Bonjour à tous !
Bon bah j'aurais mis un peu moins de temps que pour le précédent pour vous donner un nouveau chapitre ! J'en suis fier... quoique.
J'espère que l'attente n'aura pas été trop longue pour vous, en tout cas mon semestre étant quasiment terminé (je démarre les examens la semaine prochaine et les prolonge jusqu'à début mai), je vais pouvoir accélérer mon rythme de publication !
En parlant de ça, j'ai une mauvaise nouvelle (si on peut appeler ça comme ça) pour vous : Mon ordinateur, après sept ans de bons et loyaux services, à décider de rendre l'âme, du moins l'écran a décidé de m'abandonner. Je ne sais pas s'il y a des pros de l'informatique ou des ordinateurs parmi vous, mais en fait l'écran s'est mis soudainement à ne plus fonctionner tandis que la machine en elle-même continuait à tourner. Il avait déjà montré quelques petits soucis les mois précédents en affichant un écran légèrement rouge au démarrage, mais là j'ai beau le rallumer, il fonctionne quelques instants puis recommence à s'éteindre de lui-même. Quand je parle de mauvaise nouvelle, je veux dire par là que les chapitres que j'avais commencé à l'avance sont dessus et... je n'ai même pas le temps suffisant pour ne serait-ce qu'insérer une clé USB et les mettre dedans avant que l'écran s'éteigne. La galère... J'ai donc du réécrire ce nouveau chapitre sur l'ordi que j'utilise pour l'école en essayant de me rappeler tout ce que j'avais mis, mais pour ce qui est des suivants, va falloir attendre un peu.
D'ailleurs pour le nouveau chapitre, comme vous pouvez le voir j'ai décidé de le couper en deux parce qu'autrement, je dois probablement atteindre les 20 000 mots (j'ai déjà tenté l'expérience une fois et j'ai bien l'intention de ne pas la renouveler pour vos yeux comme pour les miens). Avec les moyens du bord, mes connaissances personnelles et trois ouvrages ( "Napoléon" et "Napoléon, les grands moments d'un destin" de Jean Tulard, et "Napoléon" d'André Castelot (J'adore le style de cet historien, très agréable à lire et surtout informatif sans tomber dans l'insipide)), je vais vous concocter un petit passage sur la bataille d'Austerlitz dont vous me direz des nouvelles xD. J'espère que ça vous plaira en tout cas !
J'ai corrigé une première fois ce chapitre, mais j'ai parfois l'impression que je me répète dans mes formulations. C'est dans ces moments là que je regrette vraiment d'avoir réécrit en catastrophe ce passage...
Encore merci aux reviewers, je tâcherai de répondre à vos commentaires très rapidement !
Loupiote54 : Merci pour ton commentaire ! Justement, Dumbledore n'est pas au courant que Daphné est la fiancée d'Harry (même si James et Matthew le sont, du moins normalement, mais n'ont pas pris la peine d'en informer Albus compte tenu du fait qu'ils ne l'apprécient pas).
Faenlgiec : Tout d'abord merci pour ton commentaire ! Après, honnêtement ça se voit que tu aimes les maths parce que... J'ai pas compris grand chose xD. J'avais pris l'exemple de cette matière non étudiée par les sorciers pour illustrer l'absence d'enseignement non-magique sans aller aussi loin ! Je voulais dire par là que même en étant une société renfermée sur elle-même, les relations entre sorciers et moldus existent et donc que pour... dirons-nous... une culture personnelle, ce genre de choses pouvait très bien entrer dans des conversations plus poussées entre individus de communautés différentes. Après pour des utilisations plus techniques au sein du monde moldu où rentrent en compte les mathématiques, les sorciers devraient connaître ces choses là pour analyser de manière non-magique les évolutions techniques et technologiques de leurs homologues moldus.
Lily : Merci pour ton commentaire ! Je crois que tes envies sont généralement partagées par les autre viewers ^^. Moi-même je me demande quand est-ce que je pourrais enfin inclure cette fameuse confrontation !
Narkor : Tout d'abord, merci pour ton commentaire et pour les compliments ! Après oui, moi-même je me trouve parfois trop descriptif : En fait on peut parler de complexe dans mon cas parce que je trouve que je creuse très mal la personnalité de chacun des personnages ce qui fait qu'à mes yeux ils sont très fades, alors je compense par une ribambelle de descriptions. Il y a également le fait que je suis très perfectionniste et que j'essaie au maximum de vous faire voir ce que moi-même je m'imagine ou comment était VRAIMENT telle chose ou même telle ville, et le Paris décrit dans ce chapitre est justement l'exemple le plus parlant de ce problème. J'essaie de vous faire découvrir une ville totalement différente de maintenant, beaucoup plus sale, beaucoup plus populaire, avec des espaces qui maintenant sont occupés par des monuments prestigieux alors qu'à l'époque c'était encore vierge de toute vie ou à peine occupée (La tour Eiffel par exemple, ou encore la colline de l'actuelle Sacré-Coeur), ou alors qui ont disparu comme justement le palais des tuileries. Après pour ce qui est du terme frugal, effectivement je me suis trompé de terme (je voulais parler d'un repas copieux), mais j'ai récemment lu dans un livre qui s'appelle "les feux de la monarchie (1789/1870)" que Napoléon privilégiait justement les repas très simples pour se démarquer de l'ancien régime ; Finalement c'est une erreur qui m'arrange fortement !
En ce qui concerne les points de vue, les personnages cités resteront l'essentiel de ceux que j'utiliserai pour justement aborder les différentes situations. J'avais peur que les lecteurs ne comprennent pas une situation dans laquelle Harry ou Daphné se trouveraient soudainement plongés, alors j'établis les bases en présentant d'autres contextes via des personnages y évoluant constamment.
Après pour aborder ton troisième point, oui j'ai beaucoup aimé écrire le chapitre sur la coupe du monde, je trouve justement que ce défaut de justement être trop descriptif devient une qualité lorsque j'entame un combat entre sorciers ; J'arrive parfaitement à m'imaginer un duel et à m'en faire un film dans mon esprit, alors je n'ai plus qu'à tout reproduire par écrit !
Lose Florent : Merci pour ton commentaire et pour les compliments ! En fait ça dépend des auteurs ; Personnellement j'attends toujours la publication du chapitre suivant pour répondre aux commentaires précédents, c'est de la même manière une sorte d'alerte envoyée pour prévenir de la publication d'un nouveau chapitre !
Pour ce qui est des fautes et oublis, c'est à la fois un problème de relecture mais aussi un problème dans ma manière d'écrire : Quand je bloque sur un passage, je me contente d'un (...) puis je passe à la suite ; Au final je reviens plus tard sur ce passage manquant, j'essaie de l'incorporer entre les deux paragraphes qui l'entourent, et il arrive qu'en définitif un bout de phrase soit manquant ou qu'il y ait un léger problème dans la liaison entre deux scènes ^^. On voit justement ce problème au début de cette fiction, moins par la suite parce que je relis intégralement le chapitre pour éviter de renouveler ce genre d'erreurs !
Merci en tout cas pour ta proposition, mais je préfère la décliner ^^, non pas que je n'en ai pas envie, mais mon rythme de publication est en ce moment si lent que tu risquerais de l'avoir plusieurs mois plus tard.
Sur ce, bonne lecture !
Le temps était pour le moins froid en cette matinée du 2 décembre, et même s'il l'aurait voulu, Harry estimait qu'il aurait pu à peine fermer l'oeil de la nuit. Réquisitionné pour surveiller le feu encerclé par une multitude de tentes dans lesquelles ses camarades d'unité dormaient comme des loirs, il se contentait pour sa part de ranimer le brasier qui lui réchauffait quelque peu le corps et qu'une fine pluie menaçait de temps à autre d'éteindre s'il n'y prenait pas garde.
D'autres soldats, abrutis par l'alcool qu'ils avaient pu dénicher dans les quelques propriétés avoisinantes du camp ou tout simplement trop nerveux pour dormir, s'agitaient autour des tentes, certains chanceux accompagnés d'une petite slave trouvée au détour d'un chemin et qui ne finirait probablement pas la soirée aussi décemment vêtue qu'elle l'était à son arrivée.
Harry lui fixait continuellement ce feu, décidé à ne pas faillir dans la mission qu'on lui avait confiée aussi inintéressante soit-elle, mais qui demeurait pour le moment être l'essentiel de ce qu'on lui demandait de faire depuis qu'il avait accompagné la Grande Armée de l'empereur jusqu'à ce territoire perdu de Moravie. Bien évidemment, personne ne remettait en cause ses compétences à la guerre même si certains soldats s'étonnaient de voir un aussi jeune homme participer à un énième conflit dont l'origine remontait à l'année même de sa naissance, mais Pajol n'avait jusqu'à présent jamais envoyé Harry au combat, préférant à l'inverse qu'il s'attelle à des tâches de subalterne qui à la longue l'ennuyaient profondément.
D'abord ravi de participer à cette campagne bien qu'également nerveux, l'enthousiasme d'Harry retomba rapidement lorsqu'il constata qu'il n'allait probablement pas se confronter à d'autres soldats ennemis, à des unités adverses qu'il aurait aimé sabrer de son arme pour emporter avec lui l'étendard de leur troupe et le ramener à l'empereur. Oh non, ranimer les braises d'un feu que le vent rendait par instant fou était probablement l'activité la plus animée qu'il ait fait jusqu'ici tandis que son paquetage lui luisait encore de propreté. Jusqu'à présent, son sabre n'avait fait que tailler en pièce des brindilles qu'il s'était amusé à couper pour passer le temps, son uniforme tacheté de traces de boue n'avait, contrairement à d'autres, pas eu l'honneur d'être troué par un impact de balle ou par la lame d'un ennemi, et il n'avait pour l'heure pas eu la tristesse de pleurer la mort de son cheval quand d'autres devaient désormais attendre le remplacement du leur ou tout simplement marcher à pied aux côtés de la garnison.
Parfois, il s'étonnait de vouloir connaître ces difficultés que chaque soldat espérait au contraire éviter, et là où il désirait ardemment aller au devant de la mort sabre en main et mousquet cognant contre son dos lorsqu'il faisait trotter son cheval, d'autres eux aspiraient plutôt à une relative tranquillité, bien au chaud dans leur foyer respectif en compagnie d'une jeune épouse à qui ils auraient déjà fait plusieurs enfants… Décidément, peut-être bien que oui, son trop jeune âge l'empêchait de comprendre les autres hommes de sa garnison.
« Je me demande si ce n'est pas mieux finalement » Pensait-il en se remémorant les nombreuses fois où il avait pu voir ses camarades déplorer l'absence de leurs épouses, ou à l'inverse profiter de cette distance pour convoler en compagnie de jolies allemandes et autrichiennes pour tuer le temps.
Dans ces moments là, il pensait souvent à Daphné, mais pas de la même manière que les soldats pensaient à leurs femmes ; Sa fiancée n'était encore qu'une jeune fille bientôt en âge de se marier, une fleur qui terminait d'éclore pour se parer de ses plus beaux attributs à seule destination de son époux, un époux qui de son côté souhaitait respecter scrupuleusement l'un des fondamentaux de l'Église qui était d'honorer son épouse et de ne s'offrir à elle qu'au moment même de leur union. Alors pour ce qui est des étrangères qu'il rencontrait, il préférait feindre l'indifférence et se cacher derrière sa jeunesse pour éviter de leur donner quelques idées allant à l'encontre de ses principes. Surtout, pour éviter de justement penser à Daphné, il préférait se replonger comme ce soir sur cette guerre dont il ne comprenait pas totalement les enjeux mais qui mobilisait une gigantesque armée bien au-delà des frontières françaises.
La nouvelle campagne avait en effet démarré en août par un foudroyant mouvement des troupes françaises depuis les côtes de la Manche, stationnées là jusqu'alors en raison d'un hypothétique débarquement massif en Angleterre, pour se porter vers l'Allemagne et faire face aux mouvements de troupes des autrichiens et russes alliés des anglais tout comme des napolitains. L'invasion de la Bavière, alliée de la France, par les autrichiens leur avait ainsi servi de prétexte à ce mouvement, et en une vingtaine de jours seulement, les troupes françaises se trouvaient déjà à Mayence puis, par la vallée du Main qu'ils traversèrent et Donauwoerth sur le Danube, Napoléon venait couper la ligne de retraite du général Mack, agresseur de la Bavière.
Divisée en sept corps plus un intermédiaire, Harry et son régiment avaient intégré celui du maréchal Murat qui commandait la cavalerie de réserve, tandis que les sept autres corps étaient respectivement sous les ordres de Bernadotte, Davout, Soult, Marmont, Lannes, Ney et Augereau. Jusqu'à présent, la cavalerie fut relativement peu demandée durant les combats, et à dire vrai, Harry s'était beaucoup ennuyé durant le trajet. Il semblait que son corps d'armée n'était jamais véritablement décisif dans les combats, encore moins réclamé par l'empereur, et quelques soldats seulement eurent l'insigne honneur de pouvoir batailler contre l'ennemi dans de courtes escarmouches. L'occasion lui était malgré tout offerte de découvrir de nouveaux pays, de nouveaux paysages, de nouvelles communautés et populations aussi, mais également de se rendre compte qu'à la guerre, les soldats faisaient fi de leurs états d'âme pour se transformer en pillard de bas étage et en homme malhonnête, bien loin par conséquent de l'idéal presque chevaleresque qu'il s'était imaginé du métier de soldat.
Les combats n'avaient véritablement commencé à concerner son corps d'armée qu'à l'approche de Ulm où le maréchal Ney dut faire face aux troupes commandées par le général autrichien Mack, mais encore une fois, la déception fit poindre le bout de son nez lorsque Murat, envoyé en soutien de Ney, ne fit intervenir dans le conflit que quelques régiments de cavalerie, et outre les 18e, 19e et 25e régiments de dragons, seul le premier régiment de hussards apporta son aide aux combats se déroulant près de Ulm. Pour sa part, le 4e régiment de hussard se contentait une nouvelle fois de quelques missions de reconnaissance et de soutien arrière aux armées, jamais en première ligne.
De toute manière, victorieuses à Elchingen le 14 octobre, les troupes françaises n'eurent pas davantage besoin d'eux lors du siège de Ulm et la capitulation de Mack, retranchée dans celle-ci, le 20 octobre suivant. La route de Vienne était désormais ouverte, une capitale autrichienne précédemment vidée de ses troupes sur l'ordre de l'empereur et qui n'opposa pas la moindre résistance aux français lorsque ceux-ci y entrèrent le 15 novembre. Néanmoins, les autrichiens avaient fait jonction avec les troupes russes stationnées plus au Nord, et l'échéance d'une bataille décisive approchait à grand pas.
Son séjour à Vienne avait beaucoup marqué Harry, lui qui n'avait jusqu'alors jamais connu d'autre capitale que Paris et Londres. Quelques décennies plus tôt, il aurait, comme tout fils de la noblesse européenne, parcouru le continent à la découverte de nouvelles contrées, de nouveaux lieux de culture et de sociabilité, peut-être même aurait-il suivi les cours des différentes académies des sciences et des arts dans chacun des pays qu'il aurait traversé… Il aurait ainsi vu Vienne d'une autre manière, un endroit beaucoup plus calme et reposant où les cafés étaient probablement les plus nombreux de toute l'Europe et où l'on pouvait croiser toutes les nationalités. Mais aujourd'hui, il venait en vainqueur dans cette ville, accompagné par une troupe en armes qui s'imaginait déjà dépouiller cette capitale de ses richesses pour seul motif d'une solde insuffisante qu'il faudrait compenser.
Mais surtout, savoir qu'une partie de sa famille très éloignée vivait ici lui laissa un sentiment amer en bouche, comme l'impression de trahir d'une certaine manière cette famille qu'il ne connaissait pas, à laquelle il était de manière très éloignée lié et qu'il chassait désormais de son territoire pour une guerre dans laquelle il ne servait qu'en tant que simple artisan. Harry redoutait surtout la réaction de son oncle lointain lorsqu'il apprendrait sa participation à cette campagne ; Le prétendant au trône de France avait par le passé séjourné à Vienne en compagnie de tous les émigrés français ayant fui la révolution et qui juraient de revenir un jour en triomphateur dans leur ancienne patrie, mais aujourd'hui, il devait fuir à nouveau en direction de la Russie, dans la petite province de Lettonie où il se morfondait fréquemment autour d'une Cour qui se voulait la copie de Versailles mais qui n'en était même pas le pâle reflet.
- Aujourd'hui, la Russie est probablement l'endroit où ils seraient les plus en sécurité désormais, se dit-il sombrement en songeant qu'à peine un siècle plus tôt, ce pays était encore considéré comme un terre sauvage peuplée de barbares en tout genre.
Louis XVIII risquait de moyennement apprécier de savoir qu'il faisait partie de ceux qui le condamnaient à fuir toujours plus loin en Europe pour échapper aux troupes napoléoniennes… La prochaine rencontre familiale allait de toute évidence être beaucoup moins amicale que par le passé. Ce constat lui arracha un léger pincement au cœur à l'idée qu'il trahissait d'une certaine manière une partie de sa famille même si, au fond de lui-même et en toute honnêteté, il savait pour autant que ses liens familiaux avec la branche des Bourbons de France ne tenaient qu'à quelques ramifications avec la famille des De Savoie et à un faux certificat de naissance faisant de lui le fils d'un descendant de Louis XIV… Pour le reste, mieux valait finalement que personne ne soit au courant.
Harry s'étonnait d'ailleurs de ressentir de pareil sentiment pour une famille dont il n'était affilié que par une adoption magique, là où son ancienne famille, les Potter, avait été sa véritable affiliation pendant quelques années, et étrangement, il ne ressentait pas la même chose à l'idée de les avoir abandonné ; Le cordon ombilical était-il définitivement coupé, ou sentait-il finalement le poids et l'importance dynastique de sa famille d'adoption ? Toujours est-il qu'il se sentait désormais beaucoup plus français qu'anglais, et l'indifférence le gagnait totalement lorsqu'il songeait qu'il aurait pu pendant cette campagne tirer à vue sur l'uniforme écarlate de son ancienne patrie.
Pour le moment, il ne risquait en tout cas pas d'en voir car ce petit morceau de territoire n'avait probablement pas vu d'anglais depuis longtemps, contrairement aux russes et aux autrichiens qui ne se trouvaient qu'à quelques dizaines de minutes de sa position. Marchant vers le Nord, les français avaient en effet retrouvé la trace des coalisés à proximité d'une petite bourgade du nom d'Austerlitz, au beau milieu de la Moravie et son paysage triste et désolé par l'hiver qui s'abattait plus tôt que d'ordinaire cette année. La boue avait envahi les environs à force d'une pluie fine mais continuelle et d'un temps qui n'annonçait pas d'accalmies dans les jours qui viennent ; La bataille risquait fortement de se dérouler dans des conditions bien éloignées des aspirations de chacun.
Les coalisés, implantés à quelques kilomètres de là, bénéficiait d'un avantage sur les français dans la mesure où ils contrôlaient un plateau surélevé du nom de Pratzen, et que leur artillerie risquait de pilonner l'infanterie française si celle-ci osait s'approcher d'elle. Pourtant, l'on disait que c'était l'empereur lui-même qui avait laissé le monopole de cette place à l'ennemi, se doutant pertinemment que ceux-ci auraient l'avantage du terrain, mais bien que cette décision ait soulevé quelques remous, elle fut malgré tout acceptée par l'état-major. Quant aux soldats, depuis quand avaient-ils leur mot à dire sur les décisions prises par leur supérieur ? Harry comme les autres s'étaient tus et préféraient se fier au jugement de l'empereur ; Napoléon devait probablement avoir une bonne idée en tête pour se mettre à ce point à découvert contre ses adversaires. Quelques coups de feu tirés ces dernières heures dans de minuscules escarmouches laissaient sous-entendre en tout cas que demain matin, ce territoire morne et quelconque se transformerait en mer de sang où résonneraient le choc des baïonnettes et le bruit des balles.
Soupirant, Harry remua quelques bûches tandis que les conversations fortes autour de lui semblaient se taire à mesure que le temps passait ; Les autres avaient-ils la chance de pouvoir dormir ? Quelqu'un leur avait-il recommandé le silence pour ne pas alerter des éclaireurs ennemis de leur présence ou tout simplement, la peur des soldats leur avait-elle fait perdre l'usage de leur bouche? Lui n'aurait pas dit non à une petite nuit de repos, bien au chaud sous ses couvertures dans la tente du Lieutenant-Colonel qui, du fait de son jeune âge, avait pensé qu'il était plus intelligent de sa part de faire dormir dans la même tente que lui son protégé plutôt qu'au beau milieu de soldats profitant de sa jeunesse pour le malmener. Surtout, Harry craignait que cette nuit blanche ne lui nuise demain et qu'il en vienne à être incapable de tenir sur sa selle, fondre sur l'ennemi ou même simplement utiliser sa baguette. Mais son intuition, ou peut-être simplement la rancœur qui le gagnait de temps à autre, lui soufflait que Pajol avait en toute conscience et volontairement ordonné à Harry d'accomplir cette tâche dans le but de le laisser au repos demain, cantonné au camp du 4e régiment à des taches subalternes, et cette possibilité ne faisait que lui faire encore davantage appréhender la journée de demain. Près de cinq mois maintenant qu'il était sur les chemins pavés et sentiers battus d'Europe à ne rien faire d'autre qu'accompagner des hommes à la mort sans jamais la titiller de son sabre, à ne pouvoir manger que ses rations alimentaires bien loin des repas copieux de Lamballe et à devoir se laver dans les rares cours d'eau qu'il croisait quand une baignoire mousseuse et une eau chaude l'attendaient à sa propriété. Oh oui, cette campagne était ennuyante, mais elle lui faisait surtout regretter ses proches, le confort matériel dans lequel il avait vécu jusqu'alors, et la présence d'un camarade à ses côtés pour mieux supporter cette campagne dans les territoires les plus reculés d'Europe. Que n'aurait-il pas donné pour côtoyer Nicolas et participer à ses frasques ? Que n'aurait-il pas fait pour passer quelques heures en compagnie de Jules à ne rien faire d'autre qu'à discuter littérature et poésie ? Que n'aurait-il pas accompli pour voir une fois de plus ses deux mères, sa petite sœur, son parrain et plus généralement ses amis et familiers bien au chaud sur ses propriétés ? Harry savait que ce sentiment allait passer, mais il aurait été prêt en cet instant à donner une partie de sa solde, et peut-être également à subir un sermon de la part de ses supérieurs, juste pour être loin d'ici à remuer des bûches et effectuer des tâches qui ne nécessitaient même pas de magie.
- Tu roupilles, Bourbon ? Lui demanda derrière lui Vanhoeven en s'approchant.
- Quoi ? Oh heu… non non, je réfléchissais…, répondit-il évasivement une fois la surprise de l'apparition de son supérieur passée.
Vanhoeven ne répondit pas mais vint plutôt s'installer près de lui, alimentant par la même occasion le brasier en y jetant quelques morceaux de bois supplémentaires.
- Ce n'est jamais bon d'être distrait, déclara t-il d'un air las en levant les yeux au ciel obscur et nuageux au dessus d'eux. Surtout lorsque l'on sait que les russes et les autrichiens sont seulement à quelques lieues de nous. Si un escadron fondait sur nous, tu aurais normalement été l'un des premiers à signaler leur présence et à donner l'alerte. Nos vies sont entre tes mains Gabriel…
- Excusez-moi dans ce cas, répondit-il d'un air penaud. Nourrir ce feu n'est pas l'activité la plus exaltante qui soit, mais je n'avais pensé que mon rôle ne s'y cantonnait pas uniquement.
À nouveau, Vanhoeven ne lui répondit pas, mais l'accolade qu'il lui donna lui suffisait à comprendre que son supérieur n'était pas véritablement contrarié par son léger relâchement.
- Ah Bourbon…, soupira t-il. C'est la première fois que tu participes vraiment à un conflit, je me trompe ? Tu en verras d'autre, et comme tout le monde ici, tu es probablement beaucoup plus nerveux que tu ne veux bien le faire paraître. Ton baptême du feu va se dérouler dans quelques heures, alors je ne pourrais pas t'en vouloir d'avoir l'esprit ailleurs… Je me rappelle qu'à ma première bataille, j'étais tellement nerveux que j'ai manqué de me noyer dans une rivière lorsque nous pénétrions en Italie. Heureusement un camarade m'a extirpé de l'eau avant que mon paquetage ne me fasse couler.
- Et ensuite ? S'enquit-il d'un ton pressant. Vous avez combattu ?
- Oh oui, mais si j'avais été beaucoup plus détendu, j'aurais remarqué que la personne m'ayant sauvé la vie était elle-même tombée dans l'eau en me portant secours, et que contrairement à moi, personne n'était là pour l'aider en sortir.
À cette idée, Harry ne put s'empêcher de déglutir, mais Vanhoeven lui ne semblait pas particulièrement peiné par son récit.
- Tout ça pour te dire Bourbon que tu risques de faire des erreurs demain, comme tout le monde en fait, mais qu'il n'y a pas à s'inquiéter de cela tant que cela ne porte pas préjudice à l'ensemble de ton régiment. Tu n'auras pas le droit de faire deux fois la même erreur, et je pourrais être beaucoup moins conciliant la prochaine fois que je te surprends à rêvasser.
Puis, tandis qu'un sourire s'étirait sur son visage, Vanhoeven reprit :
- Je ne me ferais pas de souci pour toi si j'étais à ta place. Après tout, je ne sais si cela est vrai, mais l'on dit que certaines personnes ont la guerre inscrite directement dans leur sang si l'on se base sur leurs ancêtres, et ton lignage fait que d'illustres chefs de guerre ont par le passé fait la gloire de la France, même si celle-ci finalement s'est faite par le sang des soldats morts pour leur chef. Mais n'est-on pas dans le même cas de figure aujourd'hui ? Notre pays a changé de régime, mais nous bataillons toujours pour la cause d'un seul homme, nous mourrons pour les desseins d'une seule et même personne, et il n'y a en définitif qu'un petit groupe de privilégiés qui obtiennent les lauriers de la gloire quand d'autres meurent sur le champ de bataille… Oui, peut-être qu'après tout rien a changé, et rien ne changera probablement à l'avenir. Mais toi, je sens que le cours des choses te sera profitable et que le changement s'opérera plus tôt qu'on ne le pense. Un bourbon, même simple subalterne, finit toujours par suivre les traces laissées par ses ancêtres, et qui sait : Peut-être un jour devrais-je suivre les ordres d'un maréchal de Bourbon ?
- Je ne savais pas qu'en plus d'être un officier de cavalerie, vous étiez également un voyant, ne put s'empêcher de répondre Harry d'un ton moqueur.
Mais loin de paraître offensé ou furieux de son audace, Vanhoeven éclata de rire à son propos, s'attirant au passage les regards curieux des quelques hommes traînant autour du feu.
- Peut-être…, dit-il au bout d'un certain temps. Je pourrais tout aussi bien me reconvertir dans la voyance une fois ces guerres terminées et mon service au sein de l'armée terminé. Mais vois-tu, la voyance n'est pas une science exacte tout comme l'issue d'une bataille ne peut être prédit avant même le commencement des combats. Et puis honnêtement, n'est-il pas plus exaltant de sabrer un ennemi qu'observer les signes dans une tasse de thé ou dans une boule en verre ?
- Vu de cette façon…, approuva Harry. Le colonel partage en tout cas votre point de vue sur la voyance puisqu'aux dernières nouvelles, cette matière n'est toujours pas enseignée à l'académie.
Vanhoeven lui répondit par un hochement de tête approbateur, puis à nouveau, il s'enferma dans un mutisme salvateur pour tous les deux ; Harry en aurait presque oublié que d'ici quelques heures, son interlocuteur tout comme lui pouvaient bien mourir d'une balle perdue ou d'un coup de sabre planté dans le cœur.
- Pardonnez ma curiosité, mais ne devriez-vous pas comme tous les autres vous reposer pour demain ? Reprit-il au bout de quelques minutes.
- Effectivement, mais tout le monde n'a pas la chance de pouvoir dormir dans la même tente que son supérieur hiérarchique, lui répondit négligemment Vanhoeven. Montebello n'est pas aussi agréable que Monsieur Pajol lorsqu'il est question de dormir sans troubler le sommeil de ses camarades, et il m'est impossible de fermer l'œil et d'essayer de me reposer lorsque la quiétude de notre tente est mise à mal par les ronflements intempestifs de notre camarade…
- Vous ne l'aimez pas, n'est-ce pas ? S'enquit Harry en sachant pertinemment que c'était le cas.
La mâchoire se crispant de Vanhoeven suffisait à lui confirmer son intuition, mais il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte que ces deux là ne pouvaient pas passer une journée sans se lancer dans des joutes verbales où l'un cherchait toujours à prendre l'ascendant sur l'autre, et ce aux yeux et à la barbe de Pajol. L'origine de cette haine réciproque lui était inconnu, mais Harry n'irait certainement pas enquêter sur cette animosité persistante et impossible à enrayer ; Lui-même, même après tant d'années sans les voir, ne pouvait pas pardonner à Dumbledore, James ou même Matthew son séjour en Angleterre, alors il n'irait certainement pas jusqu'à leur faire des leçons de morale à ce sujet.
- Disons que je ne le porte pas vraiment dans mon cœur…, déclara Vanhoeven en dardant un regard froid sur le feu en face de lui. Mais à la guerre, il faut faire fi de ses anicroches, et je n'hésiterai pas à porter secours à Montebello si sa vie était menacée. Quant au fait qu'il puisse faire de même envers moi, j'émet quelques doutes là dessus…
Sentant que la discussion était désormais close à ce sujet, Harry reporta son attention sur l'objet de sa veillée, un objet qui persistait à constamment menacer de s'éteindre s'il n'y prenait pas garde. L'envie d'utiliser sa baguette pour ranimer le brasier était forte, mais respectant les ordres de Pajol, il la réprima et se garda bien de porter sa main à l'étui accroché à son bras ; Son régiment n'était pas le seul à être composé uniquement de sorciers, mais il arrivait fréquemment que des moldus se présentent à l'intérieur de leur campement et se mêlent aux autres corps de l'armée. Autant dire que faire découvrir aux yeux du reste des troupes que des sorciers combattaient à leur côté risquait fortement de nuire à la réussite de la bataille.
Au lieu de ça, il repensait aux propos de Vanhoeven ; Lui aussi irait-il jusqu'à porter assistance à quelqu'un qu'il haïssait ? Quelqu'un qui aurait pu lui causer du tort d'une certaine manière et à qui il ne pourrait pas pardonner ou même passer outre ses réticences pour le sauver ? Ce serait comme lui demander de sauver quelqu'un comme… Boulanger. Étrangement, il s'imaginait facilement fait fi de sa froide indifférence à son égard, mais dès lors qu'il pensait à d'autres personnes comme son père ou son frère, il n'était plus certain de leur tendre la main si leur vie ne tenait qu'à cela. Peut-être son jugement était-il influencé par les années d'abus qu'il avait connu entre les mains de James, ou encore par la joie non dissimulée qu'arborait Matthew quand il se faisait battre par leur père, mais il ne parvenait pas à se sortir l'idée qu'en pareille circonstance, il pourrait être prêt à les abandonner par pur esprit de vengeance… Ce trait de caractère ne lui était pas coutumier, et il se dégoûtait presque de penser à cela, mais il ne pouvait s'enlever de la tête que ses plus bas instincts risquaient de rejaillir si il se trouvait en leur présence. Peut-être que finalement cette campagne ne faisait qu'exprimer à l'avance le parti pris qui serait le sien à l'avenir lorsque Voldemort reviendrait, mais entre la peste et le choléra, Harry préférait encore choisir la troisième option qui était justement de ne rien choisir. Que son ex-famille aille au diable tout comme le seigneur des ténèbres, lui ne prendrait pas part à leur petite guerre.
La soirée se poursuivait, inlassablement et sans rien d'autre à faire qu'attendre en remuant des bûches, et scrutant à peine la montre qu'il avait au poignet, Harry constata qu'il était prêt de trois heures du matin, et qu'à présent, une grande partie du camp était devenu silencieuse. À côté de lui, Vanhoeven continuait à se murer dans un silence relaxant, fumant tranquillement sa pipe tandis qu'il observait les rares étoiles que la nuit permettait de voir. Harry lui ne cessait de remuer ses jambes, figées par le froid et le manque de mouvement, et une irrésistible envie de somnoler le guettait constamment, n'attendant qu'un geste ou la fermeture de ses paupières pour se jeter sur lui et l'emmener au pays de Morphée. Mais chaque fois qu'il se surprenait à se laisser emporter par la fatigue, un brusque rappel de son esprit lui soufflait qu'il ne fallait pas, qu'il n'était plus l'heure de la sieste et qu'un campement entier comptait sur lui pour rester éveillé et alerte des moindres mouvements de l'ennemi, quand ce n'était tout simplement pas le regard scrutateur de son supérieur, feignant l'indifférence, qui pesait sur ses épaules et lui faisait brusquement redresser la tête.
Soudainement, des beuglements se firent entendre plus loin dans l'un des campements, mais il était impossible de savoir duquel ils provenaient. Harry fut tenté d'aller secouer la cloche servant normalement à alerter ses compagnons d'un danger imminent, et à côté de lui, Vanhoeven semblait également penser à la même chose. Mais faisant attention à ces soudaines clameurs, tous deux n'eurent cependant pas l'impression qu'il s'agissait de cris alarmistes ou d'un appel aux armes, mais plutôt de cris de joie, d'allégresse, poussés à gorge déployée par un petit groupe que l'alcool et le manque de discipline poussait à se faire entendre de tous. Bientôt, une multitude de lumière apparurent dans l'un des campements faisant face au plateau de Pratzen, celui d'où semblait d'ailleurs provenir ces étranges cris, et ces flambeaux que des soldats allumaient trouvèrent bientôt un écho dans les autres camps l'environnant, les mêmes hurlements raisonnant bientôt dans toute la vallée à mesure que cette joie soudaine se répandait. Les coalisés avaient-ils abandonné ? Un retrait des troupes ennemies s'était-il opéré dans le plus grand secret ? Curieux, Harry tourna son regard vers son supérieur pour observer les émotions qui pourraient l'alerter sur la signification de tout ce remue-ménage, mais contrairement à lui, Vanhoeven semblait à présent apaisé, presque euphorique lui aussi, et un sourire sincère se dessinait au fur et à mesure sur son visage. Sans l'en avertir, il se redressa tout à coup, et se saisissant d'une bûche traînant près de lui, il l'enroula d'un linge par chance sec qu'il badigeonna d'alcool avant de le glisser dans le feu pour l'animer. La torche qui apparut quelques instants plus tard fut rapidement extirpée du brasier, et la soulevant en l'air, Vanhoeven s'écria alors d'une voix qui aurait pu réveiller tout le campement :
- Vive l'empereur ! Gloire à l'empire !
Étonné par son acte, Harry constata que son geste fut repris dans tous les environs, et bientôt, il ne pouvait plus poser son regard sur un endroit particulier sans voir s'agiter une lueur blanchâtre, donnant l'impression que la multitude d'étoiles jalonnant le ciel était finalement tombée par terre et remuait désormais au beau milieu des troupes reprenant en chœur le cri de Vanhoeven. C'est alors qu'Harry repensa à la date du jour, le 2 décembre, et qu'un éclair de lucidité lui traversa l'esprit en se souvenant de la raison pour laquelle les soldats semblaient fêter un événement dont l'acteur principal serait l'empereur lui-même : Cela faisait tout simplement un an que la sacre avait eu lieu et que Napoléon s'était couronné empereur de France.
Partout maintenant, des têtes émergeaient des tentes, intriguées par le tintamarre causé par les joyeux fêtards, mais comprenant rapidement de quoi il advenait, celles-ci se joignirent à l'engouement général en s'approchant du feu, imitant les gestes précédemment effectués par Vanhoeven avant de reprendre avec lui les hurlements à la gloire de Napoléon. Si l'ennemi avait quelques doutes sur les emplacements des différents corps français, les milliers de torches secouées à travers la vallée suffisaient à présent à les annihiler !
Quant à Harry, surpris par cette soudaine activité, il se demandait à présent si sa mission avait toujours une quelconque utilité, et même lorsque Pajol sortit à son tour de sa tente pour observer d'un air étonné les agissements de ses hommes, il fut tenté d'aller directement le voir et lui demander qu'elles étaient ses ordres désormais. Mais il n'eut pas à le faire, car déjà, le Lieutenant-Colonel se dirigeait vers lui, sa tête se secouant au fur et à mesure qu'il fixait de son regard les petits groupes se formant autour d'eux tandis que son apprenti se mettait au garde à vous, raide comme un piquet.
- Bourbon, rentrez immédiatement dans votre tente, lança t-il d'un ton dur en ayant presque l'air furieux par ce qui se passait.
- B-bien monsieur, répondit Harry en se redressant. Dois-je demander à quelqu'un de prendre ma place ?
- Regardez autour de vous, ce n'est plus la peine désormais ! Répliqua t-il d'une voix bourrue. Allez dormir, mais soyez prêt au moindre signal ; Je ne tolérerai pas le plus petit manquement à vos devoirs, tout comme je ne tolère pas l'indiscipline dans les rangs…
Tout en disant cela, son regard se portait désormais sur les paniers de bouteille d'alcool que certains soldats avaient ramené des villages environnants et qu'ils redistribuaient désormais, tandis que la même slave de tout à l'heure, passablement éméchée depuis son arrivée et maintenue à la taille par deux hommes, devenait le principal centre d'intérêt de toute la joyeuse troupe. Harry lui n'en demanda pas son reste, prévoyant à l'avance l'une des rares colères de son directeur d'académie, celles qui généralement parvenaient à rétablir l'ordre sans avoir recours à la force, et sentant la tempête approcher, il se précipita sans un regard derrière lui vers la toile renfermant le plus précieux sésame qui soit en cet instant : Sa couchette.
Note d'auteur : Bon bah fin du chapitre ! Il ne se passe pas grand chose je l'admets, mais je pense qu'il était important de mettre en place les prémices à la bataille. Pour la petite anecdote, la scène de fin avec l'ensemble du campement s'embrasant est réelle et se déroula pendant que Napoléon déterminait en compagnie de son état-major les endroits où les différents régiments devaient se positionner et bouger pendant le déroulé de la bataille quelques heures plus tard. Les coalisés verront également cela et croiront à tort que les français abandonnent la partie et brûlent leur campement plutôt que de tout laisser à leurs ennemis xD.
Le prochain chapitre concernera la bataille en elle-même, et je vais essayer de décrire au mieux les combats sous le regard d'Harry bien évidemment. D'ailleurs, son rôle ne cantonnera pas à ce moment là à ce qu'il a fait jusqu'à présent pour son supérieur ; Lui qui réclamait de l'aventure et l'occasion d'embrocher de l'ennemi, il va être servi !
Je posterai le prochain chapitre dans... Bon soyons honnête, un bon mois minimum, mais pas non plus trois ou quatre comme pour les derniers ! Après nous reprendrons des événements plus calmes et en particulier une rencontre fortuite qui aura son importance pour Harry à l'avenir, des choses en tout cas plus faciles à écrire et qui malheureusement figuraient également sur mon autre ordi :/
à bientôt !
