Bonjour à tous, et à l'avance je vous souhaite un bon weekend de déconfinement ;)
Comme promis et "as usual", voila le dernier chapitre fraîchement sorti... Enfin pas si frais que ça, il a au moins un bon mois d'existence. En tout cas c'était l'un des plus courts que j'ai écris ces dernières semaines, du moins ça l'était avant que je ne le modifie un peu pour le publier (je ne peux pas m'en empêcher).
Encore merci pour les dernières reviews, j'essaie d'y répondre de manière assez rapide mais c'est pas toujours évident.
Pardonnez ce très léger retard, j'ai mis 20 minutes à trouver un titre de chapitre adéquat... et encore, je suis certain que j'aurais pu trouver mieux.
Bonne lecture !
Il était tard dans la nuit, et depuis longtemps les propriétaires du manoir Malefoy s'étaient retirés dans leur chambre pour se laisser aller à un repos bien mérité. Pourtant, un seul être encore demeurait éveillé, tapi dans les sous-sols de la demeure dont il avait fait ses quartiers personnels. Certains pourraient y voir une manière bien à lui d'entretenir le mythe des grands méchants des contes vivant dans des endroits reculés, humides et sombres, se nourrissant de la vermine grouillante alors qu'ils attendaient patiemment leur moment, ce fameux moment où l'éternel mauvais génie sortait de sa tanière pour fondre sur sa proie et l'anéantir.
Mais Voldemort n'aimait pas les contes. Sa propre mère n'avait jamais eu l'opportunité de lui en lire car elle était morte en lui donnant naissance, et les auxiliaires travaillant dans l'orphelinat où il avait passé une partie de son enfance étaient bien trop occupées à le faire tenir sur ses fragiles fondations pour perdre leur temps à lire une histoire à un enfant qu'elles trouvaient bizarre. De toute manière ils n'auraient jamais pu aimer des histoires où le méchant personnage finissait irrémédiablement par mourir ou ne parvenait pas à atteindre les objectifs qu'il s'était fixé. Qui pourrait s'extasier sur de tels perdants? La vie n'était donc faite que de gagnants aux pensées pures et à l'âme chevalière, et de mauvaises personnes dont la défaite s'inscrivait dans les dernières pages du livre? Oh s'il avait le moyen de réécrire les histoires, et surtout la sienne, pour sûr qu'il surpasserait ses adversaires et les remettraient là où est véritablement leur place : à ses pieds.
Mais pour l'heure Lord Voldemort était plutôt pensif, ce dont il n'était pas si souvent coutumier ; Un individu aussi puissant que lui ne devait qu'inspirer la crainte et l'effroi à tous ceux qui croisaient son regard écarlate et son horrible face de serpent, ses prises de décision franches et rapides car un esprit aussi clairvoyant n'avait pas à penser plus que de raison, ses actes brefs et radicaux car nulle place n'était de mise au doute.
Pourtant, et à l'abri des regards indiscrets, Voldemort s'accordait de temps à autre un petit moment de réflexion afin de remettre de l'ordre dans ses idées. À vrai dire, deux sujets en particulier le tourmentaient depuis son retour parmi le commun des mortels, deux sujets épineux et franchement désagréables qui avaient le don de jouer avec sa patience et son sang-froid à longueur de temps.
Le premier, et le plus connu de tous maintenant, était l'incapacité de ses troupes à remettre la main sur Harry Potter. Ce garçon semblait être aussi insaisissable qu'une anguille, glissant continuellement entre ses doigts alors qu'il se félicitait déjà de sa capture ; Un espoir rapidement vain dès lors qu'une personne revenait bredouille de ses méticuleuses recherches. Tout comme lui ces treize dernières années, Potter semblait jouer à cache-cache dans les ombres, dissimulé dans les recoins et caché à la vue de tous. Peut-être avait-il peur d'être retrouvé, peut-être ne se souciait-il même pas de l'être et vaquait tranquillement à ses occupations de mortel, ou alors était-il tout simplement très loin d'ici, sur un autre continent et reclus au fin fond d'une forêt à se nourrir de petits animaux. L'idée était complètement folle, mais qui sait, cette absence prolongée n'était pas normale selon lui.
Six mois de recherches infructueuses, six mois à déployer ses hommes aux quatre coins de l'Angleterre et dans le reste de l'Europe, autant de temps ou presque à espionner cette française chez laquelle, il en était persuadé, une partie de la famille Potter se cachait, mais contre qui il n'avait pour le moment rien tenté par peur des représailles possibles ; Tout cela avait eu raison de sa patience, et une indicible colère montait en lui à mesure que les résultats demeuraient insatisfaisants.
Lord Voldemort ne craignait rien ni personne en ce bas monde, et Dumbledore pouvait en témoigner, lui qui l'avait à plusieurs reprises affronté dans le passé sans jamais en venir à bout. Mais prudence était mère de sûreté, et en sachant qu'une personne était parvenue à mettre à terre le directeur de Poudlard par la passé et que cette même personne semblait protéger l'objet de toute sa convoitise, il fallait redoubler de prudence et étudier l'adversaire avant de lui porter les premiers coups ; Puisque la diplomatie et les tentatives de rapprochement «amicales» avaient jusque là été insuffisantes, ses adresses ayant toujours été lettre morte, la vitesse supérieure allait bientôt être passée, et d'une manière ou d'une autre, la princesse de Lamballe allait lui livrer ses secrets à défaut de lui livrer les Potter.
L'autre sujet à réflexion, celui qui l'obnubilait depuis son retour et pourrait lui permettre de comprendre enfin les petits détails qui manquaient encore à sa juste compréhension de l'intrigue qui se nouait entre lui et les Potter, n'était pas plus grand qu'une boule de billard, pas plus résistant que le verre d'un miroir et dont le contenu était aussi volubile qu'une brume en plein mois de Novembre. Cette petite sphère, qui pouvait aisément tenir dans la paume de sa main et qui n'avait pas la moindre importance pour l'immense majorité des gens, n'était autre qu'une prophétie, cette fameuse prophétie qui avait bien failli lui coûter la vie il y a treize ans et qui détenait les réponses à toutes les questions qu'il se posait depuis cette date, comme les raisons pouvant expliquer son échec à avoir tenté de tuer les fils Potter, ce pouvoir que semblait avoir l'aîné et qui avait pu le mettre hors d'état de nuire en quelques instants ou encore l'existence possible d'une démarche autre que celle qu'il avait prise pour éliminer cette menace.
Tant de questions donc, tant de mystères autour d'une si petite boule de verre qui prenait un malin plaisir à lui tourmenter l'existence, à lui rappeler constamment que là-haut, au dessus de sa tête, planait encore et toujours la sourde et imperceptible menace d'une existence cpouvant s'achever par la main traîtresse d'un jeune homme aussi insaisissable que la destinée qui les unissait tous les deux. Un petit globe fragile pouvait ainsi lui causer bien plus d'embarras que la personne seule d'Albus Dumbledore, son éternel ennemi, mais à l'inverse du directeur de Poudlard, elle pouvait aussi lui permettre de répondre à ces fameuses problématiques dont son esprit tortueux était la malheureuse victime.
Cependant il fallait s'armer de patience, car dissimulée dans les profondeurs du ministère de la magie, sa prophétie l'attendait patiemment elle, déposée comme des milliers d'autres avant elle sur une étagère sur laquelle seules les individus concernés pourraient l'en extraire, l'ouvrir et l'entendre à loisir. Mais pour s'en munir, encore fallait-il aller directement là-bas, et voilà bien un risque que ne souhaitait pas prendre Voldemort pour qui l'incognito demeurait la meilleure des couvertures pour le moment à défaut d'un retour en fanfare... Ces idiots du ministère lui facilitaient déjà tellement la tâche à refuser d'admettre qu'il était revenu d'entre les morts, il ne fallait pas briser dès à présent leurs belles illusions d'insouciance et de déni.
«Il est difficile d'imaginer que ces imbéciles puissent un beau jour constituer une menace pour moi» pensa t-il avec amusement.
Cet atout dans son jeu devait encore resté caché pour le moment, mais il ne se refusait pas le plaisir de le leur annoncer un jour tandis qu'il écrasait le cadavre du fils aîné des Potter avec son pied au beau milieu du hall du ministère de la magie.
La prophétie n'était finalement qu'un autre Harry Potter, si proche mais pourtant si difficile à attraper ; La localisation des deux était plus ou moins faite, l'un probablement en France, l'autre dans un couloir du ministère, mais les deux éprouvaient un malin plaisir à lui mener la vie dure et sa patience à rude épreuve ; Si maintenant il y avait un moyen d'attirer Harry Potter au ministère pour se saisir lui-même de la prophétie, ce serait noël avant l'heure ! Mais pour l'attirer là-bas, encore fallait-il un appât.
Du mouvement près de lui attira son attention alors qu'à la lumière blafarde des torches du cachot dans lequel il séjournait, il s'aperçut que quelqu'un avait ouvert la porte et se tenait debout dans l'embrasure, un personne qu'il reconnut rapidement à sa petite silhouette rondouillarde et légèrement voûtée :
- Queudver, j'espère pour toi que tu as une bonne raison pour venir me déranger, le menaça t-il en dardant un regard méprisant vers lui.
Avec satisfaction, il vit l'homme se courber davantage encore alors que la peur semblait inhaler de tous les pores de sa peau :
- M-maître, marmonna t-il d'une voix suppliante, votre rendez-vous est ici…
- Ah, souffla Voldemort alors qu'il allait s'asseoir sur l'espèce de trône qu'il s'était lui-même fabriqué. Eh bien ne le fais pas attendre et laisse le donc entrer.
Queudver obéit immédiatement, et ouvrant davantage la porte en s'aidant de la main argentée dont lui avait fait cadeau le seigneur des ténèbres au soir de son retour, il permit le passage à une autre silhouette également dissimulée sous une cape de voyage, plus grande et plus large que lui et qui s'avança d'un pas sûr dans la direction de son maître devant qui il s'inclina.
- Tu es en retard, l'informa distraitement Voldemort alors qu'il faisait lentement tapoter la pointe de sa baguette magique dans la paume de sa main libre.
- Mes excuses maître, marmonna l'homme en gardant la tête baissée. Dumbledore a organisé une énième réunion ce soir et elle vient à peine de se finir…
- Oh voyez-vous ça, une réunion? S'enquit-il d'un ton doucereux. Et qu'elle était l'objet de cette réunion, mon fidèle serviteur?
- La même raison que les précédentes maître, répondit l'autre. Leurs tentatives pour mettre la main sur Remus Lupin.
- Intéressant…, marmonna Voldemort en détournant la tête pour regarder les voûtes en ogive du cachot.
Cette curieuse situation l'amusait à chaque fois, et bien que les cibles soient différentes d'un camp à l'autre, toutes devaient les acheminer vers le même but : Potter. Si lui ciblait la mère car il savait de source sûre où elle pouvait bien se trouver, Dumbledore et ses hommes lui s'étaient lancés dans une chasse au loup-garou, le parrain du gamin semblait-il, en prétextant le fait qu'il avait disparu en même temps que le reste de la famille Potter. Deux cibles donc, deux possibilités aussi intéressantes l'une que l'autre, et dans cette course, Voldemort se demandait qui parviendrait à mettre la main en premier sur eux.
- Et donc? Reprit-il après quelques secondes de silence. Ils n'ont toujours aucune piste?
- Non maître, mais ils pensent avoir découvert un moyen de le retrouver, affirma le mangemort.
- Oh, et quel serait-il? S'enquit immédiatement Voldemort d'un ton curieux.
- Comme vous le savez, Lupin est un loup-garou, et de manière générale les loups-garous ont un excellent odorat et font de parfaits pisteurs, expliqua l'homme encapuchonné. Les loups garous ont parfois tendance à se rencontrer et à se tenir à l'écart du reste des êtres vivants en raison de leur… indisposition. Lupin a eu la chance d'avoir quelques amis durant ses jeunes années, des gens suffisamment proches en tout cas pour avoir gardé sur eux une odeur, aussi faible soit-elle, qui permettrait en la remontant de venir jusqu'à lui.
- Ainsi donc, Dumbledore a dans l'idée d'utiliser un loup garou de la même manière qu'un chien et de le tenir en laisse le temps qu'il remonte cette piste…, commenta avec amusement le seigneur des ténèbres.
- Exactement, approuva l'autre. Ils vont d'abord essayer en utilisant James Potter et Sirius Black qui étaient ses meilleurs amis à Poudlard.
- Ils se feront donc conduire dans tous les endroits où cette bête a laissé sa trace, son logement, son lieu de travail, tous ces lieux où il avait l'habitude de se promener…
- Oui maître, dit l'homme.
- Astucieux, ne put s'empêcher d'avouer Voldemort. Ce qui serait plus amusant, c'est d'utiliser cette méthode de la même façon en employant les services de Queudver…
Et tout en parlant, Voldemort reporta son regard vers le misérable sous-fifre lui servant de faire-valoir la plupart du temps. Au même moment la porte s'ouvrit de nouveau sans que personne ne se trouva derrière... personne, sauf peut-être un immense serpent long d'au moins trois mètres aux écailles sombres et dont la langue fourchue sortait de temps à autre de son immense gueule. Par amusement peut-être, le reptile vint tranquillement glisser près de Queudver, s'arrêtant à quelques centimètres de ses pieds alors que les orbes écarlates qui faisaient office d'yeux l'observaient scrupuleusement.
- Nagini pas maintenant, lui dit le seigneur des ténèbres en remarquant le comportement de son serpent. Tu pourras le manger lorsqu'il n'aura plus la moindre utilité pour moi, mais en attendant approche et écoute donc cette conversation.
Le serpent émit un sifflement particulièrement sonore, et regardant une dernière fois l'animagus mangemort, il reprit son périple en direction du trône de Voldemort autour duquel il tourna quelques instants avant de lentement lever son corps, d'approcher sa tête de la sienne, et de laisser les longs doigts blanchâtres du seigneur des ténèbres la lui caresser tendrement de la même manière qu'un maître envers son animal de compagnie;
- Reprends donc là où nous en étions, indiqua le mage noir en reportant son attention sur l'autre mangemort. Nous discutions de l'utilité que pourrait avoir Queudver... Penses-tu que nous pourrions employer la même méthode que Dumbledore pour retracer la piste du loup-garou? Son séjour à Azkaban a probablement altéré la trace qu'il pouvait avoir de Lupin sur lui, mais il peut toujours demeurer une petite chance qu'elle demeure encore présente…
- Peut-être oui, admit son mangemort en regardant également Queudver. Mais pour cela il nous faut également un loup-garou, et depuis la mort de Greyback l'année dernière, nous n'en avons plus sous le coude…
- Une regrettable perte à mettre sous la responsabilité de Lucius, déclara amèrement le seigneur des ténèbres. S'il n'avait pas eu dans l'idée de faire une telle esclandre lors de la coupe du monde de Quidditch, il serait encore là.
Pensif, Voldemort se frottait distraitement son menton pointu alors que les flammes d'une torche face à lui attirait son regard. à côté de lui Nagini continuait à siffler près de son oreille d'une manière si douce que l'on aurait pu aisément croire que son reptile tentait de le rassurer.
- Dès demain, je veux que tu partes à la recherche d'un loup-garou, peu m'importe qui il est ou s'il est disposé ou non à nous aider, ordonna t-il d'un ton tranchant. Nous essaierons d'appliquer le même plan que Dumbledore.
- Vos désirs sont des ordres maître, répondit le mangemort. Je ferai de mon mieux pour les satisfaire.
- Je n'en doute pas un seul instant, Barty.
Sous sa capuche, Barty Croupton Jr esquissa un sourire plein de joie sous le compliment de son maître, mais celui-ci ne pouvait le voir.
- Maintenant, passons à la raison de ta présence, ajouta Voldemort avant de pointer son index dans la direction de Queudver. Toi, sors immédiatement. Cette conversation doit rester privée.
Frissonnant des pieds à la tête, Peter acquiesça rapidement avant de disparaître sans demander son reste.
- Il est regrettable que tu ne sois plus professeur à Poudlard, commença t-il en jetant un coup d'œil vers Barty. Rogue peut être un remarquable potioniste et un excellent duelliste, et il peut me raconter tout ce qu'il veut concernant la dévotion sans faille qu'il ressent à mon égard et pour la cause que nous défendons, un doute persiste en moi concernant ses véritables intentions et allégeances… Contrairement à toi qui n'a jamais failli. Lord Voldemort n'accorde que rarement sa confiance, et en l'occurrence, j'accordais davantage de crédit à tout ce que tu pouvais bien me dire sur ce qui se passait à Poudlard que notre cher espion aux cheveux gras.
- Merci maître, lui répondit Barty en réprimant l'envie de rire devant la description peu flatteuse de son camarade mangemort.
- Cependant tu restes un atout de choix dans mon jeu puisque tu continues à œuvrer pour moi directement au sein de l'ordre, continua le seigneur des ténèbres. Personne ne soupçonnerait le respectable, le puissant et vénéré Maugrey Fol Œil d'être un serviteur du plus puissant mage noir de ces dernières décennies. Et pourtant… Les apparences peuvent être trompeuses, qu'en dis-tu?
Voldemort se mit à rire lui-même à sa propre plaisanterie, un rire pourtant dénué de la moindre chaleur mais que Barty partagea de bon cœur.
- Rogue et toi me faites constamment des rapports concernant les réunions de l'ordre du phœnix, mais pour autant les siens ne sont jamais aussi descriptifs que les tiens, comme si… comme si notre professeur de potions nous cachait des choses essentielles.
- Voulez-vous que je m'occupe de lui? S'enquit aussitôt son serviteur.
- Oh par Merlin non, lui répondit le seigneur des ténèbres. Rogue paiera tôt ou tard, mais laissons le pour le moment dans l'ignorance et occupons-nous plutôt de l'ordre du phœnix dans sa globalité.
Là dessus, Lord Voldemort se releva de son trône, et tournant autour de Barty comme un vautour autour d'une carcasse, il laissa distraitement glisser sa main sur l'épaule de son serviteur comme pour le caresser de la même manière que Nagini.
- Nous devons insinuer la peur et le doute dans les esprits, ne crois-tu pas, Barty? Lui demanda t-il d'une voix à peine plus perceptible qu'un murmure. Frapper d'effroi nos adversaires, diviser pour mieux régner comme le disent si bien les moldus… Et quoi de mieux pour cela que de les laisser découvrir qu'un espion se cache parmi eux depuis tout ce temps?
- Vous voulez donc que je révèle ma véritable identité? Le questionna Barty, plus troublé qu'il ne l'aurait pensé par la nouvelle.
- Oui, mais cela doit se faire avec panache, lui annonça son maître en continuant de tourner autour de lui. Imagine donc ce moment, cet instant de doute qui s'immisce en eux en découvrant que le célèbre Maugrey Fol Oeil, ce légendaire auror au tableau de chasse si éloquent, ce duelliste dont la seule paranoïa entache la réputation, celui qui se méfie de tout et que l'on soupçonnerait en dernier d'être un traître, imagine mon cher mangemort, l'horreur qu'éprouveraient ces imbéciles en le découvrant. Ô tu auras ton moment de gloire ! Mais pour le parfaire, encore faut-il ajouter un peu d'éclat à cette révélation. Et quoi de mieux que d'emporter un maximum de membres de l'ordre du phœnix dans la tombe?
- Mais comment, maître? Lui demanda son serviteur d'un ton presque suppliant.
- Quand aura lieu leur prochaine réunion? L'interrogea t-il simplement.
- Peu avant noël si je ne m'abuse…, dit Barty.
Un sourire particulièrement sinistre s'étira des lèvres de Voldemort à cette nouvelle, et la prise sur l'épaule de son serviteur se resserra davantage encore.
- Merveilleux, siffla t-il. C'est un magnifique présent que nous pourrions leur faire là, un cadeau dont ils se souviendront encore longtemps. Tu construiras ainsi ta légende sur un monceau de cadavres...
Puis retournant une nouvelle fois s'asseoir, il garda quelques instants les yeux fixés sur la silhouette encapuchonnée toujours agenouillée devant lui, comme s'il jugeait ou non de sa fiabilité pour mettre à bien le projet qu'il avait en tête.
- Dumbledore n'est pas un sorcier ordinaire, alors il ne faudra pas s'attaquer à lui directement. En revanche, tous ses suiveurs ne sont que de la chair à canons bonne à nourrir les chiens. Tu ne devrais avoir aucun mal à en venir à bout. Quant à Rogue, je ferai en sorte qu'il ne soit pas là ce jour-là pour attiser les soupçons sur une éventuelle complicité de sa part…
- Quelle brillante idée vous avez là maître, bredouilla Barty avec émotion.
- Je m'étonne moi-même quelques fois, lui assura Voldemort en ricanant. Mais cessons de tergiverser à présent, et concentrons-nous plutôt sur la mise en place de ce projet.
Et dans l'heure qui suivit, serviteur et maître discutèrent longuement des préparatifs de cette mission sous l'œil attentif d'un reptile aux abois, alors que quelques étages au dessus de leurs têtes, les propriétaires du manoir Malefoy continuaient à dormir paisiblement.
A/N : Donc voilà, chapitre terminé ! Les choses commencent à accélérer, et la course pour capturer le premier Remus (Ou Lily) est lancée. Qui atteindra le premier la ligne d'arrivée? Mystère.
Pas franchement fan du chapitre honnêtement, j'ai l'impression que les rares fois où je fais apparaître Voldemort sont pour moi l'occasion d'assez longs monologues... Va falloir que je commence à changer ça... Pourquoi pas lors de cette fameuse attaque de Grimmaurd que Barty et lui commencent à planifier? Ahah.
Pour en revenir au titre, c'est en rapport à la planification d'une possible attaque par Barty et avec l'aide de Voldemort... J'en avais un autre en tête mais je me suis dit qu'il collerait mieux avec le prochain chapitre.
Prochain chapitre comme d'habitude la semaine prochaine, en attendant j'espère que celui là vous aura plu.
à bientôt !
