Bonjour à toutes et à tous! (enfin pas sûr qu'il y ait des mecs pour cette fiction, manifestez-vous sinon ^^)

Merci beaucoup à tous ceux qui m'ont laissé un commentaire, ça m'a vraiment fait plaisir et je vais essayer de tenir compte de vos différentes remarques pour faire mieux. J'espère établir une vraie communication, ce qui m'intéresse c'est d'avoir un dialogue avec chacun d'entre vous, grâce à vos remarques, vos conseils. J'irai aussi avec plaisir voir votre propre travail si vous écrivez. C'est l'échange qui m'intéresse.

Alors comme certains guests m'ont laissé des reviews auxquelles je ne peux pas répondre du coup, je me permets de le faire ici:

À Alisa: Merci beaucoup, je suis contente que l'histoire te plaise ^^ le tutoiement va très vite venir, dans le prochain chapitre il me semble. Je voulais continuer à marquer une certaine distance et froideur, c'est un rempart comme un autre pour eux, ils se protègent. Le Naruhina sera développé mais pas autant que le Sasusaku, ce sont eux que j'aime mettre en scène et tout se passe autour d'eux. Merci pour tes voeux, n'hésite pas à poser des questions j'y répondrai si ça ne te ruine pas la suite de la lecture ;) à bientôt.

À RanKuzuha-chan: Ahaha tu suis la fic sur un autre site mais tu commentes ici c'est marrant ^^ mais du coup qu'est-ce qui t'a amenée à la lire ici aussi? D'autant que plus de chapitres ont été publiés sur l'autre, j'ai compris que tu l'adorais mais bon ^^ D'ailleurs merci pour tous ces compliments, je ne sais pas si je les mérite mais ça fait toujours plaisir, je ne vais pas mentir. J'espère que la suite te plaira toujours autant. À bientôt.

Bonne lecture chers amis lecteurs!

CHAPITRE 6 : La peste et le tyran.

« Sasuke ! m'interpella Karin, mais je ne voulais pas l'écouter car je me doutais un peu de ce qu'elle avait à me dire, malheureusement je ne fus pas assez rapide.

- Sasuke ! cria-t-elle à bout de souffle, et elle m'attrapa le bras. Vous le faites exprès n'est-ce-pas ?

- Je suis désolé, j'étais perdu dans mes pensées. Mensonge éhonté, mais je ne voulais pas la vexer. Je vous écoute.

- Il y a une demoiselle... Haruno, qui insiste pour vous parler, elle dit que c'est une urgence ». Mais quelle plaie ! On s'était à peine quittés ce matin qu'elle m'avait harcelé sur mon portable. Après dix coups de fil ignorés, je l'avais éteint pas très professionnel de ma part me diriez-vous ? Je possède un téléphone exclusivement dédié aux appels de la boîte, je ne suis pas irresponsable non plus.

« Dites-lui... que j'enchaîne les réunions aujourd'hui et que je la rappellerai plus tard... Si j'y pense, ajoutai-je malicieusement.

- Elle a dit que vous diriez ça... et euh… se stoppa-t-elle et je la vis rougir gênée.

- Qu'y-a-t-il Karin ? je suis fatigué.

- Si vous ne la recontactez pas dans les cinq minutes... Elle déclare à la presse que... vous êtes... êtes... Oh non, je ne peux pas dire ça !

- Karin !

- Très bien. Elle dira que vous êtes un mauvais coup ! ». Ma secrétaire s'enfuit me laissant complètement hébété. Oh la saloperie !


J'étais énervée, non furieuse, ou hystérique devaient penser les braves gens que j'avais croisés dans la rue ! Ce gars avait osé contacter mon employeur et demander ma démission sans mon accord. Cela faisait bien deux heures que j'essayai de le joindre sans succès et ce fumier avait même éteint son téléphone. Mais c'était bien fâcheux pour lui, j'avais un allié dans la place. J'avais donc demandé à Naruto le numéro de son secrétariat. La demoiselle avait été très polie, et moi... assez grossière. Pas le choix, je devais le faire réagir et quoi de plus efficace que d'attaquer le point sensible de tout homme : sa virilité. Je guettais nerveusement mon portable posé sur la petite table d'un café. Un serveur s'approcha de moi.

« Vous voulez autre chose ?

- Donnez-moi quelque chose de plus fort... Un cappuccino serait parfait ! ».

Il me regarda, moqueur. Bah quoi, passer d'un chocolat viennois à du café, pour moi c'était quelque chose ! Et puis il était trop tôt pour boire de l'alcool. Plus que deux minutes, mon « fiancé » avait tout intérêt à rappeler, en même temps c'était du bluff, mais j'espérais qu'il serait trop choqué pour réfléchir. Une minute... ça sentait le roussi. David Guetta résonna dans la salle. C'était moi ! Je me raclai la gorge et pris le ton le plus confiant possible.

« Oui, chéri.

- Vous ! Ah, il avait l'air passablement sur les nerfs. Ne me menacez plus, jamais !

- Calme toi mon canard en sucre ».

Je cachai ensuite le combiné avec ma main et chuchotai pour ne pas faire profiter tout le restaurant de notre conversation qui s'annonçait houleuse.

« Et vous, vous n'avez aucunement le droit de dicter ma conduite, répliquai-je sur le même ton. Il émit un ricanement sarcastique qui ne me plut guère.

- Le contrat.

- Quoi ?

- Lisez le contrat ! Maintenant la prochaine fois que vous me dérangez pour ce genre de broutille en me faisant du chantage, je m'arrangerai pour que vous ne puissiez plus faire un pas dehors sans une horde de journalistes sur vos talons, je vous aurais prévenue.

- Hey, c'est vous qui me menacez maintenant ?! jetai-je exaspérée, ma bonne intention dura peu de temps, les plus proches clients me lançaient des regards agacés.

- Il semblerait que vous ne compreniez que ça ! ».La colère disparut de sa voix, mais pas son autorité naturelle.

« Soyez disponible ce week-end, je demanderai à ma secrétaire de vous envoyer les détails ».

Sans même un au revoir, il raccrocha. Encore une fois, il avait le dernier mot. Mais je restais assez fière de moi, j'avais obtenu de lui qu'il me rappelle, pas mal non? Que devais-je faire maintenant ? Ah oui, lire ce fameux contrat. Une dizaine de feuilles que je n'avais pas la moindre envie de déchiffrer, seulement si je voulais pouvoir me battre à armes égales, je devais connaître toutes les règles du jeu.

Je passai les vingt minutes suivantes à me prendre la tête entre les mains et à vouloir m'arracher les cheveux. Certains de mes cris ont alerté de nouveau des clients venus se détendre, auprès desquels je m'empressai de m'excuser. Je décidai de quitter les lieux et de m'entretenir avec l'instigateur de mes malheurs. Je lui écrivis donc un message :

« Naruto, il faut qu'on parle !

Sakura - »

« Oulà ! T'as pas l'air contente...

Je vais te faire découvrir quelque chose,

je passe te prendre vers 20h. Bisous !

Naruto - »


Ma meilleure amie avait l'air remonté, que s'était-il donc passé... ? Je me posais la question tout en sachant pertinemment que cela devait concerner sa nouvelle relation de « travail ». Sasuke ne devait pas être très tendre avec elle, c'était après tout un homme d'affaires redouté et redoutable. J'étais pour autant persuadé qu'elle n'était pas en reste non plus, elle pouvait être une véritable peste quand elle s'y mettait. Il faudrait que j'appelle aussi Sasuke pour savoir comment il s'en sortait.

De mon côté, je m'étais rapproché de Ten-Ten, avec laquelle je déjeunais de temps à autre, et grâce à qui j'avais obtenu une opportunité en or pour aborder la femme qui hantait mes nuits. Cependant, maintenant que j'avais le feu vert de mon patron, ma belle assurance m'avait abandonné. Je ne cessais de me demander si tout cela n'était pas finalement un prétexte pour me mettre à distance, si en fait, elle ne s'intéressait pas du tout à moi... Mais je n'avais pas fait tout ça pour rien, et surtout, Sakura ne me pardonnerait pas de lui avoir forcé la main, sans obtenir de résultat... je craignais un peu sa réaction quand elle saurait qui avait provoqué tout ça... Le plus tard serait le mieux ! Je ne tenais pas à finir sur un lit d'hôpital !

On était donc vendredi, et le nombre d'occasions de parler à Hinata diminuait considérablement à mesure que le temps s'écoulait. À la guerre comme à la guerre, si le destin ne me faisait pas de cadeau, c'était à moi d'agir. Après m'être assuré que Shikamaru dormait profondément, enfoncé dans son fauteuil de luxe ultra confortable, je pris un post-it pour le prévenir tout de même de l'endroit où il pourrait me trouver en cas de besoin. Plus j'approchai du bureau de la directrice des ressources humaines, plus mon pas ralentissait. Je frottai mes mains sur mon pantalon, devenues moites avec l'appréhension, et desserrai un peu ma cravate qui m'empêchait de respirer convenablement. J'étais à peine à deux mètres de mon objectif, qu'un homme sortit de la pièce, l'air satisfait et charmé, une chaleur subite m'envahit et j'en reconnus aisément la cause.

La jalousie succéda bien vite à la colère, car ma belle Hinata battait ouvertement des cils et gloussait aux remarques certainement inintéressantes de l'autre abruti! Je devais dégager des ondes négatives très puissantes car ils se retournèrent d'un bloc vers moi.

« Naruto ? Tu voulais quelque chose ? » m'interrogea Hinata. La gorge coincée par toutes ces émotions, je ne fis qu'esquisser un sourire qui ressemblait plus à une grimace. L'intrus s'excusa et nous laissa, mais sans oublier de...Quoi ?! Non mais, il veut mourir ce type ! Il lui fait la bise, et puis quoi encore !

« À ce soir ! » conclut-elle. C'en était trop pour mon cœur, et je perdis tout contrôle. Agrippant fermement le bras de ma collègue, je l'entraînai dans son bureau dont je fis claquer la porte.

« Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Tu me fais mal ! s'écria-t-elle. Ses yeux reflétaient de la crainte, ce qui me fit vite reprendre mes esprits.

- Je... je suis désolé, je ne sais pas ce qui m'a pris. Je le savais très bien au contraire. Ce gars, tu sors avec lui ce soir...

- Oui, en effet, répondit-elle puis comme pour ajouter à mon malheur, précisa, il s'agit de mon...

- Il a l'air de te rendre heureuse.

- Naruto.

- Je comprends, ne t'inquiète pas je ne t'embêterai plus. Désolé d'avoir été aussi collant ». Sans un regard, je tournai les talons.


Le voilà qui s'enfuyait! Mon cœur se serra, c'était un malentendu. Je devais à tout prix le retenir.

« Naruto ! Écoute moi s'il-te-plaît ». Il me fit de nouveau face. Je voyais ses poings se contracter, la déception déformait ses traits.

« Cet homme...

- C'est ton nouveau copain, c'est bon, pas besoin de m'faire un dessin ».

Je n'allais jamais parvenir à le lui dire s'il continuait à me couper la parole.

« Tu aurais dû commencer par là plutôt que de me donner des explications bidons ».

Injuste ! Ses mots me faisaient mal. C'est de cette façon qu'il me voyait ? Une menteuse, une manipulatrice.

« Mon frère, Naruto, c'est mon frère », proclamai-je. Cela eu l'effet d'une douche froide. Les yeux de Naruto sortaient de leurs orbites et ses épaules s'affaissèrent. Pour une fois, sa célèbre répartie lui faisait défaut. Quand soudain, il fut pris d'éclats de rire lui mettant les larmes au yeux. Que cela signifiait-il ? Se moquait-il de moi ?


Son frère ? Comment avais-je pu être autant aveuglé par mes émotions. À vrai dire, il y avait bien une ressemblance, mais toute logique m'avait quitté et mon instinct avait prit le dessus. Mes rires cessèrent rapidement quand je lus dans le regard de ma collègue de l'incompréhension, et presque du dégoût. Je ne le connaissais que trop, ce regard, et ne pouvais le supporter de sa part. Je me fis tout de même violence, pour lui expliquer mon comportement.

« Je suis soulagé, tu peux pas savoir ! dis-je la regardant tendrement. Je sais que tu es incapable de faire du mal à quelqu'un sciemment, c'est juste que... La jalousie a eu raison de moi, ne m'en veux pas s'il-te-plaît, je ne m'en remettrai pas. À son tour d'avoir le sifflet coupé.

- Tu... jaloux ?

- Dois-je vraiment répéter ce que je te dis depuis que l'on s'est vus la première fois ?».

Elle rougit, et répondit : « Non, je sais moi aussi, que tu ne me mentirais pas.

- Sasuke m'a donné sa permission, mais c'est à toi que revient le dernier mot. Tu veux bien accompagner un pauvre gars au restaurant ? Tu le sauverais d'une solitude certaine.

- En gros, je ferais une bonne action en acceptant, c'est ça ? ».

Elle rentrait dans mon jeu et son regard pétillait de malice, toutes traces de chagrin avaient disparu. « Je serais certainement maudite si je refusais, ce serait... inhumain !

- Tout à fait ! Alors ?

- Ma conscience m'oblige à dire oui.

- Seulement ta conscience ? ». Son rire aussi doux qu'un chant d'oiseau accéléra les battements de mon cœur.

« C'est encore trop tôt pour le dire, tu devras t'en contenter pour l'instant.

- C'est de bonne guerre. Je passe te prendre ou... ?

- Je viendrai en taxi, je n'habite pas la porte à côté.

- Comme tu veux ! Si tu changes d'avis... Voici mon numéro de portable ».

Un silence embarrassant s'installa. « Bon, je te laisse travailler, encore désolé. Aïe ! ».

En me retournant je m'étais cogné contre la poignet de la porte, ce qui fit sourire ma belle. « À demain, Hinata.

- À demain, Naruto. »


Dépêche-toi Sakura! Le début de soirée approchait et je devais encore me préparer avant que Naruto ne vienne me chercher. Je délaissai donc mes recherches, finis ma tisane et pris une douche revigorante. Je n'avais aucune idée de l'endroit dans lequel mon meilleur ami comptait m'emmener, ça ne lui ressemblait pas d'ailleurs, de changer ses habitudes.

Il est vrai que j'avais été trop obnubilée par ce qui se passait dans ma vie cette semaine, pour vraiment m'intéresser à celle de Naruto, j'eus un peu honte de mon comportement. J'essayerai de ne pas lui sauter à la gorge dès le début comme j'en avais eu l'intention.

Une fois vêtue d'un jean foncé confortable, d'un débardeur jaune poussin et d'une paire de ballerines noires, je m'assis dans le canapé en attendant que Naruto me prévienne de son arrivée, tout en sachant pertinemment qu'il aurait quinze minutes de retard. Pourtant à l'heure dite, trois sonneries m'avertirent de la présence de mon ami au pied de l'immeuble. Attrapant ma veste et le dossier, je descendis rapidement pour ne pas faire trop attendre mon chauffeur. Celui-ci avait l'air de très bonne humeur, ce qui apaisa quelque peu la mienne. Nous n'allâmes pas très loin, dans le centre ville en fait, et tout près du travail de Naruto et donc, de celui dont j'abhorre le nom. Rien que de penser à lui, mon esprit s'échauffa. Le lieu était splendide et bondé. Allait-on pouvoir s'asseoir ?

« Depuis quand tu fréquentes ce genre d'endroit ? le questionnai-je amusée.

- Depuis que tu n'es plus ma seule amie, répliqua-t-il en me tirant la langue. La secrétaire, dont je t'ai parlé, m'a emmené ici et je me suis tout suite dit que tu adorerais y venir. Alors je lui ai demandé de réserver une table pour moi, quand tu m'as écrit ».

Une serveuse très distinguée, habillée du fameux yukata nous guida jusqu'à un alcôve, nous isolant du reste des clients.

« Je vois qu'elle m'a pris son emplacement habituel.

- Cette secrétaire, c'est la fille qui t'intéresse ?

- Pas du tout ! Enfin, elle est jolie hein, mais non, Hinata est la DRH de l'entreprise. Ten-Ten est juste une amie qui m'a aidé à sa manière.

- Hé ben, tu ne fais jamais les choses à moitié ! » soupirai-je.

Naruto avait toujours eu beaucoup d'ambition, et il fallait lui reconnaître un don de persuasion très efficace.

« Naruto, je sais que tu la feras craquer d'une façon ou d'une autre mais, tu ne peux pas forcer les gens à ressentir la même chose que toi, alors prends le temps de l'écouter et de la sonder.

- Ne t'en fais pas. Je ne suis plus le gamin insouciant que j'étais... je me suis promis que l'histoire ne se répèterait pas ».

Il avait baissé son regard, se remémorant certainement cet épisode peu glorieux de son adolescence. Nous faisons tous des erreurs, mais il n'arrivait pas à se pardonner celle-ci. « Hinata... est vraiment une femme exceptionnelle, et je n'ai jamais ressenti ça pour quelqu'un d'autre !

- Ça quoi ? demandai-je. J'avais ma petite idée sur la question, toutefois je voulais l'entendre de sa bouche.

« Ça ! insista-t-il en me désignant vaguement son abdomen. Quand je la vois ou pense à elle, c'est-à-dire, chaque seconde qui passe, j'ai le cœur qui bat plus vite, je crois que je devrais d'ailleurs prendre rendez-vous chez un cardiologue, je transpire, alors que tu sais que ça ne m'arrive que lorsque je fais des heures de sport, j'ai chaud mais alors comme si je me trouvais au-dessus d'un volcan en activité... ».

Impossible de l'arrêter. Il semblerait que cette jeune fille soit une vraie ensorceleuse. Il fallait absolument que je la rencontre. En tout cas, son interminable tirade me confirma le degré de sévérité de son cas: il était fortement entiché de sa collègue, mon diagnostic était sans appel.

« Je suis heureuse pour toi, le coupai-je dans son élan, il fallait bien que tu me dépasses un jour, le taquinai-je. Il me fixait, l'air dubitatif. Tu es amoureux Naruto, et ce sera à moi de te demander des conseils maintenant, c'est le monde à l'envers ! ».

Je l'observai pendant quelques minutes, le temps que mes paroles atteignent son esprit engourdi, puis il m'adressa le plus franc et le plus communicatif des sourires. C'était ma manière de le féliciter et il le comprit.

« J'ai ta permission alors. Mais tu ne me reprocheras pas plus tard de t'avoir laissée sur le côté, n'est-ce-pas ? Pas de crises de jalousie ?

- Mais pour qui tu me prends ! articulai-je faussement offusquée. Ce sera très difficile de te partager mais je n'aurai pas le choix. Trêve de plaisanterie, si je devais te reprocher quelque chose un jour, ce serait plutôt d'avoir laissé passer ta chance avec une personne qui m'a l'air incroyablement parfaite... Tu es sûre qu'elle n'existe pas que dans ta tête ? Ah, mais arrête ! ».

Il venait de m'ébouriffer gentiment les cheveux. Calmée, je repris mon sérieux et poursuivis ma pensée : « et puis étant donné la situation dans laquelle je suis embourbée je ne risque pas de m'ennuyer, même sans toi ! ».

Ah voilà ! On en revenait à l'objet de notre sortie. Je posai devant lui le contrat que m'avait fait judicieusement signer Sasuke.

« Qu'est-ce que c'est ?

- D'après toi ». Je lui avais mal parlé mais c'était à cet instant plus fort que moi. Il s'empara du dossier et commença à le lire.


J'étais très intrigué par ce qu'avait bien pu rédiger l'avocat hors de prix de mon ancien camarade, et surtout connaître les raisons de l'agitation extrême de Sakura. Sous le regard impatient et contrarié de celle-ci, je lus en diagonal les différents feuillets m'attardant sur certains passages :

Par la présente, je soussignée, HARUNO Sakura, atteste travailler

pour le compte exclusif de Monsieur UCHIHA Sasuke.

Je devrais donc abandonner toute autre activité professionnelle

pouvant entraver le bon fonctionnement de cette nouvelle collaboration.

Je devrais me rendre disponible à toute heure de la journée et de la nuit, même durant les vacances scolaires.

Il vous sera accordé des jours de repos, en fonction de vos propres obligations, familiales, estudiantines ou sanitaires.

Afin de mener à bien cette mission, je devrai arrêter momentanément toute relation privilégiée avec le sexe opposé, autre que Monsieur UCHIHA et les membres de ma famille.

Les conditions de cette collaboration et la situation de votre employeur ne devront en aucun cas être dévoilées, toute fuite d'informations, dont l'instigateur n'aura pas été trouvé, vous sera imputée.

Je m'engage à respecter les termes de ce contrat sous peine de verser des dommages et intérêts.

« Tu crois que ça signifie qu'on ne pourra pas se voir ? ». Elle me regarda furibonde.

« Ce n'est pas vraiment ce qui m'inquiète le plus, honnêtement, car je te considère comme de la famille. Mais tu as vu ! Il me traite comme une...

- Une partenaire particulière ?

- Une domestique !

- Ça reste un métier honorable.

- J'étais censée rendre un service, pas devenir une esclave consentante ! Pourquoi n'ai-je pas pris le temps de lire ce truc avant ! ». Je reconnais qu'il y va un peu fort. « De plus, il me demande d'endosser des responsabilités que je n'ai jamais demandées ! ». En même temps, il est obligé de se protéger.

- Il t'a plutôt bien cernée !

- Je n'ai pas le droit de fréquenter d'autres hommes... et si mon prince charmant se présentait, tu y as pensé ?

- Et si c'était lui ton prince charmant, tu y as pensé ? rétorquai-je voulant détendre l'atmosphère. Je récoltai un regard glacial. Admets-le ma belle, tu aurais tout fait pour essayer de tout concilier et ça lui aurait porté préjudice.

- Tu es dans quel camp Uzumaki ! » dans le mien, pensai-je très fort. Quand elle m'appelle par mon nom de famille, c'est mauvais signe. Je me devais de lui faire entendre raison.

« Dans aucun camp, je tente de rester objectif. Sasuke a vraiment besoin de toi, je pense que tu l'as compris, mais vous ne vous connaissez pas bien et il doit se protéger... Il n'est pas seulement responsable de lui-même, il doit penser à tous ses employés, car s'il échoue, cela engendrera indéniablement une restructuration de l'entreprise ». Je voyais dans sa posture qu'elle redescendait de ses grands chevaux, mais restait sur la défensive.

« Mouais... C'est pas un saint non plus !

- Je reconnais que ses manières de faire sont... drastiques, mais au moins c'est efficace et de toute façon le résultat aurait été le même, non ?

- Je déteste être mise devant le fait accompli, et tu le sais très bien ! Tant qu'il agira comme ça avec moi, ça ne risque pas de coller.

- Dis-le lui ! C'est si difficile que ça de prendre quelques heures pour apprendre à vous connaître ?

- Sans qu'il y ait de blessé à la fin ? Je suis désolée mais c'est plus fort que moi, dès que je le vois ou que j'entends parler de lui, j'ai les poils qui se hérissent et une irrépressible colère s'empare de moi. C'est physique !

- Sakura ! Tu me promets de ne pas faire tout foirer, je te signale que mon job est aussi en jeu.

- Je veux bien m'engager à respecter à la lettre ce qui est stipulé dans ce contrat, ni plus, ni moins. Mais ne t'attends pas à ce qu'on devienne les meilleurs amis du monde.

- Je crois que pour le moment, c'est déjà pas mal venant de ta part ».

Pauvre Sasuke, il va en voir des vertes et des pas mûres avec elle!


Il me veut docile, conciliante, aimante, corvéable à merci ? Je serai tout ce qu'il souhaite et même plus encore, je lui réserve une surprise à ma façon. Sasuke tu ne pourras plus me souffrir et pour autant tu ne pourras rien me reprocher. Que le jeu commence !

PS: J'ai essayé de faire de plus grands sauts de ligne pour les changements de points de vue, ça ne marchait pas lors de la première publication, donc j'ai tracé une ligne. Dites-moi si ça vous aide ou pas?

J'espère que la lecture vous a plu, à bientôoooooot! À vos plumes!

Kimi