Salut ! Comme promis voici le nouveau chapitre, Il m'aura donné du fil à retordre, le bougre !
Sinon le concernant, un gros chamboulement dans la vie d'Harry, ainsi qu'une scène un peu violente (je me demande si je ne devrais pas augmenter le rating...). Au passage merci pour les nombreux commentaires laissés, d'ailleurs je remercie « Mandragore, Eliie Evans, TraduccionesNortia, Kathlerria et Hokage » pour leurs reviews ici même puisque vous n'avez pas de compte ou tout simplement parce que je n'ai pas envie d'écrire un commentaire que vous ne comprendriez pas (c'est déjà sympa de faire l'effort d'écrire en français).
Je n'ai pas encore corrigé ce chapitre sinon, je pense qu'il pourrait y avoir pas mal de fautes (la fin en particulier m'a donné bien du mal à écrire).Bonne lecture !
Ps : Désolé pour les Fans de Sirius, ce chapitre ne le met pas à son avantage ! J'essaierai de trouver un raison quelconque pour expliquer son étrange comportement.
Trois autres années s'écoulèrent depuis cette journée d'anniversaire, trois années au cours desquelles Harry eut largement le temps de mieux connaitre Daphné, et réciproquement. Leur relation avait d'ailleurs beaucoup évolué, passant de simples amis à amis proches puis à meilleurs amis. Le stade du couple était encore un cap à franchir, mais ils avaient tout leur temps ; Ils n'avaient que huit et six ans après tout. Le concept même du mari et de la femme leur était étranger, tout juste savaient-il que plus tard, ils seraient amenés à vivre ensemble comme leurs parents. Ce fut surtout Daphné qui fut la principale initiée à cela en suivant quotidiennement des cours de bienséance de la part de sa mère en vue d'en faire une bonne épouse et une bonne maitresse de maison.
La relation d'ailleurs entre les Greengrass et les Potter avait dans le même temps évolué de la même façon, bien que James ne s'y investissait pas. Lily, qui avait d'abord été furieuse d'apprendre que son mari avait osé inscrire son fils dans un procédé aussi moyenâgeux qu'un contrat de mariage, avait néanmoins prit le temps de mieux connaitre ceux qui deviendraient plus tard la belle famille d'Harry. Une relation très amicale se forma au bout du compte, d'autant plus que les Greengrass se révélèrent être des gens tout à fait charmant. L'annonce des fiançailles entre leur fille ainée et Harry eut de plus le mérite de mettre un terme à toutes les accusations que l'on portait contre eux, bien qu'elles passèrent inaperçues pour une très large majorité de la population magique.
« La popularité de Matthew a quand même du bon parfois » avait un jour déclaré Lily à ses deux autres enfants en parcourant des yeux l'article mentionnant l'arrêt des plaintes contre les Greengrass.
Tout le monde pouvait ainsi profiter des retombées positives de ce contrat sans se soucier d'éventuels problèmes : Lily s'était faite une très bonne amie et confidente en Eléonore Greengrass, Harry une fiancée et Rosalyn une amie de jeu en la personne d'Astoria. Seule ombre au tableau bien évidemment : James et Matthew. Si les Greengrass s'investissaient énormément dans l'éducation de leur fille, il en était tout autre pour le père d'Harry. Le futur époux de Daphné aurait dû voir tout ce qui concernait son rôle avec James et également ses obligations professionnelles pour sa future vie d'adulte, mais son père se désintéressait totalement de lui et le laissait dans les méandres de l'ignorance la plus totale. Sa mère essayait tant bien que mal de lui inculquer les valeurs à connaitre pour son futur rôle, mais ayant été élevé par une famille moldue et paysanne par-dessus le marché, beaucoup de choses lui échappait.
Son grand père aurait pu prendre cette tâche à cœur, ce dernier aimant énormément son petit-fils, mais malheureusement pour Harry, ses grands-parents disparurent tragiquement dans un accident au cours d'une sortie en carrosse par un temps maussade. Les chevaux ayant pris soudainement peur, le carrosse fut précipité dans un ravin, entrainant la mort quasi-instantanée de Charlus et Dorea Potter qui n'avaient pas eu la possibilité de transplaner.
« C'est pour le moins étrange lorsque l'on sait que Charlus en Doréa étaient des personnes très prudentes. Ils n'auraient certainement pas mis en place un sortilège anti-transplanage alors qu'ils étaient sur le point de traverser une région en altitude » avait confessé leur belle fille aux aurors chargés de cette triste affaire.
Le choc fut total chez les Potter, en particulier pour Harry qui perdait là deux des seules personnes faisant attention à lui. Le deuil dura plusieurs semaines, et les journaux ne manquèrent pas de diffuser pendant ce temps de longs éloges à la gloire des grands-parents du petit-fils prodige qu'était Matthew. Chaque journée passait avec de nouveaux articles présentant leurs condoléances à cette famille meurtrie, de même que les soutiens d'illustres inconnus et de vagues connaissances. L'enterrement en lui-même fut noir de monde, mais la quasi-totalité des personnes venues n'étaient là que pour voir comment réagissait le garçon-qui-vécut à ce terrible drame. La célébrité pouvait avoir son lot d'absurdité parfois. Finalement, au terme de la cérémonie, les Potter furent convoqués par Gripsec, le gobelin chargé de leur voutes au sein de la banque Gringott afin d'entendre les dernières doléances de Charlus Potter concernant ses biens mobiliers et financiers.
James fut bien évidemment abattu durant la longue lecture qui suivit les recommandations de ses parents, mais déchanta bien vite en découvrant le testament qu'ils avaient laissé pour le reste de la famille. Leur fils avait bien évidemment hérité d'une petite fortune lui permettant de subvenir pendant longtemps à ses besoins, de même que Lily et le reste des enfants. Matthew fut d'ailleurs furieux en découvrant que les deux millions de Gallions laissés pour lui en héritage ne lui seraient accessibles que lorsqu'il aurait sa majorité. Mais le coup de massue arriva lorsque le gobelin de Gringott chargé de la lecture du testament énonça le legs principal de Charlus Potter. A leur grande surprise, Harry fut désigné comme son héritier, et obtiendrait non seulement le titre de Lord Potter sous le nez et à la barbe de son père mais également les droits de propriété sur les voutes Potter et les propriétés qu'ils possédaient à travers l'Europe. Charlus de toute évidence considérait son fils comme incapable de veiller à la fortune de leur famille et avait légué cette tâche à son petit fils en qui il avait entièrement confiance. Autant dire que la pilule fut dure à avaler pour James.
« - Ce gosse... héritier de notre fortune familiale !? Vous plaisantez j'espère, maitre gobelin ! avait-il tempêté en croyant à une mauvaise blague de leur part.
- J'ai bien peur que non, Mr Potter. Et croyez-moi, les gobelins ne sont pas réputés pour êtres des personnes susceptibles de plaisanter.
- Mais enfin, c'est impossible ! Et quand est-il de moi ?! N'est-il pas inscrit quelque part que je suis en droit de revendiquer ce titre et notre fortune !? Êtes-vous certain qu'il s'agit bien du testament de mes parents !?
- Je puis vous assurer que le document que je tiens dans mes mains est tout ce qu'il y a de plus authentique, Mr Potter. J'aimerais également que vous cessiez à l'avenir de mettre en doute ma parole, je n'apprécie pas le moins du monde cela. Maintenant si cela ne vous ennuie pas, je vais poursuivre la lecture des recommandations du défunt Lord Potter. »
Harry crut voir sa dernière heure arriver ce jour là tant le regard glacial de son père l'avait profondément choqué. James fit de son mieux pour garder contenance devant le gobelin, mais une fois revenu au manoir, Harry subit un véritable déchainement de fureur de la part de son père. Ce jour là, il n'avait en plus de ça même pas pris la peine d'attendre d'être seul avec lui pour s'occuper de lui, et l'avait brutalisé sous les yeux de Lily. Ce fut d'ailleurs elle, une fois le choc passé, qui mit fin au calvaire d'Harry en lançant un maléfice à James. Matthew fut lui aussi choqué ce jour là, mais pas pour les mêmes raisons. Le comportement de sa mère l'avait scandalisé alors que la vision d'Harry roué de coup l'avait au contraire amusé. Il se mit à invectiver sa propre mère pour avoir fait une chose pareille à son père adoré, et ne reçut en retour qu'une cinglante baffe après avoir copieusement insulté Lily de « Sang-De-Bourbe ».
Depuis cette soirée, l'atmosphère à la maison était devenue pesante et ombrageuse. James n'en revenait toujours pas que sa femme avait osé l'attaquer de cette façon et surtout qu'elle ait eu le culot de donner une gifle à leur fils. Il n'avait même pas sermonné Matthew pour les insultes qu'il avait osé dire à sa mère. Lily elle aussi était furieuse contre lui, surtout lorsqu'il avait appelé Dumbledore pour venir réprimander sa femme sur son comportement. Elle s'était sentie humiliée ce jour là, et les remontrances de Dumbledore lui donnaient l'impression d'être prise pour une petite fille de moins de dix ans. Elle accepta néanmoins sans broncher les reproches du vieillard, et ses allusions par rapport au fait qu'elle ne mettait pas autant de motivation que James à couver son fils cadet d'amour. Mais le mal était fait, et le torchon brûlait à présent entre les parents d'Harry, un torchon qui depuis ne s'est jamais éteint. La suite des évènements fut encore plus pénible, surtout pour Harry.
Dès le lendemain, Dumbledore, qui était le président sorcier du Magenmagot, une assemblée votant entre autre les nouvelles lois et condamnant les criminels, avait outrepassé les dernières volontés de Charlus et annulé ses dernières recommandations.
« Au vue des derniers résultats médicaux effectués sur Lord Charlus Potter et son épouse peu avant leur mort, je peux affirmer devant la cour que Lord Potter souffrait durant les dernières années de sa vie de troubles mentaux et d'une incapacité à raisonner de ce fait correctement. Sa santé déficiente ayant semble t-il joué dans l'écriture de son testament, Moi, Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore, Président-Sorcier du Magenmagot, Manitou suprême de la Confédération internationale des mages et sorciers, Ordre de Merlin, première classe et Enchanteur-en-chef, casse et annule le dernier testament de Charlus Potter, Lord de l'ancienne et noble maison Potter. »
Ces résultats étaient bien évidemment faux, sans aucun doute falsifiés par des connaissances travaillant à l'hôpital sorcier Ste Mangouste, mais personne ne doutait de la parole de l'illustre Dumbledore. En vérité si le vieil homme préférait ne pas voir Harry devenir le prochain Lord Potter, c'était parce qu'il pensait donner ce titre à son petit frère, et ainsi accroitre encore davantage son emprise sur lui. Matthew ne verrait là qu'un énième cadeau de sa part sans se douter que son coup était bien calculé. De ce fait, le garçon-qui-vécut lui serait entièrement acquis, et lui permettrait ainsi d'œuvrer pour lui à la création de ses idéaux politiques. Quoi de mieux que d'avoir le héros national à ses côtés ? Pour l'instant Matthew ne lui servait pas à grand chose, mais qui sait ? Peut être que plus tard, son influence lui permettra d'élargir ses ambitions personnelles… Son pion lui serait sans aucun doute utile en tout cas.
Toujours est-il qu'après une longue délibération, James fut déclaré comme étant Lord Potter par intérim, en attendant que son fils cadet atteigne sa majorité. Charlus devait sans doute se retourner dans sa tombe. Harry en voulait vraiment à Dumbledore depuis ce jour-là, non pas qu'être destitué du titre de Lord Potter le peinait fortement, mais le simple fait d'avoir passé outre les dernières volontés de son grand père le mettait dans une profonde colère vis-à-vis du vieillard.
La seule éclaircie au tableau fut quelques temps plus tard, au cours d'un championnat du monde de duel où Dumbledore remettait son titre en jeu. Nombreux furent les paris le voyant déjà remporter pour la vingtième fois d'affilée ce trophée, mais à la surprise générale, son titre de champion lui fut arraché au terme d'un duel épique contre une talentueuse sorcière française. Harry ne l'avait jamais vu, mais cette femme en plus de son incroyable beauté dégageait une aura de puissance telle qu'il en frémissait aussitôt rien qu'en s'approchant près d'elle. Il ne sut jamais son nom, sauf le fait qu'elle était de la haute noblesse et en prime titrée princesse, mais il ne chercha pas à en savoir davantage : la mine déconfite de Dumbledore valait tous les trésors du monde réunis.
« Allons Mr le directeur, vous ferez mieux la prochaine fois ! Ce concours ne devrait de toute façon pas être ouvert aux femmes, autrement vous auriez gagné, avait déclaré James dans une pâle tentative pour le réconforter.
- James, ne soyez pas aussi étroit d'esprit. Les femmes méritent d'avoir autant de droit que nous. »
Venant de la part d'un homme considérant Lily Potter comme étant utile uniquement pour donner de l'amour à son fils cadet et à se taire le reste du temps, cette phrase sonnait particulièrement faux quand elle sortait de sa bouche. Mais il fallait bien faire bonne figure devant les journalistes présents durant le tournoi et leur faire croire qu'il était un fervent défenseur du droit des femmes. Dumbledore remporta aux yeux d'Harry la palme du plus bel hypocrite ce jour là, impression renforcée lorsqu'il donna la coupe en main propre à la gagnante en lui souriant tout en essayant par la suite de lui briser les phalanges pendant leur poignée de main. Mais la française s'était contentée de lui sourire en retour, et de lâcher à voix haute un commentaire qui eut le don d'agacer le vieux sorcier pendant des semaines entières :
« J'eus pourtant ouï-dire que vous étiez un grand duelliste, mais il semblerait que toutes ces fables sur vos talents dans ce noble art ne furent finalement que des racontars. Me voilà fort peinée pour vous que l'âge vous fasse perdre vos compétences en ce domaine et surtout désappointée de découvrir qu'il n'y avait point au final de forte concurrence dans ce tournoi pouvant me tenir tête. »
Même avec ses rares connaissances dans cette langue, Harry dut admettre qu'il n'avait pour ainsi dire rien compris à ce qu'elle avait pu lui dire, mais Dumbledore dut faire appel à toutes ses connaissances en occlumancie pour ne pas dévoiler à son ancienne adversaire toute la fureur qui émanait de lui. La française dut néanmoins le ressentir car elle prit congé de lui sans se départir de son sourire et lui proposa avant de partir quelques maisons de retraite dans son pays qui se feraient une joie de l'accueillir. Cette journée fut un très beau souvenir pour Harry et Rosalyn, qui riaient joyeusement rien qu'à son évocation. Dumbledore humilié, on ne voyait pas cela tous les jours.
C'est d'ailleurs en pensant à cela qu'Harry achevait d'écrire une énième lettre pour Daphné. Les papiers froissés jonchaient déjà le sol de sa chambre alors qu'il essayait vainement de lui raconter même la plus petite anecdote. Mais il eut beau se creuser la tête, il n'avait rien d'intéressant à lui raconter depuis leur dernière rencontre la veille. Mâchonnant le bout de sa plume, il regardait distraitement sa chambre à la recherche de quelque chose à raconter. La tapisserie bleue, ses meubles en bois vernis et ses quelques jouets ne lui étaient décidemment pas d'un grand secours, ni même son impressionnante collection de livres personnelle qui s'étalait sur plusieurs étagères sur le mur à gauche de la porte d'entrée.
- Merlin, Comment font les gens pour tenir de si longues conversations avec leurs interlocuteurs, même lorsqu'ils n'ont rien à raconter ? se dit-il à lui-même en soupirant.
- Qu'est-ce que tu fais ?
Tournant brusquement la tête vers l'entrée de sa chambre, il put voir sa petite sœur dans l'embrasure de la porte jouant distraitement avec une mèche de ses longs cheveux auburn. Rosalyn avait maintenant plus de quatre ans et ressemblait énormément à Lily, un contraste assez saisissant par rapport à Harry qui ressemblait de plus en plus à James, à son plus grand désarroi. La seule chose qui la rattachait à leur père était ses yeux chocolats et les lunettes qu'elle portait, mais rien ne les rapprochait mis à par cela. Il n'y avait finalement que Matthew qui avait hérité du caractère de James, et ce fut pour le mieux. « Rosie » comme la surnommait Harry était très proche de son frère ainé et passait le plus clair de son temps en sa compagnie à flâner dans le jardin pour s'amuser ensemble ou dans la bibliothèque à lire pendant des heures entières des livres. Ce fut d'ailleurs Harry qui lui apprit à lire en se rendant compte des capacités intellectuelles avancées de sa sœur à un âge où Matthew préférait voler sur son balai au risque de se briser les os en chutant. En parlant de lui, Harry eut l'immense joie de découvrir qu'alors que sa sœur commençait déjà à différencier les lettres et à écrire des phrases sur des feuilles de parchemin, leur frère en était toujours incapable. Ses entrainements pour devenir le meilleur sorcier de tous les temps avaient laissé de profondes lacunes dans son éducation. Ses sortilèges étaient d'ailleurs peu puissant et le plus souvent ratés, mais James n'avait pas l'air de le remarquer et le congratulait sans arrêt en lui offrant de nouveaux cadeaux. A ce rythme là, la fortune des Potter allait disparaitre comme neige au soleil. Même les dons donnés à Matthew pour le remercier d'avoir débarrasser la Grande Bretagne de son plus terrible mage noir ne pourront pas compenser éternellement les écarts financiers que se permettait James. Mais pour l'instant, les futurs soucis financiers de son père étaient le cadet de ses soucis, et un rapide coup d'œil en direction de sa petite sœur lui confirma qu'il venait une nouvelle fois de divaguer sur des sujets dérisoires en omettant de répondre à sa question.
- Rien, j'écrivais juste une lettre à Daphné, dit-il en reprenant son travail. Et toi, tu ne devais pas aider maman à faire des gâteaux pour les distribuer aux nécessiteux ?
- Elle m'a dit qu'elle n'avait plus besoin de moi et qu'elle pouvait s'occuper seule de la cuisson, grogna t-elle comme si cela la gênait. Alors comme ça tu écris encore une lettre à Daphné ? Tu l'as vu hier pourtant, affirma t-elle en s'approchant du pupitre. Qu'est-ce que tu peux lui raconter de nouveau en seulement une journée ?
- C'est privé, Rosie. Les gens ne lisent pas leurs lettres aux personnes qui ne sont pas concernées par elles.
- Oh je t'en prie, je veux savoir ! Promis, je ne le dirai à personne, pas même à Astoria !
- Ne t'a-t-on jamais dit que la curiosité était un vilain trait de personnalité? lui demanda avec amusement Harry.
- Maman me l'a déjà dit, mais c'était parce que je voulais connaitre le repas que l'on allait manger pour mon anniversaire ! Mais là, c'est bien plus intéressant !
- Hé bien, quand tu auras un amoureux, tu me laisseras lire tes lettres et moi je te laisserai lire les miennes.
- ça risque de ne pas être long, soupira tristement Rosalyn en allant s'asseoir sur le lit de son frère. Papa serait capable de me donner un amoureux, peu importe qui du moment qu'il en tire quelque chose de bon pour lui en retour.
Harry ne put qu'acquiescer tristement en voyant le destin peu enviable de sa petite sœur. James ne voyait presque en elle qu'une fille à donner en fiançailles au premier venu, du moment qu'il était fortuné et qu'il en tirerait une forte somme d'argent. Rosie n'était qu'un morceau de viande à vendre pour lui.
- Tu imagines s'il te fait épouser Drago Malefoy ? s'enquit t-il en réprimant un ricanement.
- Beurk ! Je préfère encore épouser Ronald Weasley, même si c'est un crétin de la même trempe que Matthew.
- Qui se ressemble s'assemble comme on dit, soupira Harry.
- C'est peut être pour ça que vous passez votre temps ensemble, entre personnes indésirables.
Pour la deuxième fois de la journée, une seconde personne s'invita dans sa chambre, mais contrairement à Rosie, celle-ci n'était pas le moins du monde la bienvenue. La silhouette légèrement enveloppée de Matthew se dessinait dans le couloir, juste devant la porte de chambre. Son petit frère les toisait actuellement de haut et leur souriait méchamment tout en entrant sans demander la permission dans la pièce. Une chose inhabituelle chez Matthew était qu'il fallait toujours lui demander si l'on pouvait entrer dans la même pièce que lui, une permission qu'il imposait généralement aux enfants de son âge ou plus jeunes encore dans une pâle imitation d'un despote. Mais lui cependant ne se gênait pas pour aller fouiner dans les recoins du manoir lui étant interdit voir pire, chez les gens chez qui il était invité, une mauvaise habitude qui avait le don de faire rougir de honte Lily. Harry et lui se détestait cordialement, et pourtant, le frère ainé avait bien tenté de se montrer gentil avec lui les premières années. Mais Matthew en constatant le contrôle qu'il avait sur son père en profitait ouvertement et lui faisait gober n'importe quoi. Ainsi, il n'était pas rare que le petit frère d'Harry se blesse volontairement pour le faire accuser, et pour qu'il se prenne l'instant d'après une paire de baffes.
C'est pourquoi Harry passait le plus clair de son temps dans des pièces où Matthew ne risquait pas de mettre les pieds, et surtout le plus loin possible de lui. Les rares fois où ils se croisaient durant la journée étaient pendant les repas, et là encore, le plus jeune s'en donnait à cœur joie pour ridiculiser son ainé quand il ne lui donnait pas des coups de pied sous la table. Aussi la présence de son frère lui parut suspecte, d'autant plus que ses petits pas presque dansant et son sourire mauvais ne disait rien qui vaille.
- Qu'est-ce que tu veux ? cracha Harry à son encontre alors que Rosalyn s'était déjà levée du lit pour faire front à côté de lui.
- Oh rien, je me promenais voilà tout, lui répondit Matthew d'une voix joyeuse. En vérité j'allais retourner dans ma chambre pour vernir mon balai magique avec le kit de nettoyage que m'a offert Sirius sans me soucier de vous, comme d'habitude. D'ailleurs je tiens à dire que les cadeaux de mon cher parrain sont vraiment pratiques, dommage que tu ne puisses pas en dire autant. Qui donc t'offrirait un balai de toute façon ?
- Moi je le ferais si j'avais suffisamment d'argent, répliqua Rosie en fronçant ses sourcils. Toi par contre, je ne t'offrirais même pas une brindille de balai !
Là où certaines personnes auraient pu être blessées devant le ton froid et peu sympathique de leur petite sœur, Matthew n'en fut nullement peiné et préféra glousser effrontément devant eux.
- ça tombe bien puisque je ne veux rien recevoir de ta part, j'en serais presque offensé.
- Sors d'ici, lui ordonna Harry en sentant venir la future dispute qu'il redoutait tant.
- Je ne serais même pas venu dans cette pièce si je n'avais pas entendu les remarques vexantes que vous avez dites à mon encontre. C'est très méchant, vous savez ? Qu'en penserait papa si je lui disais tout ce que je viens d'entendre ?
- Comme d'habitude, il prendrait ton parti et viendrait me donner une correction, énonça son frère d'une voix glacial. A croire que le sauveur du monde magique n'est pas capable de se défendre seul. Serais-tu un lâche, Matt ?
- J'ai vaincu le plus grand mage noir de tous les temps ! Tu pourras douter de mes capacités lorsque tu en auras fait autant ! fulmina Matthew en virant au rouge vif.
- Le héros de l'humanité qui n'est même pas capable d'utiliser la magie sans baguette, se moqua Rosie en ricanant à son tour. N'est-ce pas rabaissant d'être plus faible que son frère ainé dans cette branche de la magie ?
- Des foutaises ! Tu n'es même pas capable d'utiliser le sortilège de lévitation contrairement à moi !
- Parce que tu as une baguette, or moi je n'en ai pas besoin.
Pour prouver ses dires, Harry pointa de son index le bougeoir sur sa table de chevet et effectua les gestes demandés normalement avec une baguette magique tout en prononçant la formule « Wingardium Leviosa ». L'objet se mit aussitôt à flotter en l'air, et Harry le guida même jusqu'à lui en utilisant ses autres doigts pour le faire avancer sous les yeux choqués et furieux de son petit frère.
- Je crois bien que je vais faire des étincelles lorsque j'intègrerai Poudlard, décréta fièrement Harry en souriant narquoisement à Matthew. Le dernier utilisateur de magie sans baguette n'est nul autre que Dumbledore, et encore, il ne sait pas correctement l'utiliser.
- Ils ne te prendront jamais là-bas ! Tu n'es qu'un raté ! pesta Matthew en sortant de la chambre d'un pas rageur.
- N'oublie pas de fermer la porte en sortant, tu seras un ange ! lui lança moqueusement Rosie avant de soupirer d'un air las. Par moment Matthew est pire que Malefoy.
- Drago a au moins le mérite d'être intelligent et malin lui. On ne peut pas en dire autant de Matthew.
Tous les deux rirent de bon cœur avant de reprendre leurs activités habituelles, pour l'un l'écriture d'une lettre et pour l'autre la lecture d'un livre trouvé sous le lit d'Harry. Les minutes s'écoulèrent calmement dans un silence très relaxant. Rien ne semblait pouvoir troubler ce moment de quiétude, rien sauf peut être…
BAM.
Harry pesta intérieurement pour avoir oublié que pour Matthew, l'humiliation était difficile à avaler, et que généralement, les retombées pouvaient être terribles. Un rapide coup d'œil vers sa sœur lui confirma qu'elle aussi savait pertinemment que l'objet brisé que l'on avait pu entendre au rez-de-chaussée ne pouvait pas être un coup du hasard. Tous les deux espéraient simplement qu'il n'était pas important. Cependant la voix de James cependant leur prouva le contraire rapidement :
- QU-QUI A FAIT ÇA ! NON MAIS C'EST PAS VRAI ! UNE RELIQUE UNIQUE DE L'EPOQUE MING ! UN VASE DANS NOTRE FAMILLE DEPUIS PLUSIEURS GENERATIONS !
- Aie aie aie, nous y sommes peut être allés un peu fort tout à l'heure, marmonna nerveusement Harry. Rosie, cache-toi sous le lit !
- Quoi !? Mais pourquoi !?
- Fais ce que je te dis ! Si jamais il te trouve ici, il pourrait très bien s'en prendre à toi !
- Je n'ai pas peur ! répliqua sa petite sœur d'une voix néanmoins tremblotante. Et je suis aussi responsable que toi de cette situation !
- Ne discute pas ! Allez !
Harry dut batailler quelques longues secondes avec sa sœur avant d'enfin parvenir à la faire glisser sous son lit, bien à l'abri. A peine cinq secondes plus tard, son père déboula dans la chambre, Matthew sur les talons. L'expression sur le visage de James n'était pas de bon augure pour lui.
- C'est toi qui as détruit le vase Ming du salon !
Ce n'était pas le moins du monde une question, comme Harry le comprit rapidement en voyant déjà James faire le tour du lit pour se poster devant lui, la main déjà sur sa ceinture.
- Je n'ai rien détruit du tout, répliqua poliment Harry en essayant de paraitre le plus innocent possible. Je suis dans ma chambre depuis tout à l'heure pour écrire une lettre à Daphné !
- Ne me mens pas ! hurla James en l'empoignant par le col. Ton frère t'a surpris en train de t'enfuir dans les escaliers quelques secondes après ! Tu oses me mentir et mettre en doute la parole de Matthew !?
Sans plus attendre, James le jeta violemment sur le lit et le tourna sur le ventre, le visage orienté vers l'entrée de la chambre. Tout en essayant de se débattre pour empêcher James de lui ôter sa chemise et laisser son dos à nu, Harry pouvait voir du coin de l'œil son petit frère regarder fièrement le résultat de son mensonge, pendant que leur père défaisait déjà la ceinture de son pantalon pour administrer à son fils ainé la correction qui lui semblait la plus juste pour les petits menteurs. La douleur qu'il allait bientôt sentir ne peina pas Harry, étant à force habitué. Mais le fait d'être violenté juste au dessus de sa petite sœur donnait à cette punition une bien plus horrible image.
- Quand vas-tu t'arrêter de détruire tout le mobilier du manoir pour te rendre intéressant ?! Tu n'es qu'un petit jaloux qui pense de cette façon s'attirer toute l'attention, n'est-ce pas hein ?! Tu penses peut être que c'est de cette façon que tu parviendras à te mettre au même niveau que lui !? Ton frère est un héros, et toi tu n'es rien par rapport à lui !
Le premier coup de ceinture cingla l'air et vint s'écraser sur le dos frêle d'Harry qui se retint de crier de douleur en se mordant la lèvre. D'autres coups s'enchainèrent rapidement, laissant petit à petit des marques sur toute la surface de sa peau. Un coup plus violent que les autres pourrait facilement le faire saigner, mais James semblait mesurer la puissance dans son bras pour faire durer plus longtemps la torture. Les larmes vinrent au bout d'un certain temps aux yeux d'Harry mais, la ceinture n'était pas la seule fautive à cela. Les sanglots de Rosie qu'il pouvait entendre étaient bien plus déchirant que tout le reste.
- J'aurais dû écouter Dumbledore lorsqu'il avait proposé que l'on te mette dans un orphelinat pour éviter que tu accapares l'attention sur toi alors que Matthew a besoin de notre présence continuellement ! Comment ai-je pu être aussi stupide pour écouter ta mère ! Tu ne nous auras au final jamais rien apporté de bon dans cette famille, sauf des disputes continuellement !
- Repulso !
Le sortilège envoyé par Lily envoya James s'écraser lourdement contre le pupitre d'Harry tandis que Lily, qui venait de faire irruption dans la pièce, gardait sa baguette pointé sur son mari tout en s'approchant du corps meurtri d'Harry. James se releva péniblement, époussetant au passage dans un geste qui se voulait nonchalant sa veste de costume tout en regardant furieusement sa femme. Bien qu'Harry ne puisse pas le voir dans son état, James avait à l'instant même le même visage et la même expression mauvaise qui lui était d'ordinaire réservée. Il en fallait sans aucun doute peu pour qu'il ne donne une gifle à sa femme. Matthew lui s'était déjà enfui de la pièce en constatant l'apparition soudaine de sa mère et surtout ce qu'elle avait fait à son père.
- Je ne peux pas croire que tu as recommencé ! Fulmina Lily en gardant sa baguette en cas d'attaque. Qu'est-ce qui ne va pas chez toi, James !? Comment peux-tu te montrer aussi cruel avec lui ! Quel genre de père es-tu donc !?
- Le genre qui apprend à ses enfants à ne pas mentir, répliqua t-il durement. Ce sale petit insolent a besoin qu'on lui fasse comprendre où est sa place dans cette maison puisqu'apparemment, ta façon trop douce et conciliante de l'élever ne semble pas lui avoir fait inculquer certaines valeurs !
- Ma façon de l'élever !? Si tu avais pris sur ton temps pour t'occuper davantage de tes deux autres enfants, peut être que tu ne trouverais rien à redire sur la façon dont je les éduque !
- Tu sais très bien que nous ne pouvons pas nous le permettre !
Mais Lily ne l'écoutait déjà plus et se penchait déjà au dessus du dos meurtri de son fils pour évaluer les dégâts. Sa baguette virevoltant au dessus d'Harry, elle effectua plusieurs sortilèges afin de déterminer l'importance des blessures, mais par chance si l'on pouvait le dire en pareille situation, Harry ne souffrait que de simples écorchures dues au coup de fouet.
- Parfois, je me demande bien ce qui m'a pris de t'épouser, quand je vois quel homme abject tu es devenu, tempêta t-elle d'un ton glacial. Même le mari de ma sœur ne bat certainement pas son fils comme tu le fais.
- Tu n'as qu'à aller retrouver ta chère sœur si cela te dérange tant ! Je suis sur qu'elle te trouvera bien une petite place dans la… quoi déjà ? Ah oui : Taverne de son mari ! Nettoyer à longueur de temps des tables et servir des clients, c'est ça que tu veux !? Le rôle de Lady ne te convient peut être plus !?
- Va au diable, James.
Pensant peut être qu'il venait de gagner la partie, James s'approcha de sa femme pour une raison inconnue. Peut être espérait-il lui faire un câlin pour faire mine qu'il lui pardonnait déjà son petit écart de conduite, mais Lily avait déjà remarqué son petit manège et sans plus attendre lui envoya un autre sortilège qui le catapulta directement dans le couloir. Furieux, son mari se releva et tenta tant bien que mal de rentrer de nouveau dans la chambre, mais Lily avait déjà précédé son geste et lui avait brutalement claqué la porte au nez avec sa baguette magique. James tambourina plusieurs minutes sur le panneau de bois, avant de s'avouer vaincu et de s'éloigner, non sans promettre à Lily qu'il lui ferait payer cela, d'une manière ou d'une autre. Ses menaces n'eurent pas l'effet escompté car Lily était bien trop occupée à soigner les plaies d'Harry avec l'aide de Rosalyn qui s'était entre temps extirpée de dessous le lit.
- C'est grave maman ? marmonna t-elle d'une voix inquiète en regardant avec horreur les longues lignes formées par la ceinture.
- Pas autant que je le redoutais, la rassura Lily tout en faisant disparaitre le sang d'un coup de baguette magique.
Les minutes qui suivirent furent consacrés au nettoyage des plaies ainsi qu'à leur cicatrisation. Par chance, Lily avait eu une formation en médecine et pouvait par conséquent soigner en un rien de temps son fils, grâce notamment aux potions qu'elle faisait apparaitre d'un coup de baguette depuis l'armoire à pharmacie du manoir. Aussi en quelques instants seulement, son dos paraissait comme neuf, bien que la douleur était toujours présente. Avec l'aide de sa fille, elle entreprit par la suite d'allonger sous ses couvertures Harry non sans lui murmurer des paroles réconfortantes pour l'apaiser. Se faire fouetter n'était pas quelque chose de très recommandable après tout.
- Tu vas te reposer maintenant Harry. J'ai nettoyé les plaies, mais tu risques de souffrir encore un peu le temps que la potion fasse effet. Rosie, toi va t'amuser dans ta chambre, je viendrais te voir tout à l'heure pour avoir une petite discussion avec toi concernant ce qui vient de se passer, d'accord ?
Sa fille approuva d'un hochement de tête et sortit finalement de la chambre, non sans embrasser sur son front Harry. Sa mère fit de même quelques secondes plus tard, en demandant au préalable à son fils une dernière fois s'il allait bien.
- Maman…
- Oui, Harry ? demanda t-elle alors qu'elle était sur le point d'ouvrir la porte.
- Je… Je suis désolé… Papa a raison, je ne vous attire que des ennuis… Je n'aurais pas dû exister, je ne suis qu'une gêne pour vous… Vous auriez été plus heureux si je n'avais pas été là…
- Ne dis plus jamais ça, tu m'entends ! s'exclama sa mère en se rapprochant de nouveau de lui. Tout ce qu'a pu te dire un jour ton père sur toi n'est qu'un ramassis de bêtises ! Tu es un merveilleux fils, un garçon très intelligent et je suis très fière d'être ta mère ! Toute cette situation n'est nullement ta faute, rien ne serait arrivé sans cette prophétie et Voldemort ! Ce sont ces deux choses là qui sont à blâmer, pas toi ! C'est à toi de leur prouver que tu n'es pas inutile, de te battre pour leur montrer ce que tu vaux !
- Mais papa a…
- N'écoute pas ce que te dis ton père ! Insista t-elle. Ton père n'est qu'un imbécile arrogant qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Si il pouvait le faire, il verrait exactement ce que moi je vois lorsque je te regarde ! Un jour, tu lui montreras qu'il s'est trompé sur ton compte, et ce jour là tu te rendras compte que tu es devenu un bien meilleur homme qu'il ne le sera jamais !
Harry regarda en silence sa mère, touché par ses paroles. Puis pour la première fois depuis l'arrivée improviste de son père, il sourit, d'un sourire sincère et heureux, ému par ce qu'avait pu lui dire Lily. Oui, un jour il montrera à son père à quel point il s'est trompé sur toute la ligne le concernant, mais pas seulement. Il avait hâte d'en faire de même avec Dumbledore et son prétendu petit héros de six ans.
- Repose-toi maintenant, lui ordonna sa mère d'une voix douce. Je te ramènerai de quoi manger lorsque tu te seras réveillé.
- D'accord…, marmonna Harry avant de s'endormir brusquement telle une masse.
Le soir même, une fois les enfants couchés et après une énième vérification des blessures d'Harry, Lily fut conviée à une réunion de crise faite dans l'urgence par son mari. James, qui n'avait pas supporté que sa femme défende une nouvelle fois leur fils ainé dans ses méfaits, avait demandé expressément à Dumbledore de venir les rejoindre pour discuter sérieusement de la situation actuelle que connaissait le couple et l'influence que leurs disputes désormais continuelles avait au sein du foyer Potter. Ni l'un ni l'autre n'avaient échangé la moindre parole de toute la journée, sauf lorsque James l'avait appelé pour venir dans le salon afin d'avoir une discussion sérieuse. Sans lui donner plus de détail, il avait simplement déclaré attendre l'arrivée de Dumbledore pour commencer à lui parler franchement de la situation qu'il jugeait intolérable dans laquelle ils se trouvaient. C'est ainsi que Lily attendit bien sagement dans le salon du manoir, assise dans l'un des fauteuils faisant face à la cheminée d'où allait probablement arriver le vieil homme qu'était Albus non sans pester intérieurement sur l'incapacité de son mari à faire face à ses problèmes et à demander sans arrêt aide et conseil au directeur de Poudlard.
La tension était vraiment palpable entre eux, et pour ne rien arranger à l'affaire, Sirius arriva à l'improviste en utilisant la cheminette et s'écrasa lamentablement sur le tapis du salon. De toute évidence, il était une nouvelle fois complètement ivre. James se détendit légèrement en le voyant arriver et lui offrit même quelques nouvelles coupes de champagne tout en discutant joyeusement avec lui. A croire qu'il ne s'était rien passé aujourd'hui quand on entendait le ton amical avec lequel il s'adressait à son meilleur ami. Il passa bien évidemment outre les évènements de la journée, peut être pour ne pas l'inquiéter, mais ne semblait pas vraiment le vouloir faire partir, comme si il espérait que la présence supplémentaire de Sirius serait encore plus déterminante ce soir pendant la réunion avec Dumbledore. A cette pensée, Lily retint un ricanement et se força tant bien que mal à garder un visage impassible. Sirius était à présent tellement saoul qu'il souhaitait déjà enlever son pantalon « pour se mettre à l'aise » selon ses propres termes.
Mais avant même qu'il ne commence à déboutonner son pantalon, de nouvelles flammes vertes apparurent dans l'âtre de la cheminée, et quelques instants plus tard, la haute silhouette de Dumbledore émergea de l'intérieur et marcha tranquillement dans le salon. Sa bonhomie habituelle semblait l'avoir quitté, et son visage d'habitude si jovial était désormais ferme et tourné vers Lily. Une nouvelle fois, la sensation d'être prise en faute et sermonner se fit forte en elle, et elle résista à la tentation d'ouvrir immédiatement les hostilités avec lui en lui envoyant au visage toutes les injures qui lui traversaient l'esprit.
- Oh Albus ! Il était temps ! s'exclama James en s'approchant du vieil homme en lui tendant la main. Vous prendrez bien un verre ?
- Non merci James, je ne bois plus d'alcool dès la tombée de la nuit, refusa poliment le directeur en souriant. Oh, je ne m'attendais pas à vous voir ici ce soir, Sirius. Quel bon vent vous amène ?
- Z'êtes qui vous ? lui demanda t'il d'une voix pâteuse. T'as vu un peu sa barbe, James ? Pis sa robe ? J'crois que j'suis sujet à des hallucinations ! Merlin l'enchanteur en chair et en os !
D'une démarche hésitante, Sirius s'approcha de Dumbledore comme pour vérifier qu'il était vraiment là. Mais sur sa route, il croisa malencontreusement le pied d'une table et après un hurlement à faire trembler les murs, il s'écrasa piteusement par terre, tête la première. Peut être était-ce l'alcool, ou alors le choc, mais Sirius ne se releva pas et gisait inconscient sur le sol. Lily, qui trouvait déjà la situation grotesque, ne put s'empêcher de ricaner ouvertement en entendant le meilleur ami de James ronfler fortement, le pantalon légèrement abaissé au niveau des cuisses dévoilant sa culotte en soie.
- C'est… inattendu…, commenta Dumbledore tandis que James, rouge de honte, soulevait son ami et le portait vers un divan pour qu'il finisse de cuver sur un duvet bien plus confortable.
- Pardonnez le Albus, il a tendance à boire un peu trop lorsque quelqu'un n'est pas là pour le faire arrêter, s'excusa James en faisant apparaitre une couverture dont il se servit pour recouvrir Sirius.
Une fois son forfait accompli, James revint auprès de sa femme et de Dumbledore et s'assit après quelques secondes d'hésitation dans un fauteuil opposé à celui de Lily. Dumbledore lui prit place dans un troisième fauteuil et observa fixement et tour à tour les deux personnes lui faisant face, comme pour les analyser.
- Hé bien, dit-il après quelques secondes de silence, vous avez demandé ma présence ce soir James. C'était semble t-il très important, alors je vous écoute.
- Voyez-vous Dumbledore, depuis quelques temps j'ai tendance à remarquer une certaine… comment dire… tension au sein de notre famille. Lily et moi nous disputons fréquemment et le plus souvent pour la même raison.
- Je vois… Cela concerne t-il Matthew ? s'enquit t-il aussitôt comme si c'était une évidence même.
- Entre autre, mais pas seulement. En fait cela concerne surtout notre fils ainé, Harry, avoua James en crachant au passage avec haine le prénom de son fils.
- Que lui arrive t-il ?
Le ton donnait peut être l'impression que Dumbledore était intéressé, mais Lily n'était pas dupe. Tout ce qui ne concernait pas Matthew agaçait plus qu'autre chose le directeur de Poudlard.
- Vous aviez raison. Harry se montre au fil du temps particulièrement insolent et jaloux envers son frère. Il passe la plupart de son temps à briser des objets dans la maison dans le simple but de se faire remarquer, et à plusieurs reprises, il a même accusé Matthew de l'avoir fait ! Non mais rendez-vous compte ! Cette situation devient ingérable, professeur. Je ne sais pas comment m'y prendre avec lui, surtout que Lily ne cesse de le défendre même devant le fait accomplit !
- Tu n'as aucune preuve que c'est bien Harry qui fait toutes ces choses ! répliqua sa femme en élevant la voix. Chaque fois que tu retrouves un objet brisé, Harry n'est jamais dans les parages, contrairement à Matthew !
- Tu oses prétendre que ce serait lui qui ferait tout ça !? Et dans quel but !?
Lily était bien tentée de répondre « Pour profiter du fait que tu ne raterais pas une aussi belle occasion pour donner quelques gifles à son frère ! », mais dénigrer l'un de ses enfants n'était absolument pas dans son genre. Elle les aimait tous les trois de la même façon, avec leurs qualités et leurs défauts. Dire du mal de l'un d'eux était malgré elle au dessus de ses forces. James sembla lui interpréter son silence comme un aveu au fait que ses insinuations étaient sans fondement et s'en donna à cœur joie pour la mettre plus bas que terre.
- Tu vois ? Même toi tu n'arrives pas à trouver une explication plausible à ta pensée ! En vérité tu sais pertinemment que Matthew ne ferait jamais une chose pareille, mais tu cherches une nouvelle fois des excuses à ton fils ainé !
- Comment peux-tu croire un seul instant qu'Harry soit capable de faire une chose pareille ! Si tu prenais la peine de passer du temps avec lui, tu verrais que c'est un garçon brillant qui ne s'abaisserait jamais à commettre des actes aussi stupides !
- Il est jaloux, Lily ! Pourquoi ne t'en rends-tu pas compte ? persista James en hurlant presque. Il essaie de nous monter les uns contre les autres ! Les incidents concernant les objets brisés ont commencé à voir le jour à partir du moment où le titre de Lord Potter lui a été retiré !
- Vraiment ? Et, admettons que tu ais raison, ne trouves-tu pas que lui avoir retiré ce titre qui était par ailleurs l'une des volontés de son grand-père était suffisamment injuste ? Je pourrais presque comprendre qu'il soit capable de faire une chose pareille quand on voit que toutes les volontés le concernant ont été purement et simplement annulées ! Je serais terriblement déçue à sa place !
- Je me fiche de ses états d'âme. Matthew fera un bien meilleur Lord que lui, et le simple fait qu'il soit à la tête de la fortune des Potter suffira à lui permettre de créer des multitudes de relation parmi les autres grandes familles de la magie ! Ton fils lui est complètement inconnu aux yeux du monde magique, personne ne le prendrait au sérieux, et la fortune familiale diminuerait à vue d'œil si on lui avait laissé ce petit privilège !
- Allons, calmez-vous…, tenta vainement Dumbledore en voyant les deux jeunes gens devant lui devenir complètement rouge de colère.
Mais il eut beau leur demander à plusieurs reprises de se contrôler, rien n'y fit. Lily et James étaient partis dans une nouvelle dispute dont ils avaient le secret à présent. Le directeur de Poudlard dut se contenter d'observer en silence leurs échanges sans parvenir à les calmer, puis finalement, il se servit tout bonnement de sa baguette pour mettre un terme leur joute en faisant apparaitre du bout de sa baguette magique quelques gerbes d'étincelles pour attirer leur attention. Par chance, cela fonctionna et les deux Potter l'observèrent, non sans étonnement.
- Bien, maintenant que je suis parvenu à avoir toute votre attention, j'aimerai discuter avec vous d'une chose qui me semble très importante. Il parait de toute évidence clair que le climat actuel au sein de votre famille n'est pas prompt à l'épanouissement d'un enfant. Entre les suspicions sur telle ou telle personne, les mauvais coups, la jalousie dont fait preuve vos autres enfants par rapport à Matthew et vos disputes continuelles, votre fils ne parviendra jamais à progresser dans son apprentissage si tout ceci perdure encore. Beaucoup trop de choses perturbent son bon équilibre, et je doute fort que voir ses parents se quereller à longueur de temps soit bénéfique pour lui.
- Je ne vois pas en quoi…
- Laissez-moi terminer, Lily, la coupa Dumbledore. J'avais déjà énoncé mes réticences quant à la présence d'Harry autour de son frère cadet et les possibles retombées négatives que cela entrainerait. Vous pouvez vous-même le constater, Matthew est très loin du niveau auquel j'aspirais chez lui, et la faute est en partie due aux distractions causées par son frère et sa sœur. Ses talents en matière de magie sont par ailleurs plutôt limités, bien qu'il possède déjà une certaine avance sur les enfants de son âge. Je souhaitais commencer personnellement sa formation lorsqu'il aurait atteint le niveau d'un étudiant de première année de Poudlard, mais pour l'instant, il en est encore très loin, et cela ne semble pas s'arranger. Il m'a avoué lui-même il n'y a pas si longtemps qu'il avait quelques lacunes dans tout ce qui concernait la théorie, et j'ai été moi-même surpris de constater qu'il ne savait toujours pas lire…
- Lily a tendance à apprendre ce genre de choses à ses deux autres enfants plutôt qu'à Matthew, intervint James en fusillant du regard sa femme.
- J'ai essayé, et j'essaie toujours ! Mais Matthew se désintéresse totalement de la lecture et de l'écriture ! Il ne veut rien savoir de tout ça et les rares fois où je parviens à capter un minimum de son attention, James fait son apparition et lui propose de jouer au Quidditch ou de faire une sortie sur le chemin de traverse pour consommer des sucreries !
- Ah ! Maintenant c'est de ma faute ! répliqua t-il en haussant à son tour la voie.
Tous les deux repartirent aussitôt dans une joute verbale, chacun y allant de son petit commentaire cinglant vis-à-vis de l'autre dans le but de déstabiliser son opposant sous les yeux consternés de Dumbledore. Lui qui voulait voir Matthew grandir dans un foyer aimant et devenir le parfait petit sorcier qu'il désirait tant, il y avait de quoi se lamenter. Et Sirius qui continuait de ronfler bruyamment sur le sofa, ne lui était d'aucun secours en plus de l'agacer sérieusement avec tout le bruit qu'il causait. Pourtant maitre de lui d'habitude, Dumbledore commença lentement à perdre patience et à s'énerver, d'autant plus qu'un mal de tête venait de faire son apparition et n'arrangeait rien à son humeur. L'explosion était proche, et ne mit pas longtemps à venir.
- ASSEZ ! s'exclama t-il d'une voix encore plus forte que les leurs. Vous voyez où je voulais en venir ? Vous venez de me montrer à l'instant même le problème qui existait dans votre famille. Vous Lily, vous avez tendance à surprotéger un peu trop Harry et Rosalyn envers leur frère, et vous donnez par conséquent l'impression à Matthew que vous passez après eux.
- Ce n'est pas vrai ! répliqua Lily en hurlant cette fois-ci sur lui. Je suis leur mère, et je les aime tout autant l'un que l'autre !
- Peut être, mais votre fils pense peut être le contraire. Le fait que vous défendiez ses frères et sœurs face à James et lui pourrait lui donner l'impression d'être délaissé par sa mère. Comment voulez-vous qu'il apporte la paix dans notre monde si au sein même de sa famille, il ait l'impression de passer après les autres ? Un profond ressentiment pourrait naitre au fond de lui, un ressentiment à votre égard pour ne pas être suffisamment présente pour lui, mais également contre nous en nous rendant responsable de cela parce que nous n'avons rien fait pour l'en empêcher. Je vous avais déjà donné des recommandations pour qu'il ait l'enfance la plus heureuse possible, éloignée de tous les tracas auxquels il aura à faire face à l'avenir, mais à cause de votre volonté à faire la part égale entre vos enfants, c'est tout l'inverse qui se produit. Matthew est malheureux, et je ne tiens pas plus que vous a envoyé un jeune homme dépressif face au mage noir lorsqu'il reviendra, et vous savez tout comme moi qu'il reviendra tôt ou tard. L'opinion publique quant à elle risque de pâtir de vos décisions Lily, Matthew est comme un étendard derrière lequel ils se regroupent pour lutter ensemble contre les forces du mal, alors leur donner l'image d'un garçon mal dans sa peau n'est surement pas la bonne solution, vous comprenez ?
Lily ne lui répondit pas et se contenta d'hocher simplement sa tête. Elle-même savait que son fils était pour bien des gens un héros et une figure à suivre, elle n'était pas idiote. Mais Dumbledore semblait surtout vouloir se servir de lui à des fins publicitaires, voir de propagande. Des intentions malsaines en somme. Mais il fallait admettre qu'il avait une part de vérité dans ses propos. Matthew devait tôt ou tard affronter de nouveau Voldemort, et le plus tard serait le mieux. Mais jusqu'à présent, ses talents étaient pour le moins dérisoires en magie, d'autant plus que ses capacités en duel laissaient à désirer. Peut être ne s'investissait-elle effectivement pas assez dans son éducation ? Apprendre à lire serait un bon départ dans sa formation, et lui permettrait au moins d'étudier la théorie en sorcellerie, et par apprendre de lui-même certains sorts.
-Que proposez dans ce cas ? demanda t-elle en rompant le silence qui s'était installé.
- Je pense qu'éloigner durant quelques temps Harry de son frère pourrait régler de nombreux problèmes. Ce ne sera que temporaire Lily, ajouta t-il en voyant déjà la mère d'Harry se préparer à contester sa proposition. Matthew serait notamment totalement libre d'apprendre à maitriser sa magie sans la moindre perturbation et Harry pourrait continuer à… faire ce qu'il fait d'ordinaire. Lui-même doit être de toute façon conscient de l'importance qu'à son frère pour notre communauté et comprendra qu'il serait souhaitable qu'il ne le dérange pas, si j'en crois vos remarques sur son intelligence. Vous pourrez ainsi vous concentrer sur la formation de votre fils cadet sans vous soucier des problèmes pouvant arriver à Harry. Le mieux serait de l'envoyer chez un membre de votre famille pour qu'il ne soit pas trop dépaysé. Avez-vous de la famille encore vivante ?
- Je n'ai que des cousins très éloignés que je n'ai pour ainsi dire jamais vu, déclara James pensivement. Je suis fils unique, et les relations que j'entretiens avec mes tantes du côté de ma mère sont pour le moins orageuses.
- Très bien, et vous Lily ?
- Mes parents sont morts peu après la fin de mes études des suites d'une longue maladie. Je n'ai plus que ma sœur ainée, Petunia Durlsey, mais je n'ai plus eu de nouvelles de sa part depuis bien longtemps, surtout qu'elle me déteste…
- C'est parfait, alors vous n'aurez qu'à confier votre fils à votre sœur, annonça Dumbledore sans avoir apparemment fait attention à la fin de la dernière phrase de Lily.
- Qu-quoi !? Mais…
- Mieux vaudrait qu'il parte le plus rapidement possible pour que l'on puisse plus sérieusement commencer à entrainer tous les deux Matthew, décréta James en souriant d'un air ravi à la perspective de ne plus avoir Harry dans les pattes. Lily n'aura qu'à envoyer à sa sœur une lettre pour la prévenir de l'arrivée prochaine de son fils chez elle.
Pendant que James et Dumbledore commençait déjà les préparatifs du départ d'Harry, Lily ne put s'empêcher de soupirer tristement devant le véritable chamboulement que venait de rencontrer sa vie pourtant si paisible, du moins en apparence. Quoiqu'elle fasse à présent, rien ne pourrait arrêter la machinerie qui était en marche, et Dumbledore allait faire à présent des pieds et des mains pour se débarrasser de son fils ainé.
- Je suppose que c'est pour le mieux…, marmonna t-elle d'une voix blanche en baissant les yeux sur le tapis.
- Je suis ravi de voir que vous comprenez enfin l'importance de tout ceci, ma chère Lily. Mieux vaut par conséquent préparer au plus vite le départ d'Harry dans la famille de votre sœur. Ne vous inquiétez pas pour lui, je suis persuadé qu'un nouvel environnement ne lui fera pas de mal, et vous pourrez le récupérer lorsqu'arrivera le temps où il débutera sa scolarité à Poudlard ! D'ici là, Matthew aura fait de gros progrès !
Lily se contenta d'acquiescer mollement sans lever les yeux vers Dumbledore. Imaginer un seul instant laisser son fils aux mains de sa sœur était tout bonnement impensable, surtout que Petunia Dursley haïssait tout ce qui avait attrait à la magie. La vie de son fils allait devenir un véritable calvaire, et les paroles de Dumbledore étaient loin d'être rassurantes.
- Je l'amènerai moi-même à Petunia si cela ne vous ennuie pas. Ma sœur déteste la magie, par conséquent il faudra que je le conduise chez elle de la façon la plus normale possible, donc par un moyen moldu.
- Merveilleux ! se contenta de dire Dumbledore avant de faire ses adieux à James qui pour la première fois de la soirée depuis l'arrivée du directeur avait l'air d'excellente humeur.
A seulement quelques mètres de là, une petite silhouette adossée au pan du mur du couloir hoquetait en réprimant les sanglots qui la menaçait. En entendant les adultes se lever, Harry, qui avait été réveillé par les hurlements de Sirius et avait par conséquent entendu toute la conversation entre ses parents et Dumbledore, se précipita dans les escaliers pour regagner sa chambre, non sans verser au passage de nombreuses larmes. Une seule pensée lui traversait l'esprit durant tout le chemin : Sa mère, la personne qu'il aimait le plus au monde, celle qui s'était occupée continuellement de lui, l'abandonnait à son tour.
A/N : Chapitre fini ! Que va t-il arriver à Harry maintenant ? Va t-il passer près de trois ans chez les Dursley ? Va t-il y survivre ? James sera t-il toujours l'éternel crétin dépeint dans cette fiction ? Vous le saurez plus tard... ou pas.
Avant que vous ne me le demandiez, Sirius n'est pas vraiment Bashing en fait. Simplement, il reste en quelque sorte complètement immature et passe son temps à aller voir les filles ou à picoler. Désolé pour ses fans si cette facette de sa personnalité vous déplaît, comme je l'ai dit, j'inventerai une raison pour expliquer son comportement. Je vais également commencer à faire apparaître des personnes réelles dans cette fiction, notamment cette mystérieuse princesse française qui deviendra plus tard importante à l'histoire. Vous pouvez toujours spéculer sur son identité.À la semaine prochaine !
