Hey ! bon contrairement aux autres tomes je n'ai pas de fait de commentaires à chaque début de chapitre mais ... Je me sens seule du coup. Je ne sais pas si cette suite vous plait ou pas. Je ne sais pas si je dois continuer ou stopper le massacre. Faites moi un signe !
La vie est un rêve, fais en une réalité, Mère Theresa
Chapitre 7 : Atlantis.
Le soleil matinal commençait à lui brûler la peau. Il devait s'approcher du zénith alors que les jambes d'Angéla commençaient à être lourdes. D'habitude, elle était accompagnée par Anéa pour son jogging matinal. Angéla s'occupait de la remise en forme d'Anéa alors que cette dernière lui apprenait à contrôler son pouvoir. Cette fois-ci, Angéla s'était réveillée plus tôt pour être seule. Elle avait senti qu'Anéa était troublée et qu'elle avait eu une nuit agitée. Le sable commençait aussi à être chaud. Elle gravit une dune de sable de quelques mètres de hauteur et fit une pause une fois là haut pour admirer la vue.
Elle admira l'horizon alors qu'elle s'assit face à l'océan, ignorant la chaleur du sable lui brûlant la peau. Alors que la fatigue s'installa, son esprit se laissa aller à divaguer. Son rythme respiratoire se stabilisa, son cœur suivit. Bien sûr, elle avait ressenti les émotions d'Anéa cette nuit-là. Ces dernières lui trottaient dans la tête. Anéa ne prenait pas la peine de cacher ses émotions, ni bloquer son esprit.
Durant cette soirée, Angéla s'était d'abord assurée que tout allait bien pour Anéa car elle avait détecté une grande détresse. Puis elle avait laissé l'Ancienne affrontée ses sentiments. Depuis elle était restée à l'écart. Mais maintenant, elle ne pouvait plus ignorer cette détresse et sa tristesse. Cette tristesse avait persisté ce matin. Toute fois, Angéla ne pouvait pas intervenir n'importe comment, elle devait le faire de manière réfléchie.
Elle analysa alors la situation. Le lien avec l'esprit d'Anéa était confus donc elle devait trier les informations reçues. De plus, l'esprit lantien était très complexe, surtout celui d'Anéa. Angéla s'était entraînée à lire dans l'esprit de certains animaux. Elle savait qu'elle pouvait déjà lire dans celui de certaines personnes car dans certaines conditions, elle pouvait capter chez certains individus des émotions et des suggestions. S'entraîner sur Anéa avait été complexe car son esprit ne se contentait pas de penser à une seule idée mais à des multitudes.
Angéla se vida l'esprit. Le sable autour d'elle commença à vibrer. Elle se remémora les leçons d'Anéa. Des grains de sables roulèrent et s'agglomérèrent entre eux autour de son corps. Certains grains essayaient d'échapper à son contrôle en roulant à l'opposé. Son esprit se vidait, les souvenirs d'Anéa revinrent à la surface. Les leçons d'Anéa lui avaient permis d'analyser ses pensées captées et de comprendre ses propres terreurs nocturnes. L'image qui revenait à répétition était un visage d'homme. Elle comprit que cet homme était quelqu'un d'important pour Anéa : Astyan. Pas celui qu'Angéla connaissait mais l'amour perdu d'Anéa. Un amour qu'elle avait cru perdu à jamais. C'était donc normal qu'elle soit aussi perturbée.
Angéla avait tout de suite compris que ce n'était pas un cauchemar ni un rêve mais plutôt une vision. Angéla se demandait alors si certains Anciens avaient des dons pour prédire l'avenir ou des dons de voyance. Etait-ce le cas d'Anéa ? Les Premiers avaient de grands pouvoirs mais étaient plutôt disposés à contrôler les éléments. L'expertise de Daniel lui manquait beaucoup, lui aussi. Elle soupira. Comment allait-elle dire à Anéa que les images étaient réelles ? Le savait-elle ? Y croyait-elle ? Angéla devait-elle se fier à ses instincts ? Angéla en doutait car Anéa aurait réagi immédiatement.
...
Angéla franchit le seuil des doubles fenêtres. Elle était en sueur et ses abducteurs étaient très douloureux. Elle s'arrêta sur le seuil. Elle ne s'était jamais demandée comment cette maison moderne avait pu être construite sur une planète déserte sans population. C'était une maison qui ressemblait beaucoup à une bâtisse qu'elle connaissait. Elle y avait vécu pendant quelques temps à Hawaii. Anéa avait-elle puisé dans le passé d'Angéla pour s'inspirer sur la construction de la maison ? Puis son regard s'arrêta sur Anéa alors qu'elle se posait des questions. Cette dernière était en train de découper des oranges. Elle se demandait maintenant où elle s'était procurée ces fruits. En même temps, elle assemblait différents éléments sur un autre plan de travail. Angéla observa le travail d'Anéa. Cette dernière était en train de construire un presse-agrume avec son esprit. Avait-elle fait de même avec la maison ? se redemanda-t-elle ?
Elle allait regarder son environnement autrement maintenant. L'esprit d'Anéa était tout le temps occupé, elle ne cessait de construire des choses.
- Tu es partie tôt ce matin, lui reprocha Anéa sans la regarder.
Est ce qu'elle lui en voulait d'être partie seule ? Sans elle ?
- Je n'arrivais pas à dormir, mentit Angéla.
Anéa arrêta son geste pour la regarder. Angéla savait qu'elle cherchait à sonder son esprit et voir la vérité. Mais comme à chaque fois, l'Ancienne échoua. Contrairement à elle, Angéla avait scellé son esprit à toute intrusion.
- Je me demandais comment cette maison... Comment fais-tu ceci ? demanda Angéla.
- Je fabrique avec mon esprit. Je fabrique moi-même les matériaux. J'ai appris 6375 notices et modes d'emploi sur Terre pour m'aider à les construire.
- 63... Quoi ! Tu construis tout de mémoire et en créant...
- Les matériaux à partir de notre environnement et de simples atomes. J'associe ses atomes, fusionnent, séparent et cetera, finit Anéa. Je connais le mécanisme de la machine et je les comprends. Donc je peux le reproduire.
- Et ça c'est quoi ? montra Angéla.
Elle montra deux flacons avec des pistons et un soufflet.
- Je ne sais pas, celui-là je n'avais pas les schémas de construction. Je l'ai créé à partir d'une photo. Je le trouvais jolie comme décoration.
- Et tu ne connais pas son utilité ?
- Non, j'ai créé juste l'extérieur. L'intérieur est vide car je ne savais pas quoi construire. Je sais juste qu'il y avait des précautions d'emploi datant de 1831.
- 1831 !... Tu as crée un vieil objet. Anéa, nous sommes en 2015 !
- C'est jolie, conclut Anéa, en haussant les épaules.
Angéla regarda l'objet avec plus de curiosité. Elle lut l'étiquette : « Pulvérisateur aérosol ».
- Tu as dit que tu avais tout vu, reprit Anéa, revenant au sujet.
Angéla s'approcha et s'installa sur un des tabourets en face d'elle. Elle saisit une orange.
- Cette nuit, précisa Anéa voyant qu'Angéla ne répondait pas.
Elle parlait de la vision. Elle reprit sa cuisine et attendit avec patience qu'Angéla se décide à répondre.
- Oui, moi aussi j'ai ressenti la douleur, avoua Angéla, après un moment.
Elle ne parla pas de la tristesse. Elle éplucha l'orange.
- Je suis désolée. Je devrais mieux bloquer mon esprit. Tu as assez de soucis et je n'ai pas à t'infliger mes problèmes de sommeil. Elle attira le nouveau presse-agrume vers elle et commença à presser les fruits prédécoupés.
- Je ne pense pas ... que ce soit juste un rêve, hésita Angéla.
- Que veux tu dire ? questionna Anéa en levant un sourcil.
Elle la fixait du regard alors qu'Anéa recueillit le jus dans un verre et le tendit à Angéla.
- Daniel m'a parlé d'oracle une fois et de tablettes prédisant des événements futurs...
Angéla but et tendit une orange qu'elle avait épluché. Elle savait qu'elle devait être prudente et elle tatonnait.
- Certains Anciens pouvaient voir... des choses, confirma Anéa, mais elle ne voyait pas où les pensées de son amie voulaient les emmener.
Elle ne comprenait pas le lien.
- Ce n'est pas une prédiction. Je n'ai pas ce don. Je ne l'ai jamais eu sauf pour prévenir une tempête... reprit Anéa. Mais cela peut s'expliquer avec les changements de pression...
- Mais tu avais un lien particulier avec Astyan, n'est ce pas ? coupa Angéla.
Anéa semblait pensive alors qu'elle remit l'appareil en route.
- Je pouvais parler avec lui à distance, avoua Anéa. Nous étions étroitement liés comme avec mes frères et soeurs.
- Et ressentir ? demanda Angéla.
- Bien sûr !
Elle avait ressenti la disparition de sa moitié et le vide qui avait suivi.
- Ecoutes, la douleur était bien réelle et ce n'était pas la tienne, reprit Angéla.
- Tu penses que j'ai eu une vision d'Astyan et qu'elle était bien réelle.
- Oui, tu l'as vraiment vu... Astyan et je pense que tu es capable de le localiser, conclut Angéla.
Un silence lourd s'installa. En réalité, c'était une certitude. Maintenant qu'elle l'avait dit à voix haute, elle en était certaine. Et son instinct ne la trompait jamais. Anéa la fixait du regard.
-Peut-être, chuchota Anéa.
...
Les bougies brûlaient depuis un certain moment. Anéa était assise en tailleur, juste en face d'Angéla. Anéa fermait les yeux, pas Angéla. Cette dernière fixait l'Ancienne. Angéla n'avait pas besoin d'autant de préparation pour vider son esprit. Angéla essaya de sentir l'esprit d'Anéa mais cette fois-ci, il était imperméable à toute intrusion extérieure. Anéa ne laissait aucun sentiment filtré. Si Angéla le voulait, elle aurait pu insister et franchir les barrières mentales d'Anéa. Mais elle avait décidé de respecter le silence mental et elle ne devait pas la déragner. Angéla savait qu'Anéa avait réussi à vider son esprit. L'Atlante commença à étendre ses perceptions vers l'espace. Cette dernière était à la recherche d'Astyan. Angéla avait réussi à la convaincre d'essayer. Anéa rouvrit les yeux.
- Alors ? demanda Angéla qui ne supportait pas ce silence prolongé ainsi que l'attente interminable.
- Je pense l'avoir trouvé, souffla Anéa, n'y croyant toujours pas.
Elle pensait surprise de sa réponse.
- Bien.
Angéla se leva et se dirigea vers sa chambre pour se coucher.
- Que fais-tu ?
- Ce soir... On ne peut rien faire mais demain... répondit Angéla.
- Nous partons, comprit Anéa en baissant la tête pour la remercier.
Car elle savait que c'était difficile pour la jeune femme de quitter sa vie, encore une fois. Angéla l'avait déjà fait si souvent, même si cette planète n'était pas la sienne : elle avait pris un nouveau départ dans ce désert.
...
Le lendemain.
- Elles ne peuvent pas nous le prendre, ragea Jack, en tapotant nerveusement sur le bouton de l'ascenseur.
Comme si appuyer dessus comme un enragé allait accélérer sa venue.
- Elles ne nous demandent pas notre avis, remarqua Mitchell.
Ils n'étaient pas situés sous la base de la montagne mais une autre base plus loin. Jack avait reçu une alerte urgente et il avait réagi immédiatement en se déplaçant sur place. Il y avait un problème dans la zone de stockage des gros objets extraterrestres comme des vaisseaux aliens. Quand il avait écouté le rapport oral, Jack n'avait pas cru ce qu'il entendait. Jamais, il n'aurait pensé qu'ils se feraient attaquer ni braquer directement sur Terre. Et surtout pas par des supposées alliées.
La descente vers la zone concernée pouvait être longue surtout dans certains cas. Et c'était le cas aujourd'hui. La descente paraissait interminable.
- Quelle unité a-t-on sur place , Colonel ? demanda Jack.
- Pas grand chose, mon Général. Ce sont des scientifiques et des techniciens pour la plupart, rappela Mitchell.
- Daniel ?
- Non, il n'est pas présent. Il est à la base. Et il ne sera pas le bon négociateur, cette fois-ci, remarqua Mitchell.
- C'était mon cadeau, jura Jack entre ses dents.
Mitchell le regarda avec le sourire. Jack parlait bien sûr du vaisseau baptisé Espoir, offert par les Asgards. Donc c'était un cadeau très précieux, depuis leur disparition. Ils arrivèrent enfin à destination. Jack sortit immédiatement son arme et la tint contre sa cuisse, prêt à l'emploi avant même l'ouverture des portes de l'ascenseur.
Les portes s'ouvrirent enfin. C'était un chaos calme. Des débuts d'incendies avaient commencé un peu partout. Des scientifiques étaient prostrés un peu partout, caché derrière des tables, caisses... Quelques soldats tenaient en joue le vaisseau Espoir, immobiles et dans le calme. Jack ne demanda pas un rapport, il se plaça à côté de ses paires. Il comprit rapidement la situation d'un coup d'œil. Puis un ara les survola, suivit d'un autre oiseau blanc.
- Est ce nécessaire ? demanda Mitchell qui n'avait pas encore sorti son arme. Ce sont nos amis, rappela le militaire.
- Les amis ne se volent pas entre eux, marmonna Jack entre ses dents.
Il était fou furieux. Sa fureur était juste devant ses yeux, l'objet de l'alerte rouge : Anéa et Angéla étaient dans le vaisseau offert par les Asguards. Elles étaient en train de le voler.
- Arrêter immédiatement, ordonna Jack en essayant de rester calme et de ne pas hurler.
- Général O'Neill, salua Anéa avec le sourire.
Sa voix résonnait dans tout le hangar, pourtant ils n'auraient pas dû l'entendre.
- Contente de vous revoir. Vous êtes en forme, poursuivit l'Ancienne.
- Je ne connais pas votre plan mais vous devez cesser immédiatement... Angéla, il faut cesser...
Angéla regarda Anéa. Elle se dirigea ensuite vers la console sur sa droite, l'ignorant. Contrairement à Anéa, elle ne pouvait pas communiquer en projetant sa voix.
- Désolé, Jack mais une morte ne peut plus obéir à un ordre de l'Armée. Nous devons... Anéa a besoin d'effectuer un petite voyage... Puis c'est son vaisseau.
Elle avait utilisé les hauts parleur de la base.
- Ben voyons, c'est facile, râla Jack. Mais on en a besoin.
- Les Oriis n'existent plus, intervint Anéa. Si vous restez tranquille tout devrait bien se dérouler. Puis ce vaisseau m'appartient.
- Vrai mais...
- Et je ne vous ai rien demandé contre mon intervention, coupa Anéa. Je vous promets de vous le ramener sans égratignures.
Puis les moteurs se mirent en route, faisant envoler deux autres oiseaux.
- Vous ne pourrez jamais sortir d'ici, annonça Jack.
- Si vous parlez de la porte de sortie, Angéla a déjà contourné le pare-feu et déprogramme vos codes de sécurité. Même si j'aurai pu faire exploser la porte de l'hangar mais elle m'a conseillé de faire le moins de dégâts possibles.
- Oh c'est gentil, remarqua Jack avec ironie.
- Je pourrai aussi nous téléporter directement dans l'espace, reprit Anéa.
Angéla arrêta sa tâche et regarda avec fureur sa voisine.
- Génial, marmonna Jack.
Seul Mitchell juste à côté l'entendit.
En gros, ils seraient impuissants. Si Anéa voulait prendre le vaisseau, personne ne pourrait l'en empêcher.
- Vous ne pouvez pas partir en plein jour !
Jack tentait de les dissuader et de les ralentir par tous les moyens.
- Peut-être... Que dirait votre peuple s'il voyait un vaisseau inconnu volé au dessus de leur tête ? réfléchit Anéa.
- Il n'y aura aucun problème, promit Angéla. N'est ce pas ?
Anéa haussa les épaules, occupée à démarrer les différents programmes.
- Je pourrai nous rendre invisible, avoua Anéa.
- Vraiment ?
Jack regarda Mitchell. Lui aussi, il n'en avait jamais entendu parlé de l'occultation du vaisseau. L'ara rouge le frôla.
- Mais bordel, d'où sortent ses foutus oiseaux ? jura Jack.
...
Deux heures plus tôt.
Le soleil était levé depuis un moment. Angéla examina sa chambre. Son sac de voyage était sur le lit déjà fermé et plein. Elle lista mentalement son inventaire pour ne rien oublier. Anéa l'attendait déjà : à vrai dire, elle s'impatientait depuis son levée. Car elle n'avait rien à préparer. Angéla était là pour ça apparemment : organiser tous les détails et le matériel. Malgré son empressement, Anéa lui laissait prendre son temps, Angéla devait laisser encore sa vie derrière elle. Certes une vie qu'elle n'avait pas eu le temps de reconstruire, mais quant même. Elle souffla, saisit son sac de voyage et quitta sa chambre. Anéa l'accueillit avec le sourire.
- Voilà, je suis prête.
Anéa baissa légèrement la tête en signe de reconnaissance.
- Comment allons-nous y prendre ? demanda Angéla.
- Je nous téléporte sur Terre puis on peaufine le plan sur place.
- Car il y en as un ? interrogea Angéla.
- Bien sûr.
- Un autre que foncer dans le tas ? demanda Angéla, mais le silence s'installa. J'aurai dû m'en douter.
- On verra à ce moment-là, répéta Anéa, certaine de son plan.
- Il faut avoir un plan, tu veux voler un vaisseau en pleine journée, remarqua Angéla.
- Ce n'est qu'un détail !
- On devrait demander de l'aide au SGC
- Non.
- Ok et pour le transport ?
- On se téléporte directement.
- Est-ce douloureux ?
- Non, répondit Anéa patiente. Je peux ?
Angéla acquiesçât.
Anéa lui saisit doucement la main alors que l'autre tenait son sac de voyage. Une lumière blanche commença à irradier du corps d'Anéa pour se propager autour des deux corps. Angéla ferma les yeux pour éviter de devenir aveugle. Quand elle les rouvrit, elle faillit basculer dans le vide. Heureusement, Anéa la retint avec force, solide sur ses pieds.
- Mais t'es malade ! hurla Angéla. Tu aurais pu nous téléporter n'importe où ! Un lieu plus sécurisé et tu choisis un pont pour me tuer !
- Il faut que je connaisse l'endroit pour me téléporter, se justifia Anéa.
- Tu connais que le pont de San Francisco ?! hurla-t-elle alors que le vent manqua de la renverser.
- Non mais c'est le seul endroit qui m'est venue à l'esprit, puis c'est le plus discret. Tu aurais préféré que nous apparaissames au milieu de la rue devant la foule. Puis c'est mon endroit préféré.
- Et tu crois que deux personnes sur un pont, ce soit discret. Et si on nous voit descendre ce pont, c'est discret ?
- Je n'y avais pas pensé, avoua Anéa en regardant en bas les voitures.
- En quoi c'est ton préféré ? Il y a mieux, remarqua Angéla.
- J'ai remarqué que tu t'isolais souvent sur des toits d'immeubles. Donc j'ai choisi le mien.
- Cela ne veut pas dire que j'aime...
- Tu aimes cette sensation de liberté...
- Mais il y a mieux, plus intéressant : la Tour Eiffel, Les grandes pyramides, la Statue de la Liberté... compta Angéla sur les doigts.
- C'est bon, j'ai compris.
Anéa lui prit la main à nouveau et la lumière les envahit encore.
Cette fois-ci, ils apparurent dans une forêt. L'air se bloqua dans les poumons d'Angéla.
- ça va ? demanda Anéa, inquiète. J'aurai dû te prévenir avant de ...
- Bien, coupa Angéla alors qu'elle reprenait son souffle.
Cette mission commençait mal et elle ne le sentait pas, enfin surtout son estomac vide.
- Nous sommes à 8 km de la base, lui informa Anéa.
- Bien, maintenant c'est quoi le plan ?
Angéla posa son sac au sol et l'ouvrit. Elle cherchait quelque chose.
- C'est le moment d'en avoir un, reprit Angéla en levant les yeux.
- Euh...
Elle se tourna.
- On s'approche le maximum et on repère les gardes. Le temps que tu pirates leurs systèmes de sécurité, proposa Anéa. Courir ?
- Alors heureusement que j'ai ramené... Ceci, montra Angéla.
C'était un téléphone portable.
- Un téléphone ?
- Ce n'est pas qu'un seul portable, informa Angéla. Je peux cracker tout système avec. Donc ce n'est pas qu'un portable.
Elle sortit aussi un fil avec plusieurs adaptateurs au bout.
- Il est encore tôt, on a moins d'une heure pour y parvenir, reprit Anéa.
- Il va falloir courir alors, comprit Angéla en enfilant son sac de voyage.
Puis elles se mirent à courir à un bon rythme. Angéla avait pris la tête de duo. Elle courrait apparemment plus vite et plus régulièrement. Elle survolait les obstacles sans ralentir. Anéa suivit tout de même sans difficulté. Les séances de jogging lui avaient fait du bien. Angéla sourit, elle était contente des résultats. Elle avait transformé physiquement l'atlante. Au bout d'un certain temps, Angéla ralentit. Anéa fit de même.
- Pas de pouvoir, tu as compris, dit Angéla en s'abaissant.
- Oui, je ne dois pas me faire remarquer. L'énergie que je dégagerais serait immédiatement détectable.
- Oui, et pas de blessés, insista Angéla, elle en avait déjà parlé.
Angéla fouillait encore son sac.
- On en endort juste.
Angéla lui tendit deux pistolets.
- Ce sont des fléchettes à effet presque immédiat, je dirais une seconde. Uses une flèche par personne, plus pourrait être dangereux en cas de problème cardiaque, lui informa Angéla.
- Tu vois on a un plan.
- J'ai un plan.
Elle se leva et continua le chemin suivi de l'Ancienne. Elle arriva à une barrière et des barbelés. Elles restèrent derrière des buissons. Angéla sortit son téléphone portable.
- Combien de temps tu as besoin ?
- Quelques secondes, répondit Angéla. Les caméras tourneront en boucle à partir de... maintenant.
- Combien de temps ?
- En temps normal j'aurai dit à l'infini mais ils sont doués, rappela Angéla.
- Allons-y.
Anéa prit les devants. Elle s'approcha de la barrière et l'étudia. Angéla la suivit puis prit son élan pour grimper et passer de l'autre côté. Angéla haussa les épaules alors qu'Anéa la regardait de l'autre côté du grillage, ne sachant pas quoi faire.
- Tu as reçu un entraînement, rappela Angéla.
- Ok mais je n'ai jamais su le faire sans mes pouvoirs... Quoi ? J'utilisais qu'une petite partie... juste pour améliorer mes performances.
- Tricheuse !
- C'est dans ma nature, j'utilise mes pouvoirs pour tout, remarqua Anéa.
- Bah maintenant débrouilles-toi.
Angéla lui tourna alors le dos et poursuivit son chemin, laissant Anéa seule de l'autre côté. Celle-ci regarda la barrière et le haut de celle-ci. Elle soupira. Elle ne pouvait pas utiliser son pouvoir pour ne pas se faire repérer. Elle devait trouver une solution.
Angéla avança à moitié baisser vers sa cible. Elle longeait les murs à toutes vitesses. De temps en temps, elle faisait une pause en se cachant derrières un mur, voiture... Elle avait réussi à éviter toutes les patrouilles. Elle ne s'inquiétait pas pour Anéa : elle allait trouver une solution pour la rejoindre. Il le fallait. Car tout reposait sur la présence de l'Ancienne. Après tout, Angéla faisait ça pour elle. Elle attendit une puis deux minutes quand elle sentit un souffle dans son cou.
- Tu en as mis du temps, lui reprocha Angéla.
- J'ai... dû courir et éviter des gardes, lui répondit Anéa.
- Bien suis-moi maintenant.
Angéla sortit de sa cachette, en restant à moitié baissée. Elle longea une porte puis s'arrêta. Elle regarda discrètement derrière le mur. Deux soldats armés attendaient devant une double porte.
- Que fait-on maintenant ? demanda Anéa excitée.
C'était la première fois qu'elle faisait ce genre de chose. Elle comprit alors que c'était une mission. Elle avait regardé Angéla avec admiration. Elle semblait tout contrôler avec une telle facilité. A vrai dire, elle prévoyait tout en avance.
Angéla sortit une pierre de sa poche et la lança. Anéa se demandait pourquoi. Puis elle comprit les deux soldats s'écartèrent de la porte pour aller dans la direction du bruit : coup classique. Elles furent étonnées que cette astuce marche encore. Ils furent bientôt hors de vue. Angéla attendit pourtant. Puis elle s'élança, Anéa comprit qu'elle devait la suivre. Angéla s'arrêta devant la porte et sortit un couteau de chasse.
- J'en ai pour quelques secondes, dit Angéla.
Anéa n'était pas rassurée, elle examinait les alentours, ayant peur que les soldats reviennent. Elles étaient trop exposées.
- C'est bon.
Angéla ouvrit doucement la porte, et lui intima de la suivre en silence. Elle referma la porte derrière elle.
- Pourquoi ? chuchota Anéa.
- On ne doit pas laisser de traces, rappela Angéla. Plus tard on connait nos intentions, mieux ce sera pour nous.
Puis elle se dirigea vers un ascenseur. Anéa s'avança et alla appuyer sur le bouton. Angéla l'empêcha.
- Ce ne sera pas discret.
Elle se servit à nouveau de son couteau de chasse et l'introduit entre les fentes des portes de l'ascenseur. Elle fit pression pour écarter les deux battants. Puis elle inséra ses doigts et les écarta totalement.
- J'ai programmé l'ascenseur pour qu'il monte légèrement jusqu'à notre position, lui apprit Angéla en chuchotant.
- Cool !
- Saute, l'invita Angéla.
Anéa regarda vers le bas. L'ascenseur était deux mètres plus bas.
- Tu es sûr ?
- Il n'y a personne dans l'ascenseur, on ne t'entendra pas. Dans 10 minutes, un scientifique va débarquer pour descendre pour commencer son travail. J'aimerai être déjà en position.
Puis Anéa se lança, elle sauta. Angéla sourit. Elle se cala sur le côté de la porte alors qu'Anéa se réceptionna. Un pied contre le mur et l'autre sur le rebord, elle referma les battants.
- C'est excitant ! dit Anéa, alors qu'Angéla la rejoignit.
Angéla haussa les épaules et s'accroupit. Anéa l'imita. Angéla regarda sa montre.
- Mon but était de te faire rentrer dans ce complexe, on y sera dans 15 min mais quelle est la suite ? lui demanda Angéla.
- Oh ce ne sera pas autant élaborer que toi...
- Et la discrétion ? demanda Angéla inquiète.
- Il n'y aura plus besoin. Je compte me débarrasser de tout le monde, nous téléporter à l'intérieur du vaisseau et ...
Elle mit à plat sa main et imita un avion qui décolle.
- Chouette. Ton plan est infaillible, ironisa Angéla.
- Brad Pitt ou Tom Cruise ?
- Pardon ?
- C'est un jeu pour faire passer le temps. Il faut choisir un des deux avec qui tu pourrais t'imaginer.
- Et le silence ?
- J'avais oublié, je n'ai pas l'habitude, s'excusa Anéa. Brad Pitt ou Tom Cruise, reprit Anéa en chuchotant.
Angéla la fusilla du regard. Mais elle comprit que si elle ne participait pas, l'Atlante allait perdre patiente. Elle n'avait pas l'habitude d'attendre sans rien faire.
- Pitt bien sûr, répondit Angéla alors qu'elle regardait son téléphone portable et qu'elle vérifiait les systèmes de sécurité.
- Cruise, dans les Missions Impossibles, il est incroyable. Tu aurais pu jouer dedans. Je me crois dans une de ces scènes.
- Dans Troie, Brad a un corps... magnifique même si ce n'est pas le sien et il est plutôt marrant dans Mr et Mrs Smith.
- Je ne les ai pas encore vus, à toi.
- Batman ou Wolverine.
- Miam... Wolverine sans hésiter, répondit Anéa.
- Batman, il est humain.
- Julia Roberts ou Angélina Jolie.
- Angélina, hésita Angéla.
- Complètement d'accord.
- Ok un dernier, Mitchell ou Daniel, proposa Angéla en la regardant.
Anéa ne répondit pas de suite, étonnée de la question. Elle se souvient de la fois où elle avait embrassé Mitchell se faisant passer pour Angéla. Cette dernière devait le savoir, elle voulait la tester.
Mais elle n'eut pas le temps de répondre alors que l'ascenseur commença à monter manquant de les déséquilibrer. Elle comprit pourquoi Angéla s'était mise accroupie. En réalité c'était aussi pour ne pas se faire écraser par le plafond car même accroupie, c'était tout juste.
Une fois arrivée en haut, l'ascenseur se stabilisa. Elles restèrent ainsi pendant quelques secondes. Puis l'ascenseur redescendit. Angéla fit comprendre à Anéa de garder le silence. La descente parut très longue.
D'un coup, l'ascenseur s'arrêta. Elles entendirent les portes s'ouvrir puis se refermer.
- Pourquoi n'as tu pas programmé la descente de l'ascenseur ? demanda Anéa.
- La descente de l'ascenseur est contrôlée normalement par une carte de sécurité contrairement à la montée. La descente ne peut être demandée que par la carte si j'avais forcé la descente... Ils l'auraient su.
- Je comprends, dit Anéa admirative. Et maintenant ?
- Je pense qu'on a assez attendu.
Angéla saisit une poignée qui appartenait à une trappe et la tira. La trappe s'ouvrit laissant une ouverture pour rentrer dans l'ascenseur. Angéla passa en première, elle laissa les jambes pendre et se laissa tomber dans l'habitacle. Elle avait déjà sorti son couteau alors qu'Anéa se laissa tomber maladroitement à ses côtés.
- Pas de pouvoir.
- Chouette, soupira Angéla. Il faudra remédier à ton manque d'entraînement.
Le couteau dans la fente ouvrit légèrement les deux portes.
- Ok, maintenant c'est à toi de jouer, remarqua Angéla. Il doit avoir une dizaine de personnes, peu de soldats.
Puis elle recula pour laisser Anéa prendre le relais. Anéa sourit. Elle allait enfin pouvoir entrer en action. Elle écarta les portes avec son pouvoir. Angéla leva les yeux au ciel. Anéa ne pouvait pas s'empêcher d'utiliser son pouvoir, elle le faisait si facilement.
Anéa franchit les portes. Son entrée ne fut pas interrompue de suite, car pour les scientifiques, il était impensable qu'ils pouvaient se faire cambrioler. Néanmoins, les deux soldats présents réagirent assez rapidement. Ils sortirent ses armes et se dirigèrent vers elles.
Mais ils ne purent aller plus loin. Anéa les arrêta, ils furent bloquer par un mur invisible. Ils ne pouvaient plus avancer. Les armes étaient toujours dans leurs directions. Anéa sourit.
- Je vais t'apprendre un tour de magie.
Les armes commencèrent à bouger comme si elles étaient liquides. Elles changèrent de couleurs et s'échappèrent des mains des soldats qui semblèrent surpris. Les armes se transformaient en oiseau. L'un d'eux étaient un magnifique ara rouge et l'autre un oiseau tropical blanc. Les deux oiseaux s'envolèrent. Tout le monde les regardait, les soldats, les scientifiques et même Anéa.
- Ils sont magnifiques, n'est ce pas ?
Angéla était bouche-bée. La bouche ouverte, elle ne sut quoi lui répondre.
Anéa alors déclencha quelques incendies pour occuper les scientifiques et les soldats. Elle saisit la main d'Angéla encore fascinée par les oiseaux. Ainsi elles se retrouvèrent dans le vaisseau. Ce fut rapide.
...
Le vaisseau était sorti du complexe militaire secret. Jack donnait des ordres pour intercepter le vaisseau avant son départ pour l'espace. Tout à coup, il fut entourer d'une lumière blanche : la téléportation.
- Qu'est ce que c'est ce bordel ? cria Jack, en évitant un oiseau qui les avait suivi malencontreusement.
Il ouvrit les yeux. Il était dans le vaisseau celui-là même qu'il voulait intercepter avec ces hommes.
- Je me suis dit que plus on est de fou, plus on s'amusera, expliqua Anéa.
A côté de Jack, il y avait aussi Mitchell. Puis apparu Daniel qui s'écrasa sur le sol car sa chaise avait soudainement disparu. Enfin c'était plutôt lui qui avait disparu. Suivie enfin Sam et Teal'c.
- Pour m'excuser, j'aimerai vous montrer quelque chose. Je vous promets que ça vaut le détour et un peu de votre temps.
- Que se passe-t-il, Jack ? demanda Daniel.
- Aucune idée mais nos amis ici présentes ont volé mon vaisseau, expliqua Jack. Et ils ont rajouté à leur palmarès le kidnapping.
- Angéla ? interrogea Daniel.
Angéla regarda Anéa. Celle-ci haussa les épaules et alla s'asseoir sur le siège de contrôle du vaisseau. Elle ne connaissait pas cette partie du plan. Elle s'était arrêtée à voler le vaisseau.
- J'ai activé l'invisibilité et nous seront en orbite autour de la Terre dans quelques secondes, informa Anéa.
Apparemment elle n'allait pas en dire plus.
- Je vais vous expliquer la version courte. Anéa a besoin de ce vaisseau pour retrouver Astyan, se jeta à l'eau Angéla pour leur expliquer la situation brièvement. Donc, on a emprunté le vaisseau pour aller le chercher.
- Astyan ? Mais elle aurait pu emprunter la porte des Etoiles pour le contacter, remarqua Mitchell.
- Pas cet Astyan là. Son Astyan, corrigea Angéla.
- Oh... Alors elle... Juste pour retrouver son... Il est quoi déjà ? dit Jack.
- Sa moitié, hésita Angéla.
- Ecoutez, je suis contente qu'elle est retrouvée son bien-aimé et qu'on y participe mais...
- Jack, laissez-là finir, intervint Daniel.
- Vous êtes là car elle veut vous montrer quelques choses d'autres apparemment.
- Alors cela a intérêt d'être dément, dit Jack.
- Croyez-moi, cela vaut le détour et quelques instants de vos vies, acquiesça Anéa.
- Alors Astyan est vivant et...
- Nous allons le chercher, conclut Anéa sévèrement. Et je vous défie de nous en empêcher.
- Et tu es ok pour ça ? demanda Mitchell à Angéla.
- Je n'ai plus de vie, ici bas.
Elle s'était retournée pour admirer la vue. Sam l'avait rejointe. Ils voyaient la Terre de l'espace.
- Astyan est loin de votre galaxie, nous devons parcourir la Voie Lactée, celle de Pégase et d'Andromède. Enfin je pense que c'est comme cela que vous les appelez. Ce vaisseau est capable de faire des sauts entre galaxies en peu de temps. Je peux y être dans 4 jours, leur apprit Anéa.
- 4 Jours ? dit Mitchell. Mais il nous a fallu beaucoup plus pour ...
- Car vous étiez limités par l'énergie. Je suis l'énergie.
- Donc nous allons faire un voyage de 4 jours. Cela tombe bien je n'avais pas posé mes vacances, ajouta Jack avec ironie.
- Non, vous ne nous accompagnez pas, contredit Anéa. Je vous garderai que quelques heures.
- Oh... Alors que faisons-nous là ? demanda Daniel.
- Je ne sais pas ... Dans quel état je vais retrouver Astyan. J'ai besoin de beaucoup plus que ce vaisseau. Il est fait pour voyager et combattre... Pas pour ressusciter un Premier ni le soigner.
- Combattre ? demanda Jack.
- S'il est pilotait par un Premier, précisa Anéa.
- Bah voyons, marmonna Jack.
- Alors que faisons-nous là ? répéta Daniel.
Anéa se tenait maintenant bien droite devant la baie vitrée du vaisseau alors que le vaisseau quittait l'orbite de la Terre. Elle avait rejoint Angéla et Sam.
- Anéa, je ne comprends pas s'il ne nous accompagne pas, pourquoi les débarquer ? demanda Angéla.
Elle comprit qu'elle ne connaissait pas du tout la suite du plan et qu'Anéa lui en avait caché une partie.
- Daniel, est ce que vous vous souvenez qu'il y avait 12 cités atlantes ? interrogea Anéa sans les regarder, ni répondre à Angéla.
- Bon écoutez, je vous laisse le vaisseau. Faites ce que vous voulez, téléportez nous-sur Terre. Et bon voyage, dit Jack, perdant patience.
- Jack, prévint Daniel.
Il fallait que Jack soit prudent.
- Les 12 cités formaient Atlantide. Sa capitale étant Atlantis avec le Cœur. C'était la plus grande cité et la plus importante. Elle était aussi très différente. Les autres cités l'entouraient et étaient plus petites. Il y avait au nord, Routa, reprit Anéa ignorant la remarque de Jack. Les petites cités se ressemblaient diamétralement à l'opposé.
Elle avait devancé Daniel qui connaissait déjà l'histoire.
- Oui, nous connaissons cette histoire, répondit Daniel. L'équipe d'Atlantis a vu une de ses cités que vous nommiez peut-être Routa. Wellan nous a aussi raconté une partie de l'histoire.
- Toutes les petites cités se ressemblent, souffla Anéa.
- Oui, en effet. John Sheppard nous a décrit la cité. Elle était identique à celle d'Atlantis.
- Oui, il la décrit exactement comme Atlantis, insista Anéa. La même taille.
- Anéa, tu veux dire que... hésita Angéla, stupéfaite, ayant capté une partie de sa pensée.
C'était la première fois qu'elle intervenait. Anéa lui sourit.
- Oui, tu as bien compris.
- Compris quoi ? dit Mitchell.
- Ce qu'elle veut dire... commença Angéla. Elle vous emmène...
- Non, pas maintenant... Je n'ai pas terminé mon histoire, Angéla, coupa Anéa comme si elle grondait une enfant puis elle reprit. Autre que Routa... Il y avait au sud Daitya, qui lui ressemblait donc puisqu'à l'opposé.
- Daitya ? demanda Daniel.
- Où allons nous ? demanda Teal'c qui commençait à être inquiet.
En effet une lumière rouge commençait à inonder le vaisseau.
- Mars, leur apprit Sam, qui avait reconnu l'astre.
C'était incroyable, il avait fait le voyage en quelques minutes.
- Où est Daitya ? demanda Daniel pour revenir à la conversation alors que Jack se plaçait à côté de Teal'c.
- Daitya était aussi appelée Sutela, répliqua Anéa. Et oui nous allons vers Mars.
- Sam, combien de degré fait-il sur Mars ? interrogea Jack car dans ses souvenirs, la planète n'était pas propice pour accueillir la vie.
- Il fait en moyenne -63°C, informa Sam. Le vaisseau tiendra le coup.
- En effet, il tiendra, confirma Anéa.
Ils observèrent Mars.
- Si c'est la surprise, elle est plutôt pas mal, dit Jack. Mais une carte postale aurait été plus appropriée.
Mars commençait à s'approcher. Le vaisseau se dirigea directement sur la planète vers la calotte polaire boréale. Jack pensait qu'il allait s'y poser mais l'angle d'approche n'était pas correct. L'angle était beaucoup trop aigu.
- Alors je me trompe peut-être mais si on ne rétablit pas plus rapidement la direction, on va s'écraser, remarqua Mitchell, lui aussi avait vu le problème.
- On ne veut pas atterrir, expliqua Anéa, avec le sourire.
- Que... ?
Jack regarda la calotte grossir à vue d'oeil.
- Nous voulons aller en dessous, orrigea Anéa.
- Vous allez nous tuer ! cria Jack.
- Le bouclier tiendra, affirma Sam.
- Oui, je le maintiendrai. Et vous allez enfin voir ce que je veux vous montrer.
- Quoi ? demanda Daniel avec curiosité.
- Daitya, Routa... Rien ne vous frappe, Daniel Jackson.
- Si c'est une devinette, je donne ma langue au chat, dit Jack. Mais j'aimerai qu'on quitte cet endroit.
- Daniel, Routa était exactement pareil qu'Atlantis d'après John Sheppard, dit Angéla. Et Routa ressemble à la cité diamétralement opposé : Daitya
- Oui, je sais ce que j'ai dit...
- Ce qui veut dire qu'il y a un problème, remarqua Sam. Atlantis était la plus grande cité. Si la cité que ...
- Elle devrait être beaucoup plus petite, finit Mitchell, comprenant où Sam et Angéla voulaient en venir.
- Bon c'est chouette mais on va s'écraser, hurla Jack.
Ils regardèrent la calotte se rapprocher dangereusement.
- Et Sutela signifie...
- Leurre en latin, traduit Daniel dans un souffle.
Alors que le vaisseau atteignit la calotte, ils ne ressentirent pas l'impact car Anéa maintenait le bouclier en place. Le vaisseau poursuivit la course dans la glace et pénétra les mètres de glace comme si c'était du beurre fondu.
- Mais où va-t-on ?! demanda Mitchell.
- Sous la glace, comprit Sam. Nous savons qu'il y a une centaine de mètres de glace au niveau de cette calotte polaire boréale.
- En réalité, il y a 320 mètres de glace au dessus de plusieurs mètres d'eau, leur apprit Anéa.
- Alors il y a bien de l'eau liquide sur Mars, souffla Mitchell. Cette découverte vaudrait un prix Nobel.
- Leurre... ce qui veut dire qu'on nous a trompé, cria Daniel.
- Euréka , dit Anéa avec le sourire.
- Comment ça on nous a trompé ? demanda Jack.
Le vaisseau finit de franchir la glace pour poursuivre son vol dans l'eau.
- Car Atlantis est... Ici, conclut Anéa.
Fin du chapitre
