Konnichiwa amis lecteurs! Je vous souhaite d'abord plein de bonheur et d'amour pour cette nouvelle année et puis surtout la santé!

Cela fait un petit moment que je n'ai pas publié pour la bonne raison que très peu de retours me sont donnés, j'ai du mal à savoir si cette histoire plaît vraiment ou sans plus. J'ai vraiment besoin de vous pour non seulement me motiver, mais m'aider à progresser. Je ne vous demande pas d'écrire une dissert évidemment mais juste un mot sur la trame ou les personnages, ce que vous imaginez pour la suite, les émotions ressentis pendant la lecture, des passages qui vous ont plu et d'autres pas du tout. J'écris pour le plaisir mais aussi pour m'améliorer donc pas d'hésitations! Je vous dis un gros merci d'avance. Sur ce bonne lecture!

CHAPITRE 5 : Partners in crime.

Itachi parti, Sasuke m'empoigna le bras et à grand pas se dirigea vers les ascenseurs menant aux chambres de l'hôtel. Je peinais à suivre son rythme mais je ne voulais en aucun cas briser le silence qui s'était installé, pour lui demander de ralentir. Quand je sentis l'entorse me guetter, j'y fus pourtant obligée.

« Hé vous avez le feu aux fesses ? ». Très élégant Sakura, bravo ! Le voyant me jeter un regard empli d'incompréhension, je complétai donc mon propos. « Si vous continuez à courir, vous allez devoir me porter car je vais me casser une cheville avec mes talons ». Seul un soupir d'agacement me répondit, toutefois il réduit son allure. « Merci », murmurai-je incertaine quant à l'attitude à adopter.

Le baiser que nous avions échangé me revenait en mémoire. En tenant compte de l'enchaînement des précédents événements, lorsque je les avais aperçus l'un rouge de colère contenue et l'autre souriant sournoisement, cela m'avait semblé être l'unique solution pour atténuer les soupçons du frangin. Le temps que l'ascenseur parvienne en haut de l'immeuble, la scène se rejouait inlassablement dans ma tête. Sasuke était bien plus grand que moi et pour l'obliger à venir à ma rencontre, la cravate était l'accessoire idéal. Je n'ai réalisé ce que je faisais que lorsque mes lèvres découvrirent la douceur des siennes. Instantanément, mes sens s'aiguisèrent, me permettant d'en apprécier plus encore la souplesse et la fermeté. Un parfum typiquement masculin, légèrement poivré, émanait de sa personne et m'enivrait au plus haut point. Une de ses mains se posa en bas de mon dos et une chaleur nouvelle s'empara de mon être. Rapidement je mis fin à notre échange craignant que la situation ne m'échappât. À ce souvenir, mon rythme cardiaque s'accéléra et je sentis mes joues prendre une légère teinte. Pourvu qu'il ne le remarque pas !... Raté ! Il s'en aperçut je le compris à l'étirement de sa bouche... que je rêvais de goûter encore. Oh non ! Je devais être écarlate à présent.

Il fallait vite reprendre mes esprits, tout ça n'était qu'une mascarade, oui voilà ! Cela faisait partie de mon travail même si j'y avais pris du plaisir. Raisonner ainsi m'aida à faire bonne figure jusqu'à ce que nous nous approchâmes de la suite. Mon compagnon glissa la clé magnétique dans la fente et ouvrit la porte. La chambre était décidément magnifique, je me voyais bien vivre dedans.

Ni elle, ni moi nous décidâmes à parler. Je ne savais pas par où commencer. Le moment des explications était arrivé, cependant je ne parvenais pas à mettre mes idées en ordre trop bouleversé parce qu'il s'était déroulé entre nous, seulement quelques minutes auparavant. Je l'observais du coin de l'oeil depuis, et j'avais remarqué qu'elle n'était pas non plus sereine. Au moins, nous étions sur un pied d'égalité. Il me fallait quelque chose pour recouvrer ma lucidité. Je me servis donc un verre du Scotch rangé dans le mini-bar, et cela me permit de briser la glace.

« Vous voulez boire quelque chose ? Ils ont du porto, du martini, des sod-

- La même chose ! ». Sérieusement ? Je ne l'aurais pas imaginée ingurgiter un alcool aussi fort, elle devait être encore plus chamboulée que je ne le pensais. Ce constat gonfla mon égo déjà bien hypertrophié, je le reconnais. Je sortis donc un autre verre et le remplis afin d'accéder à sa demande. Sans aucune manière, elle me le prit des mains et en avala le contenu cul sec.

« Un autre s'il-vous-plaît.

- Certainement pas ! J'ai besoin de toute votre attention pour ce que j'ai à vous dire ». J'avais haussé légèrement le ton de part ma nervosité et je vis que cela ne lui avait pas du tout plu.

« Hé parlez-moi autrement. Je vous ai rendu service, je ne suis pas votre boniche pour autant ». Et voilà je l'avais froissée. Que devais-je faire ? M'excuser ? Hors de question !

« Vous avez failli tout faire capoter, alors ne me parlez pas de service.

- Je me suis rattrapée alors vous devriez me remercier !

- Parce que vous m'avez embrassé ? Vous pensez que mon frère est aussi naïf que ça ? ».

Je ne voulais pas me disputer avec elle, c'était gaspiller de l'énergie inutilement, mais ça avait eu le mérite d'aborder le sujet qui devait nous préoccuper véritablement. Je poussai un nouveau soupir manifestement la situation actuelle m'épuisait plus qu'un marathon.

« Vous devez comprendre que la situation entre lui et moi est... tendue. Il ne s'agit pas que d'une rivalité fraternelle.

- Oui, je m'en suis aperçu en vous observant de loin ». Sa voix s'était adoucie, signe qu'elle était prête à écouter mon histoire.

« Asseyez-vous, on sera mieux », désignant le sofa et montrant l'exemple, « vous avez faim ? ».

Il est vrai que nous n'avions pas eu le temps de toucher aux différents stands de nourriture installés dans le salon et que mon estomac commençait à me rappeler à l'ordre. Je fus attendrie par sa sollicitude et je me rendais bien compte que cet homme n'était pas foncièrement mauvais. J'hochai la tête énergiquement montrant ainsi que l'idée de commander quelques amuse-bouche auprès du room service me plaisait. C'était bien lui qui payait hein ?

« Que voulez-vous ? » me demanda-t-il en me tendant le menu afin que je puisse choisir. Il y avait tellement de mets, que je ne savais où donner de la tête.

« Et vous ? ». Il m'adressa un sourire désolé qui m'émut plus que de raison.

« Ce qui s'est passé m'a coupé l'appétit, pour être honnête ». Je tiquai.

« Dites que je ne suis pas douée ! » lançai-je vexée.

« Mais de quoi vous parl... Oh ! Je vois. En fait, je faisais plutôt allusion à mon altercation... Mais en ce qui concerne notre... rapprochement, je peux vous assurer que votre prestation était tout à fait... honorable ».

Merde ! Qu'est-ce qu'il m'arrivait ? C'était la première fois que je bégayais comme ça. Elle ne devait en aucun cas savoir l'effet qu'elle avait sur moi, j'essayais donc de ménager son égo tout en restant le plus neutre possible.

« Honorable prestation ? ». Elle avait l'air outrée, je n'avais pourtant rien dit de mal... Les femmes et leur susceptibilité !

« Que voulez-vous que je vous dise ?!

- J'en sais rien moi ! Quelque chose comme... plaisant ? Agréable ? » suggéra-t-elle. « Il n'y a pas de honte à apprécier un baiser », ajouta-t-elle le regard malicieux. Elle voulait jouer à ça...

« Dois-je comprendre que c'est votre cas ? » rétorquai-je. J'avais gagné par K.O. ! Elle ouvrit la bouche prête à répliquer mais aucun son n'en sortit.

« Je prendrai du homard et des profiteroles », finis-je par annoncer, totalement désarmée. Il s'en était bien sorti le bougre. Finalement, je n'arriverai pas à connaître le fond de sa pensée. Se déplaçant jusqu'au téléphone mural, Sasuke passa commande, et me lorgnait effrontément, me faisant me sentir encore plus risible que je ne l'étais. Nos chamailleries avaient réussi à détendre l'atmosphère, mais ce ne fut que temporaire. Il vint se rasseoir, un air absorbé sur le visage.

« Avant de commencer, que savez-vous de ma famille et de mon entreprise ?

- Pas grand chose honnêtement. Je suis tellement prise par mes études et mon boulot que je ne me tiens pas vraiment informée. Alors m'intéresser à la vie de quelques milliardaires... ». Il arqua un sourcil l'air soupçonneux. « Non vraiment, ne vous attendez pas à ce que je me jette sur vous comme une folle hystérique. Avant de vous rencontrer ce soir, je ne connaissais que votre nom. Je n'avais aucune idée de ce à quoi vous pouviez ressembler ou de l'âge que vous aviez.

- Très bien, je vous crois ! Naruto ne vous a vraiment rien dit alors. C'est surprenant !

- Naruto ? ». Pourquoi me semblait-il y avoir anguille sous roche. La relation que ces deux-là entretenait n'était pas que professionnelle, j'en aurais mis ma main au feu. « Comment avez-vous rencontré Naruto déjà ?

- Ce n'est pas le propos », trancha-t-il, « ce que je vais vous confier concerne ma famille et le futur de l'entreprise, cela doit rester entre nous, même Naruto ne doit pas être au courant. Si vous divulguez quoi que ce soit, comptez sur moi pour faire de votre vie un enfer, suis-je clair ? ». Je lisais dans ses yeux toute la véracité de ses propos. Le trahir ne m'effleurait même pas l'esprit.

« Vous avez ma parole ».

Elle semblait sincère et de toute façon je n'avais pas d'autre choix. Je décidai de lui raconter l'origine de l'entreprise, du courage de mon père qui avait fondé ce business en tant qu'autodidacte. Je lui parlai de ma mère, fidèle épouse, qui avait su gérer la maison sans l'aide de son mari et qui l'avait soutenu contre vents et marées. Itachi, premier né, était destiné à hériter de l'affaire, cependant ça ne l'intéressait pas, à l'époque et avait préféré partir une fois le bac en poche, faire le tour du monde.

Quant à moi, j'étais fasciné par ce que mon père avait accompli et je voulais marcher sur ses traces. J'ai donc étudié le monde des affaires, fait une grande école et lorsque Fugaku, mon père, s'était retrouvé au bord de la banqueroute, je l'avais aidé à remettre sur pied l'entreprise familiale. Par la suite, il m'avait proposé un poste décisionnaire. Fatigué, avec un cœur menaçant de le lâcher, il me céda petit à petit les rênes. Mon avenir était pour moi tout tracé.

C'était sans compter sur mon frère, qui à peine revenu depuis trois mois se sentait subitement concerné par le bien-être de la firme, et pensait pouvoir prétendre à l'héritage qu'il avait abandonné en nous quittant. Je ne savais pas ce qu'ils avaient comploté tous les deux mais, peu de temps après, notre paternel nous avait annoncé qu'il nous considérait tous deux capables de reprendre le flambeau.

Sans était trop pour moi qui avait suer sang et eau pour la remettre à flot, qui m'était tant investi. Le plus fou, était son critère de sélection. Il choisirait celui qui trouverait celle, qui à l'instar de notre mère, serait notre partenaire pour la vie.

En gros, il pensait que notre vie privée devait être le reflet de l'entreprise : équilibrée et stable. D'une part, je ne courrais pas après les filles, c'est elles qui venaient à moi, d'autre part je n'avais pas de temps à consacrer à une greluche superficielle. Ma mère était un genre de femme qu'on ne faisait plus. Notre génération était égoïste, avide de sensations fortes. Dès qu'il était question de répartir les corvées, de faire des concessions sur nos loisirs propres pour le bien de l'autre, ou pire encore quand les émois passionnels des premiers jours laissaient place à la tendresse, et à la moindre tentation il n'y avait plus personne ! Très peu était prêt à signer un contrat à durée illimitée comme le mariage.

D'un point de vue personnel, bien sûr que j'aimerais, dans l'idéal, vivre une relation comme celle de mes parents, j'avais même failli tenter l'expérience, mais cela c'était soldé par un échec avant même de passer devant monsieur le maire. Ma fiancée de l'époque avait cédé aux avances de mon séduisant frérot, puis ils s'étaient enfuis au Bahamas. Elle m'avait laissé le soin de prévenir nos invités et les médias. Cela m'a vacciné et je ne m'approche que par nécessité du beau sexe.

Enfin, là où je voulais en venir véritablement, c'était que, convoiter tout ce que je possédais était symptomatique chez mon frère. Telle était ma situation à l'heure actuelle.

« Si je comprends bien, votre père vous a laissé diriger la Uchiha Corp, depuis quelques années déjà, pour vous avertir au final que votre frère était toujours en lice.

- Je ne peux accepter qu'Itachi me vole ce qui me revient de droit après tout ce que j'ai fait.

- Cela signifie, rentrer dans le jeu lancé par votre père. Vous devez donc vous trouver la compagne parfaite en l'espace de...

- Il prendra sa décision dans six mois.

- Seulement ! Comment peut-il espérer que vous trouviez l'amour en si peu de temps !

- Exactement ! Je ne peux pas prendre le risque de voir mon frangin saccager mon travail.

- Et c'est maintenant que j'interviens, je suppose. Vous attendez de moi, de prétendre être cette femme durant le temps imparti, afin de convaincre votre père de vous confier la direction.

- Finalement, vous n'êtes pas si bête. En fait, je vous embauche comme fiancée en intérimaire, sous contrat.

- Et c'est là que vous allez sortir de votre veston un feuillet stipulant les objectifs de ma mission et les règles à respecter ».

Je voyais qu'elle avait balancé cette phrase sous le ton de la plaisanterie, cependant... Elle ne pensait pas si bien dire !

« L'accord rédigé est dans un coffre, chez le notaire, mais vous en savez désormais trop pour que je vous laisse l'opportunité de vous rétracter ».

Il se saisit du bloc-notes posé sur une des tables de chevet et il commença à écrire. Alors il était vraiment sérieux ! Deux minutes plus tard, je signai la feuille qui m'engageait à apparaître devant notaire demain afin de parafer le contrat définitif, et à garder ces précieuses informations confidentielles sous peine de... verser des dommages colossaux. Un employé de l'hôtel vint très vite après ça, sonner à la porte pour apporter mon repas, que j'ai dévoré. Sasuke me retint quelques heures supplémentaires, qu'on passa à mieux se connaître et à regarder la télévision, pour ne pas éveiller les soupçons d'un certain invité, puis il me raccompagna chez moi.

« Venez à cette adresse demain matin, à huit heures, ne soyez pas en retard ». Comment pouvait-il être à la fois charmant et glacial ? Franchement c'était dérout- « Et merci de... de m'aider », il se racla la gorge, gêné, « vous n'allez pas vous enfuir en courant n'est-ce pas ? Je peux compter sur vous... pour demain ? ».

Dans sa voix perçait un tel sentiment d'insécurité, dont la cause ne m'était à présent plus inconnue, que cela me remua une fois de plus.

« Oui je... », soupirant, « je serai là ». Je lui adressai mon sourire le plus rassurant possible, auquel il répondit.

« Je vous dis à demain alors ».Sur ces mots, il monta dans sa voiture et avec un dernier geste de la main, il s'en alla.

Une fois à l'intérieur de mon petit appartement, je décidai de me glisser avec délice sous la couette telle quelle, ôtant juste ma robe. Après tout, il n'y avait personne pour me dire que j'étais crade ou que je sentais fort, la seule chose à laquelle j'aspirai était une bonne nuit de sommeil, surtout que je devais me lever tôt. D'ailleurs quelle heure était-il ?... Deux heures du matin ! J'éteignis la lumière et priai pour tomber rapidement dans les bras du séduisant Morphée.

Mais que faisait-elle bon sang ? Je m'impatientais dans le bureau du notaire. Déjà que je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit, puisque j'avais dû me rendre en urgence sur mon lieu de travail, pour une panne du système de sécurité, je ne supporterai aucune contrariété aujourd'hui.

« Excuse-moi Gaara, j'en ai pour une minute ». Je sortis de la pièce pour appeler ma future collaboratrice. Décrochez ! Mais décrochez !...« Ah enfin, madem-

- Bonjour, oui c'est moi, je suis actuellement en salle d'opération ou avec le plus beau mec de l'univers, alors vous savez ce qu'il vous reste à faire ». C'était le répondeur.

Tsss, cette fille ! Il n'y avait pas à dire on ne s'ennuyait pas avec elle, cela m'arracha un sourire, si rapide que seul un œil averti aurait pu le noter. Je réessayai une deuxième fois et obtint le même résultat, elle allait me rendre fou. La troisième fois je lui laissai un message bien senti.

Bip bip ! Bip bip ! Satané réveil, je ne commençais à bosser à l'hôpital qu'en début d'après-midi alors pourquoi sonnait-il ! Soudain les événements de la veille me revinrent en mémoire et zut ! Je quittai précipitamment la chaleur de mon lit pour rejoindre la salle de bain, une douche s'imposait. Essayant de battre des records de vitesse, je n'avais pas encore vérifié l'heure qu'il était, sachant pertinemment que je devais être à la bourre. J'avalai un verre de jus d'orange, deux biscuits... brossage de dents... pas le temps de se maquiller ! J'étais prête à partir à...7h50 ! Oh mer..credi ! Il allait me tuer, sauf...et si j'avais attrapé un rhume durant la nuit... non ? Où est-ce que c'était en plus ?

Je jetai un regard sur le papier qu'il m'avait refilé, c'était à vingt minutes en bus. Je sortis en trombe de mon immeuble et courus jusqu'à l'arrêt, heureusement que ce moyen de transport était plutôt fiable. Je n'eus qu'à patienter trois minutes pour voir l'encombrant véhicule se stopper devant moi. Ouf ! Je pus trouver une place assise. La nuit avait été courte. Morphée avait tardé à pointer le bout de son nez. Tantôt je me disais que j'étais complètement folle d'avoir accepter ce boulot, puis je visualisai le mannequin qui me servait de patron et je me félicitais de mon génie. Mon cerveau faisait des nœuds.

J'eus la bonne idée d'allumer mon téléphone qui était resté en mode avion. L'écran afficha une notification : le mufle avait essayé de m'appeler un nombre incalculable de fois et avait déposé un message vocal. Prenant mon courage à deux mains, je l'écoutai : Qu'est-ce que vous foutez bordel de merde, je croyais que je pouvais compter sur vous, je suis sûr que vous êtes encore en train de pioncer ! Ramenez votre joli petit cul d'emmerdeuse rapidement ou alors je... ou alors je... je vous mettrai une déculotté en plein milieu de votre fac ! Tut tut tut...

Au moins, mes fesses étaient à son goût... Toujours rester positive ! Il fallait que je le rappelle, c'était la meilleure chose à faire, bien que je n'en avais vraiment pas envie. Rassemblant une nouvelle fois mon courage, je demandai à joindre mon correspondant.

« SA-KU-RA... dites-moi que vous êtes juste derrière la porte, je vous en prie, dites-le.

- Je suis juste derrière la porte !

- Vous vous foutez de ma gueu-

- C'est vous qui m'avez dit de le dire, je ne fais que vous obéir !

- Vous êtes... grrrr. Où êtes-vous ?

- Je suis quoi ?

- On s'en fiche pour le moment, dépêchez-vous !

- Dites ça au chauffeur du bus !... Sasuke ? Oh ! Il a raccroché... ». Je regardais l'heure tourner, plus que cinq minutes et je serai là.

Sakura m'envoya un texto. Cinq minutes hein ? Je ne tolérerai pas une seconde de plus de retard, si elle n'arrivait pas à temps je me ferais le plaisir de mettre ma menace à exécution. Je m'en délectai d'avance, bien que quelque chose me chiffonnait... je ne voulais pas que d'autres hommes profitent du charmant tableau que cela ferait. Dix, neuf, huit, sept. « Je suis là ! » cria-t-elle du hall d'entrée, finalement j'étais soulagé qu'elle ait réussi. J'étais prêt à la sermonner mais lorsqu'elle m'apparut vêtue d'un vieux jean, et d'un t-shirt rose passé de mode dont l'étiquette dépassait, toute ma colère s'évapora. Je ne pus retenir un fou rire.

« Quoi ?! Qu'est-ce que j'ai ? ». Je n'arrivais plus à m'arrêter, la fatigue certainement. Cela ne plut pas à la jeune femme. « Mais dites-moi !

- Vous avez mis... Ahaha... vous avez mis votre, votre haut... à l'envers !

- Mais vous êtes dingue, ma parole ! Et c'est ça qui met à genoux le grand Uchiha Sasuke ! Il se stoppa net.

- Personne ne me met à genoux et encore moins une femme !

- Susceptible hein ?

- J'aurais dit réaliste !

- Bon les enfants, on a du travail ! ». Qui c'est lui ?

Ce drôle de bonhomme se présenta comme étant le notaire de la famille Uchiha, Gaara no Subaku, mais aussi comme un ami proche du fils cadet, c'est pourquoi ce dernier avait fait appel à lui. Il nous fit pénétrer dans un vaste bureau, très chic mais trop solennel à mon goût. Je m'assis sur un des grands fauteuils et il me tendit une liasse de feuille que j'avais la flegme d'éplucher. Après avoir fait jurer à Sasuke qu'il n'y avait aucune entourloupe dans les clauses du contrat je signai en bas de chaque page et il en fit de même.

Voilà une bonne chose de faite ! Mon, désormais, fiancé officiel se proposa de me déposer chez moi, mais étant donné que j'étais bien réveillée à présent, j'avais envie de profiter de ma matinée. Il retourna travailler et je me baladais dans les rues de la ville et faisait du lèche-vitrine.

Tiens c'était étrange, je n'avais toujours pas eu d'appel de ma boîte d'événementiel, pourtant il était convenu que je reprendrai du service ce week-end... N'étant pas loin du local de la boîte, j'en profitai pour aller me renseigner sur mon futur emploi du temps. Le vigile me salua puis je demandai à voir Jiraya, le gérant.

« Sakura, ma belle, tu viens nous rendre visite ! On te manque déjà ? ». Il me fit la bise. Trop habituée à ces effusions de sentiments, en soit relativement exagérées, je ne fis pas attention à ce qu'il avait déblatéré.

« Je ne suis partie que trois jours, n'exagère pas non plus. Alors tu as programmé quoi pour moi la semaine prochaine ? ». N'entendant pas sa réponse, je me retournai vers lui, il semblait perdu...

« Rien... on n'a rien de prévu pour toi...

- Comment ça ? En règle générale, je dois pleurer pour avoir un jour de répit... ». Il poussa un long soupir.

« Ton petit copain est passé ce matin, belle prise soit dit en passant, pour me dire que tu souhaitais arrêter de travailler pour nous.

- Mon petit copain ?! ».

Oh non, il n'avait pas osé ? Non... Siiii ?! Il en était parfaitement capable. Nous étions un « couple » depuis à peine une heure, et déjà il interférait dans ma vie ? SAAAA-SUUUU-KEEEE ! Tu n'en tireras pas comme ça !

À vos plumes! Arigatou!