Bonjour à tous !

Voilà, comme promis, le nouveau chapitre avec un délai respecté !

Merci à tous ceux qui ont laissé une review pour le précédent, je vais essayer d'y répondre rapidement, mais comme je suis déjà en retard avec les reviews du chapitre encore avant... Promis je vais faire au plus vite !

Bon, concernant ce chapitre... Le titre n'est pas très évocateur n'est-ce pas? En tout cas j'ai beaucoup aimé écrire les dialogues et les petites situations et insinuations cocasses à l'intérieur. J'espère que ça vous plaira !

Bonne lecture !


Londres. Londres et ses centaines de milliers d'habitants, ses quartiers nombreux, ses églises, ses palais, ses grandes artères, ses boutiques… De ce Londres là, James ne pouvait en voir que les hauts bâtiments lointains, perdus au beau milieu des toits et de la cime des plus grands arbres, sous une voûte céleste grisonnante laissant tomber de temps à autre quelques giboulées sur les rues de plus en plus boueuses et mal entretenues à mesure que l'on s'éloignait du centre de la capitale.

C'était d'ailleurs sur l'une d'elles que James se trouvait actuellement, à l'arrêt dans un carrosse qu'il avait pour l'occasion loué et dont il espérait au plus vite pouvoir descendre pour se dégourdir les jambes. Le Londres qu'il aimait lui se trouvait derrière lui et certainement pas dans ce quartier pourri à la périphérie de la ville, rempli de vieilles maisons abritant les individus les plus louches qu'il avait pu voir de sa vie… ou alors était-ce juste son imagination qui lui jouait des tours, ou alors simplement la peur de se trouver dans un endroit qui ne lui était pas du tout coutumier. En face de lui, Dumbledore lui semblait parfaitement calme, et tandis qu'il fredonnait tranquillement un air tout en regardant à l'extérieur du carrosse, James ne pouvait s'empêcher de louer le flegme qui caractérisait tant le directeur de Poudlard en cette occasion. Comment aborder seulement cette situation avec tant de sérénité, tant d'insouciance, quand lui espérait plus que tout rentrer chez lui, poser ses pieds sur un coussin face à une cheminée aux flammes vivaces tout en lisant la dernière édition de la gazette du sorcier? Quoique… Lire ce torchon affublant son fils des pires noms d'oiseaux n'avait rien de bien réjouissant depuis deux semaines.

La vérité était que James se trouvait actuellement dans une humeur massacrante, autant en raison de la campagne de diffamation lancée à son encontre ainsi que contre son fils pour n'avoir dit que la vérité sur Voldemort, de leur incapacité depuis cette date à trouver le moindre indice sur la position de sa femme et de son fils, ou à se geler dans ce carrosse au beau milieu de ce qui se faisait de plus misérable et repoussant dans Londres. Ce voyage d'ailleurs n'arrangeait rien à son affaire, et malgré son envie de ne pas s'empêtrer avec un moyen de locomotion moldu, Dumbledore avait insisté pour l'utiliser, arguant qu'une arrivée impromptue par transplanage au beau milieu des moldus serait du plus mauvais effet, mais surtout qu'ils ne pouvaient transplaner dans un endroit où ils n'avaient jamais mis les pieds.

Quelle chance d'ailleurs… Quelle idée sa belle-sœur avait-elle eu de s'installer ici ?! Ne pouvait-elle pas choisir un autre endroit, un autre espace moins austère ? Était-ce dans les gênes de la famille Evans d'être aussi insupportable ?! La difficulté à la trouver avait déjà été grande, et James ne comptait plus les heures à éplucher les dossiers des différents districts de Londres avant de finalement découvrir que Pétunia vivait dans celui de Newham non loin de la Tamise.

Et le voilà maintenant sur les routes, à la recherche d'une belle-sœur qu'il n'avait pour ainsi dire jamais vu hormis une seule et unique fois, avec l'espoir d'enfin avancer dans sa traque de Lily Potter et de leur fils. Mais Londres étant une grande ville, et leur cocher n'ayant apparemment jamais pris la peine de circuler dans ce coin reculé de la capitale… Ils étaient pour le moment perdu, et Sirius, avec sa facilité déconcertante à converser avec les gens, s'était porté candidat pour essayer de les sortir de ce pétrin en allant interpeller quelques habitants du coin. De sa fenêtre, James ne pouvait le voir, mais il espérait qu'il fasse vite pour pouvoir repartir ; Non pas qu'il avait peur, mais il valait mieux être prudent.

Ses pensées dérivèrent de nouveau sur sa femme, du moins c'était ce qu'il avait cru jusqu'à récemment, mais les récentes découvertes la concernant en raison de leurs recherches avaient pour le moins rabattu les cartes les concernant tous deux. Dumbledore avait en effet suggéré, au lendemain même de l'épreuve, de commencer les recherches en se concentrant sur tout ce qui pouvait le lier de près ou de loin à sa femme, qu'il s'agisse d'une quelconque parenté, d'un contrat effectué ou de tout autre piste pouvant le rapprocher de son but. Des recherches dans ce sens avaient déjà effectué par le passé pour mettre la main sur elle à l'époque où Lily venait à peine de quitter le domicile conjugal, mais à la vérité, rien de vraiment réfléchi ou de raisonné n'avait été envisagé ; James comme Dumbledore s'était contenté de gratter la surface des possibilités de recherche, quitte il fallait bien l'avouer à employer la manière forte et la contrainte pour essayer de la faire revenir, mais rien n'avait fonctionné, et James s'était alors décidé à tirer un trait sur elle et à vivre sa propre vie en dehors du giron de sa femme.

Mais là, les raisons le poussant à la retrouver étaient tout autre, et celles-ci concernaient en particulier leur fils aîné ; James savait qu'un profond attachement les reliait tous les deux, et il n'avait aucun doute que si la mère se trouvait à un endroit, le fils devait être également à ses côtés, ou alors Lily savait elle suffisamment de choses pour les aiguiller dans leurs recherches. Ce fut ainsi que pour la première fois depuis des années, il posa le pied à l'intérieur de Gringott's non pas pour retirer une nouvelle fois une certaine somme d'argent, mais pour faire un état des lieux des contrats qu'il avait mis en place auprès de sociétés, de partenaires commerciaux, mais également ceux le liant à son épouse… Bref, tout ce qui le pouvait le rapprocher de son objectif final et dans lesquels le nom de Lily apparaissait.

Quelle surprise eut-il alors de découvrir que non seulement il avait rarement associé sa femme à ses affaires, mais qu'en plus… Elle avait brisé de son propre chef leur contrat de mariage !

«Tout est en règle Seigneur Potter» lui avait assuré le gobelin chargé de leurs affaires en pointant de son doigt crochu la signature en lettres de sang de sa femme. «Votre femme a renoncé à l'ensemble de ses droits concernant les biens de votre famille, vos propriétés, les avantages en nature que lui procuraient son titre de Lady Potter ainsi que les droits auxquels pouvaient prétendre votre fils aîné sur votre fortune».

Abasourdi, voilà bien un adjectif qui aurait pu aisément décrire l'état dans lequel il s'était trouvé à ce moment là. Mais au-delà de l'étonnement, c'était également la fureur qui prédominait en lui en songeant que c'était bien sa femme qui avait divorcé de lui et non l'inverse. Quelle humiliation ! Jamais un homme qui se respecte ne pouvait concevoir un seul instant ne pas avoir le dernier mot dans cette décision ! Si cela venait à se savoir, pour sûr que de nombreux seigneurs au Magenmagot riraient de lui !

James avait également été surpris d'apprendre qu'elle avait absolument renoncé à tout, y compris à sa fortune. Au fond de lui, il savait qu'à l'époque, il ne lui aurait probablement rien laissé de toute manière, mais quand même, que cela soit de sa propre initiative le déroutait totalement. Lily avait-elle seulement perdu la tête, ou avait-elle renoncé sans le moindre état d'âme à l'argent qu'elle aurait pu espérer obtenir de sa part? Vivre dans la pauvreté était-il un moindre mal pour elle que de vivre auprès de lui? Ce constat le heurta autant qu'il lui fit mal et lui donna le sentiment qu'il devait véritablement être un monstre pour en arriver à une extrémité pareille. Quant à leur fils… de quel droit se permettait-elle de lui faire renoncer à l'ensemble de ses prétentions sur les biens que leur famille possédait? En avait-elle seulement le droit? James l'avait bien renié et déshérité, mais il aurait pu encore faire machine arrière et le réhabiliter à la place qui lui revenait de droit… du moins théoriquement. Mais ce renoncement, écrit de la propre main de Lily et signé d'un «Harry Potter» en bas de page laissait surtout supposer que son fils lui-même ne voulait en aucune façon succéder à son père et gérer par lui-même les comptes de la famille.

«Petit ingrat» avait maugrée James à ce moment là alors que ses mains tremblaient de fureur tandis qu'il tenait le morceau de papier.

Le gobelin lui, s'il avait été tout disposé à lui présenter les rares contrats l'unissant par leurs signatures à sa femme, avait refusé tout net de lui divulguer l'année, le lieu et les circonstances durant lesquelles Lily avait choisi de définitivement tirer un trait sur lui, et malgré les supplications, les lamentations et les menaces, tout ce qu'il avait pu obtenir de sa part fut un renvoi pur et simple de la banque avec avertissement à la clef. Tout juste eut-il droit à une recommandation sur l'utilisation de son argent qu'il dépensait, selon la créature, avec beaucoup trop de zèle et de détachement.

«Si vous n'y prenez garde, votre fortune fondra comme neige au soleil», lui avait-il dit tranquillement alors que James était raccompagné vers la sortie par deux gardes gobelins en armure.

Faisant fi de ses conseils, James lui avait simplement rétorqué qu'un seigneur n'avait pas à être traité ainsi par son banquier, mais le gobelin lui avait répondu qu'entre les murs de Gringott's, les lois gobelines prévalaient sur celles des sorciers, et que l'irrespect n'était pas toléré à l'encontre de ses membres.

Avec tout ça, James avait oublié de demander à son gestionnaire si le nom de son fils aîné apparaissait sur certains documents, mais il avait rapidement dû se rendre à l'évidence que lui non plus n'avait pas le moindre contrat le rattachant encore à lui quand il avait analysé la pile de parchemins que lui avaient tendu le gobelin. Trois documents seulement conservaient une trace d'Harry : Son acte de naissance, mais celui-ci lui était parfaitement inutile, son acte de renonciation à la seigneurie Potter qu'il avait dû signer sous la contrainte, et enfin le contrat de mariage avec Daphné Greengrass mais qui avait été brisé par la famille même de cette gamine pour non respect des clauses dudit contrat. En clair, James n'avait aucun moyen de pression administratif pour forcer son fils à revenir, et rien également pour remonter jusqu'à son épouse et par effet boule de neige sur le reste de sa famille. Pour faire simple, il était dans de beaux draps, mais il espérait que ce second angle d'attaque se concentrant sur la famille et les proches de Lily pourraient s'avérer plus décisif dans ses recherches que le premier.

Il fut brusquement sorti de ses pensées par l'ouverture de la porte de leur carrosse, et quelques instants plus tard, Sirius fit son apparition dans l'embrasure de celle-ci, l'air plus joyeux qu'auparavant mais également plus échevelé et trempé.

- Un type m'a dit qu'il fallait chercher une boulangerie dans cette direction, leur indiqua Sirius tandis qu'il pointait l'un des côtés de la rue depuis l'une des fenêtres. Elle s'appellerait «Le grain dans la meule» ou quelque chose comme ça, et elle se situerait à l'angle d'un carrefour. Il faut alors prendre la première rue à gauche d'elle et marcher pendant quelques minutes. J'ai déjà prévenu le cocher.

- Merveilleux, souffla James en roulant des yeux. Rien de mieux qu'une petite balade dans l'un des quartiers les plus miteux que j'ai pu voir de ma vie ! Quoique… Finalement, on aurait presque l'impression d'être dans l'allée des embrumes !

- Au moins à l'avenir tu sauras où ta chère belle-sœur habite, lui rappela moqueusement son meilleur ami en passant un bras autour de ses épaules. Tu n'auras plus besoin de louer les services d'une carriole pour aller lui rendre visite mais tout simplement à transplaner directement chez elle !

- Comme si j'avais envie de revoir cette pauvre fille, pesta James avant de donner quelques coups secs à l'extérieur de leur voiture avec sa canne. Allez-y !

Aussitôt leur carriole s'ébranla, et tous les trois subirent à nouveau les affres de la ruelle mal pavée et boueuse sur laquelle ils roulaient, mais également des passants peu désireux de s'écarter pour leur laisser la place ou des chariots bien trop lents à leur goût qui leur obstruaient l'accès. Ce qui ne devait être qu'un trajet de cinq minutes prit plus du double du temps nécessaire, mais au bout du compte, la boulangerie mentionnée par Sirius apparut effectivement au croisement de plusieurs rues, et respectant les indications données, James ordonna à son cocher de tourner à gauche et de s'engager dans une ruelle tout aussi petite et étroite que celle précédemment visitée. Là aussi, les maisons étaient on ne peut plus laides, du moins à ses yeux, d'une pierre probablement devenue grise par le temps et la saleté et si étroites qu'il y avait à peine la place pour une porte et une fenêtre… Quand par chance, certaines bénéficiaient d'un minuscule carré de terre délimité par des planches de bois rapidement posées là.

Était-ce vraiment là que Pétunia vivait? James ne s'était jamais posé la question de savoir comment pouvait vivre sa belle-sœur, et en vérité, il s'en fichait éperdument. Mais de là à imaginer que sa propre femme ait pu bénéficier de son aide pour vivre également dans ce trou à rats… il en avait l'estomac tout retourné ! Non, c'était impossible, Lily n'aurait jamais accepté de faire grandir ses enfants dans de pareilles conditions, et compte tenu des protections magiques qui l'entourent, il était persuadé que son épouse devait probablement vivre dans un environnement bien plus sain, plus ouvert aux espaces verts et plus tranquille… Des prérogatives de bonne femme d'une certaine manière, bien que lui-même ne rechigneraient pas à ces conditions là pour vivre convenablement.

Leur périple s'arrêta finalement quelques dizaines de mètres plus loin une fois que le cocher fit arrêter ses chevaux en face d'un établissement relativement plus grand que n'importe quelle autre maison aux alentours, mais dont l'aspect extérieur était à peine plus reluisant.

- «Le marteau et l'enclume»… marmonna James pour lui-même en voyant l'enseigne de l'établissement se secouer légèrement sous l'effet d'une brise soudaine. Je me demande ce qui a pu passer par la tête de ma belle-sœur pour imaginer un nom pareil.

- Parce que «Le chaudron Baveur» ou «La tête de Sanglier», c'est mieux peut-être? Argua Sirius en souriant. Les moldus ne sont pas davantage inspirés que nous pour imaginer des noms de boutique.

Le cocher approcha alors de la porte de leur voiture, et une fois celle-ci ouverte, il fit descendre le minuscule escalier pliant permettant la sortie de ses voyageurs. Décrétant que les personnes âgées avaient la priorité sur les autres dans certains cas, Dumbledore descendit le premier de la voiture, mais il regretta rapidement ce choix lorsqu'il posa pied à terre… et dans une flaque d'eau putride qui mouilla instantanément le bas de sa robe de sorcier ; James fut presque persuadé de l'entendre jurer ! Lui emboîtant le pas, celui-ci descendit à sa suite en prenant garde d'éviter la flaque d'eau trompeuse, mais malgré tout ses bas de soie se tachèrent légèrement de quelques gouttes dont il ignorait la teneur mais qui eurent tout de même le don de l'énerver instantanément.

- Foutre ! Pesta t-il en réprimant l'envie d'utiliser sa baguette magique en public pour se nettoyer. Qu'aviez-vous à l'esprit pour vous arrêter devant cette flaque d'eau, imbécile ?!

- M-mes excuses Monsieur, bredouilla le cocher bien que ses joues se colorèrent d'un rouge vif loin de signifier qu'il en était honteux ou gêné.

- Croyez bien que cela sera retenu sur la somme que je vous dois ! Ajouta t-il tandis que Sirius parvenait à sortir sans embûche de leur voiture et sans le moindre désagrément. Attendez-nous ici maintenant, nous n'en aurons pas pour longtemps.

- C'est que… Je risque de gêner la circulation Monsieur…, l'informa l'homme nerveusement.

- Plaît-il? Dit alors James en le regardant de haut. J'ai crû entendre des plaintes sortant de votre bouche, mais j'ai probablement dû les imaginer, n'est-ce pas?

L'homme semblait bien capable de lui affirmer le contraire d'un bon coup de poing dans le visage, mais si ses mains se serrèrent sous l'effet de la colère, il n'alla pas jusque là.

- Je vous attendrai ici Monsieur, dit-il froidement en baissant le regard.

- Voilà qui est réglé ! S'exclama James d'un air ravi. Venez, entrons au plus vite dans cet endroit, ajouta t-il en les invitant d'un geste de la tête vers l'entrée de la taverne.

Tous les trois s'y dirigèrent aussi rapidement que si la pluie allait soudainement s'abattre sur eux, et faisant fi du saoulard qui tenta de pénétrer avant eux et que James repoussa sans vergogne dans la rue, ils pénétrèrent à l'intérieur et furent immédiatement accueilli par une forte odeur rance mêlant alcool, sueur et… d'autres choses encore. Comme James se l'était imaginé, l'endroit était pour le moins… pittoresque. Comme partout ailleurs dans le quartier, la saleté semblait avoir élu domicile à l'intérieur, et les fenêtres basses aux vitres tachées ne laissaient presque pas entrer la lumière extérieure. Des bougies et lanternes avaient été fixées en désordre partout dans la pièce principale, de même que l'ameublement qui n'avait pas le moindre sens ni souci du détail ; Les tables étaient disposées pèle-mêle, entourées de chaises, de bancs et à de nombreuses reprises de simples tonneaux et des nappes étaient placées de telle sorte d'offrir un semblant de luxe à l'endroit. Une unique cheminée, au fond de la pièce, laissait mourir les quelques braises encore fumantes dans son âtre, tandis qu'une multitude d'ustensiles de cuisine étaient disposés tout autour d'elle et fixés sur le mur de pierre grisâtre.

Quelques poteaux de bois supportaient les étages supérieurs, et pour faire bonne mesure et expliquer la raison de l'appellation de cet endroit, ses propriétaires avaient également accroché des marteaux sur les poutres et lambris du plafond. L'endroit était plongé dans une certaine pénombre, et par le biais de la faible lumière émise par les bougies, James et les autres purent distinguer de nombreuses silhouettes lugubres dont les contours parvenaient à se dessiner, de même qu'ils remarquèrent deux uniques portes plus loin dans la pièce et donnant probablement pour l'une à l'étage supérieur et l'autre à une cuisine ou à une cave. Ce qui les frappa le plus cependant ne fut pas l'état de saleté environnant ainsi que l'odeur pestilentielle d'alcool mélangé à du poisson mais le silence qui était survenu au moment même où ils pénétrèrent à l'intérieur ; Pas une seule conversation n'avait continué, pas l'ombre d'un murmure ou d'une toux soudaine pour donner un semblant de vie à cette taverne… Rien que le silence, et des paires d'yeux à la fois curieuses et méfiantes qui les observaient comme des animaux de foire.

- Nous ferions mieux de nous asseoir, conseilla discrètement Sirius en leur désignant d'un geste de la tête une table vide près de la fenêtre.

Ne se faisant pas prier, tous les trois s'y dirigèrent en essayant de se frayer un chemin au milieu des clients débraillés et peu avenants qui continuaient à les regarder.

- Un changement vestimentaire n'aurait certainement pas été de refus, chuchota James alors qu'il regardait les habits défroqués et sales de la plupart des clients présents.

L'idée n'était pas négligeable ni stupide en soit, mais aucun des trois n'avait imaginé tomber dans un établissement de ce genre ou même imaginé que la sœur de Lily pouvait vivre dans un pareil endroit. Mais c'était surtout l'accoutrement de Dumbledore qui attirait l'attention ; Loin des bas de soie et du costume en velours de ses deux accompagnateurs, le directeur s'était contenté d'une robe de sorcier habituelle chez lui et consistant le plus souvent en un amoncellement de paillettes, de représentations lunaires et d'un chapeau pointu assorti. Autant dire qu'il attirait facilement l'attention.

Tous les trois prirent finalement place sur leurs sièges respectifs, et au même moment les conversations reprirent comme si de rien n'était même si, comme le nota James avec une pointe d'agacement, les moqueries volaient de temps à autre dans leur direction quand certains ne se gênaient pas pour se moquer des vêtements de Dumbledore.

Une serveuse, à peine plus vieille que Matthew et portant un tablier particulièrement sale autour de la taille et sur sa longue jupe déchirée, vint finalement les voir, un torchon dans les mains tandis qu'elle réajustait son fichu sur ses cheveux.

- Il prendra quoi Merlin? Leur lança t-elle négligemment en dardant un regard sur le vieil homme face à elle.

- Bien que la comparaison m'honore mademoiselle, je ne suis malheureusement pas le célèbre sorcier Merlin, répondit-il joyeusement alors que la jeune fille semblait se désintéresser totalement de ce qu'il racontait. Si cela ne vous dérange pas, je voudrais une tasse de thé s'il vous plaît.

- On fait pas ça ici, dit-elle d'un ton cinglant. Ça sera bière, cidre, vin, eau ou une coupelle de lait pour les p'tites natures, ajouta t-elle en regardant très brièvement James et Sirius.

Les joues du père de Matthew se colorèrent aussitôt d'un rouge prononcé face à la petite pique qui lui a été adressée, mais un coup de pied de Sirius sous la table lui fit réprimer l'envie d'engager les hostilités avec la serveuse.

- Nous prendrons chacun du cidre alors, commanda son meilleur ami en adressant le plus charmant sourire dont il était capable à la jeune fille.

Celle-ci hocha la tête puis s'en alla sans leur adresser le moindre salut. Tout juste l'entendirent t-ils glousser quelques mètres plus loin quand un marin, plus audacieux que les autres, claqua sa main contre son derrière.

- Pourquoi du cidre? Demanda alors James en fronçant les sourcils. Je déteste ça !

- Crois moi, je connais ce genre d'endroit et c'est probablement la seule boisson qui ne te rendra pas malade, certifia Sirius. Ces gens-là passent leur temps à se saouler parce que l'eau du puits ou des citernes est beaucoup plus mortelle que l'alcool qu'ils fabriquent artisanalement, ils en donnent même souvent aux enfants pas plus haut que trois pommes pour pallier à l'absence d'eau saine pour eux.

- D'accord, mais pourquoi pas de la bière ou du vin? Dit-il en pianotant distraitement sur leur table.

- Leurs bières sont répugnantes, et on est jamais certain de ce qu'ils pourraient ajouter discrètement pour te faire un mauvais tour, répondit son meilleur ami en réprimant au passage un frisson. Quant au vin, ces établissements ont généralement tendance à faire monter le prix d'une bouteille bien plus haut que sa véritable valeur, et comme c'est de la contrebande, tu peux t'attendre à une très mauvaise surprise en l'ouvrant.

- Vous avez l'air de bien vous y connaître Sirius, argua pour sa part Dumbledore. Ce genre de petite gargote vous est très familière pour y avoir souvent été par le passé, n'est-ce pas?

Sirius eut à ce moment là la décence de baisser le regard tandis que la honte le gagnait, mais le directeur se contenta d'esquisser un mince sourire moqueur pour exprimer le sentiment qui prédominait à ce moment là en lui concernant le comportement de son ancien élève. Tous trois n'eurent cependant pas la malchance de faire durer plus longtemps le moment de gêne qui venait d'apparaître à leur table car la serveuse revenait déjà près d'eux, un plateau contenant trois verres sales tenu d'une main tandis qu'une bouteille au liquide légèrement jaunâtre était portée de l'autre main. En silence, la serveuse les servit l'un après l'autre, et si James et Dumbledore la remercièrent d'un simple hochement de tête, Sirius lui adressa un immense sourire séducteur auquel la jeune fille ne répondit absolument pas… Ou alors ne le remarqua t-elle même pas.

- Attendez ! L'appela alors le directeur alors qu'elle commençait déjà à s'éloigner une fois que Sirius eut payé la bouteille. Nous voudrions vous demander un petit service si cela ne vous ennuie pas...

- Si c'est pour un extra, j'fais pas dans les vieillards ni dans les plans à plusieurs, dit-elle aussitôt.

- N-non bien sûr, et ce n'est pas pour cela que je vous ai abordé, déclara aussitôt Dumbledore alors que James et son meilleur ami réprimaient l'envie de rire.

- Tant mieux, parce que j'ai des clients à servir et qui m'attendent là, répondit la serveuse d'un ton sec.

- Nous… Nous voudrions discuter avec celle qui vous emploie, une certaine… Pétunia Dursley si je me souviens bien…, lui dit alors le directeur en faisant mine de paraître incertain.

- Elle est pas là, affirma aussitôt l'autre avant de se détourner d'eux.

- Vous êtes sûre? S'enquit aussitôt Dumbledore. James, voudriez-vous donner de quoi rafraîchir la mémoire à cette jeune demoiselle s'il vous plaît?

Celui-ci fronça aussitôt ses sourcils, peu désireux de servir une fois de plus de sac de galions au vieil homme, mais pour autant il concéda finalement à ce petit service en piochant rapidement dans sa poche pour en sortir une pleine poignée de pièces brillantes. La serveuse écarquilla tant les yeux à cette vue que tous les trois crurent que ceux-ci sortiraient de leurs orbites, mais au lieu de ça, les pièces changèrent rapidement de propriétaire, et c'est avec une poche de tablier beaucoup plus remplie et sonnante que celle-ci s'adressa de nouveau à eux, le ton beaucoup plus sympathique qu'auparavant :

- Oh mais j'crois que Madame est dans l'bureau de son époux, se souvint-elle faussement en hochant sa tête. Attendez ici, je vais immédiatement la prévenir !

Les trois hommes la regardèrent une nouvelle fois s'éloigner en direction de l'une des portes avant de disparaître derrière elle, puis soufflant, James remua avec dépit sa poche de manteau devenue beaucoup plus légère qu'avant qu'il n'entre ici. Au moins espérait-il que cela en valait la peine…

- Vous auriez pu utiliser l'argent de votre salaire de directeur Albus, maugréa t-il en dardant un regard sur lui. L'argent que vous verse le ministère de la magie pour votre fonction était certainement suffisant pour corrompre cette fille…

- Je ne vous ai pas non plus demandé de lui en donner autant, répliqua Dumbledore calmement. Vous auriez pu commencer par quelques pièces puis voir s'il en fallait davantage pour la convaincre de nous aider.

Bien que furieux, cette colère se tourna rapidement contre lui-même en songeant qu'effectivement, il aurait pu attendre avant de piocher de cette manière dans les économies qu'il possédait sur lui. Mais le mal était fait, et à présent, cette serveuse ne risquait certainement pas de lui rendre une partie de la somme donnée à moins d'un service conséquent en retour. Toutefois, sa culpabilité à l'idée de lui avoir donné toutes ces pièces s'atténua légèrement lorsqu'il vit s'approcher d'eux une femme qu'au premier abord il n'aurait pas reconnu ; vêtue de vêtements moins grossiers que ses employées, d'un fichu blanc d'une propreté étonnante compte tenu de l'environnement alentour et d'un tablier paraissant presque neuf, Pétunia Dursley se dirigeait vers leur table d'un pas léger, saluant de temps à autre un client qu'elle connaissait d'un signe de tête tandis qu'elle tentait de paraître moins négligée en lissant les pans de sa robe.

James ne l'avait vu qu'à une seule reprise, le jour où il s'était présenté chez ses beaux-parents pour leur demander la main de leur fille, et si déjà à l'époque il ne l'avait pas trouvé jolie, les années ne l'avaient en rien arrangé ; blonde et mince, la sœur de Lily semblait posséder un cou deux fois plus long que le commun des mortels, mais surtout une tête lui rappelant étrangement celle d'un cheval. L'âge lui avait donné davantage de rides dans le coin de ses yeux émeraudes et sur son front, et James pouvait presque deviner quelques mèches de cheveux blancs parmi les rares qui parvenaient à dépasser de sa coiffe. Son visage émacié se renfrogna à la vue de son beau-frère, et pendant un court instant, les trois hommes la sentirent prête à faire demie-tour et à retourner à ses affaires, mais pour autant, la sœur de Lily continua sa marche jusqu'à eux, une hostilité de plus en plus croissante dessinée dans son regard.

- Je croyais que la foire était déjà passée, autrement je ne me poserais pas de question quant à vos vêtements, dit-elle d'emblée en regardant l'accoutrement de Dumbledore.

- Pétunia, si les circonstances avaient été différentes, j'aurais très certainement pensé à…

- On a pas élevé les cochons ensemble que je sache, alors qu'est-ce qui vous donne le droit de m'appeler par mon prénom? Le coupa t-elle d'un ton sec.

- M-mes excuses Madame Dursley, répondit aussitôt le directeur en perdant de son assurance face à la harpie devant lui. Nous ne nous sommes jamais rencontrés, mais nous avons déjà été en correspondance par le passé. Je suis le professeur Albus Dumbledore, directeur de l'école de sorcellerie de Poudlard…

- Mais taisez-vous, vieux fou ! Siffla t-elle alors qu'elle regardait d'un air paniqué les alentours. Qu'est-ce qui vous prend de parler de votre école d'anormaux ici? Et puis d'abord, qu'est-ce que vous foutez là?

- Nous… Nous venons te voir à propos de ta sœur… de Lily, lui expliqua alors James d'un ton peu assuré.

Les traits du visage de Pétunia se contractèrent encore davantage à l'évocation de sa sœur, mais également par le simple fait que son beau-frère puisse avoir le culot de s'adresser à elle.

- Je n'ai pas de sœur, affirma t-elle aussitôt en serrant les dents. Le monstre à qui mes parents ont donné naissance n'est certainement pas lié de quelque manière que ce soit à moi !

- Très bien tu n'as pas de sœur, dit aussitôt James pour éviter la dispute qui menaçait à tout moment d'éclater, alors que de son côté, les traits de Sirius se tendirent au moment où il comprit que pour elle, les sorciers n'étaient rien d'autre que des monstres. Mais cela n'enlève rien au fait que nous souhaiterions discuter avec toi de cette femme, et que ton aide nous sera très précieuse…

- Et si je refuse? Demanda t-elle d'un ton froid.

- Nous avons les moyens de te faire parler, y compris par la force, lui certifia t-il alors en faisant au passage légèrement ressortir de sa manche sa baguette magique. Tu ne voudrais pas causer un scandale dans ton établissement, n'est-ce pas? Une mauvaise pub, et ta taverne miteuse serait immédiatement sous le coup d'un arrêté de la police moldue.

La menace à peine voilée fit tressaillir Pétunia, mais pour autant, celle-ci ne baissa nullement le regard face à son beau-frère ; tous deux se regardèrent en silence pendant quelques secondes dans une bataille muette pour déterminer qui aurait l'ascendant sur l'autre, puis sans prévenir Pétunia tira de derrière elle une chaise sur laquelle elle finit par s'asseoir, les bras croisés.

- Alors, en quoi mon aide pourrait vous être utile en ce qui concerne la petite princesse qui te sert d'épouse? Lança t-elle d'un ton cinglant.

- Lily s'est… Eh bien… Elle est partie il y a quelques temps du domicile…, commença James avant d'être brutalement interrompue.

- Partie? Répéta avec un intérêt non feint Pétunia. Avec un autre j'espère? Ça lui ressemblerait à cette garce…

- Non, certifia t-il immédiatement avec une pointe de fureur dans la voix. Elle est partie uniquement avec notre fils aîné et sa sœur.

- Pour aller retrouver un autre homme certainement, affirma t-elle avant de claquer des doigts à l'intention de l'une de ses serveuses. Ramène moi un petit remontant, je sens que cette conversation va être finalement très passionnante !

- Elle n'est pas allée voir un autre homme ! Dit alors son beau-frère alors que l'énervement commençait à poindre le bout de son nez.

- C'est le fait qu'elle ait pu te remplacer dans son lit qui t'énerves à ce point, siffla t-elle avec amusement. Combien penses-tu que cette petite catin ait pu avoir d'autres hommes depuis son départ? Si elle n'est pas revenue, c'est certainement qu'ils sont bien meilleurs que toi pour lui procurer tout le plaisir qu'elle souhaite !

Le verre de James explosa soudainement, répandant son contenu sur la table déjà crasse autour de laquelle ils étaient assis, mais le père de Matthew n'en avait pour le moment strictement rien à faire ; Quant à Pétunia, si ce soudain excès de magie la fit sursauter, elle darda tout de même un regard plein de mépris pour l'homme qui avait épousé sa sœur.

- Tu n'oublieras pas de payer pour les dégâts que tu pourrais causer ici en repartant, lui dit-elle calmement.

- Où est-elle? Lui demanda t-il alors fermement en se penchant légèrement sur la table.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, répondit sa belle-sœur. Tu sembles perdre la tête…

- Lily, où est-elle? Répéta t-il avec fureur. Je suis certain que vous êtes en contact, et tu dois probablement la cacher pour la protéger !

- Je n'ai pas vu cette mijaurée depuis presque vingt ans, et à quand bien même serait-elle venue frapper à ma porte pour réclamer de l'aide que je la lui aurais claqué au nez sans l'ombre d'un remord, affirma Pétunia. Si cette petite traînée est partie de chez vous alors qu'elle pouvait profiter de toute ta richesse, c'est qu'il doit y avoir des raisons que tu ne souhaites certainement pas divulguer car te concernant, et ça ne doit sûrement pas être bien joli joli à savoir…

Pour le coup, James fut étonné par les capacités de déduction de sa belle-sœur, d'autant plus qu'elle avait particulièrement visé juste. Cependant, il se garda bien de le lui dire à voix haute et préféra garder ça pour lui.

- La raison pour laquelle votre sœur a quitté le domicile conjugal ne concerne que les principaux concernés Madame Dursley, lui rappela le directeur. Nous souhaitons simplement savoir si vous sauriez par hasard où elle pourrait se trouver, si vous êtes toujours en contact avec elle et si nous pourrions éventuellement la voir nous-mêmes pour discuter et tenter d'arranger le malentendu qui nous divise.

- Je viens de vous dire que je ne sais pas où elle est, pesta Pétunia en fusillant du regard Dumbledore. Vous êtes sourd ou quoi? Je me fous en fait de savoir ce qu'elle peut faire maintenant, cette gamine n'a jamais rien su faire d'autre de ses dix doigts qu'agiter un morceau de bois et faire… vous savez quoi avec.

- Dois-je vous rappeler qu'il fut un temps où vous auriez aimé pouvoir faire ce genre de choses vous même? Lui lança t-il posément. J'ai encore en mémoire la feuille de parchemin sur laquelle vous me suppliiez de vous inscrire également à Poudlard, et le regret que j'ai eu de vous dire que vous ne pouviez pas parce que vous n'étiez pas une…

- Assez ! Le coupa t-elle brusquement en haussant le ton tandis que quelques têtes se tournaient vers eux aussitôt. C'était une regrettable erreur de ma part, mais quand j'ai vu toutes les horreurs que pouvait faire Lily avec sa baguette, j'ai vite compris que j'avais affaire avec une belle bande de monstres ! Ce n'est pas parmi les gens normaux que vous devriez vous trouver mais bien sur un bûcher !

- Il ne doit pas y avoir beaucoup de bûcher dans le coin, mais je peux vous certifier que vous allez finir dans un brasier si vous continuez à nous insulter, la menaça Sirius d'une voix lourde.

De nouveau, Pétunia eut l'air très brièvement terrifié, mais elle ne put en dire davantage car sa serveuse revenait avec une bouteille et un verre beaucoup plus propre que les autres en main. Sans attendre, elle se servit rapidement un verre, et après avoir bu d'une traite son contenu, elle poussa un soupir de satisfaction particulièrement bruyant en levant les yeux au plafond, l'air satisfaite.

- Rien de mieux qu'une bonne collation pour vous faire oublier vos tracas, marmonna t-elle avant de reporter son attention sur le groupe à ses côtés, l'air las.

- Nous pourrions abréger le déplaisir de notre présence si tu acceptais de nous aider à trouver ta sœur, lui indiqua James. Il y a près de dix ans, j'ai demandé à Lily d'amener chez toi notre fils aîné car nous voulions nous concentrer sur l'éducation de notre cadet et le former pour vaincre Voldemort. Elle s'est absentée presque une semaine pour l'amener directement ici, alors si tu n'as pas vu la mère, tu as forcément vu le fils !

- Tu délires mon pauvre imbécile, répliqua t-elle. Jamais elle n'est venue ici pour me donner l'un de tes marmots. Je suis d'ailleurs très étonnée d'entendre que vous puissiez être capable d'abandonner un enfant pour un autre aussi facilement ! Apparemment chez vous, il est tout à fait normal d'en arriver à une extrémité pareille !

- Nous nous passerons de tes sermons, lui lança son beau-frère. Quand je vois dans quel environnement tu élèves ton fils, je préfère encore mes méthodes d'éducation qui ne sont certes pas les plus louables, mais qui permettent au mien d'échapper à la débauche et à la misère dans laquelle le tien grandit.

- Si tu peux te passer de mes sermons, alors je pourrais tout aussi bien me passer de tes commentaires sur la manière dont je vis, répondit du même ton Pétunia. Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un type qui abandonne son gosse au premier venu et qui est incapable de se faire respecter par sa femme. Où est donc ton honneur, Potter? Jeté dans la chiure comme ton fils?

Furieux, James se leva de son siège prêt à frapper la femme face à lui. Les clients autour d'eux avaient de nouveau interrompu leurs conversations, et certains semblaient prêts également à en venir aux mains avec lui. Du coin de l'oeil, Sirius en vit même deux ou trois porter la main à leur poche de pantalon ou à leur ceinture à la recherche probablement d'une arme ce qui le poussa également à se munir discrètement de sa baguette magique dans l'éventualité d'une bagarre générale. Pétunia elle resta sagement assise sur sa chaise, imperturbable à la soudaine poussée de colère de son beau-frère tandis qu'elle l'analysait scrupuleusement du regard.

- James asseyez-vous, lui ordonna alors Dumbledore en posant une main ferme sur son bras.

Celui-ci resta quelques secondes supplémentaires sur ses jambes, le regard furibond tourné vers sa belle-sœur, puis accédant à la requête du vieil homme, il finit par s'asseoir lourdement sur sa chaise, l'air énervé.

- Et vous, contentez-vous de répondre à nos questions, ajouta alors le directeur en se tournant vers Pétunia.

- C'est ce que je fais depuis tout à l'heure, mais apparemment vous êtes bornés à croire que je ne vous dis pas la vérité, répliqua Pétunia. Lily n'est pas ici, et elle pourrait se trouver à moins de dix mètres de cette taverne que je ne le saurais même pas !

- Alors… Pourriez-vous nous indiquer des endroits où elle aurait pu trouver refuge? Insista patiemment Dumbledore. Des gens chez qui elle aurait pu trouver asile…

- Cela dépend depuis combien de temps elle est partie, lui répondit-elle. Son séjour ne serait alors que provisoire ou durable, et elle pourrait tout aussi bien changer d'endroit tous les mois pour masquer les pistes. Alors Monsieur, depuis quand cette chère gourgandine a t-elle mis les voiles pour se libérer du joug de son tyran de mari?

James voulut une fois de plus répliquer, mais Dumbledore le fit taire d'un simple regard. Celui-ci sembla au passage réfléchir à l'importance ou non à accorder à cette question, mais à l'évidence, l'absence prolongée de Lily Potter pouvait effectivement bien avoir une incidence sur l'endroit où elle pourrait résider, car c'est en lui avouant cette information qu'il reprit la parole :

- Environ sept ans, dit-il finalement.

Les yeux de Pétunia s'écarquillèrent brièvement avant qu'un ricanement bruyant ne s'échappe de ses lèvres et fasse encore une fois tourner les têtes dans leur direction. Son rire sonore dura longtemps, du moins aux yeux de James et des deux autres, et ce fut d'ailleurs en le réprimant qu'elle s'adressa de nouveau à eux :

- Mon Dieu… Tout ce temps ! T'as vraiment dû lui faire quelque chose de mal pour qu'elle en vienne à ne pas donner le moindre signe de vie en sept ans !

- Je ne lui ai rien fait… marmonna James d'un ton peu convaincant.

- Mon œil ! Réfuta t-elle en gloussant. Je savais que t'étais une belle petite ordure la première fois que je t'ai vu, mais pour que Lily en vienne à partager ce sentiment, tu dois être bien plus que ça !

Son euphorie finit par se calmer, et vidant un second verre de vin d'une traite, son visage se fit soudainement plus sérieux, plus dur notamment à l'égard de James :

- Je ne sais pas ce que vous lui voulez, mais ça doit être suffisamment important pour vouloir à ce point la retrouver en venant même jusqu'à moi pour vous faciliter la tâche, dit-elle.

Pétunia garda le silence quelques instants, concentrée sur son verre qu'elle observait d'un œil vide comme pour essayer de se remémorer un événement passé ou du moins faire le tri dans son esprit et tenter de trouver la moindre piste possible les aiguillant dans leur quête ; Quitte à se débarrasser d'eux au plus vite, autant le faire rapidement.

- Du côté de la famille, tout le monde est mort à ma connaissance, dit-elle d'un ton si détaché qu'elle ne semblait pas avoir le moins du monde de peine à le reconnaître. Nous n'avons pas de parents même éloignés, encore moins des cousins ou cousines qui auraient été susceptibles de l'héberger. Pour ce qui est des amis, je ne lui en connais aucun, alors si vous voulez orienter vos recherches dans cette direction, cherchez plutôt chez les gens de votre espèce. Vous pourriez tout aussi bien aller voir dans les organismes de bienfaisance, peut-être qu'une pauvre malheureuse comme elle a su suffisamment leur faire pitié qu'ils l'ont pris sous leur aile !

James n'avait pas besoin de l'entendre dire de chercher parmi leurs proches, lui-même ayant déjà d'énormes doutes sur la possibilité que Lily et Remus soient ensembles, mais il était vrai qu'il n'avait jamais non plus songé à aller voir ces organismes ; Peut-être l'un d'eux hébergeait sa femme, ou a défaut avait su lui trouver un travail somme tout basique mais suffisamment banal pour ne pas attirer l'attention sur elle.

- D'autres possibilités peut-être? Lui demanda poliment Dumbledore.

- Et faire tout le boulot à votre place? Certainement pas, ricana Pétunia. Vous imaginer fouiller les moindre recoins de Londres à la recherche de cette fille suffit à mon bonheur, je ne vais pas vous faciliter la tâche. Maintenant, je pense que vous avez suffisamment abusé de mon temps, alors vous allez immédiatement partir.

- Ou quoi? Marmonna dangereusement James en arquant un sourcil.

- Ou je vous fais sortir à coup de pied au cul, ou alors d'autres s'en chargeront, dit-elle en désignant d'un coup de tête les nombreux clients derrière. Vous avez peut-être des baguettes magiques, des petits tours de passe-passe et autres conneries de ce genre, mais je sais pertinemment que vous n'avez pas le droit de les utiliser en présence de gens normaux. Il me suffirait simplement de crier, ou de sortir dehors pour appeler une patrouille, et vous vous retrouveriez avec une horde de gens vous mettant la raclée que vous mériteriez, et même vos morceaux de bois ne vous seraient d'aucune utilité. Vous allez éviter l'esclandre, n'est-ce pas, ou vous êtes trop bêtes pour vous rendre compte que vous n'êtes pas en position de parlementer?

Sirius et James resserrèrent l'emprise sur leurs baguettes, prêts à lui montrer qu'ils étaient loin de se laisser abattre, mais à la surprise générale, Dumbledore lui n'en fit pas de même et se leva simplement de sa chaise.

- Il est regrettable de voir que le bon sens n'est certainement pas une qualité présente dans votre famille Madame Dursley, dit-il d'un ton presque déçu. Votre sœur en était dépourvue, et il semble que vous partagiez la même tare qu'elle. La politesse également est une notion que vous ne connaissez guère apparemment, alors nous n'allons pas plus longtemps vous laisser perdre votre temps. James, Sirius, nous partons.

Et sans autre mot, il fit le tour de la table et se dirigea vers la sortie. Ses deux accompagnateurs en firent tout autant, James adressant au passage un regard emplit de haine à l'encontre de sa belle-sœur auquel elle répondit par un sourire plein de méchanceté. Sirius lui se contenta de terminer son verre et de laisser un mince pourboire sur la table avant de sortir à son tour… et se rendre compte que leur carrosse n'était plus là.

- Où est-il ?! Éructa James en regardant dans les deux sens de la rue.

- Il est parti, l'informa inutilement son meilleur ami avant de soupirer.

- ça j'ai remarqué ! Répliqua t-il d'un ton furibond. La question est : Où est-il parti ?!

- étant donné la manière dont tu t'en es pris à lui, je supposerai qu'il est retourné au relais de poste où nous avons loué ses services.

- Merveilleux ! Fulmina James. Maintenant, c'est de ma faute ! Et il pleut en plus ! Ajouta t-il en constatant qu'une petite pluie commençait à tomber sur eux. Cette journée n'a été qu'une perte de temps puisque Lily n'est même pas là et que cette... femme est bien incapable de nous dire où elle est désormais !

Bientôt, James sentit ses vêtements être trempés avant que, pour enfoncer le clou, un chariot ne passe à vive allure près d'eux et les éclaboussa sur tout le bas du corps en roulant sur une flaque d'eau. Sa fureur atteignit alors son paroxysme, surtout lorsqu'il se rendit compte que Sirius et Dumbledore eux avaient anticipé le coup en s'appliquant discrètement un charme de séchage et de protection sur l'ensemble du corps.

- Que fait-on maintenant? Demanda Sirius tandis que pris de pitié, il appliquait les mêmes sortilèges à son meilleur ami.

- Il est malheureusement hors de question de transplaner devant tous ces gens alors nous devrons prendre notre courage à deux mains et marcher, décréta Dumbledore en leur montrant au passage l'animation toujours présente dans la rue.

Boudant comme un enfant, James ne contesta cependant pas le choix du directeur et entreprit de le suivre aussitôt dès que celui-ci amorça un premier pas vers l'un des côtés de la rue dans l'espoir de trouver une discrète petit ruelle où ils pourraient tous les trois fuir ce quartier miteux. James avait également une autre résolution en tête alors qu'il tentait d'éviter les flaques d'eau apparaissant au fur et à mesure de leur marche : Ne plus jamais avoir affaire avec sa belle-sœur.

à des centaines de kilomètres de là, dans un vieux manoir richement décoré et entouré d'un parc où des paons d'un blanc immaculé se promenaient de manière insouciante au milieu des bosquets, l'atmosphère était tout autre. La raison trouvait sa source chez l'homme assis confortablement sur ce qui semblait être un trône ouvragé et qui pour l'occasion arborait un visage surpris loin d'être habituel chez lui. Un homme? Pas vraiment en vérité, plutôt un reptile à l'apparence humaine dépourvu de nez et aux yeux écarlates.

- Tu es sûr? Sifflait-il à l'encontre de l'homme prosterné devant lui et pourtant maître des lieux.

- Assurément maître, bredouilla le seigneur Malefoy en gardant son visage baissé sur le dallage de la salle. Je l'ai vu de mes propres yeux, pendant la coupe du monde de Quidditch...

- Le garçon était-il avec elle? Lui demanda Voldemort d'un ton curieux.

- Je ne l'ai pas vu maître, lui avoua Lucius en sentant venir le sortilège Doloris. Mais sa mère était là, et de ce que j'ai pu comprendre, elle travaillait en qualité de gouvernante pour une autre femme, une princesse française…

- Qui? Souffla t-il d'un ton sec en se levant de son siège.

- L-la princesse de Lamballe maître, lui répondit t-il, de la maison des De Savoie. C'est… C'est elle qui a éliminé Greyback et Stubbins... C'est elle qui m'a fait cela, ajouta t-il en lui désignant d'un geste de la tête son bras.

Par un rituel, Lucius était parvenu à récupérer le bras que la princesse de Lamballe lui avait arraché au cours de leur duel, et si celui-ci n'avait plus rien d'organique et se composait simplement d'un alliage fait de magie et d'acier résultant d'un rituel de magie noire, le résultat était malgré tout suffisamment convaincant et satisfaisant pour lui assurer d'avoir à nouveau l'usage de son membre.

- Pourquoi, alors que tu connaissais depuis longtemps cette petite information, n'as tu pas pris la peine de l'exploiter à notre avantage ? Lui demanda d'un ton froid son maître. Cela nous aurait évité bien des difficultés à retrouver cette femme et la progéniture qu'elle traîne avec elle… Tant de désagréments évités par une si simple décision Lucius, et pourtant aujourd'hui, nous voilà obligés de partir à la chasse à la Sang-de-Bourbe…

- J-je ne savais pas à l'époque qu'elle serait si importante pour vous maître…, bredouilla piteusement Lucius. Pas plus que je ne savais que les Potter avaient un fils aîné…

- Cela aurait pourtant pu être une bonne excuse pour exercer un chantage sur Lord Potter, insista Voldemort. Qui sait ce qu'il aurait pu faire pour mettre la main sur sa femme en apprenant que tu avais des informations la concernant…

Voldemort marqua un temps de pause, le temps pour lui d'observer distraitement les alentours de la salle et de s'attarder sur le blason de famille omniprésent sur les murs.

- Cette femme est donc sous la protection de la maison des De Savoie…, marmonna t-il amèrement. Il ne sera pas facile de l'approcher frontalement au risque de se mettre à dos cette puissante famille… Leur sang est pollué depuis longtemps par celui des moldus, mais ses membres restent très réputés dans toute l'Europe moldue ou sorcière, l'une des plus respectées également, et au-delà même de leur sang, leur statut royal les met encore au dessus des familles de Sang-pur… Une confrontation directe contre eux aurait un effet désastreux pour nous puisque les autres familles royales se ligueraient contre nous, et avec elles, tous les vassaux et alliés d'Europe. Le risque est trop important…

Pensif, Voldemort pianota de longues secondes sur les accoudoirs de son trône, les yeux dans le vague… Du moins, c'était l'impression qu'avait Lucius tant il était difficile de déchiffrer les émotions de son maître.

- Nous devons user de diplomatie avec cette femme, reprit t-il après quelques instants. Cette princesse ne sera certainement pas disposée à nous écouter après votre dernier entretien, et pour l'effet désastreux que tu as pu faire sur notre cause chez elle, tu mériterais bien davantage qu'un bras perdu mon serviteur…

Un frisson parcourut immédiatement Lucius, mais avant même qu'il ait pu défendre sa cause, Voldemort l'avait déjà interrompu :

- Non, la diplomatie, la discussion et les vieilles alliances seront nos seules portes de sortie si nous voulons éviter d'avoir contre nous une menace bien plus grande que celle que représente Dumbledore et ses alliés. Je ne tiens pas à avoir à dos l'ensemble de la communauté magique européenne, et si cette femme est ce qu'elle est, je ne doute pas des multiples connections qu'elle peut avoir auprès des autres familles royales et de leurs vassaux. Il nous faut l'approcher, mais comment? Cette princesse est si fuyante que personne ne sait où se trouve son château de Lamballe hormis les habitants du village voisin.

- Nous pourrions forcer l'un d'eux à nous livrer ce secret maître, proposa maladroitement Lucius.

- Et nous mettre définitivement à dos cette femme? Quelle idée stupide de ta part Lucius, répliqua avec mépris Voldemort. Le tact, voilà la solution, mais comme tu en es dépourvu, il me faudra l'approcher avec une autre personne, quand l'occasion se présentera.

Encore une fois, Voldemort laissa le temps à Lucius d'interpréter comme il l'entendait ses paroles avant de s'adresser de nouveau à lui :

- Beaucoup de familles sorcières dans ce pays avaient autrefois des racines au cœur même du continent, et tout particulièrement en France… Les Rosier, les Lestrange, les Travers… Même toi Lucius, tes ancêtres ont eu le bon sens de venir s'installer en Angleterre il y a des siècles de cela maintenant, en reniant leurs anciennes fidélités aux puissantes seigneuries et autres familles françaises dont ils étaient les vassaux. Les raisons me sont inconnues, mais cela m'est à vrai dire égal. Tu vas m'écouter attentivement maintenant…

Voldemort se pencha alors légèrement sur son trône, bien que sa silhouette dominait déjà totalement celle de Lucius prostrée au pied des marches l'élevant.

- Tu vas sortir de cette pièce et demander à nos hommes de regarder dans leurs histoires familiales respectives, lui ordonna t-il d'un ton doucereux. Vous regarderez les connections que vous pouvez avoir avec les grandes familles de la noblesse magique ou moldue d'Europe en vous intéressant tout particulièrement à celles qui peuvent vous permettre d'approcher cette femme.

- Même les moldus? Répéta Lucius en réprimant le dégoût qui suintait de son corps.

- Mêmes les moldus, lui confirma le seigneur des ténèbres. Tu devrais te sentir honoré d'être le vassal d'une famille royale moldue Lucius, imagine donc le pouvoir que cela te procurerait… Baiser les pieds d'un moldu et l'appeler «Votre Altesse», quelle fierté tu aurais !

Voldemort partit alors dans un éclat de rire particulièrement sinistre tandis que les joues et même les oreilles de son serviteur se colorèrent d'un rouge vif.

- Celui qui aura les meilleures chances d'approcher cette femme grâce à ce stratagème sera récompensé au-delà de ses espérances quand celle-ci comprendra notre nécessité à retrouver l'épouse de Potter et leur fils aîné, reprit-il. Une fois Lily Potter vaincue et son fils mort, rien ne pourra se mettre alors en travers de notre route, et la conquête du pouvoir nous sera certaine ! Allez, va maintenant mon serviteur, et tâche pour une fois de te rendre utile ; J'ose espérer que tu seras à même de faire valoir l'honneur de ta famille et son importance dans la tâche qui s'annonce. Tu lui devras bien davantage que des excuses si par chance il s'agira de toi !

- Oui maître, répondit t-il en penchant encore davantage sa tête vers le sol.

Puis Lucius se releva, et après un dernier regard en direction du seigneur des ténèbres, il se dirigea vers la sortie d'un pas hâtif. Nagini siffla à son passage lorsque celui-ci passa près du serpent, mais si le maître des lieux eut un sursaut de peur en la voyant, il ne changea pas pour autant de direction et disparut quelques secondes plus tard derrière les portes d'entrée de la pièce.

- Les choses avancent mon cher ami, siffla Voldemort en s'adressant à son serpent. Nous nous rapprochons inexorablement de Potter, et Barty continuent de jouer son rôle à la perfection au sein de l'ordre du phoenix. Encore quelques semaines, et il pourra nous donner l'ensemble des noms de ses membres ; Nous n'aurons alors plus qu'à…

D'un geste de sa baguette qu'il avait rapidement sortie, il pointa l'un des piliers soutenant le plafond, et d'un autre, il envoya un sortilège venir exploser sur lui et balancer aux quatre coins de la pièce des débris en tout genre.

- Les détruire tous en même temps, finit-il d'un air satisfait alors qu'un sourire cruel apparaissait sur son visage.


A/N : Donc voilà, chapitre terminé !

Je ne vous avais pas menti, le dialogue entre Pétunia et James était... déconcertant ^^. Je voulais qu'elle ait ce petit côté incisif et sec dans ses réponses et son attitude, et je pense y être parvenu.

Après oui, la situation fait que c'est peut-être un peu cliché de l'imaginer en tenante d'une taverne alors que normalement elle est la petite femme au foyer parfaite et dévouée à son mari et son fils, mais bon, les perceuses n'existant pas encore, Vernon n'ayant que l'apparence d'un forgeron et ayant écrit dans l'un des premiers chapitres que Pétunia tenait une taverne, je ne voulais rien changer. Et puis comme Privet Drive n'existe pas et que je voulais absolument que la scène se déroule à Londres, j'ai opté pour le NewHam, et comme le nom somme admirablement bien comme un petit clin d'œil au travail de Vernon dans la version originale... Je n'ai pas résisté à la tentation ^^.

Bon bah sinon, recherche infructueuse. Dumbledore aurait pu utiliser la légilimancie contre elle pour vérifier qu'elle ne mentait pas, mais il a probablement senti suffisamment de haine dans les réponses de Pétunia envers sa sœur qu'il n'a pu émettre le moindre doute à son sujet ! Oui je sais, je m'en sors comme je peux...

Autre élément : Voldemort a un coup d'avance ! Il sait plus ou moins où est Lily, avec qui elle traîne et a une petite idée de la manière avec laquelle approcher la princesse de Lamballe ; Le pauvre, il imagine vraiment qu'elle lui donnerait sans sourciller la deuxième maman de son fils? Et lui aussi? Il n'est pas au bout de ses peines ;)

Au départ, j'avais imaginé que La famille de Lucius avait été une vassale des ducs de Bourgogne, notamment pendant la guerre de 100 ans où ils ont été contraints de fuir la France pour avoir pris le parti de Charles le Téméraire contre le roi Louis XI, mais je ne suis pas spécialement fort en histoire du Moyen-âge et je n'avais pas le coeur à retracer les conflits entre la couronne de France et le duché de Bourgogne pendant les XIV et XVe siècles.

Le prochain chapitre n'arrivera pas avant minimum un mois ; Je n'ai rien écrit, et en vérité, je ne sais pas du tout ce qu'il contiendra. Soit je fais un chapitre de transition, de comblement, informatif sur la situation, recentré sur un personnage en particulier, des retrouvailles etc. Soit... on arrive déjà au mois d'août ;)

Sur ce, à bientôt !