comparse qui hocha la tête pour le calmer.
« Je te crois ». Étant donné que ses sentiments amoureux étaient partagés, elle savait ce qui ou plutôt « qui » mettrait un frein à leur relation. « Tu as un plan, n'est-ce pas ?
- T'es sûre que tu n'es pas un agent secret en réalité ? ».
Médusé, il choisit de confier à la demoiselle ce qui le préoccupait depuis plusieurs mois. Son discours dura bien trois-quarts d'heure, heureusement que la secrétaire avait pour habitude de prêter l'oreille à ceux qui en avaient besoin.
« En gros, tu t'es dit « hey ils ont l'air de s'entendre pourquoi ne pas chercher un moyen de pression pour négocier avec le chef la possibilité de sortir avec sa cousine ? », je me trompe ? ». Il la regarda avec un sourire hésitant car la suite se jouait à quitte ou double, allait-elle acceptait de l'aider ? « Je ne sais pas si... mais peut-être que...
- Arrête de me faire mariner, est-ce que tu as un indice quelconque ?! » s'impatienta-t-il.
« Très bien, c'est vraiment parce que ça m'ôterait une épine du pied que je te parle de sa situation plus qu'inquiétante mais ça reste entre nous, promis ?
- Tu as ma parole ! ».
C'était au tour de la jeune femme d'évoquer l'étrange sollicitation de leur patron, sans pour autant dévoiler la raison de celle-ci. Cela reviendrait à Sasuke, une fois la négociation conclue. Naruto ne perdit pas une minute et retourna confiant au siège.
Sans attendre le consentement du PDG, il débarqua comme une tornade dans l'immense bureau de Sasuke, sa secrétaire personnelle tentant vainement de faire sortir l'importun.
Sasuke en pleine conférence téléphonique leur jeta un regard noir plein de colère, leur intimant de se taire sur-le-champ. Un regard qui les changea en statues de sel durant les dix minutes qui mirent fin à la communication.
« C'est quoi ce bordel ?! Karin pourquoi avez-vous laissé entrer cet homme sans invitation ?
- J'ai essayé monsieur mais je... », elle laissa sa phrase en suspens comprenant qu'il s'agissait plus d'un reproche que d'une véritable question. « Je vous prie de m'excuser monsieur. Je vais le faire sortir tout de suite.
- Pas la peine... ».
Il dévisagea l'homme qu'il avait sous les yeux : un regard clair et franc, une démarche assurée, une tignasse blonde. Si on pouvait lui accorder une qualité, c'était son excellente mémoire. Il se souvenait très bien de ce camarade de classe chahuteur, dont il avait apprécié le comportement entier, le seul qui avait osé lui adresser la parole sans crainte et qui avait essayé de le sortir de son isolement.
« Naruto Uzumaki, que me vaut l'honneur ? ». Non étonné que celui-ci n'ait pas oublié son nom et son visage, Naruto fit comme s'il ne s'était pas passé plus de dix ans depuis leur dernière rencontre.
« Ten-Ten », dit-il tout simplement. Et en un regard, ils se comprirent.
« Karin refermez la porte derrière vous, s'il-vous-plaît ». Il attendit que sa secrétaire quittât la pièce avant de poursuivre. « Je croyais avoir rêvé quand je t'ai aperçu il y a quatre mois lors de la grande réunion du personnel. Comme ça tu travailles pour moi ?
- Hé oui ! Le monde est petit ! Ça fait six mois maintenant mais on n'a pas vraiment eu l'occasion de se parler et je ne voulais pas te déranger.
- Tes scrupules ne t'ont pas freiné aujourd'hui », commenta-t-il ironiquement. « Alors dis-moi, que se passe-t-il avec Ten-Ten ?
- Apparemment je serais le seul à pouvoir trouver la solution à ton épineux problème, c'est pourquoi elle m'a envoyé.
- Vraiment ? Tu as l'air sûr de toi.
- Ma meilleure amie serait parfaite ! Elle est escort girl, elle sait se comporter en société même si la délicatesse ne la définit pas. Elle est très professionnelle et droite. Tu n'auras pas à craindre un quelconque attachement ». Cela semblait trop beau pour être honnête.
« Où est l'os ?
- Hinata. Je veux ta parole que tu glisseras un mot en ma faveur. Tu l'encourageras à accepter une sortie avec moi. Si avec ton approbation elle refuse encore, je laisserai tomber. Mais je suis vraiment sérieux avec elle, et son refus réside dans sa crainte de te décevoir.
- Essaierais-tu de me faire chanter ? ».
Personne au grand jamais n'avait osé faire une telle chose. Bien que se sentant insulté, Sasuke admirait l'audace et le courage de son vis-à-vis. Sa curiosité était piquée pour autant il ne consentirait pas à être le seul à prendre un risque dans cette histoire. « Sache que si la personne que tu me présenteras n'est pas digne de ma confiance, c'est ton poste que tu mets en jeu ». Il omit cependant de préciser, qu'il ne le renverrait pas. Il s'agissait juste de lui donner une leçon à sa façon. Il avait déjà une idée du nouveau travail qu'il lui imposerait, et se réjouissait par avance. « Est-ce qu'on est d'accord ?
- Marché conclu ! Tiens le numéro. Elle s'appelle Sakura Haruno, fais gaffe, elle a sacré tempérament.
- J'en ai sûrement mater des plus coriaces », répliqua-t-il un sourire un coin, l'air déjà victorieux.
« Je n'en serais pas si sûr à ta place, je t'aurais prévenu ».
Ils se séparèrent quelques temps après, Sasuke lui expliquant plus en détail la situation précaire dans laquelle il se trouvait. L'affaire était urgente et rien de pouvait être laisser au hasard.
Le lendemain, Naruto déjeuna avec sa fidèle amie Sakura. Finalement, elle prit moins mal la chose que prévu ! La suite, vous la connaissez.
