« La mort n'est rien pour nous », Épicure.
Chapitre 10 : Lémuria
Activation de la Porte non programmée.
Rodney râlait encore devant la console.
- Cela fait deux fois, indiqua John Sheppard.
- Oui, je sais. Mais on n'a aucun code d'identification. Et c'est une planète que nous connaissons.
- Ah oui laquelle ?
- Vous n'allez pas aimer, indiqua Mc Kay. Le module de composition de la Porte indique la Seigneurie Agraire de...
- Là où il y a la jumelle de notre cité ? C'est peut-être Mara, coupa John avec espoir.
- Nous leur avons laissé un moyen de communication. Nous savons juste qu'ils veulent nous contacter. Le système que je leur ai fourni permet d'envoyer un signal vers une adresse inconnue en activant la Porte sur n'importe quelle adresse. C'est une idée de génie, car dès qu'une Porte se déclenche, elle transmet le signal vers la source...
- Epargnez moi les détails, Rodney, supplia John. C'est du génie, je sais. Mais que fait-on maintenant ?
- On compose l'adresse de la planète pour savoir ce qu'on nous veut, sans se faire repérer. J'ai crée...
- Bien, combien de temps ? coupa John.
- Une journée, estima Rodney.
- Alors on se voit dans quelques heures, finit John.
Le colonel savait très bien que Rodney sous-estimait tout le temps sa capacité à travailler rapidement. Il était certain qu'il allait finir bien avant, sous l'excitation.
- Oh ils ont peut-être des données importantes de la Cité à nous fournir, rajouta John en s'éloignant.
Rien de tel pour motiver encore plus Rodney. John sourit. Ils rejoignirent ses deux amis Teyla et Ronon à la cafeteria.
- Rodney est de mauvaise humeur, remarqua Teyla.
- Je ne vois pas pourquoi, la Cité a l'air de supporter son voyage en hyperpropulsion, dit Ronon.
- Non c'est Mara.
- Mara ? se demanda Ronon.
Cela ne lui disait rien.
- Mara, la princesse, demanda Teyla.
- Oui, son peuple a tenté de nous contacter.
- Mais on n'a pas eu de nouvelles depuis un moment. D'après mes sources, ils ont été épargnés par les Wraiths jusqu'ici.
- Malheureusement, cela ne dure jamais, remarqua Ronon.
- Des équipes SGA ramènent de drôle d'histoires, commença Teyla.
- A vous parler encore de ses rumeurs, stoppa John, qui en avait marre des ses histoires pour endormir les enfants.
- Vos hommes, John, n'ont pas pour habitude de fabuler, fit remarquer Teyla.
John lui accorda ce point.
- Et certains de mes contacts racontent la même chose.
- Des Wraiths fuient leur position, décrit Ronon. Partout la même histoire.
- Ce sont pour la plupart des planètes isolées avec un faible niveau technologique, continua Teyla.
- Bien tant mieux pour nous.
- On devrait peut être s'inquiéter sur qui les effraie, insista Ronon.
- Vous pensez à Mickael ? demanda John, soucieux.
- Ou bien cet... Elijah, proposa Ronon.
- Je ne crois pas, nous avons découvert son existence il y a peu mais il a immédiatement disparu des radars après l'attaque du vaisseau du Colonel Mitchell, il est discret, contra Teyla.
- Peut-être que le peuple de Mara a rencontré ses deux personnes, reprit Ronon.
- Deux personnes ? interrogea John.
- Oui, le lieutenant... indiqua Ronon en regardant autour de lui. Vous savez celui qui ... bégaye...
- Le lieutenant Clifford, corrigea John.
- Oui c'est ça. Son équipe rapporte que ce sont deux personnes qui sont accompagnées par des ... Ils ont dit quoi déjà Teyla. Je ne connais pas ses créatures...
- Des dragons, je crois. J'en ai déjà entendu parlé dans un de vos livres.
- Vous devez vous tromper, conclut John.
...
- Tu es sûre de toi ? demanda John.
En effet, il fallut quelques heures à Rodney pour recevoir le message. Rodney lui avait alors dit que Mara réclamait leur aide et leur annoncer que l'équipe était en danger.
- Oui, elle parle d'un gros problème. C'est confus mais ça a l'air important. C'était une mise en garde.
- Et tu n'en sais pas plus.
John replaça son arme.
- Bien, allons-y, ordonna John.
Il fit signe au poste de contrôle et se dirigea vers la planète.
Mara les accueillit. C'était la panique. Pourtant la jeune femme les accueillit avec le sourire.
- Soyez le bienvenu, John.
Elle n'en avait que pour lui. Rodney remarqua le chaos. Ronon donna un petit coup de coude à John et lui indiqua une direction. A 5 mètres, il y avait des piques plantés dans le sol avec au bout des têtes de Wraiths tranchées nettes. Il grimaça.
- Vous avez eu de la visite des Wraiths, fut désolé Teyla.
- Oh ça ! Ce n'est rien. Ils ont été exterminés, il n'y a presque pas eu de blessés. En réalité qu'une seule personne est morte, informa Mara avec optimiste.
- Combien de Wraiths ? demanda Ronon avec tension. En a-t-il encore ?
- Je dirai une vingtaine. Et le danger est écarté. Deux personnes s'en sont occupées.
- Deux personnes ? demanda John
- Avez vous besoin de l'aide pour les feux ? proposa en même temps Teyla qui voyait des maisons en feu.
Près d'une maison brûlée, un corps de Wraiths était démembré et calciné.
- Oh c'est un dégât collatéral.
- Collatéral ? couina Rodney.
Il se demandait ce qui pouvait causer tant de flammes et tant de dégâts sur un corps.
- Ce n'est pas le plus grave, vous êtes en danger John, prévint Mara en lui prenant les mains avec douceur.
- Quel genre de danger ? demanda Rodney qui ne détectait rien sur ses consoles.
John enleva ses mains et lui prit l'épaule pour la faire asseoir sur un seau d'eau à l'envers.
- Pourquoi serons-nous en danger ? demanda John, avec douceur.
- Ces deux personnes ... je ne sais pas pourquoi ni comment, mais elles semblent venir chercher tout ce qui appartient aux Anciens. Alors j'ai pensé que ... vous étiez en danger.
- Qu'est ce que vous voulez dire... ? se demanda Rodney.
- Je pense que c'est mieux que vous regardez par vous-même, invita Mara.
Mara se leva et les invita à la suivre. Ils s'éloignèrent du village. John connaissait cette direction, c'était celle de la Tour. Mais quelques choses clochaient. Ronon l'avait senti et avait sorti son arme. Teyla remarqua que des arbres étaient morts et certains étaient recouverts de poussières. Plus loin des troncs étaient couchés. Et ils ne voyaient pas la Tour au loin.
- Mais où est la Cité ? s'exclama Rodney avec stupeur.
Devant eux, il n'y avait plus qu'un immense cratère. La cité avait disparu.
- Qu'est ce qui s'est passé ? demanda John.
- Ce n'est pas possible, dit Rodney.
- Les deux personnes sont rentrées dans la Cité, et ont évacué les personnes. Puis elle a décollé, leur apprit Mara.
- Ce n'est pas possible, répéta Rodney. On avait laissé la Cité sans énergie. En tout cas pas assez d'énergie pour la faire décoller. Et elle était ensevelie !
- Pourtant la Cité a immédiatement réagi quand les deux personnes sont rentrées à l'intérieur de la Cité.
- C'est à dire ? demanda Rodney.
- Les étrangers n'ont pas eu besoin de s'asseoir dans le siège.
- C'est impossible. Le siège est nécessaire pour contrôler la Cité, intervint John.
- Pourtant, la Cité n'est plus là, fit remarquer Teyla avec douceur. Vous savez où la Cité a pu aller ?
- Non, elle est partie dans le ciel puis a disparu, raconta Mara.
- Les Wraiths ont du sentir l'activation de la Cité, comprit Ronon.
- Non, ils étaient là avant. Ils nous retenaient prisonniers et essayer de contrôler la Cité. Puis les deux étrangers sont intervenus.
- Ils ont utilisé la Cité pour les détruire demanda John en pensant aux drônes, ce qui expliquaient la présence de feux.
- Non, un combat s'est engagé et deux gros monstres ont lâché un torrent de feu et de griffes sur les Wraiths restants, les renseigna Mara. Très peu ont réussi à fuir par la Porte, les Wraiths étaient impuissants.
- Encore ses dragons, comprit Ronon.
- Il n'y a pas de dragons, rappela John.
- J'en ai vu un, contredit Rodney. Même si j'ai du mal à y croire.
- C'était une illusion, un hologramme. Cela s'est déjà vu.
John avait besoin de réfléchir. Peut-être que la mise en garde de Mara n'était pas si futile que ça. Ils étaient peut-être effectivement en danger. Bien que les étrangers n'avaient semblé blesser personne. Ce qui l'inquiétait le plus c'est que les voleurs étaient que deux. Ce qui était peu pour voler une immense Cité dans un mauvais état.
- Rodney, est-il possible de détecter sa présence ? demanda John. On peut peut-être la pister.
- Et découvrir les voleurs, ajouta Ronon.
- Oui, voler une cité n'est pas anodin. Ils n'ont pas pu passer inaperçu, enchérit Teyla.
- Je peux essayer mais cela m'étonnerai. Les Cité possèdent un mode furtif.
- Essaye donc, dit John. Y a-t-il autres choses, Mara ?
- Oui, ils ne nous ont pas laissé sans défense, je pense.
- Vous pensez ? demanda Teyla voulant en savoir plus.
- Venez, je vais vous montrer c'est à la Porte.
Ils rebroussèrent chemin et se retrouvèrent proche du village et de la Porte.
- Maman, manan, j'ai fini, courut un enfant vers Mara.
- Maman ? dit Rodney en levant sa tête de sa console pour regarder l'enfant.
Il semblait très jeune, peut être 5 ans. Il était brun, les cheveux en bataille.
Mara s'agenouilla pour prendre le dessin de son fils. Rodney aperçut le dessin.
- Ah, ça ressemble bien à un reptile géant, remarqua Rodney.
John regarda le dessin. En effet, il y avait des personnages entourés de flammes, survolés par un reptile ailé. Mais le dessin ne l'importait peu.
- Quel âge... ?
- Mon fils ?
Mara sourit voyant l'air inquiet de John.
- Ce n'est pas le tien...
Elle prit la main de son enfant et se dirigea vers la porte.
- Et tu la crois ? demanda Rodney. Car ce gamin a l'air d'avoir 5 ans et il te ...
- Rodney, prévint John. Tu...
- Je détecte un pic d'énergie, souffla Rodney. Et ça se dirige vers la Porte.
- Non, je pense que cela vient de la Porte, rectifia John, en montrant avec son arme un dispositif sur la Porte.
- La machine a été installée juste avant le départ du voleur, leur informa Mara. Nous ne savons pas ce que c'est mais je pense que cela nous protège.
- Rodney ?
Ce dernier tentait en effet de scanner l'appareil.
- Je ne sais pas, admit Rodney. Cela dégage un peu d'énergie.
- Pas assez pour une arme donc, dit Teyla.
Rodney commença à vouloir ouvrir la machine.
- Attends, attends. Tu ne vas pas démonter l'appareil, le stoppa John.
- Quoi ! Je le fais tout le temps, dit Rodney.
- Oui et cela ne nous réussit pas tout le temps. Tu peux la désactiver ou la casser sans le vouloir, prévint John.
- Quoi, on va encore me le reprocher, râla Rodney. Comment savez-vous que cette machine va vous protéger ?
- Une intuition, dit Mara. Il y a deux jours, la Porte s'est ouverte mais rien n'a traversé. La machine s'est activée et la Porte a scintillé et a disparu. Quelques secondes plus tard, la Porte était à nouveau à sa place.
- Disparu solidement ou visuellement ? se renseigna Rodney, soudain intéressé.
- Aucune idée, cela a été trop rapide pour comprendre le phénomène, avoua Mara.
- Et ce... scintillement est apparu pour nous ? demanda John, qui examinait la machine collée sur la Porte.
- Non.
- Rodney... est ce que c'est possible que cette Porte ait détecté des Wraiths lors de sa connexion. Elle aurait empêcher leur venue.
- Peut-être, grâce à l'ADN mais c'est complexe car quand on traverse la Porte, on est sous forme d'atomes. Il n'y a alors aucune différence entre les Wraiths et nous. Un azote reste un azote. Si la Porte détecte cette différence, c'est lors de la matérialisation de ce côté-ci. Il faudrait étudier ...
- Non, se décida John catégorique. Mara, vous n'êtes pas à l'abri. Si les Wraiths n'arrivent pas à venir ici par la Porte des étoiles, ils vont vouloir venir par une autre voie pour vérifier ce qu'il se passe. Nous trouverons un autre moyen d'examiner cette machine.
- Tu veux trouver le propriétaire, nos voleurs, comprit Ronon.
- Il faut tirer ça au clair, admit John en s'éloignant de la Porte.
...
- Il faut retourner sur cette planète, je dois ...
- Rodney on en a déjà discuté, c'est non, coupa John.
Ils étaient dans la salle de briefing de la Cité d'Atlantis.
- Docteur Mc Kay, pensez vous que c'est sans risque... commença Woosley.
- Non, il y a toujours une part de risque...
- Alors le sujet est clos.
- Mais vous imaginez si nous arrivions à étendre ce dispositif sur les différentes planètes, il n'y aura plus de collectes d'humains, se défendit Rodney.
- Rodney, on ne touchera pas ce dispositif. Cherchez dans nos données...
- Il n'y a rien, dit Rodney, dépité. J'ai tout essayé. J'ai interrogé la base de données et les recherches n'ont rien donné.
- Alors ce n'est pas une arme ancienne, supposa Woosley. Je peux envoyer un scientifique relevé des données mais pas plus, offrit Woosley.
- Ce n'est pas assez ...
- Rodney, ça suffit.
- Par contre, je suis d'accord pour ne pas ignorer la menace qui pèse sur nous. Je pense qu'il faut être prudent et écouter la mise en garde de Mara, accorda Woosley.
- A ce sujet, il n'y a aucune trace de la Cité ni des voleurs.
- Pourtant nous avons de nombreux témoignages, informa Woosley. J'ai eu au moins 6 rapports à ce sujet de nos équipes.
- Ils doivent se camoufler, proposa Teyla.
- Un vaisseau peut-être, dit Ronon.
- C'est peut-être le cas, mais ils sont passés par la Porte.
- Et on peut très bien imaginer le camouflage du Jumper sur un vaisseau s'il y a assez d'énergie pour l'alimenter. Il faudrait faire des calculs en plus pour éviter la surchauffe des moteurs pour un vaisseau...
- Et utiliser un satellite, proposa Woosley.
- LE seul qu'on connait est détruit et nous ne connaissons pas les autres positions des satellites, dit Rodney qui se sentait impuissant.
- Et la Cité réagit comment à son déplacement prématuré ? demanda Woosley.
- Correctement dans l'ensemble. Pas de catastrophe en vue. Les vaisseaux ruches ne semblent pas nous avoir détecté. Par contre, nous avons remarqué un regroupement de vaisseaux ennemis.
- Combien ?
- Une vingtaine, informa Teyla.
- C'est beaucoup trop au même endroit. Ce n'est pas prudent de la part des Wraiths, intervint Ronon qui se redressa sur son fauteuil.
- Elijah ? demanda Woosley.
- Il n'y a que le roi de la ruche wraith qui peut convoquer autant de vaisseaux au même endroit sans s'entretuer, concéda Ronon.
- Je suis de cette avis, approuva John.
- Evitons les conflits, surveillons les... De loin.
- Mais nous n'allons pas pouvoir passer inaperçu pendant longtemps, prévint Rodney.
- On avisera à ce moment-là, conclut Woosley. Je ne vous retiens plus.
...
C'était le troisième jour sur la Cité. Angéla regardait le paysage. Maintenant il y avait un des 9 trous occupé. La veille, Angéla avait accompagné Anéa dans sa mission : récupérer une des Cités annexes du Coeur. Elle lui avait fait la morale sur le fait qu'elles étaient en train de voler le seul moyen de protection face aux wraiths. Elle avait réussi à convaincre Anéa de laisser une protection. Angéla lui faisait confiance pour l'efficacité de cette arme. Elle ressentit des frissons quand elle se remémora la mission. Elle avait ressenti la puissance d'Anéa quand celle-ci s'était avancée vers la Cité ignorant les gardes. Anéa les avait immobilisés avec ses pouvoirs sans même les regarder. Elle fixait du regard la Cité, avec détermination et heureuse de la retrouver. La cité avait reconnu son propriétaire et avait immédiatement réagi effrayant ses habitants.
A peine sur place, Anéa avait fait volé la Cité, déséquilibrant Angéla. Les gens effrayés se cachaient comme ils le pouvaient. Les gardes ne pouvaient rien y faire. Angéla l'avait entendu juré car la Cité était dans un mauvais état. L'ancienne avait tout de même téléporté les habitants sur la planète.
Maintenant, la Cité était dans un des 9 espaces réservés aux cités annexes. Anéa s'était attelée à la réparer immédiatement.
Angéla but son verre de jus d'orange. Elle n'en prit aucun plaisir car elle savait que c'était une création d'Anéa. Elle était pensive alors qu'elle admirait la nouvelle cité. Elle se demandait ce qu'elle cherchait activement. Elle avait parlé d'un certain Parthus. Un scientifique dont elle cherchait le laboratoire de recherche.
Elle devait l'avoir trouvé car le Coeur s'était remis en route.
Elle se prépara pour une nouvelle sortie. Comme elle s'y attendait Anéa était sur le fauteuil des anciens à la salle de contrôle.
- As tu trouvé ce que tu voulais ? demanda Angéla par politesse alors qu'elle regardait la carte.
- Oui ainsi que notre prochaine destination.
- Notre ?
- Oui, nous allons encore sortir. Je cherche juste une salle vide pour téléporter un laboratoire.
Angéla la regarda.
- Tu peux faire ça ?
- Téléporter un laboratoire ? J'ai une fois téléporté une Cité entière vers l'espace pour sa fuite.
- Le Coeur, comprit Angéla.
- Alors une simple pièce devrait être facile.
- As tu remarqué qu'il y avait une assemblée de Wraiths ? questionna Angéla, soucieuse.
- Une assemblée ? interrogea Anéa en levant les yeux vers elle.
- Oui, il y a une vingtaine de vaisseaux ennemis réunis au même endroit, décrit Angéla en regardant la carte.
Anéa se leva avec agilité et se dirigea rapidement vers elle. Elle examina à son tour la carte.
- Tu as raison, murmura Anéa.
Elle agrandit la carte pour voir en détail les vaisseaux. Elle appuya sur l'un d'eux.
- Qu'y a-t-il ? demanda Angéla sentant l'air contrarié de l'ancienne.
- Rien, un vieux problème, dit Anéa alors qu'elle retournait à sa recherche.
Angéla regarda le point ennemi.
- C'est un gros vaisseau. Elijah ?
Anéa se retourna vivement.
- Tu t'en souviens, souffla Anéa.
- Que la moindre parcelle de vie disparaissait de mon corps, oh oui.
- D'abord le laboratoire et après on s'occupera du problème Wraith, promit Anéa.
- Vraiment ?
- Elijah ne doit plus être un problème. Notre mission est de récupérer le laboratoire de Parthus. Il possède toutes les recherches sur la disparition de mes frères et soeurs.
- Où allons-nous ? demanda Angéla avec curiosité.
- Surprise. Armes-toi copieusement.
- Je serais prête.
...
Elles franchirent la Porte et se mirent immédiatement à couvert.
- C'est la surprise ?! Une planète envahie par les Wraiths.
- Pas vraiment. J'ai mal estimé leur présence. Je ne les voyais pas aussi nombreux. On aurait dû prendre des renforts. On va devoir éviter le conflit au maximum.
Elle parlait des dragons pour les renforts.
- Excellente idée, par où ?
Angéla suivit Anéa le mieux qu'elle put, en se camouflant au maximum dans les buissons et la tête baissée. Elles courraient le plus silencieusement possibles. Mais dans la plaine, Angéla avait l'impression de faire beaucoup de bruits. Elle avait l'impression qu'à chaque arbre, un Wraith allait la surprendre dans sa fuite. Anéa semblait trouver le chemin parfait pour les éviter.
Anéa les emmenait vers des flancs de falaise de silex. Arrivée au pied de cette falaise, Anéa étudia les flancs alors qu'Angéla surveillait les environs. Deux minutes plus tard, elles avaient croisé un duo de Wraiths qu'elles avaient égorgé en silence. Angéla espérait juste que les corps n'avaient pas été découverts. Le duo pouvait ne pas être seul à surveiller les environs ou à quadriller la zone.
- Nous allons devoir grimper.
- Grimper ? dit Angéla inquiète, en regardant vers le haut.
Elle ne voulait pas s'exposer à l'ennemi et surtout pas son dos sans défense.
- La falaise s'étend sur des kilomètres et même en courant nous n'avons pas le temps. On risque de croiser plus de Wraiths et de nous faire repérer.
Angéla regarda le haut de la falaise, elle faisait environ 50 mètres de hauteur. La paroi semblait avoir des prises faciles pour l'escalader. Mais elles seraient exposées à partir de 20 mètres car les arbres ne les cacheraient plus.
- Il n'y a pas d'ouvertures ?
- Pas à ma connaissance et je n'ai pas le temps non plus de chercher.
- Vraiment, tu ne peux pas sonder la roche et trouver une entrée cachée ? demanda Angéla. S'il y a un laboratoire derrière, l'entrée doit être quelque part.
- Parthus était prudent et je pense qu'à la fin, il ne sortait même plus et la porte a dû être condamnée.
- Et si ce n'est pas un laboratoire ?
- Que veux tu dire ? demanda Anéa sans la regarder.
Elle examinait la paroi.
- Tu penses à une autre Cité ? comprit Anéa. C'est possible.
- Alors pourquoi pas la faire voler comme l'autre ?
- Je ne peux pas car s'il y a une Cité elle est camouflée. L'autre ne l'était pas. Aller grimpons.
Ainsi elles escaladèrent. Anéa semblait à l'aise, Angéla beaucoup moins. Elle vérifiait à deux fois que la prise était bonne pour avancer. Du coup, elle mit plus de temps qu'Anéa qui pris 10 minutes d'avance. Ainsi Anéa put admirer la vue. Angéla arriva en haut essouffler.
- Merci de m'avoir aidé, râla Angéla alors qu'elle se hissa avec difficulté tout en haut et s'allongea sur le dos pour reprendre son souffle.
Elle fut contente de voir le ciel bleu. Elle se retourna sur le ventre alors qu'Anéa ne lui répondait pas. Celle ci était de l'autre côté du plateau. Car c'était bien un plateau large de 30 mètres.
Angéla se releva toujours avec difficulté avec des crampes aux cuisses et aux bras. Arrivée à côté d'elle, elle eut le souffle coupé. La falaise formait un cercle parfait. A l'intérieur, une immense forêt recouvrait la surface. Elles ne pouvaient apercevoir le sol tellement que la végétation était abondante.
- J'imagine qu'il faut redescendre, soupira Angéla.
- Je vois des escaliers à quelques pas, dit Anéa.
- Et il y en avait pas de l'autre côté ?
- Sans doute.
Anéa reprit son chemin.
- Sans doute ? répéta Angéla. Elle se moque de moi !
Néanmoins, elle la suivit. En effet, plus loin, il y avait de quoi descendre. Ce n'étaient pas vraiment des marches sauf si on était des géants.
- Tu te sens sauter cette hauteur ? demanda Anéa inquiète.
La montée de la falaise avait éprouvé les muscles de son amie. Elle le sentait. Angéla s'approcha du bord pour calculer la hauteur.
- Une fois peut-être mais pas le reste.
- Je m'en doutais, réfléchit Anéa. Des lianes.
- Quoi ?
Angéla pensa qu'Anéa avait perdu la tête.
- Il y a du lierre en bas, je le sens, expliqua Anéa. Je peux nous fabriquer une corde avec.
- Pour accrocher où ? remarqua Angéla. C'est désert.
- Je te tiendrais, moi je peux sauter.
- Je vois.
Angéla regarda à nouveau vers le bas.
- Et tu veux répéter l'opération à chaque fois ?
- Bien sûr, sourit Anéa.
Elle se mit donc au travail. Elle ferma les yeux. Angéla sentit le vent se lever alors qu'Anéa utilisait son pouvoir. Elle entendit un claquement puis plusieurs alors que le vent sifflait vers leur position. Puis elle distingua des traits verts se poser aux pieds d'Anéa. C'était le lierre.
- Tresses-le, lui ordonna Anéa alors qu'elle continuait à attirer les branches de lierre.
Angéla s'y attela avec rapidité. Les wraiths ne pouvaient peut être pas grimper mais les dards pouvaient les atteindre si elles tardaient trop.
- 4 mètres devraient suffire, indiqua Anéa qui l'aida.
Ainsi, elles descendirent les 9 marches de la falaise. Une fois arrivée en bas, elles ne prirent pas le temps de reprendre du souffle. Elles s'enfoncèrent dans la forêt.
Angéla n'aimait pas cette forêt. Elle avait l'impression qu'on l'espionnait. Puis les arbres avaient des formes étranges.
- Quel drôle de forêt, marmonna Angéla.
- C'est vrai, avoua Anéa intriguée.
Angéla porta sa main dans le dos, elle hésita un moment à prendre ses lames. Mais elle ne fit rien, à la place elle prit son arc. C'était un arc à poulie qu'Anéa lui avait créé accompagné de ces flèches.
Après dix minutes de marche, Anéa s'immobilisa.
- Etrange. Pas d'oiseaux, pas d'animaux, remarqua Angéla.
Anéa regarda autour d'elle. Elle s'approcha alors d'un mur végétal.
- Je ne ferai pas ça si j'étais vous, prévint une voix féminine derrière elle.
Angéla se retourna précipitamment et encocha sa flèche pour viser l'inconnue. L'inconnue n'était pas seule. Elles étaient encerclées par un groupe d'archers.
- Pas d'animaux ? rétorqua Anéa sans se retourner.
- Eloignez vous de ce mur, ordonna la femme inconnue d'une voix sévère.
- Et pourquoi donc ? demanda Anéa qui se retourna.
Ses yeux étaient blancs et les flèches des ennemis se mirent à trembloter et à se casser. Les archers se mirent à recharger.
- Attendez ! ordonna l'inconnue aux archers. Vous êtes un Premier, reprit l'inconnue encore méfiante.
Anéa ne répondit pas alors que ses yeux reprirent sa couleur normale.
- Je suis la gardienne du temple. Vous êtes quel Premier ? Rhennan ? Stella ?
Angéla n'avait toujours pas baissé son arme. Anéa lui posa une main sur l'épaule pour l'inviter à baisser les armes.
- Anéa.
- La guerrière, souffla la gardienne qui mit un genou à terre.
Les autres l'imitèrent.
- Je suis Rhennan, la gardienne. Comme l'était ma mère Rhennan et ainsi de suite.
Anéa fixait des yeux la gardienne. Angéla sut qu'il se passait quelque chose.
- Rhennan... murmura Anéa en s'approchant de la gardienne pour l'aider à se relever.
Elle lui caressa la joue.
- Comme ma dernière fille, finit Anéa.
Alors Angéla comprit. Elle était une descendante éloignée.
- Nous avons protéger ce temple de génération en génération depuis plus de 10 000 ans. Les premières filles aînées étaient nommées Rhennan, la gardienne du temple.
- Depuis 10 000 ans, si ce n'est pas de la dévotion... intervint Angéla.
Anéa l'invita à se taire du regard.
- Anéa, je ne pense pas que ce soit tout... insista Angéla.
Elle s'était dirigée vers un arbre.
- Que veux tu dire ?
Angéla souleva avec une de ses flèches la mousse et le lierre qui recouvraient l'arbre.
- Ce n'est pas un arbre, lui apprit Angéla.
Anéa alors regarda les environs avec un tout autre oeil.
- Nous sommes dans une des 9 Cités d'Altantide. Bienvenue à Lémuria, salua Rhennan.
- La cité végétale, sourit Anéa.
Maintenant elle la reconnaissait. Elle avait tant changer, la nature avait repris ses droits.
- Alors nous avons un problème. Car le plan va changer, interrompit Angéla. Nous devons plus déplacer un laboratoire mais une Cité sur une planète envahie par les Wraiths.
- Perspicace.
- Quel plan ? demanda Rhennan.
- Nous sommes là pour voler votre maison, lâcha Angéla avec ironie. Littéralement.
- Je réunis les Cités, expliqua Anéa.
- Nous gardons ce temple depuis des millénaires,...
- C'est ce qu'elle fait pourtant... elle va vous enlever...
- ça suffit, coupa Anéa. Je vous promets de vous aider...
- Bien alors c'est réglé. On les emmène chez nous. Bienvenus dans notre folle aventure, dit Angéla.
- Quoi... Je peux te parler.
- Trop tard, tu ne vas pas revenir sur ta parole, dit Angéla.
Anéa la fusilla du regard car elle lui avait forcé la main à accepter d'accueillir des gens sur Atlantide.
- Nous ne pouvons pas partir, intervint Rhennan. Si notre mission est terminée ici, nous devons rejoindre les autres.
- Les autres ? demanda Anéa, curieuse.
- Des lantiens sont en dormance dans des cellules de stase dans Spartel.
- Spartel ? C'est un vaisseau lantien de transport, indiqua Anéa.
- C'est devenu une planète quand le vaisseau s'est écrasé. Les lantiens ont reconstruit leur base.
- Leur base ? demanda Angéla curieuse. Comment comptez-vous y aller ?
- Nous connaissons la localisation, et un dernier vaisseau est présent sur Lémuria. Nous n'avons plus aucune raison de rester ici pour garder le temple. Nous allons trouver cette planète et y vivre. Allez-vous venir avec nous ? demanda Rhennan avec espoir.
- J'en ai peur que non, j'ai moi même une mission à terminer. Mais accueillir les miens sera un grand plaisir.
- Vous devez chercher vos soeurs et frères, comprit Rhennan. Vous serez le bienvenu même si des années passent.
- Je vais camoufler votre départ, proposa Anéa. Le vaisseau est bien sur la Cité.
- Oui, confirma Rhennan. Vers l'aile Ouest, caché sous des végétaux. Il est inactif depuis un moment, mais le vaisseau devrait être opérationnel.
- Bien, nous allons vous aider à rendre ce vaisseau vraiment opérationnel.
- Le faire voler nous causera aucun problème.
- Votre départ sera camouflé, indiqua Anéa.
- Ah oui et tu penses le faire comment si tu ne les accompagnes pas ? demanda Angéla soucieuse.
- Bah en faisant décoller cette cité, bien sûr.
Anéa alors se dirigea vers le mur végétal qui s'ouvrit.
- Ah oui et j'imagine qu'on n'appelle pas cette cité « végétale » pour rien, elle ne possède pas de système de défense, cria Angéla à sa suite.
- Non en effet et oui.
- Mais qu'est ce que cela veut dire ? insista Angéla.
- Elle ne possède pas d'armes. C'est une forêt, remarqua Rhennan.
Angéla la regarda. La gardienne les avait suivit ainsi que « ses copines ».
- OK alors on est mal car les Wraiths sont présents ici pour une raison : ils savent qu'il y a une Cité ici. Ou alors ils sont idiots et aveugles. Ils vont réagir...
- Je suis l'arme, rappela Anéa.
- Ah oui c'est vrai... ON va se faire écrabouiller...
- Et toi aussi, tu en es une, coupa Anéa. Tu pourrais faire une attaque terrestre.
- Votre plan est de les attaquer sur tous les fronts, intervint Rhennan.
Angéla jura.
- On va mourir, souffla Angéla.
Rhennan la regarda étrangement.
- Il faudra juste voir si la téléportation est opérationnelle.
Anéa prit le couloir gauche.
- J'espère !
- Je ne te laisserai pas sur la planète, promit Anéa, sans négociation.
- Ah bon j'imaginais rentrer à pied, je pensais juste aux escaliers géants, répondit Angéla, avec humour malgré la situation désastreuse.
Anéa la regarda. Elle ne savait pas si elle plaisantait.
- Dans ce cas, on l'accompagnera, proposa Rhennan.
Cette fois-ci, Anéa regarda Rhennan pour la juger.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, indiqua Anéa alors qu'elle prenait un autre couloir à gauche.
Angéla avait perdu le compte, préoccupée par le plan d'Anéa. Si on pouvait appeler ça un plan.
- Nous savons nous battre ...
- Les végétaux font partie intégrante de la Cité maintenant, admira Anéa n'écoutant pas Rhennan.
Elle posa sa main sur une des branches.
- Je peux sentir la vie, c'est fascinant... souffla Anéa.
- Nous nous battons contre les Wraiths depuis longtemps, nous n'avons pas peur d'eux, reprit Rhennan avec insistance.
D'ailleurs Rhennan s'était placée dans le champ de vision d'Anéa, pour cacher la vue d'Anéa sur les végétaux.
- Ce ne sont pas les Wraiths qui m'inquiètent, lui expliqua Anéa. Mes plans paraissent pourris mais les siens le sont encore plus.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, se défendit Angéla. Et tu te défends bien toi aussi, hein J
Rhennan comprit qu'Anéa parlait de son amie. Anéa reprit son chemin et atteignit le côté Ouest de la Cité. Le couloir s'arrêtait au milieu de nul part sur une large ouverture comme si le couloir avait été détruit. Celui-ci se poursuivait de l'autre côté à plusieurs dizaines de mètres. Il manquait donc un sacré morceau. Anéa intriguée, sortit et regarda les environs.
Un rocher mousseux était sur la droite alors qu'à gauche il y avait une mare. Anéa ignora la mare alors qu'au contraire Angéla s'y intéressait. La mare était en partie recouverte de nénuphar et des roseaux. Elle pouvait aussi percevoir des traces d'êtres vivants au sein de la mare. Puis elle revint vers Anéa qui regardait le rocher mousseux.
- Il dort depuis un moment, souffla Anéa.
- Depuis plus de 9 000 ans, leur apprit Rhennan. Maintenant il est parfaitement camouflé.
- Vous voulez dire que ce ... c'est le vaisseau, montra Angéla.
- Oui, parfaitement camouflé comme le reste de la Cité. Les Wraiths n'ont jamais trouvé cette base.
- Pourquoi sont-ils là alors ? questionna Angéla.
- La Cité s'est activée momentanément il y a deux jours.
Angéla fusilla du regard Anéa.
- Quoi je cherchais... Peu importe.
- Anéa, faire voler la Cité va l'exposer aux Wraiths. A part le bruit, ils vont voir une forêt disparaître et les éboulements de la falaise, prévint Angéla.
- Je sais, tu dois faire une diversion, approuva Anéa.
- Une diversion ? demanda Rhennan.
Les autres archères étaient déjà en train de retirer les feuillages bloquant les entrées du vaisseau.
- Tu as un exemple ? demanda Angéla.
- Tu as l'habitude d'élaborer des plans improvisés, remarqua Anéa.
Elle se dirigea vers le vaisseau et longea le vaisseau en l'effleurant du doigt.
Angéla se retrouva alors à la suivre dans le vaisseau. Les végétaux avaient aussi envahi l'intérieur et cela n'avait pas l'air de gêner Anéa.
- Tu auras peut être besoin de ceci puisque j'en ai plus besoin, reprit Anéa en lui tendant des paquets blancs.
- Du C4 ? tu as du C4 sur toi depuis le début.
- Cameron m'a montré son fonctionnement. Je pensais en avoir besoin pour faire exploser une grotte. J'ai 6 barres, cela devrait faire l'affaire.
Angéla regarda hallucinée les barres de C4.
- Je pense que tu trouveras leur utilité.
- Et dis moi pourquoi on est dans le vaisseau et pas dans la Cité pour organiser ton plan.
- Je n'ai pas besoin d'être dans la Cité pour la faire voler, par contre j'ai besoin d'être dans le vaisseau pour utiliser la téléportation, lui expliqua Anéa.
...
Pour le quatrième jour, Angéla était sous la douche. L'eau chaude lui brûlait la peau mais aussi faisait picoter les parcelles de sa peau où elle avait été blessées. Le sang coula en même temps que l'eau. Ce n'était pas totalement le sien.
Elle se vit courir dans la forêt de l'autre côté de la falaise. Anéa lui avait épargné le chemin du retour. Elle n'aurait pas eu la force d'escalader à nouveau les falaises. Elle s'était immédiatement précipitée vers la Porte. En effet, Anéa lui avait laissé très peu de temps et elle avait repéré un vaisseau ruche à quelques kilomètres de la Porte. Son plan improvisé était de placer des charges explosives sur le flan d'un vaisseau ruche. Le but n'était pas de le détruire mais de dévier l'attention des Wraiths et de camoufler le bruit de décollage de la Cité. Elles devaient alors être synchronisées. Pour cela, Anéa était à la frontière de l'esprit d'Angéla. La seconde partie de son plan était de fuir l'explosion et d'éviter des ennuis jusqu'à la téléportation. Un plan parfait n'existait pas. En effet, Anéa n'allait pouvoir la téléporter pour des raisons techniques qu'en orbite autour de la planète.
La première partie du plan avait été facile. Angéla était douée pour rester camoufler et silencieuse. Discrète, elle avait rapidement placé ses charges explosives. Par contre le chemin du retour, ne fut pas idéal. Elle avait croisé par hasard alors qu'elle fuyait le lieu de l'explosion, une patrouille de Wraiths. Elle avait dû déclencher le C4 à la demande d'Anéa alors qu'elle n'était pas tout à fait à l'abri et elle avait été alors imprudente. Elle s'était jetée directement dans leur direction.
Alors qu'un tir ennemi avait frôlé son épaule, elle dégaina ses deux katanas et éventra le premier Wraith avant de partir sur la droite.
L'eau raviva la douleur sur son épaule droite alors que les souvenirs remontaient à la surface. Par contre l'eau chaude détendit les muscles de ses cuisses qui se souvenaient encore de la course endiablée.
Elle avait couru pour fuir. Car l'attroupement Wraith était trop importante. Elle avait alors échangé ses katanas par des armes à feu. Elle tirait de temps en temps pour ralentir les Wraiths tout en gardant la tête baissée pour éviter les tirs. Elle courrait aussi en zig zag pour ne pas se faire toucher. Elle devait éviter aussi les arbres devant elle et les troncs d'arbres couchés. Mais aussi des racines trompeuses.
Elle sortit de sa douche. Elle avait été furieuse qu'Anéa prenne tant de risques et de la laisser dans l'ignorance. Elle enroula une serviette autour de son corps pour se sécher et se dirigea vers son balcon.
Maintenant il y avait un autre espace rempli : la cité forêt occupait le coté Ouest du Coeur.
Elle savait qu'Anéa y était déjà à chercher ce qu'elle voulait à tout prix trouver. : le laboratoire.
10 minutes après, elle faisait son jogging avec ses écouteurs crachant de la musique à fond pour évacuer les toxines accumulées dans son corps. Elle ignora la douleur. Elle se dirigeait directement vers Anéa. Elle appréciait la nouvelle cité. Elle se croyait dans un parc à faire son jogging. Tout semblait pleins de vie, elle pouvait entendre les feuilles craquées à son passage. Elle se guidait grâce à son instinct et finit par trouver Anéa. Elle ne la vit pas immédiatement. Elle ralentit alors que son rythme cardiaque était élevé. Elle examina la nouvelle pièce. Elle était sombre, seuls des tubes fluorescents éclairaient la pièce. En général, les différentes pièces de la Cité étaient lumineuse mais pas celle-ci. Elle repéra Anéa qui semblait préoccupée par quelque chose.
Elle s'approcha et vit ce qui préoccupée Anéa. Un corps était allongé sur une table. Celui-ci était en très mauvais état. On pouvait encore voir la peau de l'homme ainsi que sa barbe longue. Ses cheveux avaient presque disparu.
- Qu'est ce que... ? murmura Angéla en enlevant un écouteur.
Elle ne voulait pas parler plus fort de peur de réveiller la personne ou de troubler son sommeil éternel.
- Parthus, souffla Anéa.
- Ce n'est pas...
- Possible ?
- Est il ...
- Vivant ? Non, il a repoussé tellement si longtemps la mort que son corps était déjà mort avant, lui dit Anéa.
- Mais pourquoi avoir tant risquer pour...
- Il est le dernier à avoir vu Astyan en vie. Je veux connaître les derniers moments de sa vie. C'est toi-même qui le dit : il ne faut pas foncer la tête baissée. Je veux avoir toutes les informations.
- Qu'as tu appris alors ? demanda Angéla, curieuse.
- Rien, je n'ai pas commencé... Je suis restée à le regarder pendant des heures.
- Des heures...
- Je sais je perds du temps...
- Non, non prend ton temps... mais pourquoi la Porte est bloquée ?
- SI tu veux faire du jogging, tu as la cité... c'est la deuxième raison pour ...
- Tu veux m'enfermer ici, coupa Angéla.
- Tu as de quoi t'occuper avec nos... Invités jusqu'à leur départ. Et Lémuria peut faire un bon terrain de jeu , lui sourit Anéa.
Fin du chapitre.
