Bonjour à tous,

Encore merci pour les retours sur le précédent chapitre ainsi que sur la reprise de cette histoire, j'ai été particulièrement ravi de "revoir" certains d'entre vous. Même chose pour les viewers de l'ombre, le chiffre des vues est grimpé en flèche en l'espace d'une semaine par rapport aux mois précédents.

Comme annoncé la semaine dernière, je publierai donc chaque vendredi un nouveau chapitre. Le titre de celui-là est suffisamment évocateur pour que vous en compreniez la teneur.

Normalement j'ai de quoi vous satisfaire pour au moins le début du mois de juillet, je suis actuellement en train de terminer l'écriture du chapitre 63 et le 64e devrait rapidement suivre.

Sur ce, bonne lecture !


Midi avait déjà sonné depuis quelques minutes dans les clochers des villages avoisinants et un étranger pourrait s'étonner d'un geste aussi désinvolte et hors contexte compte tenu des événements qui se déroulaient durant cette journée du 14 octobre 1806. Le temps était particulièrement froid, et une brume épaisse s'était installée depuis plusieurs heures maintenant sur toute la vallée de la Saale et la plaine de Weimar au nord de la ville de Iéna où s'était installée une importante partie des troupes françaises depuis la veille.

Au loin, Harry pouvait d'ailleurs voir la ville terminer de se consumer tandis que les soldats avaient fini de la piller de fond en comble, et l'épaisse fumée des brasiers se mélangeait allègrement avec le brouillard ambiant. Lui se trouvait plus au nord, à quelques kilomètres de là en compagnie du gros de la cavalerie légère de l'armée, et passait à côté du village de Cambourg que les troupes à pied du maréchal Soult avaient conquis quelques heures auparavant.

Là aussi, les toits de chaume n'avaient pu résister aux boulets des canons français alors que les poutres en bois soutenant les maisons s'effondraient l'une après l'autre sous la force des incendies qui les détruisaient à grand feu. Feu et guerre semblaient toujours étroitement liés dans ces circonstances, l'un n'allant jamais sans l'autre et inversement, et à cela s'ajoutaient quelques cadavres et blessés agonisant le long des routes et appelant d'une voix plaintive qui donnait pitié un quelconque secours de leur part. Mais les ordres étaient clairs, et il fallait continuer sa route.

Du coin de l'œil, Harry pouvait voir Juliette hésiter à leur porter secours, le regard constamment tourné vers les corps des suppliciés percés de balles ou d'un coup de baïonnettes ; peu importait pour elle la couleur de l'uniforme ou la nationalité de l'individu en question. Son amie devait se faire violence intérieurement pour ne pas rompre la ligne et se précipiter vers eux bien qu'elle n'avait que des notions rudimentaires de médecine tout comme lui. Mais c'était dans sa nature, une nature bonne et bienveillante bien loin de la rudesse et de la violence de la guerre, et par moment il se demandait si Juliette avait véritablement sa place sur un champ de bataille.

À dire vrai, c'était bien la seule chose à laquelle il pensait depuis cinq bonnes minutes car il n'avait rien d'autre à faire que cela et à diriger sa monture à la même vitesse que les autres. Il fallait bien s'occuper comme on le pouvait, et ce n'était pas la canonnade constante au loin qui risquait de lui troubler l'esprit ; Depuis plus de six heures maintenant, il n'avait rien eu d'autre à faire que de rester assis sur cette maudite selle, les fesses douloureuses maintenant à force de rester immobile, observant au loin le déplacement des troupes de ligne et de l'infanterie du plateau de Landgrafenberg tenu par l'empereur et où se trouvait toute l'artillerie française, vers celui qu'occupaient les prussiens directement devant eux, le choc entre les corps, les manœuvres des divisions pour encercler, contenir, fondre et bousculer le camp adverse alors que la cavalerie elle demeurait dramatiquement en retrait, cantonnée à une rôle d'observateur assez triste pour ceux qui appelaient de leur vœu à davantage d'action.

Harry n'était pas vraiment de ce genre là, mais levé aux aurores avec l'espoir de briller sur le champ de bataille, il avait fallu rapidement se faire une raison et se rendre compte qu'aujourd'hui son rôle serait secondaire. Et en toute honnêteté, cette absence totale de combat l'ennuyait profondément. Un espoir d'action avait jailli lorsque le maréchal Ney, pris d'un excès de zèle et ayant trop voulu faire, s'était retrouvé au cœur même du dispositif allemand et culbuté par la cavalerie prussienne, mais ce n'était pas à lui ou au reste de ses camarades que l'on avait fait appel pour le sauver mais à l'artillerie. Cet espoir s'est donc rapidement envolé.

- J'ai mal au cul, pesta à côté de lui Nicolas alors qu'il se frottait péniblement le bas du dos.

Harry renifla à sa remarque mais s'abstint de lui dire qu'il ressentait la même chose. Au lieu de ça il souriait légèrement à la vue de son meilleur ami, un compagnon de bataille maintenant qu'il avait cru perdu cinq jours plus tôt après leur petite escarmouche avec les prussiens à Schleiz. Nicolas avait en effet chuté lourdement de son cheval dès l'arrivée de la cavalerie prussienne, et une vilaine coupure à l'épaule leur rappelait qu'à quelques centimètres près, c'était le cœur qui était directement visé. Son ami était resté prostré à terre durant tout le combat, échappant par miracle au poids et aux sabots des chevaux alors que le reste de sa troupe pourchassait leurs ennemis à travers les bois, et ramené au camp pour y être soigné, il avait été immobilisé quelques jours le temps de se remettre de sa chute et de la plaie qui lui ferait plus tard une belle cicatrice sur la peau.

- D'ici à quelques minutes, tu n'auras plus l'occasion d'y penser, lui affirma t-il après quelques instants. Tu n'auras que des saxons et des prussiens à portée de sabre.

- S'ils nous en laissent, souffla t-il douloureusement en effectuant quelques mouvements pour réveiller ses muscles endoloris. Vu comment vont les choses, ils seront tous morts ou prisonniers avant même que nous arrivions. En plus j'ai vraiment mal dormi…

La nuit n'avait en effet pas été de tout repos, et sur ordre de l'empereur lui-même, seules deux à trois bûches par compagnie avaient été allumées pour les réchauffer de telle manière à tromper l'ennemi sur leurs positions et le nombre d'hommes présents. Un choix somme toute stratégique, mais le confort lui en avait pris un sérieux coup, et ce n'étaient pas le sucre et le vin ajoutés à leurs marmites pendant la nuit qui avaient pu leur épargner le froid et les gelures aux doigts.

- Ce soir si tout se passe bien, nous coucherons à Weimar, assura Harry avec confiance.

- Sauf si les soldats pillent la ville, lui rappela Juliette en roulant des yeux.

- Du moment qu'ils nous laissent un matelas qu'on puisse se partager tous les trois, je n'y vois pas d'inconvénient, rétorqua Nicolas.

- C'est mal, se contenta t-elle de répondre d'un air indigné. Des gens sont propriétaires de ces maisons, et on se permet de se servir comme bon nous semble de tout ce qui s'y trouve sans demander notre reste !

- Hého, Je te rappelle que nous n'avons pris aucunement part à ces pillages ! siffla t-il d'une voix dure. Moi non plus ça me plaît pas, mais si les rations viennent à manquer, il faudra s'y résoudre aussi !

Juliette garda le silence, mais le regard qu'elle arborait suffisait à leur indiquer à tous deux que cette perspective ne l'enchantait d'aucune manière.

Bientôt ils traversèrent la Saale qui était à cet endroit suffisamment basse pour que les chevaux s'y enfoncent jusqu'au niveau des bottes de leurs cavaliers alors que les tirs redoublaient plus loin. De temps à autre un boulet venait exploser à proximité de leur position mais sans jamais les toucher et rompre l'ordre parfait de leur formation.

Harry soupira, presque désabusé par le calme qui régnait autour d'eux au point qu'il en enviait presque l'infanterie d'en être à plusieurs heures maintenant de combat presque continu. La cavalerie n'était là aujourd'hui que dans un rôle de soutien, de renfort si les choses tournaient mal, et même la magie ne lui était d'aucune utilité compte tenu des circonstances. Mais d'un autre côté, il se savait chanceux d'être là et non pas plus loin, les jambes exténuées de fatigue alors qu'il avançait péniblement dans la vallée tout en luttant à la baïonnette pour percer les lignes ennemies ; D'autres n'avaient pas eu autant de chance et demeuraient à présent inerte, le corps percé de trous sans plus jamais avoir la moindre opportunité de retourner dans leurs foyers où les attendaient des familles se morfondant d'inquiétude.

- Au trot ! Leur ordonna quelqu'un plus en avant du dispositif.

Un simple coup du talon dans les flancs de son cheval le fit avancer plus vite, alors même que la tension montait enfin d'un cran dans les rangs ; sa prise sur ses rênes se resserra, son regard se fit plus dur tandis qu'il regardait la fumée des décharges de mousqueterie avec la même résignation que celle d'un homme se préparant à entrer dans l'Arène. Au même moment un cavalier vint se précipiter vers l'État major qui les conduisait vers leur objectif, l'air particulièrement pressé, mais Harry était bien trop loin pour l'entendre clairement et dût se fier au jugement de ses supérieurs dont Pajol faisait partie.

Il y eut comme un moment de flottement où chacun se demandait ce qui allait suivre en essayant de prêter une oreille attentive à son voisin en quête de la moindre information, puis la ligne s'arrêta nette.

- Qu'est-ce qui se passe? Lui demanda Nicolas d'un air intrigué.

Un autre cavalier richement paré et reconnaissable sans difficulté passa devant eux au trot, effectuait des allers-retours le long de la ligne alors que son sabre était déjà sorti et prêt à l'emploi. Son cheval lui-même était paré pour l'occasion d'une belle peau de tigre sous la selle alors qu'une frisure de plumes d'autruche blanches ornait le chapeau du maréchal Murat :

- Soldats ! La victoire est proche et l'empereur réclame notre présence pour sublimer son éclat ! Répondrez-vous à son appel !?

- OUI ! Hurlèrent ses hommes d'une seule et même voix.

- Alors suivez-moi ! Leur ordonna t-il en se détournant d'eux pour charger les rangs ennemis. Pour l'empereur !

- POUR L'EMPEREUR ! Lui répondirent-il avant d'amorcer le même mouvement.

Comme un automate, Harry se positionna immédiatement derrière Vanhoeven alors que ses camarades le collaient de très près. Le reste de la troupe tentait de garder un semblant d'ordre dans ses différentes lignes, mais bientôt ce ne fut qu'une imposante masse de plusieurs milliers de cavaliers déferlant en direction des saxons déjà aux prises avec les hommes du maréchal Lannes. La cavalerie parvint rapidement à eux mais amorça dans un premier temps une manœuvre d'encerclement en coupant d'abord les routes que pouvaient prendre l'infanterie ennemie dans sa fuite avant de fondre sur elle comme un seul homme.

Comme à l'ordinaire, percer les défenses fut aussi facile que de pénétrer une motte de beurre avec un couteau, et malgré les quelques salves désespérées tirées par les dernières lignes adverses, les saxons furent pris en tenailles sans possibilité de pouvoir même battre en retraite.

Partout, l'ordre de se rendre était prononcé bien que certains plus téméraires que d'autres choisirent de se battre jusqu'à leur dernier souffle. Harry lui n'avait à peine éliminé que quatre adversaires avant de se rendre compte que le reste avait déjà choisi de se faire prisonnier des français. Plus au sud, Les maréchaux Ney et Augereau bousculaient également les troupes allemandes qui fuyaient dans un désordre total, certaines choisissant de s'enfoncer dans les bois alentours tandis que d'autres se précipitaient désormais sur les chemins de terre en direction des villes et villages plus au nord.

- C'était rapide, commenta tranquillement Nicolas en s'approchant de lui. On n'a presque rien fait !

- Nous pourrons tout de même nous targuer d'avoir combattu à deux reprises en moins d'une semaine, l'informa malgré tout Harry en souriant. Et puis qui sait? La bataille n'est peut-être pas finie…

Une certaine agitation près de lui attira son regard, et avec consternation, il remarqua qu'un cavalier persistait à vouloir poursuivre le combat en profitant du désordre ambiant pour sabrer les malheureux allemands se trouvant près de lui et qui, désarmés, ne pouvaient rien faire que se protéger de leurs mains devant les assauts répétés de l'ignoble individu.

- Quelle honte, s'indigna Juliette près d'eux. Que quelqu'un l'arrête !

Le jeune homme, qu'Harry identifia rapidement comme Boulanger, continuait inlassablement son œuvre de mort sans se soucier du non-respect du code d'honneur en vigueur sur les champs de bataille. De plus en plus de personnes le regardaient avec indignation, mais pas un n'osa pour autant l'arrêter… Pas un, sauf Pajol. Alors que Boulanger allait de nouveau abattre son sabre sur un saxon, sa lame rencontra celle de son supérieur qui le regardait avec une telle fureur que jamais Harry ne l'avait vu ainsi. Son ancien élève parut ne pas le reconnaître du premier coup et semblait même sur le point de pourfendre l'homme qui avait eu l'audace de l'arrêter dans sa boucherie, mais un deuxième coup de sabre lui fit lâcher le sien.

- Vous aurez à répondre de vos actes inqualifiables ! Lui hurla t-il alors qu'il l'attrapait au col. Vous entachez l'honneur du 4e régiment par votre conduite !

Et tout en le tenant ainsi, il commanda à quelques hommes de le suivre en direction des lignes arrières.

- Bien fait pour lui, se félicita Nicolas en les regardant s'éloigner. J'espère qu'il passera en cour martiale et qu'on sera définitivement débarrassé de sa présence. Depuis Mayence il n'a pas arrêté de faire des conneries !

- Je ne te le fais pas dire, acquiesça t-elle en souriant de satisfaction. Qui sème le vent récolte la tempête.

- Depuis quand est-ce que tu es littéraire? L'interrogea son ami en se tournant vers elle, l'air curieux.

- Et toi, depuis quand est-ce que tu es au fait avec les procédures disciplinaires au sein de l'armée? Répliqua t-elle d'un ton moqueur.

Ils n'eurent toutefois pas l'occasion de s'épancher plus loin à ce sujet qu'un nouvel ordre de mouvement leur indiquait de prendre la route vers Weimar, située à quelques kilomètres à l'Ouest, à la recherche des fuyards. Aussitôt le gros de la cavalerie s'ébranla de nouveau, laissant aux voltigeurs et grenadiers le soin de rassembler les milliers de prisonniers. La route était déjà quasiment déserte et devant une telle masse s'approchant d'eux, saxons et prussiens arrêtaient immédiatement leur course pour se faire prisonnier. Bientôt les prises se comptèrent par dizaines puis centaines alors que des chariots, abandonnés à la hâte et transportant du matériel militaire et des vivres, étaient vite accaparés par les soldats qui se partageaient leurs trouvailles.

Mais à mesure qu'ils approchaient de Weimar, la satisfaction d'Harry redoubla devant le butin qui s'offrait à eux ; La ville était en train d'être évacuée, pas la moindre résistance n'avait été constatée sur leur passage, mais surtout, les cavaliers français tombèrent sur un nombre incalculable de canons allemands abandonnés là en catastrophe avec tout le matériel nécessaire à leur fonctionnement. Boulets en nombre, barils de poudre et chevaux de trait semblaient leur tendre les bras.

- Chic ! S'enthousiasma Nicolas en se précipitant sur les premières pièces d'artillerie. Vous avez vu tous ces canons?

- C'est merveilleux ! Dit Harry d'une voix tout aussi joyeuse alors que le reste de la cavalerie s'appropriait également la longue file des canons. On dirait bien que nous avons mis la main sur toute l'artillerie prussienne !

- Et comment ! Répondit son meilleur ami en descendant de cheval pour se précipiter vers une couleuvrine qu'il chevaucha sans plus de cérémonie. Ces choses étaient encore allemandes il y a une heure, maintenant elles appartiennent à l'empereur ! Qu'on les ramène au roi de Prusse lorsque nous prendrons Berlin, il sera ravi de les retrouver ! Allez Hu !

Et tout en fouettant le tube avec sa cravache, il levait au ciel son shako d'un air radieux, comme heureux d'être là. Emportée par l'allégresse de leur camarade, Juliette descendit à son tour de sa monture et vint se positionner derrière lui en hurlant tout aussi joyeusement. Harry constatait que beaucoup d'autres partageaient le même sentiment, et lui-même, en voyant la joie de ses deux meilleurs amis assis sur le canon et poussant des cris joyeux, vint rapidement les rejoindre et se tenir debout entre les deux immenses roues de l'arme.

- Roi de Prusse, prends garde ! Le menaça t-il en pointant un point imaginaire avec le bout de son sabre. D'ici peu la meilleure armée du monde prendra ses quartiers dans ta capitale, alors ajoute quelques couverts à ta table !

- C'était fait exprès cette rime ou tu improvises? S'enquit Nicolas en levant la tête vers lui.

- Je dois avoir la fibre poétique, supposa Harry d'un air faussement songeur.

- Alors d'ici à ce que nous arrivions à Berlin, tu auras pleinement le temps de composer une ode à notre gloire ! S'enthousiasma t-il en jetant dans les airs son shako. Vive l'empereur !


A/N : Donc voilà, chapitre terminé. Comme vous l'aurez remarqué, les scènes de bataille se ressemblent relativement beaucoup, c'est plutôt le contexte autour qui change radicalement. La cavalerie n'a pas eu un grand rôle à Iéna même si c'est une victoire retentissante pour Napoléon (bien que je ne fais pas toujours confiance aux chiffres donnés par wikipedia, il faut tout de même remarquer la différence entre les pertes françaises et allemandes), et même la garde impériale n'a pas participé à cette bataille (alors que c'est le corps d'élite). Mais ça devrait bientôt changer.

Le même jour se déroulait la bataille d'Auerstaedt avec une victoire encore plus écrasante du maréchal Davout contre le roi de Prusse alors que les français étaient à un contre trois. J'aurais bien aimé que le régiment d'Harry y participe pour rendre ce chapitre encore plus éclatant, mais bon quand on veut suivre la trame historique des événements, on s'y tient jusqu'au bout.

La veille d'ailleurs, Napoléon manque de se faire tuer par une de ses propres sentinelles après avoir omis de répondre à son "qui vive?", et le dialogue est resté assez célèbre :

«Comment coquin, tu m'as donc pris pour un prussien ! Ce drôle là ne jette pas sa poudre aux moineaux, il tire sur les empereurs !

- Pardon, mais c'était la consigne. Si vous ne répondez pas, c'est pas ma faute. Fallait mettre dans la consigne que vous ne vouliez pas répondre.

- Mon brave, je ne te fais pas de reproche. C'est assez bien visé pour un coup tiré à tâtons, mais tout à l'heure il fera jour, tire plus juste et j'aurai soin de toi.»

Le prochain chapitre est la suite directe de celui-là ; Je ne vais pas dire qu'il y aura un peu plus d'action parce qu'il y en a déjà pas mal, mais nous verrons un peu plus de... magie ;)

à la semaine prochaine !